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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Voilà, Sébastien Lecornu entouré de plusieurs de ses ministres pour donc à la fois annoncer le renforcement de certaines mesures
00:07qui étaient déjà en place pour par exemple les agriculteurs ou les pêcheurs
00:10et puis annoncer de nouvelles négociations avec des professions qui vont donc être aidées.
00:15Marie Chantray, on voit bien que face à cette crise énergétique qui s'est installée visiblement depuis plusieurs semaines et
00:22durablement,
00:23parce qu'il n'est pas très optimiste le Premier ministre, il faut élargir les aides.
00:27Oui, fidèle finalement aussi à la doctrine du gouvernement depuis le début, c'est-à-dire de ne pas faire
00:32de chèques généreux et des aides généralisées,
00:34mais continuer dans ce que l'on pourrait appeler la stratégie de la seringue.
00:38Vous savez, on soigne les catégories socioprofessionnelles, les secteurs qui ont le plus besoin.
00:43Si on récapitule, on prolonge donc l'aide pour les pêcheurs, on augmente l'aide pour les agriculteurs en multipliant
00:50par 4 l'aide déjà mise en place pour le mois d'avril.
00:53Elle passe de 4 centimes à 15 centimes.
00:54Oui, absolument. Pour les transporteurs, l'aide est de 20 centimes par litre.
00:59Est étudiée actuellement une aide pour les taxis et les VTC.
01:03Pour les entreprises du BTP également, une aide pourrait être mise en place.
01:08Et puis enfin, c'est l'annonce peut-être la plus importante de cette fin de journée,
01:12c'est 2,9 millions de Français, travailleurs modestes,
01:16qui pourraient bénéficier d'une aide, ceux qui ont besoin de leur véhicule quotidiennement pour aller travailler.
01:22Un guichet, finalement, pourrait être ouvert.
01:24On pense aux aides-soignantes, on pense aux aides à domicile, on pense aux infirmières,
01:28qui notamment dans des zones rurales ont absolument besoin de leur véhicule.
01:32Ce serait sur des conditions de kilomètre et aussi une gamme de revenus en fonction des revenus les plus modestes.
01:38Même si, pour l'heure, la précision n'est pas au rendez-vous.
01:41Et ça va donner l'objet de nouvelles annonces, notamment de la ministre de l'Énergie, Maude Brejon, et celui
01:47de l'économie.
01:48Frédéric Bianchi, ça va coûter combien tout ça ?
01:50C'est difficile à dire, le Premier ministre n'a pas chiffré.
01:53La question n'a pas été posée.
01:55La question n'a pas été posée, on sait que jusqu'à présent, le gouvernement a dépensé à peu près
01:58150 millions d'euros dans ses aides ciblées.
02:01Donc là, ça pourrait coûter peut-être un peu plus cher.
02:03Alors, on ne sait pas combien de temps ça va durer.
02:04Mais si on imagine, par exemple, que pour les agriculteurs, on passe de 4 centimes à 15 centimes,
02:08que pour les pêcheurs, on passe de 20 centimes à 35 centimes, ça pourrait coûter un peu plus cher.
02:14On serait de l'ordre de 100, 150, 200 millions d'euros supplémentaires.
02:18On voit qu'on venait quand même au compte-gouttes qu'on est sur des aides très ciblées.
02:22Le Premier ministre a écarté, encore une fois, les aides générales, les aides à la pompe.
02:26On se souvient, en 2022, à la 20 centimes, à la pompe, ou les aides qui concernaient...
02:30Il y avait une aide gros rouleur aussi, mais elle concernait 10 millions de Français.
02:33Donc, ce n'était pas simplement des professionnels.
02:34Ça avait coûté, cette fois, des milliards d'euros.
02:37Il dit que ça a eu un effet épouvantable sur nos finances publiques.
02:40Ça a eu des conséquences épouvantables sur nos finances publiques, a précisé Sébastien Lecornu.
02:44Donc, on ne fera pas, comme certains de nos voisins, l'Espagne, la Pologne, l'Italie, qui baissent ses taxes.
02:49On sait que c'est un coût très important pour les finances publiques.
02:52Pour le moment, Sébastien Lecornu écarte toujours cette possibilité.
02:55Anne Lovergeon, c'est la bonne réponse. Bonsoir.
02:57C'est la bonne réponse à apporter à cette crise, qui peut malheureusement s'installer durablement.
03:00D'être un tout petit peu moins distributeur universel, je pense qu'effectivement, nos finances publiques en ont beaucoup bâti.
03:09Donc, il en tire les conclusions.
