- il y a 10 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h.
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00:00Une question à laquelle nous allons tenter de répondre.
00:02Bonsoir à tous, bienvenue dans le débrief de ce long format
00:05Prof, les nouveaux martyrs de la République
00:08avec Éric Tegner que vous connaissez,
00:11avec Didier Le Maire, ancien professeur à Trappes,
00:13merci à tous les deux d'être là,
00:15Kévin Bossuet, professeur également en Seine-Saint-Denis,
00:18Sylvain Duic, représentant sur ce plateau
00:20et porte-parole de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public.
00:24Bonsoir à vous.
00:25Bonsoir.
00:25Et puis Ève Vaguerland, enseignante et auteure d'un prof,
00:28ne devrait pas dire ça aux éditions de l'Artilleur.
00:31Bonsoir à tous les cinq.
00:33Didier Le Maire, on vous a vu dans ce long format,
00:37dans ce documentaire.
00:39Pourquoi peut-on dire aujourd'hui que les professeurs
00:42sont les nouveaux martyrs de la République ?
00:43Il y a plusieurs causes.
00:45Il y a d'abord le problème de la présence
00:48dans les établissements d'élèves qui ne sont pas éduqués
00:51et qui ne sont pas en mesure d'apprendre
00:53et qui génèrent des problèmes de violence.
00:57Il y a la violence islamiste aussi.
00:59Il y a l'école, la pression islamiste
01:01qui s'exerce contre les enseignants.
01:03Et on le sait, depuis l'assassinat de Samuel Paty,
01:06cette pression est devenue phénoménale.
01:09Donc l'école ayant failli à sa mission d'instruire,
01:14le professeur est délégitimé.
01:18En quelque sorte, il n'arrive plus à exercer sa mission première.
01:23Il y a la pression communautaire, la pression islamiste,
01:25Kevin Bossuet, mais c'est plus large que ça.
01:27Il y a tout type de violence qui s'exerce contre les professeurs.
01:31On a vu l'exemple de cette professeure qui a été braquée,
01:34qui a été d'autres menacée, parfois agressée sexuellement.
01:38On l'a vu dans le long format.
01:39On a pensé à Agnès Lassalle avec son compagnon
01:42qui avait dansé devant son cercueil,
01:43qui avait été poignardé en plein cours.
01:46Donc il y a tout type de violence qui s'exerce contre les professeurs.
01:49Bien sûr, l'école, c'est le reflet de la société française.
01:52Vous avez une montée de la violence au sein de la société française.
01:54Forcément, vous voyez la même chose à l'école.
01:57Et vous avez en 2024 un très bon rapport du Sénat qui a été réalisé,
02:00qui montre que dans l'enseignement primaire,
02:02il y a plus de 200 000 agressions par an,
02:05que ce soit d'atteinte aux biens ou d'atteinte aux personnes.
02:08Et quand on est dans l'enseignement secondaire,
02:10on est à plus de 100 000.
02:11Donc vous voyez un petit peu l'ampleur de la chose.
02:13Et puis après, ce qui, moi, me marque beaucoup,
02:16c'est de plus en plus l'irrespect des élèves.
02:17Le fait que notre fonction, finalement, n'est plus respectée...
02:20Et vous l'avez vécu ?
02:21Évidemment qu'on le vit tous les jours.
02:23Vous avez vécu quel type de scène, par exemple ?
02:25Parfois, ce sont une remise en cause de l'autorité devant les autres.
02:29Parfois, une forme de tutoiement.
02:30On se fait tutoyer devant les autres.
02:32Parfois, il y a des élèves qui répondent.
02:33Parfois, il y a des élèves qui soufflent.
02:35Et il faut apprendre à gérer cela,
02:37à canaliser véritablement notre énergie,
02:39à avoir beaucoup de sang-froid,
02:40pour essayer de sortir par le haut de ce genre de situation.
02:44En tout cas, je peux vous dire que c'est de pire en pire.
02:46Moi, j'ai commencé à enseigner il y a 12 ans.
02:48Je ne voyais pas ce genre de choses
02:51par rapport à ce que je vois aujourd'hui.
02:53Et je suis dans le même établissement.
02:54Donc, j'ai vraiment vu les choses évoluer.
02:55Comment se passent les relations entre collègues ?
02:58Est-ce que tous les collègues voient
03:00ce qui se passe actuellement
03:02au sein de l'éducation nationale ?
03:03Ou certains ont des œillères
03:05et s'en prennent à ceux qui peuvent dénoncer
03:07la montée de l'islamisme, le communautarisme,
03:09la montée des violences ?
03:10Comment ça se passe avec vos collègues, vous, par exemple ?
03:13Je pense qu'on fait tous le même constat.
03:15Je veux dire, on a tous les mêmes élèves.
03:17On est tous en mission pour servir l'école de la République
03:20et pour servir la République.
03:22Alors après, évidemment,
03:23vous avez des affinités différentes.
03:25Vous en avez certains, en effet,
03:27qui vont davantage parler des problèmes qu'ils voient.
03:30Et vous en avez d'autres, en effet,
03:32qui sont plus dans la retenue,
03:33qui ont plus un rapport idéologique
03:36par rapport au quotidien
03:38et qui vont parfois tenir un discours extrêmement dur
03:42et demander, finalement, une absence de sanction
03:45et sombrer dans la culture de l'excuse.
03:47En tout cas, la violence, elle touche tous les professeurs.
03:50L'insécurité touche tous les professeurs.
03:52Les incivilités touchent tous les professeurs.
03:54Et c'est déjà une question qu'il ne faut pas politiser
03:56parce que nous sommes tous, finalement, sur le terrain
03:59et nous subissons tous les conséquences
04:01d'une société en déliquescence.
04:03Eva Garland, quel regard ?
04:04Vous êtes vous-même enseignante, je l'ai dit.
04:06Vous êtes auteur d'un prof,
04:07ne devrez pas dire ça, aux éditions de l'Artilleur.
04:10Vous tirez depuis plusieurs semaines, plusieurs mois,
04:12la sonnette d'alarme sur l'état de l'école française.
04:16Est-ce que vous reprendriez cette expression
04:17que des professeurs sont les nouveaux martyrs de la République ?
04:21Alors, effectivement,
04:23on est loin des hussards noirs qui partaient.
04:28Enfin, on est toujours en mission,
04:30mais ça a plutôt tourné aux martyrs, en effet.
04:33Ce qui est terrible, c'est que les professeurs subissent,
04:36ça va vraiment de la micro-agression en classe,
04:39de l'irrespect qui est permanent,
04:42de notre autorité en classe,
04:44de ce bavardage qui n'est plus contrôlable
04:47à ces horreurs que sont les attentats commis.
04:51Et ce qui est terrible, c'est qu'à chaque fois
04:53qu'un fait particulièrement grave se produit,
04:56on a l'impression que désormais,
04:58ça ne pourra plus continuer.
04:59C'était un peu la question de la fin du documentaire.
05:01Quand est-ce que ça cesse ?
05:03Quand est-ce qu'il se passe quelque chose ?
05:05Et en fait, il ne se passe rien.
05:07On a des discours creux.
05:09On a des mesures qui ne servent à rien.
05:13Jamais les mots essentiels que j'attends d'entendre
05:17depuis dix ans que j'enseigne,
05:19c'est-à-dire remettre de la sélection,
05:23surtout remettre des sanctions,
05:24parce que là, on parle de la violence,
05:25on parle des comportements.
