- il y a 20 heures
Ce lundi 18 mai, Antoine Larigaudrie a reçu Matthias Baccino, conseiller senior pour la croissance chez Trade Republic, Gustav Sondén, cofondateur de Colbr, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Vincent Aurez, président de Figen AI, Julien Nebenzahl, responsable des solutions d'épargne chez eToro, et François de Lassus, consultant chez Or en Cash, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:10Tout pour investir, c'est reparti. Bienvenue pour une nouvelle semaine, nouvelle édition de l'émission qui fait de vous
00:18de meilleurs investisseurs,
00:19qui vous parle de votre patrimoine, de vos investissements, de votre retraite et puis de votre exposition au marché.
00:26Et tout va se résumer en deux mots pour commencer cette semaine. Les taux et l'IA, les deux mots
00:31-clés de la semaine.
00:33Et clairement, les taux, les codes d'alerte sont franchis partout, les 2 ans, les 10 ans, les 30 ans,
00:37aux Etats-Unis, en Europe et au Japon,
00:40partout, ça se tend à des niveaux assez spectaculaires sur les dettes souveraines.
00:45Et tout ça, ça veut dire quoi ? Inflation de retour, ralentissement parallèle, quid des investissements monstrueux sur l'IA,
00:51dont beaucoup sont désormais financés par la dette. Alors tout ça, on va en reparler en détail avec nos déchiffreurs
00:57du jour,
00:57Gustave Sanden de Colbert et Mathias Bacchino de Trade Republic.
01:01On fera un petit peu de finances comportementales d'ailleurs sur les problématiques de taux, de dette souveraine et de
01:07rendement
01:07avec Julien Nébenzal, dit euro. On reparlera d'ailleurs de l'IA en détail.
01:12Quelle dynamique regarder pour investir ? Quels étages de la fusée privilégiés ?
01:17Oui, on va affiner tout ça avec Vincent Aureste de Figen A.I.
01:21Enfin, quid de l'or ? L'or vous intéresse toujours, mais la fusée a bel et bien calé ces
01:26dernières semaines.
01:27Est-ce qu'on n'arrive pas finalement à un équilibre parfait des forces autour des cours de l'or
01:33?
01:33On n'a plus l'air de trop trop bouger là, au-delà des 4000 dollars,
01:36mais toujours sous les 5000, 4559 dollars l'once en ce moment.
01:41Toutes les réponses tout à l'heure avec François Delassus, d'or en cash, un meilleur spécialiste autour de cette
01:48table de TPI.
01:49Vous pouvez nous poser vos questions par mail, l'adresse est directe à bfmbusiness.fr.
01:54Vous pouvez nous envoyer un SMS au 732 16, taper le mot-clé business suivi de votre message.
01:59Et sinon, sur mon compte personnel Twitter ou LinkedIn, vous me posez vos questions.
02:04J'essaie d'y répondre en cours d'émission.
02:08Le reste de l'actualité du jour, les ministres des Finances et les banquiers centraux
02:12arrivent pour deux jours de discussion autour de Roland Lescure à Bercy.
02:15Il s'agit d'avancer sur trois dossiers sensibles.
02:18Les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, les déséquilibres commerciaux
02:21et la dépendance aux terres rares chinoises.
02:24Emmanuel Moulin saura cette semaine.
02:26D'ailleurs, s'il succède à François Villeroy de Gallo à la tête de la Banque de France,
02:29l'Assemblée nationale et le Sénat l'auditionneront mercredi
02:32et se prononceront dans la foulée sur la nomination de l'ancien secrétaire général de l'Elysée.
02:36Après une campagne acharnée en coulisses.
02:40L'actualité des entreprises avec Publicis qui signe la troisième plus grosse acquisition de son histoire.
02:45Le groupe français qui annonce un accord pour acheter LiveRamp, un spécialiste américain des données.
02:49L'opération a plus de 2 milliards de dollars qui s'inscrit pleinement dans la trajectoire prise
02:53par Publicis ces derniers mois autour de l'IA, la data, etc.
02:57Les tensions se poursuivent autour du partage de la valeur chez Samsung Electronics en Corée du Sud.
03:02Le gouvernement dit étudier toutes les options, y compris un arbitrage d'urgence pour interdire la grève prévue à partir
03:09de jeudi.
03:10Une seule journée de débrayage coûterait autour de 700 millions de dollars de pertes directes,
03:15selon le Premier ministre de Corée du Sud.
03:19Et puis dans le dossier SFR, le rachat va prendre un petit peu plus de temps que prévu.
03:22L'échéance des négociations a été reportée de trois semaines.
03:24Orange, Bouygues et Free ont maintenant jusqu'au 5 juin pour finaliser leur offre commune
03:30et s'entendre sur l'avenir des marques de SFR.
03:33C'est désormais là que se situe le bras de fer, dossier complet de Mathieu Pêcheberti,
03:37retrouvé sur notre site internet.
03:40Allez, le tableau de bord de vos marchés tout de suite.
03:43Votre rendez-vous avec Banque Populaire, à vos côtés pour prévoir votre avenir et protéger vos proches.
03:48Banque Populaire, la réussite est en vous.
03:52Tout pour investir, le tableau de bord.
03:55Alors je vous le disais, les taux qui continuent à se tendre
03:59et les taux qui continuent à se tendre sur le marché obligataire, ça veut dire quoi ?
04:02Ça veut dire de la pression sur les actions, sur les marchés actions, sur les indices boursiers.
04:06Et on a un CAC 40 qui recule à nouveau, moins 0,75%.
04:10On a déjà fini en baisse vendredi, 7883 points.
04:15Du côté de l'Euronext Tech Leaders, légère surperformance, on est sur une petite baisse de 0,17%.
04:21Du côté des autres indices européens, on a du moins 0,43% pour l'Eurostock 50.
04:27Mais Francfort, par exemple, est en hausse.
04:28Plus 0,15% pour le DAX.
04:30On a un IBEX à Madrid qui est en recul de 0,42%.
04:34Petit coup d'œil sur le FTSE à Londres, quasi inchangé.
04:38Et oui, Milan en forte baisse, moins 2%.
04:41Donc vous voyez, il y a un petit peu de tout et une tendance un petit peu disparate.
04:45Mais enfin, le sentiment est toujours très pesant avec ces tensions sur les taux obligataires.
04:49On va les regarder tout de suite.
04:50Les 10 ans, on est au-delà des 3,8% désormais pour le 10 ans français.
04:543,81%.
04:55On est à 3,16% sur le 10 ans allemand.
04:58Et puis quasiment 4,6% sur le 10 ans américain.
05:02Ça y est, on y est.
05:034,6%.
05:04Donc une cote d'alerte franchie à nouveau.
05:06Sur le pétrole aussi, ça reste extrêmement tendu vu qu'on a un Brent du côté des 110 dollars.
05:12106,03$ pour le baril de brut.
05:13Léger américain et aucun progrès, strictement rien de neuf dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran.
05:19Du côté des valeurs, sur le CAC 40.
05:22Alors la plus forte hausse est pour rester micro.
05:23STMicro, plus 2,5% à 54,15€.
05:26C'est sans doute pour ça que les valeurs tech et notamment l'Euronext Tech Leaders,
05:30c'est une petite surperformance.
05:31Il y a toujours de l'attrait pour les valeurs techno.
05:34Donc STMicro, plus 2,5% à 54,12€.
05:37La plus forte hausse du SBF 120, elle est pour téléperformance,
05:40qui gagne 7,3% à 74,74€.
05:44Publicis, je vous en parlais fort d'un rachat structurel et important du côté des Etats-Unis.
05:48La troisième plus grosse opération de rachat de son histoire.
05:51Le titre gagne 2,3%.
05:54C'est bien accueilli à 78,86€.
05:57Puis les tensions sur les prix du brut, tout ça provoque des réalignements sur le secteur de l'énergie.
06:01Total Energy, plus 1,4%, 79,80€.
06:04ENGIE, plus 0,79€ à 26,81€.
06:08À la baisse, il y a pas mal d'écrémages autour d'un petit peu de spéculation
06:12qui a quand même eu lieu la semaine dernière du fait des inquiétudes autour de l'antavirus.
06:17Et on a vu beaucoup de MedTech et de Biotech grimper fort.
06:21Et là, du coup, il y a des allégements.
06:23Ipsen perd 4,7% à 158,20€.
06:25C'est la plus forte baisse du SBF 120.
06:27On a Nanobiotics aussi qui recule de 3,8% à 42,14€.
06:32Et du côté du CAC 40, la plus forte baisse, elle est pour Saint-Gobain qui recule de 2,5
06:36% à 72,52€.
06:38Le secteur du luxe, pas très bien orienté non plus.
06:40LVMH, moins 2,446,35€.
06:43Kering, moins 2,32€.
06:45231,35€.
06:46Hermès, moins 2,19€.
06:491541€.
06:49On a eu en fin de semaine dernière des mauvaises nouvelles, point de vue de résultats et des perspectives,
06:53avec Burberry notamment et Salvatore Ferragamont du côté de l'Italie.
06:58L'or, on va en parler largement en fin d'émission.
07:014,559$ l'once alors que l'argent s'est stabilisé du côté des 76$.
07:07Tout de suite, on déchiffre l'actu du jour.
07:11Tout pour investir, le déchiffrage.
07:15Alors c'est le guinique de Jean-Pierre Petit qui intervient très très souvent sur cette antenne.
07:20C'est les taux, les taux.
07:22C'est la clé de tout et c'est la clé du moment.
07:24Mathias Baccino, Trade Republic, bonjour.
07:27Bonjour Antoine.
07:27Merci d'être avec nous ainsi que Gustave Sanden de Colbert.
07:30Bonjour Antoine.
07:32Donc voilà, les taux longs, que ce soit les taux longs, les taux courts.
07:36Là, on est sur des points de tension.
07:37Il y en a un petit peu partout.
