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  • il y a 10 heures
Lundi 18 mai, François Sorel a reçu Hugo Borensztein, cofondateur et président d'Omi, Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Clément David, président de Theodo Cloud, Julien Thibaud, journaliste BFM Business, Arnaud Rosier, cardiologue, président et cofondateur d'Implicity, Raphaël Raffray, journaliste BFM Tech, et Ambrogio Beccaria, skipper de l’IMOCA Allagrande Mapei, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00:06BFM Business et Tech & Co présente Tech & Co, la quotidienne, François Sorel.
00:00:13Bonsoir à tous, quel plaisir de vous retrouver. Merci d'être là, j'espère que vous avez passé
00:00:17un bon week-end et je suis très heureux de vous retrouver pour Tech & Co, la quotidienne,
00:00:21tout au long de cette semaine. On est là, vous le savez, de 19h30 à 21h, radio, télé,
00:00:26les replays, les podcasts qui vous attendent ensuite et vous le savez, chaque soir sur BFM Business,
00:00:31on plonge dans l'actualité Tech. Avec ce soir justement, au sommaire de ce Tech & Co,
00:00:36eh bien on va revenir sur cette grève qui pourrait coûter très très cher à Samsung et oui,
00:00:40les salariés de Samsung qui menacent de faire la grève, ça pourrait coûter jusqu'à 20 milliards à
00:00:46Samsung, on va tout vous expliquer. Puis on reviendra sur cette, on va dire, cette mésentente entre
00:00:52Apple et OpenAI concernant Siri. Les contrats n'ont pas été respectés entre ces deux géants,
00:00:58on va tout vous expliquer. Et puis tiens, on s'intéressera à la route du Rhum qui aura lieu
00:01:02en novembre prochain. On rencontrera un skipper qui fera cette route du Rhum sur un monocoque
00:01:07bardé de technologies, évidemment de la connectivité, des capteurs partout. On découvrira à quoi ressemblera
00:01:13peut-être le bateau de demain justement avec notre invité tout à l'heure. Voilà le sommaire de ce Tech
00:01:18& Co,
00:01:18la quotidienne en ce lundi. Un grand merci d'être là, de nous avoir choisis et bienvenue à vous toutes
00:01:23et à vous tous.
00:01:26Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la Tech.
00:01:31Le débrief de l'actu Tech, vous le savez, une heure pour prendre le temps et nous plonger
00:01:36tranquillement sur les sujets d'actualité Tech du jour avec nos experts qui sont là et qui ont chacun
00:01:43évidemment des choses à dire. Christophe Holnet est là. Salut Christophe !
00:01:47Bonsoir François !
00:01:48Christophe Holnet, senior advisor chez 7-2, ancien président de Microsoft France et Asie du Sud.
00:01:55À tes côtés, c'est Hugo Borenstein qui est là ce soir. Salut Hugo !
00:01:58Co-fondateur et président d'OMI.
00:02:01Et puis nous avons aussi Clément David. Salut Clément !
00:02:04Salut !
00:02:04Président de Theodo Cloud. Voilà, joli petit casting ce soir.
00:02:08Ça va débattre tranquillement sur l'actualité Tech. Si vous n'êtes pas d'accord, comme d'habitude, allez-y.
00:02:14Mais jamais les mains ! Pas de violence Clément ! Parce que je sais que t'es un fan de
00:02:18MMA toi !
00:02:19Attention ! On est sur BFM Business.
00:02:21Je ne m'y risquerai pas ce soir.
00:02:22Voilà. On n'est pas sur Netflix.
00:02:24Alors on va commencer par cette grève générale de 18 jours qui pourrait être votée là dans les heures qui
00:02:30viennent
00:02:30par les salariés de chez Samsung. Alors on est en Corée du Sud.
00:02:34Et cette grève a un coût estimé, écoutez bien, à 20 milliards de dollars.
00:02:38Pourquoi ? Parce que, en fait, Samsung fabrique énormément de composants.
00:02:43Évidemment pour les smartphones, les PC, mais aussi en ce moment pour les géants de l'IA.
00:02:48Et notamment pour Nvidia.
00:02:50Des mémoires hyper spécifiques, hyper rapides, etc.
00:02:53Et si tout s'arrête, si la machine Samsung s'arrête, ça pourrait être une catastrophe.
00:02:59Et je voulais qu'on en parle parce que ce n'est pas la première fois qu'on évoque ce
00:03:02sujet.
00:03:04Visiblement, la direction n'arrive pas à s'entendre avec les salariés de Samsung.
00:03:08C'est inédit cette situation, Christophe ?
00:03:11Ah oui, oui. C'est surprenant parce qu'on n'a pas cette image de la Corée.
00:03:14On pensait que, pour une fois, ce n'est pas la France qui est mise en avant avec une grève.
00:03:18Non ! Pour une fois qu'on parle de grève ailleurs qu'en France, ça fait plaisir.
00:03:21Ça existe ailleurs. Et ça peut être très dur effectivement.
00:03:24Et je crois que ça fait peut-être un peu plus d'une dizaine d'années ou voir un peu
00:03:28plus que...
00:03:29Mais c'est assez récent qu'il y ait des syndicats chez Samsung.
00:03:31Il faut bien voir, Samsung, c'est une énorme boîte.
00:03:33Ça présente, je ne sais pas quoi, 20 à 25% du PIB de la Corée, 26% de la
00:03:39capitalisation boursière.
00:03:40Donc, c'est énorme avec des impacts, évidemment, mondiaux.
00:03:45Donc, effectivement, ce qu'on découvre dans cette grève, c'est que ce n'est pas seulement un problème pour
00:03:49Samsung,
00:03:49mais surtout pour tout l'ensemble de la supply chain de l'intelligence artificielle
00:03:53sur lequel on réalise finalement que ce n'est pas seulement du cloud, des algorithmes, du logiciel,
00:03:58mais aussi, finalement, l'IA est une véritable industrie avec du matériel, du hardware,
00:04:03de la nécessité de construire les serveurs, les data centers.
00:04:07Et effectivement, ce qui est aussi assez étonnant, finalement, avec cette vague IA,
00:04:13c'est à quel point, finalement, à chaque niveau, à chaque couche, il y a un monopole ou un tout
00:04:18petit oligopole.
00:04:19Il y a SML pour les machines graphiques.
00:04:24Après, il y a TSMC comme fondeur.
00:04:26Au-dessus, il y a Nvidia.
00:04:28Sur les LLM, il y a une sorte de petite oligopole qui, d'ailleurs, se fait concurrence et n'arrive
00:04:32pas à beaucoup capter.
00:04:33Alors, l'essentiel de la valeur, aujourd'hui, de profit, va vers les acteurs de l'infrastructure.
00:04:38Et Samsung fait partie de ce maillon, enfin, est l'un des maillons de cette chaîne-là.
00:04:41Il a deux concurrents, SK, Enix et Micron.
00:04:45Finalement, il fournit des sous-composants dans les chipsets Nvidia qui sont ces composants à forme passante.
00:04:53Et s'il n'y a pas ces composants dans les chipsets Nvidia, ça ne marche pas.
00:04:56Et ça ne marche pas.
00:04:56Et alors, ce qui va se passer, c'est que Nvidia, il faut bien comprendre aussi que la fabrication de
00:05:01ces composants-là est une fabrication un peu comme de l'horlogerie de très, très haute précision en salle blanche.
00:05:08Et que la perspective pour Nvidia de voir que certains composants sont des puces issues de la grève, ça lui
00:05:16fait peur.
00:05:17Il se dit qu'il va peut-être y avoir des défauts, sachant qu'un des éléments clés dans la
00:05:23production de ces outils-là, c'est le yield management, c'est le rendement et le très, très faible taux
00:05:28de défaut.
00:05:28Et donc là, effectivement, il y a cette crainte-là qui peut les détourner de Samsung, qui peut créer également
00:05:34des sujets de dédommagement et donc l'impact financier d'image.
00:05:40Il est énorme pour Samsung, tel point qu'on se dit qu'il est finalement tout stratégique, tout stop, si
00:05:46je puis dire.
00:05:47Et le gouvernement veut s'en mêler.
00:05:49Alors, c'est peut-être là où la comparaison va s'arrêter avec la France parce que le gouvernement a
00:05:53bien l'intention d'arrêter la grève.
00:05:54Et on va voir ce qui va se passer.
00:05:56Voilà, parce que là, tout se joue dans les heures qui viennent.
00:05:59Je crois qu'en fait, il y a une date butoir qui est le 21 mai.
00:06:03Donc voilà, c'est dans trois jours.
00:06:05Et alors, on vous explique pourquoi, en fait, les salariés Samsung font grève.
00:06:09Parce que c'est quand même important de savoir.
00:06:11Et c'est légitime.
00:06:11Parce que Samsung a enregistré des records de résultats monstrueux.
00:06:15Mais c'est pour ça que c'est la grève qu'on aimerait bien avoir.
00:06:17C'est-à-dire que quand on dit, ah mais pour une fois, celle-là, elle n'est pas chez
00:06:20nous.
00:06:20Mais non, mais c'est vrai.
00:06:21C'est pas une grève parce qu'ils virent des gens, là.
00:06:23C'est parce qu'ils gagnent tellement d'argent
00:06:25que les salariés veulent leur part du gâteau.
00:06:27Mais non, mais c'est ça qui est l'enfer.
00:06:29C'est que nous, on a les grèves de Sudrail
00:06:30parce qu'ils déplacent la salle de pause
00:06:31ou parce que ça fait longtemps qu'on n'a pas fait grève.
00:06:33Alors pourquoi pas ?
00:06:34Alors qu'eux, ils ont une grève de Samsung
00:06:37parce qu'ils ont multiplié par 50 le chiffre d'affaires en un an.
00:06:41On salue tous les cheminots qui écoutent Takenco, bien évidemment.
00:06:43J'ai une vraie passion pour Sudrail.
00:06:45Mais le truc, c'est...
00:06:46Moi, j'aimerais bien qu'il y ait un acteur industriel français,
00:06:49je ne sais pas qui, un Thales, un Dassault, ce que tu veux,
00:06:51qu'ils soient capables de nous dire...
00:06:52Alors, ils font des super trucs, notamment sur le cloud, etc.
00:06:54Mais ils soient capables de nous dire
00:06:55qu'on a sur du hardware de très haute technologie
00:06:57multiplié nos revenus par 50 sur une année.
00:07:00Tu vois ce que je veux dire ?
00:07:01Donc, il y a quand même un truc qui est...
00:07:03Cette grève, la fondation de la grève,
00:07:05c'est quand même une surperformance économique extraordinaire.
00:07:08Après, ce qui est marrant, c'est qu'après le Covid,
00:07:11on s'est dit qu'on espère que ça n'arrivera plus jamais,
00:07:13les bateaux bloqués à Shenzhen ou je ne sais pas où,
00:07:15et résultat, produire les Tesla, etc.
00:07:18On se rend compte que la chaîne est toujours aussi fragile
00:07:21et que, par exemple, sur ces mémoires-là,
00:07:24tu as trois boîtes qui les produisent dans le monde.
00:07:26Non seulement la chaîne est toujours aussi fragile,
00:07:28mais en plus, on a une surdemande par rapport à l'époque Covid
00:07:31qui fait que la crise est sous stéroïde.
00:07:33Donc, c'est un peu l'IA qui, avec ses revenus extraordinaires,
00:07:36génère les crises qui vont mettre en danger sa chaîne de production IA.
00:07:40Donc, il y a un côté, en plus, pompier-pyromane qui est compliqué.
00:07:43Voilà.
00:07:43Et donc, ils veulent leur part du gâteau.
00:07:45C'est-à-dire que, quand on annonce...
00:07:48Je crois que Samsung a annoncé mille milliards de valos,
00:07:51là, il y a longtemps.
00:07:52Ils viennent de les dépasser.
00:07:53Ils se disent, ok, bon, voilà, très bien, bravo.
00:07:56Reste-moi au bénéfice.
00:07:56Donnez-nous un petit quelque chose, quoi.
00:07:58Et la direction ne veut pas céder, en fait.
00:08:01C'est pour ça que...
00:08:01À l'époque, Christophe aurait donné, c'est ça la question.
00:08:03Est-ce que toi, tu aurais fait le chèque à l'époque ?
00:08:04Christophe ?
00:08:05Moi, je suis partageant.
00:08:06Je suis tout à fait favorable à partager la création de valeur, bien sûr.
00:08:10Bon, bah écoutez.
00:08:11Chez Samsung, embauchez Christophe Holnet.
00:08:13Tu parles coréen couramment, en plus, je crois.
00:08:15Non, pas vraiment, pas vraiment.
00:08:16Zut.
00:08:17Pas vraiment.
00:08:17Ça va être un peu compliqué.
00:08:18Oui.
00:08:19Hugo.
00:08:21Euh...
00:08:22Merci.
00:08:23Ouais.
00:08:24Avec plaisir.
00:08:24C'était important.
00:08:25Merci pour l'invitation.
00:08:26Hugo fait grève aussi.
00:08:27C'est pour ça.
00:08:28Il est un peu comme des salariés de chez Samsung.
00:08:29Non, je plaisante.
00:08:30Non, mais ça fait un peu fin d'un cycle, effectivement.
00:08:32Je suis d'accord avec ce que tu dis.
00:08:33C'est-à-dire que c'est quand même des infrastructures qui ont mis des décennies à être construites,
00:08:37à être mises en place.
00:08:38Tu peux parler de Samsung, mais tu peux parler de ce qui se passe à Taïwan.
00:08:41Tu peux parler de toute la délocalisation en Asie, grosso modo.
00:08:44Ça ne tient pas aujourd'hui face à l'écart de richesse qui est créé par les boîtes
00:08:48qui sont les boîtes clients.
00:08:49Donc, c'est un des endroits où ça fait tâche, là.
00:08:52Mais du coup, tu l'as effectivement sur toute la chaîne.
00:08:54Parce que toute la chaîne a été construite pour un monde où déjà l'écart entre la production et le
00:08:58bénéfice pouvait être très élevé.
00:08:59Donc, production délocalisée, bénéfice occidental, disons occidentalisé, très élevé.
00:09:03Mais là, on est dans des rapports de 1 à 10 millions, de 1 à 1 milliard.
00:09:09Donc, ça ne marche plus.
00:09:11Et le truc auquel ça me fait penser, c'est que vu de chier les Américains, ça, c'est une
00:09:16originalité.
00:09:17Donc, dire qu'on va être en grève pendant 18 jours et qu'on veut une part, un cut, une
00:09:21commission sur les ventes de son client,
00:09:24ce n'est pas très Américain dans la philosophie.
00:09:26Donc, c'est aussi possible que leurs acheteurs, leurs donneurs d'ordre, effectivement, se détournent.
00:09:30Maintenant, il n'y a pas d'alternative puisque tu les as cités.
00:09:32Tu as cité les 3-4 piliers du fondeur au concepteur au fabricant, à celui qui fait la mémoire comme
00:09:38Samsung.
00:09:39En fait, tu as une poignée, ça se compte sur les doigts d'une main, quoi, les mecs sur qui
00:09:42tu peux bosser.
00:09:43Et l'effet culturel, tu vois, je vois mal le management de Nvidia qui a en plus une culture un
00:09:47peu sévère,
00:09:50ou un peu à l'Amazon, tu vois, c'est-à-dire que les employés sont des rouages d'un
00:09:53système
00:09:53et ne sont pas tout à fait en mesure de demander quoi que ce soit.
00:09:57Aimer ça, je pense que ça peut leur faire peur, une grève, déjà le mot, ils ne le connaissent pas,
00:10:01et une grève de 18 jours sur le bénéfice, c'est un peu clivant, quoi, pour eux.
00:10:05Parce que les conséquences que ça a Christophe, c'est que, évidemment,
00:10:07ça fait perdre beaucoup d'argent à Samsung, et puis ça peut gripper, en fait, c'est ce qu'on
00:10:11disait depuis tout à l'heure,
00:10:12ça peut gripper, en fait, tous les maillons de la chaîne, de la production à la fois de puces Nvidia,
00:10:19on va parler de Cérébras dans un instant, mais aussi de tout ce qui est électronique grand public,
00:10:24la mémoire sur les smartphones, sur les tablettes, sur les PC.
00:10:27– Oui, c'est sûr qu'il y a aujourd'hui un appétit énorme pour tous ces puces-là,
00:10:31et Nvidia lui-même…
00:10:32– Il n'y en a pas assez, 6 en plus pendant 18 jours.
00:10:34– On attend des résultats d'Nvidia, la mercredi, tout le monde est pendu à ses résultats en demandant,
00:10:37et ils vont peut-être annoncer d'ailleurs que TSMC n'a pas les capacités de production
00:10:42pour produire tout ce qu'ils ont dans leur book, en commande.
00:10:48Donc si tu veux, la supply chain est sous extrême tension,
00:10:53et le fait qu'un acteur majeur comme Samsung arrête pendant 18 jours,
00:10:58surtout qu'encore une fois, comme on l'a dit tout à l'heure,
00:11:00il y a l'arrêt de 18 jours, mais il y a le temps de reprise qui est très très
00:11:04important.
00:11:04– Oui, parce que tu n'appuies pas sur un bouton, voilà.
00:11:06– Il y a tout un environnement extrêmement…
00:11:09Moi, je ne suis pas un spécialiste, mais je comprends que c'est un environnement de production
00:11:13sous énormes contraintes, dans des conditions de température et de pression,
00:11:17et qu'il faut être très très vigilant par rapport à ça,
00:11:20et le ramp-up va être très important ensuite.
00:11:24Et donc, on imagine très bien que s'il y a moins de puces Nvidia,
00:11:28ça a des impacts énormes sur tout un tel secteur,
00:11:32ça peut créer des faillites boursières.
00:11:34Par exemple, les gens qui construisent des data centers
00:11:35qui ont bâti tous leurs modèles autour du fait que,
00:11:38je pense au Oracle et à tous ces gens qui, en fait,
00:11:41ont bâti des business models de construction de data centers
00:11:45qui se sont endettés énormément sur la base de business plan,
00:11:48qui prévoient la mise en service du data center à telle date,
00:11:52si c'est retardé de six mois, le business plan il est par terre.
00:11:55Dans un contexte assez difficile comme aujourd'hui,
00:11:59avec les taux d'intérêt, etc., ça peut avoir des conséquences importantes.
00:12:03– Voilà, alors les syndicats réclament notamment une hausse,
00:12:06des salaires fixes de 7%, la suppression d'un plafond limitant les primes
00:12:11et une redistribution plus favorable des profits.