03:11Alors, est-ce que c'est suffisant ? On va le voir, de toute façon, dans les semaines à venir.
03:15De plus en plus, les perspectives sont quand même très inquiétantes.
03:20J'entendais Michel-Edouard Leclerc nous expliquer, alors parfois il s'est trompé dans ses prévisions,
03:23nous dire que ça ne baissera pas de si tôt et que la crise pourrait même, d'ailleurs, se prolonger
03:29jusqu'à l'hiver prochain.
03:31Oui, il y a à la fois, effectivement, tout ce qui concerne le carburant, le gaz,
03:35et puis des choses qui n'ont, a priori, rien à voir.
03:38Catargas, en étant endommagé, c'est, par exemple, l'hélium.
03:4420% de l'hélium sort de Catargas.
03:46L'hélium, c'est toute l'industrie électronique.
03:49Donc, il y a des sujets où, effectivement, c'est un problème de prix.
03:52Il y a d'autres sujets, c'est un problème qui va jusqu'à la pénurie.
03:55Donc, je crois qu'il va falloir aussi, à chaque fois, trouver le bon équilibre entre les deux.
04:00Alors, ce qu'il a dit, le Premier ministre, à la fin, c'était l'électrification, l'électrification, l'électrification.
04:06Donc, l'a fait, l'électricité est de retour, c'est formidable.
04:10On a envie de lui dire que c'est quand même un peu bizarre, parce que c'est l'État
04:13qui dit qu'il faut électrifier,
04:15il faut utiliser l'électricité au lieu du gaz ou du pétrole.
04:19Et dans le même temps, vous regardez la fiscalité de l'électricité,
04:22elle est bien supérieure à celle qui est exercée sur le gaz.
04:26Donc, déjà, c'est un tout petit peu compliqué.
04:29Un peu contradictoire.
04:30On a, sur le chauffage, vous allez me dire, on est au mois d'avril.
04:33Donc, le chauffage, c'est...
04:35Heureusement, l'hiver est passé.
04:36L'hiver est passé, mais il y en aura un prochain, je pense.
04:39Eh bien, par exemple, le DPE, pour changer le diagnostic de performance énergétique,
04:45qui fait que le gaz a un avantage double par rapport à l'électricité.
04:49C'est énorme, quand même.
04:50C'est-à-dire que vous avez une mauvaise note si vous avez un chauffage électrique,
04:54vous avez une bonne note si vous avez un chauffage au gaz.
04:56Bon.
04:57Ça, c'est un simple décret du Premier ministre.
04:59Donc, il faut que l'État clarifie sa position sur l'électrique.
05:02Ah, mais totalement.
05:03Bon, on sait...
05:04Enfin, après, en même temps, il dit, c'est aux collectivités d'installer des bornes de recharge.
05:07Et c'est aux Français d'arbitrer, se dire peut-être que j'abandonne ma vieille voiture thermique
05:13et j'achète un véhicule électrique.
05:15Alors, malheureusement, ça sera peut-être un véhicule chinois.
05:18D'une part, et quand on sait que les Français achètent une voiture neuve,
05:22parce que les voitures électriques, elles ne sont pas très vieilles en moyenne,
05:24une voiture neuve à l'âge moyen de 56 ans, il y a un petit problème quand même.
05:31Alors, quand on regarde l'électricité, c'est vrai que les choix qui ont été faits historiquement
05:36pour des raisons de souveraineté, d'indépendance sur le nucléaire,
05:39sont des choix qui nous permettent aujourd'hui d'avoir effectivement une électricité décarbonée et domestique.
05:45Mais, on pourrait en produire beaucoup plus.
05:48C'est-à-dire qu'aujourd'hui, EDF ne produit pas tout ce qu'il peut produire
05:52parce qu'à chaque fois qu'il y a des renouvelables qui arrivent, ils sont prioritaires.
05:56Donc, on est dans des systèmes où l'État a quand même besoin, je crois aujourd'hui,
06:00de regarder tout ça en mettant ça à plat, quels que soient les tabous qui ont pu exister.
06:04On va réécouter le Premier ministre qui reste fidèle à sa stratégie de départ.
06:09On n'arrosera pas tout le monde, si j'ose dire, mais on ciblera les professions
06:14les plus touchées, même si certaines avaient été oubliées jusqu'à présent.
06:17On pense aux aides-soignantes, par exemple, aux taxis, aux VTC.
06:20Alors, ça y est, les taxis VTC vont rentrer en négociation.