07:40Très peu de réactions finalement.
07:42On voit que du côté de...
07:44On se disait avant 4,5, 4,6 sur le disant américain, ça fait toujours réagir Donald Trump.
07:50Là, pour l'instant, on a l'impression que c'est le cadet de ces soucis.
07:54Du côté de la réunion, là, à Bercy, autour des grands acteurs de l'économie mondiale, des banques centrales, etc.
08:02On a quand même Christine Lagarde qui dit « Oui, oui, je regarde, c'est mon métier. »
08:08Là, on a une situation qui est peut-être en train de s'installer.
08:11On disait « Le problème actuel de l'économie, c'est le pétrole higher for longer. »
08:17Là, on a les taux qui s'inscrivent exactement dans la même dynamique.
08:20Est-ce que ce duo infernal n'est pas en train de nous faire dérailler un petit peu ?
08:25On voit que les marchés tiennent toujours, l'IA, on en reparlera dans un instant.
08:28Mais voilà que ce couple taux-pétrole est en train d'enrayer quelque chose de manière assez durable.
08:34Mathias Bagginot.
08:36J'ai eu hier, dimanche, la chance d'échanger avec Roland Lescure, le ministre de l'économie en amont de...
08:42Nous aussi ce matin, mais ouais.
08:44...du sommet du G7 qui a des finances, donc qui commence aujourd'hui et demain.
08:49Et à mon sens, s'il n'y a pas eu encore de communication massive de la part soit du
08:56nouveau patron de la Fed, Kevin Warch...
08:59Alors légalement, il n'a pas trop le droit d'intervenir, il n'est pas officiellement patron.
09:03Donc ils ont envoyé le numéro 2 de la Fed, du coup.
09:04Là, pendant quelques semaines, effectivement, ils vont être un peu entre deux eaux.
09:09Mais Christine Lagarde non plus, Scott Bessette non plus.
09:11Donc probablement qu'ils essayent d'obtenir une réponse alignée, aujourd'hui et demain, au G7 Finance.
09:20Donc à mon avis, jusqu'à demain, 18h, heure de Paris, les choses vont rester un peu en suspens en
09:26attendant des conclusions.
09:28Parce qu'effectivement, la situation dans le Détroit d'Hormuz est en train d'avoir des conséquences économiques durables.
09:34Et les pays qui sont mal équipés pour accueillir une vague d'inflation, c'est-à-dire des pays qui
09:39n'ont plus de marge budgétaire comme la France...
09:42Genre nous, oui.
09:43Oui, les Etats-Unis aussi, accessoirement, avec leur 9% de déficit quand même.
09:46Bien sûr, oui.
09:48Ça met sous pression de manière absolument considérable.
09:50Et la vérité, c'est que la France n'a pas...
09:53Heureusement que la France est protégée, entre guillemets, par ses centrales nucléaires face à cette crise.
09:57Mais sinon, la France n'a pas tellement de marge de manœuvre pour réagir, en fait.
10:01Donc, le schéma qui est en train de se mettre en place, c'est celui d'une généralisation de l
10:07'inflation à d'autres secteurs de l'économie,
10:09d'une perturbation de plus en plus importante des chaînes de production mondiale,
10:14et d'un retour de l'inflation, et ensuite d'une baisse de la croissance,
10:18ce qui met les banques centrales sous pression à un moment où plusieurs économies du monde sont très endettées.
10:24Moi, j'appelle ça la triple claque de vendredi.
10:26C'est-à-dire que vendredi, les marchés ont pris, et l'économie mondiale, ont pris trois claques.
10:30La première, c'est l'absence d'impact de la visite de Donald Trump en Chine,
10:34qui a été une stabilisation de la relation des bases pour la suite,
10:38mais qui n'a rien donné de très concret tout de suite.
10:41La deuxième claque, c'est évidemment l'inflation à 3,8 en avril aux États-Unis, qui a été une
10:45mauvaise nouvelle.
10:46Et la troisième, c'est l'absence totale de progrès sur le front iranien.
10:50C'est très inquiétant qu'on n'ait toujours aucune piste pour sortir de ce blocage du Détroit d'Hormuz,
10:58qui est en train de devenir le signe noir des signes noirs.
11:04Je ne sais pas si le signe noir avait une évolution Pokémon, comment on l'appellerait,
11:08mais c'est vraiment cauchemar.
11:10Il faudrait que je regarde un peu ce que Saxo Bank avait fait en début d'année.
11:14Je crois que ça, ce n'était pas prévu.
11:16Je dois dire que moi, c'est mon erreur d'analyse principale depuis le début de cette crise.
11:21J'avais dit au début de cette crise avec d'autres que cette guerre ne pouvait pas durer.
11:25Je me suis trompé, et c'est aussi incroyable que ça puisse paraître.
11:29Donald Trump n'a pas de sortie pour l'instant.
11:32C'est inquiétant pour l'économie mondiale, ça c'est clair et net.
11:35Gustave Sanden, le duo d'enfer, la taux et pétrole.
11:37Oui, ça c'est le duo d'enfer.
11:40Je dirais que les taux, c'est plutôt la conséquence de l'un.
11:42Oui, les deux sont liés.
11:43Les taux, c'est effectivement les déficits expansionnistes.
11:46Ça, c'était le départ, le point de départ sur toutes nos économies.
11:49Et le complément sympathique, c'est effectivement ce retour de l'inflation.
11:53Et en fait, dans quelle mesure on peut contenir les taux ?
11:57Avec ces deux facteurs, pas trop en fait.
12:00Et les premiers taux qui vont être impactés, c'est les taux longs.
12:03C'est ceux qui sont les plus exposés finalement au marché.
12:05On avait la semaine dernière au UK aussi, qui est probablement le pire des pays développés au niveau des taux,
12:12le retour des bondes vigilantesses.
12:14Je ne sais pas si ça vous parle.
12:15Oui, bien sûr.
12:15Les vengeurs masqués de l'univers des taux.
12:19C'est ceux qui sanctionnent.
12:20En fait, c'est qu'à un moment donné, on se souvient de l'East Trust.
12:23Elle n'avait pas fait long feu.
12:25À un moment donné, les États, plus ils sont endettés, plus finalement, ils sont dépendants des marchés financiers.
12:31Et les marchés financiers, c'est des analyses financières.
12:35C'est-à-dire que si vous présentez un modèle financier qui ne tient pas, il sanctionne.
12:40Et il sanctionne comment ? En vendant.
12:41Et c'est ce qui se passe.
12:42Et donc malheureusement, je pense qu'il y a effectivement ces deux effets qu'on mesure aujourd'hui dans les
12:45taux.
12:46Et c'est évidemment des conséquences pour l'économie.
12:48Le gros mot avec un R commence vraiment à repointer le bout de son nez.
12:52C'est-à-dire récession.
12:54Pourquoi ? Parce qu'en fait, l'économie mondiale dépend encore aujourd'hui principalement du pétrole.
13:01On avait quelques réserves stratégiques.
13:03En Chine, évidemment, mais également en Europe, dans lesquelles on est déjà en train de puiser.
13:07Et tout le monde n'avait pas ce luxe.
13:08Et je peux vous dire que dans certains pays d'Asie et en Afrique, il y a déjà des gens
13:12qui sont assignés au télétravail.
13:13On est déjà sur du rationnement sur le pétrole.
13:16Donc ça, tout ça, c'est du PIB qui n'est pas réalisé.
13:19Donc ce niveau ou ce gros mot, là, on n'est plus dans la spéculation.
13:24On est dans...
13:26En fait, il y a tout simplement une économie qui n'a pas lieu.
13:29Il y a du commerce qui n'a pas lieu.
13:32Parce qu'en fait, on est effectivement rationné.
13:35Donc tout le monde n'est pas autosuffisant énergétiquement et surtout pas au niveau du pétrole comme les États-Unis.
13:40Ce qui leur donne peut-être une perception biaisée du monde.
13:42Mais malheureusement, ils commercent avec d'autres.
13:45Ils en ont chez eux, oui.
13:46C'est sûr que ça change un petit peu la donne quand on analyse.
13:50J'ai eu, Guillaume, une piste de réflexion du gouvernement français qui m'a terrifié la semaine dernière.
13:55Donc les taux remontent.
13:56On est à 3,85, je crois, sur le 10 en français.
13:58Oui, oui.
13:59Ça va coûter littéralement 3 à 5 milliards d'euros à l'État cette année.
14:06Bien sûr.
14:06En intérêt supplémentaire à l'État.
14:08Et l'une des pistes du gouvernement pour compenser ce manque à gagner fiscal, c'est de...
14:16C'est tellement compliqué que je n'arrive même pas à le dire.
14:18C'est de retirer des exonérations de charges sociales sur les entreprises.
14:22En gros, de rendre le travail encore plus taxé en France qu'il n'est déjà.
14:27Non pas en augmentant les taxes, mais en enlevant des ristournes de taxes qu'ils avaient donnés aux entreprises,
14:32tellement le coût du travail est élevé en France.
14:34Donc si l'idée du gouvernement, c'est de sanctionner encore un peu plus le travail en France,
14:39là, franchement, je ne sais plus quoi dire.
14:41Toujours se méfier des amorces à la pêche.
14:43On connaît le procédé, mais...
14:45Là, je tiens à leur signifier que ce n'est pas une bonne idée.
14:47L'eau est froide, là.
14:48Oui, c'est aussi une bonne idée de mettre ça en exergue pour montrer que certaines pistes sont un petit
14:53peu hasardeuses.
14:53Bon, au-delà de ça, Gustave Sanden, moi, je remarque de plus en plus d'invités autour de cette table,
14:58semaine après semaine, qui constatent la pontification de la courbe des taux,
15:02et qui disent, bon, on va peut-être bouger les curseurs sur la table de mixage,
15:06et notamment du côté de l'allocation d'actifs.