00:12:13Et ce qui leur a mis un petit peu la puce à l'oreille
00:12:16et ce qui les a poussés à faire la grève,
00:12:17c'est que leur principal concurrent, qui est SK Inix,
00:12:21justement, lui, a ouvert les vannes.
00:12:22La direction a ouvert les vannes auprès de ses salariés en disant,
00:12:24écoutez, on va partager les revenus qui explosent en ce moment.
00:12:28– Ce qui est quand même dingue sur ces revenus,
00:12:30parce que ça me fait penser à un tel qui était au fond du trou
00:12:34et qui, finalement, par ce jeu de cette énorme vague d'investissement
00:12:40sur l'IA et sur les composants,
00:12:42sort de l'eau et finalement, ça apparaît quasiment miraculeux.
00:12:47– C'est dingue.
00:12:48– Le CEO l'a presque dit lui-même.
00:12:50– Oui, c'est miraculeux pour eux.
00:12:51– Le truc, c'est que ça montre quand même les limites d'un système.
00:12:54Parce que l'IA, on te propose des abonnements
00:12:56où tu peux consommer une tonne de tokens pour…
00:12:59Allez, 100 euros par mois, t'as un abonnement pro chat GPT
00:13:02avant que tu maxes ton token, il faut quand même y aller.
00:13:04Donc, on te propose quasiment de les limiter
00:13:06dans un monde où, en fait, c'est tout à fait limité.
00:13:09Donc, ça veut dire aussi qu'il y a une limite à cette course
00:13:11à la capacité de calcul.
00:13:12– Et que ça a valeur, en fait.
00:13:13– En fait, c'est une limite physique, c'est une limite,
00:13:15c'est une limite hardware.
00:13:17Donc, le truc, c'est que moi, je serais Nvidia.
00:13:19Effectivement, je préférais faire…
00:13:20Tu citais qui qui a augmenté ses employés ?
00:13:22– SK Inix.
00:13:23– SK Inix.
00:13:23– Bon, je ne les connais pas, mais je pense que c'est plus vertueux
00:13:26comme démarche dans une course où tu te bagarres
00:13:27pour les plus gros cerveaux au niveau des modèles,
00:13:30les plus grosses commandes pour sécuriser ta supply chain.
00:13:33Et maintenant, le truc va se gripper parce que Nvidia
00:13:36ou Samsung, mais le donneur d'ordre à la fin
00:13:38n'est pas en capacité d'augmenter les salaires de 7 %,
00:13:41je ne sais pas quoi.
00:13:42Donc, c'est rigolo parce que la conquête à coup de package
00:13:45à 500 millions pour le chercheur,
00:13:47pour le prix d'un chercheur, j'imagine que tu peux augmenter
00:13:49les salaires de ton usine, tu vois.
00:13:51Donc, intéressant qu'il ne l'ait pas fait.
00:13:53C'est peut-être le début, j'en sais rien.
00:13:55Si ça ne se fait pas, c'est curieux.
00:13:57– Mais ce qui est intéressant, c'est que comme tu disais tout à l'heure,
00:13:59au tout début de ton intervention, Christophe,
00:14:01le gouvernement va sans doute sonner la fin de la récré très vite.
00:14:07C'est peut-être la différence entre la France et la Corée du Sud.
00:14:10Au bout d'un moment, il faut que tout le monde rentre dans le rang.
00:14:13Mais ça dure en tout cas.
00:14:14– Même si les relations sociales peuvent être très violentes,
00:14:18y compris les manifestations en Corée.
00:14:20Il y a un historique de violence, en fait, dans la société.
00:14:23– Tout à fait.
00:14:23Et puis le gouvernement sud-coréen qui n'est pas…
00:14:26– Ça reste une démocratie quand même.
00:14:27– Et puis le gouvernement sud-coréen qui n'est pas exempt aussi de fautes.
00:14:31– Bien sûr.
00:14:31– Qui a un passé quand même assez moyen, on va dire.
00:14:35On enchaîne, tiens, on reste toujours dans ce sujet lié à l'IA et Opus.
00:14:39On va parler de Cerebras parce que c'est la plus grosse introduction
00:14:43en bourse de l'année aux États-Unis.
00:14:45Pour sa cotation, Cerebras System a levé environ 5,55 milliards de dollars,
00:14:51ce qui porte sa valorisation à plus de 55 milliards de dollars.
00:14:54Spécialiste des processeurs géants,
00:14:56Cerebras multiplie les accords et tente de concurrencer Nvidia.
00:15:00Clara Bido nous raconte tout ça et puis après, on parlera de Cerebras sur le plateau Tech & Co.
00:15:06– Fondée il y a 10 ans en Californie par l'entrepreneur américain Andrew Feldman,
00:15:11Cerebras System fait aujourd'hui partie des entreprises qui affolent la Silicon Valley.
00:15:15Les chiffres donnent le tournis, une activité en hausse de 76% sur un an
00:15:20pour un chiffre d'affaires de plus d'un demi-milliard de dollars.
00:15:23Le fabricant s'est spécialisé dans les puces capables de faire tourner des modèles d'IA avancés.
00:15:28Pour se démarquer, il mise sur des puces géantes, des plaques de silicium de la taille d'une assiette,
00:15:33jusqu'à 58 fois plus grandes que certaines cartes graphiques de Nvidia.
00:15:37L'entreprise cherche maintenant à moins dépendre de ses deux principaux clients,
00:15:41basés aux Émirats Arabes Unis, le groupe GP42 et l'université Mohamed Bin Zayed.
00:15:47Et les géants du secteur de l'IA se bousculent.
00:15:50OpenAI a signé un accord de 20 milliards de dollars avec le fabricant.
00:15:54Amazon, Meta ou encore MistralAI font aussi partie des clients.
00:15:57Voilà, Cerebras, c'est vrai qu'on en a parlé un petit peu dans Tech&Co ces dernières semaines,
00:16:02mais c'est vrai que ça n'a pas l'aura de Nvidia.
00:16:04Et pourtant, c'est une boîte qui conçoit des puces géantes dédiées à l'IA,
00:16:08qui se positionne comme un concurrent direct de Nvidia et d'AMD aussi.
00:16:13Alors évidemment, ils sont beaucoup plus petits.
00:16:15Ils ont une autre philosophie, je crois, Christophe.
00:16:17C'est-à-dire qu'eux fabriquent des énormes plaques avec des processeurs
00:16:22qui sont tous connectés les uns aux autres, en fait.
00:16:25En fait, quand TSMC produit, il produit des galettes de chipsets.
00:16:30Oui, les waifers, non ?
00:16:31Les waifers, donc sortent de cette opération-là.
00:16:35C'est à peu près la taille d'un gros iPad.
00:16:37Et en fait, ce que fait Nvidia, c'est qu'il découpe un morceau pour faire des GP.
00:16:41Et après, il réassemble ces morceaux dans sa carte graphique.
00:16:45Et là, ce qu'ils ont dit, ils ont dit plutôt que d'avoir, je ne sais pas,
00:16:491000 ou je ne sais pas combien GPU.
00:16:52En fait, je vais tout laisser.
00:16:53On va garder l'ensemble des...
00:16:55Je vends ma plaque entière.
00:16:57Je vends la plaque entière.
00:16:58J'utilise la plaque entière comme une espèce d'énorme processeur
00:17:02qui contient beaucoup de GPU.
00:17:05Et l'intéresse, c'est que si tu découpes en 100 morceaux,
00:17:09si tu gardes ensemble, ça va être beaucoup plus que 100
00:17:12parce que, en fait, tu bénéficies du fait qu'il y a une proximité.
00:17:15Il y a une proximité, donc il y a moins de latence.
00:17:17Et ça va très très vite, les échanges d'informations, il n'y a pas de latence.
00:17:18Et tu as du coup un effet exponentiel en termes de puissance.
00:17:21La contrepartie, c'est que ça chauffe terriblement.
00:17:25C'est-à-dire que sur ces galettes-là, il faut quasiment mettre un système de refroidissement intégré.
00:17:30Donc, avant que ce soit dans ton téléphone, il va se passer un petit peu de temps.
00:17:34Oui, c'est ça.
00:17:35Ça sera plutôt dans les barbecues que dans les téléphones.
00:17:38Clément, excuse-moi.
00:17:39Je ne sais pas ce qu'il se passe.
00:17:40C'est pas un spécialiste, mais c'est ce que j'ai compris de la...
00:17:43Il faut le dire que Léa n'est pas là et résultat...
00:17:45Ben voilà, c'est ça.
00:17:46Quand Léa n'est pas là, les souris dansent, on peut le dire.
00:17:50Donc, c'est rébrasse.
00:17:51En fait, on était là il y a, je crois, 15 jours avec Lucas Perrona.
00:17:55Tout à fait.
00:17:55On disait que ça va être un bon thermomètre pour le marché, cette introduction en bourse.
00:17:59Ça fait longtemps qu'il n'y a pas eu des grosses introductions en bourse tech, etc.
00:18:01On va voir ce que le marché nous dit de comment il voit le futur.
00:18:06Est-ce que ça vaut le coup d'investir sur des boîtes qui ont quand même une valo
00:18:08qui est très, très décorrélée de ce qu'ils sont capables de produire en termes de chiffre d'affaires.
00:18:12Ils perdent beaucoup d'argent, etc.
00:18:13Ben, le marché est content.
00:18:14Il y a quand même tout pour que ça se passe mal.
00:18:16C'est-à-dire qu'on a des taux élevés.
00:18:19On a une guerre, un pétrole qui a plus de 100 dollars le baril, on a une guerre, machin.
00:18:23On a une boîte qui perd de l'argent.
00:18:27On a plus de 80% du chiffre d'affaires qui vient des Emirats.
00:18:30Donc, déjà d'un seul client, mais en plus d'un client sur lequel il y a eu une enquête
00:18:34parce que c'est les US, etc.
00:18:36Ils ont eu un joli contrat avec Open Air.
00:18:38Oui, mais qui pour l'instant ne génèrent pas encore de chiffre d'affaires, etc.
00:18:41Donc, c'est de la projection.
00:18:42Et donc, le truc, c'est qu'il y a tout pour que ça se passe mal.
00:18:44Et ça se passe hyper bien.
00:18:46Ça veut dire que la bulle a de beaux jours devant elle.
00:18:48Et c'est ce qu'on voit, tu vois, quand tu regardes le S&P 500 et que tu vois
00:18:52que les
00:18:53boîtes tech, alors qu'aujourd'hui, le pire truc pour plomber l'économie, c'est quand
00:18:57même le prix du baril.
00:18:58Il y a une guerre avec clients avec la valo des boîtes tech et comme ça.
00:19:01Tu te dis qu'en fait, ça ne va pas chuter demain.
00:19:03Les boîtes IA, les boîtes tech IA, pas les boîtes logicielles.
00:19:06Pardon, pardon.
00:19:07Les boîtes tech IA.
00:19:08Mais c'est vrai que comme prise de température, ça va bien.
00:19:11Merci pour tout.
00:19:11On avance.
00:19:12Et puis, c'est toujours le même argent.
00:19:14C'est incroyable, ça.
00:19:15Non, mais attends.
00:19:16Pourquoi on n'invente pas ça ?
00:19:17Nous, le même argent qui se recycle partout.
00:19:18Parce que le beau contrat, c'est le contrat de Open AI.
00:19:20Donc, c'est 20 milliards qui viennent de micro-économies.
00:19:24C'est l'argent de qui ?
00:19:25Non, mais c'est quand même formidable de recycler le même argent dans le même circuit
00:19:30pendant...
00:19:30Ça fait quatre ans.
00:19:31C'est pour ça qu'on parle de bulles depuis un moment.
00:19:33C'est-à-dire que le jour où tout ça va commencer à se gripper,
00:19:36si ça se grippe, ça va compliquer.
00:19:38Avec ce que tu racontais sur le sujet de ce qu'on met sur Samsung,
00:19:40en fait, tu as un monde fini en face pour venir servir tout ça.
00:19:43Donc, la promesse d'infini, la promesse de nouveaux mondes,
00:19:46la promesse d'un sujet dont on va parler après, je ne le présente pas,
00:19:49mais d'avoir chacun une voiture connectée dans 24 mois,
00:19:52elle n'est pas réaliste puisque c'est le même argent.
00:19:55Il n'y a pas de nouvelle création de valeur dedans.
00:19:57Ça qui est fou, c'est qu'un jour une news à la Samsung fera tout exploser
00:20:01et on ne saura pas pourquoi est-ce que c'est à ce moment-là que ça a explosé
00:20:04alors que ça aurait pu exploser six mois avant, six mois après.
00:20:06Mais manifestement, ce n'est pas tout de suite.
00:20:07Aujourd'hui, ça signifie qu'il y a une vraie attente et un espoir de voir aussi
00:20:14des concurrents à Nvidia pouvoir se positionner.
00:20:18Donc, tout le monde se dit, à un moment donné,
00:20:19sachant que l'émergence d'un concurrent qui viendrait à héroder fortement Nvidia
00:20:25pourrait aussi accélérer l'explosion de la bulle.
00:20:29Il y a un côté assez schizophrène dans l'histoire.
00:20:34Encore un acteur américain.
00:20:36C'est ça l'autre truc, c'est qu'encore une brique américaine.
00:20:40C'est-à-dire que nous, vraiment, il y a les Chinois, il y a les Américains
00:20:43et nous, c'est peau de lapin.
00:20:45C'est parce que les économiques et les montants qu'il faut pouvoir mettre
00:20:49sont au-delà de nos capacités aujourd'hui.
00:20:52Oui, c'est pas ça.
00:20:54Mais si on réservait toute notre commande de cloud à un acteur européen,
00:20:58ah bah oui, je le dis.
00:20:59Personne ne le dit, mais ça serait différent.
00:21:01Moi, je vois ma facture de cloud chez AWS.
00:21:04Tu peux faire une syncope.
00:21:05J'adore nos amis d'AWS, il n'y a aucun problème.
00:21:07Mais je peux faire une syncope.
00:21:09Tu ne peux pas nous trouver un clan moins cher ?
00:21:11Tu ne peux pas t'en occuper.
00:21:13Vous allez me laisser en dehors de cette histoire.
00:21:15On va continuer sur ses bras.
00:21:17D'accord.
00:21:19Moins cher, si.
00:21:19Aussi bon.
00:21:20Pas sûr.
00:21:22Oui, mais c'est l'œuf et la poule.
00:21:24Tant qu'il n'y a pas d'argent, on n'aura pas de supercomputers,
00:21:26on n'aura pas de datacenter 4.0, on n'aura rien du tout.
00:21:29Et du coup, on se dit, comme le service n'est pas assez bien,
00:21:32j'y vais pas.
00:21:33Et on célèbre les deux, trois pauvres wins.
00:21:35J'ai vu la semaine dernière, on célèbre Scaleway
00:21:37qui gagne le contrat de je ne sais plus quoi.
00:21:39Le Health Data Hub.
00:21:40Combien c'est ça ?
00:21:41Je ne sais pas.
00:21:42150 millions.
00:21:43Arrête avec 150 millions.
00:21:46150 millions.
00:21:47Arrête avec l'argent tout le temps.
00:21:48Mais il faut que tu as des sous quand même.
00:21:50Bon, en tout cas, Cerebras se porte bien
00:21:52et on voit qu'il y a un tel appétit en fait
00:21:54concernant la puissance de calcul
00:21:56que Cerebras qui était un outsider finalement face à Nvidia
00:21:59et bien bénéficie de cette...
00:22:02Bien sûr.
00:22:02De cette inertie finalement.
00:22:04Donc Nvidia, c'est 400 fois pour l'instant le chiffre d'affaires.
00:22:06On a un peu de marge encore.
00:22:07On va suivre en tout cas Cerebras de près.
00:22:10Notre ami Elon Musk, comment va-t-il ?
00:22:13C'est la question que je vous pose.
00:22:14Écoutez, alors je ne suis pas dans les petits papiers d'Elon Musk
00:22:17mais en tous les cas, il est toujours aussi bavard.
00:22:20Et on va dire diserte sur des sujets qu'il connaît bien, on peut le dire.
00:22:26Il a été interrogé lors du Smart Mobility Summit, c'était à Tel Aviv.
00:22:32Et il a un petit peu évoqué le futur de ces industries finalement.
00:22:36Et il en a quelques-unes entre l'espace, l'automobile, la santé, Neuralink, etc.
00:22:41Ça fait quand même pas mal de choses.
00:22:43On va se focaliser peut-être sur un sujet qui est la voiture autonome.
00:22:47Ça fait des années qu'Elon Musk nous dit que la voiture autonome va arriver.
00:22:52Et ça fait des années qu'elle n'arrive pas.
00:22:55Il y a quand même des signes.
00:22:56Là, on se rapproche quand même de ce qu'il avait prédit.
00:23:01Parce qu'on voit qu'aux Etats-Unis, il y a des Etats qui roulent avec des voitures autonomes.
00:23:08Vous allez en Californie, les Waymo, il y en a partout.
00:23:10Je l'ai vécu, c'est quand même assez impressionnant.
00:23:12Et puis, ça commence à arriver au Texas, etc.
00:23:14Et donc, Elon Musk a prédit ceci.
00:23:16Il a dit l'année prochaine, il y aura des voitures autonomes partout aux Etats-Unis.
00:23:20Et dans 5 à 10 ans, dans le monde entier, ça sera l'inverse.
00:23:25C'est-à-dire qu'il y aura plus de voitures autonomes que de personnes qui conduiront des véhicules.
00:23:29C'est quand même fou.
00:23:31Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais ce n'est pas déconnant, excusez-moi du mot,
00:23:37mais je pense que là, on est à un point de bascule.
00:23:40On voit que la première voiture autonome est arrivée en Europe, à Zagreb,
00:23:46où un opérateur de véhicules style Uber va lancer des véhicules autonomes avec un partenaire chinois.
00:23:55Donc, ça y est, on y vient.
00:23:57Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:23:58En fait, pour moi, il faut séparer deux trucs.
00:24:01Il faut séparer le sens de l'histoire, qui est en effet, il est probable qu'un jour on roule
00:24:04tous en voiture autonome.
00:24:05Et ce que fait Elon Musk.
00:24:06Elon Musk, c'est du management par la prophétie.
00:24:09C'est-à-dire qu'on balance des trucs, puis de temps en temps, on va voir ce qui colle
00:24:12ou pas.
00:24:12Et il fait ça tout le temps.
00:24:14Ça me fait un peu penser, sans faire de poétique, ça me fait penser à ce que fait Trump avec
00:24:17le Détroit d'Hormuz.
00:24:18Tous les deux jours, il me dit, si cette fois, ils n'acceptent pas, demain, je rase le pays.
