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  • il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bienvenue sur le plateau de BFM TV, bonsoir Olivier Truchot.
00:03Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:04Il y a 69ème jour de guerre au Moyen-Orient, si on devait résumer la situation en une ligne et
00:08demie,
00:08on ne peut pas dire que le porte-avions Charles de Gaulle est en approche du détroit d'Hormuz.
00:11Détroit toujours bloqué malgré la pression américaine et l'envie pressante de Donald Trump de signer un accord avec les
00:18Iraniens.
00:18Justement, c'est à Washington que ça se passe.
00:20Nous allons retrouver Antoine Ellard en direct pour BFM TV, parce que le président Trump reste quand même optimiste, Antoine.
00:31Oui, c'est en tout cas la tonalité de ces prises de parole.
00:33Hier, Donald Trump a plusieurs reprises dit que les discussions se passent bien avec les Iraniens et qu'on est
00:38très proche d'un accord.
00:39Alors, ce n'est pas la première fois que Donald Trump fait le coup de dire que les choses avancent
00:42et puis finalement, il ne se passe rien.
00:44Là, on sera rapidement fixé, puisque selon plusieurs médias américains, les Iraniens doivent apporter aujourd'hui une réponse à cette
00:50feuille de route soumise par les Américains.
00:5314 points pour à la fois régler la question du détroit d'Hormuz et la question du nucléaire.
00:58Cet optimisme de Donald Trump traduit aussi son empressement.
01:01Donald Trump veut que les choses aillent vite.
01:03Il aimerait signer quelque chose avant son départ pour la Chine.
01:06Il s'envole mercredi pour une visite d'État de deux jours à Pékin.
01:09Et il ne veut pas apparaître en position de faiblesse face à son homologue Xi Jinping,
01:13dans la position d'un président englué dans une guerre qu'il n'arrive pas à terminer.
01:17L'optimisme de Donald Trump, c'est peut-être aussi une stratégie de communication.
01:20D'abord pour calmer les marchés, et ça a plutôt bien fonctionné.
01:23Hier, Wall Street a fini en hausse et le prix du baril de pétrole était à la baisse.
01:27Et Trump, ce matin, sur son réseau social, a posté une capture d'écran de l'indice Dow Jones, l
01:31'indice boursier de Wall Street,
01:33qui a donc fini dans le vert hier.
01:34C'est peut-être aussi une stratégie de communication pour reprendre la main après l'échec de son opération Liberté,
01:40qui était censée débloquer le détroit d'Hormuz.
01:42Une opération qui n'a même pas duré 48 heures et qui a permis le passage de seulement deux navires.
01:47Voilà Antoine Allard, Washington, pour BFM TV.
01:49Thierry Arnaud, les médias américains, notamment la chaîne américaine NBC News,
01:54expliquent le revirement de Donald Trump, qui a mis fin à cette opération,
01:57qui était censée mettre en place une escorte de navires à Hormuz,
02:02parce que l'Arabie Saoudite est intervenue en refusant de permettre aux forces américaines
02:07d'utiliser son espace aérien et ses bases pour cette opération.
02:10Donc il y a une forte pression de l'Arabie Saoudite.
02:12Oui, c'est effectivement un revisionnement majeur et potentiellement un souci de premier plan pour les États-Unis
02:18que ce refus effectivement saoudien de l'utilisation des bases et de l'espace aérien,
02:24ce qui rendait logistiquement l'opération beaucoup plus complexe évidemment,
02:27parce que vous parliez d'escorte, mais en réalité il s'agissait d'une couverture.
02:30Et donc l'aspect du dispositif aérien pour garantir la circulation était crucial pour que le dispositif américain fonctionne.
02:38Alors vous vous souvenez que lorsqu'il a expliqué que l'opération était suspendue,
02:43Donald Trump ne l'a pas du tout justifié comme ça.
02:45Il nous a dit que c'était à la demande du Pakistan,
02:47parce que les négociations étaient en train de reprendre avec l'Iran
02:51et qu'en guise et en gage de bonne volonté, on allait arrêter cette opération.
02:56Mais ça montre, et de ce point de vue c'est une information très importante,
03:00entre un, les interrogations et le possible revirement stratégique de l'Arabie saoudite
03:07qui était quand même l'allié majeur et puissant des États-Unis dans la région
03:11et dont on voit bien qu'il se demande maintenant quel est l'avenir de cette alliance
03:15et s'il faut continuer à miser autant dessus bien sûr.
03:19Et ça c'est évidemment un développement potentiellement très important
03:23et ça veut dire que l'onde de choc de cette guerre contre l'Iran
03:27va aller bien au-delà de ce qui pourrait être, si tout se passe bien,
03:31dans les semaines qui viennent, la réouverture des étroits d'Hormuz.
03:33Mais Ulrich Bounat, comment expliquer le revirement de l'Arabie saoudite,
03:36ce changement de stratégie, l'Arabie saoudite qui ne veut plus d'avions américains sur son territoire ?
03:41Je dirais qu'il y a deux choses.
03:43Il y a une lame de fond qui était qu'effectivement, avant même cette guerre,
03:46les Saoudiens se posaient des questions sur
03:48« Vaut-il mieux mettre tous ses oeufs dans le même panier américain pour avoir une protection ? »
03:52Et ce n'est pas forcément le cas, on a la même question en Europe.