15:08Sans compter que, et c'est Léa Lejeune qui nous mettait le nez dessus en fin de semaine dernière,
15:15quand on commence à toucher à des produits un petit peu compliqués,
15:18genre les produits structurés, où il y a un petit peu de taux dedans, différentes maturations,
15:23il y a des rééquilibrages à faire qui nécessitent vraiment qu'on soulève le capot
15:26et qu'on voit pourquoi ça ne marche plus.
15:29Donc, est-ce que là, les prochaines semaines ne vont pas être une sorte de grand jonglage
15:34entre les différents paramètres de ce qui est en train de se passer sur les marchés
15:37pour beaucoup, beaucoup de gérants ?
15:39Ce qui se passe, c'est que quand même, je le rappelle,
15:41quand les taux augmentent, la valeur des obligations baisse.
15:44Voilà, c'est le mouvement classique.
15:46Non, mais je préfère le rappeler pour planter le décor.
15:49Et en fait, accessoirement, la conséquence de cette baisse des actifs,
15:52c'est effectivement du coup une hausse des taux,
15:54donc de la rémunération de ceux qui y investissent.
15:57Et finalement, l'intérêt pour vous d'aller vous exposer à des actifs plus risqués,
16:01c'est d'avoir une prime de risque qui soit attractive.
16:03Et donc là, on est dans un marché où, d'un côté,
16:06les marchés actions ont explosé à la hausse,
16:09et en particulier les valeurs de croissance,
16:11avec pour autant des espérances de cash flow qui sont au plus bas depuis 10 ans
16:15pour les hyperscalers, parce qu'elles dépensent de plus en plus,
16:17ou elles investissent de plus en plus, on verra si c'est profitable.
16:19Mais en tout cas, le cash flow immédiat, il est plutôt en baisse.
16:23Et de l'autre côté, effectivement, une rémunération des actifs,
16:26c'est comme ça qu'on l'appelait dans le passé,
16:28en tout cas les actifs sans risque, les obligations d'État américaines,
16:30qui est de plus en plus haut.
16:33Donc, effectivement, il y a des questionnements à se poser sur ce rebasculement.
16:37Quel est votre intérêt d'aller chercher cette prime de risque
16:42dans cet univers de marché ?
16:43Et ça vaut effectivement pour tout.
16:45Quelle que soit finalement la tacticité qu'on va appliquer à son portefeuille,
16:48le produit structuré, pour moi, ce n'est pas une classe d'actifs en soi.
16:51C'est un outil tactique qu'on peut utiliser dans le cadre d'une allocation financière.
16:55Mais les grandes allocations, les grandes masses,
16:57là où les obligations avaient quand même été un petit peu oubliées
17:01pendant presque une décennie, avec des rémunérations presque à zéro,
17:04elles sont quand même un petit peu revenues dans les portefeuilles depuis 2022.
17:07Peut-être encore plus demain, au détriment des actions,
17:10et au détriment des actions croissance.
17:11Mais force est de constater que tous ceux qui anticipent trop ces scénarios,
17:16ça leur coûte très cher, parce que les actions croissance sont encore celles
17:19qui font toute la performance des indices.
17:21Bah oui.
17:22Et plus que jamais.
17:23Là, il y a un indice qui s'appelle le S&P Growth,
17:27le S&P Croissance, comparé au S&P Low Vol,
17:30donc les acteurs de faible volatilité.
17:32On a tout simplement, là, sur les six dernières semaines,
17:34donc je vous parle vraiment de l'actualité récente,
17:36on a tout simplement atteint la surperformance maximum historique.
17:4024% de plus pour le S&P Croissance que le S&P Low Vol.
17:44Dans cet environnement, donc on a effectivement un marché
17:49qui est extrêmement dur à lire, avec une croissance folle
17:52de ces acteurs de la tech, et en même temps,
17:55des conditions de marché général et notamment de risque
17:58qui sont pour le moins perturbantes.
18:00Alors, là où on va rajouter un petit peu de harissa au bouillon,
18:04c'est que précisément ces grands acteurs de la tech,
18:08ils s'endettent.
18:09Et puis pas qu'un peu, pour financer leur croissance externe.
18:12Donc là, est-ce qu'on n'a pas...
18:14Alors, soit une sorte de tempête parfaite
18:17avec un serpent qui se mord la queue,
18:19ce qu'on reproche souvent d'ailleurs à l'écosystème high-tech,
18:22soit finalement un nouvel ordre mondial
18:25où en fait on va plus faire confiance à Google
18:27en lui prêtant de l'argent qu'à un État souverain.
18:31Qu'est-ce que vous lisez là-dedans, Mathias ?
18:34En fait, pour le moyen terme, j'entends.
18:37Pour le moyen terme, ce qui est important,
18:39c'est est-ce que ces entreprises qui ont investi tout cet argent
18:41vont être rentables ?
18:43C'est-à-dire, est-ce que ces entreprises vont réussir à rentabiliser ?
18:46Et il y en a quelques-unes, Google, Amazon, entre autres,
18:49qui avaient bien rassuré ces derniers temps
18:51en publiant des résultats colossaux,
18:54entre autres au premier trimestre.
18:56Sauf que, quand on regarde dans le détail,
18:59c'est un article du Financial Times
19:01qui a attiré mon attention en fin de semaine dernière,
19:04en fait, vous avez, pour simplifier,
19:08une large part de ce résultat
19:11qui vient en fait de ce qu'on appelle
19:14« other income »,
19:15c'est-à-dire les autres sources de revenus.
19:17C'est-à-dire les ventes de t-shirts, en gros ?
19:19C'est le merchant amazing.
19:22C'est l'Elysée qui avait publié votre revenu,
19:24c'est la boutique de l'Elysée.
19:26Là, en l'occurrence,
19:27on a tout simplement Alphabet et Amazon
19:32qui ont enregistré 53 milliards de dollars
19:35de « other income » au premier trimestre,
19:37c'est 60% de leurs résultats nets.
19:40Alors, qu'est-ce que c'est que ce « other income »
19:42qui ne vient pas de leur business model classique ?
19:44C'est tout simplement la réévaluation à la hausse
19:47de leur part dans Anthropik et OpenAI,
19:52les deux géants désormais de l'IA,
19:56dont la valorisation a été très fortement augmentée
19:59ces derniers mois par des levées de fonds successives.
20:01Et en fait, on se retrouve donc avec Alphabet
20:05qui a 37,7 milliards d'other income au premier trimestre,
20:09Amazon 16 milliards, Microsoft 7 milliards.
20:13Tout en sachant que OpenAI et Anthropik,
20:16dont la valorisation a augmenté,
20:18ce qui revalorise le résultat net des hyperscalers,
20:20représentent à peu près 50% du carnet de commande,
20:24du cloud, d'Oracle, Alphabet, Amazon et Microsoft.
20:27Le voilà le cercle fermé.
20:28Voilà.
20:28Donc, c'est un enjeu qui est absolument considérable.
20:32Et on peut dire assez simplement, finalement,
20:35que tant que OpenAI et Anthropik,
20:38donc ChatGPT et Cloud,
20:39se développent, ont des revenus, grandissent,
20:42voient leur valorisation augmenter,
20:44un jour font une IPO,
20:46et si ces deux entreprises-là
20:48continuent de se développer efficacement,
20:50pour les hyperscalers,
20:51il n'y aurait pas de conséquences.
20:53Voilà.
20:54Je note que...
20:54Jusqu'ici, tout va bien.
20:56Je note que pendant qu'on s'inquiète de la bulle IA,
20:58on a quand même Arthur Mensch à l'Assemblée nationale,
21:01dans une audition que j'encourage tout le monde à regarder,
21:03la semaine dernière,
21:04qui nous dit qu'en attendant,
21:06il n'y a pas de fonds de pension en Europe.
21:09Merci Arthur.
21:10Et comme il n'y a pas de fonds de pension,
21:12on n'est pas en train de construire des data centers en Europe,
21:15dont on aurait pourtant besoin.
21:16La France est occupée à se débarrasser de son surplus d'électricité,
21:20si, si, je vous jure,
21:21qui nous coûte de l'argent,
21:22alors même que le monde entier est à la recherche d'électricité
21:25pour construire des data centers,
21:26juste parce qu'on n'a pas les capitaux pour les construire.
21:28Donc c'est une raison de plus
21:31de défendre l'Union européenne de l'investissement
21:33qui, malheureusement, n'avance pas.
21:35Totalement.
21:35Oui, on assiste à un serpent qui se mord la queue
21:37au niveau intelligence artificielle aux Etats-Unis.
21:40C'est plusieurs serpents qui se mordent de la queue,
21:42finalement, si on regarde bien.
21:44Mais du coup, qu'est-ce que ça vous inspire, Gustave Sanden ?
21:47On reste sur ce marché hyper concentré et puré.
21:51Il y a intérêt, que ça marche,
21:53parce que tout est assis dessus,
21:55finalement, au vu de toutes les tensions
21:56qui se développent par ailleurs.
21:58Tout est assis dessus,
21:59au point que j'ai appris, notamment ce week-end,
22:01que Nvidia, typiquement, publie,
22:03vous l'avez peut-être remarqué,
22:04après les autres hyperscalers.
22:05Pourquoi ? Parce qu'en fait, on peut prédire à l'euro près,
22:10presque, leur chiffre d'affaires en fonction des publications des autres.
22:13Et donc, s'ils publiaient en avance,
22:15ça révélerait des informations potentiellement
22:19sur les dépenses des uns et des autres.
22:20Donc, ça vous dit le niveau, effectivement,
22:23d'endogamie qu'on peut retrouver dans ce secteur.
22:26Néanmoins, il y a quand même un usage massif
22:29qui se propage de ces outils d'intelligence artificielle.
22:32Donc, je pense que les risques de bulles
22:35sont plus sur les infrastructures
22:38que sur l'usage qui est réellement là
22:40et de plus en plus dans tous les secteurs
22:44et dans tous les pans de l'économie.
