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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00La conférence de passe improvisée de Donald Trump qui à Washington est en train de montrer les plans de sa
00:05nouvelle salle de balles présidentielles
00:07et qui à cette occasion, bien sûr, parle du conflit au Proche-Orient, de la guerre en Iran.
00:11Ce qu'il faut retenir, c'est que c'est son expression, c'est l'expression qu'il a employée,
00:15dit François, c'est qu'il était à une heure...
00:16Ben voyons.
00:18Ben voyons.
00:19A une heure de frapper l'Iran et que là, de nouveau, il leur donne une espèce d'ultimatum de
00:232-3 jours.
00:24Il me supplie de signer un accord.
00:26En fait, c'est la rhétorique à la Trump que l'on connaît maintenant.
00:28Ah ben c'est quand même la... Je ne les ai plus comptés. Comme dirait les gamins, c'est 42.
00:33C'est la 42e fois qu'il nous le fait.
00:35C'est la 7e fois. C'est la 7e fois qu'il nous le fait depuis début mars.
00:37Soit t'as compté au moins.
00:39Bravo pour avoir compté.
00:41Mais quand il dit par exemple... Est-ce que là, il vient de redire que c'est à cause...
00:46C'est parce que les pays du Golfe lui ont demandé de ne pas frapper. Il y a eu des
00:50avancées dans les négociations.
00:52Alors deux choses. D'abord, nous... Déjà hier on en parlait, avant-hier aussi.
00:57On voit quand même que ça... Il privilégie les négociations. Clairement.
01:01Et c'est vrai...
01:02Mais parce qu'il se dégonfle ?
01:03Il y a deux choses. Enfin dégonflé, c'est un...
01:06On peut le caractériser comme ça si on veut.
01:08Mais en fait, ceux qui sont d'abord dégonflés, c'est les pays du Golfe.
01:11Parce que c'est chez eux que tombent les missiles.
01:12Donc la première chose qu'il faut constater, c'est que la dissuasion balistique iranienne fonctionne sur les pays de
01:20la région.
01:21Ça c'est la première chose. En tout cas, sur les pays arabes de la région.
01:24Peut-être pas sur Israël, mais sur les pays arabes de la région.
01:27Et donc eux, voyant que finalement ils ne sont pas protégés, et qu'ils n'ont pas été associés aux
01:32décisions stratégiques de la guerre.
01:34Et bien ils attendent que Trump leur dise, lui dise, si c'est grosso modo pour repartir faire 20 jours
01:39de frappe,
01:40qui serviront à rien et qui arrêtent, et que c'est eux qui vont prendre tous les missiles sur la
01:43figure,
01:44ils lui ont dit, ben non, en fait, on n'a pas tellement envie.
01:48Et ça, c'est compréhensible.
01:50Si Trump, pour une fois, au lieu de faire des tweets à minuit, une heure du matin, en racontant n
01:54'importe quoi,
01:55disait aux pays de la région, je vous réunis, écoutez les gars, ils sont durs en face.
02:00Mais on va vraiment détruire ce régime.
02:02On va se donner le temps, on va se prendre un mois, deux mois, trois mois, six mois,
02:06mais à la sortie, notre effet, l'état final que l'on veut obtenir, c'est la destruction du régime
02:12iranien.
02:13Peut-être que dans ce cadre-là, les pays du Golfe diront, ok, on veut bien prendre.
02:17Mais tel que c'est, c'est-à-dire on va refaire une nouvelle passe à 20 jours sans connaître
02:21les résultats,
02:21ça ne fonctionne pas.
02:22Donc ils préfèrent négocier.
02:24Mais est-ce que c'est efficace sur les autorités iraniennes, Karim et Emile Bittard,
02:28vous qui êtes enseignant en Sciences Po, ce pays du Moyen-Orient,
02:30parce qu'il dit, bon, je suis à une heure de frapper l'Iran,
02:34les Iraniens veulent à tout prix un accord, ils sont aux abois.
02:37Bon, est-ce que cette rhétorique, cette menace à répétition,
02:40ça a un impact sur le régime iranien ? Est-ce que ça le fait plier ?
02:43Ça aurait pu avoir un impact la toute première fois, mais la septième, je ne suis pas sûr.
02:47D'autant plus que là, ça repose sur un énorme mensonge.
02:50Parce qu'à la limite, s'il avait dit uniquement l'Arabie Saoudite et le Qatar,
02:53on aurait pu le croire.
02:54Et qu'ils disent que les Émirats Arabes Unis lui ont demandé de ne pas frapper l'Iran,
02:58alors même qu'il venait de se prendre le matin même une attaque
03:00qui a visé quand même une installation nucléaire,
03:04et que les Émirats Arabes Unis souhaiteraient aller au bout de cette guerre,
03:07ce n'est pas crédible.
03:09Donc très clairement, il a encore une fois,
03:12Trump always chickens out, encore une fois décidé de reculer,
03:15et il a mis ça sur le dos des pays du Golfe
03:18qui l'ont découvert en écoutant la télé comme nous tous.
03:20Alors cette expression, Trump chickens out, ça veut dire qu'il se dégonfle, quoi en fait.
03:25C'est ça, c'est pour le mouiller, quoi.
03:26Voilà, ça fait plusieurs fois qu'on dit, il fait une rhétorique incendiaire,
03:29des tweets menaçant d'éradiquer une civilisation,
03:32mais il ne va pas au bout.
03:34Jusqu'au bout.
03:34Heureusement qu'il ne va pas au bout,
03:36parce qu'il y en a quand même des tweets qui peuvent être qualifiés de génocidaires.
03:39C'est la première fois qu'on annonce les crimes de guerre au quotidien.
03:42Et il y en a qui sont commis.
03:44Quand on frappe des infrastructures à double usage civil et militaire,
03:47c'est considéré comme un crime de guerre.
03:49Les pays de la région essaient de calmer ces ardeurs bellicistes.
03:52Je parle du Qatar et de l'Arabie Saoudite.
03:55Les Émirats Arabes Unis et Israël voudraient aller au bout,
03:58jusqu'au changement de régime,
03:59mais cela ne semble pas réaliste à ce stade.
04:01Donc il est contraint, tôt ou tard, de négocier.
04:03On ne pourra pas réouvrir le détroit d'Ormus.
04:06Sans accepter de faire certaines concessions.
04:08Il y a un homme qui...
04:09Vous avez allusion à Trump qui menace, Trump qui recule.
04:14On a compilé toutes ces déclarations à chaque fois qu'il a reculé,
04:17mais on va y venir dans quelques minutes.
04:19Et c'est assez édifiant, bien sûr.
04:20Oui.
04:21Il y a un homme ici qui compte le nombre de volte-face du président américain.
04:26C'est Mika.
04:26Bravo.
04:27C'est votre job maintenant.
04:29Oui, effectivement.
04:29Donc c'est la septième fois.
04:30Donc c'est la septième fois.
04:32Et en fait, on voit qu'il y a un motif, un pattern.
04:34On en parlait sur cette antenne ce matin pour essayer d'expliquer l'impact sur les marchés.
04:37De fait, l'enjeu ici, il est le suivant.
04:39C'est qu'on voit qu'il y a effectivement un hyping.
04:43Donc c'est-à-dire, il va dire, je vais frapper.
04:44Vous allez voir ce que vous allez voir.
04:46Généralement, ça se passe le week-end, c'est-à-dire le dimanche, le samedi soir, le lundi.
04:50Le mardi, on voit qu'il y a une temporisation.
04:52Le mercredi, on voit qu'il y a un doublement de la temporisation.
04:55Et le jeudi, le vendredi, c'est plutôt des messages pour dire,
04:58les négociations avancent, ça va, on va arriver à un accord.
05:01Et le samedi, on repart.
05:03Et ça fait sept semaines qu'on a ce cycle, effectivement.
05:06Mais ce qui veut dire que, Didier, que Donald Trump privilégie la négociation.
05:11Mais ça veut dire quoi, privilégier la négociation ?
05:14Parce que je regardais, dans la négociation, il y a la levée du blocus,
05:17le retrait des forces américaines de toute la région,
05:20les dommages et réparations pour les Iraniens, le nucléaire civil.
05:23Enfin, on voit mal Trump céder sur tous ces points.
05:25Non, non, ça, c'est pas les négociations.
05:26Ça, c'est les points politiques.
05:29C'est les prises de position avant les négociations.
05:32Non, ce qui est intéressant depuis, quand même, là, pour le coup, plusieurs semaines,
05:35et surtout depuis la semaine dernière,
05:37c'est qu'on voit qu'on converge sur ce qui doit être discuté.
