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  • il y a 20 heures
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01:52A la dépêche, les drames s'accumulent.
01:54Un camion de livraison a été à nouveau incendié
01:56et cette fois-ci, il y a eu deux morts
01:58dont on a employé un covalique justement.
02:01Pour la police, le coupable serait un vigile
02:03mais pour tous au journal,
02:05il devient évident qu'on cherche à l'écouler.
02:07La vie privée de Florence ne lui procure guère plus de joie
02:10car maintenant, Alexandra parle de retourner aux Etats-Unis.
02:13Bien sûr, il lui reste balestra
02:15mais comment pourrait-elle se reposer
02:16sur un homme aussi imprévisible ?
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02:23Musique
02:23Et là,
02:25je vous fais une exception
02:26parce que, en principe...
02:28Je sais, petit, comment va ton père ?
02:30Ça va, ça va bien, M. Soultz.
02:32Ça va bien.
02:33Dis-lui que je passerai le voir la semaine prochaine.
02:35Je lui dirai, M. Soultz.
02:37Vous verrez.
02:38Ça va lui faire plaisir.
02:39Vous voulez que je vous ouvre ?
02:40C'est pas la peine.
02:41Je vais lui parler à travers.
02:43Tiens, trouve-moi plutôt une chaise, si tu veux bien.
02:48Comment ça va, Couillon ?
02:49Combien de temps ils vont me garder, patron ?
02:51T'énerve pas, t'énerve pas.
02:53Merci, petit.
02:57Va te chercher le tabouret là-bas et assieds-toi.
03:04J'en peux plus, patron.
03:06T'as tué un type, mon gars.
03:08Ça va pas aller tout seul, tu sais.
03:10Mais je l'ai pas tué.
03:11Il s'est...
03:14Il s'est...
03:14Il s'est...
03:16Les flics te croient pas, et moi non plus.
03:19Mais c'est pas la question, tu me suis.
03:22Il faut pas que tu bouges d'un millimètre sur ce que t'as dit.
03:25Si tu changes, t'es cuit.
03:27Nous, on va te faire la légitime défense.
03:29T'auras un bon avocat, je m'en charge.
03:34Combien qu'ils vont me coller ?
03:35Tu devras faire quelques mois de préventif, ça c'est obligé.
03:39Tu sortiras après le procès.
03:40Et t'auras un boulot tout de suite.
03:42Pas ici.
03:44T'as fait assez de conneries dans le coin, compris ?
03:45Mais où alors ?
03:47Ici, j'ai tous mes potes.
03:48Et une nana.
03:50Demande pas le beurre et l'argent du beurre, tu veux.
03:52T'es pas en position.
03:56Patron, pourquoi vous faites tout ça pour moi ?
03:58Si on te le demande, tu diras que ça t'est sorti de l'esprit, tu vois.
04:03Tiens.
04:05Prends ça, t'en auras besoin.
04:11Et n'oublie pas, t'as raconté une belle histoire.
04:14Et en plus, elle est vraie.
04:15C'est clair.
04:18Limpide, patron.
04:20Allez, salut, petit.
04:20Merci.
04:32C'est parti.
05:06Je relève les plaques des bagnoles ?
05:07Oui, toutes.
05:28T'as vu Nicolas l'entrée ?
05:30Oui, les autres.
05:33Toi, t'as vu les cousins ?
05:35Tu me les achètes, il n'y a rien sur mes cheminées.
06:22Un homme de cette ville, un homme de cette famille, est mort par le feu.
06:32Le feu est dans les entrailles de la terre.
06:35Il est aussi entre les mains de Dieu.
06:39Mais le feu n'est pas fait pour tuer, il est fait pour réchauffer le cœur des hommes.
06:46Ceux qui s'en servent afin de nuire connaîtront à leur tour les feux de l'enfer.
06:55Pourtant, la vengeance n'est pas de ce monde.
06:59Quelle que soit l'amertume et la douleur, c'est adieu.
07:03Oui, c'est l'amertume.
07:04De pas que le bière qui coupe le pop.
07:06Merci, mon père.
07:08Eh bien, t'as perdu.
07:15Oui ?
07:16Comment ça se passe ?
07:18Écoutez ça.
07:22C'est à vous que je parle, monsieur le maire.
07:24Oui.
07:25À vous.
07:27Il y a 30 ans, la famille Kovalich est venue s'installer dans votre région.
07:33On nous a humiliés, négligés, oubliés pendant 30 ans.
