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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va faire un point maintenant sur l'affaire Bruel.
00:03D'ailleurs, ce qui est important avant d'en discuter, c'est d'écouter ce que disait l'avocate de
00:07Flavie Flamand.
00:08Il y a la plainte de Flavie Flamand, mais ce n'est pas terminé.
00:13Oui, on a plusieurs victimes. On aura d'autres plaintes à déposer.
00:17Moi, je ne tiens pas le compte des plaignantes. Je ne sais pas combien il y en a.
00:20Je sais en tous les cas combien nous on va en représenter et les plaintes que nous allons déposer encore.
00:25Et puis on verra comment cette affaire va évoluer.
00:27Ça ne nous appartient pas. Nous, ce qui nous appartient, c'est de défendre la parole des femmes qui nous
00:32ont fait confiance.
00:33Alors, Alexandra Gonzales, chef-adjointe du service police-justice de BFMTV.
00:36De nouvelles plaintes vont arriver, dit l'avocate de Flavie Flamand.
00:38Mais là, aujourd'hui, en l'état, où en est-on du dossier ? Combien de plaintes alors ?
00:42Alors, il y a une douzaine de plaintes. Je suis volontairement imprécise en disant douzaine
00:46parce que pour l'instant, le parquet de Nanterre qui est en train de récupérer les différents dossiers,
00:51les différentes procédures, ne nous donne pas précisément le décompte.
00:55Mais une douzaine à date, peut-être bientôt plus, d'après ce qu'explique l'avocate de Flavie Flamand,
01:01qui représente d'autres femmes, le nombre de plaintes ne forme pas une culpabilité.
01:07Il va falloir maintenant que les juges d'instruction enquêtent, à charge et à décharge,
01:11entendent tout le monde, entendent Patrick Bruel, bien sûr, mais aussi toutes les femmes,
01:16celles qui portent plainte, celles qui racontent des choses mais qui ne souhaitent pas déposer plainte,
01:21et ensuite décider s'il y a prescription sur ces faits.
01:25Prescription, ça veut dire que les faits ne peuvent plus être jugés, même s'ils ont existé.
01:30C'est la loi aujourd'hui.
01:31Ou bien s'il y a des faits pour lesquels Patrick Bruel pourrait être un jour jugé lors d'un
01:38procès.
01:39Mais là, on est focalisé surtout sur les accusations de l'animatrice Flavie Flamand,
01:43avec une bataille d'avocats en fait. On entend dans les médias aussi bien l'avocate de Flavie Flamand,
01:50mais aussi mettre un grain à l'avocate de Patrick Bruel, avec des versions qui divergent,
01:55puisque d'un côté, Flavie Flamand, via son avocate, dit qu'elle n'a vu que Patrick Bruel que deux
02:01fois dans sa vie,
02:02et bon après il y a eu les émissions télé, mais que deux fois dans un cadre privé,
02:06alors que l'avocate Patrick Bruel parle d'une relation sexuelle qui aurait duré sur un certain temps.
02:13On parle même de vacances aux Maldives.
02:16Ils se sont croisés sur une île, ils ne sont pas partis en vacances.
02:19Oui, mais c'est ce qu'il a dit ce matin sur BFM, donc on est dans une bataille médiatique
02:24et de version.
02:25Alors c'est avocat contre avocat, vous avez raison, mais pas que,
02:28puisque Flavie Flamand a pris la parole dans un entretien filmé auprès de nos confrères de Mediapart,
02:33enregistré samedi dernier, et Patrick Bruel, lui, a pris la parole sur ses réseaux sociaux dimanche soir.
02:38Et les versions, non seulement elles divergent, mais elles sont diamétralement opposées.
02:43D'un côté, Flavie Flamand dit avec force, je suis absolument formel,
02:48je n'ai absolument jamais entretenu une relation, quelle qu'elle soit, avec Patrick Bruel, jamais.
02:55Et de l'autre côté, Patrick Bruel écrit, nous avons eu ensemble, Flavie Flamand et moi, une brève histoire,
03:02cette relation ne fut ni violente, ni contrainte, ni sournoise, il y eut ni viol, ni drogue.
03:08Donc on est...
03:10Brève histoire, il avait 32 ans, elle en avait 16.
03:13Oui, et d'ailleurs il le souligne dans son communiqué, il dit qu'il y avait une différence d'âge,
03:18alors je n'ai plus les Vendaines, mais qui peut choquer aujourd'hui,
03:21entre une adolescente de 16 ans et un homme qui a à ce moment-là 32 ans.
03:27Max Guadini est avec nous ce soir, bonsoir, ancien grand patron du groupe Énergie.
03:33Grand patron des programmes surtout.
03:35Oui, ça a fait le succès d'Énergie avec Jean-Paul Bodegrou pendant des années,
03:39mais vous êtes aussi un ami de Patrick Bruel depuis toujours quasiment.