00:24:21Ça fait deux mois qu'il dit qu'il va raser le pays.
00:24:25Sauf que, excuse-moi, mais Elon Musk a fait partir des fusées qui réatterrissent.
00:24:29Il a fait des trucs quand même incroyables.
00:24:30Oui, mais de la même manière que Donald Trump, il a fini par attaquer.
00:24:32Mais le truc, c'est que, en fait, Donald Trump, je les ai notés, pardon,
00:24:35Elon Musk, c'est le spécialiste d'annoncer des trucs spécialement liés à la voiture, qui n'arrivent jamais.
00:24:39C'est-à-dire que, oui, il a lancé le truc, mais tu vois, le dernier, c'est...
00:24:42Oh, t'es dur, hein.
00:24:43T'es dur quand même.
00:24:44Non, non.
00:24:44Il a sorti un constructeur d'automobile mondiale.
00:24:47Il a sorti un constructeur.
00:24:48Mais quand tu regardes, en 2015, il dit, vous aurez la voiture autonome dans trois ans.
00:24:52Ça va arriver en 2026.
00:24:53J'en ai un autre, mais en 2024, il dit 50% des Américains auront accès en 2025 à une
00:24:58voiture autonome.
00:24:59Ça sera même pas avant 2030 ou un truc comme ça.
00:25:01Je veux dire, ce qui est vrai, c'est que ça maintient le cours.
00:25:04Ça permet de...
00:25:05Tu vois, ça fait rêver, ça vend un projet.
00:25:06Ça permet d'attirer des supers ingénieurs parce que tu vends une trajectoire de malade.
00:25:12Et puis, lui, ça lui permet de faire de la com sur l'adoption.
00:25:14Il pousse un peu côté réglementaire en disant, vu que ça va arriver,
00:25:16il faut que les politiques se bougent.
00:25:18Mais la vérité, c'est que ses prophéties et ses prédictions ne se réalisent jamais.
00:25:24Sur le temps long, la trajectoire est la bonne.
00:25:26Mais à chaque fois qu'il donne une date, tu sais qu'il faut rajouter 5 ans.
00:25:29Et moi, à la fin, je trouve que ça use.
00:25:30Sa parole perd en crédibilité.
00:25:31Mais vous ne trouvez pas qu'on est quand même à un point de bascule, Christophe ?
00:25:34Moi, je trouve que les choses...
00:25:36Enfin, l'atmosphère change un petit peu.
00:25:38Mais je partage ton point de vue.
00:25:40À savoir que j'ai aussi regardé ces annonces d'Elon Musk
00:25:44qui est vu qu'effectivement, souvent, c'est aussi pour des raisons un peu boursières
00:25:46qu'il peut le faire pour recréer.
00:25:48Mais il y a quand même plusieurs éléments.
00:25:52Le premier, c'est que finalement, avec toute la vague IA,
00:25:55on se rend compte que l'approche qu'il a eue,
00:25:58finalement, qui n'est pas forcément avec des caméras LiDAR,
00:26:00mais avoir une approche beaucoup plus caméras et réseaux neuronaux
00:26:04en imitation de conducteurs grâce à des bases de données...
00:26:07Pour des raisons économiques, parce que les LiDAR coûtent plus cher que des caméras...
00:26:10Et finalement, cette approche-là, elle fonctionne correctement.
00:26:13La deuxième chose, c'est que les Chinois sont quand même très puissants
00:26:18en matière de production de voitures électriques.
00:26:19Les Xpeng, les BYD, les gens disent que c'est largement aussi bien qu'une Tesla.
00:26:24Donc lui, il faut absolument qu'il se déploie sur la partie logicielle.
00:26:28Il a commencé à ouvrir le fait qu'il va pouvoir licencier le FSD
00:26:31à d'autres constructeurs.
00:26:33Donc je pense qu'il a aussi cette vision d'être un peu l'opératif système de demain
00:26:37de la voiture autonome.
00:26:39Le troisième élément qui, à mon avis, a un phénomène d'accélérateur,
00:26:42c'est l'électrification de la...
00:26:45Parce qu'après, on peut dire, ça n'a rien à voir d'une voiture autonome
00:26:48et d'une voiture électrique.
00:26:49Mais la réalité, c'est que quand même globalement,
00:26:51quand tu montes dans une voiture électrique,
00:26:53tu es moins obsédé par le moteur,
00:26:55par le confort, par la conduite, par l'autonomie.
00:26:58Enfin, il y a...
00:26:59C'est plus naturel, finalement.
00:27:00Et l'aspect logiciel prend beaucoup de part dans la voiture électrique.
00:27:05Et on voit bien, aujourd'hui en France,
00:27:07il y a quand même un...
00:27:08Essentiellement dû au coût de l'essence.
00:27:12Mais les gens sont beaucoup plus attirés vers les voitures électriques.
00:27:15Mais il va y avoir une électrification.
00:27:16Donc, je pense qu'il y a plusieurs tendances de fond
00:27:19qui font que lui,
00:27:20et lui, comme je le disais,
00:27:21il a vraiment besoin de se positionner là-dessus
00:27:23et de devenir l'operating system
00:27:26avec son système FSD.
00:27:28Et donc là, il va y avoir...
00:27:32Enfin, on va avoir un certain nombre d'étapes,
00:27:34parce que, voilà,
00:27:37ça va certainement créer beaucoup plus de fluidité dans le trafic,
00:27:39moins d'accidents, etc.
00:27:41Mais avant qu'on arrive là,
00:27:42il y a encore pas mal d'étapes à franchir,
00:27:44y compris de régulation.
00:27:45On parle d'Elon Musk.
00:27:46Ça vient de tomber.
00:27:47Vous savez qu'Elon Musk avait attaqué Sam Altman,
00:27:51en disant qu'il reprochait, en fait, à OpenAI d'être devenu une société commerciale,
00:27:57alors qu'elle aurait dû rester avec un aspect philanthropique, etc.
00:28:00Ça vient de tomber.
00:28:01Elon Musk a été débouté par le jury californien
00:28:04de ses poursuites contre OpenAI.
00:28:07Le jury a estimé, après deux heures de délibération,
00:28:10que les créateurs de ChatGPT et Sam Altman avaient démontré
00:28:13que les poursuites de l'homme le plus riche du monde,
00:28:15donc Elon Musk, étaient couvertes par la prescription.
00:28:19Donc voilà.
00:28:20Donc c'est pas sur le fond ?
00:28:21Non.
00:28:21Non, non, non.
00:28:22C'est la prescription.
00:28:23Elon Musk est débouté, donc, de son, on va dire, du procès qu'il voulait intenter
00:28:28à Sam Altman concernant OpenAI.
00:28:31Voilà.
00:28:31Ça vient juste de tomber, et on le dit en direct.
00:28:33Des choses à dire là-dessus ?
00:28:34Grosse news, ça, pour le coup.
00:28:35Oui, grosse news.
00:28:36Puisque, à la base, Musk dit que OpenAI, c'est une IA open source, quasiment,
00:28:41disponible pour tout le monde, et pas une IA privatisée, commercialisée.
00:28:44Aujourd'hui, OpenAI, c'est vraiment une société à pur but lucratif.
00:28:47Elle n'a plus du tout de fonctions associatives comme c'était au début.
00:28:50Donc le fait qu'ils soient déboutés de ce que tu dis sur la forme,
00:28:54n'enlève pas, quand même, mon avis, qu'on a besoin d'un mot sur le fond, à la fin.
00:28:57On a besoin de savoir s'ils ont détourné un projet originel et l'argent du Musk, ou pas.
00:29:04Christophe ?
00:29:04Prescription, c'est étrange, parce que c'est pas si vieux que ça, non ?
00:29:06Oui, c'est bizarre.
00:29:07Pour moi, c'est un nuage noir de moi pour OpenAI, mais c'est loin d'être seul,
00:29:13parce que je pense que c'est l'acteur le plus faible dans ce petit oligopole des acteurs.
00:29:17Je vois pas Musk s'arrêter là non plus.
00:29:19J'allais dire, c'est bon, Elon va lâcher l'affaire.
00:29:22Non mais je pense qu'il va faire appel, il y a forcément un temps.
00:29:26La prescription, c'est le dernier dollar.
00:29:27Je suis très surpris, je suis un peu comme toi, je suis frustré,
00:29:29j'aurais aimé avoir un jugement sur le fond, sur la procédure en elle-même,
00:29:33ça ne nous dit pas grand-chose.
00:29:34Voilà, en tout cas, la juge fédérale Yvonne Gonzalez-Rodgers a immédiatement accepté l'avis du jury
00:29:41et confirmé le verdict.
00:29:43Donc c'est réglé.
00:29:44Mais ça vient de tomber, donc je vous le rappelle, Elon Musk débouté de ses poursuites contre OpenAI
00:29:49pour cause de prescription.
00:29:52Bientôt 20h, petite pause.
00:29:54On poursuit Tech & Call à quotidienne sur BFM Business.
00:29:58On va parler encore une fois d'OpenAI et de ses relations tumultueuses avec Apple.
00:30:03On évoquera aussi la WWDC, la conférence des développeurs Apple avec sans doute un nouveau Siri.
00:30:08Et Publicis aussi qui a fait une belle acquisition, notre pépite de la publicité française
00:30:13qui s'est offert une très belle boîte qui s'appelle LiveRamp.
00:30:18On parle de tout ça dans un instant, juste après cette petite pause.
00:30:22Merci d'être là tout de suite.
00:30:24Tech & Call, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:30:28Le retour de Tech & Call, la quotidienne sur BFM Business en ce lundi 18 mai 2026.
00:30:35Merci d'être là.
00:30:36Sur le plateau de Tech & Call ce soir, nous avons Christophe Honnette, Hugo Borenstein et Clément David.
00:30:42News qui vient de tomber, on en parlait juste avant cette petite pause.
00:30:45On va y revenir parce que c'est quand même le gros morceau de la soirée dans le monde de
00:30:48la tech.
00:30:49Eh bien, Elon Musk a été débouté il y a quelques minutes par ce fameux jury californien
00:30:55de ses poursuites contre OpenAI qui l'accusait, je vous le rappelle, d'avoir détourné ses dons
00:31:01et trahi sa promesse philanthropique afin de bâtir un mastodonte commercial de l'intelligence artificielle.
00:31:06Oui, c'était ça.
00:31:07C'est-à-dire que Elon Musk se sentait un peu trahi finalement puisqu'il avait investi,
00:31:11il avait créé en quelque sorte OpenAI il y a quelques années.
00:31:14Je crois que c'était il y a un peu moins de dix ans.
00:31:17Et ce qu'il ne supportait pas, il y avait aussi de la jalousie sans aucun doute,
00:31:21il ne supportait pas de voir le succès incroyable d'OpenAI
00:31:24mais aussi, malgré tout, il ne supportait pas le fait de voir que cette boîte
00:31:28qui avait été conçue avec une mission philanthropique
00:31:32était devenue une boîte commerciale qui engrangeait des bénéfices.
00:31:36Et c'est ça qui l'attaquait en fait.
00:31:38En justice, il a été débouté pour prescription.
00:31:43Voilà, le jury a torché l'affaire en moins de deux heures.
00:31:47Ça a été très rapide.
00:31:49Hugo ?
00:31:49C'est une énorme news parce que ça détermine un peu le chemin philosophique
00:31:53qu'on prend sur l'AGI.
00:31:55C'est-à-dire que le cas de Musk, c'est de dire
00:31:57j'ai donné, je ne sais plus combien, 20 ou 30 millions au début à OpenAI.
00:32:01On l'a appelé OpenAI pour tout ce que tu viens de dire,
00:32:03pour que ce soit ouvert et pas que ce soit privé, fermé, commercialisé.
00:32:06Aujourd'hui, c'est tout l'inverse.
00:32:08Et lui, il dit que la conséquence, c'est que tu n'auras plus d'initiative collective,
00:32:14open source, disponible pour tout le monde
00:32:16sur la production de cette intelligence artificielle.
00:32:18Tous les modèles sont privés.
00:32:19Tous les grands modèles sont privés.
00:32:21Et d'ailleurs, il dit ça très tranquillement
00:32:22en ayant lui-même un modèle privé
00:32:24qui, facialement, est dans une fondation, etc.
00:32:26mais qui, en fait, est complètement privé, commercialisé, à usage...
00:32:29Et qui a du mal aussi vis-à-vis face à OpenAI.
00:32:33Et qui a du mal, mais à la limite,
00:32:35un modèle d'open source complet d'IA, de l'élème d'IA complet
00:32:38que tu puisses appréhender pour construire autre chose,
00:32:42même s'il est petit, ça te va.
00:32:43Le truc, c'est qu'aujourd'hui, tu n'as quasiment aucune alternative
00:32:45de la qualité du chat GPT d'OpenAI.
00:32:48Donc, la conséquence de ce truc...
00:32:49Et je trouve d'ailleurs que clôturer le cas sur un truc de formaliste,
00:32:53donc tu as dépassé de, je ne sais pas, 60 jours la date
00:32:55pour faire ta prescription.
00:32:56Je dis n'importe quoi, mais c'est prescrit.
00:32:58C'est un peu léger pour un débat aussi important,
00:33:00au-delà des sous qu'Elon Musk a mis.
00:33:02Il y a la brouille entre eux.
00:33:03Il appelle Salm Atman, Scam Atman.
00:33:06Donc, il estime qu'il a été scammé, qu'il a été lésé.
00:33:09Mais ça veut dire qu'on n'a plus d'alternative open source du tout.
00:33:12Il n'y a plus d'open dans AI.
00:33:15Christophe ?
00:33:16Moi, je suis très surpris aussi par la raison qui est avancée,
00:33:20c'est la prescription.
00:33:21Donc, j'aimerais en savoir plus parce qu'en général,
00:33:24les prescriptions, c'est des choses qui courent sur un nombre d'années très conséquent.
00:33:29Alors, peut-être c'est 10 ans et que la boîte a été créée il y a 10 ans
00:33:31et qu'on ne peut pas revenir en arrière.
00:33:34Mais sachant que la rupture ou la scission entre eux,
00:33:39elle est postérieure à 10 ans.
00:33:41Donc, j'avoue que j'ai un petit peu de mal à comprendre ça.
00:33:46Et je pense que connaissant Musk, il ne va probablement pas en rester là
00:33:50et chercher un moyen probablement de contourner ce jugement-là
00:33:55pour revenir peut-être plus sur le fond.
00:33:59Et ce que je disais tout à l'heure,
00:34:01je pense que pour OpenAI, c'est certainement un soulagement
00:34:04parce qu'ils ont pas mal de fer au feu et de sujets de préoccupations.
00:34:08Le plus important étant d'arriver à trouver un modèle économique
00:34:12qui fait qu'ils fonctionnent par eux-mêmes
00:34:14en générant leurs propres revenus
00:34:16sans avoir besoin constamment de lever des fonds.
00:34:19Ils sont très, très loin d'en être là.
00:34:21Ils viennent de dépasser un montant de revenus annuels par Anthropique.
00:34:26Ils sont plus du tout le seul.
00:34:29Et on voit bien à quel point la concurrence est rude.
00:34:36Et donc, il y a une difficulté plus forte de monétisation, d'augmenter les prix,
00:34:40si on est en situation de concurrence.
00:34:42Donc, ils ont devant eux pas mal de challenges
00:34:44dont on va reparler probablement dans un instant.
00:34:48Et bon, c'est certainement un soulagement,
00:34:49mais je pense que l'affaire n'est pas tout à fait finie.
00:34:52Et le sujet des modèles ouverts reste entier, ça c'est sûr.
00:34:56C'est entier, c'est un toucher.
00:34:57Et après, il y a quand même un gros point de friction sur Sam Altman lui-même.
00:35:01Je ne sais pas si vous avez débriefé des textos qu'il a fait avec son board
00:35:04qui sont sortis dans la presse il y a 2-3 semaines,
00:35:07où tu vois que le board ne veut juste plus le voir lui,
00:35:09ne veut plus l'avoir dans la pièce.
00:35:11Il y a cette fâcherie avec son investisseur number one.
00:35:13Il y a cette fâcherie avec Dario de Anthropique,
00:35:16puisque c'était quand même un de ses managers, si je résume.
00:35:18Un super manager, mais c'était quand même un mec dans son équipe.
00:35:21Il y a toute l'ancienne équipe de recherche.
00:35:22Donc, il y a peut-être quand même un sujet aussi de personnalité
00:35:26autour de Sam Altman.
00:35:28Oui.
00:35:29Le OpenAI, mais c'est ce que tu disais,
00:35:31le OpenAI pour lequel on a la réponse maintenant sur le procès,
00:35:34n'est pas le OpenAI qui a été attaqué il y a deux ans.
00:35:36C'est-à-dire qu'il a attaqué la hype plus que l'entreprise.
00:35:40Et ce qu'on voit, c'est qu'on va parler un peu des gesticulations
00:35:43de la stratégie d'OpenAI,
00:35:44de leur produit qui est nettement moins qu'avant,
00:35:46était perçu comme le produit numéro un du marché.
00:35:49Il y a quand même pas mal d'alternatives aujourd'hui.
00:35:52Je pense qu'on aurait eu...
00:35:53Là, on est plutôt sur l'impact pour OpenAI.
00:35:57Il aurait plutôt été, s'il avait gagné,
00:35:59que Sam Altman avait dû dégager quelques mois,
00:36:01peut-être un an avant que ça rentre en bourse.
00:36:03Là, pour le coup, ça aurait déstabilisé tout le marché.
00:36:05Mais on était plus sur une guerre d'égo que sur une vision spécifique pour le marché.
00:36:10Il faut rappeler que Musk, il avait quand même à un moment proposé lui-même
00:36:15une structure for profit pour OpenAI,
00:36:18sous réserve qu'il en prenne le contrôle.
00:36:19Pirement, il a proposé une fusion avec Tesla.
00:36:22Je veux dire, bon, c'est pas comme si lui-même avait une vision très rationnelle
00:36:25de ce genre de choses.
00:36:26Et tu as parlé d'une certaine ambiguïté aussi sur Grock.
00:36:30Alors, ce qui est intéressant, c'est que cette prescription,
00:36:33elle serait due au fait qu'Elon Musk se serait réveillé trop tard juridiquement.
00:36:36Il aurait dû attaquer, en fait, OpenAI beaucoup plus tôt.
00:36:40Et en fait, le jury a estimé qu'il était au courant, en fait,
00:36:44de cette transformation d'OpenAI dès la fin 2021
00:36:47et qu'il n'a pas réagi à ce moment-là.