06:22C'est vrai qu'en même temps, ça prend du temps, tout ça,
06:24alors que ces chauffeurs sont impactés par cette crise depuis maintenant plusieurs semaines.
06:29On réécoute le Premier ministre.
06:31On a décidé de faire des aides mensualisées, ciblées.
06:35On refuse toute forme de logique de chèques généraux ou de baisse massive de taxes.
06:40Déjà parce que malheureusement, on l'a déjà fait dans le passé et on sait très très bien
06:43que ça a un effet épouvantable pour nos finances publiques.
06:46Une partie d'ailleurs de notre déficit d'aujourd'hui s'explique en raison de cela,
06:50que d'autres pays l'ont fait.
06:52Je pense à la Pologne, notamment sur la baisse de la TVA.
06:55Et qu'on le voit bien, au fond, la solution, elle est davantage dans du surmesure,
06:58dans un accompagnement spécifique.
07:00Mais enfin, pour que celui-ci soit efficace, il faut qu'il soit vivant, adapté,
07:04mis à jour en fonction évidemment des situations que nous pouvons connaître ici ou là.
07:11Le Premier ministre qui également indique que ça allait sans doute durer cette situation.
07:15Alors au départ, on était parti sur une crise assez rapide.
07:18On pensait que la guerre allait se terminer rapidement.
07:20Ce n'est pas le cas.
07:21Et même si la guerre se termine, on sait que tout ça ne va pas rentrer dans l'eau très
07:23rapidement.
07:24Donc il faut quand même préparer les Français à s'habituer à un essence autour de 2 euros et gasoil
07:31aussi.
07:32Oui, je pense que oui.
07:32Parce que même si un scénario très optimiste où il y aurait un grand accord entre les Etats-Unis et
07:38l'Iran,
07:38on pense qu'il faudra au moins 2 à 3 mois avant que les flux se normalisent autour du détroit
07:43d'Hormuz.
07:44Donc on va jusqu'à l'été.
07:45On va jusqu'à l'été.
07:46Et puis l'été, c'est la période où il y a une forte demande dans l'hémisphère nord,
07:50que ce soit en Europe, aux Etats-Unis, en Chine.
07:51Les prix ont de toute façon tendance à monter durant l'été.
07:55Donc en effet, là, on est sur des mesures de court terme assez ciblées, il semble.
08:00Mais à voir dans le temps, à partir de quand est-ce qu'on va décider d'enlever ces mesures
08:05-là.
08:05Puisque je pense d'ici là, évidemment, ça aura un impact sur le déficit public.
08:09Donc ça sera, je pense, des décisions politiques qui vont être de plus en plus compliquées à maintenir sur le
08:13long terme.
08:13En tout cas, le fait d'enlever ces mesures-là.
08:15Dans un pays endetté comme la France et qui doit tenir des objectifs de déficit autour de 5%.
08:21Et d'ailleurs, il a parlé d'un budget en préparation.
08:23Parce que tout ça va compter aussi sur le budget de 2027 qui va commencer à être préparé par le
08:29gouvernement.
08:29C'est déjà en cours.
08:30Les réunions ont toujours lieu.
08:32Et ce que fait là le Premier ministre quand même en matière de communication politique,
08:36le sous-texte est bien là.
08:37Il répond aussi aux oppositions à une forme, en tout cas ce que le gouvernement conteste, de démagogie.
08:43De certains, de la France insoumise ou RN, qui ont sorti finalement la boîte magique des solutions
08:48qui pourraient faire finalement baisser la facture pour tous les Français à la pompe.
08:53Je pense au blocage des prix, à la baisse de la TVA.
08:56Lui, il dit que ça n'a qu'un effet terrible sur nos finances publiques
09:01et que par ailleurs, ça ne ferait peut-être pas si sensiblement baisser la facture pour tous les Français.
09:06En matière de communication politique, je trouve que depuis 24 heures,
09:10entre cette lettre dévoilée que le Premier ministre a envoyée à tous ses ministres pour dire en gros
09:15« Il va falloir geler des crédits, ça va nous coûter très cher »
09:18et en même temps justifier le fait qu'on ne fait pas de chèques généralisés
09:22comme on avait pu le faire au début de la guerre en Ukraine,
09:24on prépare aussi l'opinion publique à ce que certains vont peut-être devoir payer plus.
09:30Mais il y a quand même ce geste supplémentaire.
09:32Ce n'était pas dans les tuyaux, je peux vous le dire, il y a encore moins d'une semaine.
09:36Ces nouveaux chèques possiblement en préparation,
09:39ces 3 millions de Français modestes qui ont besoin de leur voiture,
09:43il y a encore quelques jours, je peux vous l'assurer Olivier,
09:46le gouvernement l'écartait complètement.