05:26En fait, tout le monde sait qu'un enfant,
05:29on ne peut pas l'élever sans une limite,
05:31sans une exigence.
05:34Il y a l'éducation des parents, bien sûr,
05:36mais au sein du système scolaire,
05:37il faut que cette limite soit posée.
05:39Jamais un politique ne prononce ce mot.
05:42Un ministre remette des sanctions.
05:44Elles ont toutes disparu.
05:45On voit le sous-titre de votre livre,
05:47c'est « Choses vues et choses tues ».
05:48Qu'est-ce qu'on tait aujourd'hui à l'éducation nationale ?
05:51Absolument tout, parce qu'on parlait de la salle des profs.
05:56Les salles des profs sont un bureau des plaintes.
05:58Tout le monde se plaint en permanence.
06:01Par contre, le constat, il est fait.
06:04C'est vrai que pendant des années,
06:05on avait nié jusqu'à ce constat.
06:08Dans les années 90,
06:09on prétendait encore que le niveau montait.
06:12Maintenant, j'entends à longueur de journée
06:14que les élèves sont nuls,
06:15qu'ils ne savent rien, qu'ils ne font rien.
06:18Mais par contre, quand il s'agit de réclamer des solutions,
06:22dans l'ensemble des syndicats,
06:24je n'entends jamais ce que je voudrais entendre.
06:25Jamais de choses pratiques.
06:27On nous parle toujours de valoriser le métier.
06:30On nous parle de la question des salaires.
06:31Mais je veux dire, on ne va pas empêcher les profs
06:33de se faire poignarder en leur augmenter leur salaire.
06:36Donc, c'est ridicule.
06:39Et ensuite, au niveau de la direction,
06:41au niveau du réflexe de tout mettre sous le tapis,
06:43il est encore omniprésent.
06:45Le pas de vagues continue.
06:46C'est terrible.
06:47Même depuis l'assassinat de Samuel Paty,
06:48vous dites que le pas de vagues continue.
06:49Naïvement, je pensais qu'après une chose pareille,
06:52les chefs d'établissement, notamment,
06:54auraient à cœur de tout faire remonter.
06:56Et le premier réflexe,
06:57j'ai encore une collègue récemment qui m'a contactée
06:59parce qu'elle avait été menacée de mort.
07:01Le chef d'établissement le lui a caché pendant deux jours,
07:03quand même.
07:04Elle ne savait même pas,
07:05elle continuait de venir dans l'établissement.
07:07Donc, on en est encore là.
07:08Et vous, vous avez dit du barbardage intempestif.
07:10Mais vous, qu'est-ce que vous avez vécu ?
07:12Est-ce que vous avez été menacée ?
07:13Est-ce que vous avez vu de la violence ?
07:14Est-ce que vous avez vu le communautarisme monter ?
07:16Est-ce que vous avez vu, pourquoi pas, des lycées ghettoisés ?
07:22Oui, bien sûr.
07:23Qu'est-ce que vous avez vu ?
07:23Moi, j'ai déjà été...
07:24Alors, je n'ai pas été agressée physiquement.
07:27J'ai été menacée.
07:28Déjà, ça, ça m'est déjà arrivé.
07:30Un élève qui me menaçait vaguement
07:32que sa famille m'attende à la sortie,
07:34en mettant au nom d'Allah dans sa phrase,
07:36quand même, donc pas très rassurant.
07:38La violence dans les établissements...
07:40Et encore une fois, on n'a pas besoin d'être en REP,
07:42on n'a pas besoin d'être dans un lycée professionnel
07:44pour que la violence soit omniprésente.
07:46On parle de harcèlement.
07:48Parce que je l'avais embêté en classe.
07:51C'est les choses...
07:52Et vous avez dit, avec le thermal-là,
07:53qu'il allait vous attendre dehors.
07:55Oui, oui, oui.
07:56Comme ça, d'ailleurs, c'est passé complètement...
07:58Il n'y a pas eu de chutes.
07:59À la trappe, non ?
08:00Voilà.
08:01Et cette violence...
08:03Les gamins, moi, que je fréquente,
08:05notamment en collège,
08:07ils n'ont pas d'autres jeux,
08:08ils n'ont pas d'autres manières d'interagir
08:10que de se taper dessus, pratiquement.
08:11Donc, quand on parle de violence,
08:13c'est d'une banalité affligeante.
08:15Alors, quelques exemples.
08:16Voyez les violences que subissent les professeurs.
08:18On commence avec cette image
08:20qui avait énormément marqué de cette prof
08:21qui s'était retrouvée braquée
08:22en pleine salle de cours.
08:26Cette banalisation de la violence
08:27fait que, voilà, nous exerçons un métier à risque.
08:29La première médiatisation
08:31qui m'avait interpellée,
08:33c'était celle de l'élève
08:36qui avait braqué son enseignante
08:39avec un pistolet factiste.
08:43Je vais tourner la tête !
08:49Cette scène sidérante
08:50s'est déroulée dans un lycée à Créteil
08:52en 2018.
08:53Oh !
08:54Non, non, non !
08:55Tu es absent !
08:57Tu es présent !
08:59Tu es présent, toi !
09:00Tu es absent !
09:00Tu es présent !
09:03À l'époque,
09:04du ministre de l'Éducation nationale,
09:05Jean-Michel Blanquer,
09:06à Emmanuel Macron,
09:07en passant par le ministre de l'Intérieur,
09:09Christophe Castaner,
09:10toute la classe politique
09:11s'était émue de l'affaire.
09:13Depuis,
09:14les violences contre les enseignants
09:16semblent s'aggraver d'année en année.
09:18Cette image est incroyable,
09:19Eric Tegner.
09:20Elle montre l'impunité
09:21dans laquelle se sentent les élèves
09:22pour agir de la sorte.
09:23Braquer son enseignante
09:24avec un pistolet factice,
09:26le filmer,
09:27le mettre sur les réseaux sociaux,
09:28c'est l'impunité totale.
09:29Oui, c'est sidérant.
09:30Et moi, quand je regarde ce long format,
09:32je félicite les équipes de Guillaume Janton
09:34parce que vraiment,
09:34ça permet de voir toutes ces images.
09:36Et quand je vous écoute,
09:36je me dis,
09:37mais comment est-ce qu'on peut
09:38rester professeur aujourd'hui ?
09:39Parce qu'il faut quand même
09:40une sorte de courage.
09:41C'est-à-dire que c'est devenu
09:42un sacerdoce.
09:43Moi, d'une certaine façon,
09:44d'ailleurs,
09:44c'est ce qui m'étonne.
09:45On a l'impression aujourd'hui
09:46que le professeur,
09:46il est là pour se charger
09:47de l'éducation
09:48des citoyens français.
09:49Alors que normalement,
09:50le professeur,
09:51il est là tout simplement
09:52pour les instruire.
09:53On est en train de chuter
09:54dans les classements,
09:54notamment PISA.
09:56Les élèves ont du mal
09:57à savoir écrire correctement
09:59à l'école,
10:00notamment au collège.
10:01Et donc,
10:02c'est là-dessus
10:02qu'on devrait se concentrer.
10:03On a l'impression
10:04de donner une charge immense
10:05aux professeurs aujourd'hui
10:06en leur disant
10:07vous allez vous charger
10:08d'une éducation
10:09qui va bien souvent
10:10être contre l'éducation
10:11des propres parents.
10:12Mais vous savez,
10:13en règle générale,
10:13cela, ça s'appelle par exemple
10:14les écoles de redressement.