00:36:49Il a commencé à entamer la procédure en 2024,
00:36:54trois ans plus tard, en fait.
00:36:56C'est pour ça que c'était l'angle un peu d'OpenAI qui disait
00:36:58en fait, il cherche pas justice, il cherche à déstabiliser un concurrent.
00:37:02C'est-à-dire que c'est pas prescription au sens
00:37:05les faits sont fermés, tu peux plus faire de procès
00:37:08parce que le délai légal est écoulé.
00:37:09C'est prescription parce que si tu l'as pas fait au moment,
00:37:13mais tu le fais maintenant, t'es pas de bonne foi
00:37:15dans le fait de faire un procès OpenAI.
00:37:16C'est intéressant, parce que finalement, moralement,
00:37:18on n'aura jamais la réponse.
00:37:20C'est pas l'aspect moral qui a été jugé,
00:37:23mais là, c'est tout simplement un délai.
00:37:25C'est-à-dire qu'il le voit comme une tentative de déstabilisation.
00:37:28Oui, c'est clair.
00:37:28Il y a quand même un truc.
00:37:29Bon, en tout cas, voilà ce qu'on pouvait dire.
00:37:31C'est tombé il y a quelques minutes à chaud sur ce sujet.
00:37:34C'est vrai que c'est quand même la grosse actu tech de ce soir.
00:37:38On reste dans l'univers d'OpenAI.
00:37:40OpenAI qui, vous le savez, ces dernières années,
00:37:43a passé pas mal de partenariats.
00:37:46Et un qui avait fait grand bruit, c'était en 2024.
00:37:50Il avait été annoncé lors de la WWDC d'Apple.
00:37:53Vous le savez, c'est cette grande conférence des développeurs
00:37:54qui a lieu chaque année en juin.
00:37:57Et Samatman avait fait même le déplacement.
00:37:59Il était venu à Copertino.
00:38:02Il était dans l'assistance lorsque Tim Cook présentait ses nouveautés
00:38:05pour dire, écoutez, voilà, je viens de passer un partenariat avec Apple.
00:38:10Et ce partenariat, c'était le fait, en fait, de booster un peu Siri.
00:38:16Siri qui était, dont on avait promis monts et merveilles en 2024.
00:38:21Et Apple a raté complètement la transformation de Siri.
00:38:24Mais déjà, Apple annonçait ce partenariat avec OpenAI
00:38:27pour que lorsque vous posez une question à Siri,
00:38:30en disant simplement, va chercher la réponse sur Chagipiti,
00:38:34Siri se connectait à Chagipiti
00:38:36et vous donnez une réponse un petit peu plus, on va dire, intelligente.
00:38:41Sauf que, eh bien, aujourd'hui, deux ans après,
00:38:45OpenAI n'est pas content de ce partenariat
00:38:46parce qu'en fait, il n'a servi à rien.
00:38:49OpenAI est même vexé et veut rompre ce partenariat.
00:38:53C'est étonnant parce que, d'un côté, il y a Samatman qui dit,
00:38:57on a tout fait pour implémenter cette intelligence dans Siri, etc.
00:39:01Mais à aucun moment, Apple n'a fait un effort
00:39:04pour promouvoir, en fait, cette fonctionnalité.
00:39:07Et c'est vrai.
00:39:08Qui, aujourd'hui, demande à Siri,
00:39:11va voir sur Chagipiti si...
00:39:14Je ne sais pas quoi...
00:39:15Va directement sur Chagipiti.
00:39:16C'est ça.
00:39:17En fait, oui.
00:39:18Je pense qu'il y a une frustration
00:39:19parce qu'en fait, l'idée,
00:39:22le deal, enfin, vu d'OpenAI à l'époque,
00:39:23quand ils l'ont signé, à mon avis,
00:39:24c'était de se dire, je vais...
00:39:26Alors, c'est drôle.
00:39:27Je vous raconte ce qui se passe.
00:39:29C'est que j'ai cité Siri et Chagipiti
00:39:31et là, c'est drôle parce qu'il me dit,
00:39:33je me connecte à Chagipiti pour répondre à ta question.
00:39:35Donc...
00:39:35On va rassurer en direct.
00:39:37Je pense que je vais être le seul Français.
00:39:38Ça marche.
00:39:39Je pense que j'ai été le seul Français
00:39:40à faire cette requête et en direct.
00:39:43Voilà.
00:39:43Donc, il va changer d'avis
00:39:44puisque maintenant, il va y avoir un utilisateur
00:39:46qui l'a utilisé.
00:39:47C'est vrai.
00:39:47Et là, il va changer d'avis.
00:39:48Il va dire, c'est bon, ça marche.
00:39:49Un influenceur.
00:39:50Un influenceur.
00:39:51Attention.
00:39:52Non, mais bon, il y a une frustration certainement
00:39:54parce que je pense qu'il voyait l'opportunité
00:39:57pour OpenAid et Chagipiti
00:39:59d'arriver sur, je ne sais pas combien il y a d'iPhone,
00:40:03le milliard ou le plus de milliards d'iPhone
00:40:05qui existent dans le monde.
00:40:06Donc, c'était un énorme accès au marché et à l'utilisateur.
00:40:09Mais évidemment,
00:40:10Apple l'a beaucoup plus utilisé pour dire
00:40:14dans son brouillard de communication
00:40:17autour de l'intelligence artificielle.
00:40:18On met un peu Chagipiti,
00:40:19ça fera plaisir à tout le monde.
00:40:20Ça permet d'attendre.
00:40:21On a ce qu'il faut.
00:40:22On peut faire appel.
00:40:23Mais bon, on ne le met pas trop en avant
00:40:25parce qu'on n'a pas tellement envie
00:40:26qu'ils viennent saisir la relation utilisateur.
00:40:29Parce que c'est vraiment ça.
00:40:29Ils veulent garder la main
00:40:31idéalement avec S-I-R-I.
00:40:35Bien joué.
00:40:36Bravo.
00:40:38Je suis désolé,
00:40:38parce qu'on a peut-être fait déclencher
00:40:40quelques téléphones ce soir.
00:40:41Je n'y suis pour rien.
00:40:43Et donc, Jean,
00:40:43je crois qu'il y a cette frustration
00:40:44et qu'ils veulent revenir certainement en arrière.
00:40:47D'autant plus qu'Apple, entre temps,
00:40:49est dans une valse hésitation
00:40:50sur le sujet,
00:40:52en tout cas de ce que moi j'observe,
00:40:53de l'IA.
00:40:54Peut-être avec une idée en tête
00:40:56qui est de venir avec sa propre solution,
00:40:59qui n'est pas forcément prête aujourd'hui,
00:41:01qu'elle n'a peut-être pas encore trouvée.
00:41:02Parce que moi, je trouve ça extrêmement surprenant
00:41:04de voir Apple adopter Gemini
00:41:07qui est probablement...
00:41:08Ils ne vont pas androïtiser les iPhones.
00:41:11Ça n'a juste pas de sens.
00:41:13Donc, le brouillard IA, pour moi,
00:41:15continue côté Apple
00:41:17et Sam Halsman s'impatiente
00:41:20parce qu'il ne retire rien de cet accord.
00:41:21mais je pense que c'est vraiment ce que voulait aussi Apple.
00:41:24Oui, parce que c'est vrai que Clément,
00:41:25quand on passe un partenariat avec Apple,
00:41:27c'est la machin cash, en théorie.
00:41:29C'est ça qui est dingue.
00:41:31En théorie, je pense...
00:41:32Parce que tu te rends compte...
00:41:33Excuse-moi, je te compte.
00:41:34Mais finalement, d'un coup, d'un seul,
00:41:37ChatGPT était disponible sur des milliards d'iPhone dans le monde.
00:41:41C'est ça qui est dingue.
00:41:42Et ça a fait plouf.
00:41:43Ça n'a pas marché.
00:41:44Ça a fait plouf parce que c'est un service gratuit
00:41:46et que OpenAI espérait des conversions payantes
00:41:49en disant
00:41:49les gens vont être tellement addicts à ChatGPT
00:41:51qu'ils vont prendre des abonnements payants, etc.
00:41:54En réalité, c'est que pour ça, il faut qu'il y ait du volume.
00:41:56Et puis, je pense qu'ils avaient un deal financier aussi avec Apple.
00:41:59C'est-à-dire que s'il y avait beaucoup de requêtes,
00:42:01Apple allait payer sans doute OpenAI, non ?
00:42:03C'est pas si clair.
00:42:04C'est pas si clair.
00:42:05En fait, il y a beaucoup d'analystes...
00:42:07Moi, je n'ai pas le détail de l'accord,
00:42:08mais il y a beaucoup de l'analyse qui pensent que c'est pas
00:42:10en termes de performance,
00:42:11en termes de contractualisation
00:42:13autour de la bonne foi, de l'intégration et tout,
00:42:15qu'OpenAI a fait une grosse faute de débutants
00:42:16dans la manière dont ils ont justement structuré le deal.
00:42:18Mais le fait est que ça ne leur apporte pas grand-chose.
00:42:20C'est plutôt courageux d'avoir dit on arrête
00:42:22parce que ce qu'on comprend maintenant,
00:42:23c'est qu'en fait, c'est eux qu'on dit on arrête,
00:42:24on cherche à sortir,
00:42:25même au moment où on leur a proposé
00:42:27de prendre une partie de ce que Gemini va prendre
00:42:29dans les années qui viennent, ce qu'on dit non.
00:42:31C'est quand même un marché où,
00:42:32j'en parle souvent ici,
00:42:33mais la théorie des boites, des vendeurs entre guillemets
00:42:36de modèles, les OpenAI, les Anthropique et tout ça,
00:42:39c'est que l'océan bleu, il s'arrête à la fin d'année.
00:42:41Donc, tu ne peux pas être sur tous les fronts en même temps.
00:42:44Pour une boîte qui veut déjà sortir,
00:42:46qui doit sortir ses modèles,
00:42:47qui doit sortir son système agentique,
00:42:49qui doit sortir peut-être un téléphone portable,
00:42:51qui doit maintenir une application mobile,
00:42:53qui veut...
00:42:54Ça fait beaucoup.
00:42:55Il resserre un peu le faisceau.
00:42:56Moi, je pense qu'Apple s'est acheté du temps.
00:42:58Apple, ils ont fait un peu,
00:42:59avec tout le respect pour Microsoft,
00:43:00qui est une entreprise extraordinaire.
00:43:03Ils ont mis le coup de tampon OpenAI.
00:43:12Regardez, on est super innovants,
00:43:13parce que nous aussi, on est moderne,
00:43:15on utilise OpenAI.
00:43:16Pendant 2-3 ans, à mon avis,
00:43:17ils n'avaient pas tellement l'intention
00:43:18de faire quoi que ce soit.
00:43:19Mais en revanche,
00:43:20ils avaient encore à ce moment-là la croyance,
00:43:22et moi, je pense que c'est fini,
00:43:23qu'ils pourraient développer Siri.
00:43:25On sait qu'il y a eu des allers-retours,
00:43:26des valses hésitations.
00:43:27Ils pensaient vraiment que la dette technique,
00:43:29ils n'allaient pas mettre 2 ans, par exemple,
00:43:31à passer de 10 Siri à juste Siri,
00:43:33et ils pensaient que la dette technique
00:43:34était maîtrisable qu'Apple Intelligence,
00:43:36ils allaient tout faire en interne.
00:43:37Donc, à mon avis,
00:43:38ils sont achetés du temps en une vitrine.
00:43:39La question un peu qui se pose,
00:43:41c'est pourquoi est-ce que ça les gêne
00:43:43d'avoir un partenariat vraiment utile
00:43:45avec OpenAI,
00:43:46alors que ça ne les gêne pas avec Google ?
00:43:48Mais à un moment aussi,
00:43:48tu as la prime au partenariat de 20 ans,
00:43:50c'est-à-dire que ça fait 20 ans
00:43:51que Google dépense des milliards
00:43:52pour que le moteur de recherche
00:43:53ne soit pas par défaut.
00:43:55ça fait 20 ans aussi
00:43:56que Google a une stratégie plutôt claire
00:43:58sur ce qu'ils veulent faire
00:43:58et qu'ils ne sont pas comme...
00:44:00Tu vois, on sait ce qu'ils vont faire dans l'IA.
00:44:01Ils ne sont pas comme OpenAI
00:44:03en train de dire
00:44:03attendez, on veut être une super app,
00:44:05mais en même temps,
00:44:05on a recruté votre ancien d'Apple
00:44:08pour sortir un téléphone portable
00:44:09parce qu'on veut être
00:44:10la surcouche de OS, de machin.
00:44:11Et moi, je serais Apple,
00:44:12je regarderais ça,
00:44:13je dis en fait,
00:44:13c'est le loup dans la bergerie,
00:44:14j'ai Zébulon qui court partout,
00:44:16qui peut lancer tout et n'importe quoi
00:44:17à n'importe quel moment.
00:44:18Évidemment que je ne vais pas
00:44:19pas leur servir de base d'abonnés
00:44:21pour ChatGPT, tu vois.
00:44:22Donc, je pense qu'à un moment,
00:44:24Google est fiable et rassurant
00:44:26là où OpenAI ne l'était pas.
00:44:29Hugo ?
00:44:30Oui, je suis d'accord avec tout ça.
00:44:31C'est aussi une bonne façon
00:44:32pour OpenAI, pour pas cher,
00:44:33du coup, de se différencier d'Apple.
00:44:35De dire, on lâche notre partenaire
00:44:37puisque c'est un des partenaires
00:44:39qui lâche l'autre dans cette histoire.
00:44:40Donc, c'est pas mal, surtout au moment
00:44:41où Microsoft et d'autres
00:44:43se reposent la question
00:44:44de comment ils se positionnent
00:44:45par rapport à OpenAI.
00:44:49Est-ce qu'ils ne sont pas aussi
00:44:50en train d'en profiter
00:44:51pour donner une caution
00:44:52à d'autres partenaires ?
00:44:53On arrête de bosser
00:44:54avec Apple et son écosystème
00:44:56parce qu'on va donner
00:44:57tel exclu ou telle commercialisation
00:44:59à un autre.
00:45:00Je crois aussi qu'ils veulent
00:45:01absolument se repositionner
00:45:02et mettre toute leur force
00:45:03sur le B2B, quoi,
00:45:04qui est vraiment essentiel.
00:45:05Là, on parle aussi
00:45:06de cette volonté
00:45:07de créer avec un certain
00:45:08partenaire
00:45:09une méga société
00:45:10de consulting
00:45:11autour des...
00:45:11un peu à la palantire
00:45:13qui est, à mon avis,
00:45:14une des planches,
00:45:15une des voies de sortie
00:45:16pour OpenAI.
00:45:17de se déplacer
00:45:18vers la mise en œuvre
00:45:19et la transformation
00:45:20IA des entreprises.
00:45:21Mais c'est pas...
00:45:23Enfin, ça nécessite
00:45:24beaucoup d'efforts.
00:45:26Juste un truc,
00:45:26c'est vrai que ce que dit
00:45:27Hugo Évrez,
00:45:28c'est un peu la honte aussi
00:45:29d'être associé à Apple
00:45:30aujourd'hui dans le monde de l'IA.
00:45:31Je veux dire, il y a un coût,
00:45:32on parlait d'un coût
00:45:33en termes d'équipe ingénierie, etc.
00:45:35Mais il y a aussi
00:45:36un coût de marque qui est,
00:45:37aujourd'hui,
00:45:38la plupart des gens
00:45:39ne comprennent pas exactement
00:45:41Siri,
00:45:41est-ce que c'est OpenAI ou pas.
00:45:42Siri, c'est l'âge de pierre,
00:45:43tu peux mettre un minuteur
00:45:44pour te faire, je sais pas,
00:45:46un œuf à la coque.
00:45:47C'est-à-dire, si t'es OpenAI,
00:45:48est-ce que t'as chaque requête
00:45:49un peu médiocre avec Siri,
00:45:50si tu te dis que ça impacte mon image,
00:45:52c'est pas top.
00:45:52Et quand c'est la course aux ingénieurs
00:45:54pour recruter les mecs
00:45:54les plus stylés,
00:45:55t'as pas envie de voir dire
00:45:57aux mecs, ouais, c'est vrai,
00:45:58on a bossé avec Apple,
00:45:59mais faites pas trop gaffe
00:46:00parce que c'est pas le truc
00:46:01le plus important.
00:46:02C'est mauvais pour la marque,
00:46:03aujourd'hui,
00:46:04de travailler avec Apple,
00:46:05c'est triste.
00:46:05Oui, c'est dingue quand même,
00:46:07alors qu'Apple a toujours été une boîte
00:46:09avec laquelle on était fiers
00:46:10de collaborer, quoi.
00:46:12D'ailleurs,
00:46:13Apple va jouer sans doute
00:46:15très très gros
00:46:16dans quelques jours maintenant,
00:46:18puisque ce sera en juin
00:46:20que se déroulera la WWDC.
00:46:22C'est rigolo parce que,
00:46:23en tout début d'émission,
00:46:25j'ai reçu le mail d'Apple
00:46:26qui parlait justement,
00:46:28qui nous invitait à cette WWDC
00:46:33qui aura lieu le 8 juin à 19h.
00:46:37Donc, la keynote sera aussi,
00:46:38bien évidemment,
00:46:39à suivre en direct sur BFM Business
00:46:41dans Tech & Co,
00:46:41La Quotidienne.
00:46:42Je disais que c'était une WWDC
00:46:45de tous les dangers,
00:46:46pour Apple,
00:46:46parce qu'il va falloir
00:46:47qu'ils se rattrapent, là.
00:46:48Il va falloir qu'ils proposent
00:46:49concrètement des choses
00:46:51qui fonctionnent
00:46:52et qu'ils annoncent
00:46:53une roadmap en termes d'IA.
00:46:55Alors, visiblement,
00:46:57le partenariat avec Jimenaille,
00:46:58là, avance.
00:47:00C'est peut-être aussi pour ça
00:47:01qu'OpenEye veut se désolidariser aussi d'Apple.
00:47:03C'est que, finalement,
00:47:05Apple a choisi son cheval.
00:47:06C'est Google,
00:47:07c'est Jimenaille,
00:47:08qui sera le moteur de Siri.
00:47:10Tu parlais tout à l'heure, justement,
00:47:11de ce choix un peu étonnant
00:47:13de se d'androïtiser,
00:47:16mais visiblement,
00:47:16d'après ce que j'ai compris,
00:47:18Apple achète le moteur Jimenaille,
00:47:20mais il est déconnecté
00:47:21de chez Google, finalement.