03:42Non, enfin, je le connais très très bien, je l'ai connu dès le départ de sa carrière,
03:46en 1984, avec Mar de cette nana-là, qui est son premier tube,
03:51et puis Énergie le diffusait beaucoup, vous comprenez,
03:53c'était l'artiste à la mode, l'artiste avait beaucoup de succès.
03:56Vous avez vécu avec lui ce qu'on appelait la Bruelmania ?
03:59Oui, je n'ai pas vécu avec lui, mais...
04:01En tout cas, vous l'avez constaté, vous avez assisté.
04:03À la Bruelmania, ça a été un phénomène incroyable,
04:06parce que c'est un garçon qui a beaucoup de talent,
04:08qui a fait une très belle carrière dans le cinéma, dans la chanson,
04:13il a eu des tubes énormes comme Casser la voix, etc.,
04:16il a vendu beaucoup de disques, il a touché un petit peu à tout, au théâtre, au cinéma.
04:21Il est au théâtre en ce moment.
04:22Oui, il a eu des actions.
04:24Ça se traduisait comment, cette Bruelmania ?
04:25On peut même parler d'hystérie.
04:27C'était la folie, c'était une hystérie, une hystérie complète.
04:30Et d'abord parce que...
04:31Partout où il se déplaçait, en concert ou dans les radios...
04:33On répondait aussi au public.
04:35Là, c'est des images qui datent d'ailleurs, c'est intéressant, de 1991,
04:39date à laquelle l'agression sexuelle, le viol,
04:43dont Flavie Flamand se dit victime, aurait eu lieu.
04:48Je n'en sais rien, je ne connais pas le dossier.
04:51C'était en pleine Bruelmania.
04:53Mais les faits se sont poursuivis bien après la Bruelmania.
04:57On a quand même, par exemple, une jeune femme, en 2015,
05:02alors à ce moment-là, il est encore une star, il l'est encore aujourd'hui,
05:05mais qui en 2015 affirme avoir été victime de viol,
05:08alors qu'elle n'avait que 19 ans.
05:09Et là, on est à ce moment-là, loin de la Bruelmania.
05:11Mais ça ne correspond pas à l'homme que vous connaissez.
05:13Oui, enfin, la Bruelmania, c'est un phénomène.
05:17J'expliquais, en ce moment, par exemple, il y a la queue pour acheter des swatchs.
05:21C'est pareil, c'est irrationnel.
05:23D'abord, le personnage, le chanteur correspondait à la tente.
05:28Une rencontre du public incroyable.
05:30Il ne pouvait pas se déplacer, il y avait du monde partout.
05:32Et je comprends qu'à cette époque-là...
05:34Des jeunes femmes, essentiellement ?
05:36Essentiellement, des jeunes femmes.
05:37Comme pour les Beatles, par exemple, c'était essentiellement des jeunes femmes.
05:40Comme pour les Rolling Stones, comme sous des groupes comme One Direction.
05:44C'est pareil, toujours des jeunes femmes.
05:46Mais quand vous entendez tout ce qui se dit sur Patry Bruel, aujourd'hui...
05:48Je suis étonné, franchement.
05:50Pourquoi ?
05:51Je suis étonné parce que j'ai l'impression...
05:53Je ne connais pas les faits, je ne connais pas du tout.
05:56J'ai l'impression qu'on veut casser toujours les idoles.
05:59Et dans ce domaine, il faut être très, très prudent.
06:02Est-ce que je peux vous raconter une histoire ?
06:04Moi, j'avais quelqu'un que je connaissais bien, qui avait 29 ans.
06:08Et il habitait...
06:09C'était un militaire.
06:10Il était pompier de Paris.
06:11Et puis, il s'est blessé.
06:12Et bon, peu importe.
06:13Et il voulait être policier.
06:16Il a couché avec une fille.
06:18Chez elle.
06:18Tout s'est bien passé.
06:20Et puis, il a fait une erreur.
06:22Il n'a pas mis de préservatif.
06:23Et quand ils ont pris la douche, tous les deux,
06:25elle a dit, mais tu n'as pas mis de préservatif.
06:27Elle a considéré que c'était un viol.
06:28Elle a porté plainte pour viol.
06:30Évidemment, ce n'était pas une grosse affaire.
06:32Il a été renvoyé dans la cour criminelle.
06:34Au bout de 5 ans, rien ne s'était passé.
06:36Il ne pouvait rien faire.
06:37Eh bien, il s'est suicidé.
06:39Et il a dit un petit mot.
06:40Portez plainte contre la jeune fille,
06:42on ne peut pas porter plainte.
06:44Donc, il faut être très, très prudent
06:46dans ce genre d'affaires.
06:47Mais je pense que les femmes qui prennent la parole
06:50sont prudentes.
06:51Elles s'adressent à la justice.
06:52Elles s'adressent sous couvert d'anonymat par trois médias.
06:54Vous avez raison.
06:55Et là aussi, la dame, c'était...
06:57Et les affaires sont complètement différentes.
06:59Elle était vraiment innocent.
07:00Elle me racontait les détails.
07:02tous les détails.
07:03Et il était vraiment innocent.