10:15Moi, j'ai été en pensionnat
10:16par exemple avec des prêtres.
10:18En effet,
10:18c'est extrêmement strict, etc.
10:20On va prendre
10:20certains types d'élèves
10:21et ça va être très cadré.
10:23Mais l'école publique
10:24aujourd'hui,
10:24n'est absolument pas forgée
10:26pour ce type de réalité.
10:28Et donc,
10:28on est en train de dire
10:29aux professeurs
10:30débrouillez-vous avec cela.
10:31Et derrière,
10:32évidemment,
10:32on se retrouve avec des directions
10:33qui lâchent tout le monde.
10:34C'est très juste ça.
10:35Est-ce que vous avez le sentiment
10:36que l'institution vous dit
10:37Kevin Bossuet,
10:39débrouillez-vous.
10:40Faites comme vous pouvez
10:40sur le terrain,
10:42débrouillez-vous
10:42et on ne sera pas là
10:43quoi qu'il arrive.
10:44Disons qu'elle nous dit
10:45ne faites pas de bagues,
10:47gérez au mieux
10:48et s'il y a un problème,
10:49essayez de le régler
10:50tout seul.
10:51Essayez de le régler
10:52au sein de l'établissement.
10:53Et il y a deux problèmes.
10:55Je pense que tout d'abord,
10:55il y a cette culture de l'excuse.
10:57Vous avez des élèves
10:58qui réclament de la fermeté,
10:59qui réclament des règles
11:00et finalement,
11:01en face,
11:02qu'est-ce qu'ils ont
11:02de la mollesse ?
11:03Et finalement,
11:04on ne leur apprend plus les règles,
11:05on ne leur apprend plus
11:06à respecter un cadre
11:07et forcément,
11:08progressivement,
11:09ils dérivent.
11:10Donc au départ,
11:10vous avez un élève
11:11qui va souffler
11:12devant le professeur
11:13et puis après,
11:13il y a une petite insulte
11:14qui va fuser
11:15et puis après,
11:15il va se lever
11:16et puis après,
11:17il va sortir de la classe
11:22que parfois,
11:22on est très mal à l'aise
11:23en classe.
11:24Et je peux vous dire
11:24que la grande difficulté
11:25dans ce métier,
11:26c'est l'aspect psychologique.
11:27Quand avec une classe,
11:28ça ne s'est pas bien déroulé,
11:30je peux vous dire
11:30que la fois d'après,
11:31vous avez parfois
11:32un peu la boule au ventre
11:33où vous vous demandez
11:34comment ça va se passer.
11:35Et parfois,
11:36il n'y a pas de sanctions.
11:37Vous vous retrouvez
11:38face à des situations
11:39que vous avez du mal à gérer,
11:41vous écrivez un rapport,
11:42vous attendez une sanction,
11:43il n'y en a pas.
11:44Donc vous avez un sentiment
11:45finalement d'impuissance
11:47de votre côté
11:48et les élèves parfois
11:49développent un sentiment
11:50d'impunité
11:50que vous avez évoqué, Eric.
11:51D'accord avec ça,
11:52Sylvain Duyck,
11:52vous qui représentez
11:53les parents d'élèves
11:54sur ce plateau
11:54de l'enseignement public,
11:56il y a une impunité
11:57pour les élèves harceleurs,
12:00ceux qui insultent
12:01les professeurs
12:01qui s'en prennent
12:02aux professeurs
12:02ou à d'autres élèves ?
12:04Alors notre association,
12:05elle est là pour faire
12:06le lien entre les parents
12:07d'élèves et les enseignants
12:09et le corps enseignant.
12:10Mais ce qu'on constate,
12:12c'est que les sanctions
12:13ne sont pas assez exemplaires.
12:14Pour arrêter
12:15ce type de comportement,
12:16la seule solution,
12:17c'est d'avoir
12:17des sanctions exemplaires
12:18et de la responsabilité
12:19des parents.
12:20Parce que nous,
12:21on estime,
12:22en tant que parents d'élèves,
12:24que ce n'est pas
12:24le rôle des professeurs
12:26de faire le rôle
12:27de la police.
12:28Donc c'est quand même
12:29de la responsabilité
12:29des parents au départ.
12:33Donc c'est de la responsabilité
12:34des parents,
12:35mais ensuite,
12:35il faut qu'il y ait aussi
12:36des sanctions exemplaires.
12:39Vous sentez aussi
12:39l'institution qui dit
12:40débrouillez-vous ?
12:41Vous, votre histoire,
12:42Didier Lemaire,
12:43je la rappelle,
12:43vous êtes enseignant à Trappes,
12:44on l'a vu dans le long format,
12:45vous faites une tribu,
12:47une dans le Nouvel Obs,
12:48pour alerter sur la montée
12:49de l'islamisme,
12:50et vous êtes lâché.
12:51On vous dit,
12:52vous allez être le prochain
12:52Samuel Paty.
12:53Et c'est comme ça
12:54que vous vous retrouvez
12:55exfiltré de l'école à Trappes
12:56dans laquelle vous étiez
12:57en train d'enseigner.
12:58Oui, mais je voudrais revenir
12:59sur ce qui a été dit.
13:00Allez-y.
13:00L'école n'est vraiment pas
13:02le lieu de l'éducation,
13:03l'école est le lieu
13:04en principe de l'instruction.
13:06Et cette instruction,
13:07elle doit permettre
13:08à des élèves
13:08de s'élever socialement.
13:11Or, l'école n'instruisant plus,
13:13il n'y a plus de dynamique
13:14en classe,
13:15ce qui réduit
13:15la fonction du professeur
13:17à être une sorte
13:19de babysitter,
13:20en quelque sorte,
13:21et donc ne pas conduire
13:23ses élèves
13:25vers le savoir,
13:26si bien que l'institution
13:28perd totalement son sens,
13:30les élèves le comprennent.
13:31Il faut aussi se mettre
13:32à leur place.
13:33Ils vivent dans l'angoisse.
13:35Nous sommes dans l'école
13:36la plus inégalitaire
13:37qui soit des pays de l'OCDE.
13:39Donc, c'est cette perte
13:40de sens à tout niveau
13:42qu'il faut aujourd'hui
13:44regarder dans les yeux.
13:46Et ça pose la question,
13:47effectivement,
13:48peut-être de la refondation
13:49de cette école.
13:50Mais on ne peut pas
13:51continuer comme cela.
13:54Il faut prendre acte
13:55que notre école
13:56et son modèle,
13:59notre école est morte,
14:00elle ne joue plus son rôle.
14:02Elle est morte.
14:03Elle ne joue plus son rôle.
14:04Et la pénétration
14:06de l'islamisme dans l'école
14:08n'est que le symptôme
14:09de cette déliquescence.
14:11Il n'en est pas la cause,
14:12en réalité.
14:13Vous voyez un deuxième extrait
14:14où une professeure
14:16explique avoir été victime
14:17de violences sexuelles.
14:18Mais comme votre histoire,
14:21il n'y a pas de suite.
14:22Vous, on vous menace
14:23de vous attendre devant l'école
14:24au nom d'Allah,
14:25il n'y a pas de suite.
14:26Eh bien, elle,
14:27il y a des violences sexuelles
14:27qui sont commises
14:28sur cette professeure.
14:29Il n'y a pas de suite.
14:33Une fois, je faisais
14:34un remplacement.
