Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 heures
Transcription
00:00Musique
00:30Musique
01:00Musique
01:52Florence n'a rien dit des quelques soirées qu'elle a passées dans la maison d'un inconnu, Artus Balestra.
01:57Un scientifique renommé qui l'avait recueillie, épuisée au bord d'une route.
02:02Elle a réapparu comme elle avait disparu, sans donner aucune explication.
02:06Pendant son absence, les rapports des familles Berg et Kovalik se sont encore envenimés.
02:12Alexandra étant devenue la petite amie de Teddy, un neveu d'Albertas.
02:16Celui-ci, fou de rage, a cravaché la jeune fille en pleine figure.
02:25Oui ?
02:26Bernard Kovalik pour Florence Berg, je vous prie.
02:29Vous savez, il dort.
02:31Eh bien, réveillez-le.
02:33Bon.
02:34Un instant.
02:46Bernard ?
02:47Bernard, réveillez-vous.
02:50Hmm.
02:51Bernard, Florence Berg est en ligne.
02:54What ?
02:55Florence Berg est au bout du fil.
02:57Elle veut vous parler tout de suite.
02:59Oh, c'est une blague.
03:02Mais écoutez, réveillez-vous, hein.
03:05Elle attend.
03:25Allô, Bernard Kovalik.
03:26Bonjour, Florence Berg.
03:28Dites-moi, vous avez des rendez-vous ce matin ?
03:31Pas dans l'immédiat, pourquoi ?
03:33Écoutez, il fait un temps magnifique.
03:35Que diriez-vous d'une tasse de thé à la commanderie ?
03:38Du thé ?
03:38D'une tasse de thé ?
03:39J'aimerais vous parler, Kovalik.
03:42Disons, dans une demi-heure, ça va ?
03:45Oh.
03:46Il est quelle heure ?
03:48Une heure trop tard pour dormir.
03:50Une demi-heure.
03:51Ok ?
03:52À tout de suite.
03:59Combien on a tiré ?
04:0213 000 d'eux.
04:04Ah, 13 000 d'eux.
04:06Qu'est-ce que je voulais dire, moi ?
04:08On ne sait pas y aller, quand même.
04:10Où ça ?
04:11D'où elle sort, d'abord ?
04:13Je croyais qu'elle avait disparu.
04:15On ne peut pas y aller, Bernard.
04:24Tiens, va me chercher.
04:26Une bombe de flotte.
05:00Elle se prend pour qui ?
05:02Elle se fait avoir jusqu'au trognon et elle fout le camp.
05:05Et le lendemain, comme si de rien n'était incroyable.
05:08C'est incroyable.
05:10Pau moins une cravate.
05:12Ce qui me rend vert, c'est de vous voir comme ça.
05:15Cravate.
05:23Et quand le vieux vous a frappé, qu'est-ce qu'il a fait ?
05:26Il s'est laissé faire ?
05:28Ce sont des gens impossibles.
05:30Ils ne sont pas comme nous.
05:32Quelle bombe de sauvages.
05:33Ce n'est pas si simple, maman.
05:35Qu'est-ce qu'il y a ?
05:36Tu veux m'expliquer à moi, les covaliques ?
05:38Mais ma chérie, ça fait 30 ans que je les connais.
05:40Ton grand-père, le dimanche, leur donnait des pièces pour qu'ils achètent du savon.
05:43Et il n'avait qu'à dire merci, notre maître.
05:44En tout cas, laisse-moi te dire qu'à l'époque, il n'aurait pas osé me frapper.
05:54Qu'est-ce qu'il a, ce garçon ?
05:58Qu'est-ce que tu lui trouves ?
06:01Il est bon ?
06:08Tu ne veux pas me le dire ?
06:09Pas comme ça, en tout cas.
06:14C'est-à-dire ?
06:15On ne parle pas en ce moment, j'écoute tes questions.