07:04Là, il y a quand même 13 plaintes.
07:06Ce n'est pas une seule personne qui ne porte pas.
07:07Oui, c'est très connu aussi.
07:09Non, mais moi, je ne reviens pas en cause des faits.
07:11Je dis simplement qu'il faut être très prudent.
07:13C'est tout.
07:13Mais est-ce que ça correspond à un moment
07:15quand vous étiez justement au fait de la radioénergie,
07:20des spectacles, vous côtoyez Patrick Nuel,
07:23à des histoires que vous pouviez entendre sur lui ?
07:25Franchement, jamais, honnêtement.
07:26Puis, en fait, je ne m'occupais pas
07:28de la vie privée des artistes.
07:29On est bien d'accord.
07:29Mais moi, personnellement, je n'ai rien entendu de ce genre-là.
07:33J'ai entendu pour d'autres artistes,
07:35aujourd'hui décédés, très très populaires,
07:38qui habitaient boulevard Exelmans.
07:39Claude François.
07:40Si vous le dites.
07:41Mais je n'ai pas encore...
07:43Je ne pense pas qu'il y ait eu de viol,
07:44puisque les dames étaient consentantes.
07:46Puisqu'il y avait plusieurs, je crois,
07:47qui dormaient dans son escalier.
07:49Et ça, c'est autre chose.
07:50Donc, c'était des fans.
07:53Et ça arrive souvent avec les fans.
07:54Mais est-ce qu'il était souvent avec des fans très jeunes, mineurs ?
07:58Moi, je ne l'ai pas vu, honnêtement,
07:59parce que c'était des rapports professionnels.
08:01Et je n'ai pas fait attention à ça.
08:03Donc, je ne vivais pas avec lui.
08:05Parce qu'elle, elle avait 16 ans.
08:06Et lui, 31, 32 ans.
08:08Vous savez, il y en a d'autres qui ont une différence d'âge dans la vie.
08:13Mais non, mais moi, je regarde le chanteur.
08:15Il avait du succès.
08:17C'était un grand chanteur.
08:18C'est quelqu'un qui a fait une très belle carrière.
08:20Comme acteur, vous l'avez vu.
08:21Comme chanteur.
08:22Moi, point à la ligne.
08:24Et là, ce n'est pas tant la différence d'âge, le sujet.
08:27C'est les faits qui sont dénoncés.
08:29On parle du viol, d'agression sexuelle.
08:30Vous avez raison.
08:31Une heure majeure.
08:32C'est parce qu'il peut y avoir en prise.
08:34Lui, c'est une star.
08:35Elle est jeune.
08:36Fanny Vial, bonsoir.
08:37Vous êtes avocate.
08:38Qu'est-ce que vous pensez de ce feuilleton qui vient de s'installer,
08:41à la fois judiciaire et médiatique,
08:42sur le cas Patrick Bruel,
08:44où tous les jours, on a une nouvelle plainte,
08:46un nouveau témoignage,
08:47la réponse de l'avocat ou de Patrick Bruel lui-même ?
08:50C'est un tribunal médiatique qui doit, je pense,
08:53interroger et choquer, à mon sens,
08:56sur le plan des principes juridiques,
08:57et notamment celui de la présomption d'innocence.
08:59Aujourd'hui, on assiste...
09:00Le procès a commencé sur le plateau télé.
09:02Complètement.
09:03Et avec un média, Mediapart,
09:05qui, à l'origine, à chaque fois,
09:08parce que c'est arrivé déjà
09:10dans d'autres dossiers,
09:12où ça commence par l'existence
09:15d'un article de Mediapart
09:16qui n'est ni un service de police,
09:18ni un service de justice,
09:20et qui va entendre des femmes
09:22qui viennent dénoncer
09:24un certain nombre de choses.
09:25Il y a une vérification qui est faite,
09:27mais une vérification qui n'est pas
09:28une vérification des services.
09:29aussi, à Mediapart ?
09:30Complètement.
09:31Avec, quand même, à un moment donné,
09:33un respect du contradictoire
09:34qui n'est pas celui de la justice.
09:36Et ça, il faut aussi, à un moment donné,
09:38qu'on soit choqués chacun
09:42du concept tel qu'il est aujourd'hui.
09:44Ça viole la présomption d'innocence.
09:46Ça viole la présomption d'innocence.
09:47Et le respect du principe du contradictoire
09:49n'est pas du tout atteint
09:51lorsqu'on arrive au bout d'un article
09:53qui va sortir,
09:54et que l'on demande, finalement,
09:55un commentaire à celui
09:57qui est l'auteur présumé.
09:59Ça n'est pas comme ça que ça peut être fait.
10:01Il faudrait que l'accusatrice
10:05aille directement dans un commissariat
10:07plutôt que chez Mediapart.
10:08C'est ce que vous dites, en fait.
10:09Oui, et c'est tout le problème, en fait.
10:11On est en train de subir
10:14les conséquences d'une justice
10:15qui n'a pas été à la hauteur
10:17de ces crimes qui étaient dénoncés
10:19depuis des années.