03:55Les Saoudiens avaient par exemple conclu des accords avec les Pakistanais
03:58avant cette guerre pour essayer de diversifier leurs accords de défense.
04:00Mais là, très concrètement, ce qui s'est passé, c'est que
04:02lorsqu'il y a eu ce projet de liberté qui a été mis en place par Donald Trump,
04:06pendant les premières heures, il y a eu des frappes immédiates
04:08de la part des Iraniens sur les Émirats arabes unis
04:12et les Américains n'ont rien fait.
04:13Et donc c'est ça en fait qui pose problème aussi aux Saoudiens, c'est de se dire…
04:16Ils ne se sentent plus tellement protégés par le bouclier américain.
04:20Exactement, voire même, ça pourrait être tout à fait des victimes collatérales.
04:22Et les Américains ne bougeraient pas le petit doigt.
04:24Et donc ça, c'est un vrai problème pour les Saoudiens, c'est un problème de sécurité.
04:27Ils ne sont pas capables de se défendre tout seuls.
04:29Et enfin, on va dire, le parrain sur lequel ils s'appuyer, visiblement,
04:32n'est pas prêt à bouger.
04:33Ils ont aussi plutôt intérêt que les droits d'hormous soient rouverts assez rapidement.
04:36Effectivement, mais donc du coup, ils privilégient sans doute une stratégie
04:38qui va être peut-être plus sur la diplomatie à long terme
04:41avec les Iraniens, avec les Pakistanais et les Turcs,
04:43plutôt que la manière forte que propose Donald Trump.
04:46Anecdote édifiante que rapporte le New York Post,
04:47qui est un des médias américains qui a expliqué cette décision
04:51de la part de l'Arabie Saoudite, il y a eu une conversation téléphonique,
04:53dit le journal, entre le prince Ben Salman et Donald Trump
04:57qui lui a demandé de revenir sur la décision de fermeture de ce ciel
05:01et d'usage des bases aériennes.
05:03Et le prince Ben Salman a refusé la demande américaine.
05:07Mais Benjamin Petrovert, on a un Donald Trump qui se montre très optimiste.
05:10On attend a priori, aujourd'hui, une réponse de Téhéran
05:13aux dernières propositions américaines.
05:16On parle d'un protocole d'accord d'une page
05:18qui pourrait mettre fin à la guerre, qui pourrait établir aussi
05:21un cadre de négociations, pour des négociations plus détaillées
05:24sur le nucléaire, etc.
05:26La réouverture des Trois-Dormous.
05:27Pourquoi est-il si optimiste, Donald Trump ?
05:30Ce n'est pas seulement pour rassurer les marchés,
05:32d'ailleurs ça marche, puisque le baril du pétrole a baissé.
05:34Donald Trump est dans son wishful thinking habituel.
05:37Il montre qu'il est optimiste, alors qu'en fait,
05:39il ne sait absolument rien de la réponse des Iraniens.
05:41Plus précisément, il n'arrête pas de leur demander
05:43une réponse extrêmement vite et extrêmement rapidement.
05:46Ce qui, à mon avis, va faire qu'en face, ils vont traîner
05:49et ils vont prendre leur temps, eux.
05:51D'ailleurs, comme par magie aujourd'hui, on a des nouvelles
05:53du guide suprême, vous avez remarqué.
05:55Il y a le président iranien.
05:56Le président iranien qui a dit, je l'ai vu.
05:58Autrement dit, on est en train de montrer
06:00qu'il y a bien un capitaine à la manœuvre au côté iranien
06:03et que c'est bien le guide suprême qui a le dernier mot.
06:06Écoutez ce qu'en dit le président iranien,
06:08ça permettra de préciser ce qui s'est passé aujourd'hui.
06:12« J'ai eu l'honneur de rencontrer notre cher dirigeant.
06:15Nous avons discuté avec lui pendant près de deux heures et demie.
06:22Avant toute chose, je tiens à vous dire
06:24que ses opinions et son attitude étaient franches et humbles.
06:28Pour un dirigeant, traiter quelqu'un de cette manière,
06:31c'est la preuve que son comportement est sincère. »
06:35– Un guide suprême qu'on n'a toujours pas vu publiquement.
06:37– C'est là, on a l'impression qu'il s'est rétabli, là, que ça va mieux.
06:40– Oui, à croire le président, je vais bien, tout va bien.
06:42Peut-être qu'en effet, il est sorti d'une longue période d'hospitalisation
06:45et qu'il est maintenant en capacité à répondre.
06:46– On n'a aucune info en la matière.
06:48– Voilà, ou alors c'est le président iranien
06:50qui fait sa déclaration pour montrer qu'il y a un capitaine à bord.
06:52En tout cas, c'est bien pour dire
06:54que la proposition américaine est à l'étude,
06:56mais qu'eux prennent aussi leur temps pour répondre.
06:58Et comme il a été très dit précédemment,
07:00on a affaire aujourd'hui à des pays arabes qui sont assez échaudés.
07:04Parce qu'en fait, tous n'attendaient qu'une seule chose.
07:06Ils attendaient au fond que les Américains finissent le travail
07:09et éliminent l'ennemi principal de la région, le régime iranien.
07:14– Se débarrasse du régime iranien.
07:15– Voilà, et en fait, ce n'est pas ce qui est fait aujourd'hui.