07:39Et pourtant, nous avons travaillé dans la nuit et dans la boue pour ceux de votre région.
07:46Et je crois que les gens de chez vous n'ont pas eu à se plaindre de nous.
07:50Enfin, du moins, je ne crois pas.
07:53Maintenant, on vient de me tuer un garçon.
07:55À quand le prochain, monsieur le maire ?
07:58Le prêtre vient nous dire que la vengeance n'est pas de ce monde.
08:02Peut-être qu'il a raison.
08:04Mais dans ce monde, il y a des réalités.
08:07Et moi, je dois en tenir compte parce que j'ai une grande famille, monsieur le maire.
08:12Et tous ces gens-là, ils mangent au moins une fois par jour, comme tout le monde.
08:15Alors, maintenant, j'ai dit, ça suffit.
08:18Vous n'avez pas voulu des Kovalich ?
08:20Eh bien, les Kovalich vous disent bonsoir.
08:23Nous allons quitter cette ville, tous ensemble, avec notre chagrin.
08:30Et dans votre cimetière, il y aura une tombe qui portera notre nom.
08:36Mais pas deux fois, monsieur le maire.
08:40Alors, on va tous partir.
08:44Mais ça ne nous dérange pas.
08:46On a l'habitude et puis la route ne nous fait pas peur, vous savez.
08:52Oui ?
08:52Enfin, c'est très bon tout ça.
08:54J'espère que vous me l'avez enregistré.
08:55Ben, je n'ai rien pour. Je ne suis pas équipé.
08:58Bon, vous me laissez écouter la suite.
09:02Simplement, je vais vous laisser 300 chômeurs.
09:06Oui, monsieur le maire.
09:08Ça aussi, il faut le dire.
09:09Il y a toujours un prix à payer, non ?
09:13Mais il fallait peut-être le savoir avant.
09:18Voilà, monsieur le maire.
09:19Alors, vous direz à tous ces gens que je suis navré, mais...
09:22Trop, c'est trop.
09:24Voilà ce que je voulais vous dire au nom de ce garçon.
09:29Et au nom de tous les miens.
09:32Et puis maintenant, ben...
09:36Ouais...
09:37Et puis maintenant, on y va. Allez.
09:41On a fait une connerie, hein ? On aurait dû y aller.
09:43Trop tard.
09:44En fait, je veux dire, ce que je regrette le plus là-dedans, c'est la tronche de Jérôme.
10:05Ça fait une heure qu'elle a tôt, monsieur.
10:07Armand !
10:07Tu me laisses me lire, mais toi, ça m'a juste pas le moment de voir ça.
10:10Ah, mais toi, le poignant, ça t'excite toujours, hein ?
10:12Bon, elle est là ?
10:13Oui, oui, monsieur.
10:13Au revoir ça, qu'est-ce qu'on lui a fait ?
10:14La fibrome gauche.
10:15Genre quoi ?
10:16Pamplemousse.
10:17Pamplemousse.
10:18Ah, bon. Bon, allez, on y va.
10:20Bonjour, chère petite madame.
10:24Alors, comment se porte notre cicatrice ?
10:26Mon mari en est très content, docteur.
10:29Bon, c'est parfait.
10:31Ma soeur Florence Berg, madame Petrolacci.
10:35Enchantée.
10:35Enchantée.
10:36Je suis abonnée à La Dépêche depuis mon mariage.
10:39C'était en 44.
10:42Eh bien, dites-moi, vous avez de la constance.
10:44Oh, mais je n'y connais.
10:46Les petites annonces.
10:47Je trouve ça bouleversant.
10:49Vous avez bien raison, le reste n'a aucun intérêt.
10:51Asseyez-vous.
10:52Pardon.
10:53Dites-moi, qu'est-ce que c'est que ces bêtises qu'on me raconte, là ?
10:56Vous êtes venue vous faire opérer avec vos bijoux ?
10:58Voilà, il va me gronder, j'en étais sûre.
11:00Mais bien sûr, mais enfin, écoute, quelle imprudence.
11:03Où voulez-vous que je les mette ? Je dors avec depuis que j'ai 20 ans et ma mère
11:06en faisait autant avant moi.
11:08Ah, elle a dû avoir beaucoup de pain.
11:09Qui ça ?
11:10Eh bien, la main de notre mère.
11:12Oui, oui, peut-être.
11:14Mais vous savez, il y a 30 ans qu'elle est morte.
11:18Ah, je crois bien.