10:20Quand ces femmes allaient porter plainte,
10:23malheureusement, ça n'aboutissait pas.
10:24Donc, c'est une défiance aussi,
10:26même si, semble-t-il,
10:27maintenant, l'accueil a...
10:28Quand même, on a fait beaucoup de progrès
10:29sur l'accueil.
10:30Enfin, en tout cas, c'est ce qui est dit.
10:31L'accueil des victimes
10:32dans les commissariats
10:33et dans les institutions.
10:36Soit ça n'aboutissait pas,
10:37soit ça aboutissait,
10:38mais beaucoup trop tard.
10:39Oui.
10:40C'est-à-dire qu'en fait,
10:40on a des dossiers, aujourd'hui,
10:42à l'instruction,
10:42qui peinent à sortir
10:44parce que la justice est trop lente
10:46et que lorsque vous avez
10:47un auteur présumé innocent
10:50qui est sous contrôle judiciaire,
10:52eh bien, vous êtes assuré
10:53que le dossier va faire
10:554, 5 ans, 7 ans d'instruction
10:58avant de donner lieu,
10:59ne serait-ce qu'au règlement du dossier.
11:01C'est-à-dire,
11:01est-ce qu'on va ou pas saisir
11:02une juridiction ?
11:03Donc, du coup,
11:04les médias remplacent la justice
11:07parce qu'on se dit
11:08que c'est plus efficace
11:09d'aller parler à Mediapart
11:10que d'aller dans un commissariat.
11:12Les victimes, quelque part,
11:14face à cette impunité
11:16qui leur est offerte
11:17à l'occasion d'autres dossiers
11:18où elles voient
11:19qu'effectivement,
11:20la justice ne s'est pas saisie de ça,
11:22eh bien,
11:22se tournent vers Mediapart
11:23et c'est une inquiétude
11:24que nous devons avoir
11:25par le point de vue des principes.
11:27Si elle avait été voir un commissariat,
11:28si elle avait porté plainte,
11:29on l'aurait reçu.
11:30J'imagine qu'on l'aurait écouté.
11:32Eh bien,
11:32ce qu'elle vient expliquer,
11:33en tout cas,
11:34sans trahir sa parole,
11:35qui est une parole publique,
11:36ce qu'elle vient expliquer,
11:37c'est que personne ne l'aurait crue
11:38et qu'elle aurait eu trop à...
11:41Finalement,
11:42elle aurait été, elle, jugée
11:44et ça l'aurait empêchée
11:46de continuer,
11:47exactement,
11:48et de mener la carrière
11:49qui a été...
11:49Mais vous dites attention,
11:50danger, quand même,
11:50sur la présomption d'innocence.
11:52Énorme danger.
11:53Il y a quand même
11:53un front judiciaire
11:54qui est ouvert
11:54et ces femmes qui témoignent,
11:57pour certaines,
11:58portent plainte.
11:59Donc, il n'y a pas
12:00qu'un tribunal médiatique.
12:02Pas forcément.
12:03Celle qui vient de porter plainte,
12:04elle avait parlé dans Elle avant,
12:05donc elle a fait cette démarche
12:07dans ce sens-là.
12:07Oui, alors après,
12:08ce que certaines expliquent,
12:10et je pense par exemple
12:10à la plaignante
12:12qui explique des faits
12:13qui remonteraient,
12:14selon elle,
12:14à l'an 2000,
12:15l'été 2000,
12:16c'est qu'elle décrit
12:18une tentative de viol,
12:19elle dit qu'elle n'avait jamais...
12:21C'est une journaliste culturelle,
12:22elle n'avait jamais porté plainte
12:24jusqu'à présent
12:25parce qu'elle n'estimait pas,
12:28à ce moment-là,
12:28avoir besoin que la justice passe
12:30et que c'est la libération,
12:32enfin, la parole,
12:34la plainte de d'autres femmes
12:35qui l'a poussée
12:36à porter plainte.
12:36Pas tant le fait
12:37que ce soit sur la place publique,
12:39débattue dans les médias,
12:40plutôt le fait
12:41qu'il y ait judiciairement
12:42une procédure engagée
12:43qui l'a poussée,
12:44dit-elle,
12:45à elle aussi porter plainte.
12:46Est-ce que vous pensez
12:46que la carrière de Patrick Brouel
12:47est terminée ?
12:48Non, je ne le pense pas.
12:50Parce qu'il...
12:51Ça va être compliqué
12:51parce que vous avez vu,
12:52il y a déjà des appels
12:55à boicotter,
12:56à perturber ses concerts
12:57parce qu'il va partir
12:58sur une série de concerts
12:59pour fêter l'anniversaire
13:00de son album
13:01Je pensais aller le voir
13:02à un arbre d'ailleurs.
13:03Vous pensez aller le voir ?
13:04Vous irez le voir d'ailleurs ?
13:05Oui, j'irai le voir.
13:06Ça ne change rien pour vous ?
13:07Vous le soutenez là,
13:08en cette période ?