07:17Donc, énorme fragilisation régionale,
07:19parce que tous ceux qui s'étaient aventurés dans cette guerre se disent
07:22« Oups, les Iraniens vont se venger quand l'accord sera signé
07:26parce que le régime ne sera pas mis à bas. »
07:28Et comme ça a été dit très justement, les Saoudiens sont les premiers à s'inquiéter
07:31si jamais ils se retrouvent à devoir parlementer et dealer avec les Iraniens.
07:35Et puis en face, on a les Émirats qui, eux, ont carrément tourné la tête
07:39et se dirigent désormais à 100% vers Israël
07:41et font appel à Israël pour se protéger
07:43parce qu'ils voient bien que ce ne sont plus les Américains
07:45qui se chargent de la protection de la Méditerranée.
07:47– Justement, c'est au Qatar que nous allons à dos
07:49à retrouver Laura Combo en direct pour BFMTV
07:52parce que ce dont on parle dans la région, c'est effectivement de cette brouille
07:56entre Washington et Riyad, c'est-à-dire entre l'Arabie Saoudite et les États-Unis.
08:01– Oui, tout à fait. Leurs relations sont en train de se tendre.
08:07Ça a commencé mardi quand Donald Trump a annoncé mettre sur pause
08:11à la surprise générale son projet « Liberté ».
08:14Donc ça a pris tout le monde de court.
08:16NBC News nous apprend qu'en fait, les dirigeants saoudiens
08:20ont appris sur les réseaux sociaux, comme tout le monde,
08:23que Donald Trump mettait en place cette opération.
08:26Les Saoudiens, notamment le prince héritier Mohamed Ben Salman,
08:29n'ont pas apprécié ne pas avoir été mis au courant.
08:31Voilà pourquoi ils ont interdit l'accès à une base située près de Riyad
08:36et aussi interdit l'accès à leur ciel, à l'espace aérien saoudien, à l'armée américaine.
08:42Donc ça, c'était l'autre jour.
08:44On apprend aujourd'hui que finalement, ça va encore plus loin que ce projet « Liberté »
08:48puisqu'il y a une information de I24 News qui vient de nous parvenir
08:52avec l'Arabie saoudite qui limitera l'accès des États-Unis à ses bases
08:56et à son espace aérien jusqu'à ce que les États-Unis fournissent, je cite,
09:01« une protection adéquate ».
09:03En effet, vous en parliez, un Riyad qui craint que Washington
09:05ne puisse pas protéger les États du Golfe de frappes iraniennes.
09:09Cette semaine, il y a les Émirats Arabes Unis qui ont été visés après le cessez-le-feu
09:13et avant ce cessez-le-feu, tous les pays du Golfe avaient également été touchés.
09:18On peut vous le rappeler qu'il y avait eu de très nombreux dommages matériels
09:22sur leur base militaire, mais également sur des infrastructures énergétiques
09:26qui sont absolument cruciales pour ces pétromonarchies.
09:28Laura Cambo avec Mathieu Le Peigny à Doha, au Qatar.
09:31Nous sommes avec le colonel Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale
09:35et ancien conseiller du commandement de la Finule.
09:37La guerre va s'arrêter, selon vous ?
09:41Je pense qu'on est dans le bon chemin, parce que Trump et les Américains ont essayé tout
09:49ce qu'ils ont pu.
09:50Ils s'aperçoivent que l'Iran a une résilience très forte.
09:53Le fait que le président Pesachian ait dit « j'ai rencontré le guide », je ne pense
09:58pas qu'il mente, mais ça veut dire, comme vous le disiez tout à l'heure,
10:02qu'il y a une unité de doctrine et de commandement.
10:06Donc, l'Iran n'a pas été détruit par les frappes américaines et australes.
10:12Et pourquoi l'Iran alors accepterait ? Pourquoi le régime accepterait-il un projet d'accord ?
10:18Parce que pour le moment, on ne sait pas ce que…
10:20Moi, j'ai des informations qui me viennent des États-Unis, qui disent que sous l'égide
10:26de la Chine, ça c'est très important, parce que l'Arabie saoudite, d'où on vient
10:30de parler, elle a signé un accord à Pékin en avril 2023 avec l'Iran, dans lequel
10:38il disait « on arrête de se faire la guerre, vous êtes une grande puissance chiite, nous
10:42une grande puissance sunnite, ce n'est pas notre intérêt ni à l'un ni à l'autre,
10:46donc on ne se fait plus la guerre, on ne soutient plus les opposants avec des armes et de l
10:52'argent
10:52et ainsi de suite ». Il y avait eu un accord de réconciliation entre l'Iran et l'Arabie
10:58saoudite sous l'égide de la Chine.
11:00Or, le ministre des Affaires étrangères, Araqji, iranien, Araqji, était à Pékin
11:07hier.
11:08Il y a trois ou quatre jours, il était à Moscou.
11:11On voit bien que l'influence de Moscou, l'influence de Pékin, joue sur cet accord qui est…
11:24– La Chine pourrait pousser l'Iran à accepter un protocole d'accord en fait et faire
11:30quelques concessions.
11:31– Oui.
11:32– La Chine met la pression sur les États-Unis via l'Arabie saoudite aussi.
11:35– Oui, c'est possible aussi.