14:35Donc, j'avais accepté
14:35de prendre deux classes
14:36parce que les CAP sont
14:37moins nombreux.
14:38Donc, ils étaient
14:38plutôt deux fois douze.
14:40Et j'ai un élève
14:42devant tout le monde.
14:42Il a dit
14:43mais je vais
14:45prendre la prof
14:45sur le bureau.
14:48Et je crois
14:48que je ne l'ai pas
14:49fait sanctionner
14:49parce que tellement
14:51ça dépassait
14:52ce que je pouvais
14:54concevoir, entendre.
14:55Et pour cette enseignante,
14:57les attaques ne se sont
14:58pas limitées
14:58à ces agressions verbales.
14:59Moi, je me suis retrouvé
15:00la première année
15:02avec des atteintes
15:03plutôt sexuelles.
15:04J'ai un élève
15:05qui m'a
15:06pincé le sein.
15:07Voilà, on était en cours.
15:08Je donnais des documents
15:09ou je ne sais quoi.
15:10Il est venu me pincer le sein.
15:12Donc, il a eu
15:12des jours d'exclusion.
15:14Une agression sexuelle
15:15qui a profondément
15:16bouleversé sa vie.
15:17Voilà, donc ça,
15:18c'est l'impunité totale,
15:19Eric Tegner.
15:20On s'en prend au corps
15:22des femmes professeurs.
15:23Oui, et ce qui est scandaleux
15:24en plus, c'est que,
15:25pardonnez-moi l'expression,
15:26mais on pervertit également
15:27les autres élèves
15:28parce que c'est ça
15:29l'énorme problème.
15:30Moi, j'ai tendance à penser,
15:31c'est peut-être un peu cynique,
15:32mais qu'une certaine partie
15:33des élèves,
15:34ça va être compliqué
15:34de les sauver.
15:35Et d'ailleurs,
15:36l'éducation nationale
15:37a une incapacité aujourd'hui
15:38de se refonder
15:39parce que systématiquement,
15:40ils vont dire
15:41il ne faut exclure personne.
15:42C'est la raison pour laquelle
15:43la plus grande sanction
15:44qui est de renvoyer quelqu'un,
15:46eh bien,
15:50quelque chose
15:50d'encore moins grave,
15:51évidemment,
15:52que ce qu'on peut voir.
15:53Je trouvais ça injuste à l'époque,
15:54mais je me dis
15:55que c'est nécessaire
15:56de mettre en place
15:57ce type de choses.
15:58Sauf que, donc,
15:59l'objectif, c'est quoi ?
16:00C'est de sauver
16:00la majorité des élèves.
16:02Et donc, lorsqu'on donne l'exemple
16:04que finalement,
16:04si une professeure
16:06se fait pincer le sein
16:06par un élève
16:07et qu'il n'y a pas de sanction
16:08derrière
16:09qui est absolument exemplaire,
16:11eh bien, derrière,
16:12il y a des élèves
16:13qui non seulement
16:13pourront reproduire la même chose,
16:15mais pourront le reproduire
16:16à l'extérieur de l'école.
16:17C'est l'énorme problème
16:18beaucoup d'élèves disent
16:19que beaucoup de parents disent
16:20parfois
16:20qu'ils ne veulent pas envoyer
16:22leur enfant à l'école
16:23parce qu'il revient
16:24en étant pire
16:25que lorsqu'ils l'ont envoyé.
16:26Ils reviennent
16:26avec plus de grossièreté,
16:28avec des comportements problématiques,
16:30avec parfois même
16:30l'accès au trafic
16:31à cause des autres élèves.
16:33Et donc, l'enjeu,
16:34c'est vraiment de se dire
16:34comment on sauve la majorité.
16:35Avant de vous donner la parole
16:36qui est venue,
16:37pour vous montrer l'impunité
16:38dans laquelle sont ces élèves,
16:39on a fait un micro-trottoir.
16:41On leur a dit
16:41quel rapport tu as
16:42à ton professeur.
16:43Mais là, c'est un vomi verbal
16:46qui s'abat sur les professeurs.
16:48J'aimerais les attraper,
16:49leur faire du mal, etc.
16:51Écoutez ça.
16:57Nous nous sommes rendus
16:58à la sortie d'un collège
16:59de banlieue parisienne
17:00pour sonder les élèves
17:01sur la vision
17:02qu'ils ont de leurs professeurs.
17:03Et ce que nous avons entendu
17:05est tout aussi édifiant
17:06qu'inquiétant.
17:07Moi, j'ai envie de les frapper des fois.
17:08La prof de français, par exemple.
17:10Il y a eu beaucoup de favoris
17:11qui sont dans ma classe.
17:12J'ai envie de l'attendre
17:13à la sortie.
17:14Le prof, il baisse sa mère.
17:16J'ai envie de tuer.
17:17J'ai envie de tuer un prof.
17:18J'ai envie de tuer.
17:18J'ai envie de tuer tout le monde.
17:19Même si tu ne vas pas le faire,
17:21mais tu as envie de le faire.
17:23Voilà.
17:23J'ai envie de l'attendre
17:24à la sortie, de le tuer,
17:25de lui baiser sa mère.
17:26Enfin, vous vous rendez compte
17:27de ce qu'on entend
17:28des élèves
17:29à la sortie
17:30des établissements scolaires ?
17:31Mais c'est ce qu'on entend
17:32plusieurs fois par semaine.
17:33Moi, je ne suis pas surpris
17:35face à ce genre de propos.
17:36Il y a une remise en cause
17:37de l'autorité du professeur,
17:39une remise en cause
17:40des savoirs.
17:41Et il y a un manque
17:42de respect qui est total.
17:43Et parfois,
17:44ce genre de propos,
17:45ces propos sont dits
17:46devant les professeurs
17:48eux-mêmes.
17:48Et j'aimerais rebondir
17:49sur ce qu'a dit Eric
17:50parce que c'est très juste.
17:51Je veux dire,
17:51il y a aussi beaucoup d'élèves
17:52qui souffrent,
17:53notamment d'une minorité
17:55qui saccage
17:56l'ambiance de classe.
17:57Et vous avez une doctrine
17:58dans l'éducation nationale,
17:59c'est le droit
18:00à l'éducation pour tous.
18:01Donc c'est pour ça
18:02qu'on n'exclut pas les élèves
18:03parce que tout le monde
18:03a le droit à l'éducation.
18:05Mais quand vous avez
18:05dans une salle de classe
18:06deux, trois élèves
18:07qui posent problème,
18:08le droit à l'éducation
18:09pour tous se transforme
18:10en droit à l'éducation
18:11pour personne.
18:12Et dernière chose...
18:13On n'ose pas exclure.
18:13On n'ose pas exclure
18:14parce que ce n'est pas bien.
18:16Et puis dernière chose,
18:16quand on exclut...
18:17Parce que ce n'est pas charitable.
18:20Non, c'est un sentiment d'échec.
18:21Et une chose aussi,
18:22parfois on arrive à exclure.
18:23Il y a des conseils de discipline.
18:24Le problème, c'est que
18:24comme la scolarité
18:25est obligatoire jusqu'à 16 ans,
18:27en fait, on se refile
18:28les élèves qui posent problème.
18:29Prends mon élève,
18:30moi je prends ton élève
18:31et si vous avez
18:32un élève harceleur
18:33dans un collège A,
18:34il va reproduire
18:34dans un collège B
18:35ce qu'il se faisait
18:35dans le collège A.