13:08J'ai pris un taxi
13:09pour venir ici
13:11et j'ai dit
13:12je vais à la BFM
13:13pour parler de quoi
13:14et j'ai dit Patrick Brouel.
13:14J'adore Patrick Brouel.
13:16C'est une dame.
13:17J'adore Patrick Brouel.
13:18Donc ça,
13:18ça ne change rien
13:19pour les gens
13:20qui aiment Patrick Brouel
13:20ce qui se passe là ?
13:21Je pense que...
13:23Je n'en sais rien honnêtement.
13:24Et vous,
13:24vous le soutenez ?
13:25Ce n'est pas une question
13:26de soutenir.
13:27J'irai le voir.
13:27Vous restez son ami ?
13:29Je le connais, quoi.
13:30Bien sûr, bien sûr, mais...
13:32Vous lui avez parlé
13:33depuis...
13:33Non, je ne lui ai pas parlé.
13:34Je ne l'ai pas vu
13:35depuis au moins deux ans.
13:36D'accord.
13:40C'est un grand artiste
13:41qui a eu beaucoup de succès.
13:43Le reste...
13:44Mais vous pensez
13:45que sa carrière
13:45va se poursuivre ?
13:47Je pense que oui,
13:48mais il y aura forcément
13:49quelques dégâts, forcément.
13:52Encore une fois,
13:52comme l'a dit
13:53notre avocate ici présente,
13:55il y a une présomption
13:56d'innocence.
13:58Et c'est là aussi
13:59le plus choquant,
14:00c'est qu'aujourd'hui,
14:02on est en train
14:02de s'interroger
14:03sur est-ce que quelqu'un
14:04qui n'a pas été condamné
14:06par la justice définitivement
14:07va ou pas pouvoir
14:08continuer d'exercer
14:09sa profession.
14:10Certaines féministes disent...
14:11C'est même assez choquant.
14:12Oui, mais certaines féministes
14:13disent qu'il doit se mettre
14:13en retrait
14:14le temps que les instructions
14:16se fassent.
14:17Alors, on sait que ça va être long
14:18parce que la justice
14:18est lente en France
14:19et que les procès,
14:20peut-être si un procès arrive.
14:21Mais c'est vrai que ce retrait
14:22peut être très long.
14:23Mais à nous de demander
14:24quand même à un moment donné
14:25à notre ministre
14:26garde des Sceaux
14:26de doubler le nombre
14:27de magistrats
14:28pour que ces dossiers-là
14:29aillent plus vite.
14:30Non, mais parce qu'à un moment donné,
14:32si on vient
14:33à empêcher quelqu'un
14:34qui n'a pas été condamné
14:36de travailler
14:37alors même
14:37qu'il n'est pas condamné
14:39définitivement,
14:39ça en devient choquant.
14:41Et je crois qu'à un moment donné,
14:42il faut aussi prendre
14:42nous nos responsabilités.
14:44Mais peu importe
14:45qu'elle soit publique ou pas,
14:46les principes s'appliquent
14:47de la même façon.
14:48Et on ne doit pas
14:50demander à quelqu'un
14:51qui n'a pas été condamné
14:53définitivement
14:53d'arrêter de travailler.
14:54Même si c'est un travail public.
14:55Et c'est vrai que
14:55quel sens pour la peine
14:57quand elle arrive
14:57tant d'années après ?
14:57Même si elles sont nombreuses.
14:59Même si on y croit.
15:01Peu importe.
15:01C'est la justice
15:02qui vient donner
15:03une culpabilité.
15:04Je comprends très bien
15:07une victime
15:08qui va entendre
15:10Patrie Bourrel
15:11acclamée par d'autres femmes.
15:13Parce que son public
15:13est effectivement
15:14très féminin.
15:15Est-ce que ça ne peut pas
15:16choquer aussi ?
15:17Comme si rien n'était en fait.
15:19Mais que sur le plan
15:20de la morale,
15:20ça puisse heurter,
15:21c'est une chose.
15:22Mais lorsqu'une victime
15:23va devant la justice,
15:25c'est avec les mêmes règles
15:26que tout le monde.
15:27Et ce sont des règles
15:27qui sont essentielles.
15:29Et venir devant la justice
15:31en disant
15:32je souhaite que
15:33quelqu'un puisse être condamné
15:35et voilà mon histoire
15:37et voilà les faits
15:37que je dénonce
15:38et ne pas accepter
15:39en même temps
15:40les grands principes
15:41et les règles
15:42de la présomption d'innocence
15:43et de l'application
15:44de la preuve,
15:45eh bien ça,
15:46ça n'est pas possible.
15:47C'est surtout
15:4736 ans après.
15:48Nous sommes avec
15:49Emmanuelle Dancourt.
15:51Elle est en ligne avec nous.
15:52Elle est à la tête
15:53de MeToo Media.
15:55Bonsoir,
15:55Emmanuelle Dancourt.
15:57Bonsoir.
15:57Bonsoir.
15:58Vous avez entendu
15:58ce qui s'est dit
15:59sur ce plateau.
