- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Donald Trump en pleine conférence et qui se donne un satisfait-cite sur sa stratégie face à l'Iran,
00:07en disant maintenant il n'en reste plus qu'à, c'est l'expression qu'il emploie, à hisser le
00:10drapeau blanc, ils sont vaincus.
00:12Enfin en attendant, ils ne l'ont pas hissé quand même les Iraniens.
00:14Oui, et pourtant il est sûr de lui, l'Iran ne s'en sortira pas s'il n'y a
00:17pas d'accord.
00:18Je pense que l'Iran veut un accord, on sait bien qu'il y a des discussions qui ont lieu
00:22en ce moment même.
00:23En fait, on a l'impression que côté américain, on fait un distinguo aujourd'hui total entre le projet Liberté
00:29et la sécurisation du Détroit,
00:31y compris les incidents d'hier qui ont lieu sur place.
00:33Le projet Liberté, c'est de libérer le Détroit d'Hormuz, de redonner la circulation.
00:37Et le cessez-le-feu qui concerne la guerre avec l'Iran.
00:40Et visiblement, ce sont deux fronts distincts, pour Donald Trump et pour les Américains,
00:44qui justifient le fait qu'il n'est pas répondu, en tout cas pour l'instant, aux provocations iraniennes d
00:50'hier.
00:51Il n'empêche, si on lit les articles de CNN aujourd'hui, on découvre qu'en fait,
00:55il y a un projet israélo-américain qui est totalement prêt pour partir dès demain à l'attaque si Donald
01:00Trump donne le feu vert.
01:02Des nouvelles frappes en cas d'échec diplomatique.
01:04Ça veut bien dire que pour l'instant, ils privilégient la diplomatie.
01:07Et ce serait quoi ?
01:08Eh bien, ce serait privilégier d'une part les installations énergétiques iraniennes
01:13et d'autre part éliminer le haut responsable.
01:15Tout cela, évidemment, si la voie diplomatique ne fonctionne pas.
01:18Et ça pourrait aller extrêmement vite, car en fait, beaucoup de spécialistes autour de Donald Trump
01:23et également du côté des généraux israéliens ne croient pas en la réussite des négociations.
01:27Marion Boucher, ancienne pilote de Mirage 2000.
01:30Néanmoins, pour l'instant, Donald Trump ne veut pas appuyer sur le bouton de la reprise des bombardements.
01:35Peut-être parce qu'il estime que les bombardements ne changeraient pas grand-chose à la situation.
01:41Il parie sur la négociation en estimant que, de toute manière, les Iraniens sont acculés
01:45et qu'ils ne peuvent pas faire autrement que de négocier.
01:48Est-ce qu'il n'est pas naïf, Donald Trump ?
01:51Non, il a raison sur le fait qu'une modalité uniquement militaire ne permettra pas de résoudre le problème.
01:56On l'a bien vu en juin, quand ils sont allés taper les bunkers avec des B2.
02:01On ne peut pas dire que cela ait réduit à néant, malgré ce qu'il lit dans son discours d
02:06'ailleurs,
02:06que cela ait réduit à néant le programme nucléaire iranien qui est sa principale revendication.
02:11Qu'est-ce qui pourrait frapper d'ailleurs de plus par rapport à ce qu'il a fait déjà ?
02:14Non, il pourrait...
02:15Enfin, si, après, on peut imaginer une action au sol.
02:17Mais là, ce serait quand même très compliqué de passer sur un conflit de type guérilla
02:21avec des gens qui connaissent extrêmement bien le terrain,
02:24qui sont habitués à ces terrains assez extrêmes.
02:27Une nouvelle stratégie aérienne de bombardement ?
02:29Il n'y a pas l'utilité.
02:31Oui, ça continuera.
02:31Alors, ce qu'on peut faire, ce que ça peut amener, c'est un affaiblissement
02:34et au bout d'un moment, que les Iraniens soient obligés de lâcher du lest
02:37parce que de toute façon, c'est invivable sur le terrain.
02:40Et c'est d'ailleurs ce qui justifie le ciblage des installations énergétiques.
02:44Ça a deux objectifs.
02:46Ça permet de combattre les potentialités ennemies
02:48et ça a aussi un impact sur la population qui se retrouve souvent impactée.
02:51Romel de Sioran nous a rejoint.
02:53Bonsoir, vous êtes directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'IRIS.