09:49En même temps, ils sentent peut-être une certaine colère montée aussi en France.
09:53C'est aussi ça, un responsable politique et au gouvernement,
09:56des capteurs peut-être, qui leur viennent de la part de certains préfets,
10:00et de la part de certains élus sur le terrain qui leur disent
10:02« Attendez, moi en circo, là, ce qu'on me dit, ça peut être les vacances de Pâques
10:05et l'Assemblée ne fonctionne pas, mais ce qu'on me dit, c'est que les gens,
10:09ça commence à véritablement coincer.
10:11Et des professions comme les infirmières libérales, les aides-soignantes
10:15qui aujourd'hui ont besoin en zone rurale de leur voiture
10:17pour aller se déplacer et travailler correctement,
10:20ça devient plus qu'une priorité absolue. »
10:23Alors avant de donner la parole à Jean-Marc Rivera, délégué général
10:25de l'Organisation des transporteurs routiers européens qui est avec nous à distance,
10:30réécoutons ce qu'a dit Sébastien Lecornu concernant donc cette nouvelle aide,
10:34peut-être la plus importante annoncée ce soir,
10:37elle va concerner près de 3 millions de travailleurs modestes,
10:40les gros rouleurs ou les grands rouleurs.
10:42Les ministres ont reçu mandat d'élaborer un dispositif d'accompagnement grand rouleur
10:48pour pratiquement 3 millions de Français, des Français qui travaillent.
10:51On reste sur le soutien à l'activité, je le redis,
10:53on n'est pas dans une logique de chèque à l'aveugle,
10:56mais bien dans quelque chose qui est particulièrement ciblé.
11:00Et là on le voit bien, sur beaucoup de métiers, la situation devient difficile,
11:04donc on est sur des travailleurs modestes,
11:06sur des revenus qui sont parfois évidemment assez faibles,
11:10mais bel et bien pour des gens qui travaillent.
11:13Alors Jean-Marc Riviera, vous qui représentez les transporteurs routiers européens,
11:18êtes-vous satisfait ce soir des dernières annonces du gouvernement ?
11:22Alors d'abord nous représentons les TPE et PME du transport français,
11:25c'est important même si le nom de notre fédération ne le dit pas aussi clairement.
11:28Alors oui sur le fait que l'aide soit reconduite,
11:31en ça le gouvernement tient parole vu qu'il avait dit
11:34que l'aide forfaitaire qui nous était allouée en avril
11:36pourrait être reconduite si la situation perdurait.
11:40Donc sur le comté reconductif de l'aide, on ne peut que se satisfaire.
11:43Pour autant, nous avons dès les annonces des aides forfaitaires du mois d'avril
11:48souligné un point qui nous semble très crispant,
11:50ce sont des aides qui sont conditionnées à des critères d'éligibilité
11:54qui nous paraissent aujourd'hui extrêmement restrictifs,
11:58voire même totalement injustes et discriminantes
12:00vis-à-vis d'un certain nombre d'entreprises
12:02et nous redoutons qu'un grand nombre d'entreprises
12:04et peut-être même une majorité d'entreprises n'aient pas accès à ces aides,
12:07ce qui serait un comble.
12:09– Ah bon ? Mais lesquelles ?
12:12– Écoutez, sans rentrer dans la technicité,
12:15vous allez vite comprendre, il y a un ratio à respecter
12:19qui est calculé sur ce qu'on appelle l'excédent brut d'exploitation.
12:23Sachez que deux entreprises de taille identique,
12:26en situation économique identique,
12:28l'une pourrait avoir accès à l'aide parce qu'elle serait en dessous de ce ratio
12:31et pas l'autre, tout simplement parce qu'elles auraient fait des choix
12:34de gestion différentes, ne serait-ce que dans l'acquisition des véhicules,
12:38entre ceux qui auront acheté leurs véhicules via des crédits bancaires,
12:41propriétaires des véhicules ou ceux qui auront choisi de la location longue durée,
12:45une incidence de gestion va jouer sur ce critère.
12:48Vous voyez bien qu'il n'y a pas de sens à écarter cette entreprise-là
12:52au profit d'une autre et nous redoutons effectivement que ça crispe sur le terrain
12:56et que ça crée des inégalités.
12:58– D'accord, donc il faut peut-être mieux préciser les choses concernant cette aide,
13:02mais d'une manière générale, comment va votre secteur économique,
13:06le transport routier ?