15:59Quelle est votre réaction ?
16:03Ma réaction,
16:04c'est qu'on nous balance
16:05la présomption d'innocence
16:06en permanence
16:07à laquelle tout le monde
16:08est cardinalement attaché.
16:10Personne ne remet ça en doute,
16:11même pas les féministes.
16:12Présomption d'innocence,
16:13c'est au tribunal
16:14dans le cadre du droit pénal.
16:16Et à chaque fois,
16:17le par-en-pauve
16:18de ces affaires-là,
16:19c'est le droit du travail
16:20et la responsabilité collective.
16:22Dans le droit du travail,
16:24notre apocate en plateau
16:25le sait très bien,
16:26la présomption d'innocence
16:27n'existe pas en tant que telle.
16:28Ce n'est pas un droit
16:29qui vient contredire
16:30le droit pénal.
16:32C'est un droit
16:32qui permet aux structures
16:34qui embauchent des gens
16:36d'agir là, maintenant,
16:37tout de suite.
16:38C'est-à-dire,
16:38pourquoi on a demandé
16:39l'annulation
16:40de la tournée de Patrick Brouel,
16:42des concerts,
16:42des festivals
16:43et de ce qui est en train
16:44de se passer
16:44au Théâtre Edouard-Cette,
16:45de sa pièce de théâtre ?
16:46Parce que dans le droit du travail,
16:48il y a un principe
16:49qui est supérieur
16:49qui est le principe
16:50de sécurisation.
16:51Vous êtes obligés
16:52quand vous êtes patron,
16:54entrepreneur,
16:54de sécuriser vos salariés,
16:57vos stagiaires,
16:57les gens qui viennent
16:58dans votre public.
17:00Et aujourd'hui,
17:01on est en train
17:01de faire signe
17:02de tout ce droit du travail.
17:03C'est-à-dire que le public
17:03sera en danger ?
17:05Pardon, Emmanuel,
17:05pourrie bien comprendre
17:06ce que vous dites.
17:07Là, il y a une série de concerts.
17:09Il est au théâtre en ce moment,
17:10tous les soirs à Paris.
17:11Le public est en danger.
17:12Le public féminin
17:13est en danger, potentiellement.
17:14Mais bien sûr.
17:15Bien sûr,
17:15parce qu'en fait,
17:17j'entendais sur le plateau
17:18quelqu'un dire
17:19que, grosso modo,
17:21il était injusticiable
17:22comme les autres
17:23sur le plan du droit.
17:24C'est tout à fait vrai.
17:25Mais sur le plan de la réalité,
17:27le fait que Patrick Bruel
17:28soit très mis en avant
17:30d'abord par les enfoirés
17:31pour une réaction
17:33quand même anonima
17:35déplorable,
17:35qu'on ait continué
17:36de valoriser
17:37alors que depuis 2019,
17:38il y avait quand même
17:38cinq masseuses
17:39qui ont parlé,
17:41qui ont porté plainte,
17:42qu'on continue
17:42de le valoriser au théâtre
17:44dans les festivals,
17:45de le programmer.
17:45On n'est pas obligé
17:46d'aller applaudir.
17:47Pardon,
17:47on n'est pas obligé
17:48d'aller le voir au théâtre.
17:49Ça, vous parlez
17:50des gens qui vont...
17:52Ça, vous voulez valoriser.
17:53Je vous parle des structures
17:56qui continuent
17:56de le mettre en avant
17:57sur des...
17:58Donc, il ne devrait plus travailler
17:58si je vous comprends bien.
17:59Mais on peut travailler différemment.
18:01Il peut très bien
18:02écrire des chansons
18:03contre d'autres.
18:03Il peut très bien
18:04faire autre chose.
18:05Mais là, je parle
18:05du principe du droit
18:06qui n'est pas remettre en cause
18:07les droits du travail
18:08avec un principe
18:09de sécurisation.
18:10On sait très bien
18:10que Patrick Bruel,
18:11ça se passe beaucoup
18:12dans les loges,
18:13quelles que soient les loges,
18:14dans les chambres de tête,
18:15qu'il repère aussi
18:16ses victimes dans le public
18:17et que son aura
18:20lui permet
18:20de tout fondre
18:22et de se croire
18:22au-dessus des lois.
18:23Max Voisini voulait réagir.
18:25Non, je pense qu'en définitive,
18:27c'est le public
18:27qui décidera.
18:28S'il va le voir,
18:29il va le voir.
18:30S'il ne veut pas le voir,
18:30il ne veut pas le voir.
18:31C'est tout.
18:32C'est le public
18:33de décider,
18:33comme toujours.
18:34Non, non, Max,
18:35j'entends.
18:36Oui, parce que pour l'instant,
18:36il n'y a pas de condamnation.
18:38Je vous ai déjà interviewé
18:39comme journaliste.
18:40Mais en fait,
18:41je trouve ça...