05:42C'est-à-dire, à la fois, pour les Américains,
05:43la question des stocks nucléaires et de l'enrichissement,
05:47et pour les Iraniens, la question de la levée des sanctions
05:50et le retour des avoirs sur le gel.
05:53Tout ça est conditionné à l'ouverture d'Hormuz.
05:57Donc là, ce qui est intéressant, par exemple,
05:59les Américains qui, au départ, disaient
06:00« On ne veut pas du tout que les 440 kilos d'uranium super enrichis
06:05puissent sortir d'Iran ».
06:07Là, ça se discute.
06:09Ils disaient « On ne veut pas, il y a 4 centres nucléaires,
06:13il ne doit plus y en avoir zéro, ils en proposent un ».
06:15Bon, les Iraniens, l'enrichissement, c'était 0-0-0,
06:19maintenant, c'est peut-être à 3-7, c'est-à-dire pour faire de l'électricité civile.
06:23Donc, on voit que ça bouge de ce côté-là.
06:24Côté iranien aussi, au départ, ils voulaient qu'on leur donne tout leur argent,
06:27qu'on arrête la guerre, etc.
06:29Là, après, ils étaient descendus à 25% de ce qu'on leur avait piqué, etc.
06:34Donc, on voit bien que ça commence à converger sur les choses importantes.
06:37Le problème étant qu'à ce stade, il n'y a pas encore de séquençage.
06:43Et particulièrement, la question du détroit d'Hormuz est importante,
06:45puisque les Iraniens veulent des engagements américains
06:48avant de débloquer Hormuz.
06:50Et les Américains leur disent « Mais dans vos rêves, jamais on fait ça,
06:53sinon on n'a plus de levier sur vous. »
06:55Donc, on fera la levée des sanctions de manière graduée
06:59en fonction de l'évolution des négociations sur le nucléaire.
07:03Et Hormuz, c'est avant.
07:04Donc, c'est la tube, pour l'instant, ça bloque.
07:06Hormuz, ça doit être le premier point de débloquage.
07:09C'est ça.
07:09Mais on voit bien que maintenant, ils ont assez bien cerné
07:12ce qu'étaient les paramètres de la négociation.
07:15Mais ces menaces, alors pour l'instant,
07:17qui ne sont pas...
07:19qui ne restent que des menaces en l'air,
07:21et on commence à en avoir l'habitude,
07:22l'Iran y répond, puisque l'Iran menace à son tour
07:25d'attaquer des puits de pétrole
07:27et d'ouvrir de nouveaux fronts
07:29en cas de nouvelle attaque américaine.
07:31Quels seraient ces fronts ?
07:32Alors, déjà, la déstabilisation des pays voisins,
07:35ça commence à devenir véritablement inquiétant
07:38pour tous les pays de la région
07:39qui avaient bâti tout un modèle
07:41sur le fait que le Golfe était une sorte d'oasis de stabilité
07:44dans un Moyen-Orient en fragmentation
07:48confronté au chaos, à l'extrémisme.
07:50Et protégé par les Américains ?
07:51Et protégé par les Américains.
07:52Il faudra de longs mois,
07:54et je pense même des années,
07:55pour retrouver la confiance.
07:57Richard Verly, qui était là il y a quelques instants,
07:59était à Dubaï il y a deux semaines.
08:01Il nous disait que les prix des hôtels,
08:03vous preniez une suite qui vous coûtait
08:061000 euros il y a deux mois,
08:07vous pouvez l'avoir pour 40 euros en ce moment.
08:10Le taux d'occupation est de 8%.
08:11Les touristes ont fui.
08:12Les hôtels à Dubaï, les touristes ont fui.
08:14Les investisseurs sont encore plus inquiets.
08:17Donc comment rebâtir la confiance
08:18tant qu'il y a cette menace
08:19et que la protection américaine
08:22a montré ses limites,
08:22c'est quand même un fromage gruyère.
08:25Le régime iranien a bien compris
08:26que c'était l'un des maillons faibles
08:28de ce qui se passe actuellement.
08:29Ce qui est intéressant,
08:30c'est que ces attaques sur les Émirats arabes unis,
08:32on dit que les drones viennent d'Irak.
08:34C'est ça.
08:34Donc il y a un autre point de ce que ça
08:36le nouveau front aussi.
08:38C'est ça le nouveau front ?
08:39En fait, le gros problème, c'est ça.
08:40C'est parce qu'on voyait bien
08:41que les Israéliens sont un peu tapés
08:43sur le Hezbollah.
08:44Le Gaza, le Hamas a été un peu mis de côté.
08:47Depuis le début, rappelez-vous,
08:48on le dit sur ce plateau,
08:50les houthis ne sont pas vraiment partants.
08:52À chaque fois, ils font du déclaratif.
08:54Les houthis sur ceux qui sont au Yémen.
08:55Sur ceux qui sont au Yémen.
09:10très, très importantes depuis la guerre
09:11contre Daesh et contre l'État islamique,
09:14qui sont très encadrées depuis très longtemps
09:17par la force Alkots,
09:18qui sont les opérations extérieures
09:20des gardiens de la Révolution,
09:21qui n'ont jamais été touchées par personne,
09:23qui n'ont jamais été frappées,
09:24qui sont installées sur place
09:25et qui ont un poids militaire énorme.
09:27Et aujourd'hui, par exemple,
09:28les frappes qui ont eu lieu de drones
09:29sur les Émirats arabes unis,
09:30c'est de là que ça vient.
09:31Les attaques, le français,
09:33notre camarade des chasseurs alpins
09:35tués là-bas, c'est eux, etc.
09:37Donc vous voyez bien qu'on a quand même
09:39quelques soucis à se faire en Irak.
09:41Donc ça c'est sur la partie géopolitique
09:43et sur la partie même stratégique
09:44et tactique d'un point de vue militaire.
09:46Sur la partie géoéconomique,
09:47ce qu'on est en train de voir,
09:48c'est que la stratégie de l'Oignon,
09:49elle fonctionne.
09:49La stratégie de l'Oignon, c'est quoi ?
09:50Les Iraniens ont commencé par toucher
09:52les différents hubs,
09:54les différents hubs industriels
09:56des différents pays voisins
09:57et notamment des Émirats arabes unis
09:59qui est le premier, évidemment,
10:00à être touché.
10:01Le premier enjeu,
10:02c'était la stratégie de hub aérienne,
10:03bien sûr, avec les grands hubs
10:05de Doha au Qatar
10:07ou le grand hub, bien sûr,
10:08de Dubaï ou d'Abu Dhabi
10:09qui se retrouvaient inutilisables.
10:11Puis la deuxième stratégie,
10:13c'était le hub cette fois-ci,
10:14pétrolier, le hub énergétique,
10:16parapétrolier.
10:16Puis, troisièmement,
10:17tout le hub logistique maritime
10:19et sur le reste,
10:20pas que les pétroliers,
10:21sur toute la dimension conteneur,
10:22sur toute la dimension voiture
10:23et tout ce que vous voulez.
10:24Donc là, effectivement,
10:25quand on repense au fait
10:27que Dubaï, le port de Jebel Ali,
10:29c'est l'un des cinq
10:30plus grands ports mondiaux
10:31et l'impact que ça a
10:32d'un point de vue logistique,
10:33c'est évidemment fondamental.
10:34Et le quatrième niveau
10:36qu'on voit en ce moment,
10:37c'est la menace,
10:38depuis quelques semaines,
10:39mais qui amplifiait
10:40jour après jour par l'Iran
10:41de couper certains câbles sous-marins
10:43dans le détroit d'Hormuz.
10:44Ça, ça ne va pas couper
10:45l'Internet mondial,
10:46ça rassurez-vous,
10:47ce n'est pas l'Internet européen
10:48qui va en souffrir.
10:48Mais pour autant,
10:49pour la région
10:50et notamment pour le hub financier,
10:52cette fois-ci,
10:53de Dubaï d'un côté
10:54et de Doha de l'autre,
10:55c'est fondamental.
10:56Donc ces quatre hubs
10:57ont été touchés les uns
10:58après les autres
10:58ou vont être touchés.
10:59Et cette stratégie,
11:00elle est payante.
11:01Là, les images
11:06à la Maison-Blanche.
11:07Il en a profité
11:08pour refaire un point
11:09sur le conflit
11:09et il l'a dit,
11:10j'étais à une heure de frapper
11:11mais les pays du Golfe
11:12ont demandé de ne pas le faire.
11:14Mais est-ce que ça veut dire
11:15qu'aujourd'hui, franchement,
11:16ils sont en manque de stratégie,
11:19même, je vais employer l'expression,
11:20en rade de stratégie,
11:22Didier François,
11:23les Américains ?