11:38Mais je pense que la Chine ne met pas la pression, mais elle dit à Araqji ou à l'Iran,
11:45ce serait
11:46mieux de faire comme ça parce que nous on peut vous aider ensuite à faire ceci, à faire cela.
11:51Et les services secrets après échangent des tas d'informations entre eux pour dire
11:55« ben voilà ce qu'on pourrait faire ou proposer ».
11:57– Benjamin ?
11:57– Quand vous posez la question Olivier, est-ce que c'est la fin de la guerre ? Il faut
12:00savoir
12:00de quelle guerre on parle. Si c'est l'accord de fin de guerre entre les Américains et
12:05les Iraniens, il reste quelqu'un.
12:07– Israël.
12:08– Israël.
12:09– Parce qu'il faut rappeler que dans ces 14 points visiblement, il n'y a pas une seule
12:12ligne qui dit « l'Iran s'engage à cesser de menacer l'État d'Israël ou un quelconque
12:17pays dans la région ».
12:18– Ça veut dire que pour Israël, la guerre ne sera pas terminée ?
12:20– C'est la vraie question. Qui nous dit que Donald Trump, plus il prend peut-être un engagement
12:24pour mettre fin à sa guerre, mais que les Israéliens vont continuer de leur côté
12:27à mener des opérations peut-être sporadiques pour faire ce qui n'a pas été fait.
12:32– La preuve justement avec Jérémy Paire qui est à Beyrouth pour BFM TV parce que les
12:36bombardements ont repris sur le sud de la capitale, Jérémy.
12:44– Oui absolument, une frappe a eu lieu hier soir dans le sud, dans le quartier de Daryeh,
12:49dans le sud de la capitale libanaise. Les Israéliens qui ont visé un bâtiment de neuf étages
12:53quatre d'ailleurs de ces neuf étages se sont effondrés sur eux-mêmes.
12:57Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou l'a annoncé lui-même, il visait le commandant
13:02de la force Radouane, en quelque sorte les forces spéciales du Hezbollah qui étaient
13:07visiblement présents dans ce bâtiment et qui seraient morts suite à ces frappes.
13:11Benyamin Netanyahou qui a expliqué qu'Israël, je cite, faisait comme à Gaza, ici à Beyrouth,
13:16qu'il visait les terroristes sans répit. Il y a eu donc cette première frappe sur la capitale
13:21libanaise depuis le cessez-le-feu du 17 avril. Mais il y a eu beaucoup de frappes
13:24dans le sud du Liban. On a pu le constater nous-mêmes aujourd'hui. Hier soir, il y a eu
13:29une frappe dans un village qui a tué quatre personnes et blessé 33 autres personnes,
13:34des femmes et des enfants. Et pendant que nous réalisions ce reportage, nous avons entendu
13:38une demi-douzaine de frappes, vraisemblablement d'artillerie ou de frappe aérienne à quelques
13:42dizaines de kilomètres de nous, les Israéliens, qui ont demandé d'ailleurs à de nombreux
13:47habitants de certains villages dans le sud qui ne sont pas dans la zone jaune, d'évacuer
13:52les Israéliens qui expliquent avoir tué aujourd'hui une vingtaine de membres du Hezbollah
13:57dans des frappes ciblées dans le sud du Liban. Encore une fois, loin de cette ligne jaune
14:02que les Israéliens occupent dans le sud du Liban.
14:06Jérémie Paire à Beyrouth avec Fanny Moëlle pour BFM TV. Donc il y a bel et bien deux agendas
14:11distincts. Il faut toujours bien séparer ce qui se passe entre les États-Unis et l'Iran,
14:16ce qui se passe entre Israël et le Hezbollah.
14:18Oui, mais de toute façon, j'élargirai même la focale. C'est-à-dire que ce que fait
14:22Israël à la frontière libanaise, c'est à peu près ce qu'elle fait à Gaza et ce
14:27qu'elle fait aussi en Syrie, c'est-à-dire qu'elle se crée des zones de sécurité en
14:30rasant les villages qui sont le plus près de la frontière. On parle d'une soixantaine
14:34de villages au Liban. Et d'autre part, qui effectivement se réserve le droit en quelque
14:39sorte de frapper dans la profondeur des terroristes du Hezbollah. Donc c'est ça qu'on
14:43voit. Un instant, une information puisqu'on parle de ça. De nouvelles discussions sont
14:48prévues entre Israël et le Liban les 14 et 15 mai à Washington. C'est un responsable
14:53américain et c'est une dépêche à FP.
14:54– Entre qui et qui à ce moment-là ? – Jusqu'à maintenant, c'était entre
15:00l'ambassaderie du Liban à Washington et l'ambassadeur d'Israël à Washington. Sous la
15:04dernière fois, si vous vous souvenez, la deuxième réunion était à la Maison Blanche
15:09sous l'égide de Donald Trump lui-même. Et l'attente, évidemment, c'est la rencontre
15:12Aoun Netanyahou qui n'est pas prévue pour le moment. Mais ça nous montre une chose,
15:16que la guerre entre Israël et le Hezbollah n'est pas la guerre entre Israël et le Liban.