02:57Donald Trump qui vient de nouveau de prendre la parole pour expliquer que l'Iran était prêt à hisser le
03:03drapeau blanc.
03:04Néanmoins, pour le moment, on n'a pas vu d'accord à l'horizon entre Iraniens et Américains,
03:11même si du côté américain, on privilégie toujours les discussions, si je comprends bien.
03:15Bien évidemment, il a également déclaré, pour ce que j'ai cru entendre,
03:17que c'était lui qui avait fait de l'armée américaine la première armée au monde.
03:21Sous son premier mandat.
03:22Sous son premier mandat, donc c'est très récent.
03:24Sans savoir qui l'aurait à s'en servir, il en est très fier.
03:27Quel visionnaire quand même, quel homme.
03:29Je suis américain, je suis très fier de mon président.
03:30Non, tout ce qui a été dit est très très juste.
03:32Écoutez, Trump est acculé, il s'est lancé dans cette guerre contre l'avis de son vice-président,
03:36de la secrétaire générale de Maison Blanche, des généraux du Pentagone, des sénateurs républicains
03:39et surtout de sa base Maga, qui pour la première fois en plus de dix ans
03:42est en train de s'éloigner de cet homme qui avait promis de ne pas entraîner le pays
03:44dans une guerre style Irak-Afghanistan.
03:46Il cherche donc un compromis depuis pas mal de temps, il est prêt à avaler pas mal de couleurs
03:51et aujourd'hui, bah oui, il privilégie.
03:54Quand je dis il, c'est au pluriel, car Trump maintenant est assez encadré à la Maison Blanche
03:57depuis que la guerre en Iran ne se passe pas trop bien,
04:00encadré par le vice-président mais surtout par Suzy Wills, donc la secrétaire générale.
04:05Et donc oui, toutes ces personnes aujourd'hui privilégient le dialogue
04:08car effectivement, bombarder, bah pourquoi faire ?
04:11Pour reprendre encore des bombardements qui visiblement n'ont pas servi à grand chose,
04:15le régime est toujours là et l'Iran tient la dragée haute, entre guillemets, aux Etats-Unis
04:21et donc Trump espère un compromis en allant de menace en menace, en repoussant ses ultimatums.
04:27L'objectif est d'obtenir un deal, même un mauvais deal, mais quelque chose
04:31qu'il pourrait brandir à la face des Américains.
04:32Mais est-ce que les Américains, d'accord, les Américains veulent un deal
04:35mais est-ce que les Iraniens ont intérêt à ce deal ?
04:37Ils jouent la montre pour le moment.
04:39Oui, et on voit dans les différents discours de Donald Trump
04:42qu'il cherche à minimiser le conflit actuel, qui est très impopulaire, on le sait.
04:48Il y a une majorité très large d'Américains qui sont contre cette guerre en Iran,
04:52qui se plaignent aussi du coût de la vie et notamment de la hausse du prix de l'essence,
04:57même si Trump ne cesse de répéter que...
04:58C'est bon pour le pétrole américain.
05:00C'est bon pour les pétroliers américains, pas forcément pour les automobilistes américains.
05:04Mais là, il parle de petits accrochages, de mini-guerres.
05:08Avant, il parlait d'une petite excursion en Iran.
05:11C'est aussi pour ne pas être obligé d'aller devant le Congrès pour dire
05:13« nous avons déclaré la guerre à l'Iran ».
05:15Ça, c'est une chose.
05:16Il y a un autre point qui est très important, qui vient d'être évoqué
05:18dans cette prise de parole de Donald Trump,
05:20qui était dédié à des sportifs.
05:22Vous savez, c'est un programme de mise en forme et de tests à l'école pour...
05:27Lutter contre l'obésité.
05:28Voilà, et donc, vous voyez, comme on passe de l'obésité,
05:31de la lutte contre l'obésité à l'Iran, ça, c'est du Trump.
05:33Mais ce qu'il a dit est important à propos du président chinois.
05:37Il n'a pas vraiment confirmé qu'il allait le voir.
05:40Il l'aime beaucoup, c'est ce qu'il a dit.
05:41Mais il a confirmé qu'il s'entendait très bien avec lui,
05:44qu'il lui avait fait preuve de beaucoup de respect
05:48et qu'il s'entendait bien.
05:51Or, vous savez qu'il a prévu de se voir dans moins de dix jours à Beijing, à Pékin.
05:56Ça pourrait être un tournant, d'ailleurs, dans cette guerre.