00:47:22Ils achètent un petit peu
00:47:23la marmite.
00:47:24La licence, oui.
00:47:25Voilà.
00:47:25Mais pour schématiser,
00:47:27c'est la marmite,
00:47:28mais à l'intérieur,
00:47:28ce sera quand même des données
00:47:30en silo d'Apple
00:47:32qui n'iront pas communiquer
00:47:33avec Google.
00:47:34Donc, ça va être intéressant
00:47:35de voir ce que ça donne.
00:47:36Et donc, visiblement,
00:47:38et c'est l'actu de ce soir,
00:47:39c'est que,
00:47:40lors de la WWDC,
00:47:42Apple devrait annoncer son Siri
00:47:44qui serait en bêta,
00:47:45mais qui pourrait fonctionner
00:47:46très rapidement.
00:47:47Un Siri, donc, boosté à Jimenaille.
00:47:50Oui.
00:47:50Je pense que tout le monde
00:47:51attend à ce qu'ils reprennent.
00:47:52Enfin, on vient d'exprimer
00:47:53une frustration aussi sur Apple.
00:47:55Oui, c'est ça.
00:47:55Et je pense qu'elle est partagée
00:47:58également par les investisseurs,
00:47:59par la communauté des utilisateurs
00:48:01en se disant,
00:48:03qu'est-ce que vous allez faire
00:48:04sur l'IA ?
00:48:04Je pense qu'ils ont comme objectif
00:48:08de montrer qu'ils reprennent
00:48:10les rênes de l'IA,
00:48:11qu'ils définissent
00:48:12et clarifient la stratégie.
00:48:14Donc, effectivement,
00:48:15sur Gemini,
00:48:15bon, peut-être, effectivement,
00:48:18ils vont limiter
00:48:19cette dépendance à Google
00:48:20et le fait, effectivement,
00:48:22ils doivent absolument éviter
00:48:23que le téléphone iPhone
00:48:25ressemble trop
00:48:25à ce que va devenir
00:48:27un téléphone Android
00:48:28boosté à Gemini
00:48:29qui va pouvoir aussi
00:48:30pas mal transformer
00:48:31l'interface utilisateur,
00:48:32l'expérience client,
00:48:33etc.
00:48:34Donc, bon,
00:48:35ils vont devoir s'appuyer là-dessus.
00:48:36Peut-être vont-ils aussi
00:48:37développer leurs propres
00:48:38modèles de langage.
00:48:40Il y a un certain nombre
00:48:41de rumeurs qui disent
00:48:42qu'ils pourraient avoir
00:48:43des small language models
00:48:44intégrés aux puces elles-mêmes
00:48:46qui permettraient notamment
00:48:48d'avoir un dialogue
00:48:49extrêmement rapide
00:48:50et renforcer le message
00:48:53sur le respect de la vie privée
00:48:55et des données de l'utilisateur
00:48:56qui est leur cheval de bataille.
00:48:59Et on parle même
00:49:00d'une sorte de capacité
00:49:03de ces puces
00:49:04à pouvoir faire du mesh
00:49:06entre les différents iPhones
00:49:08pour pouvoir utiliser
00:49:09la puissance de calcul
00:49:10un peu plus distribuée.
00:49:11Donc, il y a peut-être
00:49:13une roadmap un peu excitante
00:49:14et nouvelle autour de ça.
00:49:15Oui, un petit peu plus originale
00:49:15que ce qu'on a pu vivre.
00:49:17Alors, vous savez que
00:49:18chez Siri, tu le disais,
00:49:20la confidentialité est importante
00:49:21et ce Siri serait
00:49:25évidemment modulable,
00:49:26c'est-à-dire que
00:49:27pour les personnes
00:49:28qui ne veulent pas
00:49:29justement partager
00:49:30leurs données privées,
00:49:31vous pourriez supprimer
00:49:33les conversations,
00:49:35un contrôle de l'historique,
00:49:38confidentialité qui sera activée
00:49:39par défaut,
00:49:40gestion transparente des données.
00:49:42On voit qu'Apple essaie aussi
00:49:43de garder sa ligne,
00:49:45on va dire,
00:49:47je dirais,
00:49:48intellectuelle finalement.
00:49:49Nous, on n'est pas Android,
00:49:50on n'est pas Google.
00:49:52Certes, il y aura
00:49:53Jimmy Knight
00:49:53qui va faire tourner
00:49:54ce Siri,
00:49:55mais il sera aux conditions
00:49:57de, on va dire,
00:49:59de confidentialité d'Apple.
00:50:00Clément.
00:50:01Oui.
00:50:02Moi, tu sais,
00:50:03la dernière fois qu'ils ont annoncé
00:50:04un Apple Intelligence,
00:50:05c'est génial
00:50:05et on attendait tous,
00:50:07ils ont annoncé
00:50:07qu'on pouvait faire
00:50:08ses propres Smiley Vialia.
00:50:10Donc, je...
00:50:11C'était pas bouleversant.
00:50:12C'était pas fou.
00:50:13Donc, écoute,
00:50:15je me dis...
00:50:15Ouais, t'es un peu méfiant là.
00:50:16Moi, c'est quoi Chahé Chaudy ?
00:50:18Cralo froide ?
00:50:19Cralo froide.
00:50:20Voilà.
00:50:21Non, et puis,
00:50:22dans un contexte
00:50:22de changement de direction,
00:50:23j'attends de voir
00:50:24si on va voir sur cette nouvelle stratégie
00:50:26une patte un peu différente
00:50:27de celle de Tim Cook
00:50:28qui manifestement
00:50:29était un peu en bout de course,
00:50:30était plus un gestionnaire
00:50:31avec une excellence opérationnelle
00:50:32que vraiment quelqu'un
00:50:33qui s'est envoyé de la vision.
00:50:34D'ailleurs, ça va être intéressant
00:50:35de voir qui prend la parole, machin.
00:50:37Oui.
00:50:37Est-ce que c'est John Ternus
00:50:38qui va...
00:50:39Bah, en théorie,
00:50:40c'est toujours Tim Cook
00:50:40qui sera le CEO en juin,
00:50:42puisque le passage de Flambeau
00:50:43se fait en septembre.
00:50:44Il y a peut-être moyen
00:50:44de faire un truc un peu malin, quoi.
00:50:46Peut-être.
00:50:47Il nous reste quelques minutes.
00:50:49On revient en France
00:50:50pour, eh bien,
00:50:51s'intéresser à Publicis
00:50:53qui signe
00:50:54la troisième plus grosse acquisition
00:50:55de son histoire,
00:50:57le numéro 2 mondial
00:50:58de la publicité,
00:50:59vient de boucler, en effet,
00:50:59le rachat de LiveRamp
00:51:01qui est le spécialiste américain
00:51:02des données
00:51:03pour 2,2 milliards de dollars.
00:51:05Une opération qui confirme,
00:51:06en fait, la trajectoire tech
00:51:07prise par le français
00:51:09depuis plusieurs mois.
00:51:10Margot Faudéré
00:51:11nous raconte tout ça
00:51:12et puis après,
00:51:12on débat là-dessus, juste après.
00:51:14Bien sûr.
00:51:15Pour rester dans la course
00:51:16à l'intelligence artificielle,
00:51:17Publicis choisit
00:51:18de prendre les devants
00:51:19et de se positionner
00:51:20lui-même
00:51:21comme un spécialiste
00:51:22de la donnée.
00:51:22En acquérant LiveRamp,
00:51:24dernière étape en date
00:51:25de cette stratégie,
00:51:26le français accélère
00:51:27plus particulièrement
00:51:28sur l'agentique
00:51:29avec une technologie
00:51:30qui doit permettre
00:51:31à des milliers de marques,
00:51:33de distributeurs,
00:51:34de plateformes médias
00:51:35et de fournisseurs
00:51:36de données
00:51:36de collaborer
00:51:37ainsi que de connecter
00:51:38leurs données
00:51:39de manière efficace
00:51:40selon le groupe.
00:51:41Au premier trimestre déjà,
00:51:43Publicis a acquis
00:51:43Edge AI,
00:51:44spécialiste de la mesure
00:51:45de performance
00:51:46des campagnes publicitaires
00:51:47mais aussi
00:51:48l'agence américaine
00:51:49de marketing sportif
00:51:50160 over 90
00:51:52et Epsilon en 2019.
00:51:54Un dynamisme
00:51:55à rebours
00:51:56des autres acteurs
00:51:57de la publicité
00:51:58WPP et Densu
00:52:00ayant fortement réduit
00:52:01leurs effectifs
00:52:02ces derniers mois
00:52:02mais aussi à contre-courant
00:52:04de la stratégie déployée
00:52:05par le numéro 1
00:52:06du secteur,
00:52:07Omnicom,
00:52:08qui depuis sa méga fusion
00:52:09avec IPG
00:52:10opte surtout
00:52:11pour les rachats d'actions
00:52:12et pour l'instant
00:52:13la stratégie de Publicis
00:52:14semble payer.
00:52:15Le groupe affiche
00:52:16des résultats financiers
00:52:17solides et relève même
00:52:18ses objectifs
00:52:19à moyen terme.
00:52:20Alors c'est une bonne nouvelle
00:52:21bien sûr
00:52:22pour le marché publicitaire
00:52:24pour notre géant
00:52:25de la pub français
00:52:26Publicis
00:52:27et puis
00:52:27c'est surtout
00:52:28aussi un symbole
00:52:30de notre époque
00:52:31qui bouge
00:52:32c'est-à-dire que même
00:52:32le secteur de la publicité
00:52:34est totalement impacté
00:52:35aujourd'hui
00:52:36par l'intelligence artificielle.
00:52:37Christophe
00:52:38ou Hugo ?
00:52:39Non moi
00:52:40j'allais juste dire
00:52:40que ça fait plaisir
00:52:41de voir un champion français
00:52:42qui arrive à se transformer
00:52:44parce que là
00:52:44on met la pâtée
00:52:45à tous les autres
00:52:46grands networks mondiaux.
00:52:47C'est rappelé dans la petite pastille.
00:52:48les autres sont tous
00:52:49soit très mal en point
00:52:50soit très loin.
00:52:51Donc on va peut-être
00:52:52devenir le numéro un
00:52:53qui était le rêve
00:52:54du grand patron publiciste
00:52:56de Maurice Lévy
00:52:56quand il a essayé de faire
00:52:57plusieurs fusions.
00:52:58En fait ils vont le faire
00:52:59par eux-mêmes en acquérant
00:53:00toute cette stack technique.
00:53:02Le deuxième aspect...
00:53:03On sait ce que c'est
00:53:03ou pas en fait ?
00:53:04LiveRamp ?
00:53:05Qu'est-ce qu'ils font exactement ?
00:53:06Vas-y finir.
00:53:07Non non je t'en prie vas-y.
00:53:08En fait là où c'est
00:53:09smart c'est que ça permet
00:53:11d'analyser,
00:53:12d'interopérer de la donnée
00:53:13de tous tes clients
00:53:14sans que les clients
00:53:15eux aient à partager leurs données.
00:53:17Donc t'es l'Oréal par exemple,
00:53:19tu vas faire de l'agentique
00:53:20et donc tu dis
00:53:20pour des campagnes agentiques
00:53:21je veux laisser la main,
00:53:23je veux que l'agent
00:53:23ait tapé dans des données,
00:53:24etc.
00:53:24Et si possible,
00:53:25pas que les miennes.
00:53:26Publicis au lieu d'être
00:53:27l'entreprise qui va te dire
00:53:29nous j'ai des mecs
00:53:30on peut organiser
00:53:30votre campagne de pub,
00:53:31il dit confier là
00:53:32à nos agents
00:53:32qui par ailleurs
00:53:34ont les données
00:53:35de plein d'autres acteurs
00:53:37dans plein d'autres domaines.
00:53:38Donc ils peuvent automatiser
00:53:39des super campagnes
00:53:40mais vous inquiétez pas
00:53:41vos données,
00:53:42personne ne les verra jamais,
00:53:43tout reste anonymisé
00:53:44et on n'a pas accès
00:53:46aux fichiers les uns des autres
00:53:47donc ça sera jamais visible
00:53:48facialement.
00:53:49Résultat, tu vends
00:53:49une excellence opérationnelle
00:53:51dans les campagnes de pub
00:53:53automatisées via l'agentique
00:53:54qui par ailleurs
00:53:55se marient très bien
00:53:55avec Epsilon
00:53:56qui leur fournissait
00:53:57de la donnée, etc.
00:53:58les autres achats
00:53:58qu'ils ont fait précédemment.
00:53:59Je pense que c'est extrêmement intelligent.
00:54:01La grosse news là dans Publicis
00:54:02c'est ce que tu dis,
00:54:03c'est que Publicis a compris
00:54:04le futur rôle
00:54:05de l'agence,
00:54:07du conseil.
00:54:07Ce n'est pas de faire,
00:54:09c'est d'orchestrer.
00:54:09C'est ce que tu viens de dire,
00:54:10d'orchestrer la data,
00:54:11d'orchestrer la production.
00:54:16C'est ce qu'ils font,
00:54:17mais ce qui était déjà
00:54:17le move avec Epsilon
00:54:18il y a quelques années.
00:54:20Mais en tout cas,
00:54:20ils ont compris
00:54:20parce que tu as quand même
00:54:21un son de cloche partout.
00:54:22Tu parles à n'importe quelle
00:54:23petite agence,
00:54:24n'importe quelle freelance,
00:54:25il va penser que son business
00:54:26est menacé,
00:54:27que l'IA va tout automatiser,
00:54:28qu'il n'aura plus de business,
00:54:30il n'aura plus de clients, etc.
00:54:31Mais la réalité,
00:54:32quand tu regardes,
00:54:33c'est qu'une marque,
00:54:35n'importe quelle taille de marque,
00:54:37elle a besoin d'être conseillée,
00:54:38elle a besoin d'être accompagnée,
00:54:40elle ne va pas tout faire elle-même.
00:54:41Donc eux,
00:54:41ils sont sur la data
00:54:42qui va venir nourrir
00:54:43les workflows d'IA,
00:54:45mais c'est le cas sur toute la chaîne.
00:54:46Donc un, chapeau publicisme,
00:54:48parce que tu mènes le combat
00:54:49au niveau mondial
00:54:51et tu gagnes,
00:54:51c'est quand même pour une fois
00:54:52exceptionnel,
00:54:52il faut quand même applaudir.
00:54:53Et deux,
00:54:54ils ont compris là où est la pertinence
00:54:55du modèle de conseil.
00:54:56Donc moi, je dis voilà,
00:54:58100 sur 100.
00:54:59Ils ont opéré
00:55:00depuis plusieurs années
00:55:01une transformation
00:55:02de leur business
00:55:03et c'est sûr que
00:55:03quand on utilise l'IA,
00:55:04on se dit finalement
00:55:05les agences de création,
00:55:06le média planning,
00:55:07tous ces épisodes,
00:55:09finalement ça peut être
00:55:09tout à fait complètement
00:55:11disrupté par l'IA,
00:55:12donc ils ont absolument besoin
00:55:14d'évoluer,
00:55:14de passer d'une activité
00:55:16de conseil
00:55:16à une activité de plateforme.
00:55:17Et l'intérêt de la live ramp,
00:55:20je veux dire,
00:55:20quand tu vas acheter un jean
00:55:22par exemple chez Zara,
00:55:23tu l'achètes
00:55:24et puis le soir,
00:55:25t'es sur ton canapé
00:55:26et puis tu vois des pubs
00:55:27parce qu'ils ont repéré
00:55:28que c'est toi,
00:55:29mais ils t'ont pas ton nom
00:55:30forcément,
00:55:31ils ont fait ce qu'on appelle
00:55:32la résolution d'identité,
00:55:33c'est-à-dire qu'ils te mettent
00:55:34de façon anonymisée,
00:55:36t'es XYZW
00:55:37et on te suit,
00:55:38on sait ce que tu as fait
00:55:39et même si t'as pas donné ton e-mail
00:55:41et ton numéro de mobile
00:55:42aux vendeurs
00:55:43avec la carte bleue
00:55:44parce qu'il ne faut pas oublier
00:55:45que toutes ces données
00:55:46sur la géolocalisation,
00:55:47etc.,
00:55:48ils arrivent à résoudre
00:55:49et comme ça,
00:55:50ils arrivent à orchestrer
00:55:51des campagnes extrêmement
00:55:53bien targetées,
00:55:54c'est-à-dire que voilà,
00:55:55les bonnes vieilles campagnes
00:55:56qu'on connaissait,
00:55:56nous, François,
00:55:58qui était de l'outreach
00:55:59en disant
00:55:59je balance un message
00:56:00et j'espère que
00:56:01quelqu'un va le recevoir,
00:56:03aujourd'hui,
00:56:03c'est complètement différent.
00:56:04tu investis en disant
00:56:06je veux les gens
00:56:07de plus de 35 ans
00:56:09qui ont tel,
00:56:09qui habitent dans tel,
00:56:10voilà,
00:56:10et donc je sais le faire
00:56:12et leur force,
00:56:13c'est que leur plateforme
00:56:14va permettre de connecter
00:56:17les outils CRM
00:56:18des grandes marques
00:56:19à leur tuyauterie
00:56:20et de vendre ainsi
00:56:21un abonnement
00:56:22et ils se transforment
00:56:24vers une offre
00:56:24plus logicielle
00:56:25et pas conseil.
00:56:28Ouais,
00:56:28la pub qui est en train
00:56:29d'être,
00:56:30là encore,
00:56:31comme énormément de secteurs
00:56:32bouleversés par l'IA,
00:56:33on n'a pas parlé de la création
00:56:35mais là aussi,
00:56:36enfin tu es un peu là-dedans
00:56:37puisque nous,
00:56:38c'est notre métier,
00:56:39c'est ton job.
00:56:40Ouais, ouais,
00:56:40ça permet de créer des visuels
00:56:41pour les marques
00:56:42grâce à une technologie
00:56:43d'IA et de 3D
00:56:45mais tu vois,
00:56:46les marques avec lesquelles
00:56:46on travaille,
00:56:47tu en as cité une,
00:56:48je ne vais pas le voir
00:56:48de la citer à la télé
00:56:49mais je l'ai cité tout à l'heure,
00:56:50qui est un de nos grands clients
00:56:51de cosmétiques français,
00:56:53communs avec Publicis,
00:56:54qui va très bien.
00:56:57Bon,
00:56:58ils ont besoin
00:56:58d'énormément d'accompagnement,
00:57:00c'est-à-dire que
00:57:00quand ils utilisent une technologie
00:57:01comme nous,
00:57:02il y a des équipes
00:57:03qui vont savoir se l'approprier
00:57:04et l'utiliser,
00:57:04puis il y a d'autres équipes
00:57:05qui vont avoir besoin d'un conseil
00:57:06et c'est là où ces acteurs-là
00:57:07sont pertinents.