15:19Et que les deux pays continuent à se parler. Peut-être d'ailleurs que Aoun
15:23attend qu'Israël finisse d'éradiquer le Hezbollah, chose que le Liban n'a jamais
15:27pu faire, n'a jamais réussi à faire parce que l'armée libanaise n'est pas assez
15:31forte pour ça. On sait que le Liban est un État dans l'État, une armée dans l'armée.
15:35– Le Hezbollah. – Le Hezbollah, pardon. Et donc, on voit bien qu'il y a une
15:39attente générale. Mais en tout cas, cette guerre avec le Hezbollah n'empêche pas
15:42les discussions de se poursuivre. Et peut-être, peut-être que les négociations vont aller
15:46très vite. Je rappelle que Trump avait promis que dans les mois qui viennent, il y aurait
15:49la rencontre d'Ibi-Aoun. – D'accord, mais pour aller très vite, sur quoi et aboutir
15:52à quoi ? – C'est un peu ça le sujet. C'est-à-dire que dans ces négociations,
15:55finalement, déjà, il manque un interlocuteur qui est le Hezbollah.
15:58– Le Hezbollah ne veut pas la paix. – Le Hezbollah ne veut pas la paix.
16:01– Et menace de mort ceux qui négocient au nom du Liban aujourd'hui.
16:04– C'est ça. – Y compris Aoun lui-même. – Le président libanais lui-même.
16:07– Qui, du coup, se retrouve en porte-à-faux parce que c'est quand même aussi compliqué
16:10de négocier avec un État qui occupe une partie de votre territoire et qui bombarde
16:14tous les jours. Donc, il y a aussi ça qui complique les choses. Donc, on a quand même
16:17du mal un peu à estimer. Alors, il y a le scénario, effectivement, ultra-optimiste
16:20où le Hezbollah est extrêmement affaibli et donc les Libanais y vont et signent
16:25un accord de paix avec les Israéliens et la chose se calme. Mais il y a l'autre scénario
16:29qui est que finalement, ces négociations, elles tournent en rond sans être capables
16:32de déboucher sur quelque chose de sérieux. Et donc, effectivement, on reste dans cet état
16:35de non-guerre et de non-paix qui est celui, en quelque sorte, du sud du Liban
16:38depuis les années 80. – Oui, et ça, ça découle, pardon, des conséquences de la guerre avec l'Iran.
16:42Parce que le Hezbollah va aussi perdre en puissance si l'Iran perd sa guerre.
16:47Si l'Iran, finalement, s'en sort avec ça, c'est le feu avec les Américains,
16:50le Hezbollah, lui aussi, va survivre. Il y a un jeu de domino.
16:53Tout est lié à tout aujourd'hui. Donc, il est important de suivre ça parce que
16:55le Hezbollah va continuer à être alimenté et en armes et en argent,
17:01parce que c'est aussi une grande question d'argent, si le régime des gardiens
17:03de la Révolution est toujours en place.
17:05– Ce qui est intéressant de suivre aussi, c'est le positionnement français.
17:10– Puisqu'on a le Charles de Gaulle qui est en train de se déployer.
17:14D'ailleurs, il suffisait d'écouter ce matin Jean-Noël Barraud,
17:17le ministre français des Affaires étrangères.
17:19Il faut maintenir la pression sur l'Iran tant que le détroit d'Hormuz
17:22n'est pas libéré. Écoutez-le.
17:26– On va écouter, pardon, la ministre déléguée aux armées,
17:28Madame Riffaut, qui était aussi invitée d'RMC ce matin.
17:31– C'est un prépositionnement.
17:33Le fait de passer le canal de Suez, comme l'a décidé le président de la République,
17:36et d'aller en mer Rouge, c'est vraiment à l'appui de la coalition
17:40qu'il a proposée pour la liberté de circulation maritime.
17:43Donc c'est un signalement très fort de notre disponibilité à agir
17:47pour que la liberté de circulation dans l'étroit d'Hormuz puisse reprendre.
17:51On a plutôt fait une démonstration de puissance quand même dans les dernières semaines.
17:55Et en fait, là, il s'agit de mise en œuvre d'exécution
17:58et de crédibilité de la démarche engagée.
18:00– C'est le Charles de Gaulle qui va libérer Hormuz ?
18:05– Non, je ne pense pas.
18:08D'ailleurs, le Charles de Gaulle, il n'est pas tout seul.
18:10Il est entouré de toute une flottille.
18:13Mais tout va dépendre de ce que...
18:16Trump n'a pas réagi pour le moment à cette annonce du Charles de Gaulle.
18:21On sait qu'il n'aime pas l'Europe.
18:23On sait qu'il n'aime pas ni Macron, ni Starmer, ni...
18:27Il n'aime personne, même Mélanie, il ne l'aime plus.
18:31Est-ce qu'il va intégrer dans son plan,
18:35alors qu'il semblerait qu'il s'avance vers un plan pour régler seul,
18:39avec l'Iran, le cas,
18:43qu'un pays qu'il a critiqué auparavant,
18:47qui n'est pas venu le secourir quand il avait demandé du secours au début ?
18:52Je ne le pense pas.
18:53Et donc, je ne sais pas ce qui pourra déboucher,
18:59ce que pourra faire le Charles de Gaulle dans cette affaire.
19:03Thierry Arnaud ?
19:04Oui, il n'a pas du tout vocation à aller libérer le Détroit d'Hormeuse, le Charles de Gaulle.