11:23Oui, franchement ?
11:24Oui, c'est-à-dire que vous...
11:25De stratégie militaire.
11:26Bien sûr.
11:27Que voulez-vous faire
11:28quand vous avez d'un côté
11:29un manque de capacité tactique
11:31pour essayer d'inverser
11:32la tendance d'un point de vue militaire
11:33et que de l'autre côté,
11:34d'un point de vue stratégique,
11:35vous avez sur tous ces volets économiques
11:36que j'ai évoqués là
11:37qui sont massifs
11:38et qui touchent tous les pays belligérants
11:40ou les pays concurrents de la région,
11:42des impacts qui sont faits
11:43avec des impacts de très long terme,
11:44des impacts structurels.
11:45Quand vous avez ces deux dimensions-là
11:47et que vous ajoutez
11:48l'impact opérationnel militaire
11:50sur les différentes bases
11:51des pays de la région
11:52qui servent à la projection américaine
11:54et évidemment israélienne ici,
11:56fondamentalement,
11:56on a une limitation
11:57de ce qui est possible de faire.
11:58D'autant qu'aux États-Unis,
11:59il y a un sondage qui est sorti,
12:00je crois, hier ou avant-hier,
12:01que deux tiers des Américains
12:02sont contre une reprise de la guerre.
12:04Ah, ben voilà,
12:05il reparle de la guerre,
12:06Donald Trump.
12:09Nous avons frappé
12:10tous leurs sites de production
12:12ainsi que leurs drones.
12:14Il leur reste une carapacité résiduelle,
12:16mais très peu.
12:17Leur marine a été complètement détruite,
12:19leurs forces aériennes également.
12:21Le président Xi m'a promis
12:23qu'il n'enverrait pas d'armes à l'Iran.
12:26C'est une grande promesse
12:28et j'ai tendance à le croire,
12:29je l'ai remercié.
12:31Nous avons eu une très bonne rencontre
12:33en Chine.
12:35Nous nous entendions très bien avant.
12:38Xi et moi avons passé
12:41un bon moment ensemble.
12:42Il m'a promis
12:43de ne pas envoyer d'armes.
12:46Regardez.
12:4940% de son pétrole est gêné,
12:52de ses approvisionnements sont gênés,
12:53mais il n'envoie pas
12:53de destroyer, escorter cet encœur.
12:56Il veut que les détroits soient rouverts,
12:58comme moi,
12:58et j'y arriverai.
13:00L'Iran a instrumentalisé militairement
13:03ce détroit,
13:04mais ça fait 47 ans.
13:06Ce n'est pas leur détroit,
13:08c'est un détroit international.
13:11Ils n'ont pas le droit de le faire
13:12et je crois qu'ils ont compris la leçon.
13:17si nous stoppions aujourd'hui,
13:19si nous arrêtions aujourd'hui,
13:21il faudrait,
13:22ça leur prendrait 25 ans
13:23à tour construire.
13:27Ça, ça aurait dû être fait
13:28par Obama,
13:29par Biden,
13:30par d'autres présidents
13:32depuis longtemps.
13:34et je crois que tout le monde
13:35est d'accord.
13:36Eux-mêmes sont d'accord.
13:39Est-ce qu'il y a d'autres initiatives ?
13:46Regardez,
13:48dès que cette guerre sera terminée,
13:49les prix du carburant
13:50vont s'effondrer.
13:53Alors en Iowa,
13:58on en était à 85,
14:001,85$ le gallon.
14:04Je me suis dit,
14:06c'est génial,
14:10le marché,
14:13les marchés financiers,
14:14les marchés boursiers explosent,
14:15mais il faut agir.
14:17Nous ne pouvons pas,
14:19encore une fois,
14:19laisser les Iraniens
14:20obtenir une arme nucléaire.
14:21Si vous voulez voir le monde
14:23exploser,
14:24eh bien, allez-y.
14:26Mais je crois que
14:28ce sont des perturbations,
14:29ça n'est rien.
14:31Il faut le supporter.
14:33Mais franchement,
14:34il y a
14:36beaucoup,
14:36beaucoup de pétrole,
14:37beaucoup de carburant.
14:38Regardez,
14:38vous avez tous ces gros tankers
14:40qui se rendent au Texas,
14:41qui se rendent en Alaska
14:43pour acheter du pétrole
14:46américain.
14:46Et ça vaut le coup,
14:47puisqu'on ne peut pas permettre
14:49aux Iraniens d'avoir
14:49une arme nucléaire,
14:50et ils le savent pertinemment.
14:52– Voilà,
14:53Donald Trump,
14:54je le rappelle,
14:55devant le chantier
14:56de la grande salle de balle
14:57à Washington,
14:58qui fait un point sur la guerre,
15:00qui parle de politique intérieure.
15:01Mais ce qui nous intéresse,
15:02c'est la guerre au Moyen-Orient.
15:03– Oui, mais il a dit quand même
15:03quelque chose d'important.
15:04Il a dit que dès que la guerre
15:05sera finie,
15:06les prix du pétrole vont chuter.
15:08Est-ce que c'est aussi simple
15:09que ça, Mika ?
15:10– Alors non,
15:11ce n'est pas exact.
15:11Et là, pour le coup,
15:12quels que soient les scénarios,
15:13que ça vienne de secteurs bancaires,
15:14que ça vienne de secteurs assurantiels,
15:16que ça vienne des pétroliers,
15:17que ça vienne des gouvernements,
15:18ce qu'on voit,
15:18c'est qu'effectivement,
15:19la manière dont ça va prendre du temps,
15:22c'est-à-dire des mois,
15:22littéralement,
15:23voire des trimestres,
15:24pour que les infrastructures
15:25pétrolières et gazières
15:26repartent à ce qui était prévu
15:27ou ce qui était existé
15:28avant la guerre.
15:29Mais surtout que la demande
15:32et l'offre soient en adéquation
15:33pour faire baisser les prix
15:34et redescendre à des niveaux
15:36autour de 90 dollars,
15:3780 dollars durablement,
15:39ça, personne ne l'attend
15:40avant au moins
15:41le quatrième trimestre 2026.
15:43– Gaëtan Mélin,
15:43chef du service économique.
15:44– Oui, effectivement,
15:45ça va prendre beaucoup,
15:45beaucoup de temps.
15:46Pourquoi ?
15:47Parce qu'il y a un élément aussi
15:48qui est très important,
15:49ce sont les pays asiatiques
15:50qui ont énormément puisé
15:52dans leurs réserves stratégiques
15:53qui vont devoir
15:55reconstituer leurs stocks.
15:56Ça veut dire qu'on va avoir
15:57une pression sur la demande
15:59qui est très, très importante
16:01et donc la relation
16:02entre l'offre et la demande
16:03va faire que les prix
16:05ne vont d'ailleurs,
16:06dans un premier temps,
16:08continuer à progresser.
16:09La baisse n'est pas attendue
16:10pour, effectivement,
16:11plusieurs mois,
16:12vous avez parfaitement raison.
16:13– Même si la guerre
16:14s'arrêtait à la fin de l'année.
16:14– Bien sûr, bien sûr,
16:15parce qu'encore une fois,
16:16ça va prendre des semaines
16:19à libérer ce détroit d'Hormuz.
16:22Comme vous le disiez,
16:24reconstruire ces installations
16:25pétrolières,
16:26tout refluidifier,
16:27mais vraiment,
16:27les stocks stratégiques,
16:28c'est vraiment une emprise
16:30très, très importante.
16:31– Et ici,
16:31il y a un effet de ciseau
16:32qui est important.
16:33C'est-à-dire que la Chine,
16:33pendant ce temps-là,
16:34a baissé ses imports
16:35de pétrole brut de 30%
16:37depuis le début de la guerre,
16:38mais a réussi à reconstituer
16:40l'intégralité
16:41de ses stocks stratégiques.
16:42Et aujourd'hui,
16:42la Chine s'en sert
16:43comme une arme géoéconomique,
16:44par exemple,
16:45avec un accord
16:45qui a été signé
16:46pas plus tard que hier
16:47avec l'Australie
16:48pour leur fournir
16:48plus de 600 000 barils,
16:49par exemple.
16:50Et de l'autre côté,
16:51les États-Unis,
16:51au contraire,
16:52sont en train de baisser.
16:53Les réserves stratégiques
16:54sont en train de chuter
16:54parce que comme il y a
16:55un effet d'aubaine
16:56sur le marché,
16:57aux États-Unis,
16:58les acteurs sont prêts
16:59à sortir du pétrole brut
17:01de la réserve stratégique
17:01pour le vendre
17:02à vil prix.