18:37Et si vous avez
18:37un élève violent
18:38dans le collège B,
18:39il va reproduire
18:39dans le collège A
18:40ce qu'il se faisait
18:40dans le collège B.
18:41Et ça, c'est un vrai problème.
18:42C'est très juste
18:43ce que vous dites
18:43parce que je vais faire
18:44un parallèle.
18:45L'élève harceleur
18:46qu'on se refile,
18:48qu'on déplace de collège,
18:49c'est ce qui s'est passé
18:49avec les animateurs
18:50dans le périscolaire
18:51avec des conséquences
18:52encore plus graves
18:53mais au lieu de sanctionner
18:54d'aller dénoncer
18:55des pédocriminels,
18:56on les déplaçait
18:57d'une école à l'autre.
18:57Donc c'est toujours
18:58la même manière de faire.
18:59On déplace les problèmes
19:01au lieu de les résoudre.
19:02Tout à fait.
19:03Comme le disait très bien
19:04une enseignante
19:04dans le documentaire,
19:05en fait,
19:05on est dans un dogme
19:06de l'inclusion
19:07donc forcément
19:08on n'exclut pas
19:10puisque moi,
19:11j'ai déjà entendu
19:11un chef d'établissement
19:12directement me dire
19:13parce que je me plaignais
19:15qu'il y avait un élève
19:17repris de justice
19:17en fait dans la classe
19:18qui tirait vraiment
19:21bas et on m'a répondu
19:23donc il est mieux là
19:24que dans la rue à dealer.
19:25Il faut voir qu'on ne raisonne
19:26qu'à partir de l'individu,
19:27de l'intérêt de l'individu
19:29et comme vous l'avez
19:30très bien dit,
19:31on ne réfléchit pas
19:31au fait que la priorité
19:32ça devrait quand même être
19:33de sauver la majorité
19:34et que quand on laisse
19:35des élèves comme ça
19:36dans les classes,
19:37on tire tout le monde
19:38vers le bas.
19:39Vous avez un dealer
19:39à qui vous deviez donner quoi ?
19:40Mais oui,
19:41dans le documentaire
19:42il y a une enseignante
19:42qui le dit très bien,
19:43elle est en lycée professionnel
19:45mais encore une fois
19:46il n'y a pas besoin
19:46d'être en lycée professionnel
19:50qui ont affaire à la police.
19:52On a une justice des mineurs
19:54qui est complètement faible.
19:56Le pédopsychiatre
19:56Maurice Berger
19:57le rappelle tout le temps.
19:58On ne peut pas déconnecter ça
19:59de notre problème.
20:01Elle le dit très bien.
20:02Tous ces voyous
20:03qui sont mineurs
20:05où est-ce qu'ils sont ?
20:06Mais ils sont à l'école.
20:07Où voulez-vous qu'ils soient ?
20:09Tant que c'est effectivement
20:10une scolarité obligatoire
20:11jusqu'à 16 ans
20:12et qu'on refuse d'admettre
20:14que certains élèves relèvent
20:16d'un autre type de structure,
20:18on met tout le monde ensemble
20:19et ils sont dans les classes
20:21de nos enfants.
20:22Et ils terrorisent tout le monde.
20:23C'est très fort le témoignage
20:24d'Eve Laguerlan
20:25parce que c'est exactement ça.
20:26Le dealer mineur
20:27repris de justice
20:28qui est passé plusieurs fois
20:29en garde à vue,
20:31la justice des mineurs
20:32ne trouvent pas de solution,
20:33il est dans la classe d'Eve
20:35avec les autres élèves.
20:36Et il terrorise tout le monde.
20:37Et c'est une catastrophe
20:38parce que
20:38qu'est-ce qui se passe derrière ?
20:39C'est que les fameuses
20:40inégalités sociales
20:41contre lesquelles
20:42se battent normalement la gauche,
20:44elles augmentent
20:45en raison de cela.
20:46Pourquoi ?
20:46Parce qu'il y a quand même
20:47une petite partie de la population
20:48qui peut se payer
20:50des écoles privées,
20:51qui peut se payer
20:52les écoles privées
20:52les plus chères,
20:53parfois en pensionnat,
20:54pour éviter cela.
20:55Et c'est ça l'immense drame.
20:57C'est-à-dire que
20:57cette personne-là...
20:58Les riches,
20:59ils ont les moyens
21:00de mettre leurs enfants à l'abri.
21:01Mais bien entendu.
21:02Et donc que c'est les classes
21:02populaires qu'on abandonne.
21:03Oui, alors que l'école publique
21:04est censée être là pour elles.
21:06Et lorsqu'on voit aujourd'hui,
21:07on voit de plus en plus
21:08depuis quelques années
21:09comment finalement
21:10même la question
21:10du trafic de drogue
21:11est sortie des quartiers
21:12de certaines populations
21:14et y compris toucher
21:15des petites classes moyennes
21:17au fin fond des campagnes.
21:18Et bien c'est en raison
21:19de ce type de problématique.
21:20C'est-à-dire qu'à l'école,
21:21vous pouvez tout à fait
21:22avoir un élève
21:23qui a une bonne éducation
21:24par ses parents
21:25qui l'ont complètement
21:26privilégié de ça
21:27et il va finir par tomber
21:28dans le trafic de drogue
21:29parce qu'il y a
21:30un phénomène de mimétisme
21:32où on va suivre
21:32le chef de bande.
21:33On va revenir sur un point.
21:34En fait, on parle de harcèleurs.
21:36Actuellement,
21:36moi je travaille aussi
21:37avec l'éducation nationale
21:37et surtout la PEP.
21:39Il faut savoir quand même
21:40que le harcèleur
21:43reste dans l'établissement
21:44et le harcèleur est déplacé.
21:46Oui, donc il va faire
21:46d'autres harcèlés
21:47mais il change l'établissement.
21:48C'est formidable.
21:49Je ne dis pas
21:50que c'est la meilleure des solutions.
21:51Mais vous avez raison
21:52qu'avant c'était le harcèleur
21:53qui devait partir.
21:54Il faut quand même
21:54amener des choses.
21:55Je me fais un peu
21:55le contradictoire.
21:57Il y a quand même
21:57des choses positives.
21:58Depuis Gabriel Attal notamment.
22:00Absolument.
22:01Et moi où je reviens aussi
22:01sur des choses,
22:02c'est qu'en effet,
22:03je parle des sanctions exemplaires
22:05mais il faut aussi
22:06sanctionner peut-être les parents.
22:08Je pense qu'au bout d'un moment,
22:10tout vient de l'éducation.
22:12Les professeurs,
22:13je me répète,
22:14mais les professeurs
22:14n'ont pas le rôle
22:15de policier ou d'éducateur.
22:16Et c'est là le problème.
22:18Je veux qu'on parle aussi,
22:19vous avez commencé à le faire
22:20d'ailleurs Didier Le Maire,
22:21à parler du communautarisme
22:22et de la montée
22:23de l'islam politique
22:24dans l'école.
22:26Vous avez dit
22:26l'islamisme c'est infiltré
22:27dans l'école.
22:28C'est vos mots.
22:29Donc voyez comment ça se passe
22:30parfois quand on est
22:32en période de ramadan.
22:34Il y a des élèves
22:35qui de temps en temps
22:36quand c'est le moment de ramadan
22:38reproche à une fille
22:39d'origine musulmane
22:40soit de manger du porc
22:41parce que dans sa famille
22:42on mange le porc
22:43et comme ça.