19:08Ce qui a toujours été la position de la France a consisté à dire que
19:11le jour où le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis serait terminé,
19:15il y a toutes les raisons de penser que l'armada américaine va rentrer à la maison.
19:19Et donc, il faudra qu'il y ait quelque chose en place pour faire en sorte
19:23qu'il y ait des conditions de sécurité solides.
19:25Ce sera un gendarme, alors.
19:26Et ce gendarme, il a vocation à se former autour d'une coalition internationale.
19:31Et c'est ça le sens du message envoyé par la France aujourd'hui.
19:34Un, cette coalition internationale, elle sera nécessaire.
19:38Et deux, la France entend y mettre les moyens pour qu'elle fonctionne.
19:41D'accord, mais cette sécurisation du trafic sur le Détroit d'Hormeuse
19:44ne peut se faire que si le régime iranien, dans un accord,
19:49accepte justement de mettre fin aux restrictions.
19:52Parce qu'aujourd'hui, il y a un blocus, le blocus iranien,
19:55puis il y a le blocus du blocus du côté des Américains.
19:58Tout à fait, mais justement, ce geste consiste aussi à définir les paramètres de la discussion.
20:03C'est-à-dire qu'on dit aussi à l'Iran,
20:05c'est pas parce que vous aurez un accord avec les Etats-Unis,
20:08quels qu'on soit les termes par ailleurs,
20:10que le reste du monde acceptera de vous laisser toute l'attitude
20:14pour gérer le Détroit d'Hormeuse.
20:16Il sert à quoi le Charles de Gaulle, en ce moment, en route vers le Golfe ?
20:22A envoyer ces messages-là.
20:24D'accord.
20:24Donc en fait, on se sert du Charles de Gaulle comme un objet politique.
20:28C'est un message diplomatique.
20:30Les porte-avions, ça sert à ça.
20:31Le porte-avions, ça sert à faire de la politique de la diplomatie.
20:33Ça ne sert plus à faire ma guerre maintenant.
20:35Ça sert à porter des messages diplomatiques.
20:36Ça vous le chère quand même, un porte-avions.
20:38Bah oui, mais...
20:39On dépense des dizaines de milliards pour faire...
20:41C'est une cible tellement vulnérable à l'époque des drones qui coûtent très peu d'argent.
20:47Donc dans les discussions que j'ai avec mes amis militaires,
20:51on réfléchit à ces questions-là.
20:53Et beaucoup sont désormais convaincus qu'il vaut mieux consacrer
20:59l'argent qu'on peut mettre dans la défense à autre chose qu'à un porte-avions.
21:03Moi, je ne suis pas d'accord parce que je pense qu'un porte-avions...
21:06Vous êtes en train de remettre en cause l'idée d'un deuxième porte-avions.
21:08Ça envoie des messages diplomatiques.
21:10Non, mais il peut être ciblé, le Charles de Gaulle.
21:12Et il peut être ciblé, bien sûr.
21:13S'il est ciblé, quelle sera la réplique ?
21:16Est-ce qu'à ce moment-là, on engage le feu si on touche le Charles de Gaulle ?
21:20Oui, mais je ne pense pas que le Charles de Gaulle sera ciblé
21:23parce que moi, je crois même que Trump ne va pas accepter
21:29une participation du Charles de Gaulle à une quelconque coopération.
21:32Il faudrait savoir, quand on n'y va pas, il râle.
21:34Et quand on y va, il ne sera pas content.
21:36Oui, mais là, s'il arrive à un accord avec les Iraniens,
21:39il va dire, c'est moi qui ai fait l'accord.
21:41D'accord, mais il voudra aussi que ses navires rentrent à la maison.
21:44Oui, mais l'accord qui va déboucher,
21:47ce sera un accord sur la circulation dans le détroit d'Hormuz,
21:51c'est-à-dire que les bateaux pourront entrer et sortir librement.
21:54D'ailleurs, il n'y aura pas besoin du Charles de Gaulle.
21:561 500 navires dans le golfe, globalement,
21:59c'est ce que dit l'Organisation maritime internationale.
22:02Des navires piégés pour l'instant toujours.
22:04En fait, le scénario vers lequel on semble se diriger,
22:07c'est quand même une espèce de protocole d'accord
22:09qui ne réglera rien sur le fond,
22:11et notamment sur les conditions de réouverture du détroit d'Hormuz.
22:14Les Iraniens, actuellement, sont tout à fait d'accord
22:16pour réouvert le détroit d'Hormuz,
22:17mais à condition qu'on leur verse des péages
22:18et qu'on passe près des côtes iraniennes.
22:19C'est ça, le deal que les Iraniens mettent sur la table.
22:22Et pour l'instant, rien ne dit que Donald Trump
22:24fera en sorte que ça ne se produise pas.
22:25Donc c'est aussi ça, en fait.
22:26C'est purement ça que font les Français.
22:28Et on est l'un des rares pays dans le monde à pouvoir le faire.
22:31À dire, nous, on participera à cette discussion,
22:33alors pas au moment où les gens se tirent dessus,
22:35mais le moment où, effectivement, les deux se diront
22:37la guerre est terminée,
22:38et on passe à une autre phase
22:39qui est de rouvrir le détroit d'Hormuz.
22:41Les Français, et encore une fois,
22:42on est l'un des rares pays dans le monde à pouvoir le faire,
22:44se positionnent...