17:04Et donc,
17:04dans ce contexte-là,
17:05les Américains aussi
17:06vont devoir reconstituer
17:07la réserve stratégique
17:08et vous voyez que l'Europe,
17:09bien sûr,
17:09est prise en tenaille.
17:10– Alors,
17:11ces images
17:12que vous avez montrées
17:12à la conférence de presse
17:13sur fond de la salle de balle
17:14sont quand même
17:15très révélatrices.
17:16On est dans une double impasse,
17:17une impasse militaire,
17:18une impasse diplomatique
17:19et tous les journalistes
17:21accrédités là-bas
17:22et ses propres conseillers
17:24font fuiter
17:24que sa principale obsession
17:26en ce moment,
17:27c'est cette ballroom.
17:28C'était initialement
17:30le domaine réservé
17:31de la première dame
17:32aux États-Unis.
17:33C'est là
17:33qu'Elenor Roosevelt travaillait.
17:35Eleanor Roosevelt,
17:35c'est elle qui a rédigé
17:36la charte universelle,
17:38la déclaration universelle
17:39des droits de l'homme
17:39en 1948,
17:40une grande intellectuelle,
17:42une militante
17:43pour la démocratie
17:44et les droits de l'homme
17:44et là,
17:45c'est avec des financements privés
17:46qu'on construit
17:47une énorme ballroom.
17:49C'est l'obsession
17:50de Trump en ce moment.
17:51En pleine guerre,
17:52dans une guerre
17:53dont deux tiers des Américains
17:54nous disent,
17:55pas seulement,
17:55ils y sont opposés,
17:56ils disent,
17:56on ne comprend pas
17:57pourquoi on est dans cette guerre
17:58puisque nos propres services
17:59de renseignement
17:59nous disaient
18:00qu'il n'y avait pas
18:00de menace nucléaire iranienne
18:01et puis surtout,
18:02il y a cette obsession maladive
18:03de Joe Biden
18:04et de Barack Obama
18:05qui ont tous les défauts
18:06de la terre
18:06mais l'accord
18:07que Barack Obama
18:08avait signé en 2015
18:11était critiquable
18:12parce qu'il ne parlait pas
18:13des proxys,
18:14des balistiques
18:14mais sur la question nucléaire
18:15il y avait
18:16des concessions iraniennes
18:18considérables
18:18sur le nombre
18:19de centrifugeuses
18:20sur l'uranium enrichi
18:21donc s'il ne l'avait pas
18:23unilatéralement déchiré
18:23en 2018
18:24nous n'en serions pas là.
18:25On va aller à Washington
18:27retrouver Axel Moni
18:28en direct pour BFM TV
18:29que retenir
18:30de cette conférence
18:31de Donald Trump
18:32improvisée devant le chantier
18:33de la salle de balle
18:34on fait le point
18:35sur ce conflit
18:36on n'en est qu'au 81ème
18:37jour de guerre
18:38en fait que l'Iran
18:40l'a échappé de justesse
18:41grâce aux discussions
18:42qu'il a pu avoir
18:43avec les pays du Golfe
18:44sinon il tapait
18:45il était à une heure
18:45de taper
18:46c'est ce qu'il a dit
18:46le président des Etats-Unis.
18:51Oui c'est exactement
18:52le message de Donald Trump
18:53en fait il a improvisé
18:54cette visite de chantier
18:56qui semblait plus
18:57un prétexte
18:58pour répondre
18:58aux questions des journalistes
19:00et surtout
19:00pour dramatiser
19:02ces frappes
19:03dont il dit
19:04qu'elles devaient avoir lieu
19:05qu'elles auraient déjà eu lieu
19:07à cette heure-ci
19:07de la journée.
19:08C'est une manière
19:09pour Donald Trump
19:10donc de continuer
19:11à mettre la pression
19:12sur l'Iran
19:12évidemment
19:13mais c'est aussi
19:13un moyen
19:14de dire à ceux
19:15qui doutaient un peu
19:16de la réalité
19:17de la volonté
19:18de Donald Trump
19:18de frapper encore une fois
19:19Téhéran
19:20que oui
19:21il allait le faire
19:22véritablement.
19:23Alors évidemment
19:23ces mots n'engagent
19:25que ceux qui veulent
19:26bien y croire
19:27mais Donald Trump
19:27a encore une fois
19:30enclenché son cycle
19:31de menaces
19:32et de négociations
19:33sauf qu'à terme
19:34il est difficile
19:35de lire sa tactique
19:36et sa stratégie
19:37claire
19:38puisqu'il menace
19:39et en même temps
19:40il retire les frappes
19:41il a d'abord expliqué
19:42qu'il n'y avait plus
19:44de place pour la négociation
19:45et que les frappes
19:46allaient être faites
19:47et puis maintenant
19:48il dit
19:49je ne le frappe plus
19:50il y a des négociations
19:51mais en même temps
19:52ça ne durera pas plus
19:54de 2-3 jours
19:55quelques jours
19:55jusqu'à dimanche peut-être
19:56dit-il
19:57l'Iran doit céder
19:59sur ces points
20:00et doit donner
20:01un accord
20:02on ne sait pas
20:03ce qui va se passer
20:03dans les prochaines heures
20:04en tout cas
20:05ce qui est sûr
20:05c'est que ça a aussi
20:06coupé l'herbe
20:06sous le pied
20:07de J.D. Venn
20:08son propre vice-président
20:09qui doit tenir
20:10une conférence de presse
20:11dans moins de 2 heures
20:11et qui n'aura pas
20:12grand chose d'autre
20:13à dire probablement
20:14sur le sujet
20:15Axel Meunier
20:16en direct de Washington
20:17pour BFM TV
20:18Nous accueillons
20:19l'ancien chef d'état-major
20:19de la marine nationale
20:20Alain Houdot
20:21de Dainville
20:22on a calculé
20:23c'est la 7ème fois
20:24que Donald Trump
20:25menace de frapper
20:26et puis finalement
20:26au dernier moment
20:27il recule
20:29forcément à force
20:30de menacer
20:30est-ce que le régime iranien
20:33prend ça au sérieux ?
20:34Le régime iranien
20:36j'en sais rien
20:37mais un argument
20:37qui est développé
20:39par le président américain
20:40c'est de dire
20:41qu'il a eu des discussions
20:42avec les pays du Golfe
20:43alors avec lesquelles
20:44si c'est avec Oman
20:45Oman aujourd'hui
20:46est plutôt en discussion
20:47avec l'Iran
20:48pour la co-gouvernance
20:50des droits d'Harmouz
20:51les Émirats
20:52les discussions
20:52avec les Émirats
20:53ça se passe par projectiles
20:55donc je ne sais pas
20:56s'il y a des messages
20:57dans les projectiles
20:58mais en tout cas
20:59ce n'est pas vraiment
21:00de la négociation
21:01donc il reste
21:03les Arabes Saoudites
21:04et le Qatar
21:05et je ne vois pas très bien
21:06quelles discussions
21:07il pourrait y avoir
21:08avec ces deux pays
21:08en ce moment
21:10qui ont été frappés aussi
21:12donc je veux dire
21:13ce n'est pas très crédible
21:15enfin pour nous
21:16Occident
21:17enfin Européens
21:18ce n'est pas très crédible
21:19ce que dit le président
21:20alors il s'adresse sûrement
21:22aux admirateurs
21:23de la salle de bal
21:24mais ce n'est pas nous
21:28mais quand il dit
21:29j'étais à une heure
21:30de frapper
21:30tout était prêt
21:31ça veut dire quoi
21:32tout était prêt
21:32du point de vue militaire
21:34et du point de vue militaire
21:35rien
21:36ça veut dire qu'il y a un plan
21:37ça veut dire qu'il y a un plan
21:39qu'il y a des forces
21:40il y a des avions
21:41sur les porte-avions
21:42qui sont en alerte
21:43à 5 minutes
21:44on leur dit allez-y
21:44décoller
21:45et puis on leur dit
21:45allez-y
21:46boum
21:46ils ont des objectifs
21:49qui sont préparés
21:49mais depuis
21:51depuis le 28 février
21:53pas tout à fait
21:53mais un peu après
21:54mais lequel ?
21:55qu'est-ce qui aurait été
21:56plus efficace
21:56que ce qui a été fait
21:57jusqu'à présent ?