11:19Je crois bien que c'était ici, d'ailleurs.
11:21Un dimanche de Pâques.
11:23Non.
11:24Mon Dieu, mais qu'est-ce qui s'est passé ?
11:25Je n'ai jamais vraiment su. Je crois que tout le monde était à la messe.
11:32Ah !
11:33Après ça, ne me dites pas que je suis superstitieuse.
11:37Mais ne riez pas, mais ne riez pas. Je suis très ennuyée. C'est vrai, c'est lamentable. C'est
11:43le mot, non ?
11:44Écoute, Armand, sois gentille. J'ai l'impression que Mme Petron, là-dessus, a des choses à te dire, mais
11:47enfin, tu l'empêches de parler.
11:48C'est vrai. C'est vrai. Je ne sais pas si on vous a encore dit.
11:53Quoi ?
11:54Je vous ai fait livrer un coffre-fort.
11:59Un vrai ?
12:01Non, non, non. Vous plaisantez.
12:03Pas du tout. Mon mari les fabrique. Ils ont beaucoup de succès, vous savez.
12:07Non, mais enfin, écoutez, je ne comprends pas. Vous ne me dites pas que vous êtes en train de penser
12:12à revenir ici ?
12:12Oh, sûrement pas. Mais j'ai plein d'amis en ville qui attachent beaucoup d'importance à leurs bijoux.
12:19Des maniètes.
12:21Vous êtes en train de me dire que vous n'attachez aucune importance aux vôtres.
12:23Oh, vous savez, ces choses-là, ça va, ça vient. Il faut toujours que quelqu'un en profite. C'est
12:28l'essentiel.
12:29Vous savez quoi ?
12:30Eh bien, je vais aller casser une bouteille de champagne sur ce coffre-fort tout neuf.
12:33Pas de gâchis, mon petit. Ça coûte cher, le champagne. Et puis, je ne suis pas sûre que le coffre
12:38résisterait.
12:41Promettez-moi plutôt de faire ce qu'il faut pour que je revoie mes bijoux.
12:44Entendu.
12:45J'y tiens, figurez-vous. Chère madame, je suis ravie de vous avoir connue.
12:50Mais moi de même.
12:52Au revoir, docteur.
12:53Au revoir, au revoir.
12:58Vous faites une fameuse paire, tous les deux, hein ?
13:05Ah, ces vieilles connes.
13:07Je t'en prie, parle pas comme ça, tu veux.
13:15Fernandez, portez-moi des whisky, s'il vous plaît. Merci.
13:19Merci.
13:35J'ai des emmerdes à Paris.
13:39Ça veut dire quoi, ça ?
13:42Ça veut dire que j'ai des amis qui me laissent tomber.
13:47Et puis des ennemis qui me font du grec.
13:49Et alors ? Tu vas suivre la pente ?
13:54Ça penche pas. Pour l'instant.
13:57Pour l'instant. Et après ?
14:00Florence, tu me les casses.
14:01Oh, élégant.
14:04Tu joues à quoi, Armand ?
14:06Moi, je...
14:07Tu te souviens de ce que disait Antonin quand on était môme ?
14:09Parlez pas à Florence, elle cafte.
14:17J'ai dû donner un mouchoir à madame Petrolat-Chine.
14:20Ah bon, pourquoi ?
14:21Elle rimelle, tout ça, ça foutait le camp de partout.
14:31Est-ce que j'ai à cafter maintenant ?
14:34Non.
14:38Bon, tu me réponds ou je le fais à ta place ?
14:43Je te réponds pas et tu fermes ta gueule.
14:45Oh.
15:09Maintenant, tu la fous par la fenêtre.
15:23Alors ?
15:26Alors ?
15:27Alors ?
15:28Ah ben, il faut que j'aille la chercher.
15:30Salut, Flo.
15:32Dis-moi !
15:35T'as des problèmes de veste ?