05:58Alors, justement, c'est ça qui est très intéressant, si vous voulez.
06:00C'est que, quand il dit, le président Xi est un type exceptionnel,
06:05ils se sont très bien comportés,
06:07ils ne nous défient pas, et c'est grâce à moi.
06:10C'est-à-dire, j'ai réussi à établir un rapport de force avec Xi Jinping,
06:13qui, dans la cité interdite à Pékin, doit certainement un peu sourire face à ses affirmations.
06:19Mais ce qui est important, c'est qu'en fait, on est à moins de dix jours de la rencontre.
06:23Si elle est maintenue à la date prévue et annoncée par Trump, pas par les Chinois,
06:27ça veut dire qu'il a dix jours maximum pour trouver une issue dans le Golfe.
06:33Il ne peut pas demander aux Chinois de l'aider à trouver cette issue,
06:37et notamment sur les négociations,
06:39parce qu'on sait que la fermeture des Trois-Dormuz touche surtout les Asiatiques.
06:43Vous avez tout à fait raison, parce que, comme par hasard aujourd'hui,
06:45on a appris que le ministre iranien des Affaires étrangères
06:47se rendait à Pékin aujourd'hui pour rencontrer son homologue chinois.
06:51Donc, on voit qu'il y a une préparation, si vous voulez, de ce grand sommet sino-américain.
06:56Et est-ce que ça sera l'occasion pour la Chine d'apparaître comme le médiateur,
07:00finalement, qui permettrait de rapprocher les points de vue ?
07:03Vous savez que Poutine a essayé de faire la même chose.
07:05Il a dit qu'il avait offert ses bons offices,
07:08qu'il pouvait même se charger de l'uranium enrichi,
07:11qui a disparu, les 440 kilos.
07:13Donc, Poutine a proposé ses services.
07:15Est-ce que la Chine pourrait faire office de médiateur pour obtenir un accord des Iraniens ?
07:20La question est posée.
07:21Mais en tout cas, d'ici 10 jours, Trump doit se présenter en Chine,
07:25la tête haute, pour pouvoir garder la face.
07:28S'il n'a pas réussi à résoudre le conflit,
07:30et si le blocus continue dans le détroit d'Hormuz,
07:32les Chinois ne seront pas contents.
07:34Parce que, comme il le dit lui-même,
07:35la Chine importe une très grande partie de son pétrole
07:38qui passe par le détroit d'Hormuz.
07:40Donc, il faut qu'on trouve une solution,
07:43et donc, pas question de mettre de l'huile sur le feu.
07:45Et c'est la raison pour laquelle le ministre de la Guerre,
07:48aujourd'hui, c'est important,
07:49a refusé de parler d'une rupture du cessez-le-feu.
07:53Il dit que c'est un incident,
07:54mais ce n'est pas trop grave, on peut continuer.
07:56On va aller aux États-Unis,
07:57retrouver Axel Monnier en direct pour BFMTV,
07:59parce que c'est vrai que cette conférence de presse,
08:01ces échanges qu'a eu le président des États-Unis,
08:04existe aussi un satisfait site qu'il se donne,
08:07mais à un moment où il a une opinion publique
08:09et très défiante,
08:10et où il est plus bas dans les sondages aussi, Axel.
08:16Oui, effectivement,
08:17Donald Trump qui a voulu se montrer serein,
08:19sans aucun doute sur l'avenir
08:21et sur la suite de ce conflit,
08:23sur le fait que l'Iran était prêt à conclure un accord,
08:27sur le fait qu'il ne s'agit plus que d'escarmouches
08:29dans le détroit d'Hormuz.
08:31Bref, on a vraiment l'impression
08:32que Donald Trump voulait se montrer
08:34comme le maître du jeu, encore une fois, aujourd'hui.
08:37Et puis, il y a surtout cette petite phrase.
08:38Qu'est-ce que l'Iran doit faire,
08:40a demandé une journaliste,
08:41pour que le cessez-le-feu soit considéré
08:44comme rompu ?
08:46Eh bien, il a dit qu'ils savent très bien
08:47ce qu'ils ne doivent pas faire.
08:49Donc, le président Trump a donné le sentiment
08:52que ce qu'est en train de faire l'Iran,
08:54c'est presque avec la bénédiction des États-Unis.
08:58En tout cas, les États-Unis semblent
09:00prêts à accepter ce genre d'incident.
09:03Mais qu'est-ce que cela veut dire ?