21:58c'est de frapper
21:59sur les centrales électriques
22:01de fourniture d'électricité
22:02parce que les Iraniens
22:04viennent de demander
22:05d'utiliser
22:08qu'une ou deux lampes
22:09dans leur maison
22:10donc il y a un problème
22:11d'électricité
22:11donc si on accentue le problème
22:13on peut faire mal
22:14on va aller voir
22:15Siavoj Ghazi
22:16en direct
22:17de Téhéran
22:18pour BFM TV
22:20Siavoj
22:21là on entend
22:21les menaces
22:23de Trump
22:23finalement l'Iran
22:24l'a échappé belle
22:25mais du côté de l'Iran
22:26c'est un autre discours
22:27en disant
22:27on a résisté
22:28et on continue de résister
22:31oui absolument
22:32en Iran
22:33les idioties
22:34en tout cas
22:35ne croyaient pas
22:36à une telle attaque
22:37avait dit
22:38à différents responsables
22:40régionaux
22:40notamment
22:41lors d'un appel
22:42téléphonique
22:43entre le ministre
22:44iranien des Affaires
22:44étrangères
22:45et son homologue
22:45saoudien
22:46que si jamais
22:47il y avait des attaques
22:48américaines
22:49contre l'Iran
22:50la réponse sera généralisée
22:51l'Iran frappera
22:54toute la région
22:54en particulier
22:55l'Arabie Saoudite
22:56et les Émirats
22:58Arabes Unis
22:58donc Bahreïn
23:00et le Koweït
23:01depuis ce matin
23:02les médias iraniens
23:03se moquent
23:04de Donald Trump
23:05par exemple
23:06ce matin
23:06il y a un média
23:07qui a affirmé
23:07je cite
23:08le pédophile
23:09a reculé
23:11pour la cinquième fois
23:12depuis le cessez-le-feu
23:14après avoir lancé
23:15des menaces
23:15de frappe
23:16contre l'Iran
23:16le conseiller
23:18le conseiller
23:20de politique
23:21du guide
23:22suprême iranien
23:23Mohamed Morpère
23:24qui prononce
23:25un discours
23:25en ce moment même
23:26vient d'affirmer
23:27que Donald Trump
23:28se ridiculise
23:30à travers le monde
23:31avec ses menaces
23:32et ses ultimatums
23:33et ses marches arrières
23:35en permanence
23:36donc pour Téhéran
23:37tout cela n'est pas sérieux
23:38et Téhéran
23:39en tout cas
23:39c'est l'idée
23:41différents responsables militaires
23:42l'ont dit
23:43on est prêt
23:44à attaquer
23:45encore plus durement
23:46à la fois
23:46les cibles américaines
23:48dans la région
23:49mais aussi
23:51toutes les monastres
23:52marchés arabes
23:52du groupe Persique
23:53en particulier
23:54les Émirats
23:55et l'Arabie Saoudite
23:56Assyav Oshghazi
23:57en direct de Téhéran
23:59une question quand même
24:00sur la potentielle
24:02réplique militaire
24:03de l'Iran
24:03on revient sur les phrases
24:05de Trump
24:05que l'on a entendues
24:06réentendues
24:07tout a été détruit
24:08ils n'ont plus rien
24:09maintenant ils ont une capacité
24:10de réplique résiduelle
24:12résiduelle
24:12ou quand même
24:14menaçante et efficace
24:15en tout cas
24:16ils ont de quoi frapper
24:19on ne sait pas exactement
24:20combien
24:23avant le cessez-le-feu
24:24depuis le cessez-le-feu
24:26c'est difficile
24:26parce qu'ils ont peut-être
24:27refait les choses
24:28réouvert des souterrains
24:31etc
24:32grosso modo
24:34les Iraniens
24:35étaient
24:36à une capacité
24:37de tir
24:37de 30 missiles
24:39balistiques
24:40par jour
24:40je parle des missiles
24:42balistiques
24:42de moyenne et longue portée
24:44c'était 30 par jour
24:46et la vie générale
24:49des services de renseignement
24:50occidentaux
24:50c'était qu'à ce rythme-là
24:52ils étaient encore capables
24:53de tenir deux mois
24:54voilà
24:55c'était ça à peu près
24:56le
24:58sachant qu'on partait
24:59des stocks existants
25:00de ce qui avait été tiré
25:01mais qu'on avait beaucoup de mal
25:02à voir ce qui avait été
25:04vraiment détruit
25:05pour les drones
25:07personne n'en sait rien
25:08aucun service
25:09n'est capable de le dire
25:09parce que le drone
25:10à la différence des usines
25:11de missiles
25:12ça se fabrique
25:13donc le seul moyen
25:14d'arrêter les drones
25:15pour le coup
25:15c'est de frapper
25:16effectivement
25:16les usines
25:17enfin les centrales électriques
25:19et puis les raffineries
25:21pour ne pas avoir
25:22de générateurs
25:22mais ils ont des capacités
25:24aujourd'hui
25:24de frapper
25:26pendant un temps
25:27certes court
25:28mais enfin deux mois
25:29c'est pas si court de ça
25:30pour ceux qui se les prennent
25:31sur la figure
25:31ils sont prêts
25:32à faire ce qu'ils ont fait
25:34ça en tout cas
25:35on est à peu près certains
25:35qu'ils sont capables
25:36de riposter
25:37avec le volume
25:39qu'ils avaient
25:40pendant encore
25:41à peu près deux mois
25:42là ils menacent
25:43d'attaquer
25:44les puits de pétrole
25:44en fait c'est les ciblages
25:46ces puits de pétrole
25:47est-ce qu'on peut les protéger
25:48est-ce que les américains
25:48peuvent les protéger
25:49est-ce que les pays du Golfe
25:50font les moyens
25:50de les protéger
25:51non c'est bien ça le problème
25:52c'est pour ça que les pays du Golfe
25:53sont inquiets
25:53en fait non
25:56la centrale électrique
25:57visée
25:57la centrale nucléaire
25:59visée aux émirats arabes unis
26:00c'est évidemment un message
26:01le fait que
26:02s'ils se mettent à tirer
26:03sur les usines
26:05de dessalinement
26:05c'est un problème
26:06c'est pour ça
26:07que les états du Golfe
26:08sont en fait
26:09le meilleur bouclier
26:10à part les émirats arabes unis
26:11et même les émirats arabes unis
26:12entre ce qu'ils disent
26:13et en fait
26:14ce qui se passe
26:16ils ont fait
26:17des frappes de riposte
26:18mais ils ne sont pas non plus
26:19sur une logique
26:20de reprendre
26:21la France
26:22qui a quand même
26:23aidé
26:25notamment les émirats arabes unis
26:26à se défendre
26:27puisqu'on a des accords
26:28est-ce que là
26:30elle pourrait
26:31intervenir de nouveau
26:32on interviendrait
26:33à nouveau
26:33pour les interceptions
26:34de drones
26:35ce qu'on a fait
26:36jusqu'à présent
26:37et on est mieux équipé
26:38pour le faire
26:39parce qu'on a maintenant
26:40déployé des hélicoptères
26:41de combat tigre
26:42des missiles de défense
26:43anti-arienne
26:44courte portée
26:45mistral
26:45un certain nombre de choses
26:46on ne va pas rentrer
26:47dans tous les détails
26:48mais on a de quoi faire
26:50et de quoi tenir
26:50sur les drones
26:51sur les missiles balistiques
26:53ils ont l'appui américain
26:54et l'appui israélien
26:56qui a déployé une partie
26:57du drone de fer
26:59mais attention
27:01c'est pas
27:01c'est pas tout le pays
27:03qui peut être protégé
27:04donc
27:05c'est encore une fois
27:07les intercepteurs de missiles
27:08ça coûte très cher
27:09il y en a très peu
27:10donc on peut décider
27:11de les mettre
27:12à un ou deux endroits
27:13ça veut dire que les autres
27:13seront ouverts
27:14donc oui on peut décider
27:15à ce moment-là
27:15de les mettre
27:16sur les usines
27:17de désalinisation de l'eau
27:19et sur la centrale nucléaire
27:21mais ça veut dire
27:22qu'à ce moment-là
27:22le gaz et le pétrole
27:23ne seront pas protégés
27:24les hôtels ne seront pas protégés
27:25les bases militaires