00:57:08Donc qu'un français
00:57:09soit en train de construire
00:57:10la première plateforme d'orchestration
00:57:11de tous ces workflows
00:57:12au niveau mondial,
00:57:13chapeau.
00:57:14Et bien voilà,
00:57:14bravo à Publicis.
00:57:16Clément, c'est bon ?
00:57:17Non, c'est le mode de la fin,
00:57:17c'est cool.
00:57:18On a fait le tour.
00:57:19Merci beaucoup à tous les trois,
00:57:21voilà un super débrief.
00:57:24Clément David était là,
00:57:25merci Clément.
00:57:27Théodocloud,
00:57:28Christophe Lennet,
00:57:29senior advisor chez 7-2,
00:57:31ancien président de Microsoft
00:57:31France,
00:57:32Asie du Sud,
00:57:33et merci à Hugo Borenstein,
00:57:35cofondateur et président d'OMI.
00:57:4220h32,
00:57:43Tech & Co,
00:57:44la quotidienne,
00:57:44on est là chaque soir,
00:57:45vous le savez,
00:57:46pour parler de toute l'actu tech
00:57:48et justement aux alentours
00:57:49des 20h30,
00:57:50c'est un condensé
00:57:51de l'actu du jour
00:57:52qu'on retrouve,
00:57:53c'est le Tech Flash,
00:57:54et c'est ce soir avec Julien Thibault
00:57:56qui est avec nous,
00:57:56salut Julien.
00:57:57Bonsoir François et bonsoir
00:57:58à toutes et à tous,
00:57:59et à la une,
00:57:59on vient de l'apprendre il y a quelques minutes,
00:58:01Elon Musk a perdu son procès
00:58:03contre Penéaille,
00:58:04le patron de X&Aille,
00:58:05accusé l'entreprise de Sam Altman
00:58:07d'avoir trahi sa mission non lucrative
00:58:09au profit du business.
00:58:11La justice américaine a estimé
00:58:12que l'homme le plus riche du monde
00:58:13avait lancé ses poursuites judiciaires
00:58:16hors des délais légaux.
00:58:17Et du côté des puces,
00:58:18il y a justement la Corée du Sud
00:58:20tente d'éviter une grève historique
00:58:21chez Samsung Electronics.
00:58:22Le mouvement pourrait durer jusqu'à 18 jours
00:58:25et coûter près de 20 milliards de dollars
00:58:27aux géants des semi-conducteurs.
00:58:29Une perturbation qui inquiète
00:58:30toute l'industrie tech.
00:58:32On revient sur le sujet
00:58:33dans quelques minutes
00:58:33avec Raphaël Raffré
00:58:35de la rédaction de BFM Tech.
00:58:37Et chez Apple maintenant,
00:58:38la future version de Siri
00:58:40pourrait intégrer une suppression
00:58:41automatique des conversations.
00:58:42Apple travaillerait sur cette fonction
00:58:44dans le cadre de la refonte
00:58:46de son assistant vocal.
00:58:47Le groupe cherche à renforcer
00:58:48la confidentialité
00:58:50alors que les assistants IA
00:58:51collectent de plus en plus
00:58:52de données personnelles.
00:58:53On va parler maintenant
00:58:54d'OpenAI Julien
00:58:55qui a dévoilé récemment.
00:58:56Finance est une fonctionnalité
00:58:57qui connecte ChatGPT
00:58:59aux comptes bancaires
00:59:00des utilisateurs.
00:59:01Et oui, OpenAI connecte
00:59:03désormais ChatGPT
00:59:03à plus de 12 000 banques
00:59:05mais aucune de française.
00:59:07Une fonctionnalité limitée
00:59:09pour l'instant
00:59:09à certains comptes pros
00:59:10aux Etats-Unis.
00:59:11Les utilisateurs
00:59:12pourront consulter leurs dépenses,
00:59:14suivre leurs comptes
00:59:15ou encore analyser leur budget
00:59:16directement depuis le chatbot.
00:59:18L'IA qui influence aussi
00:59:20de plus en plus la politique.
00:59:21Selon un sondage,
00:59:22un Français sur 6
00:59:23affirme avoir consulté
00:59:25une intelligence artificielle
00:59:26avant de choisir
00:59:27un candidat au municipal.
00:59:29Le recours à l'IA
00:59:30reste encore minoritaire
00:59:31et sert davantage
00:59:32à confirmer un choix
00:59:34qu'à prendre une décision.
00:59:36Et pour finir,
00:59:36je vous donne rendez-vous
00:59:37sur le site de BFM Tech
00:59:39pour un nouvel épisode
00:59:40de Multijoueurs
00:59:41avec Mélinda Davansoulas
00:59:42au programme Gros Plan
00:59:43sur le jeu mobile
00:59:44avec Patrick Béja,
00:59:46podcaster de Rendez-vous jeu.
00:59:47On écoute un extrait tout de suite.
00:59:50Sa vertu,
00:59:51c'est pas d'avoir ramené
00:59:51justement des gens
00:59:53qui ne seraient pas venus
00:59:54sur console,
00:59:56qui ne seraient pas venus
00:59:56sur PC
00:59:56et qui peut-être après
00:59:57ont envie de jouer.
00:59:59Alors,
00:59:59je veux pas déconsidérer
01:00:01le jeu mobile.
01:00:02Il y a un terrain
01:00:03très glissant
01:00:05qui est de dire
01:00:05le jeu mobile
01:00:06c'est pas du jeu
01:00:07du vrai jeu vidéo.
01:00:09C'est pas ce que je veux dire,
01:00:10mais il y a quand même
01:00:10une différence
01:00:11entre le type de jeu
01:00:13qu'on trouve essentiellement
01:00:14sur le mobile,
01:00:15qui sont donc des jeux gratuits,
01:00:17assez faciles d'accès,
01:00:19qui vont être beaucoup basés
01:00:21sur le marketing.
01:00:22C'est-à-dire que pour recruter
01:00:23des joueurs sur le mobile,
01:00:24il y a un coût d'acquisition
01:00:26des joueurs en marketing
01:00:27qui est immense, immense.
01:00:29Et c'est pas le même type
01:00:31d'expérience qu'on retrouve
01:00:33sur les machines traditionnelles.
01:00:35Donc, peut-être qu'il y a des gens
01:00:37qui commencent à jouer sur mobile
01:00:39et qui sont intéressés
01:00:40par le type de jeu
01:00:43et qui vont ensuite passer
01:00:44peut-être même sur mobile
01:00:45à des jeux plus traditionnels
01:00:47entre guillemets.
01:00:47On a parlé des FPS,
01:00:49des MOBA, etc.
01:00:50Il y en a certainement.
01:00:52Voilà, et pour retrouver
01:00:54cette émission multijoueur,
01:00:56rendez-vous sur la chaîne YouTube
01:00:57de BFM Tech
01:00:58ou sur l'appli de BFM Business,
01:01:00bien sûr.
01:01:00Il est 20h35.
01:01:01On va parler MedTech maintenant
01:01:03avec notre invité.
01:01:05On va parler justement
01:01:07de maladies cardiaques
01:01:09avec Implicity tout de suite.
01:01:16Et on va parler donc des maladies cardiaques.
01:01:19Il faut savoir que près de 500 000 personnes vivent en France
01:01:22avec un défibrillateur
01:01:23ou un stimulateur cardiaque.
01:01:25Ça devient commun finalement maintenant.
01:01:27C'est quelque chose qui améliore la qualité de vie,
01:01:29qui sauve des vies bien évidemment.
01:01:31Il faut savoir que moins d'un patient sur trois
01:01:33est éligible à la télésurveillance
01:01:35de dernière génération
01:01:36pour justement bénéficier.
01:01:37Et on va parler de tout ça avec notre invité,
01:01:41Arnaud Rosier.
01:01:42Bonsoir Arnaud.
01:01:42Bonsoir François.
01:01:43Vous êtes cardiologue,
01:01:44vous êtes président et cofondateur d'Implicity
01:01:46qui a été créé en 2016.
01:01:49Exactement.
01:01:49Je crois bien.
01:01:50Et vous êtes donc spécialisé
01:01:53dans ces maladies cardiaques,
01:01:54la télésurveillance cardiaque.
01:01:56Expliquez-nous ce que vous faites
01:01:57et comment ça marche.
01:01:58Alors moi je suis cardiologue.
01:02:00Mon problème en tant que cardiologue
01:02:01c'était d'arriver à suivre ces patients.
01:02:03Donc si vous avez dit
01:02:04stimulateur cardiaque,
01:02:05500 000 patients,
01:02:06ça fait beaucoup.
01:02:06c'est les pacemakers tout simplement.
01:02:08Oui.
01:02:09Plein de gens ont cette espèce
01:02:10d'appareil sous la peau
01:02:12qui est branché au coeur
01:02:12et qui régule leur rythme cardiaque.
01:02:14Soit parce qu'il est trop faible,
01:02:16c'est ça ?
01:02:16Exactement.
01:02:17Ou bien quand il va trop vite,
01:02:18c'est les défibrillateurs
01:02:19qui ressuscitent les patients.
01:02:21Voilà.
01:02:21Donc ces appareils-là,
01:02:22on les connaît,
01:02:23ça fait des dizaines d'années
01:02:23que ça existe.
01:02:24La nouveauté,
01:02:25il y a une vingtaine d'années...
01:02:26C'est une petite révolution technologique
01:02:27d'ailleurs ce truc-là.
01:02:28C'était déjà des appareils MedTech
01:02:29qui ont sauvé un calculat de deux.
01:02:30La miniaturisation...
01:02:32Exactement.
01:02:33Et contrairement à votre téléphone,
01:02:34ça dure quand même très longtemps.
01:02:35Une dizaine d'années
01:02:36comme ça en autonomie totale.
01:02:38La nouveauté d'il y a une vingtaine d'années,
01:02:40c'était le télésuivi.
01:02:42C'est-à-dire que ces appareils
01:02:43envoient des données dans le cloud
01:02:45des fabricants de pacemakers
01:02:47avec un petit appareil,
01:02:49une espèce de boîtier de communication
01:02:51sur la table de nuit du patient.
01:02:52Ça, ça fait déjà 20 ans.
01:02:53Alors attendez,
01:02:54je me couche,
01:02:55j'ai un pacemaker.
01:02:56Exactement.
01:02:57À ce moment-là,
01:02:57quand je me couche,
01:02:58il va dialoguer en quelque sorte
01:03:01avec un petit boîtier qui est à côté
01:03:02pour dire voilà,
01:03:03aujourd'hui c'est passé ça,
01:03:04ça, ça et ça.
01:03:05Et ça remonte en fait dans le cloud.
01:03:06Et ça va remonter dans le cloud des fabricants.
01:03:09Et alors...
01:03:09Ça, ça existe depuis combien d'années ?
01:03:102002,
01:03:11pour les premières générations.
01:03:12C'est incroyable.
01:03:13On n'a quasiment pas entendu parler dans le...
01:03:15C'est l'un des premiers objets
01:03:16santé connectés finalement.
01:03:17Exactement.
01:03:18C'est probablement un des objets
01:03:19santé connectés les plus au niveau
01:03:20et les plus utilisés dans le monde aujourd'hui.
01:03:22Et ça a créé une opportunité,
01:03:24c'est-à-dire plein de données
01:03:26sur les patients,
01:03:28200 variables qui remontent quotidiennement
01:03:30de...
01:03:31Alors, vous avez dit qu'un tiers est éligible.
01:03:32En fait, la réalité,
01:03:33c'est que tous les patients sont éligibles
01:03:34dès lors qu'ils ont un appareil,
01:03:36mais seulement un sur trois est déjà surveillé,
01:03:39déjà suivi à distance.
01:03:40Et le suivi à distance,
01:03:41qu'est-ce qu'il permet ?
01:03:42Il permet à ces données qui remontent
01:03:43de redescendre vers votre médecin
01:03:45et c'est là que l'opportunité
01:03:47devient un problème pour nous
01:03:48les professionnels de santé
01:03:49parce qu'on ne peut pas mettre
01:03:5115 infirmières, 15 médecins
01:03:53pour regarder des données
01:03:54derrière un ordinateur.
01:03:56Implicité, c'est une société
01:03:57que j'ai créée il y a 10 ans
01:03:58pour résoudre ça,
01:04:00développer la technologie
01:04:01à travers une plateforme
01:04:03et de l'IA, des algorithmes,
01:04:05pour trier ces données,
01:04:06pour aller trouver les données
01:04:08qui sont importantes,
01:04:09qui sont pertinentes,
01:04:10et trouver l'aiguille
01:04:10dans la botte de foin
01:04:11pour aller justement permettre
01:04:13de mettre en place le traitement,
01:04:15de convoquer le patient,
01:04:16mais de tous ceux qui vont bien,
01:04:19on leur dit tout va bien,
01:04:20restez chez vous
01:04:20et on n'a plus besoin
01:04:21de les voir en consultation
01:04:22autant qu'auparavant.
01:04:24Donc, en quelque sorte,
01:04:25les patients sont suivis tous les jours
01:04:27alors qu'autrefois,
01:04:28on téléchargeait les données
01:04:29tous les six mois
01:04:30et parfois, on se rendait compte
01:04:31qu'on a loupé quelque chose
01:04:33il y a trois mois.
01:04:34Pas de bol.
01:04:35Donc, pour récapituler,
01:04:37on a un pacemaker,
01:04:38on se couche,
01:04:39les données passent
01:04:40par le boîtier,
01:04:41remontent dans le cloud,
01:04:42vous vous récupérez ces données,
01:04:44vous allez les trier,
01:04:46quand tout va bien,
01:04:47vous n'allez pas alerter
01:04:48en fait tous les professionnels
01:04:49de santé parce que,
01:04:50évidemment,
01:04:51ils ont autre chose à faire,
01:04:52d'accord,
01:04:53mais en revanche,
01:04:54dès que vous détectez
01:04:55des anomalies
01:04:56dans ces données-là,
01:04:58effectivement,
01:04:59elles arrivent aux
01:05:00professionnels,
01:05:01aux soignants en fait,
01:05:02aux cardiologues.
01:05:02On est une société de technologie
01:05:04qui aide les soignants
01:05:05à travailler
01:05:06en essayant
01:05:07de leur faire gagner du temps,
01:05:08en essayant d'améliorer
01:05:09la prise en charge.
01:05:10Donc, notre produit
01:05:11a été comparé
01:05:12aux solutions historiques
01:05:13des fabricants
01:05:13et on baisse la mortalité,
01:05:15on baisse les hospitalisations,
01:05:16on baisse les coûts.
01:05:17Donc, incroyable.
01:05:18C'est incroyable.
01:05:19Alors, comment arrivez-vous
01:05:19à baisser la mortalité en fait ?
01:05:21Alors, si vous voulez,
01:05:22quand on se rend compte
01:05:23qu'il y a des problèmes
01:05:24chez certains patients,
01:05:25qu'il y a par exemple
01:05:26un trouble du rythme
01:05:26à risque d'accident
01:05:28vasculaire cérébral,
01:05:29on peut mettre en place
01:05:30un traitement anticoagulant par exemple.
01:05:31D'accord.
01:05:31Donc, finalement,
01:05:32l'information au bon endroit,
01:05:34au bon moment
01:05:35avec le bon professionnel,
01:05:36c'est juste de la médecine
01:05:37à la fin.
01:05:38C'est appliquer des traitements
01:05:39qui sont connus,
01:05:41mais cette organisation du système,
01:05:43elle nécessite quoi ?
01:05:44Elle nécessite que vous ayez
01:05:46une plateforme
01:05:47où tout arrive,
01:05:48parce qu'il y a
01:05:49cinq grands fabricants mondiaux
01:05:50de pacemakers,
01:05:51le médecin ne va pas avoir
01:05:52cinq plateformes, forcément.
01:05:53Il veut que tout arrive
01:05:54au même endroit,
01:05:55mais il va falloir aussi
01:05:56regarder un petit peu
01:05:56le contexte de chaque patient.
01:05:58Chaque patient est différent.
01:05:59Donc, quels sont les traitements ?
01:06:01Vous voyez ?
01:06:02Est-ce que c'est un enfant ?
01:06:03Est-ce que c'est une personne
01:06:04de 60 ans ?
01:06:05Quelqu'un d'âgé ?
01:06:06Oui.
01:06:06Donc, tout ce contexte, forcément,
01:06:09va modifier la prise en charge.
01:06:10Alors, vous disiez,
01:06:11vous avez dix ans d'existence,
01:06:12vous avez quand même
01:06:13110 000 patients aujourd'hui,
01:06:14vous travaillez avec environ
01:06:16300 centres médicaux en Europe,
01:06:18mais aussi aux Etats-Unis.
01:06:20Si je comprends bien,
01:06:21vous êtes obligé de discuter,
01:06:23en fait, avec les fabricants
01:06:24de pacemakers et les clouds
01:06:28qui récupèrent toutes ces données,
01:06:29en fait.
01:06:30Alors, on récupère les données.
01:06:31Maintenant, vous savez
01:06:32que depuis RGPD,
01:06:33il y a la portabilité des données.
01:06:34Donc, c'est-à-dire ces données,
01:06:35en fait, elles sont libres de droits ?
01:06:37Ce sont des données des patients.
01:06:38Qui sont standardisées ?
01:06:40Alors, qui sont plus ou moins standardisées.
01:06:41Il y a un énorme boulot
01:06:42pour les récupérer
01:06:43et puis les mettre dans la bonne forme,
01:06:44parce qu'il y en a beaucoup.
01:06:46Donc, c'est un petit peu
01:06:47comme en radiologie,
01:06:48vous avez les scanners
01:06:49qui communiquent
01:06:49avec les imprimantes d'une autre marque.
01:06:51Sauf que nous,
01:06:52c'est un milieu
01:06:52un peu moins mature.
01:06:53Mais finalement,
01:06:54vous avez raison de dire,
01:06:55on est dans cette logique
01:06:56où on échange
01:06:57avec les professionnels,
01:06:58on échange
01:06:59avec les fabricants
01:07:00et on fait un petit peu
01:07:01la plateforme centrale
01:07:02qui va permettre aux données des patients
01:07:04d'arriver au médecin du patient.
01:07:07C'est le même problème en France,
01:07:09en Allemagne,
01:07:10dans les autres pays d'Europe
01:07:10et aux Etats-Unis.
01:07:11C'est partout la même chose.