09:04Cela veut dire, effectivement,
09:05que Donald Trump a peut-être du mal
09:07à appuyer sur le bouton de nouvelles frappes.
09:09Il n'a pas envie de se lancer dans un nouveau conflit.
09:11Il a dit hier que celui-ci
09:14ne devait durer plus que trois semaines seulement.
09:16Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?
09:17Est-ce que c'est le temps
09:18d'une dernière campagne intensive
09:19et forte de frappes ?
09:21Ou alors, au contraire,
09:21est-ce que c'est le temps
09:22de conclure cet accord ?
09:24Difficile à dire
09:25quand on sait qu'effectivement,
09:27d'après les derniers sondages,
09:28le conflit est plus impopulaire que jamais.
09:31On est à deux tiers d'Américains
09:33qui disent que c'est une erreur
09:34d'avoir lancé cette offensive contre l'Iran.
09:37On est, d'après le Washington Post,
09:39au même niveau d'opposition
09:41que lors de la fin de la guerre du Vietnam,
09:43au début des années 1970,
09:45ou au moment de 2006,
09:48lorsque l'Irak était en train
09:50de devenir un bourbier pour les Américains.
09:52Le tout sur fond de galons d'essence,
09:55galons d'essence,
09:56c'est à peu près 4 litres,
09:58qui est au plus haut,
10:00avec 4,5 dollars en moyenne
10:02sur tout le pays
10:03et des États
10:04où le prix du galon dépasse les 5 dollars.
10:07C'est une barrière psychologique
10:09qui veut dire beaucoup,
10:10beaucoup pour les citoyens américains.
10:13Axel Moyen, direct des États-Unis
10:14pour BFMTV.
10:15Du coup, il faut retourner aussi
10:16du côté des Émirats,
10:18des Émirats arabes unis,
10:20retrouver Laura Cambo
10:21à l'État d'Oa au Qatar
10:22parce que c'est bel et bien
10:24dans les Émirats aujourd'hui
10:25qu'on focalise la tension,
10:27que la tension s'est focalisée
10:28avec des frappes venues d'Iran.
10:33Effectivement,
10:34et c'est le ministre de la Défense
10:35des Émirats arabes unis
10:36qui l'a dit
10:37il y a un peu plus d'une heure
10:39sur le réseau social X.
10:40Il affirme que les forces armées
10:42des Émirats étaient en train
10:43d'intercepter des missiles balistiques,
10:46des missiles de croisière
10:47et des drones envoyés par Téhéran.
10:49C'est donc le deuxième jour de suite
10:51que les Émirats sont visés
10:53par l'armée des gardiens
10:54de la Révolution.
10:55Hier, déjà,
10:56l'armée des Émirats avait affirmé
10:58avoir intercepté
10:59une quinzaine de missiles
11:01et quatre drones.
11:02Et puis,
11:02vous vous en souvenez,
11:03il faut savoir
11:04qu'il y a le site pétrolier
11:06de Fujaira,
11:07un site absolument vital
11:08pour les Émirats
11:09qui a été touché
11:10par un drone.
11:11Hier, il y a eu
11:12un incendie.
11:13On ne sait pas
11:13où cet incendie en est
11:14mais on sait qu'en tout cas,
11:15les dégâts sont importants.
11:17Il faut également préciser
11:19que depuis le début de la guerre
11:21jusqu'au cessez-le-feu,
11:22les Émirats sont le pays du Golfe
11:24qui a été le plus visé largement
11:26par Téhéran.
11:27Alors, on se pose une question.
11:28Comment va réagir Abu Dhabi
11:30visé pour le deuxième jour d'affilée ?
11:33Eh bien, pour l'instant,
11:34les Émiratis décident
11:35de rester sur la retenue.
11:37Il y a beaucoup
11:38de tractations diplomatiques.
11:39Ils s'assurent du soutien
11:40des États-Unis
11:42et également de leurs voisins,
11:43des pays du Golfe.
11:45Mais ils ne réagissent pas militairement.
11:47Ils craignent en fait
11:47un embrassement régional.
11:49Voilà, Laura Cambeau
11:50avec Mathieu Le Peignet
11:51en direct de Doha au Qatar.
11:52Marion Boucher,
11:53un mot sur ce qui se passe
11:55en ce moment
11:55et depuis hier
11:56sur les Émirats arabes unis.
11:57Donc, des frappes,
11:58des drones,
11:59des missiles.