22:45Mais effectivement, la question qui peut aussi se poser,
22:48c'est si ça marchait,
22:53comment ça va être possible
22:54d'avoir des acteurs de cette taille
22:57et comment va-t-il y avoir une concurrence possible ?
23:00C'est ça, sans que ça provoque des déséquilibres profonds.
23:02C'est peut-être aussi ça qui est pris en compte
23:04dans les cours en ce moment,
23:05l'agitation par ailleurs, finalement.
23:08C'est ce stress.
23:09Alors, pour ce qui est d'NVIDIA,
23:11c'est au sens strict de l'économie,
23:13un monopole absolu.
23:14Pour les autres, c'est quand même un oligopole
23:17assez marqué.
23:19Et effectivement,
23:21quand on voit la taille qu'ils ont dans les indices,
23:23ça vous donne une bonne idée
23:24de ce qu'il va falloir faire demain
23:27pour aller les concurrencer.
23:29Donc, leur seul espoir, presque,
23:30ou le seul espoir pour créer une concurrence saine,
23:33c'est qu'effectivement,
23:33il y a une forme de vétusté.
23:35Mais donc, la concurrence supposerait
23:36effectivement des grosses revalorisations
23:40de ces différents acteurs
23:42qui, vous le rappeliez juste avant,
23:45continuent de s'endetter,
23:46y compris chez nous.
23:47Mais preuve que les choses marchent
23:49et qu'on reste aussi
23:50dans cette évolution permanente.
23:53On a eu cette très belle introduction en bourse
23:55la semaine dernière à Wall Street
23:57de Cerebras,
23:57qui conçoit des cartes graphiques géantes
24:02qui sont les seules à pouvoir concurrencer
24:04à peu près Nvidia,
24:05selon les analystes.
24:06Et donc, voilà,
24:07il y a de l'émulation,
24:08ça bouge aussi techniquement.
24:10Et au-delà de la disruption,
24:11il y a aussi de la valeur qui se crée.
24:13Le titre a gagné 75%
24:15lors de sa première journée de bourse.
24:17Merci infiniment
24:18d'avoir commenté cette actualité encore brûlante.
24:21Mathias Bacchino,
24:22Trade Republic,
24:22Gustave Sanden de Colbert.
24:24Merci, bonne semaine à vous deux.
24:25Et tout de suite,
24:26les arbitrages.
24:29Tout pour investir.
24:31Arbitrage.
24:33Avec Jean-Louis Cussac,
24:35Perceval Finance.
24:36Bonjour Jean-Louis.
24:37On a cassé le support des 8 000.
24:39On a cassé le support juste en dessous.
24:41Bon, qu'est-ce qu'il nous reste là ?
24:437 899 points au compteur
24:45pour un CAC 40
24:46qui semble sortir un petit peu des rails
24:49ces derniers jours.
24:53Oui, mais regardez ce matin,
24:55on part avec un gap à la baisse
24:57et derrière, pas de relais,
24:58ça rebondit.
24:59Donc, c'est encore un message
25:02qu'il y a un mot d'espoir
25:05derrière ces faiblesses
25:07qui sont passagères
25:10quand on regarde à long terme
25:11puisqu'à chaque fois qu'on a baissé,
25:12on a rebondi.
25:13Là, elle n'était plus marquée
25:15depuis la semaine dernière
25:17à cause des taux
25:19et puis du pétrole en Europe.
25:22Mais là, ce matin,
25:23ça rebondit.
25:24Alors, mollement,
25:24il n'y a pas de volume,
25:25il n'y a pas de conviction.
25:27Si vous voulez,
25:29on peut résumer en disant
25:30que ce n'est pas le moment
25:31des grandes manœuvres.
25:32Si on est optimiste,
25:34on va garder ces idées ciblées
25:36sur telle ou telle valeur,
25:38telle ou telle orientation.
25:39Mais moi, sincèrement,
25:41je n'ai pas de conviction technique même.
25:45C'est-à-dire que les signaux techniques
25:47sont plutôt biais baissiers.
25:49Depuis, en effet, les 8 000,
25:51on est reparti un petit peu
25:52dans le doute plus marqué.
25:55Mais on voit qu'il n'y a pas de pression.
25:58L'idée, c'est ça,
25:59c'est de surveiller s'il y a de la pression
26:02quelque part avec des ventes
26:04appuyées et régulières.
26:05Il n'y en a pas.
26:07La preuve, on part bas ce matin à 9 heures
26:10et depuis, on remonte doucement,
26:13doucement, doucement.
26:13Alors, on serait tenté de se dire
26:15un petit repli, j'achète, pourquoi pas.
26:19Pour moi, la véritable rupture,
26:20ce serait maintenant 7 810.
26:23Il y a beaucoup de dividendes en ce moment.
26:25Aujourd'hui, il y a 23 points, par exemple.
26:27C'est énorme.
26:28Donc, il faut relativiser aussi
26:30le repli, l'ampleur du repli du CAC 40.
26:34Donc, si vous voulez,
26:36on va dire que si on casse 7 810,
26:38on appuiera peut-être un petit peu plus à la vente.
26:40On fera peut-être, je ne sais pas,
26:42des spreads, des achats de spreads.
26:44Parce que, est-ce que ça peut aller bien loin ?
26:46Tout dépendra, évidemment, de l'évolution,
26:48encore une fois, avec l'Iran.
26:51Et cette épée de Damoclès,
26:53cette situation très binaire,
26:55en fait, ça passe ou ça craque,
26:56c'est quelque chose qui, en fait,
26:59tétanise les investisseurs.
27:01Mais, ils gardent, encore une fois,
27:03ce côté,
27:05allez, ça finira bien,
27:06les chiffres américains vont être bons,
27:08Nvidia publiera certainement de bonnes choses.
27:11Vous voyez, l'idée, elle est encore autour de ça.
27:13Donc, on va surveiller 7 810,
27:14si vous voulez bien, sur le cash,
27:15qu'il va falloir aussi ajuster des dividendes.
27:20Là, ce matin, je proposais un achat,
27:22justement, vers 7 815 cash.
27:25Donc, on l'a fait,
27:27sur le futur même.
27:29Et on a, pardon, sur le futur,
27:317 815 sur le futur.
27:33Et puis, la vente, c'était entre
27:347 870 sur le futur
27:37et 7 930.
27:39Alors, on l'a fait également.
27:40Et si on vend,
27:41parce qu'on veut protéger,
27:43on veut...
27:43Eh bien, on a un stop de sortie.
27:45Ce n'est pas un stop directionnel.
27:47C'est vraiment très agressif.
27:48Ce serait au-dessus de 7 955, par exemple.
27:52Donc, vous voyez, très, très, très, très proche.
27:55Et voilà, à part ça,
27:56qu'est-ce qu'on remarque ?
27:57Une volatilité implicite
27:59qui, dès qu'il y a un peu de stress,
28:01reste quand même...
28:03Elle était autour de 14, 15, 16.
28:06Et là, elle est remontée à 18.
28:07Vous voyez, 18 de vol implicite
28:09pas de complaisance,
28:10de la méfiance,
28:11des achats d'assurance.
28:13Donc, c'est pour ça
28:14qu'on n'a pas cette vente systématique.
28:16Et sur les actions,
28:18alors, il n'y a vraiment pas grand-chose.
28:19On est à 650 millions.
28:22Vous vous rendez compte
28:22à 11h, presque 30.
28:24C'est ridicule.
28:26Et puis, on a toujours
28:27téléperformance qui progresse de 7%.
28:30Alors, voilà, le côté, si vous voulez,
28:32les valeurs qui sont prises
28:35plein la tête à cause de l'IA
28:37se reprennent un peu.
28:39Alors, peut-être qu'on va avoir
28:40les services informatiques
28:41qui sont...
28:42D'ailleurs, qui sont un petit peu mieux
28:43depuis quelque temps.
28:44En tout cas, la baisse s'est arrêtée
28:46pour ce secteur.
28:48On voit Atos
28:48qui a un petit peu décollé
28:51du fond.
28:52Mais bon, elle reste faible.
28:53Mais on voit ça un peu partout.
28:56Rien de remarquable.
28:58Publicis.
28:58Alors, Publicis avait déjà décollé.
29:00Ils achètent une boîte dans l'IA.
29:01C'est vraiment positif.
29:03Donc là, c'est une belle valeur
29:04qui est recommandée à l'achat.
29:05Elle a une structure de prix,
29:07un graphique plutôt pas mal.
29:08Et elle peut aller plus loin
29:10à la hausse, bien évidemment,
29:11si jamais on a une amélioration
29:14de fonds sur l'ensemble du marché.
29:17Ils viendront payer ce genre
29:18de valeurs, je pense.
29:20Mais là, ce qu'il va falloir
29:21se méfier, c'est la liquidité
29:22de ce marché.
29:23Parce qu'on va avoir
29:24une forte volatilité de la liquidité
29:26étant donné qu'il n'y a pas de conviction.
29:28Donc ça, c'est toujours piégeux.
29:29Il peut y avoir des contre-pieds
29:31très forts,
29:32des débouclements de spéculation.
29:34Vous voyez qu'ils sont
29:35en fin de séance.
29:36Bon, allez, il faut déboucler.
29:37Et là, on ne rencontre pas
29:38de contrepartie.
29:39Ça, on enfonce des portes ouvertes.
29:40Un peu comme vendredi.
29:41On s'est cassé la figure
29:43sans rencontrer de contrepartie.
29:45Donc, de la méfiance,
29:46mais pas forcément
29:47un sentiment extrêmement négatif.
29:49Moins 0,65 en tout cas
29:51pour le CAC 40
29:52qui repasse les 7 900.
29:55On voit qu'on réduit
29:55un petit peu les pertes.
29:56Et effectivement, Jean-Louis,
29:58vous le signalez,
29:58ce n'est pas non plus
30:00le changement de sentiment complet.