27:26ne seront pas protégées
27:28donc vous voyez bien
27:28que c'est une question de choix
27:29et l'aide israélienne
27:30le fameux dôme
27:31les missiles qui ont été prêtés
27:32c'est pas suffisant
27:33mais ils en ont pris
27:34ils ont prêté en fait
27:34une batterie
27:35d'accord
27:35donc une batterie
27:37qui a été utilisée déjà
27:38quasiment
27:39alors non
27:39ils ont de quoi tirer
27:41mais encore une fois
27:42la batterie
27:43elle va définir
27:45nous par exemple
27:46en France
27:46en défense anti-missiles
27:47on a huit batteries
27:48en tout
27:49pour tout le territoire
27:50qui ne sert qu'à une chose
27:51c'est à défendre
27:52nos structures de base
27:53de lancement nucléaire
27:54voilà
27:55donc on protège
27:56nos capacités de riposte
27:57et nos capacités nucléaires
27:59en particulier
28:00nos bases aériennes avancées
28:02le reste Paris
28:03n'est pas défendu
28:03donc vous êtes en train
28:04de dire que
28:05si on nous attaquait
28:06à part les sites nucléaires
28:08les bases nucléaires
28:09protégées
28:10nos villes
28:11nos installations électriques
28:13tout ça
28:13ne sont pas protégées
28:14non
28:14parce que la protection
28:15de nos villes
28:15et de nos installations électriques
28:17c'est la dissuasion
28:18donc on protège
28:19les missiles nucléaires
28:21qui garantissent la dissuasion
28:23mais on ne protège pas
28:24individuellement
28:24chacune des centrales électriques
28:26on va retrouver Nargis Hadji
28:27parce que ce qui est intéressant
28:28depuis qu'on a écouté
28:29Donald Trump en direct
28:30le président des Etats-Unis
28:31c'est de constater
28:33qu'à chaque fois
28:34qu'il menace
28:34ces derniers temps
28:35il recule
28:36et on s'interroge
28:37bonsoir Nargis Hadji
28:38c'est de savoir finalement
28:39s'il va vraiment passer à l'action
28:40quoi en fait
28:41oui près de 3 mois de guerre
28:42et un jour la menace militaire
28:44et le lendemain
28:44l'ouverture diplomatique
28:46nous avons sélectionné
28:473 exemples
28:47nous sommes le 22 mars
28:49Donald Trump lance
28:50cet ultimatum
28:51à Téhéran
28:52si vous ne rouvrez pas
28:52le détroit d'Hormuz
28:53les Etats-Unis
28:55anéantiront les centrales
28:56ils laissent 48 heures
28:58mais deux jours plus tard
28:59pas de frappe
29:00et le délai est prolongé
29:01même mécanique
29:02le 4 avril
29:03Téhéran
29:03a quelques jours
29:04pour je cite
29:05conclure un accord
29:06ou rouvrir le détroit d'Hormuz
29:08le lendemain
29:09la menace
29:09est une fois encore repoursée
29:11mais l'avertissement
29:13ultime a lieu
29:13trois jours plus tard
29:14sur son réseau social
29:16le président américain
29:17écrit ces mots
29:17une civilisation entière
29:20va mourir ce soir
29:21quelques heures plus tard
29:22revirement
29:23cessez-le-feu provisoire
29:24est accepté
29:24du coup il a gagné
29:25un surnom sur les réseaux sociaux
29:27le président
29:27taco pour Trump
29:29always chickens out
29:30autrement dit
29:31Trump se dégonfle toujours
29:32une expression popularisée
29:34il y a près d'un an
29:34déjà par un éditorialiste
29:36du Financial Times
29:37il dénonce
29:38les volte-face répétées
29:39du président américain
29:40et donc depuis
29:41le hashtag
29:42taco Trump
29:42circule massivement
29:43sur les réseaux sociaux
29:44avec parfois
29:45des détournements
29:46et des mèmes générés
29:47par intelligence artificielle
29:49est-ce que ça du coup
29:49ça ne peut pas le pousser
29:50à agir
29:50s'il voit sur les réseaux sociaux
29:52que ça s'amplifie
29:53et que de nouveau
29:54on le moque
29:54mais il ne faut pas oublier
29:56qu'il a actuellement
29:57il agit par le blocus
29:58c'est ça le blocus
29:59oui
29:59le blocus du blocus
30:01non du blocage
30:02le blocus du blocage
30:03le blocus du blocage
30:04le blocus
30:05c'est un effet
30:07c'est un effet
30:08très fort
30:09sauf que c'est à long terme
30:11on sait que
30:11pour vraiment affaiblir
30:13le régime iranien
30:14il faut attendre encore
30:14plusieurs semaines
30:15voilà il faut attendre
30:16combien de temps encore
30:16oui c'est en plusieurs semaines
30:18plusieurs semaines
30:18oui mais c'est son principal
30:20moyen d'action
30:21c'est dommage qu'il les met
30:22en vigueur
30:24mais peut-être que les iraniens
30:26pensent que Trump
30:26craquera avant
30:27c'est ça
30:28oui bien sûr
30:29en fait c'est une partie
30:30c'est une partie d'échecs
30:32le temps joue en faveur de qui ?
30:33échecs d'un côté
30:34de poker de l'autre
30:35voilà échecs et poker d'un côté
30:36le temps joue en faveur de qui ?
30:37si on a une augmentation continue
30:39du prix du baril de pétrole
30:41de toute façon
30:41il va y avoir une pression internationale
30:43qui va être telle
30:44et notamment de la Chine
30:46qui va demander à Trump
30:47de trouver une solution
30:48donc probablement
30:49que c'est en faveur de l'Iran
30:50en tout cas
30:51économiquement
30:52c'est comme ça que je l'interprète
30:53en tout cas la semaine dernière
30:54ce que Donald Trump
30:54avait dit dans un point presse
30:55un micro tendu
30:56un peu improvisé
30:57c'était que lui
30:58ne s'intéressait pas
30:59au sort financier
31:00des américains
31:01par rapport à cette guerre
31:02il disait que c'était plus important
31:03de se débarrasser
31:04du nucléaire iranien
31:05et quelque part
31:06il disait quoi qu'il en coûte
31:07sans utiliser la même formule
31:08mais fondamentalement
31:10ce qui était assez important ici
31:11c'est de voir que
31:11malgré l'augmentation
31:12de près de 50%
31:13des prix du carburant
31:15à la pompe
31:16aux Etats-Unis
31:16et dans certains Etats
31:17c'est bien plus que ça
31:18que ce soit les questions
31:20d'inflation
31:20l'inflation pour les industriels
31:22qui dépasse 6%
31:24l'inflation pour les consommateurs
31:25qui dépasse 3,5%
31:27tous ces éléments-là
31:28en réalité aujourd'hui
31:28n'ont pas encore eu
31:29de prise sur lui
31:30et la question que moi
31:31je me pose
31:31et donc je ne vais pas
31:32être en retraite
31:33je ne sais pas répondre
31:34à votre question
31:34c'est quels vont être
31:36les chiffres
31:37qui peuvent être
31:37des véritables déclencheurs
31:39d'un changement de politique
31:40il est obligé
31:42d'avoir une victoire
31:42parce que si ça arrêtait là
31:44il aurait fait souffrir
31:44quand même beaucoup de monde
31:45pour rien économiquement
31:47et j'allais venir justement
31:48sur la question de la victoire
31:49est-ce qu'il a besoin
31:49d'une victoire en Iran
31:50est-ce qu'il a besoin
31:51d'une victoire à Hormuz
31:52est-ce que Cuba
31:53ne peut pas lui donner
31:54une petite victoire
31:55est-ce que le Groenland
31:56ne peut pas lui donner
31:56une petite victoire
31:57est-ce qu'il n'y a pas aussi
31:58une victoire que Donald Trump
31:59évoque continuellement
32:01et encore dans la conférence
32:01de presse qu'on vient
32:02de voir à l'instant même
32:03c'est la question
32:04de la montée
32:05des cours de bourse
32:06pourquoi les cours de bourse
32:07sont importants ?