12:01Alors, même si les Américains
12:02sont en train de dire
12:03que ce n'est pas si grave que ça,
12:04mais enfin,
12:05pour les Émirats arabes unis,
12:06c'est une nouvelle épreuve
12:07à vivre.
12:08Oui, mais après,
12:09c'est une stratégie
12:09de harcèlement sous le seuil.
12:11C'est-à-dire,
12:11est-ce que vous allez relancer
12:12un conflit armé
12:12pour trois drones
12:13et quatre missiles ?
12:14On est sous le seuil.
12:15On reste dans le cessez-le-feu,
12:17si je veux dire.
12:18C'est-à-dire que, bon,
12:19le jeu n'en vaut pas la chandelle.
12:20Donc, on se dit militairement,
12:21on va essayer de se défendre,
12:23évidemment.
12:23D'ailleurs, la France
12:24est en appui,
12:25notamment de ses alliés.
12:26On a des avions déployés,
12:28on a des drones,
12:29intercepteurs de drones,
12:30on a des tigres aussi.
12:32Mais, donc,
12:33le but,
12:33c'est plutôt d'essayer
12:34de se protéger
12:34et de limiter les effets
12:35plutôt que de relancer
12:37quelque chose,
12:38une action cinétique
12:39vis-à-vis de l'Iran
12:39qui n'aboutirait pas
12:40à mieux que ce que fait Trump.
12:42Pourquoi sont-ils visés ?
12:43Il faut le rappeler,
12:43les Émirats arabes unis,
12:44particulièrement par des iraniens.
12:46Signataire des accords d'Abraham,
12:47signature d'un accord stratégique
12:49avec Israël.
12:51Désormais,
12:52sur leur sol,
12:53il y a le système d'hommes de fer
12:54qui a été installé
12:54puisque lors des premières frappes,
12:56les Émirats ont été extrêmement touchés.
12:58Les autres pays arabes
12:59ne les ont pas aidés
12:59à s'armer.
13:01C'est l'armée israélienne
13:02qui leur a envoyé
13:02le système d'hommes de fer
13:03ainsi que des soldats israéliens
13:05sur le sol des Émirats.
13:07Mais il y a une vraie question.
13:08En effet,
13:08pourquoi ça n'est pas considéré
13:10comme une déclaration de guerre
13:11et pourquoi il n'y a pas de réponse ?
13:13Parce que
13:13s'il y a un partenariat stratégique
13:15entre les Émirats et Israël,
13:16peut-être qu'Israël
13:17va devoir réagir
13:18pour protéger les Émirats
13:19ou peut-être que les Américains,
13:20partenaires des Israéliens
13:21et des Émirats qui
13:22seront obligés de réagir.
13:24L'autre question
13:24qu'on peut aussi se poser,
13:25c'est en livrant
13:26le système d'hommes de fer,
13:28est-ce que les Israéliens
13:29n'ont pas non plus livré
13:33une offensive
13:34qui partirait des Émirats ?
13:35Puisque là,
13:36on est dans du défensif
13:37avec l'installation
13:38de dômes de fer,
13:39mais peut-être qu'il y aura
13:40aussi une opération offensive
13:41qui partira des Émirats.
13:42Donc pour l'instant,
13:43Romain Le Siora,
13:44si je comprends bien,
13:44on est sous le seuil,
13:45le fameux seuil.
13:46Donc ces frappes
13:48ne brisent pas
13:49le cessez-le-feu
13:50pour les Américains.
13:52Non.
13:52Trump a d'ailleurs parlé
13:53d'attaques
13:55qui n'étaient pas très méchantes.
13:56Il y a quelques jours,
13:57il nous parlait
13:57d'un blocus amical.
13:58Probablement que les bombardements
13:59du mois dernier
14:00étaient faits avec tendresse.
14:02À titre personnel,
14:03vous avez tout à fait raison
14:05avec ce scénario
14:06éventuellement possible,
14:07mais je ne crois pas.
14:09Je crois que Trump,
14:11les Américains
14:12ont demandé à tout le monde
14:13dans la région
14:14pour l'instant
14:14de mettre leur bémol
14:15et effectivement,
14:17une contre-attaque,
14:18parce que c'est une déclaration de guerre
14:19qui a été faite hier,
14:21aurait été possible,
14:22mais je crois qu'il y a
14:22une très forte pression
14:23aussi bien sur Israël
14:25que sur les alliés du Golfe
14:26pour que personne
14:27ne bronche aujourd'hui.