30:02On a des belles euros.
30:03On a des titres
30:04qui sont achetés
30:05également aujourd'hui.
30:07Donc, suivre quand même
30:08effectivement liquidité,
30:09volatilité.
30:10Jean-Louis, merci infiniment.
30:12Restez avec nous
30:13à l'écoute de BFM Business
30:15dans Tout pour investir.
30:15On reparle intelligence artificielle
30:18pratique du côté de l'investisseur,
30:20du côté des dynamiques
30:21à suivre avec les spécialistes
30:23de Figenay.
30:24A tout de suite.
30:26Tout pour investir
30:27la boîte à outils
30:30Vincent Oren,
30:32Orez, Figenay,
30:33bonjour.
30:34Bonjour.
30:34On va reparler
30:35intelligence artificielle.
30:36On en a parlé déjà
30:37pas mal dans le déchiffrage.
30:38Je vous invite à l'écouter
30:40en podcast,
30:41en replay.
30:42Il est déjà en ligne.
30:43Bon, c'était passionnant
30:44avec Mathias Bacino
30:45et Gustave Sanden,
30:46nos déchiffreurs.
30:47Mais voilà,
30:48on va reparler
30:49intelligence artificielle.
30:50Mais on ne va pas parler
30:51hyper-scaler,
30:52on ne va pas parler
30:53investissement,
30:54rentabilité,
30:55semi-conducteur,
30:55etc.
30:56On va se poser
30:57une question simple.
31:00Est-ce que l'IA
31:03devient indispensable
31:04sans bonne formation ?
31:06Je ne le nommerai pas,
31:07mais j'ai vu la couverture
31:08d'un livre ces derniers mois
31:10qui m'a donné envie,
31:11mais vraiment,
31:11de me casser la tête
31:12contre un mur.
31:13C'était, en gros,
31:14ça ne sert à rien
31:15d'apprendre.
31:16Oubliez les diplômes.
31:17Ça ne sert à rien.
31:19L'IA va tout remplacer.
31:20Bon, on va arrêter
31:21un peu les bêtises
31:22et on va se poser
31:23les bonnes questions.
31:24Moi, je me souviens
31:25d'il y a également
31:26quelques années
31:26où on nous disait
31:27« Oh, il faut absolument
31:28apprendre le code.
31:29Il faut apprendre
31:30à coder. »
31:31Bon, trois ans après,
31:32ça ne sert plus à rien
31:33tout ça.
31:33Est-ce que finalement,
31:34on n'est pas à la course,
31:36à la course au cycle
31:37à court terme,
31:38à enchaîner comme ça
31:40sur l'IA
31:40parce que globalement,
31:42on ne sait encore
31:43pas trop où ça va
31:44cette histoire ?
31:45C'est vrai qu'il y a
31:46de l'incertitude.
31:47On ne sait pas
31:47où ça va
31:48et du coup,
31:49on peut s'emporter
31:50sur « il ne faut plus
31:52de diplômes,
31:53bref, mettons-nous
31:54tous à TchatGPT
31:55et oublions
31:56tous les acquis
31:57de compétences. »
31:59La réalité,
31:59c'est que déjà
32:00pour commencer,
32:01en étant un alphabète,
32:03bon courage
32:03avec TchatGPT.
32:05Ensuite,
32:06on peut connaître
32:07mais ce qu'on voit
32:07dans les chiffres,
32:08c'est que si vous connaissez
32:09votre métier,
32:10si vous connaissez
32:10votre expertise,
32:11vous allez tirer
32:12beaucoup plus partie
32:13de l'IA
32:14que celui qui va
32:15s'inventer investisseur,
32:16que celui qui va
32:16s'inventer médecin,
32:18que celui qui va
32:18s'inventer professeur.
32:19Et il y en a.
32:21Ouvrez Twitter,
32:22il y en a.
32:23Mais oui,
32:24c'est la clé de tout,
32:25finalement.
32:26C'est la clé de tout,
32:26surtout quand on gratte.
32:28Et pour un investisseur,
32:29pour une société,
32:30une entreprise
32:30qui veut créer de la valeur,
32:32eh bien,
32:32on ne peut pas s'arrêter
32:33effectivement à un résultat
32:35issu d'un prompt,
32:35même si on le suit
32:37étape par étape.
32:37Il faut savoir
32:38comment le mettre en œuvre.
32:39Il faut savoir aussi gratter
32:40parce que dans les affirmations
32:43grandiloquentes des IA,
32:44il y a peut-être
32:44des hallucinations
32:45qui pourraient porter préjudice
32:47en termes de cybersécurité,
32:48en termes médical,
32:49peut-être,
32:50en termes d'investissement.
32:51Et donc,
32:52attention,
32:53peut-être revenir
32:54aux fondamentaux,
32:55oui.
32:57Maintenant,
32:57il y a des nouvelles compétences
32:58à créer aussi.
32:59Oui.
32:59Dans tous les scénarios,
33:01l'éducation restera primordiale,
33:03la formation restera primordiale.
33:05Alors que,
33:05voilà,
33:06on prétendait le contraire
33:07il y a quelques mois.
33:09Non,
33:09c'est intéressant.
33:10Alors,
33:11malgré tout,
33:13voilà,
33:14on se trouvait
33:15il y a trois ans
33:15nous disons
33:16il faut apprendre à coder.
33:17Bon,
33:17là,
33:17maintenant,
33:17il faut apprendre
33:18à prompter.
33:19C'est clair qu'on ne prompte pas
33:20n'importe comment
33:21vis-à-vis de l'IA,
33:22sinon on n'a pas ce qu'on veut
33:23ou n'importe quoi.
33:24Mais du coup,
33:26est-ce que la formation,
33:27est-ce que les diplômes,
33:29voient leurs valeurs
33:30un petit peu changer
33:32à l'aune de ce prisme,
33:34quoi,
33:34finalement ?
33:34Je dirais que
33:35certains diplômes,
33:36après,
33:37est-ce qu'un diplôme,
33:38c'est uniquement
33:38de l'expertise
33:39et de la compétence ?
33:40Non,
33:41c'est aussi du travail en équipe,
33:42c'est aussi une forme de réseau,
33:43c'est aussi une manière
33:44de travailler dans le temps,
33:46c'est de la recherche aussi.
33:47Bref,
33:48le diplôme ne s'arrête
33:50heureusement pas
33:51aux quelques connaissances
33:53qu'on y acquiert.
33:54Deuxième chose,
33:55oui,
33:55effectivement,
33:56sur le marché de la formation,
33:58il y a une prime
33:59du salarié augmenté.
34:00Elle a été,
34:01elle vient d'être évaluée,
34:0454%.
34:0554%,
34:05c'est le salaire en plus
34:07quand vous êtes
34:08quelqu'un,
34:09que vous sortez d'études
34:10ou que vous êtes déjà expérimenté,
34:11et que vous avez appris
34:12à vous augmenter
34:13avec l'IA,
34:14que vous savez prompter,
34:15que vous avez créé un agent,
34:17ce que vous savez utiliser bien
34:18Claude ou Mistral.
34:2054%,
34:21c'est une prime à l'IA.
34:22Ça se voit aussi
34:23dans les entreprises.
34:2774%
34:28de la valeur créée
34:30aujourd'hui
34:30par les entreprises
34:31grâce à l'IA,
34:32quand on regarde
34:33aux Etats-Unis,
34:34c'est 20%
34:35des entreprises
34:36qui le cumulent.
34:37Donc,
34:38toutes essayent
34:39de s'y mettre,
34:39mais une grande
34:42majorité
34:42de la productivité
34:43qui a été gagnée,
34:44c'est une toute petite fraction
34:45des entreprises.
34:46Pourquoi ?
34:46Parce que celles-ci
34:47ont su acquérir
34:49les profils
34:50qui sont à la fois
34:51formés traditionnellement
34:52et s'augmenter
34:53avec de l'IA.
34:54Alors,
34:55je me souviens
34:56d'une phrase
34:56d'un grand penseur
34:57de Seine-Saint-Denis
34:58contemporain,
34:59il s'appelle
34:59Desporouti,
35:00si vous avez la REF,
35:01vous saurez de quoi je parle.
35:03Que seraient les diplômes
35:05sans la dalle ?
35:06Disait-il.
35:07Alors,
35:07il y a l'envie
35:07de réussir,
35:08mais est-ce que finalement
35:09la dalle de notre époque,
35:10ce n'est pas à la fois
35:11de résister à la disruption
35:13et en même temps
35:14de justifier sa plus-value ?
35:16C'est vrai,
35:18c'est justifier sa plus-value,
35:19c'est savoir l'utiliser,
35:20c'est la confronter au terrain.
35:22Combien de personnes
35:22peuvent inventer
35:24à partir de leur téléphone
35:25aujourd'hui
35:25une idée de business ?
35:27Et toute la différence
35:28entre l'idée
35:29et la réalité,
35:30la création de valeur,
35:32c'est aller exécuter,
35:34c'est aller se confronter
35:35au réel.
35:36Peut-être que
35:37Tchad GPT peut me dire
35:38qu'il faut vendre ce produit
35:40si la majorité
35:41de la population
35:41me dit
35:41« Moi, je ne l'achète pas
35:42et je ne l'achète pas à ce prix,
35:43il faut que je me remette en question. »
35:45Il ne faut pas juste
35:45que je dise
35:46« Non, c'est les gens
35:47qui ont tort. »
35:48Le client a raison.
35:49Je me souviens
35:49d'un tweet
35:49qui était assez intéressant,
35:51ça avait été publié
35:51après des chiffres NFP
35:53de l'emploi américain,
35:54les chiffres mensuels,
35:55quelqu'un qui disait
35:56« C'est génial en fait,
35:58vous faites votre CV par IA,
36:00il est lu par une IA
36:02dans une entreprise
36:02qui est censée recruter
36:05et finalement,
36:06il n'y a aucun job
36:06qui est créé. »
36:08Est-ce que finalement,
36:09il faut sortir de cette idée
36:11qu'on va vers un cercle fermé ?