32:07parce que les cours de bourse
32:08les cours actions
32:10déterminent pour beaucoup
32:11d'Américains
32:12une majorité d'Américains
32:13les 401k
32:15c'est-à-dire les placements
32:17sur lesquels sont indexés
32:18les retraites des gens
32:19donc plus les cours
32:20montent au niveau actions
32:22plus les gens sont
32:23entre guillemets
32:24contents
32:24au moins par rapport
32:25à la question de leur pension
32:26de leur retraite
32:27je pense que le Groenland
32:29ça laisse froid
32:31si je peux me permettre
32:32les pays du Golfe
32:33c'est pas du tout
32:36là-dessus que ça va jouer
32:37moi je pense qu'il y a
32:38un lien très fort
32:39entre le nucléaire
32:41et le détroit d'Hormuz
32:42le détroit d'Hormuz
32:43c'est devenu
32:44le nouveau moyen
32:45de dissuasion
32:46de l'Iran
32:47en fermant le détroit
32:49l'Iran
32:50peut dissuader
32:51toute guerre
32:52contre lui
32:53alors que
32:54il peut composer
32:55sur le nucléaire
32:56donc je pense
32:56les deux sont étroitement liés
32:58et que s'il y a
32:59des négociations
33:00il faut voir les deux
33:01en même temps
33:01moi je pense qu'il y a
33:02un énorme problème
33:03pour tout le monde
33:06pourquoi la difficulté
33:07sinon il y a longtemps
33:07qu'il aurait trouvé
33:08une pirouette
33:09parce qu'il s'en fout
33:09des pirouettes
33:10c'est pas le sujet
33:11il aurait trouvé un truc
33:12il s'en serait sorti
33:13en disant j'ai gagné
33:14enfin comme il avait fait
33:15pour les élections
33:16pendant 4 ans
33:17il nous a expliqué
33:17qu'il avait gagné
33:18les élections
33:18alors qu'il y avait
33:19un autre président
33:20à la Maison Blanche
33:20donc c'est pas vraiment
33:21un sujet dans sa tête
33:22je pense
33:23le vrai problème
33:24il est ailleurs
33:25aujourd'hui
33:26toutes les puissances
33:28mondiales
33:28occidentales
33:29et les Etats-Unis
33:30sont la première d'entre elles
33:31sont des puissances
33:32maritimes
33:33parce que
33:34la mondialisation
33:36les échanges commerciaux
33:37dépendent d'une chose
33:38la liberté de circulation
33:40maritime
33:40dans toute l'histoire du monde
33:42et dans toute l'histoire du monde
33:44c'est là-dessus
33:44que se sont construits
33:45les puissances
33:46ça vaut pour la Chine
33:48qui depuis
33:49qui d'ailleurs
33:50pour devenir une puissance
33:51s'est construit
33:52comme puissance maritime
33:53puisqu'elle n'était qu'une
33:54conscience continentale
33:55ce qui lui posait problème
33:56ce qui est un problème
33:57pour les Russes
33:57qui sont une faible
33:58puissance maritime
33:59qui essayent de le devenir
34:00qui n'y arrivent pas
34:01donc vous voyez bien
34:02que le problème à la sortie
34:03c'est qu'il peut toujours
34:04faire le mariole
34:05pour ses électeurs
34:06et que nous sur les plateaux
34:07on dira
34:08ben non
34:09mais la réalité du monde
34:10c'est que s'il perd
34:11aujourd'hui sur l'Iran
34:12c'est pas Cuba
34:13qui va rattraper l'affaire
34:13s'il perd sur les détroits
34:15et c'est ça aussi
34:16qui fait que les Chinois
34:17sont un peu embêtés
34:18dans cette affaire
34:18c'est que s'il perd là-dessus
34:20pour le coup
34:21et il y en a d'autres
34:22qui gagnent
34:23et là ça peut lui faire
34:24très mal
34:25dans une situation mondiale
34:26où on est quand même
34:27sur un pouvoir déclinant
34:28des Etats-Unis
34:29avec une Chine montante
34:31et qui est en train
34:32de consolider
34:33ça veut dire que
34:34l'ensemble des accords
34:35stratégiques mis en place
34:36en 1945
34:36pour contrôler le pétrole
34:38et le Golfe
34:38s'effondrent
34:39qu'il n'y a plus de confiance
34:40dans cette région-là
34:41que c'est les Chinois
34:42qui vont rentrer
34:42et les remplacer
34:43il peut mais s'il fait ça
34:45honnêtement
34:45le coût stratégique
34:46pour l'Occident
34:47et pour les Etats-Unis
34:49sera autre chose
34:50sur le coup là
34:51on est sur 30 centimes
34:52à la pompe
34:53mais le jour où
34:54on a un Iran nucléaire
34:56donc inattaquable
34:56comme la Corée du Nord
34:57qui bloque le détroit
34:58d'Ormuz en permanence
34:59et à qui vous ne pouvez
35:00plus rien faire
35:01parce qu'il a la bombe atomique
35:02je peux vous dire
35:03que ce n'est pas 30 centimes
35:04à la pompe
35:05qu'on va se prendre
35:05et donc là tout le monde
35:06qui est en train de pleurer
35:07dans 10 ans
35:08quand les autres auront
35:09le contrôle du détroit
35:10et la bombe atomique
35:11ce n'est pas pleurer
35:12qu'on va faire
35:13et le problème
35:14c'est que pour aller les déloger
35:15le jour où ils auront
35:16la bombe atomique
35:16ça sera une paire de manches
35:17c'est ça le sujet en fait
35:18on va aller aux Émirats
35:20pardon
35:20on va aller
35:21on retrouve Célia
35:22Vallée à Doha
35:23au Qatar
35:23pour BFM TV
35:24parce que
35:25ce que l'on voudrait comprendre
35:26Célia
35:27c'est si oui ou non
35:28Donald Trump
35:29a appelé les pays du Golfe
35:31et qu'ils lui ont dit
35:31non non surtout
35:32ne tapez pas monsieur le Président
35:36le Qatar
35:37où on se trouve ici
35:38n'a pas confirmé
35:39l'existence de cet appel
35:41entre les pays du Golfe
35:43et lui
35:44et Donald Trump
35:46pourtant on a bien posé la question
35:47nous ce matin
35:48au porte-parole du ministère
35:50des affaires étrangères
35:51on lui a demandé
35:52si cet appel avait bien existé
35:54mais difficile d'obtenir
35:56une réponse de sa part
35:57parce que
35:57il y a une position
35:59qu'ils ont adoptée
36:00le Qatar
36:00c'est celle de la neutralité
36:01depuis le début du conflit
36:03pour les deux parties
36:04parce que le Qatar
36:05et les pays du Golfe
36:06en général
36:07ils ont deux objectifs
36:08c'est d'abord
36:09de poursuivre
36:10ce cessez-le-feu
36:10pour trouver
36:11des accords de paix
36:12mais aussi
36:12de retrouver la libre circulation
36:14dans le détroit d'Hormuz
36:16je vous propose
36:16de l'écouter justement
36:17ce porte-parole
36:18il est au micro
36:19de Chloé Berthaud
36:21il y a une claire solidarité
36:25entre les pays du Golfe
36:26pour soutenir
36:27les négociations
36:28menées par le Pakistan
36:29et également
36:30pour maintenir
36:31le cessez-le-feu
36:34notre position
36:35reste la même
36:35le détroit
36:36doit rester ouvert
36:37les procédures
36:38doivent rester
36:39les mêmes
36:40et ne pas aller
36:41contre le droit international
36:46on l'a également interrogé
36:48sur les relations
36:49entre l'Iran
36:50et le Qatar
36:50il nous a affirmé
36:52qu'elles devaient
36:52rester positives
36:53et c'est d'ailleurs
36:54ce qu'on a remarqué
36:55ce matin
36:55sur Marine Trafic
36:56puisque deux métaniers
36:58deux navires qataris
36:59ont passé le détroit d'Hormuz
37:00Célia Vallée au Qatar
37:02pour BFM TV
37:03avec Chloé Bertrand
37:04en attendant
37:05le marché pétrolier
37:06reste sous tension
37:07les prix à la pompe
37:09sont toujours très hauts
37:10le gouvernement
37:11annoncera
37:12les nouvelles aides
37:13à partir de jeudi
37:14mais il faut bien
37:15l'avoir en tête
37:16et Sébastien Lecornu
37:17Premier ministre
37:18l'a dit
37:18on n'est pas sorti
37:20de l'auberge
37:20mais il l'a pas dit
37:21comme ça
37:23Malheureusement
37:23cette géopolitique
37:24s'est installée
37:25dans le réservoir
37:26des Françaises
37:27et des Français
37:27et malheureusement
37:29nous le voyons
37:29sous une forme
37:31ou sous une autre
37:32cela va durer
37:33il ne faut pas mentir
37:34aux Françaises
37:35et aux Français
37:35les guerres hybrides
37:37ou malheureusement
37:37les guerres plus directes
37:39vont se multiplier
37:40et donc évidemment
37:41nous payons cash
37:42nos dépendances
37:43en la matière
37:44vous l'avez dit vous-même
37:44à chaque crise
37:46ce sont toujours
37:47les mêmes qui paient
37:48c'est vrai