06:27Et c'est lui qui arrive, tu le connais ?
06:29Tu parles.
06:31Il m'a sauté dessus le premier jour où on s'est trouvés ensemble, ou presque.
06:34Et alors ?
06:37Et alors, il a cru faire plus chic en me parlant anglais.
06:39Il voulait m'emmener bouffer des hamburgers, je ne sais où, et courir tôt le matin dans les bois.
06:44Selon lui, ça nous aurait fait connaître des choses que les ploucs du coin ignorent.
06:51Ensuite ?
06:52Il porte des caleçons à fleurs.
06:55Comment le sais-tu ?
06:56Oh, tu me fais dire des conneries !
07:06Il n'est pas si mal, pourtant.
07:13Parce qu'il a fait arvarde ?
07:15Mais ma chérie, puisque les covalides t'intéressent, autant s'adresser aux grosses peintures, tu ne crois pas ?
07:20Tu es impossible.
07:38Monsieur Kovalitsch.
07:46Bonjour.
07:47Bonjour.
07:48Vous voulez une tasse de thé ?
07:50Monsieur prendra son thé comment ?
07:52Pas de thé, un verre d'eau.
07:54Merci, Mathilde.
08:00Vous y êtes pris comme un manche, Kovalik.
08:03À quel sujet ?
08:04Oh, je vous en prie ! Pas ça, tout de même.
08:08Vous savez quoi ? Le tirage de la dépêche a encore grimpé ce matin.
08:12Vous ne trouvez pas ça divertissant ?
08:15Très heureux pour vous, madame.
08:17Hum, ce qui prouve bien que vous y êtes pris comme un manche, mon cher.
08:20Je vous assure que je n'y suis pour rien.
08:23Mais si, mais si.
08:25Seulement, c'est loupé, hein ?
08:27C'était quoi l'objectif ?
08:29Me faire craquer ? Hein ?
08:31Un bon petit scandale ?
08:32À la limite, un bon petit suicide ?
08:35Mais vous savez, Kovalik, la presse en a vu d'autres et le public aussi.
08:38Un clou chasse l'autre, on n'a même pas le temps de taper dessus.
08:42Malgré ça, vous avez tout de même mordu à l'hameçon.
08:45Je vous défends de dire ça.
08:47Je ne mords pas, moi.
08:49Ça, c'est votre oreillon, pas le mien.
08:51J'ai pris l'eau de la sauce.
08:53Vous avez bien fait, Mathieu.
08:56Voilà.
08:57Merci.
08:58Servez-vous.
09:14Un autre ?
09:15Non.
09:16Vous savez, Kovalik, tout ça n'a aucune importance.
09:21Et vous pourrez dire à votre ami Boulard que je le croyais un peu plus rodé que ça.
09:26C'est du travail d'enfant de cœur.
09:28M. Boulard, c'est ce qu'il fait sans aucun doute.
09:30C'est ce qu'on voit tous les jours, n'est-ce pas ?
09:34Mais dites-moi, est-ce que vous, vous savez ce que vous faites
09:37lorsque vous laissez un membre de votre famille tabasser ma fille ?
09:40Je suis désolé.
09:41Je vous jure que je n'y suis pour rien, madame.
09:44Et c'est pas possible.
09:45Vous n'y êtes jamais pour rien de rien, vous.
09:46Vous faites quoi de vos journées ?
09:50Mon oncle est resté vieux jeu.
09:52Je reconnais que ce sont là des façons d'un autre âge.
09:54Je vous prie d'accepter encore une fois mes excuses.
10:00Ne recommencez jamais, Kovallik.
10:02C'est un conseil.
10:04Vous pouvez compter sur moi, madame.
10:07J'y compte d'autant plus que, si j'ai bien compris, vous faites un peu partie de notre famille.
10:13Pardon ?
10:14Est-ce que mon imbécile de frère ne vous aurait pas cédé quelque part de la dépêche ?