13:07Alors il y a une aide qui avait été souvent jugée insuffisante,
13:11qui avait été reconduite, améliorée,
13:12mais est-ce que vous en sortez malgré tout ?
13:15– Très clairement, à l'amorce de cette crise,
13:18le secteur était déjà en grande difficulté.
13:20Voilà deux ans que nous enchaînons défaillance sur défaillance,
13:23plus de 5 000 entreprises qui ont mis la clé sous la porte
13:25sur les deux dernières années, c'est lié principalement aux baisses d'activité.
13:29Et donc le secteur arrive au début de cette crise déjà fragilisé.
13:32C'est un secteur qui marge très peu,
13:36le pavillon français et le pavillon européen
13:37qui dégage les marges les plus faibles, entre 1 et 2%,
13:40et qui est massivement composé de petites et moyennes structures.
13:44Notre difficulté finalement, et on le dénonce depuis plusieurs années,
13:48ce sont les conditions dans lesquelles nous sommes capables
13:50d'avoir des prix de transport qui nous permettent demain
13:53de dégager des meilleures marges pour pouvoir ni plus ni moins
13:56que construire notre avenir.
13:58Je pense notamment aux besoins d'investissements forts
14:00que nous allons devoir faire, ne serait-ce que sur la décarbonation.
14:04Et le transport aujourd'hui français, qui est extrêmement concurrencé,
14:08notamment par des pavillons étrangers, vit trop mal de son activité.
14:12– Est-ce que le transport routier peut passer à l'électrique ?
14:15– Alors c'est un objectif, aujourd'hui nous entendons beaucoup d'entreprises
14:21et des petites qui regardent l'électromobilité avec un œil attractif.
14:28Pour autant, nous savons très bien qu'il existe des freins extrêmement importants,
14:31les coûts d'acquisition, c'est x3 un véhicule électrique,
14:35c'est les investissements sur la recharge,
14:37donc on sait que toute cette électromobilité va prendre beaucoup de temps.
14:40Donc la priorité aujourd'hui pour nous c'est de préparer l'avenir
14:44et de construire l'électromobilité,
14:45mais c'est surtout d'améliorer, et je réitère,
14:49les conditions dans lesquelles nous pouvons améliorer
14:52cette relation commerciale avec nos dents dents dents
14:55pour permettre demain à nos entreprises de mieux vivre du transport.
14:58– Merci Jean-Marc Riviera pour cette première réaction.
15:01Je voudrais revenir sur le dispositif Grand Rouleur,
15:03près de 3 millions de Français concernés,
15:06mais alors il faut quand même préciser les choses.
15:08Si j'ai bien compris le Premier ministre,
15:09ce ne sont pas les particuliers mais les professionnels,
15:11c'est-à-dire ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler,
15:15je pense à l'infirmière libérale, à l'aide-soignante,
15:19comment on va vérifier tout ça ?
15:21– À l'artisan aussi, Olivier.
15:22– L'artisan bien entendu, le commercial aussi peut-être ?
15:25– Oui, il y aura une sorte de ce qu'on croit comprendre,
15:28encore une fois les détails vont être dévoilés un peu plus tard,
15:30notamment par Roland Lescure et Maude Brejean,
15:32la ministre de l'énergie,
15:33c'est qu'un guichet va être ouvert
15:34et que finalement, sur un principe de confiance,
15:38là aussi, entre les autorités, le guichet et le particulier
15:43qui a besoin de cette aide, sur condition de kilomètres,
15:46en gros, je fais tant de kilomètres par jour pour aller travailler
15:49et donc je dépense tant d'essence et de litres d'essence par jour,
15:53et en fonction de mes revenus,
15:55voilà si je peux ou pas disposer de cette aide.
16:00– Une aide de 20 centimes par litre.
16:02– Oui, mais ça, ce n'est pas forcément l'aide
16:04qui sera pour ces 3 millions ou un peu moins
16:07de travailleurs modestes.
16:09Là encore, les conditions et les contours de cette aide
16:12ne sont pas encore dévoilés.
16:14Mais c'est vrai que ça ressemble à un dispositif
16:17qui a été mis en place après le début de la guerre en Ukraine,
16:21parfois complexe, parce qu'il faut sur Internet
16:24faire des démarches avec lesquelles tout le monde n'est pas…
16:27– Pour être remboursé en fait d'une partie de…
16:29– Absolument, sur témoignage finalement
16:31de votre utilisation de votre voiture quotidienne.
16:33– Donc il faut démontrer qu'on a déjà un métier,
16:35qu'on utilise sa voiture pour son métier,
16:37et il faut présenter des factures d'essence,
16:40et ensuite on a une ristourneuse.