01:07:13D'accord.
01:07:13Et donc, on est très fiers
01:07:15d'avoir énormément de centres.
01:07:17Plus d'un patient sur deux
01:07:18télésuivi
01:07:19avec son pacemaker en France.
01:07:20Désormais,
01:07:21son médecin utilise notre solution.
01:07:23Généralement,
01:07:23que ce soit à l'assistance publique
01:07:24aux hôpitaux de Paris,
01:07:25aux hôpitaux civils de Lyon,
01:07:26à l'Institut des responsories,
01:07:28à l'hôpital privé Jacques Cartier.
01:07:29Enfin voilà,
01:07:29on a tout un tas de clients en France.
01:07:31Mais au-delà de ça,
01:07:33ce qu'on fait,
01:07:33qui est différenciant,
01:07:34je pense,
01:07:34c'est qu'on développe des algorithmes
01:07:36avec des données françaises
01:07:38qu'on exporte aux Etats-Unis.
01:07:40Donc, il faut obtenir
01:07:41tous les tampons,
01:07:43l'IFD clearance,
01:07:44le marque HCE, etc.
01:07:45Et ces algorithmes,
01:07:46au-delà de faire gagner du temps,
01:07:47vont essayer d'aller prédire.
01:07:49Donc, non seulement
01:07:51organiser toutes ces données,
01:07:52les trier comme vous disiez,
01:07:53mais aussi
01:07:55détecter à l'avance
01:07:56un événement
01:07:56susceptible de se produire.
01:07:58Arnaud,
01:07:59ce qui est intéressant,
01:07:59c'est qu'on parle tous les soirs
01:08:00d'IA dans cette émission.
01:08:02Vous avez cité
01:08:04le mot algorithme.
01:08:06Est-ce que, justement,
01:08:08l'intelligence artificielle
01:08:09est quelque chose
01:08:09que vous utilisez
01:08:11depuis longtemps ?
01:08:12Parce que, justement,
01:08:12pour trier
01:08:14toutes ces informations
01:08:15que vous avez,
01:08:16trier le bon grain
01:08:17de livrer,
01:08:17comme on dit,
01:08:19ça nécessite de l'IA.
01:08:20ça nécessite toute forme d'IA.
01:08:22Maintenant,
01:08:22on parle beaucoup
01:08:23des modèles génératifs
01:08:25liés à fonds nationales,
01:08:26mais j'ai envie de vous dire,
01:08:28ça peut être un système
01:08:29très simple,
01:08:29il y a beaucoup, bien sûr,
01:08:30de systèmes à base
01:08:31d'apprentissage machine.
01:08:33Impact City a eu la chance
01:08:34d'être une des premières
01:08:35sociétés en France
01:08:36à accéder au Health Data Hub,
01:08:38qui est ce dépôt national,
01:08:40en tant que société privée.
01:08:41Et on a été capables, donc,
01:08:42de pousser les données chez eux,
01:08:43c'est pas chez nous,
01:08:44pour entraîner nos modèles
01:08:46et pour faire un algorithme
01:08:47qui prédit
01:08:48les hospitalisations
01:08:49chez les patients,
01:08:50algorithme qu'on est
01:08:51en train de déployer
01:08:52dans certains grands
01:08:53hôpitaux américains,
01:08:54universitaires,
01:08:55après avoir l'approbation
01:08:57de l'AFDA.
01:08:57Preuve que l'excellence française
01:09:00en médecine,
01:09:01extrêmement connue,
01:09:02en cardiologie en particulier,
01:09:03mais aussi dans tout
01:09:05ce qui est développement
01:09:06d'algorithmes, existe.
01:09:07Et là où,
01:09:09sur des modèles généralistes,
01:09:11on voit bien que Mistral
01:09:11va être peut-être
01:09:12un tout petit peu à la peine,
01:09:13mais on leur souhaite
01:09:14de continuer à se battre
01:09:15par rapport à OpenAI
01:09:16et Anthropik,
01:09:17en santé,
01:09:18on a quand même
01:09:20une vraie expertise française.
01:09:21Vous avez vu,
01:09:22Glimmer a été racheté
01:09:23il n'y a pas très longtemps,
01:09:24il était un des leaders
01:09:25sur la radiologie,
01:09:25on a eu cardiologues en France,
01:09:27on a énormément de sociétés
01:09:29comme la nôtre
01:09:29qui développent des algorithmes
01:09:30d'IA,
01:09:31et je dirais que maintenant,
01:09:32il faut arriver à faire naître
01:09:34des géants
01:09:34avant le rachat,
01:09:36pour rester des boîtes
01:09:37souveraines françaises.
01:09:38Voilà, alors,
01:09:39on salue votre succès
01:09:41et c'est formidable.
01:09:42J'avais une question
01:09:42qui était,
01:09:43on fait un petit peu
01:09:44un pas de côté
01:09:45sur Impicity,
01:09:46mais vous posez une question
01:09:48en tant que cardiologue,
01:09:50est-ce que l'intelligence
01:09:51artificielle
01:09:51qui est en train de bouleverser
01:09:52énormément de secteurs,
01:09:54on le voit,
01:09:55même dans le domaine médical,
01:09:57radiographie,
01:09:58dermato,
01:10:00ophtalmologie,
01:10:01enfin voilà,
01:10:01est-ce que la cardio aussi
01:10:03est impactée par l'IA
01:10:04et est-ce que ça change
01:10:05votre métier ?
01:10:06L'IA est partout,
01:10:07toutes les modalités
01:10:08où vous avez de l'image,
01:10:09un signal déjà préenregistré,
01:10:11ce qui est le cas
01:10:11avec les pacemakers,
01:10:12est très accessible à l'IA
01:10:13parce que vous avez énormément
01:10:14de données.
01:10:15Donc cardiologue,
01:10:16c'était de l'électrocardiogramme,
01:10:18vous en avez un derrière vous,
01:10:19sur l'écran,
01:10:21ça on voit bien
01:10:21que c'est de la donnée digitalisée,
01:10:22donc c'est très facile.
01:10:23Le vrai enjeu pour les sociétés comme nous,
01:10:25c'est l'accès au marché,
01:10:26comme toujours,
01:10:27c'est d'arriver à prouver
01:10:29que cette IA,
01:10:29elle est efficace,
01:10:31je vous ai dit,
01:10:31nous on a fait une énorme étude clinique
01:10:33en France,
01:10:33sur 75 000 patients,
01:10:35pour montrer que ça baisse
01:10:36la mortalité,
01:10:36les hospitalisations,
01:10:37que ça baisse les coûts.
01:10:38mais malgré ça,
01:10:39je dirais,
01:10:40c'est toujours très compliqué
01:10:42d'aller au bout
01:10:43du remboursement
01:10:44et de l'accès au marché,
01:10:46du remboursement
01:10:46par la sécurité sociale,
01:10:48on est une société medtech,
01:10:49comme vous aviez dit.
01:10:50Oui, oui, oui.
01:10:50Vous êtes remboursé par la sécurité sociale.
01:10:51Nous sommes remboursé par la sécurité sociale.
01:10:53C'est rare pour une innovation technologique.
01:10:54Alors, c'est rare
01:10:55et en même temps très classique
01:10:56dans le medtech,
01:10:57normalement,
01:10:57quand vous avez prouvé que ça fonctionne.
01:10:59On est remboursé
01:10:59et en même temps,
01:11:00on attend des remboursements
01:11:01depuis 600 jours,
01:11:03qu'on verra peut-être arriver
01:11:04en fonction de la cohérence.
01:11:05Mais écoutez,
01:11:06l'appel est lancé là.
01:11:07Ils sont pas tout à fait...
01:11:08Oui, ils mettent un peu de temps remboursé,
01:11:09c'est ça ?
01:11:09Ça va venir.
01:11:10Oui, ça va venir.
01:11:12Autre question.
01:11:13En tant que cardiologue,
01:11:14on voit l'arrivée massive
01:11:17de montres connectées.
01:11:18Apple Watch,
01:11:19les Garmin,
01:11:21etc.
01:11:21Enfin,
01:11:22tous ces appareils
01:11:23qui mesurent la fréquence cardiaque,
01:11:26qui font des électrocardiogrammes,
01:11:28qui...
01:11:29Voilà, Tim Cook,
01:11:30de temps en temps,
01:11:31tweet en disant
01:11:31j'ai eu encore le témoignage
01:11:33d'un client qui portait
01:11:34une Apple Watch,
01:11:35dont la vie a été sauvée
01:11:37parce que l'Apple Watch
01:11:38a détecté une défaillance cardiaque.
01:11:40Quel est votre point de vue là-dessus ?
01:11:41Écoutez,
01:11:42c'est utile.
01:11:43Alors,
01:11:44la plupart des gens
01:11:45qui ont une Apple Watch
01:11:46sont en bonne santé,
01:11:48proportionnellement.
01:11:48Là,
01:11:49on en a un vrai besoin
01:11:50chez les patients
01:11:50les plus fragiles,
01:11:52donc les plus âgés.
01:11:52Qui eux ne portent pas
01:11:54paradoxalement
01:11:54une Apple Watch.
01:11:56mais les choses évoluent.
01:11:58Nos aînés ont des smartphones.
01:12:00C'est sûr.
01:12:01Bon.
01:12:01Alors, le pacemaker,
01:12:02le gros avantage,
01:12:03il est à l'intérieur,
01:12:04il dure 10 ans.
01:12:05Pas besoin de le recharger
01:12:06sur la table de nuit tous les soirs.
01:12:07L'Apple Watch,
01:12:08c'est 24-48 heures
01:12:09si vous payez un petit peu
01:12:09le modèle premium.
01:12:11Donc, gros avantage.
01:12:12Mais fondamentalement,
01:12:14c'est la même chose.
01:12:15Et d'ailleurs,
01:12:15nous intégrons ce type de dispositif.
01:12:16Est-ce que vous pensez que demain,
01:12:17on aura tous des,
01:12:19comment dirais-je,
01:12:19des petits garde-fous,
01:12:21comme ça technologique,
01:12:21des petits capteurs ?
01:12:22Je suis convaincu.
01:12:23Et ça ne sera pas mal,
01:12:25parce qu'on oubliera
01:12:27qu'on les a.
01:12:28Mais,
01:12:28le plus important,
01:12:29ce n'est pas d'avoir le capteur,
01:12:31c'est d'avoir l'intelligence derrière.
01:12:33C'est d'avoir le médecin
01:12:34qui vous surveille,
01:12:35plus exactement qui vous suit,
01:12:37j'aime pas le mot de surveillance.
01:12:38Oui, oui.
01:12:38Il vous suit.
01:12:39Bienveillant,
01:12:40il est bienveillant.
01:12:40Et il intervient.
01:12:41Quand il le faut.
01:12:42Et c'est ça le plus important.
01:12:44Donc nous,
01:12:46dans les algorithmes.
01:12:48Est-ce que les passerelles
01:12:49se font bien ?
01:12:50C'est-à-dire,
01:12:50est-ce qu'aujourd'hui,
01:12:52un client qui a une Apple Watch,
01:12:53comment faites-vous
01:12:54pour avoir ces données ?
01:12:55Il est obligé,
01:12:56lui-même,
01:12:56de son propre chef,
01:12:57de vous les envoyer.
01:12:59Mais est-ce qu'il ne faudrait pas
01:12:59aussi fluidifier,
01:13:01je veux dire,
01:13:02cette relation entre la machine
01:13:04et votre profession ?
01:13:06Évidemment,
01:13:06on ne va pas vous alerter
01:13:07à chaque fois que j'ai,
01:13:10on va dire,
01:13:11une accélération cardiaque.
01:13:13Mais que là encore,
01:13:14et peut-être,
01:13:15grâce à Implicity,
01:13:16c'est notre métier d'être alerté.
01:13:17Oui,
01:13:18et peut-être que grâce à Implicity,
01:13:19vous pourriez aussi récupérer
01:13:21des données,
01:13:22on va dire,
01:13:22d'objets plus traditionnels.
01:13:24C'est ce qu'on fait quand on récupère
01:13:25des données de balance connectée,
01:13:27d'artwatch.
01:13:28Donc vous avez tout à fait raison.
01:13:30Je pense que ce qu'il faut,
01:13:31c'est deux choses.
01:13:32Que ça soit plus fluide,
01:13:34mais en réalité,
01:13:34maintenant qu'il y a
01:13:35la portabilité,
01:13:36il n'y a pas forcément besoin
01:13:37que le patient les envoie.
01:13:38D'accord.
01:13:38On peut brancher tout ça.
01:13:40Et deuxièmement,
01:13:41il y a besoin que les équipes médicales
01:13:44pourraient être la tour de contrôle,
01:13:46prévenir la bonne personne
01:13:47et vous faire signe
01:13:49quand il y a besoin.
01:13:51Merci beaucoup.
01:13:52Passionnant tout ça.
01:13:52Merci à nos rosiers.
01:13:53Merci François.
01:13:54Cardiologue et président
01:13:55et co-fondateur d'Implicity.
01:13:58Il est 20h48.
01:13:59Petit détour maintenant
01:14:00du côté de la rédaction
01:14:01de BFM Tech,
01:14:02comme chaque soir.
01:14:08Et Raphaël Raffray nous a rejoint
01:14:10sur ce plateau.
01:14:11Bonsoir Raphaël.
01:14:12Bonsoir François.
01:14:12Journaliste à BFM Tech,
01:14:13bien sûr,
01:14:14et direction la Corée du Sud
01:14:15ce soir,
01:14:16où la grève
01:14:17chez un géant de la tech
01:14:18pourrait bien menacer
01:14:19un maillon-clé
01:14:20de la chaîne mondiale
01:14:21de l'intelligence artificielle.
01:14:22Et oui François,
01:14:23ça fait désormais plusieurs jours
01:14:24que la Corée du Sud
01:14:25est au cœur d'un conflit social
01:14:26susceptible de perturber,
01:14:28en tout cas,
01:14:29une partie de l'économie mondiale
01:14:30liée à l'intelligence artificielle.
01:14:32Alors pour cela,
01:14:33il faut se tourner vers
01:14:34Samsung Electronics
01:14:35où les négociations salariales
01:14:37entre la direction
01:14:38et le principal syndicat
01:14:39ont échoué.
01:14:40Résultat,
01:14:41une grève de 18 jours
01:14:42qui doit débuter
01:14:43ce 21 mai
01:14:44avec au total
01:14:45plus de 50 000 salariés
01:14:46susceptibles
01:14:47de suivre le mouvement.
01:14:49Et cette fois donc,
01:14:49ce n'est pas seulement
01:14:50les smartphones
01:14:50ou les téléviseurs
01:14:51qui sont en jeu,
01:14:52mais aussi les composants
01:14:53essentiels à l'IA.
01:14:54Ce qu'il faut comprendre,
01:14:55c'est le rôle central de Samsung
01:14:56dans cette chaîne
01:14:57d'approvisionnement mondiale
01:14:58de l'IA.
01:14:59Ces usines produisent
01:15:00notamment des puces mémoires
01:15:02très importantes
01:15:03utilisées pour les modèles
01:15:04d'IA génératives.
01:15:05Or, ce marché est ultra concentré
01:15:08et déjà sous forte tension.
01:15:09Alors, dans ce contexte,
01:15:11la moindre perturbation
01:15:13peut déséquilibrer
01:15:14l'ensemble de la filière.
01:15:15Et concrètement,
01:15:16quelles peuvent être les conséquences
01:15:18en fait de cette grève ?
01:15:19Parce que je crois
01:15:19qu'elles sont monstrueuses.
01:15:20Oui, alors elles peuvent être déjà
01:15:21très nombreuses
01:15:22et très rapides
01:15:23pour les fabricants
01:15:24de puces électroniques,
01:15:26pour les processeurs graphiques
01:15:27et pour les data centers
01:15:28notamment qui dépendent
01:15:29du géant coréen.
01:15:32Une baisse de la production
01:15:33chez Samsung
01:15:34suffirait à provoquer
01:15:34des retards en série
01:15:35en cascade
01:15:36dans toute la chaîne
01:15:37d'approvisionnement mondiale.
01:15:39Les marchés, eux,
01:15:40ont déjà commencé
01:15:40à intégrer ce scénario.
01:15:41L'action de Samsung recule
01:15:43tandis que celle
01:15:44de ses concurrents
01:15:45paradoxalement
01:15:45progresse
01:15:46portée par l'idée
01:15:47de récupérer quelques clients.
01:15:48D'un point de vue économique
01:15:50aussi, les prévisions se dégradent.
01:15:51Le syndicat à l'origine
01:15:53de la grève estime
01:15:53que le coût potentiel
01:15:54de l'IA
01:15:55pourrait être estimé
01:15:56à 17 milliards.
01:15:57Un chiffre qui est rejoint
01:15:58par JP Morgan,
01:15:59la banque américaine
01:16:00qui évalue l'impact
01:16:01sur l'entreprise
01:16:02entre 15 et 18 milliards.
01:16:04Donc ce sont des chiffres
01:16:04qui convergent
01:16:05et qui inquiètent
01:16:06les hautes sphères du pouvoir
01:16:07à Séoul.
01:16:08Le gouvernement tente
01:16:09aujourd'hui
01:16:09d'éviter toute escalade,
01:16:11notamment avec une médiation
01:16:12d'urgence
01:16:13qui a peu de chances
01:16:13d'aboutir.
01:16:14Voilà, on est peut-être
01:16:16à l'aube d'un vrai clash
01:16:18en fait.
01:16:18On l'espère pas, mais...
01:16:19On va voir.
01:16:20En tout cas, la réponse,
01:16:21ce sera le 21 mai.
01:16:21Merci beaucoup Raphaël,
01:16:23un frais journaliste
01:16:24à BFM Tech.
01:16:25Allez, on va prendre la mer
01:16:26un peu en avance.
01:16:27On va parler
01:16:28de la Rue du Rhum
01:16:29qui débutera le 1er novembre prochain
01:16:31avec notre invité.
01:16:38Et j'accueille Ambrogio Beccaria
01:16:40sur le plateau de Tech & Co.
01:16:42Bonsoir Ambrogio.
01:16:43Bonsoir, bonsoir.
01:16:44Merci d'être là.
01:16:45Voilà.
01:16:45Vous êtes skipper
01:16:47de l'Imoca
01:16:48à la Grande Mapei.
01:16:49Mapei ?
01:16:50Ou Mapei ?
01:16:51Mapei.
01:16:52Mapei, voilà.
01:16:53Vous êtes italien.
01:16:54On va s'en rendre compte
01:16:56avec le délicieux accent
01:16:57que vous avez.