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33:02vous voulez dire tout de suite et voilà l'américain alors t'es pas venu manger avec nous
33:36aujourd'hui pas eu le temps j'en avais comme ça l'an dernier et c'est fou ce qu
33:40'elles font mal aux
33:44pieds les femmes sont trop jolies chez vous tu s'occupes du petit au moins je crois pas qu'il
33:48ait besoin qu'on s'occupe de lui tu vois je te l'avais dit non pas de solidarité mais
33:53si ils
33:53en ont elle n'inquiète pas va pas te manger elle n'aime pas tant qu'ils n'ont pas
33:58fait
33:58leur service militaire alors vous me quittez tiens bien ici toi je vous vois tous là devant moi plein
34:07de bonne humeur et je m'en réjouis mais n'oubliez pas que nous avons perdu un garçon et qu
34:14'il y a
34:14deux petits qui vont grandir tout seul enfin on a l'habitude dans la famille 1 il ne me rend
34:20pas
34:20de faim fais moi confiance j'y laisse bien j'ai à te parler
34:42tiens fais toi une pute et oublie pas de pisser après
34:50de faim fais toi une pute et je me dis pas qu'il y a à je vais
35:15Oui, il y a de la haute affaire !
35:19Qui va piano va sano et va lontan.
35:22Allez, ciao !
35:27Mon Dieu, qu'est-ce qu'ils vont penser, les voisins ?
35:35Te fais pas de soucis pour les voisins, ils en verront d'autres.
35:47Vous mettez ça à la une, en bas, ok ?
35:49Je vous fais porter une photo d'elle tout de suite.
35:55Maryse ?
35:57Maryse ?
35:58Venez dans mon bureau, j'ai quelque chose d'urgent à vous remettre.
36:17C'est Catherine ?
36:18Oui.
36:20Elle est ancienne, mais ça ira.
36:22Maryse,
36:23Maryse, portez tout de suite cette photo à l'imprimerie.
36:27Qu'est-ce qu'il se passe ?
36:28On a essayé de la buter.
36:30Et pourquoi ? Qui ça ?
36:33Et comment elle va ?
36:34Ça va.
36:37Il s'en passe des drôles de choses dans cette ville, hein, cousin ?
36:40Tu trouves pas ?
36:40Si tu le dis.
36:43Je suppose que t'es venu changer les dollars ?
36:46Ma foi, s'il te reste...
36:49S'il te reste un peu d'argent...
36:50T'as même pas eu besoin de jouer du saxo, hein ?
37:35T'as même a quoi ?
37:45Je veux savoir d'où vient ce fric.
37:48Mais j'y arriverai, crois-moi.
37:49Et si j'y arrive pas, les flics y arriveront.
37:51Les flics, mais ça va pas, t'es barjot ?
37:53Je sais, je sais.
37:54Les Koválics n'ont jamais eu affaire aux flics.
37:57Eh bien, ce sera une grande première, à moins que tu me le dises toi-même.
38:04Tu sais...
38:06J'en sais pas plus que toi.
38:12Tu me prends pour un con, quoi.
38:18Alors, qu'est-ce que tu sais ?
38:19C'est toi, le flic, un salaud !
38:20Alors, où t'as trouvé le premier billet ? Je t'écoute.
38:22C'est dans quoi on s'embarque, là ?
38:23Oh, t'as des scrupules ?
38:24Je veux pas qu'on foutre l'angle dans la merde.
38:26Tu crois le ceinturon ? Allez, plonge, vas-y.
38:28Il y avait des sangles dans la grange.
38:30Ils étaient comment ?
38:31Des grands sacs de marins, en toile, ils étaient canenassés.
38:34Quand ?
38:35Il y a un mois.
38:36Comment tu les as trouvés ?
38:38C'est là que je prends mon sac, alors, à cause du vieux.
38:41Ah oui, je comprends.
38:42Comment tu les as ouverts ?
38:43Hein ?
38:44Comment tu les as ouverts ?
38:45Avec un fil de fer par le trou, en haut du sac.
38:48Et qu'est-ce que t'as sorti ?
38:50Un billet.
38:51Un seul ?
38:52Oui, il y a Zoé qui s'est pointé.
38:56En moins, il n'y avait plus de sac.
38:57Oui, ils sont partis.
38:59Sachez pas, je te jure.
39:00Combien ?
39:01Deux.
39:01Lourd ?
39:02Assez.
39:07Ok, Teddy, je ne t'ai pas questionné et tu ne m'as rien dit.
39:09Ça vaudrait mieux, hein ?
39:15Teddy, tu me préviens s'il y a d'autres sacs qui se pointent, compris ?
39:18D'accord.
39:28Oui ?
39:37Tu t'allonges par terre pour fumer, maintenant ?
39:42Tu en étais à quelle page ?
39:44Je le connais par cœur, tu sais.
39:47Peux-tu me dire une fois pour toutes pourquoi tu m'empêches de le lire ?
39:52Après tout, il est question de moi, là-dedans, non ?
39:54Puisque quand même le père de ma fille qui l'a écrit, ça me paraît être une raison suffisante.