22:45Parce qu'on a un porte-avions.
22:46Parce qu'on a un porte-avions.
22:47En position, on a un porte-avions, on dit,
22:48nous, on participera à cette discussion
22:50et ça ne se fera pas aux conditions des Iraniens.
22:51Benjamin ?
22:52Le véritable problème, c'est la conception même de cet accord.
22:54Avec Donald Trump,
22:55qui propose un plan en 14 points,
22:57quelque chose de clair, précis, concisant.
22:59Qui tient sur une page.
23:00Voilà, qui tient sur une page.
23:01Pour une thématique aussi compliquée,
23:04où au contraire, chaque détail compte.
23:06Le nucléaire, quoi, qui, quand, comment.
23:08Quand, le balistique, quoi, qui, quand, Hormuz,
23:11qui passe, comment passe.
23:12Ça doit être détaillé.
23:14Au Moyen-Orient, tous les processus de paix,
23:16tous les accords de paix qui ont été faits...
23:17Mais là, c'est un protocole d'accord.
23:19C'est l'ouverture d'une nouvelle phase.
23:21Oui, mais il commence par la fin.
23:22C'est ça le problème.
23:23Et les Iraniens vont jouer là-dessus.
23:25Justement, parce qu'ils vont jouer sur les subtilités,
23:27ils vont jouer sur les angles morts
23:29de ce draft d'origine.
23:31Et peut-être que c'est ça que Trump n'a pas compris.
23:34Qu'avec eux, on ne discute pas comme ça.
23:36Avec eux, on s'assoit,
23:36et on voit détail par détail.
23:38Point par point, c'est laborieux.
23:40Ce n'est pas la rapidité, l'énergie d'un tweet
23:43que souhaite le président américain.
23:44Oui, parce que le risque, c'est que Trump,
23:46une fois qu'il aura signé cette fameuse page,
23:47il passe à autre chose.
23:48Bien sûr.
23:50Et donc, finalement, l'Iran continuera
23:53avec le même régime, le nucléaire.
23:56Benjamin évoquait à l'instant son fil sur tout ça.
23:59Si vous regardez ce qu'il écrit depuis 24 à 48 heures,
24:02c'est une série de messages qui portent sur quoi ?
24:05Il porte sur les élections à mi-mandat
24:07et les candidats qu'il soutient pour les primaires
24:09de ce scrutin.
24:10Si vous regardez ce qu'il a écrit sur son réseau social,
24:13ce qui est un baromètre intéressant,
24:14de là où est la tête de Donald Trump
24:17et ce à quoi il pense.
24:18Il a tweeté, si j'ose dire,
24:20en 1 600, 1 700 fois à peu près
24:22depuis le début de la guerre.
24:23Sur ces 1 600 à 1 700 messages,
24:26il y en a moins de 300 qui sont consacrés à l'Iran.
24:30Et tout le reste, c'est la politique américaine,
24:33les élections.
24:34Donc il est en campagne interne.
24:36Il est en campagne.
24:37Et ce qu'on a peut-être du mal à mesurer ici,
24:40parce qu'on parle beaucoup de la guerre en Iran
24:41et que ça nous préoccupe beaucoup,
24:42c'est que dans l'espace de l'action du président américain,
24:46ça n'est qu'une partie des sujets qui le préoccupent
24:50et pas forcément le premier.
24:53C'est le plus urgent à résoudre
24:54et il y consacre du temps.
24:55Mais il y a beaucoup de choses
24:57qui l'occupent dans tous les sens du terme par ailleurs.
25:01Le nucléaire iranien,
25:03ça fait un dossier qui dure depuis maintenant
25:04quasiment 25-30 ans.
25:06Donc il y a peu de chances que là,
25:08il soit réglé.
25:08Avec déjà un accord qui avait été passé.
25:10C'est sûr.
25:11Pour aller dans le sens de ce que disait Benjamin,
25:14on ne peut pas...
25:15D'ailleurs, il n'est pas question de résoudre le nucléaire
25:18dans le document d'une page
25:19qui a été soumis par les Américains.
25:21Parce que ce que dit le document,
25:22c'est qu'il établit quelques principes
25:23sur lesquels on se met d'accord
25:24pour déposer les armes
25:26et qu'on ouvre un cycle de discussion de 30 jours.
25:29Et dans ce cycle de discussion,
25:31on met le nucléaire sur la table,
25:32étant entendu que le sujet ne sera pas résolu
25:35en 30 jours non plus, évidemment.
25:37– Selon le site d'information en ligne américain Axios,
25:39qui visiblement ont très bien informé,
25:41il y aurait aussi l'acceptation par les Américains
25:43de lever les sanctions contre l'Iran,
25:46de débloquer aussi des milliards de dollars
25:49de fonds iraniacs qui sont pour l'instant...
25:51– Oui, vous pouvez même ajouter des zéros
25:52à vos milliards de dollars.
25:54– Et puis, le nerf de la guerre,
25:56c'est le commerce.
25:57Avec le détroit d'Ambou, c'est le commerce,
25:58c'est le pétrole.
25:59Le marché est à la baisse, là, en ce moment,
26:01Gaëtan Mélin ?
26:02– Oui, très fortement.
26:03D'ailleurs, c'est...
26:04– Grâce aux déclarations de l'Ambou.