36:13J'ai une anecdote concrète sur ça.
36:16J'ai moi-même reçu des CV,
36:18petit tch,
36:19je fais un agent IA
36:20pour répondre
36:20et analyser les CV,
36:21exactement ce cas-là.
36:22Il se trouve qu'en face de moi,
36:25les candidats
36:26avaient eux-mêmes des agents
36:27puisque c'est une société d'IA.
36:28Et puis,
36:29on est resté en boucle,
36:30comme ça,
36:30si vous regardez la chaîne de mail,
36:32c'est un bouquin en fait
36:33où les deux négocient,
36:35ne transent jamais,
36:35ils n'ont pas les clés du camion
36:37et donc,
36:38personne n'est jamais recruté,
36:39tout le monde creuse des sujets
36:40et les deux s'amusent finalement.
36:43C'est comme quand on met
36:45un iPhone
36:45et un autre iPhone
36:46avec Siri
36:47et puis qu'ils commencent
36:47à s'engueuler en gros.
36:48C'est exactement ça,
36:49c'est un plateau télé
36:51où les deux invités
36:52ne s'écouteraient plus finalement
36:53et puis tourneraient en boucle
36:55sans jamais conclure
36:56à quelque chose,
36:57sans création de connaissances.
36:59Bon,
37:00et tout ça qui fait grimper
37:01de 300%
37:01la note d'électricité
37:02dans le Wisconsin.
37:04Alors,
37:04il y a des sujets
37:05sur l'énergie
37:06mais on voit aussi
37:07des investissements majeurs.
37:08Vous voyez
37:08des entreprises américaines
37:10de tech,
37:11de technologie,
37:12investir dans des réacteurs nucléaires.
37:14Ça,
37:15c'est nouveau.
37:15C'est nouveau.
37:16Alors,
37:17est-ce que ça va répondre
37:17à toute la demande ?
37:18Peut-être pas
37:19mais on voit
37:20une infrastructure
37:20qui est en train de bouger.
37:21En Chine,
37:22dont on parle souvent
37:23quand on parle d'IA,
37:25vous voyez ce sujet
37:25de l'énergie
37:27qui est très très prégnant,
37:28du hardware,
37:29il faut pouvoir fabriquer
37:30aussi les puces
37:31et puis l'énergie,
37:33on en a parlé
37:33et puis la formation,
37:34un grand grand sujet,
37:35cette formation.
37:37Regardez en Chine,
37:38l'IA,
37:39ça ne remplace pas
37:40les métiers.
37:41Ça devient un corpus fondamental
37:42au sein de plusieurs universités
37:45et c'est peut-être
37:46un nouveau bloc.
37:47Il va falloir peut-être
37:48plus apprendre
37:49qu'hier
37:50que moins apprendre.
37:52Ben oui,
37:53nouvelle illustration.
37:54Je me souviens
37:54quand j'étais plus jeune,
37:56je m'étais bricolé
37:56à un PC Asus,
37:58le principal actionnaire
37:59d'Asus à l'époque,
38:01c'était l'Académie Chinoise
38:02des Sciences.
38:03Non,
38:04mais on en est là,
38:04la formation.
38:05Voilà,
38:05ça reste au cœur de tout
38:06et ça nous aide
38:07à évaluer
38:08les bons étages
38:08de la fusée
38:09sur lesquels investir
38:11et se renforcer
38:11concernant ces investissements
38:13dans l'IA.
38:13Merci beaucoup
38:14Vincent Aurez
38:15pour cette discussion
38:15quasi philosophique
38:16mais passionnante
38:17sur l'IA.
38:19Figen A.I.
38:20et vous reviendrez
38:21bientôt pour commenter
38:22l'actualité du moment
38:23qui n'arrête pas
38:24de bouger
38:24sur l'intelligence artificielle.
38:26Tout de suite,
38:27le placement à suivre.
38:30Tout pour investir,
38:32le placement à suivre.
38:34On va faire un peu
38:35de finance comportementale
38:36avec Julien Nebenzal
38:38d'Itorau.
38:39Bonjour Julien.
38:40Et évidemment,
38:41tous les yeux
38:42rivés sur le marché
38:45obligataire.
38:45Alors,
38:46que ce soit du côté
38:47de l'Europe,
38:48que ce soit du côté
38:48des Etats-Unis,
38:49que ce soit du côté
38:50du Japon
38:50où on se remet
38:51à atteindre
38:51des niveaux records,
38:53là,
38:53partout,
38:54ça bouge,
38:55ça induit
38:55des biais comportementaux,
38:56bien sûr,
38:57parce que quand une classe
38:58d'actifs
39:00bouge vraiment
39:01sur une tendance haussière
39:02plus long,
39:03plus longtemps,
39:05ça nous oblige
39:06à revoir notre stratégie,
39:07un peu la table de mixage
39:09comme je disais
39:10tout à l'heure.
39:10Qu'est-ce qui est en train
39:11de se passer dans la tête
39:12des investisseurs
39:12qui voient des taux
39:13qui n'arrêtent pas
39:14de grimper,
39:14qui n'arrivent pas
39:15à s'arrêter ?
39:18Oui,
39:18c'est ça en fait,
39:20ça fait six ans
39:22que les prix des obligations
39:23baissent,
39:23les taux qui montent,
39:24c'est les prix qui baissent.
39:25Je pense que c'est
39:27suffisamment long
39:28pour qu'on prenne conscience
39:29que ce n'est pas un accident,
39:30que c'est un changement
39:31de régime,
39:32mais en même temps,
39:33c'est peut-être
39:34suffisamment court
39:35pour que nos réflexes
39:36d'investisseurs
39:37n'aient pas tout à fait
39:38le temps de s'adapter.
39:40Et à mon avis,
39:41c'est dans ce décalage
39:42qu'on trouve
39:44le risque de la situation
39:45et peut-être même
39:47une explication,
39:48je l'avais évoquée
39:49il y a deux semaines,
39:49de la nervosité actuelle.
39:51Alors,
39:52pour comprendre ça,
39:53il faut juste se rappeler
39:54du constat
39:55qu'on a déjà fait,
39:55je le fais rapidement,
39:56on a eu un coup
39:57d'accordéon économique
39:58avec le Covid,
39:59on a eu la guerre en Europe
40:00qui s'est ajoutée,
40:02voilà,
40:02toutes ces choses-là
40:03ont généré de l'inflation,
40:05et puis les économies
40:06se sont ajustées
40:07progressivement
40:08à cette nouvelle donnée,
40:09l'inflation est restée
40:10structurellement
40:11un peu plus élevée
40:12qu'elle était avant.
40:13Il y a une conséquence
40:14à ça,
40:14je crois que ça a été signalé
40:15par un de vos intervenants
40:16avant,
40:17c'est que la charge
40:18d'intérêt sur la dette publique
40:19va exploser.
40:20En France, par exemple,
40:21on va dépasser
40:22le niveau du budget
40:23de l'adresse de l'EF,
40:23ce qui lui-même
40:24doit être en augmentation,
40:25rappelons-le,
40:26dans le contexte géopolitique.
40:27Donc ça veut dire
40:28qu'on génère plus d'émissions
40:29de dettes,
40:31plus de papiers,
40:31donc mathématiquement,
40:32plus de pression
40:33à la hausse sur les taux.
40:34Voilà, ça c'est fait.
40:35Alors il y a en fait
40:36un débat,
40:37et c'est le point
40:38un peu central pour moi,
40:39il y a un débat aujourd'hui
40:40sur est-ce que
40:42ce qui est en train
40:42de se passer
40:43va se développer,
40:44au contraire,
40:45on aura un retour en arrière.
40:47Mais ce débat,
40:47il est tout à fait légitime.
40:49Il y a les forces inflationnistes
40:51qui sont très solides,
40:52la dette publique,
40:52je viens d'en parler,
40:53la démondialisation,
40:54elle est souvent citée
40:55comme renchérissant
40:56les chaînes de valeur,
40:58et puis évidemment
40:59la transition énergétique,
41:00on peut coupler aussi
41:01la géopolitique.
41:03Voilà, ce sont des facteurs
41:04inflationnistes,
41:04ils sont là,
41:05ils sont vrais,
41:07ils sont légitimes,
41:07c'est un fait.
41:09De l'autre côté,
41:10il y a des facteurs
41:11déflationnistes.
41:12On parle d'intelligence
41:13artificielle très souvent,
41:15c'est probablement
41:16des gains de productivité
41:17qui sont significatifs
41:18dès aujourd'hui
41:19et devant nous.
41:20On parle aussi
41:21du vieillissement
41:22de la population.
41:23Quand l'âge moyen
41:24d'une société
41:25monte un peu,
41:26l'économie baisse un peu
41:28parce que le niveau
41:28de consommation
41:29dans l'âge
41:31baisse tendanciellement.
41:32Donc c'est relativement
41:33normal de voir ça.
41:34Et puis on parle aussi
41:36de zones
41:37de capacité
41:39de production
41:39excédentaire
41:40comme la Chine,
41:41c'est-à-dire
41:42qu'il y a une capacité
41:42de déflation
41:43manufacturière,
41:44on l'a déjà vu
41:45au cours des 20 années
41:46passées.
41:47Voilà,
41:48vous avez donc
41:48les deux grands courants
41:51pro-inflation,
41:52anti-inflation,
41:53les arguments
41:54qui sont tous légitimes.
41:56Et c'est là,
41:56à mon avis,
41:57qu'on a un piège.
41:58C'est que le débat rationnel,
42:00personne ne peut le trancher.
42:01Je crois que c'est
42:02très compliqué
42:03de se faire une idée
42:04de ce qui va se passer
42:05avec toutes ces forces
42:06antagonistes.