39:59Qu'est-ce qu'il te faut de plus ?
40:02Peut-être que tu m'expliques.
40:05Quoi ?
40:06Qu'est-ce qui ne te paraît pas clair ?
40:10Pourquoi as-tu témoigné contre lui ?
40:11On a déjà parlé de ça, Alexandra.
40:14Pas vraiment, je trouve.
40:18Ah.
40:20À propos du courage qu'il cherchait dans l'alcool pour te tuer.
40:24C'est bien ce que tu as dit, non ?
40:26Oui, alors ?
40:28Et alors pourquoi il voulait te tuer ? Qu'est-ce que tu lui avais fait ?
40:35À ton avis, qu'est-ce qu'une fille de 24 ans peut faire à un homme de 47 ?
40:42Quand il y a une enfant de 5 ans au milieu et qu'on ne sait jamais si on va
40:46se réveiller vivante.
40:48Tu vois, tu détournes les mots.
40:52Ton père a essayé de me tuer parce que j'étais une bergue.
40:56Il n'a jamais accepté ça, les bergues, la tribu.
41:02Lui, c'était un Irlandais, orphelin, donc seul dans la vie.
41:08Nous, on était 40.
41:10Il n'a jamais compris.
41:13Mais tuer ?
41:15Ou tuer vraiment ?
41:18Il a essayé, tu sais.
41:20Qui ?
41:21Toi.
41:23Je ne te crois pas.
41:26Je ne te demande pas de me croire.
41:31Tu sais, il y a des âmes qui ont constamment besoin de détruire.
41:38J'ai payé pour savoir que c'était les plus intéressants.
41:42Tu l'apprendras, toi aussi.
41:45Il n'y a pas de solution.
41:47À un moment donné, il faut partir.
41:49Alors, je suis partie.
41:53Et comme ça, tu n'es pas morte ?
41:54Non.
41:56Mais toi non plus.
41:58Mais lui, si.
41:59Oui.
42:00La petite Hartfield aussi.
42:08Et comment il a essayé de me tuer ?
42:13En te faisant boire un whisky pur quand tu avais 5 ans.
42:16Ça ne m'étonne pas que j'aime tellement ça.
42:21Bon, c'est tout ?
42:23Non.
42:24Ça m'ennuie que tu fasses d'amener ce type sous mon toit.
42:27T'as peur qu'il parte avec les bijoux ?
42:32Non.
42:34J'ai simplement peur qu'il parte avec toi.
42:36Et alors ?
42:38Il n'est pas assez propre sur lui ?
42:45Et ton vieux pédé, tu crois que ça me fait rire par hasard ?
42:55Il ne boit pas, lui.
43:21Et voilà.
43:28J'ai cette idée.
43:58Sous-titrage MFP.
44:2719 novembre 1964.
44:30Une fois de plus, ce soir, Florence est sortie sans me dire où elle allait.
44:34Mais je le sais. Et elle sait que je le sais.
44:38Toujours cette bande d'homosexuels à qui elle donne de l'argent.
44:41Et ça aussi, elle sait que je le sais.
44:44C'est sa manière à elle d'éviter d'aller au lit, avec eux comme avec moi.
44:48Mais pas de fric pour moi.
44:50Il paraît que je suis assez grand pour en trouver tout seul.
44:53Il est dix heures du soir.
44:55Le lit est vide.
44:56Je n'ai pas envie d'écrire.
44:58Et la petite dort.
45:00J'ai l'impression que la maison va glisser vers la mer.
45:03Et que demain, personne ne s'apercevra qu'elle est partie.
45:08Son putain de frère n'aura plus rien au bout du fil, c'est déjà ça.
45:11Mais il la trouvera.
45:12N'importe où.
45:14Ils n'ont pas besoin de se chercher.
45:16Ils savent toujours où est l'autre.
45:18Et ils le sauront.
45:19Même quand il n'y aura plus personne sur la terre.
45:22Sauf que lui n'a pas de fille qui dort.
45:52Vous êtes là, vous.
45:53Je ne vous ai pas oublié, mais je suis très occupé.
45:55Venez avec moi.
45:59Essayez-vous.
46:02Bon, dis donc, il faudrait arrêter un peu vos conneries.
46:04Et dire à votre oncle de se calmer.
46:06Qu'est-ce qui se passe ?
46:07Qu'est-ce qui se passe ?
46:08Il se passe que chez vous, on tire des coups de feu.