18:41Ce que vous n'avez supporté,
18:43qu'il y a tant que vous aimez bien,
18:47dissocier l'artiste de l'homme
18:48ou en quel cas,
18:49dites-moi,
18:50si ton mari Trintignant est morte,
18:51on a tué la femme
18:52ou on a tué l'actrice.
18:54On ne peut pas dissocier
18:54l'artiste de l'homme.
18:55Enfin, Bertrand Canté
18:55a été condamné.
18:56Je n'avoue pas
18:57de quelqu'un
18:57qui a été condamné.
18:58Mais même,
18:59c'est qu'il a son statut
19:02de chanteur
19:02et puis aussi d'acteur
19:03qui a été quand même
19:04beaucoup dans les années 90
19:07que ce statut-là
19:08empêche,
19:08comment dire ?
19:09Donc ça veut dire
19:09Emmanuel Dancourt,
19:10juste un mot.
19:11Emmanuel Dancourt,
19:12puisqu'on a les dates de tournée,
19:13toutes les salles
19:19qui est présumé,
19:20attention,
19:21qui est présumé
19:22violeur,
19:23agresseur,
19:24arceleur.
19:24C'est quand même important
19:25de laisser le présumé.
19:26Attends,
19:26parce que le maître
19:27voulait réagir,
19:28maître Vial.
19:28Non, non,
19:29mais dans le droit du travail,
19:30dans le droit du travail,
19:30on se fait mon maître.
19:32Non, mais sur l'histoire
19:33du droit du travail,
19:34il n'y a pas de présomption
19:35d'innocence.
19:36Vous coupez, madame,
19:37mais c'est quand même
19:38extrêmement...
19:39Attendez, Emmanuel,
19:40attendez, Emmanuel,
19:41parce qu'on...
19:42Emmanuel, s'il vous plaît,
19:43juste...
19:43Emmanuel, simplement,
19:46parce que vous avez dit
19:47dans le droit du travail,
19:48il n'y a pas de présomption
19:48d'innocence.
19:49Ça veut dire quoi ?
19:50Je voudrais comprendre, maître.
19:51Non, non, mais attendez.
19:51En fait, il y a un principe
19:53qui est celui de la sécurité
19:55et lorsque, effectivement,
19:56il y a une enquête interne
19:58qui a permis...
19:59Et l'enquête interne,
20:00c'est assez rapidement
20:00après la dénonciation de faits,
20:02effectivement,
20:03à titre conservatoire,
20:04on va pouvoir prendre
20:05un certain nombre de mesures
20:06en droit du travail.
20:08Mais là, on n'est pas du tout dans...
20:09Là, ce qui vient
20:10de nous être proposé,
20:11c'est de se substituer
20:13à un juge
20:14en décidant soi-même
20:15qu'en fait,
20:17au regard de ce qui a été dit
20:18dans la presse,
20:19qui n'a été vérifié
20:20pour l'instant
20:20par aucun groupe
20:21d'enquête spécialisé,
20:23eh bien, sur la seule base
20:24comme ça
20:25de ces dénonciations publiques
20:26et d'un article de Mediapart,
20:28on va venir écarter
20:29quelqu'un,
20:30un individu de la société.
20:30Donc, si ça se fait,
20:31c'est dans un cadre précis juridique.
20:33Justement, nous sommes
20:33avec le maire
20:34de Vaison-la-Romaine
20:35dans le Baucluse,
20:35Jean-François Péry,
20:36ou le maire LR de Vaison-la-Romaine
20:37parce que le 3 juillet prochain,
20:39au Théâtre Antique,
20:40doit se produire Patrick Bruel.
20:47d'Emmanuel Dancourt
20:48de MeToo Media
20:49qui dit, voilà,
20:49on va accueillir sur scène
20:51un violeur présumé.
20:52Ça peut mettre
20:52une partie du public en danger.
20:53Est-ce que ça remet en cause
20:55la venue de Patrick Bruel
20:55dans votre ville, alors ?
20:57Parce que ça, non,
20:59on a un système particulier chez nous.
21:01C'est qu'en réalité,
21:01on loue notre Théâtre Antique
21:03à un tourneur
21:04qui lui-même
21:05est en relation
21:06avec le producteur de l'artiste.
21:08Et donc, effectivement,
21:08on est en situation
21:09de bailleur,
21:10si j'ose dire.
21:11Et donc,
21:12tant qu'il n'y a pas
21:13de contre-ordre
21:15du côté de l'artiste,
21:16eh bien,
21:17le spectacle a vocation
21:19à avoir lieu.
21:20Vous ne craignez pas
21:21un trouble à l'ordre public
21:22s'il y a des manifestations
21:23sur place ?
21:26On a déjà eu des...
21:27récemment encore
21:29des spectacles
21:31à risque,
21:32dirons-nous.
21:33Aujourd'hui...
21:34Par exemple ?
21:35On a eu Amir
21:37l'année dernière
21:37qui a été un sujet,
21:39je pense,
21:40avec des enjeux
21:41peut-être
21:41en matière de risque
21:44supérieur.
21:44Il était ciblé
21:45parce que c'est
21:46un artiste juif.