16:42– Alors on…
16:42– Je sens l'usine à gaz.
16:44– Oui, mais c'est une usine à gaz,
16:45de toute façon on n'a pas le choix.
16:45Soit on arrose tout et ça coûte très cher,
16:48soit on fait quelque chose de très ciblé,
16:50et c'est une usine à gaz, c'est compliqué.
16:52Et puis surtout, on se souvient,
16:53l'aide aux gros rouleurs en 2022-2023,
16:55elle avait été très peu demandée en fait.
16:57Il y avait une petite minoire…
16:58– Donc en fait on dit, ça touche potentiellement 3 millions,
17:01mais il n'y aura pas forcément 3 millions français
17:02qui vont la demander.
17:03– Très probablement, il y aura certainement
17:04beaucoup moins de la moitié de gens
17:05qui feront les démarches, qui iront sur Internet,
17:06qui seront au courant, que ça aille des concernes peut-être,
17:09qui vont devoir mettre en ligne leurs revenus.
17:11Ça ne fonctionnera certainement pas,
17:12ce sont des annonces en tout cas qu'il faut faire,
17:14et pour certaines professions,
17:16c'est vrai qu'on peut les aide-soignants,
17:19peut-être les sages-femmes,
17:20certains artisans,
17:21les livreurs indépendants aussi,
17:22qui ont peut-être des petits revenus aussi,
17:24et qui pourraient être concernés.
17:25On se doute bien que sur ces 2,9 millions de personnes concernées,
17:29il y en aura très très peu qui feront la démarche,
17:32ça va être très compliqué,
17:33mais le gouvernement, il est bloqué,
17:35il n'a pas le choix.
17:36Soit il arrose tout le monde,
17:37et on parle de dizaines de milliards d'euros,
17:39soit on fait des aides ciblées
17:40pour essayer de limiter la casse
17:42au niveau du budget et des finances publiques,
17:44et bien ça fait ces systèmes un peu compliqués.
17:46– D'accord, mais moi quand j'écoute les Français,
17:47notamment chaque matin sur RMC,
17:49dans les grandes gueules,
17:50qui nous appellent,
17:51ils ont tous, tous les Français disent la même chose,
17:53mais pourquoi ils ne baissent pas les taxes sur le carburant,
17:58puisqu'on sait qu'en France,
17:59on paye l'un des carburants les plus chers d'Europe.
18:01D'ailleurs, avant la crise,
18:02c'était toujours plus intéressant
18:04d'aller faire son plein en Italie qu'en Espagne.
18:06Et d'ailleurs, ces pays ont fait des restournes fiscales,
18:08alors il y a différents modes de perteur,
18:10ça coûte de l'argent,
18:11mais enfin bon,
18:11et ils ne comprennent pas pourquoi
18:13on paye-t-on encore autant de taxes sur le carburant.
18:16Et là, on voit bien que M. Lecornu contourne la question.
18:19Alors, est-ce qu'il a raison ou pas ?
18:21– Il la contourne de manière assez habile,
18:23c'est-à-dire qu'il apporte quelque chose
18:28aux groupes de pression les plus vocaux.
18:32Les agriculteurs, les marins-pêcheurs,
18:34les taxis, les VTC, les transporteurs,
18:37c'est tous les gens qui peuvent arrêter la France,
18:39grosso modo, et faire des manifestations.
18:41Donc, c'est vraiment une sorte d'installation
18:45d'un système de paravent.
18:47Moi, ce qui m'inquiète beaucoup,
18:48c'est qu'il n'y a rien pour l'industrie.
18:50On a aujourd'hui, par exemple,
18:52une industrie chimique en France
18:53qui est dans un état extrêmement difficile
18:56et qui dépend du gaz et du pétrole, essentiellement.
19:01Donc, est-ce qu'elle va survivre
19:03à tout ce que le couloir de la chimie de Lyon va-t-il survivre ?
19:06On a un taux de faillite d'entreprises jamais vu.
19:11Visiblement, la crise que nous connaissons va être longue.
19:13Elle va peut-être même être beaucoup plus dure
19:15que ce qu'on connaît aujourd'hui.
19:17Comment ce tissu industriel, déjà mis à mal,
19:20on retrouve toujours le même problème.
19:22Des gens, ce que disait le président
19:23de la Fédération des transporteurs,
19:25c'est des gens qui rentrent dans la crise,
19:27des entreprises qui rentrent dans la crise fragilisées.
19:30Comment ils vont vivre, effectivement, ce surtout ?