22:44Il y a peut-être
22:45des parents mixtes.
22:46Ou alors je reproche
22:47carrément de manger
22:48parce que les autres
22:50font le ramadan
22:50donc elles considèrent
22:52que leur copine
22:52fait du même quartier
22:54ou de la même origine
22:54doit faire le ramadan
22:55comme elle.
22:56Parfois,
22:56pendant la période du ramadan,
22:58même les élèves catholiques
22:59vont arrêter de manger
23:01pour pas qu'on leur reproche.
23:03Ils vont sortir
23:04manger ailleurs
23:04ou ne pas manger.
23:06Ils vont attendre
23:06de rentrer juste.
23:07C'est édifiant
23:08ce que dit Sylvie
23:09en témoignage anonyme
23:10Didier Lemaire.
23:11Oui,
23:12alors je l'ai aussi observé
23:13en classe
23:14moi-même.
23:16C'est-à-dire ?
23:17Ça m'a été expliqué
23:18par une élève musulmane
23:19qui refusait
23:20cette pression
23:21des garçons salafistes
23:22dans la classe
23:23qui séparait
23:24la classe en deux parties
23:26les garçons d'un côté
23:27et les filles de l'autre.
23:29Donc,
23:29cette ségrégation
23:31au nom
23:32de la religion
23:33s'exerce
23:34aujourd'hui
23:34dans certaines classes
23:35un peu partout
23:36en France.
23:37C'est-à-dire que dans
23:37votre classe,
23:38il y avait des garçons
23:39qui disaient
23:39les filles d'un côté,
23:40les garçons de l'autre
23:41au nom de l'islam.
23:42Oui,
23:42je l'ai observé
23:43dans ma classe
23:44et je ne comprenais pas.
23:46D'ailleurs,
23:46au départ,
23:46je m'étais demandé
23:48si c'était une classe
23:50où il y avait des problèmes
23:51d'adolescence classique
23:52et c'est une élève
23:54qui connaît bien le problème
23:56qui me l'a expliqué
23:57qui subissait
23:58elle-même des pressions
23:59pour porter le voile
23:59ce qu'elle refusait
24:00évidemment.
24:01Et en période de Ramadan,
24:02qu'est-ce qu'elle avait vécu
24:03cet élève ?
24:03On n'en a pas parlé
24:04de cette période-là.
24:06C'était le début de l'année
24:07et elle n'avait pas encore eu lieu
24:08et après,
24:09j'ai été exfiltré
24:10de mon établissement.
24:12Mais donc,
24:12on se retrouve
24:12avec des écoles,
24:14des classes
24:14où il y a des élèves
24:16que vous qualifiez
24:16de salafistes
24:17qui décident
24:18de mettre les filles
24:18d'un côté
24:19et les garçons de l'autre.
24:20Vous avez vécu
24:21des scènes comme celle-là,
24:22Kevin Bossuet,
24:23avec du communautarisme,
24:24avec de l'islam politique ?
24:25Non,
24:26je n'ai jamais vécu
24:27ce genre de choses
24:27mais j'ai pu voir
24:28en effet les effets
24:29du communautarisme.
24:30Quand vous abordez
24:31certaines questions
24:31en classe,
24:32par exemple la naissance
24:33du judaïsme en sixième
24:34ou par exemple
24:35la Shoah en troisième,
24:36vous avez en effet
24:37parfois quelques difficultés
24:38et vous avez
24:39quelques remarques
24:40qu'il faut absolument
24:41déconstruire
24:41parce que vous sentez
24:42que derrière,
24:43il y a des préjugés
24:43qui sont des préjugés
24:44antisémites,
24:45parfois qui sont des préjugés
24:46qui sont plus
24:47antisémites
24:47avec des gamins
24:48qui ont entendu ça
24:49je ne sais pas où
24:49et sur l'aspect communautaire
24:51ça c'est très juste.
24:52Par exemple,
24:53lorsque c'est le ramadan,
24:54vous avez une pression
24:56chez les élèves musulmans
24:58pour qu'ils respectent
24:59le ramadan
25:00et il suffit
25:00qu'il y a un élève
25:01par exemple
25:02qui ose boire
25:02une gorgée d'eau
25:03tout de suite
25:04il est mis de côté
25:05parfois il est harcelé
25:06parce qu'il aurait cassé
25:07ce ramadan
25:08et c'est ce genre de choses
25:09en effet
25:10que l'on peut constater
25:11dans certains établissements
25:12scolaires
25:12et malheureusement
25:13on est un peu démuni
25:14face à cela.
25:15C'est aussi ce que vous avez constaté
25:17Eve Vagarlan
25:18des scènes comme celle-là
25:18ou pas ?
25:19Ce qui est le plus frappant
25:21en tout cas
25:21c'est la dimension communautaire
25:22de la chose
25:23c'est que l'islam actuellement
25:25chez les jeunes
25:26qu'on a en classe
25:27en tout cas
25:27ne se vit vraiment pas
25:28comme une spiritualité individuelle
25:30et donc
25:31on a l'impression
25:32que chez ces jeunes musulmans
25:34en majorité
25:35tout est fait
25:36pour l'extérioriser
25:37et pour le vivre
25:38de manière
25:39de façon groupée
25:40disons
25:41donc
25:42il y a un contrôle
25:43des autres
25:44en fait
25:44en permanence
25:45à la période de Noël
25:46je connais un élève
25:48qui vérifiait
25:48alors c'est par origine ethnique
25:50en plus
25:51c'est extrêmement raciste
25:53entre guillemets
25:53parce que ça renvoie chacun
25:54à son origine
25:55il surveillait
25:56que les autres
25:57d'origine maghrébine
25:59ou africaine
25:59dans la classe
26:00n'allaient surtout pas fêter Noël
26:01ou pendant le Ramadan
26:02effectivement
26:03ils vont contrôler
26:04en particulier
26:05les maghrébins
26:06pour vérifier
26:07qu'ils ne mangent pas
26:08et il y a cette extériorisation
26:10permanente
26:10une fois
26:11j'ai eu l'appel
26:11à la prière
26:12qui a résonné
26:12dans ma classe
26:13parce qu'un élève
26:14au lycée
26:15avait ça
26:15en sonnerie
26:16de téléphone portable
26:17enfin
26:18je ne connais pas
26:19beaucoup de catholiques
26:19qui mettent
26:20Salver Regina
26:21en sonnerie
26:22de téléphone
26:22vous voyez
26:23donc
26:25voilà
26:26cette volonté
26:26de manifester
26:27on ne peut pas
26:27faire un goûter
26:29de fin d'année
26:30et distribuer
26:31trois bonbons
26:32sans que la question
26:33soit mise
26:34sur le tapis
26:34est-ce qu'il va y avoir
26:35de la gélatine de porc
26:36dans les bonbons
26:36c'est infernal
26:38en fait
26:38il faut toujours
26:39que ça revienne
26:41et tout le religieux
26:43est vécu
26:43à travers
26:44le prisme islamique
26:45aussi
26:45c'est-à-dire
26:45qu'on ne peut pas
26:46aborder du tout
26:46le sujet religieux
26:48en classe
26:48sans que les élèves
26:50viennent expliquer
26:50s'il y a le mot carême
26:51dans un texte
26:52ils vont expliquer
26:53que c'est une sorte
26:54de ramadan
26:55plus light
26:58que Jésus
26:59c'est Issa
26:59en fait
27:00donc ça
27:00ça passe toujours
27:02ça en passe toujours
27:03par l'islam