01:16:58C'est vrai qu'on a
01:16:59dans l'imaginaire
01:17:01une notion de route du Rhum
01:17:02très française,
01:17:03mais en fait,
01:17:03c'est une course européenne.
01:17:05Et vous en êtes
01:17:06le parfait exemple
01:17:07parce que vous avez déjà
01:17:08concouru en 2022.
01:17:09Vous êtes arrivé deuxième,
01:17:11je crois,
01:17:12en classe 40
01:17:13avec votre bateau
01:17:14à la Grande,
01:17:15Pirelli.
01:17:16Et vous allez remettre
01:17:17le couvert,
01:17:18puisque rappelons-le,
01:17:19la route du Rhum,
01:17:19c'est tous les 4 ans.
01:17:20Ça sera donc le départ
01:17:22le 1er novembre 2026.
01:17:23Et vous êtes avec nous
01:17:24parce que,
01:17:25eh bien,
01:17:26vous allez parler
01:17:26de votre Imoca
01:17:28qui est souvent,
01:17:30en fait,
01:17:30on se rend compte,
01:17:31on en parle régulièrement.
01:17:33En fait,
01:17:34cette route du Rhum,
01:17:35c'est aussi
01:17:36une démonstration technologique
01:17:38de ce qu'aujourd'hui
01:17:39on peut faire avec un bateau
01:17:40dans le monde de la tech.
01:17:41Et vous en êtes
01:17:42le parfait exemple.
01:17:44Et merci d'être venu ce soir
01:17:45pour nous expliquer
01:17:46un petit peu
01:17:47comment votre métier évolue.
01:17:49Parce que j'imagine
01:17:50qu'aujourd'hui,
01:17:51évidemment,
01:17:51vous êtes skipper,
01:17:52mais vous devez aussi
01:17:53avoir des connaissances
01:17:55de tech, non ?
01:17:56Oui, oui, oui.
01:17:57Bah,
01:17:58merci à vous
01:17:58de m'avoir invité.
01:17:59Moi,
01:18:00j'ai toujours aimé beaucoup
01:18:02d'essayer
01:18:03d'expliquer
01:18:04le mieux possible
01:18:05ce qu'on fait en mer.
01:18:06Parce que,
01:18:07c'est quand même
01:18:07un sport assez étrange.
01:18:09quand on est à bord,
01:18:10on est vraiment un peu seul.
01:18:12Il n'y a pas
01:18:12le public qui nous regarde
01:18:13et du coup,
01:18:14pour expliquer effectivement
01:18:15ce qu'on fait,
01:18:16c'est sympa de pouvoir
01:18:17avoir l'occasion de le faire.
01:18:19Il y a un...
01:18:20Le skipper a toujours été
01:18:22une figure
01:18:23qui doit faire
01:18:25beaucoup de choses
01:18:26et la technique,
01:18:28ça a été toujours
01:18:29quelque chose
01:18:30qui a animé
01:18:31le skipper depuis toujours.
01:18:32Par contre,
01:18:33la technique évolue énormément.
01:18:35du coup,
01:18:36on doit savoir
01:18:37sûrement
01:18:38réparer le bateau
01:18:39parce que, bah,
01:18:39quand on est solitaire
01:18:40et on est au milieu de l'océan,
01:18:42bah, il faut s'en sortir
01:18:43tout seul.
01:18:44Mais,
01:18:44il faut aussi,
01:18:46pour performer
01:18:47le mieux possible,
01:18:48bah,
01:18:49être à jour
01:18:49sur toutes les technologies possibles.
01:18:51du coup,
01:18:51c'est pour ça que,
01:18:52bien sûr,
01:18:53les bateaux,
01:18:53comme vous pouvez le voir
01:18:54sur les images,
01:18:56c'est devenu des bateaux
01:18:57assez complexes
01:18:57parce que c'est des bateaux
01:18:59qui,
01:18:59ça vole,
01:19:00on dit,
01:19:01grâce à ces grands foils.
01:19:03Et bah, du coup,
01:19:04pour réussir
01:19:05à atteindre
01:19:06ce type de performance,
01:19:08bah,
01:19:08il faut savoir utiliser
01:19:09plein de technologies
01:19:12qui nous aident
01:19:13à performer
01:19:13mais aussi à être plus fiables.
01:19:15Par exemple,
01:19:16dans les conditions
01:19:16qu'on regarde là
01:19:17dans la vidéo,
01:19:19bah, c'est des conditions
01:19:19dans lesquelles on sait
01:19:21qu'on est à limite
01:19:22un peu d'utilisation
01:19:23de certaines pièces
01:19:24de bateau.
01:19:24D'accord.
01:19:24Parce qu'il y a trop de charges,
01:19:26trop d'efforts.
01:19:27Et bah, par contre,
01:19:28du coup,
01:19:28il faut savoir à quel moment
01:19:30il faut...
01:19:30Et là, vous avez des indicateurs,
01:19:32vous avez des capteurs
01:19:33qui vous disent,
01:19:33attention,
01:19:34on est limite limite de,
01:19:36je sais pas moi,
01:19:36de casser quelque chose
01:19:37ou pas ?
01:19:38Exactement.
01:19:39On a différents types
01:19:40de capteurs.
01:19:41Oui.
01:19:41Par exemple, là,
01:19:42si on part des charges,
01:19:44on peut avoir des capteurs
01:19:46qui sont des load pins.
01:19:48Du coup,
01:19:48c'est des axes instrumentés
01:19:49qui lient la charge
01:19:51sur les câbles.
01:19:52En ce moment,
01:19:53par exemple,
01:19:54on peut lire la charge
01:19:56sous les hauts bancs
01:19:56et c'est le câble
01:19:57qui tient les mains.
01:19:57D'accord.
01:19:58Et du coup,
01:19:59ils nous disent à quel moment
01:20:00le mât,
01:20:01il peut s'effondrer.
01:20:02Parce qu'il y a un moment,
01:20:03si on va trop loin
01:20:05dans la puissance
01:20:06qu'on met dans les voiles,
01:20:07bah, le mât,
01:20:07il peut pas se tenir.
01:20:09Ou alors,
01:20:09on a aussi d'autres technologies
01:20:11comme la fibre optique
01:20:12et du coup,
01:20:13c'est des longues câbles
01:20:14qu'on vient strater,
01:20:16du coup,
01:20:16vient vraiment coller
01:20:17le long des foils,
01:20:18par exemple,
01:20:19ou des safrans.
01:20:21ou alors,
01:20:22même dans le fond coq,
01:20:24mais...
01:20:24Et ça sert à quoi,
01:20:25la fibre ?
01:20:25Bah, la fibre optique,
01:20:26en gros,
01:20:27c'est vraiment,
01:20:28c'est un signal lumineux
01:20:29qu'on fait passer dans la fibre
01:20:30en fonction de la déformation.
01:20:31Oui, c'est la même fibre
01:20:32qu'on a à la maison
01:20:32qui nous permet d'avoir Internet.
01:20:34Et bah, du coup,
01:20:34nous, on peut mesurer,
01:20:36en gros,
01:20:36la déformation de cette pièce
01:20:38grâce à la fibre optique.
01:20:39Et vous,
01:20:40qu'on vole sur des appendices
01:20:42très petits
01:20:42comme les foils,
01:20:43du coup, le bateau,
01:20:44là, on va dire que les foils
01:20:45tient plus ou moins 10 tonnes,
01:20:47bah,
01:20:48il doit pas porter
01:20:4912 ou 13, quoi,
01:20:50parce que ça peut arriver
01:20:51si on met beaucoup
01:20:52de contraintes dans les foils
01:20:53qu'on met trop d'efforts dans le foil.
01:20:54Mais, comment la tech
01:20:55a bouleversé votre métier,
01:20:57finalement ?
01:20:57Alors, vous êtes un jeune skipper,
01:20:58mais j'imagine qu'il y a,
01:21:00ne serait-ce que 20 ans en arrière,
01:21:02c'était pas...
01:21:02Est-ce que c'était le même job
01:21:04ou est-ce que, finalement,
01:21:05il a tellement évolué
01:21:06grâce à la tech ?
01:21:07Parce qu'aujourd'hui,
01:21:07la tech, elle est
01:21:08dans la manière
01:21:09dont vous dessinez ces bateaux
01:21:11pour qu'ils aillent
01:21:12le plus vite possible.
01:21:14Pour moins consommer de gasoil,
01:21:15parce que vous en consommez
01:21:16un peu quand même aussi,
01:21:18pour aller plus vite,
01:21:19pour communiquer,
01:21:21pour retransmettre
01:21:22tout ce que vous vivez,
01:21:23parce que c'est ça
01:21:23qui est dingue aujourd'hui.
01:21:24Il y a des qualités
01:21:26de vidéos incroyables.
01:21:28Bah oui,
01:21:29je dirais que c'est un peu
01:21:29comme dans la vie
01:21:30de tous les jours.
01:21:31Il n'y a pas un domaine
01:21:32de la vie de tous les jours
01:21:33qui n'a pas été bouleversé
01:21:35par le développement
01:21:37technologique
01:21:37qu'on a tous vécu.
01:21:38Si moi, je pense
01:21:39à comment j'ai fait moi
01:21:40à l'école,
01:21:41c'est très très différent
01:21:42de ce qu'ils font aujourd'hui
01:21:43à l'école.
01:21:44Du coup, effectivement,
01:21:45il n'y a pas un domaine
01:21:46qui n'a pas été bouleversé.
01:21:48Mais par contre,
01:21:49les skippers de l'époque,
01:21:50comme je disais tout à l'heure,
01:21:51c'était quand même déjà
01:21:52un peu des geeks de la technique,
01:21:54déjà très intéressés
01:21:55par tout ce qui était technique.
01:21:57Parce qu'un bateau,
01:21:58même si on pense
01:21:59que c'est quelque chose
01:22:00de simple,
01:22:01parce que ça nous peut être arrivé
01:22:03de voir un bateau au port
01:22:05et ça a l'air facile,
01:22:06on va dire,
01:22:06pas très différent d'une voiture
01:22:08mais pour la mer.
01:22:08Ou alors, si on fait un dessin,
01:22:10on demande à un gamin
01:22:10de faire un dessin
01:22:11qu'il est...
01:22:13Ce n'est pas impossible
01:22:14qu'il dessine un bateau.
01:22:15Mais en vrai,
01:22:16un bateau,
01:22:16c'est quelque chose
01:22:17d'extrêmement compliqué.
01:22:19Moi, j'ai...
01:22:20Pour une image
01:22:21qui fait comprendre
01:22:22la complexité d'un bateau,
01:22:24pour moi,
01:22:24c'est dire que c'est un avion,
01:22:26même plus complexe,
01:22:27parce que nous,
01:22:27on a plus d'ailes
01:22:29dans deux fluides différents.
01:22:31Dans l'eau,
01:22:32dans l'air,
01:22:33on doit aussi avoir
01:22:35toutes ces choses
01:22:36que les avions n'ont pas.
01:22:37du coup, forcément,
01:22:39c'est un domaine
01:22:40très très complexe
01:22:40et on utilise
01:22:41beaucoup d'économies
01:22:42pour essayer
01:22:43de la traduire
01:22:44en quelque chose
01:22:45de plus facile.
01:22:46On parle beaucoup
01:22:47de voitures autonomes.
01:22:48On parlait tout à l'heure
01:22:49d'Elon Musk
01:22:49avec son robotaxi.
01:22:51Il y a de plus en plus
01:22:52de véhicules
01:22:53qui roulent tout seuls.
01:22:54Est-ce que,
01:22:55aujourd'hui,
01:22:56un bateau
01:22:57comme votre Imoka
01:22:58navigue tout seul ?
01:23:00Bah ça,
01:23:01c'est une bonne question.
01:23:02Alors, on va dire
01:23:03qu'ils pourraient.
01:23:05Ils pourraient ?
01:23:05Bah ils pourraient.
01:23:06Oui, pourquoi pas ?
01:23:07C'est pas...
01:23:08Je veux dire,
01:23:09on fait des choses...
01:23:10Mais c'est-à-dire
01:23:11que vous appuyez sur un bouton
01:23:13et vous le laissez faire ?
01:23:14Aujourd'hui,
01:23:14il le fait pas.
01:23:15Il y a plein de choses
01:23:17qu'on est obligé
01:23:18de faire manuellement.
01:23:19Ok.
01:23:19Par exemple...
01:23:20Mais par rapport
01:23:21à la réglementation
01:23:23de la route du Rhum
01:23:25ou parce qu'il faut le faire,
01:23:26en fait ?
01:23:26Parce que vous êtes obligé
01:23:27de le faire ?
01:23:29Non,
01:23:29par rapport à la réglementation
01:23:31qu'on a mis en place.
01:23:32Vous pourriez mettre encore
01:23:33plus de tech dans le bateau
01:23:34et vous seriez presque spectateur
01:23:37de la technologie finalement.
01:23:38Oui, mais au final,
01:23:39j'utilise l'exemple des échecs
01:23:42pour expliquer ça,
01:23:44l'échec du jeu.
01:23:46Bah ça fait des années
01:23:48que les ordinateurs
01:23:49ils sont plus forts
01:23:49que les humains.
01:23:50Mais c'est pas pour ça
01:23:51qu'on joue plus aux échecs.
01:23:54D'ailleurs,
01:23:55c'est même maintenant
01:23:57que les échecs
01:23:57sont les plus suivis
01:23:58et les plus intéressants
01:24:00et les plus intrigants
01:24:01même si on sait
01:24:02que techniquement
01:24:03on a créé des machines
01:24:04qui le font mieux que nous.
01:24:06Et c'est peut-être vrai aussi
01:24:07qu'il y a des ordinateurs
01:24:09qui feront mieux
01:24:10des bateaux que nous,
01:24:11on va dire.
01:24:12C'est pas le cas aujourd'hui
01:24:13mais je pense que
01:24:14si on met une équipe
01:24:15à le développer,
01:24:16c'est peut-être faisable
01:24:17mais c'est pas ça
01:24:18qu'on cherche,
01:24:19c'est pas ça
01:24:19qui nous intéresse.
01:24:20Ce qui nous intéresse,
01:24:21c'est aussi
01:24:24le raconter,
01:24:25le vivre
01:24:25à travers un humain quoi.
01:24:27sinon ça nous intéresserait pas.
01:24:29Le fait que vous soyez
01:24:31connecté maintenant
01:24:32en haut débit,
01:24:33alors je sais pas,
01:24:34vous avez Starlink ?
01:24:34C'est Starlink aujourd'hui
01:24:35qui a le...
01:24:36On a aussi Starlink.
01:24:37Voilà, ça vous rassure en fait ?
01:24:40Est-ce qu'on a moins peur
01:24:41quand on est tout seul
01:24:42comme ça, au milieu de nulle part
01:24:43avec la connectivité
01:24:44ou pas ?
01:24:45Ça c'est une bonne question.
01:24:47Bah non,
01:24:48non,
01:24:48c'est vraiment pas une question
01:24:49des peurs parce que moi,
01:24:51j'ai commencé ce sport
01:24:52dans une classe
01:24:53qui s'appelle Mini 50,
01:24:55c'est des petits bateaux
01:24:56de 6m50 où c'est interdit
01:24:58d'avoir le téléphone à bord,
01:24:59même le téléphone portatif normal.
01:25:01Ah ok,
01:25:01oui.
01:25:02Et du...
01:25:03Vous avez été élevé à la dure en fait.
01:25:05On a été élevé à la dure
01:25:06mais en vrai,
01:25:07un maire,
01:25:07on a un dispositif
01:25:10qui est un cas d'urgence,
01:25:12c'est une balise
01:25:14de détresse
01:25:15qui, bien sûr,
01:25:16elle est satellitaire
01:25:18et n'importe où
01:25:19on est dans le monde,
01:25:19si on déclenche ça,
01:25:20bah il y a des
01:25:21les secours amers
01:25:23qui se mettent en place
01:25:23pour sauver notre vie.
01:25:24Et on sait exactement
01:25:25où vous êtes.
01:25:26On sait où on est et tout ça.
01:25:27Et en fait,
01:25:28ça nous suffit pour...
01:25:29Oui bien sûr.
01:25:30... savoir...
01:25:31Parce qu'il faut quand même
01:25:32savoir aussi que quand on part
01:25:33amers,
01:25:34on peut pas non plus partir
01:25:35en se disant bah
01:25:36si ça va être compliqué
01:25:37je vais appeler quelqu'un
01:25:38pour m'aider.
01:25:39Parce que quand même,
01:25:39les gens qui viennent nous sauver,
01:25:40bah c'est aussi
01:25:42les mettre en danger.
01:25:43Non mais par exemple,
01:25:44bosser,
01:25:44recevoir des emails,
01:25:45répondre à des emails,
01:25:46je sais pas moi,
01:25:47discuter avec votre famille,
01:25:49etc.
01:25:49C'était pas mal
01:25:50quand on était obligé
01:25:51de pas avoir le téléphone
01:25:53au final.
01:25:55Parce qu'on se rend compte
01:25:56que c'est mon énorme.
01:25:56Vous regrettez justement cette...
01:25:57Non, je le regrette pas
01:25:59parce qu'en vrai,
01:26:00j'adore pouvoir partager
01:26:01ce que je vis avec la Terre.
01:26:03Mais effectivement, bah...
01:26:05c'est...
01:26:05je me rends compte
01:26:06que c'était un privilège
01:26:08parce que ça arrivera
01:26:09plus jamais dans ma vie, quoi,
01:26:10d'être déconnecté.
01:26:11On vous souhaite
01:26:12une très bonne route du Rome.
01:26:13Voilà, rendez-vous
01:26:14le 1er novembre prochain,
01:26:15on va suivre ça de près.
01:26:16Merci beaucoup.
01:26:17Merci beaucoup Ambrojo
01:26:17d'être passé et nous voir.
01:26:19Skipper de l'IMOCA,
01:26:20donc à la Grande des Mapey.
01:26:23Et évidemment,
01:26:24la tech est partout maintenant
01:26:26dans ce type de bateau.
01:26:28Merci beaucoup.
01:26:29Pour terminer ce Tech & Co,
01:26:30en ce lundi,
01:26:31merci de nous avoir suivis.
01:26:33On sera là demain,
01:26:34bien évidemment,
01:26:3519h30,
01:26:36en direct à la radio,
01:26:36à la télé,
01:26:37le replay et podcast
01:26:38de cette émission
01:26:38qui vous attend dans quelques minutes.
01:26:40Ta belle soirée.
01:26:40A demain.
01:26:43Tech & Co,
01:26:44la quotidienne sur BFM Business.
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