19:34Ce qu'on va vous répondre, c'est qu'on n'a plus d'argent,
19:37on n'a pas de gras, en quelque sorte.
19:39Puisqu'on est très endettés.
19:41Et en plus, Sébastien Lecornu, il n'a pas de majorité.
19:45Donc, c'est compliqué.
19:46Il est obligé aussi de faire avec une situation politique
19:49très instable, très fragile.
19:51Mais je crains que ça nous ouvre la voie
19:53à des solutions peut-être plus populistes,
19:57mais nombreuses.
19:58Parce que ce qu'on constate aujourd'hui,
20:00ces faillites en série,
20:01ça affecte aussi les Français.
20:03Bien sûr.
20:04Et du point de vue du gouvernement,
20:05ces solutions populistes ont déjà démarré.
20:06Puisque la boîte a eu des de certains dans les oppositions.
20:10En tout cas, c'est la voie du gouvernement
20:12et le Premier ministre,
20:13considérant que, notamment, les baisses de TVA
20:15ou encore le blocage des prix
20:16ne sont pas des solutions.
20:18Parce qu'aggravant soit les finances publiques
20:20et notre déficit,
20:21soit n'étant...
20:23Il y a le certificat aussi énergie.
20:25Alors, je ne sais pas comment on l'appelle.
20:25Le C2E.
20:26Le C2E.
20:27Le C2E.
20:27Qui finance la transition écologique.
20:29Beaucoup de responsables politiques se disent
20:30pourquoi on ne suspend pas...
20:32Et distributeurs de carburant également.
20:33Pourquoi on ne suspend pas ce certificat...
20:35Michel-Édouard Lecaire, là-dessus, oui.
20:35...qui est un certificat
20:37qui ne rentre pas dans le budget de l'État.
20:38Absolument.
20:38Donc, il ne grève pas les finances publiques.
20:40On pourrait le suspendre quelques mois
20:41le temps de laisser passer la crise.
20:43Et c'est quand même autour
20:44d'entre 10 et 15 centimes d'euros de mémoire
20:47de deux mois sur la facture.
20:48Et on pourrait aussi remettre en cause
20:50la programmation pluriannuelle de l'énergie 3
20:52qui prévoit des investissements colossaux
20:55dont on n'a pas besoin.
20:57C'est-à-dire que là aussi,
20:58et à base de beaucoup d'importations chinoises.
21:02Donc, à un moment donné,
21:03je pense qu'il faut remettre tout ça sur le...
21:06Et puis faire des plans.
21:07Plan pour la chimie.
21:09Alors, il y a un plan électrique, là.
21:11Il y a un plan électrique.
21:12Oui, mais le plan électrique ne va pas jusqu'au bout.
21:14Il ne permet pas à plat les choses.
21:16On va donner la parole à un infirmier
21:17parce qu'ils sont concernés, les infirmiers,
21:19a priori, par notamment le plan pour les grands rouleurs.
21:24Nous sommes avec Daniel Guilherme,
21:26président de la Fédération nationale des infirmiers.
21:28Bonsoir, M. Guilherme.
21:29Vous avez écouté, j'imagine, le Premier ministre.
21:32Donc, si je comprends bien ce que dit Sébastien Lecornu,
21:36on va aider ceux qui ont besoin de leur voiture
21:38pour aller travailler.
21:40Ça sera un plan grand rouleur
21:42concernant près de 3 millions de Français.
21:44Est-ce que vous souhaitez que les infirmiers soient inclus dans ce plan ?
21:49On le souhaite, bien évidemment.
21:51Maintenant, on salue le fait que, effectivement,
21:54les travailleurs modestes, en fait,
21:57soient reconnus, en tout cas,
21:59et les aides-soignantes et les auxiliaires de vie cités
22:02par le Premier ministre.
22:04Je n'ai pas entendu le Premier ministre citer les infirmières libérales.
22:06Et le critère travaillant modeste, en fait,
22:09appliqué à un exercice libéral,
22:11est techniquement, de mon point de vue, inapplicable.
22:13Pourquoi ?
22:14Parce que le bénéfice non commercial intègre les charges
22:17et ne dit rien du revenu net.
22:19Donc, si le Premier ministre avait vraiment voulu
22:22inclure les infirmières libérales,
22:23il les aurait nommées.
22:25Il ne l'a pas fait.
22:28Donc, voilà, on est aujourd'hui dans l'expectative, en tout cas.
22:32– Donc, vous avez peur que les infirmières
22:34ou les infirmiers libéraux soient oubliés ?