27:03et il y a des sujets
27:04tabous
27:04la Shoah est devenue
27:05un sujet tabou
27:06dans certaines classes
27:06alors moi
27:07je n'ai pas été confrontée
27:08à ce sujet
27:09parce qu'en français
27:10je ne suis pas professeur
27:12d'histoire
27:13mais je pense
27:14que c'est compliqué
27:14effectivement
27:15Eric Zegner
27:16incroyable le témoignage
27:17qu'on a autour
27:18de la table
27:19avec Eva Garland
27:20c'est absolument sidérant
27:21c'est-à-dire que
27:21même la question
27:22du ramadan
27:23pardonnez-moi
27:24moi j'y vois
27:24une problématique
27:26quand on est au collège
27:26c'est-à-dire que
27:27quand on va à l'école
27:27moi je me souviens
27:29jeune je ne mangeais pas
27:30forcément mes repas
27:30je me faisais engueuler
27:32si je ne mangeais pas
27:32et les parents vérifiaient
27:34auprès des professeurs
27:35parce qu'il disait
27:35lorsque vous êtes
27:36dans la période de croissance
27:37à 12 ou 13 ans
27:38vous avez intérêt
27:39de faire vos repas par jour
27:40moi je pense
27:41et je crois
27:41que c'est Gabriel Attal
27:42qui avait posé la question
27:43que le ramadan
27:45n'a pas à être appliqué
27:46aujourd'hui
27:47dans les classes de collège
27:48lorsqu'on est jeune
27:49si on confie un enfant
27:50normalement à l'école publique
27:52et bien ne serait-ce
27:53que pour des raisons de santé
27:53le ramadan
27:54c'est pas possible
27:55et le deuxième élément
27:55c'est que
27:56pardonnez-moi
27:56on a l'air en soi choqué
27:58mais aujourd'hui
27:59ce qui se passe
28:00avec les jeunes
28:01sur la question
28:01du communautarisme
28:02à l'école
28:02c'est tout simplement
28:03ce qui va arriver
28:04à la société
28:05d'ici 10 ou 15 ans
28:06c'est tout cela
28:07ce n'est pas l'islamisme
28:08c'est tout simplement
28:09le fait qu'il y a des jeunes
28:10qui veulent vivre
28:11une religion
28:12et cette religion
28:13étant assez conquérante
28:14et protéglise
28:15ils veulent l'appliquer aux autres
28:16c'est le sondage de l'IFOP
28:17qui montrait la montée
28:19de l'islam rigoriste
28:19chez les plus jeunes
28:20et ce chiffre
28:22Didier Le Maire
28:226 jeunes sur 10
28:23confession musulmane
28:24veulent que la charia
28:26s'applique en France
28:27donc là on est
28:28du côté de la majorité
28:29de ces jeunes
28:32est-ce que là
28:33on n'a pas déjà perdu
28:33oui je pense
28:34que l'école
28:35a déjà perdu
28:36je l'ai dit tout à l'heure
28:37elle ne remplit plus
28:38sa mission
28:39et l'école
28:40qu'est-ce que c'est
28:41que l'école
28:41c'est ce qui permet
28:42à la démocratie
28:43d'exister
28:45sans des citoyens
28:46instruits
28:47comment
28:47comment continuer
28:48donc ces phénomènes
28:50de
28:50moi je parlerais
28:51plutôt de sécession
28:52de construction
28:54de contre-société
28:56qui sont totalement
28:57hostiles
28:58à nos idéaux
29:00de liberté
29:00et d'égalité
29:03fracturent
29:03notre société
29:04et un exemple
29:06de cette jeunesse
29:07qui est accréditée
29:08qui doit avoir autour
29:09entre 20 et 30 ans
29:10qui est accréditée
29:11au festival de Cannes
29:12des streamers
29:13d'extrême gauche
29:13qui viennent vomir
29:14sur le film
29:15sur Samuel Paty
29:15vous savez que
29:16l'abandon est actuellement
29:17en salle
29:18de Vincent Garanc
29:19avec Antoine Reinhardt
29:20qui incarne
29:21Samuel Paty
29:22et qui retrace
29:23les dix derniers jours
29:24de la vie
29:24de Samuel Paty
29:25et je vous propose
29:26d'écouter ce qu'on dit
29:27donc vous voyez
29:28l'affiche
29:29ce qu'on dit
29:30c'est militant
29:31d'extrême gauche
29:32qui appelle à voter
29:32Mélenchon en plus
29:34là-dedans
29:35après la projection
29:36à Cannes
29:37c'est un film de merde
29:38c'est un film dangereux
29:39c'est vrai que ça va être nul
29:40mais peut-être
29:41ils allaient pas être si cons
29:42ils allaient trouver
29:42un moyen de dire
29:43Paty c'est un martyre
29:44tourné d'accord
29:44mais qui a quand même
29:44un truc de
29:45noncer les choses sur le reste
29:46et pas faire un amalgame
29:47là je sors
29:47un couple de vie
29:48qui sont en mode
29:48on voit quand même
29:49ce mari qui dit
29:50non mais c'est pas tous
29:51c'est pas tous
29:52tu sais des fois
29:53les films sont mauvais
29:53mais là les gens
29:54ils applaudissent
29:54c'est quoi franchement
29:55quand tu vas voir
29:56un film comme ça
29:56t'as forcément un biais
29:58et du coup
29:58t'as tes préjugés
29:58mais le film les remplis
29:59tous les musulmans
30:00hommes sont méchants
30:01toutes les femmes musulmanes
30:02par contre
30:02elles sont soit
30:03soumises à leur mari
30:04soit elles sont gentilles
30:04c'est toujours ça
30:05il y a des interviews
30:06que j'ai vu
30:06où il dit
30:06il n'y a pas de sensationnalisme
30:07c'est pas à montrer
30:08mais il y a la scène du meurtre
30:09c'est une faute de coup
30:09c'est dingue
30:10déjà ils font un teasing
30:11attention ils meurent à la fin
30:12et à la scène de la mort
30:12ils crient à la wagba
30:13avant de mettre le coup de couteau
30:14et après genre
30:14les flics arrivent
30:15et je suis en mode
30:15ok les gars
30:16faisons un film
30:17pour l'extrême
30:17pour le RN
30:18un an de l'élection
30:19c'est bien ça
30:19en plus les méchants musulmans
30:21ah ils sont antisémites
30:22franchement film dangereux
30:23incroyable
30:24et ça c'est aussi l'échec
30:25de l'éducation nationale
30:25pour aller vomir sa haine
30:28sur un film
30:28qui est fait
30:30en étroitesse
30:30avec la sœur du martyr
30:32Samuel Paty
30:32Michael Paty
30:34faut vraiment
30:34en être à un niveau
30:36d'indignité
30:36sans limite
30:37je suis d'accord
30:38là on parle souvent
30:39de baisse de niveau
30:39mais vous en avez
30:40l'exemple même
30:41le vocabulaire choisi
30:42une absence totale
30:43de pensée
30:44l'invective
30:45comme moyen d'expression
30:46et surtout
30:47on a affaire
30:48à une extrême gauche
30:49qui semble davantage émue
30:50par un film
30:52sur Samuel Paty
30:52que par
30:54que
30:55par la décapitation
30:57d'un professeur
30:58moi c'est ça
30:58qui me choque
30:59quand même énormément
31:00et juste une chose
31:01ces gens nous disent
31:02qu'on est islamophobe
31:03que Samuel Paty