26:05– Si vous regardez l'évolution des prix du pétrole,
26:09la variation, elle est incroyable.
26:11La semaine dernière, on était au-dessus des 126 dollars le baril
26:14sur le Brent.
26:15Ce soir, on est à 97 dollars.
26:17On a perdu 29 dollars en quelques jours.
26:21Effectivement, vous l'avez dit,
26:23ce sont les déclarations de Donald Trump
26:24qui influent sur ces variations.
26:28Et si, ce soir, l'Iran répond par la négative
26:32ou bien il y a d'autres déclarations
26:33beaucoup plus pessimistes de Donald Trump,
26:35on va très rapidement repartir à la hausse.
26:37– Et pardon, mais là, quand ça baisse,
26:38parce que ça baisse, vous le dites,
26:39ça baisse à la pompe, là, en France,
26:41si je vais faire le plein tout à l'heure ?
26:42– Ce n'est pas automatique comme ça.
26:43Mais effectivement, on peut espérer,
26:45si ça dure encore quelques jours,
26:47que le signal pris sera en basse dans les prochains jours.
26:50Et d'ailleurs, c'est très intéressant
26:51de regarder la référence à Rotterdam
26:54qui sert justement pour l'établissement
26:56du prix du diesel en France.
26:58On est passé à 1 200 dollars la tonne
27:02alors qu'on était à 1 600 dollars.
27:04Donc, vous voyez bien l'infléchissement
27:05qui est assez important.
27:07Donc, il faut que ça dure
27:08si on veut effectivement que ça se traduise
27:10sur les prix des carburants en France.
27:11– Ce qui est intéressant, c'est que pour le moment,
27:13le gouvernement semble avoir appuyé sur pause
27:15en ce qui concerne le bras de fer avec Total.
27:18Mais du côté de Bercy, du ministère du Travail,
27:21on se tourne plutôt vers les fonctionnaires
27:23en leur disant, écoutez,
27:25pour faire des économies et pour l'essence,
27:27mettez-vous en télétravail.
27:28– On a bien compris que…
27:29– Vous autorisez les fonctionnaires
27:30à télétravailler trois jours.
27:31– Mais oui, parce qu'on a bien compris
27:32que la marge de manœuvre du gouvernement
27:33était très limitée.
27:34On n'a pas les moyens, on le dit,
27:35depuis le début, d'où les mesures ciblées.
27:37Des mesures ciblées qui, encore une fois,
27:39sont entièrement financées
27:40grâce à ce surplus fiscal.
27:41– Oui, exactement, vous l'avez dit,
27:43190 millions de recettes supplémentaires
27:46qui vont être affectées à toutes les mesures
27:47qui ont été annoncées pour les agriculteurs,
27:50les pêcheurs, les transporteurs
27:51ou bien encore l'indemnité carburante.
27:52Et effectivement, aujourd'hui,
27:54une autre mesure en direction des fonctionnaires d'État
27:57que les fonctionnaires d'État.
27:58C'est quand même 2,5 millions d'agents.
28:01– Oui, mais enfin, je ne vois pas
28:01les policiers en télétravail, mais pourquoi pas ?
28:03– Non, mais justement, ce n'est pas télétravaillable,
28:04ni les enseignants, parce que les enseignants,
28:06ce sont des fonctionnaires d'État.
28:07– Qui sont les plus importants dans l'action des États.
28:09– Oui, ce serait plutôt quoi ?
28:10Les administratifs hospitaliers,
28:12les collectivités territoriales ?
28:13– La direction générale des impôts.
28:15Alors, c'est un peu problématique
28:15parce qu'on est en pleine période
28:17de déclaration de revenus.
28:18Donc, si vous avez un souci
28:19et que vous voulez aller voir votre agent aux impôts,
28:21– Mais moi, c'est peut-être une bonne idée.
28:21– Les risques d'être en télétravail,
28:22le principe, il est très clair,
28:24c'est que vous pouvez télétravailler
28:25jusqu'à 3 jours par semaine,
28:27attention, après accord de votre chef de service
28:29qui doit déterminer si, oui ou non,
28:31vous avez besoin de votre voiture pour travailler.
28:33En clair, si vous habitez en Yves-de-France,
28:36eh bien, vous pouvez tout simplement
28:38faire une croix sur ces jours de télétravail
28:40parce que vous avez tous les transports.
28:41– Donc, c'est quand même.
28:42– Mettre les gens en télétravail,
28:43ça ne coûte rien au gouvernement du coup.
28:45– Ça ne coûte rien, mais effectivement,
28:47c'est une opération de communication.
28:48– Vous faites des économies.
28:49– C'est une opération de communication
28:51très claire.
28:52– Oui, un dernier mot pour conclure,
28:53peut-être que Donald Trump est en train de faire ça
28:55pour rassurer tout le monde,
28:56y compris d'ailleurs les marchés.
28:57Et on en parlait hier avec Thierry,
28:59c'est aussi possible qu'en fait,
29:00il rassure tout le monde comme ça,
29:01il va tranquillement faire sa rencontre
29:03avec l'Ichine dans une dizaine de jours.
29:04Et puis après, il va dire,
29:06les 30 jours de négociation n'ont pas marché,
29:08le draft, on n'a pas trouvé de suite
29:09et il repart en guerre.
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