14:28C'est vraiment la diplomatie
14:29qui privilégiait.
14:30Personne ne bronche,
14:32mais il y a toujours
14:32ce fichu Détroit d'Ormous,
14:33pardon,
14:34mais je reprends une expression
14:35que l'on a entendue
14:35plusieurs fois,
14:36avec ces centaines,
14:37milliers de bateaux
14:38qui sont là,
14:40qui font des ronds
14:40d'eau.
14:40On avait un capitaine
14:41en direct.
14:42Les pays d'Asie
14:43qui sont dans l'attente,
14:44mais finalement,
14:45tout le monde
14:45a suffisamment de réserve,
14:47ne veut pas prendre de risques
14:48pour s'immiscer quand même
14:50dans le conflit
14:51et prendre parti aussi
14:53avec l'affaire
14:53du Détroit d'Ormous
14:54pour le moment,
14:55Ulysse Gosset.
14:55Parce que la décision
14:57appartient à Donald Trump.
14:58C'est lui qui peut...
14:59D'autres pays sont parties
15:00prenantes dans cette affaire,
15:01attendent de voir
15:01les cargaisons passer.
15:02Non, mais vous avez raison,
15:04c'est vrai que
15:05dans le même temps,
15:06c'est une catastrophe
15:07pour une bonne partie
15:08du monde.
15:09Certains pourraient
15:09s'exaspérer quand même.
15:11Non, mais en France,
15:11il y a déjà une hausse
15:12très importante
15:13et on voit que
15:13les familles les plus modestes
15:16sont celles qui souffrent
15:16le plus,
15:17mais regardez aussi
15:18ce qui se passe
15:18en Asie,
15:19aux Philippines,
15:20en Afrique
15:21et même aux Etats-Unis
15:23d'ailleurs.
15:23Les fermiers...
15:24Il y a des engrais
15:25qui sont bloqués
15:26dans les Trois Normaux.
15:27Américains comme les Africains
15:28ne peuvent pas semer
15:29parce qu'ils n'ont pas d'engrais
15:30ou parce que l'engrais
15:31coûte trop cher.
15:32Donc il y a des faillites
15:33chez les fermiers américains
15:35et en Afrique,
15:36ça se traduit par
15:37une pauvreté annoncée,
15:38peut-être même
15:39des famines.
15:40En tout cas,
15:41un nombre de pauvres
15:42beaucoup plus important
15:42que l'an dernier
15:43à cause de cela.
15:44Dans plusieurs pays d'Asie,
15:46on fait des queues
15:47incroyables
15:47pour acheter de l'essence
15:49et comme il n'y en a plus
15:50à des prix exorbitants.
15:52Donc oui,
15:52le monde entier
15:53subit cette honte de choc
15:55et la Chine,
15:56on revient à la Chine,
15:58est l'une des premières victimes
15:59même si elle a des réserves stratégiques
16:01et donc elle fait
16:03incontestablement pression
16:04sur les Américains
16:05et sur les Iraniens.
16:06La Chine,
16:06elle peut faire surtout pression
16:07sur les Iraniens quand même
16:08si on a bien compris.
16:09Non mais les deux.
16:10C'est-à-dire que depuis le début,
16:11la Chine essaye de calmer le jeu,
16:13de pousser à la négociation.
16:15Elle observe de façon éloignée
16:17ce qui se passe
16:18mais aux Nations Unies
16:19comme dans les discussions
16:21qui ont lieu
16:22avec les Américains,
16:23elle réclame
16:23une solution diplomatique.
16:25Elle veut que la guerre
16:26s'arrête également.
16:28Donc oui,
16:28c'est une situation qui est grave
16:29et qui malheureusement,
16:31même si la guerre
16:32s'arrêtait demain,
16:33il faudrait au minimum
16:34plusieurs mois
16:34pour rétablir
16:36une situation normale.
16:36vous imaginez tous ces bateaux-là
16:38au compte-gouttes,
16:39deux à quatre par jour
16:40guidés par les navires américains.
16:44Avant la guerre,
16:44c'était 137 bateaux
16:46le jour d'avant la guerre,
16:47137 bateaux,
16:48137 navires
16:49qui ont passé
16:50le golfe Persique.
16:51Pour faire passer
16:52les 900 à 1000 navires
16:55qui sont bloqués,
16:56il faudra des semaines
16:56pour ne pas dire des mois.
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