31:04serait islamophobe
31:05on sait qu'aujourd'hui
31:06quand on traite
31:07quelqu'un d'islamophobe
31:08on lui met une cible
31:09sur le front
31:10donc ces gens
31:11sont profondément dangereux
31:12et enfin moi j'aimerais
31:13retourner l'argument
31:14parce que ce sont ces gens
31:15qui sont islamophobes
31:16parce qu'ils ne font pas
31:17la différence entre les musulmans
31:18dans le film
31:18il y a des familles musulmanes
31:20qui soutiennent Samuel Paty
31:21bien sûr
31:21donc ils n'ont rien compris au film
31:23mais bien sûr
31:23ils ne font pas la différence
31:24entre les islamistes
31:25et les musulmans
31:26donc finalement
31:27associer les musulmans
31:28aux islamistes
31:29c'est de l'islamophobie
31:30et ces gens le sont
31:31islamophobes
31:32Didier Le Maire
31:34Moi ce qui me frappe
31:35ce sont dans ces ricanements
31:37c'est qu'on les retrouve
31:38dans nos services publics
31:40ces ricanements
31:40nous avons
31:41des médias publics
31:43aujourd'hui
31:44dans lesquels
31:44vous avez des amuseurs
31:46qui se comportent
31:48de la même façon
31:49avec une même indignité
31:51vis-à-vis de Samuel Paty
31:53C'est proprement indigne
31:55ce qui s'est passé
31:55déjà je me demande
31:56pourquoi ils sont accrédités
31:57au festival de Cannes
31:58ils rigolent sur la mort
31:59d'un professeur martyr
32:01qui a été décapité
32:03par l'islamisme
32:04Eric Tegner
32:05c'est ça qui les fait rire
32:06Je veux dire
32:06ils vont avoir
32:06leur accréditation
32:07l'année prochaine
32:08parce que ça
32:09ça ne dérange pas
32:10une bonne partie
32:10des personnes
32:11qui se rendent
32:12au festival de Cannes
32:13vous savez
32:13il y a un environnement
32:15aujourd'hui
32:15de toute façon
32:16qui est culturel
32:17qui est cinématographique
32:18où il faut accepter
32:20ce multiculturalisme
32:21et dans ce multiculturalisme
32:23ils vont considérer
32:23que ça
32:24c'est d'une certaine façon
32:25un excès
32:26qu'il faut bien
32:26le mettre de côté
32:27au nom du projet diversitaire
32:29parce que ce dont on parle
32:30depuis le début
32:31bien sûr
32:31c'est l'échec
32:32de l'éducation nationale
32:33etc
32:33mais c'est d'abord
32:34l'échec d'une politique
32:35également migratoire
32:36depuis 40 ou 50 ans
32:37parce que l'islamisme
32:39n'est pas né
32:39dans les prairies normandes
32:40et donc
32:41c'est-à-dire que
32:42commencer à questionner cela
32:43c'est questionner l'ensemble
32:44et c'est la raison
32:45pour laquelle
32:46à chaque fois
32:47la France
32:47globalement
32:48dans ses élites
32:49ne se réveille pas
32:50suite à ces drames
32:50et qu'au contraire
32:51c'est encore pire
32:52depuis Charlie Hebdo
32:53c'est encore pire
32:54depuis Samuel Paty
32:55c'est encore pire
32:55depuis Dominique Bernard
32:56parce qu'on ne cesse
32:57d'aller de renoncement
32:58en renoncement
32:59Le mot de la fin avec vous
33:00Eva Garland
33:00sur ces ricanements
33:02après
33:03c'est d'ailleurs pour ça
33:04qu'on a fait aussi
33:04ce long format
33:05qu'on s'est intéressé
33:06au professeur Martyr
33:07c'est suite à ce film
33:09essentiel
33:09qui est sorti
33:10la semaine dernière
33:11sur Samuel Paty
33:12et ça fait rire
33:12l'extrême gauche
33:13parce que ce sont
33:14des militants d'extrême gauche
33:15qui appellent à voter
33:16Jean-Luc Mélenchon
33:17donc tout est lié
33:18Ce qui m'a frappée
33:19dans ce discours
33:20venant de l'extrême gauche
33:22c'est qu'il parle
33:22de stigmatisation
33:23et notamment
33:24le monsieur
33:25qu'on entendait parler
33:26est outré
33:27parce que
33:27dans le film
33:28on entend le terroriste
33:30crier à la Ouagbar
33:30avant de frapper
33:31Samuel Paty
33:32C'est la réalité
33:32Alors dans ce cas-là
33:33c'est la réalité
33:34qui est stigmatisante
33:34voilà c'est tout
33:35et oui ce film
33:36je l'ai vu
33:37et je pense qu'en fait
33:38c'est quasiment
33:39un devoir de citoyen
33:40de se rappeler
33:41ces événements
33:43dans leur précision
33:45dans leurs détails
33:45parce que
33:47il faut se confronter
33:49à ce qui est arrivé
33:50à Samuel Paty
33:50je pense que c'est
33:51vraiment important
33:52de le voir
33:53moi ça m'a vraiment
33:54beaucoup touchée
33:56forcément en tant qu'enseignant
33:57je pense qu'on est
33:59voilà
34:00Oui on se transpose
34:01quelque part
34:02Oui forcément
34:02on se met à sa place
34:03et je trouve que
34:04l'acteur
34:05j'ai enfin eu l'impression
34:07en plus de voir
34:08un prof tout simple
34:09au cinéma
34:09comme on en voit
34:11dans les salles des profs
34:12ce qui est assez rare
34:12parce que le cinéma
34:13a vraiment du mal
34:14à représenter
34:14l'éducation nationale
34:15je trouve
34:17et voilà
34:18il faut maintenant
34:19se confronter
34:19à cette réalité
34:20au double problème
34:22que vous rappeliez
34:23tout à l'heure
34:23c'est-à-dire
34:23la racine du mal
34:24le renoncement
34:25à la transmission
34:26à l'exigence
34:27qui fait que
34:27ça n'a plus sens
34:28d'être en classe
34:29et tout à fait
34:30cette politique migratoire
34:32qu'il faut
34:33on ne peut pas parler
34:34d'éducation nationale
34:35maintenant
34:35sans poser cette question-là
34:37parce qu'en fait
34:37à tous les niveaux
34:39que ce soit
34:39la baisse du niveau
34:40chez les enfants
34:41qui ne maîtrisent pas
34:42le français dans leur famille
34:43les problèmes
34:44d'islamisation
34:45et les problèmes
34:46de violence
34:47tout cela est lié
34:48malheureusement
34:49aussi à cette question
34:50à cette question migratoire
34:51Nicolas Pauvre-Monti
34:52disait qu'un élève
34:53sur cinq de CM1
34:54parlait une langue étrangère
34:55à la maison
34:56merci à tous
34:57merci à tous
34:57d'avoir été
34:57à tous les cinq
34:58d'avoir été là
34:59pour le débrief
35:00de ce long format
35:00professeur
35:01les nouveaux martyrs
35:02de la république
35:03tout de suite
35:03Olivier Ben Kimoun
35:04pour le meilleur de l'info
35:05merci aux équipes
35:06de Guillaume Janton
35:07qui ont produit
35:08ce documentaire
35:09on se trouve demain
35:09à 11h
35:10avec Eric Tegner
35:11pour 100% Frontières
35:12très belle soirée
35:12avec Olivier
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