42:07Et quand on n'a pas
42:09d'idée particulière,
42:11eh bien en fait,
42:11l'esprit humain,
42:12lui,
42:12il trouve une solution.
42:13Il n'attend pas.
42:14Il tranche lui-même.
42:16Mais à ce moment-là,
42:16il va trancher.
42:17Il va trancher avec autre chose
42:19que la rationalité.
42:19Il va trancher avec l'heuristique.
42:21Il va trancher avec les biais.
42:23Et le premier biais
42:24qui va être à l'œuvre là,
42:25c'est le biais de référence.
42:27C'est-à-dire qu'on extrapole
42:28tout ce qu'on a vécu
42:29sur une longue période.
42:30Et on a donc derrière nous
42:3220, 25 ans de désinflation.
42:34Et on se dit,
42:35finalement,
42:35les taux vont finir
42:36par redescendre.
42:37Attention,
42:38parce que si on est pris
42:39à contre-pied
42:40avec un biais comme ça,
42:42le choc peut être
42:42vraiment significatif.
42:44Il y a aussi
42:44le biais de normalité
42:45qui peut être en jeu.
42:47C'est-à-dire le refus
42:48de croire
42:48qu'on a changé de régime
42:49et de se dire,
42:50non, finalement,
42:50les banques centrales
42:51vont tout contrôler
42:52et ça se passera très bien.
42:53Non, non, non,
42:54il est tout à fait possible
42:55qu'il n'y ait pas
42:56de retour, en fait,
42:57à la normale.
42:58Donc, au final
42:59de ce que j'expose,
43:00il y a un débat rationnel
43:02qu'on ne tranche pas
43:03et il y a des biais
43:04de comportement
43:06qui viennent
43:07d'assez profondément,
43:09qui mettent beaucoup de temps
43:10à être changés.
43:11Et ce qui fait que
43:12la révision
43:13des prix du marché,
43:14elle peut être graduelle,
43:16c'est-à-dire
43:16qu'on s'ajuste petit à petit,
43:17mais à un moment,
43:19elle peut être brutale.
43:20Et ce qui peut déclencher
43:22la brutalité
43:23d'une réaction,
43:23on n'en est pas très loin,
43:25on la frôle en ce moment
43:26sur le marché obligataire.
43:27Ce n'est pas nécessairement
43:28tout ce que je viens de dire,
43:29ça peut être tout simplement
43:30un élément supplémentaire encore,
43:33c'est-à-dire une sorte
43:33de petite étincelle,
43:34comme la dernière goutte
43:37qui, elle,
43:37fait trembler
43:38l'ensemble de l'édifice.
43:39Ce n'est pas la force
43:40d'un événement
43:42exogène, inattendu,
43:42qui est à prendre en compte,
43:44c'est le fait
43:44qu'il y en est un
43:45dans ce contexte.
43:46Donc voilà,
43:46aujourd'hui,
43:47notre problème,
43:48il est ici.
43:49On a une équation
43:50quasiment impossible
43:50à résoudre
43:51dans la rationalité.
43:52Et si on se fie
43:54au réflexe humain
43:55dans ces cas-là,
43:56c'est-à-dire
43:56le retour à l'heuristique,
43:58à la simplification
43:59de biais de comportement,
44:02eh bien,
44:02on a de quoi
44:03être préoccupé
44:04par le futur
44:05du marché obligataire.
44:07Mais Julien,
44:08il y a quelque chose
44:09que je retiens quand même,
44:10c'est vos considérations
44:11sur les risques
44:12d'inflation
44:13et les biais comportementaux,
44:14et sur le fait
44:15qu'on arrive
44:15à une sorte
44:16d'équilibre
44:17des forces parfaits
44:18qui fait que
44:19rien ne bouge
44:21justement
44:21avant l'étincelle,
44:22avant que tout
44:24puisse éventuellement
44:25prendre feu.
44:27Et je voudrais
44:28en parler avec vous
44:29parce que juste après,
44:30on reçoit
44:30François Delassus d'Or
44:31en cache,
44:32on va parler de l'or.
44:33Et on a l'impression
44:34que c'est ce qui est
44:35en train de se passer
44:35sur les cours de l'or.
44:37C'est-à-dire qu'on a
44:37un équilibre des forces
44:39parfaits
44:39entre ceux
44:41qui recherchent
44:41de la liquidité
44:42et les tendances
44:43plus fondamentales,
44:44les tendances de fonds
44:45et que du coup,
44:46plus rien ne bouge.
44:46Qu'est-ce que vous en pensez ?
44:49J'en pense
44:51ce que vous venez de dire.
44:52C'est-à-dire que
44:53quand je décris
44:54les deux forces,
44:55j'ai simplement décrit
44:56deux choses
44:56dont il faut arriver
44:57à faire la synthèse
44:58en disant
44:59qu'elle n'est pas possible
45:00cette synthèse.
45:00On pourrait écrire
45:01un livre brillant
45:03sur pourquoi
45:04l'inflation va être présente
45:05pendant 10 ans.
45:06On pourrait en écrire
45:07un autre
45:07tout aussi brillant
45:08sur pourquoi
45:10cette idée d'inflation
45:11est complètement suranée
45:12et qu'en fait,
45:12on est dans une économie
45:13qui ne pourra pas en faire
45:14pour toutes les raisons
45:15que je citais.
45:16Et c'est cette impossibilité
45:18de trancher.
45:19C'est ça mon point.
45:21C'est que l'impossibilité
45:21de trancher
45:22va nous ramener
45:22à des réflexes
45:23beaucoup plus primitifs
45:25qui sont issus
45:26de biais de comportement.
45:27Et si on a un équilibre
45:29en ce moment
45:29sur l'or
45:30tel que vous décrivez,
45:32je pense qu'il est juste,
45:33mais cet équilibre
45:33peut être rompu
45:34à nouveau
45:35à tout moment
45:36avec une forme
45:37d'étincelle.
45:38Donc,
45:39mon point encore aujourd'hui,
45:40c'est vraiment de dire
45:41les biais comportementaux,
45:43ils existent.
45:44À un moment,
45:45ils surgissent.
45:46Et là,
45:46on est dans une partie,
45:48je dirais,
45:49on va être cette année,
45:50peut-être un peu plus
45:51que cette année,
45:51mais au moins cette année,
45:52on va être dans une partie
45:54particulièrement à risque.
45:55Voilà.
45:56On est dans une zone
45:56vraiment à risque
45:57d'activer
45:58ces biais de comportement.
45:59Eh bien,
46:00on va être très,
46:01très vigilant,
46:02effectivement.
46:02Julien Nevenzal,
46:03Ditoro,
46:04merci infiniment
46:04encore une fois
46:05de ce regard particulier
46:07de la finance comportementale
46:08sur tout ce qui est en train
46:10de se passer.
46:10Et puis l'or,
46:11bien sûr,
46:12l'once d'or fin,
46:144548 dollars.
46:14Et on en reparle
46:15dans quelques instants
46:17avec François Delassus,
46:18l'or en cache.
46:19À tout de suite.
46:21Tout pour investir,
46:22le coffre fort.
46:24On va faire la même dynamique.
46:26François Delassus,
46:27l'or en cache,
46:28bonjour.
46:28Bonjour.
46:29Alors,
46:29on parlait de l'or
46:29il y a quelques instants
46:31et on était peut-être
46:32en train de se poser
46:33cette question
46:33avec Julien Nevenzal,
46:34mais on va se la poser
46:35avec vous,
46:35qui êtes vraiment au contact
46:37de ce marché de manière
46:38très très concrète.
46:39Est-ce qu'on n'est pas
46:40en train d'arriver
46:41à une sorte d'équilibre
46:42parfait des forces ?
46:43Il faut dire que ça fait
46:43des semaines que l'or
46:44ne fait quasiment plus rien
46:45à part quelques petits
46:46allers-retours.
46:484548 dollars l'once
46:49en ce moment.
46:49Est-ce qu'on n'arrive pas
46:50à un équilibre parfait
46:51entre ceux
46:52qui s'en servent toujours
46:53comme un actif
46:54qui a pris de la valeur
46:55et sur lequel on peut jouer
46:56en termes de liquidité
46:57pour faire les trous
46:58dès qu'on a des pertes
46:59sur les marchés actions ?
47:00Et de l'autre côté,
47:01des tendances plus fondamentales,
47:03des tendances vraiment structurelles
47:04il est alimenté par
47:05les banques centrales
47:06et par les acheteurs
47:08structurels d'or.
47:09C'est exactement
47:10ce qui se passe en fait.
47:12D'accord.
47:12Et en fait,
47:13on a quelque chose
47:13qui s'est passé aussi,
47:14c'est que l'or
47:15étant de plus en plus
47:18entré dans les différents
47:19scénarios d'investissement,
47:21que ce soit les fonds,
47:22que ce soit les institutionnels,
47:24les particuliers,
47:25c'est vrai qu'aujourd'hui,
47:27l'or, je crois,
47:29réagit également
47:30comme un peu
47:32comme un mainstream asset,
47:33c'est-à-dire un asset
47:34qui devient important
47:36et qui devient
47:37un actif plus courant.
47:38À tel point que,
47:39généralement,
47:40quand les actions montent,
47:41l'or monte aussi.
47:41Oui, exactement.
47:42On a ce côté,
47:44alors c'est pour ça
47:45qu'il faut toujours distinguer
47:47le rôle de l'or,
47:48de sa liquidité,
47:49de son côté tactique,
47:51de son côté stratégique,
47:53valeur refuge,
47:55diversification de patrimoine
47:56et également appréciation
47:58de sa valeur sur le long terme.
47:59Et c'est pour ça
48:00qu'aujourd'hui,
48:01on a du mal à comprendre
48:03ce qui se passe
48:04sur le cours de l'or.
48:05Il y a une volatilité certaine,
48:07il y a une résistance quand même,
48:09parce qu'à plus de 4 500,
48:12c'est quand même très fort.