37:49Alors Sébastien Lecornu
37:51qui avait bien sûr
37:51avec le gouvernement
37:52fait le pari inverse
37:53il pensait que la situation
37:55durerait finalement
37:56assez peu
37:57c'est pour ça
37:58qu'il n'y avait pas eu
37:58d'essai de l'aide
37:58au départ
37:59là malheureusement
38:00ça va être compliqué
38:01de tenir
38:02parce qu'il y a
38:02des aides ciblées
38:03mais ça touche
38:05tous les Français
38:05à la hausse des carburants
38:06Non mais ça va continuer
38:07il l'a redit
38:08à l'Assemblée Nationale
38:11effectivement
38:11il prépare
38:12les Français
38:13il sait qu'il y a
38:14certains secteurs
38:15d'activité
38:15qui souffrent
38:16plus que d'autres
38:16il les a rappelés
38:17la pêche
38:18l'agriculture
38:19les transporteurs routiers
38:20il a fait référence
38:21également aussi
38:22à l'agriculture
38:22avec les engrais
38:24le prix des engrais
38:24qui augmente
38:25et puis le problème
38:26de volume
38:26puisqu'on rappelle
38:27qu'un tiers
38:28des engrais
38:28proviennent
38:29justement
38:29de cette région
38:31du Moyen-Orient
38:32il a parlé également
38:33du BTP
38:34mais tout en disant
38:35voilà
38:35on met ces secteurs
38:36sous surveillance
38:37on regarde comment ça se passe
38:38et puis on agira
38:39en fonction
38:40il a parlé également
38:41de la chimie
38:42on sait aujourd'hui
38:43que d'autres professions
38:44devraient être aidées
38:45notamment
38:46les acteurs
38:47du soin
38:48à domicile
38:48les taxis
38:49ou les infirmières
38:50qui jusqu'à présent
38:51ont été écartés
38:52du dispositif d'aide
38:53mais vraiment
38:54il est toujours
38:54dans cette logique
38:56c'est-à-dire
38:57que oui
38:58le gouvernement
38:58a bien conscience
38:59qu'il y a des difficultés
39:00mais il est hors de question
39:02de raser
39:03de raser large
39:04comme pendant
39:05il envisage
39:06de revoir
39:07les 6 milliards d'euros
39:08de gel de crédit
39:08alors ça oui
39:09on est déjà
39:10en train de rogner
39:10sur les économies
39:11non non pas du tout
39:11en fait
39:12ce qu'il a expliqué
39:13c'est qu'aujourd'hui
39:15le coût
39:16de cette guerre
39:17au Moyen-Orient
39:18pesait pour 6 milliards
39:19d'euros
39:19sur les finances publiques
39:20et que
39:21ça allait être financé
39:22par des coupes budgétaires
39:24dans certains ministères
39:25il a dit
39:25qu'il faudrait documenter
39:27ces coupes budgétaires
39:28c'est-à-dire qu'il va falloir
39:29expliquer
39:30quelles sont aujourd'hui
39:31les dépenses prioritaires
39:32et quelles sont celles
39:33qui vont passer à la trappe
39:34pour financer
39:35cet effort de guerre
39:35pour le moment
39:36il n'a pas dit
39:37que cette enveloppe
39:38était insuffisante
39:40peut-être que ça le sera
39:41dans les prochaines semaines
39:42le budget
39:43le budget le cornu
39:44va vouloir en éclair
39:45bien évidemment
39:45mais en tout cas
39:46il agit
39:48au fil de l'eau
39:49toutes ces mesures
39:50rappelez-vous
39:51c'est mois
39:52après mois
39:53là les mesures
39:54qui seront annoncées
39:55jeudi prochain
39:56concerneront
39:57le mois de juin
39:58certains secteurs
39:59d'activité
39:59peut-être que si effectivement
40:01le conflit
40:01dure
40:02est-ce qu'il n'est pas
40:04en train de nous endormir
40:05parce que j'entendais
40:05ce matin
40:06je vais aller jusqu'au bout
40:07de ma question
40:07j'entendais ce matin
40:09quand même
40:09le ministre de l'économie
40:10qui était chez nos confrères
40:11de BFM Business
40:11nous expliquer
40:12que l'économie française
40:13résiste
40:14je regardais factuellement
40:16les chiffres
40:17le chômage
40:18est au plus haut
40:19depuis 5 ans
40:19la consommation baisse
40:21l'investissement baisse
40:22l'exportation baisse
40:23les faillites d'entreprises
40:24ont atteint
40:25un record historique
40:26sur les 12 derniers mois
40:27le déficit public
40:28on va vers 6% du PIB
40:29la France
40:30est la lanterne rouge
40:31de la zone euro
40:32le ministre de l'économie
40:33nous expliquait
40:33on résiste
40:34heureusement qu'on résiste
40:35mais qui dirait
40:36là le problème
40:36c'est que vous vous attaquez
40:37au ministre de l'économie
40:38c'est lui qui tient
40:39un propos
40:40qui ne tient pas
40:41en revanche
40:42le premier ministre
40:43lui
40:44il est très très clair
40:45dans ses propos
40:45il explique que la situation
40:47est très compliquée
40:48qu'on ne peut pas faire
40:49n'importe quoi
40:49donc c'est monsieur Lescure
40:50qui est dans le déni
40:51bien sûr que oui
40:53le patron de Bercy
40:54est dans le déni
40:55et Sébastien Lecornu
40:56est très inquiet
40:58parce qu'il sait
40:59ce que c'est qu'une guerre
41:00il était ministre de la défense
41:00c'est comment ça fonctionne
41:01il a regardé l'affaire
41:02il sait que ça ne sera pas court
41:03il sait que ça va durer
41:05quand il dit
41:05les guerres hybrides durent
41:07il sait de quoi il parle
41:08à la différence de
41:08je ne sais pas ce que
41:09et les guerres vont se multiplier
41:11il le sait
41:12et il est
41:13je pense très vigilant là-dessus
41:15après il n'est peut-être pas
41:16entendu par tous
41:17au gouvernement
41:18mais lui il est là-dessus
41:19mais sa conviction
41:20sa conviction est faite
41:21depuis un bout de temps
41:22et puis il faut bien
41:22se rendre compte ici
41:23de pourquoi ça va durer
41:24c'est-à-dire qu'on est
41:24dans un moment
41:25avec des prix du baril
41:26qui sont dans un endroit
41:27un peu bâtard
41:28si vous voulez
41:28c'est-à-dire que le pétrole
41:29n'est pas assez cher
41:30pour qu'il y ait
41:31une destruction de la demande
41:33et de l'autre côté
41:34il est trop haut
41:35pour qu'il y ait
41:35une destruction de l'offre
41:36donc on est dans ce créneau
41:38entre 90 dollars
41:39cet entre-deux
41:40entre 90 dollars
41:41et 135-140 dollars le baril
41:43où en fait
41:44on est dans une situation
41:44où tout se passe mal
41:46donc dans ce contexte-là
41:47quand on n'est pas
41:48dans un niveau
41:48où on peut effectivement
41:49soit réguler le marché
41:51par la demande
41:51soit par l'offre
41:52on se retrouve dans une situation
41:53effectivement
41:54où si vous n'avez pas
41:54d'aide ciblée
41:55si vous n'avez pas aussi
41:56peut-être d'autres types d'actions
41:57comme par exemple
41:57une baisse de taxes
41:58ou autre chose
41:59de fait vous ne pouvez pas
42:00ça pour l'instant
42:00le gouvernement refuse
42:01de baisser les taxes
42:02mais oui
42:02parce qu'une baisse de taxes
42:03ça serait pour l'ensemble
42:04des états mobiles
42:04ce que refuse de mettre en place
42:06le Premier ministre
42:07ce qu'on fait d'autres pays
42:08d'autres pays
42:10qui n'ont pas du tout
42:11les mêmes finances
42:12que les nôtres
42:13finalement ce sont les français
42:14qui ajustent eux-mêmes
42:15puisqu'on le voit
42:16ils n'en sommes moins d'essence
42:17les français l'ont bien compris
42:18sur les 10 premiers jours de mai
42:20moins 30%
42:21ça veut dire moins d'activité économique
42:22aujourd'hui on a des français
42:23qui sont résiliants
42:24vous les écoutez
42:25ils ont adapté
42:27un peu contraints et forcés aussi
42:28bien sûr
42:28mais parce qu'ils savent aussi
42:29que ce n'est pas dans la main
42:31de la France aujourd'hui
42:32ce conflit au Moyen-Orient
42:33ce sera le thème
42:34d'un forum spécial
42:35pouvoir d'achat
42:36d'ailleurs en direct
42:36sur BFM TV
42:37ce sera demain à 21h
42:40inflation, pouvoir d'achat
42:41la France est-elle dans le rouge
42:43émission spéciale
42:44présentée par Maxime Switek
42:45avec nos experts
42:47des responsables politiques
42:48on va les inviter
42:49au rang de l'escur du coup
42:49et les français
42:51qui pourront débattre
42:52et discuter bien sûr
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