21:48Par certains,
21:48appels au bruit-côte.
21:50À l'arrivée,
21:51ça s'est très bien passé.
21:53On a l'expérience
21:55de ce genre
21:56de spectacle.
21:57Donc, aujourd'hui,
21:58ce n'est pas un sujet.
22:00La sécurité
22:00qui nous occupe
22:01dans l'immédiat,
22:02ça peut nous occuper
22:03demain.
22:03Et effectivement,
22:04on saura...
22:04Mais est-ce que vous allez
22:06suivre l'affaire
22:07Patré-Brielle
22:07en fonction de ses développements
22:09et vous interrogez
22:10sur sa venue
22:11ou pas ?
22:12On n'est pas décideurs
22:13directs,
22:13encore une fois,
22:14mais évidemment
22:14que dans la situation
22:16que nous connaissons
22:17dorénavant,
22:18c'est des sujets
22:19qui vont nous occuper
22:19de temps à autre
22:20et on va voir
22:20comment les choses
22:21évoluent médiatiquement
22:22en matière de justice aussi.
22:26Et en fonction de ça...
22:27Vous,
22:27à titre personnel,
22:28vous êtes gêné ?
22:30Évidemment,
22:32c'est des dossiers
22:32dont on se passe volontiers.
22:34On a d'autres sujets
22:35à traiter quotidiennement.
22:36Ceci étant,
22:37il faut y faire face.
22:38Le spectacle est programmé.
22:40Aujourd'hui,
22:40la vocation à avoir lieu
22:42puisque ça a été dit
22:44par vos invités.
22:45Bien sûr que la justice
22:46doit opérer,
22:47faire son travail.
22:48Ce sont des sujets
22:49extrêmement graves.
22:50Mais il y a également
22:51cette présomption d'innocence
22:52qui, aujourd'hui,
22:54préside au débat,
22:55me semble-t-il.
22:56Et puis,
22:57en l'état des choses,
22:58on n'a pas d'avis contraire
22:59de la part de la production
23:00de Patrick Bruel
23:02qui a beaucoup vendu.
23:03Je crois qu'il y a
23:043 500 billets
23:05qui sont partis déjà
23:07et qui continuent
23:07à vendre aujourd'hui.
23:08Mais pardon,
23:09la mairie ne finance pas
23:10la tournée.
23:11Elle n'a rien à voir.
23:11Elle ne donne pas
23:12de lier ni rien.
23:13Vous faites juste
23:13une mise à disposition.
23:15C'est ça.
23:15C'est même une location
23:16qui nous rapporte
23:17un petit peu
23:18qui n'est pas du luxe.
23:20Merci, M. le maire.
23:21On est dans la situation
23:21de bailleur.
23:22Merci, M. le maire.
23:24Mais justement,
23:24les concerts,
23:25on en est où ?
23:25Parce que là,
23:25ça va venir vite.
23:26C'est le 3 juillet
23:28au théâtre antique.
23:30Il y a d'autres concerts
23:31qui sont prévus cet été.
23:33Il y a le cirque d'hiver
23:33à Paris.
23:34Dès le 16 juin,
23:35il sera sur scène.
23:35Et tout ça,
23:36pour l'instant,
23:36c'est complet.
23:37Il n'y a pas d'annulation.
23:38J'ai vérifié
23:39le remplissage,
23:40comme on dit,
23:41des salles.
23:42Et il s'est quasiment
23:43rempli à 80-90%
23:44sur les dates des Zéniths
23:45qui débuteront
23:46à l'automne uniquement.
23:47Je fais une précision.
23:49Patrick Brouel
23:49est son propre producteur.
23:51Donc, il n'y a pas
23:51de levier de pression médiatique
23:53de la part
23:53de certaines associations,
23:54par exemple féministes,
23:55auprès d'une structure
23:56de production de concerts.
23:57Non, Patrick Brouel
23:58est depuis le début
23:59quasiment de sa carrière
24:00son propre producteur.
24:01A lui de gérer
24:02maintenant les conséquences,
24:03peut-être une sécurisation
24:04un peu plus forte
24:05des accès de la salle
24:06et de sa propre sécurité.
24:08Il fait donc un peu
24:09ce qu'il veut
24:10autour des dates de concerts.
24:12Il l'a redit
24:13dimanche encore.
24:14Il veut continuer
24:15à faire son métier
24:15avec le même dévouement
24:16et la même passion.
24:17Les proches avec qui
24:18j'ai pu échanger
24:19de l'artiste
24:20le disent atterrer,
24:21effondrer
24:22et que c'est grâce au théâtre,
24:23grâce à cette tournée
24:24qui arrive dans quelques semaines
24:25qu'il tient.
24:26C'est sa vision
24:27en tout cas des choses.
24:28C'est vrai que
24:28continuer à faire son métier
24:29peut aider aussi
24:30des personnes à tenir.
24:31Il mène son combat
24:32lui aussi,
24:34il faut le rappeler je pense.
24:35Merci à tous.
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