48:14Les experts bancaires
48:17que l'on voit
48:17qui sont spécialisés
48:18du marché de l'or
48:19prévoient toujours
48:20pour la fin de l'année
48:21un cours autour de 5 900.
48:23D'autres,
48:24comme Deutsche Bank,
48:25prévoient que le cours de l'or
48:27pourra aller jusqu'à 8 000 dollars
48:28sur les 3-4 ans qui viennent
48:30s'il y avait une accélération
48:32de la dédolarisation
48:33dans la politique
48:34des banques centrales.
48:35Non, on n'est pas là.
48:36Ce qui est important
48:38à considérer sur ce marché,
48:39c'est pour les investisseurs,
48:41pour les épargnants en particulier,
48:44eux, manifestement,
48:46ils regardent le cours,
48:47mais ils entrent sur le marché
48:49et ils continuent à posséder.
48:51Parce qu'il faut voir
48:52que les fondamentaux,
48:54ce que vous disiez tout à l'heure,
48:55sont toujours structurellement
48:58très en faveur de l'or.
48:59Oui, les chiffres du premier trimestre
49:00sont bons.
49:01Les chiffres du premier trimestre
49:01sont très importants
49:02puisqu'on a vu que
49:04la demande pièce et lingot
49:06a atteint plus de 474 tonnes,
49:08ce qui est énorme,
49:08plus de 43%
49:09par rapport au premier trimestre 2025.
49:12Les ETF avaient baissé,
49:14ce qui prouve bien
49:15leur rôle tactique
49:17lié avec les corrections de marque.
49:19Même si en avril,
49:20les investisseurs américains
49:22sont revenus sur les ETF,
49:23alors que les Asiatiques
49:25étaient restés assez fortement là-dessus.
49:27Et puis, les banques centrales.
49:29274 tonnes achetées
49:31au premier trimestre
49:32alors que les cours
49:33étaient très importants.
49:34Donc, ça donne quand même
49:34un signal sur l'importance
49:37que les banques centrales
49:38continuent d'accorder à l'or
49:40dans la stratégie
49:42de la diversification
49:43de leur réserve.
49:44Et il y avait une petite information
49:46aussi que j'ai vue hier,
49:47c'est que la Banque centrale de Chine
49:50a acheté en avril
49:538 tonnes,
49:54ce qui paraît peut-être pas énorme,
49:56mais c'est le 18e mois
49:58consécutif d'achat.
50:01Et ce chiffre d'avril
50:03est le plus important
50:05depuis décembre 2024.
50:06Ça veut dire que
50:07les banques centrales
50:09continuent véritablement
50:10d'accorder à l'or
50:12non seulement son rôle
50:13d'absence de risque de défaut,
50:16ce qui est très clair,
50:17d'appréciation solitaire,
50:18et puis elles le jouent aussi
50:20comme cette volonté
50:22d'équilibrer un peu
50:23l'or réserve stratégique.
50:27Oui, dans les réserves,
50:27bien sûr,
50:28on a vu que ça se faisait
50:29d'ailleurs au détriment du dollar.
50:30Alors, quant au particulier,
50:32il est intéressant de voir
50:34qu'on a eu deux attitudes
50:35au premier trimestre,
50:37qui est assez intéressante.
50:38D'une part,
50:39c'est que c'est clair
50:40que l'écho de l'or
50:41dans la presse,
50:42et on sait très bien
50:43que plus on parle d'or,
50:44plus les gens se disent
50:44tiens, pourquoi je n'irais pas ?
50:46Donc on a eu pas mal
50:47de nouveaux investisseurs
50:48qui sont rentrés,
50:49qui ont acheté plutôt
50:50des petites unités,
50:52parce que le prix de l'or
50:53était très conséquent.
50:54En revanche,
50:56avec la correction
50:57et avec la stabilité du cours
50:58qu'on a depuis
50:59quelques semaines maintenant,
51:01on s'aperçoit
51:02qu'on a de nouveaux,
51:04et on le voit
51:04dans notre réseau,
51:05on voit des particuliers
51:07qui viennent acheter
51:08des unités plus importantes,
51:09si vous voulez.
51:10Puisqu'il y a un côté
51:11un peu bonnes affaires.
51:12Oui, c'est ça.
51:13On va faire des bonnes affaires,
51:14même si c'est vrai
51:16que ce comportement
51:16est assez nouveau
51:18en France.
51:19Cet accordement
51:19qu'on connaît
51:20depuis très très longtemps
51:21en Asie,
51:22qui sont très sensibles
51:23aux prix,
51:23et qui viennent
51:24quand les prix sont intéressants,
51:26c'est quelque chose
51:26d'un peu nouveau.
51:27Alors, est-ce que ça fait partie
51:28de l'implantation
51:29de l'éducation financière
51:30des Français ?
51:31On en parlait l'autre jour,
51:32mais on ne sait jamais.
51:34On peut y participer,
51:35bien sûr.
51:35Souvent, on parle de l'or,
51:37mais alors de manière
51:37extrêmement objective.
51:39Est-ce que vous pensez justement
51:40que chez le particulier,
51:41il peut y avoir cet effet
51:43que je qualifierais
51:45d'effet des prix de l'immobilier
51:47chez les notaires ?
51:48C'est-à-dire, en gros,
51:49on va avoir l'actualité
51:51qui va prendre le pas,
51:52et ça va être un effet de sillage
51:53qui va se situer
51:55sur plusieurs mois.
51:56En effet, un petit peu,
51:56je ne dirais pas de long terme,
51:58mais de court, moyen terme,
52:01qui vont soutenir les cours.
52:03Je pense que les particuliers,
52:06aujourd'hui, se disent
52:08que ça vaut peut-être le coup
52:09aussi d'acheter régulièrement.
52:12Absolument.
52:12Et ça, ça permet de lisser.
52:13Une forme de DCA, oui.
52:14Voilà, ça permet de lisser
52:15l'évolution des cours,
52:16et c'est ce qui est intéressant.
52:17Et je pense que,
52:19parce que c'est vrai
52:20qu'aujourd'hui,
52:20vous en parliez tout à l'heure,
52:21on a un espèce d'équilibre
52:23des forces,
52:24pour ou contre, etc.
52:26On voit qu'aujourd'hui,
52:27le cours de l'or,
52:29ce que pèse sur le...
52:30Le dollar, la hausse du dollar,
52:33on ne s'attend pas à une augmentation,
52:35une baisse des taux des banques centrales,
52:36bien au contraire.
52:37Oui, bien sûr.
52:39L'un des éléments très importants aussi
52:41sur le cours de l'or,
52:42et j'ai écouté un des experts
52:43du World Health Council l'autre jour,
52:45c'est la nomination de Kevin Walsh.
52:47C'est clair que la nomination
52:49de ce nouveau gouverneur
52:51de la Banque centrale américaine,
52:53avec son passé,
52:54c'est quelque chose
52:55qui a donné un signe aussi au marché,
52:57en disant que, finalement,
52:59il est beaucoup plus,
53:02disons, conservateur
53:02qu'on ne pouvait penser
53:04après sa nomination par Donald Trump.
53:06Et ça, c'est un signal important
53:07pour le marché aussi, ça.
53:08Oui, exactement,
53:09parce que ça va donner
53:10les orientations du dollar,
53:11et puis souvent,
53:12on met en avant le fait
53:14que c'est plus un homme de marché
53:16qu'un économiste,
53:17et donc que, du coup,
53:19c'est des choses à considérer,
53:21d'autant plus dans cet univers d'auto
53:23qui n'arrête pas de se tendre,
53:24et de dollars,
53:25qui a un effet yo-yo
53:28assez stressant
53:28et qui est directement indexé
53:31sur le théâtre géopolitique.
53:32Et on s'aperçoit aujourd'hui
53:33que, bien entendu,
53:34les tensions géopolitiques
53:36restent un élément important
53:38dans les moteurs
53:39de la hausse
53:40ou de la baisse
53:41du cours de l'or,
53:42mais qu'aujourd'hui,
53:43ce que je disais tout à l'heure,
53:45compte tenu de son importance
53:46grandissante,
53:47même si ça ne reste pas
53:47très important,
53:48parce que si on regarde
53:49la proportion de l'or
53:50dans l'ensemble des portefeuilles,
53:52il n'est que 2 %,
53:53ce n'est pas énorme,
53:54même si, aujourd'hui,
53:56et depuis quelques années,
53:57on dit que ce serait bien
53:58d'avoir 5 à 10 %
53:59dans son portefeuille,
54:00cet effet-là fait que
54:01l'or subit aussi
54:03les effets macroéconomiques
54:05et des effets contraires,
54:06comme, vous le disiez tout à l'heure,
54:08d'autres actifs.
54:09Mais, sur le moyen-long terme,
54:11il a cette force
54:13qui est historique,
54:14qui est de préserver
54:16la valeur.
54:18Merci infiniment,
54:20François Delassus.
54:20D'or en cash,
54:21on a fait le point,
54:22parce que c'est vrai
54:23que ça faisait longtemps
54:23qu'on ne l'avait pas fait,
54:24cet équilibre des forces
54:25qui est assez intéressant
54:27du côté de l'or
54:27et qui illustre un petit peu
54:29ce sentiment
54:29sur l'ensemble des marchés.
54:31Et je vous remercie
54:32d'avoir été à l'écoute
54:33de cette émission
54:33qui était particulièrement passionnante.
54:35Réécoutez-la en podcast,
54:36en replay.
54:37C'était vraiment très, très bien
54:39avec de très bons experts
54:40et des réflexions de fond.
54:42Dans quelques instants,
54:43Marie-Cœur de Rois,
54:44les experts de l'IMO.
54:45Et puis, moi,
54:46je vous retrouve à 15h30
54:47au côté de Guillaume Somrère
54:48pour BFM Bourse.
54:49À tout à l'heure.
54:52Tout pour investir
54:54sur BFM Business.
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