22:36– Absolument.
22:38– D'accord.
22:39– Absolument, nous n'avons pas été cités, en fait.
22:41Et puis, on a bien retenu le critère de travailleurs modestes.
22:44Alors, les infirmières libérales ne sont pas des travailleurs modestes,
22:47en tout cas, en moyenne.
22:50Nous, ce qu'on demande, c'est un plan, en fait, pérenne.
22:54On est loin des demandes, en tout cas, qu'on avait formulées.
22:59On a le sentiment que la décision est politiquement lourde, quand même,
23:02puisqu'il s'agit pour nous de la troisième exclusion en moins d'un mois.
23:06Le 25 mars, le Premier ministre avait évoqué à l'Assemblée nationale
23:10la possibilité d'inclure les infirmiers dans le plan d'aide.
23:14Donc, c'était une promesse publique.
23:16Le 27 mars, on était exclus.
23:17Le 21 avril, on est à nouveau absent.
23:21Donc, voilà, c'est plus un oubli pour ce qui nous concerne.
23:25C'est une politique.
23:27– Marie Chantret, vous voulez réagir ?
23:28– Très rapidement, admettons que, finalement,
23:31et je l'espère pour votre profession,
23:33les infirmiers libéraux soient, finalement,
23:35inclus dans ces deux millions de travailleurs modestes.
23:39On parlait de ce qui avait été mis en place il y a quelques années
23:41au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine.
23:43Et on parlait d'une forme d'usine à gaz
23:44de travailleurs qui étaient éligibles à cette aide,
23:47mais qui ne l'ont pas touchée parce que trop compliquée
23:49à mettre en place et à toucher.
23:51Est-ce que vous appelez, ou vous avez finalement
23:53des recommandations pour le gouvernement
23:55pour que ce soit le plus simple,
23:56pour que vous puissiez toucher cette aide
23:58ou être remboursé le plus rapidement possible ?
24:00– Or, nous ne demandons pas, en fait,
24:03une augmentation du tarif de nos kilomètres.
24:06Pourquoi ? Parce que nos tarifs sont conventionnés,
24:11c'est-à-dire qu'ils font partie de négociations
24:12avec l'assurance maladie.
24:14Nous, ce qu'on demandait, c'est une aide, en fait,
24:17ponctuelle qui soit de nature à lisser, en fait,
24:19ces augmentations importantes du coût des carburants
24:22et qui surviennent de manière récurrente.
24:26Donc, ce qu'on demande, c'est un dispositif
24:28qui nous permettrait, quand le prix du carburant
24:32augmente de manière très conséquente,
24:34une forme de lissage, en tout cas,
24:36avec une détaxe, en tout cas, sur des périodes données.
24:41– Oui, merci, Daniel Guilherme.
24:44On voit quand même qu'en faisant des êtres réciblés,
24:48il y a toujours le risque d'oublier quelqu'un,
24:51d'oublier une profession et donc de créer
24:53de la frustration, de la colère.
24:55Et puis, l'autre problème, c'est que ce dispositif
24:58pour les grands rouleurs, il y aura un effet de seuil,
25:00forcément, puisque si on dit que ce sont les travailleurs modestes,
25:02à quel moment on est modeste et on ne l'est plus ?
25:05Voilà, et ça, il va falloir quand même répondre
25:07précisément à toutes ces questions.
25:09– Et ça va être le casse-tête des ministres
25:12du gouvernement Lecornu.
25:13Maude Bréjon, Roland Lescure en tête à l'économie
25:16de remplir finalement ce cahier des charges,
25:18à l'instar de ce qui s'est passé pour le 1er mai.
25:21On l'a vu, des professions ont été exclues
25:23à ouvrir le 1er mai et ça a suscité de la colère.
25:27Là, forcément, vous parliez des faits de seuil,
25:28vous parliez de professions ou pas concernées,
25:31ça va sans doute faire des mécontents.
25:34Et en effet, il a ouvert la boîte de Pandore
25:37et sans doute au ministre de faire le service après-vente,
25:40la pédagogie la plus claire possible
25:42pour faire accepter à l'opinion publique
25:44des aides sont allouées à certaines professions
25:46et pas à d'autres.
25:47– Voilà ce qu'on pouvait dire des annonces,
25:49des nouvelles annonces de Sébastien Lecornu
25:51face à la flambée des carburants.
25:53On va beaucoup en parler bien sûr sur BFMTV
25:55puis on attendra le détail de ces mesures
25:57avec les ministres concernés.
25:59– Sous-titrage Société Radio-Canada –
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