46:10Et que ça n'a rien à voir avec des coups de carbine à plomb, si vous voyez ce que
46:12je veux dire.
46:14Alors les gens dans le voisinage commencent à râler.
46:16Et puis l'autre matin, il n'a rien trouvé de mieux, votre oncle,
46:18que d'aller balancer un pavé dans la vitrine de chez Schultz.
46:20Et en partant, il a laissé 100 sacs sur le trottoir, comme ça, devant tout le monde.
46:23Vous êtes sûr, en francs ?
46:25Oui, en francs, bien sûr, en francs, pas en dollars.
46:27Ah, vraiment, un autre jour, il nous a dit qu'il avait l'intention de quitter la ville,
46:30mais croyez-moi, qu'il le fasse, qu'il le fasse !
46:32Et les 300 chômeurs, eh bien, on s'en démerdera.
46:34D'accord, je comprends, mais pourquoi me convoquer ?
46:36C'est à lui qu'il faut le dire.
46:37Pourquoi ? Ah, ben, parce que moi, je n'ai pas envie de le voir débarquer ici, hein.
46:41Le type-là, on sait quand il arrive, on ne sait jamais quand il repart.
46:44Ah, ben, tiens, il y a un autre truc dont je voudrais vous parler.
46:47Le type, là, vous savez, celui qui a tué votre cousin ?
46:50Oui.
46:51Oui, c'est pas clair du tout, cette affaire-là.
46:53Il nous a raconté que c'était pas lui qui avait mis le feu au camion.
46:56Ah, ah.
46:57Oui.
46:58Seulement, voilà, nous, on a découvert qu'il y a un an, il a travaillé dans une ferme.
47:01À une quarantaine de kilomètres d'ici.
47:03Alors ?
47:04Et alors ?
47:05Eh bien, la grange a brûlé, avec toute la réserve de foin pour l'hiver.
47:10Ça devait être chouette à voir, non ?
47:12Ah oui, ça a très chouette à voir, oui.
47:14Seulement, le lendemain matin, le fermier s'est pendu.
47:16Et on n'a rien pu prouver.
47:19Mais pourquoi vous me dites ça ?
47:21Pourquoi je vous dis ça ?
47:22Pour que vous le racontiez à votre oncle.
47:24Il comprenne que c'est pas un coup monté.
47:25Qu'est-ce qu'il plaît, c'est un demeuré, un irresponsable, un vrai pyromane, un fou.
47:29Vous comprenez ?
47:30Alors qu'il se mette bien ça dans le crâne.
47:31Et qu'il arrête de me faire chier.
47:34Parce qu'on ne peut pas monter un coup en s'appuyant sur un taré ?
47:37Écoutez, Kovalika, vous n'allez pas vous y mettre aussi, hein.
47:39Je vous ai déjà dit...
47:40C'est vous qui me faites chier.
47:41Vous m'avez bien dit que c'était pas clair, ou alors j'ai rêvé ?
47:43Si vous saviez tout ce que je peux dire en une journée.
47:46Enfin, chacun son métier, hein.
47:48Vous êtes d'accord ?
47:49En tout cas, parlez à votre oncle et qu'il se calme, hein.
47:51Allez, je vous retiens pas.
47:56Qu'est-ce que je lui dis à propos de ma cousine Catherine ?
47:59Oui, ben, qu'il lui envoie des fleurs.
48:00Elle changera.
48:02Qu'est-ce que je lui demande à la roue ?
48:06Oui, tu vas pas.
48:06Non, c'est pas vrai.
48:31Je peux vous aider peut-être ?
48:33Dobrovich, Capriolic.
48:38Ce que vous voulez.
48:41Le fric, Capriolic.
48:50Mes sacs, les dollars, dans la grange.
48:54Je veux savoir d'où ça vient et où ça va.
49:00Vous pouvez m'aider, mon vieux.
49:03D'accord.
49:15Vous avez entendu ?
49:18Je veux tout savoir.
49:29Qu'est-ce que vous voulez ?
49:39Vous dites.
49:40Je vous en supplie pas ici.
49:44Non, mais...
49:45C'est impossible, ça...
49:47C'est impossible.
49:51Il n'y a pas de quoi s'affoler.
49:53Mais je veux savoir.
49:54Vous comprenez ?
49:55Et je déteste être pris pour un con.
49:59Votre on peut tuer.
50:04Je vois.
50:06Capriolic.
50:07À bientôt.
50:09C'est pas un con.

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