10:18Bon, trois fois rien.
10:20Ouais, trois fois rien.
10:22Mais il est comme boulard, il sait ce qu'il fait.
10:25N'est-ce pas ?
10:26N'empêche que vous faites...
10:28Enfin, je dirais pas que vous avez un pied, mais...
10:30Mais un ongle dans notre grande famille.
10:33Vous verrez comme les conseils d'administration se passent bien.
10:37Tout le monde s'entend très bien.
10:38C'est tellement attendri, ça.
10:41Mais je ne comptais pas vous demander l'autorisation.
10:45Dommage.
10:47Pour des raisons qui doivent vous échapper, je pense que vous auriez fait un gendre très convenable.
10:55Un peu tard.
10:59Où est Teddy ?
11:04Oh, j'ai complètement oublié de vous dire, je l'ai amené avec moi.
11:07Il est dans la voiture.
11:07C'est alors que c'est la meilleure.
11:13C'est sans doute ce que vous appelez du timing.
11:19Je n'ai pas eu le temps de placer un mot.
11:21Vous êtes tellement occupé à placer toutes sortes d'autres choses, mon cher, qu'on n'ose pas vous interrompre.
11:30Sors de là.
11:31Mais gueule pas comme ça.
11:32Je gueulerai si je veux, je suis chez moi, je fais ce qui me plaît.
11:34J'ai une cheville foulée.
11:35Et alors, sors de là, je te dis.
11:37Mais pour faire quoi, merde ?
11:40Qu'est-ce que tu fous dans cette bagnole ?
11:42Je m'emmène chez lui.
11:42Chez lui, ça, c'est pas vrai.
11:44Et où est-ce que je vais d'après toi ?
11:45Il faudrait que je me fasse cogner tous les deux jours.
11:46T'as vu qu'il est sanglé, le vieux ?
11:48T'étais là, non ?
11:48Oh, mais qu'est-ce que t'as dans ton frotte ?
11:50Oh, ça va pas ?
11:51Tu vas y foutre un gnon à sa portière.
11:52Mais qu'est-ce que tu crois que j'en ai à foutre de sa portière et de tout son
11:55gros tas de ferraille ?
11:57Tu en es vraiment réduit à ça, Teddy.
12:04Écoute-moi une dernière fois.
12:05Descends de là, viens me parler, j'en ai besoin.
12:06Je veux pas foutre les pieds ici, c'est pas nouveau quand même.
12:08Ça fait dix fois qu'on parle de ça.
12:09T'es au courant, je supporte pas.
12:10Alors on va faire autrement, ça suffit.
12:15Qu'est-ce que tu fais là ?
12:17Arrête tes connards !
12:18Et je t'en ai.
12:22Eh bien, faites pas cette tête-là.
12:24Venez, je vais vous faire accompagner.
12:27Non, je préférerais un taxi.
12:30Comme vous voudrez.
12:38Il met toujours au moins un quart d'heure à arriver.
12:41Il va être trempé comme une souffle.
12:44J'aurais pu lui dire de rester à l'intérieur tout de même.
12:47Écoute, c'est lui qui a pas voulu alors.
12:48Je t'en prie Florence, assieds-toi cinq minutes.
12:50C'est très mauvais de manger debout.
12:52Mais non, j'ai pas le temps, j'ai peur.
12:56Où tu étais ?
12:57Oui, où tu étais ?
12:59Si vous croyez qu'elle va vous répondre...
13:01Mais bien sûr qu'elle le fera.
13:02Mais laissez-la tranquille cinq minutes.
13:04On a dit que t'étais morte.
13:05Morte ? Moi ?
13:06Mon pauvre chou.
13:08Est-ce que j'ai l'air d'une morte ?
13:09On s'est fait du souci, tu sais.
13:12Un jour, je vous raconterai.
13:14Mais c'est pas très intéressant.
13:15En tout cas, je peux vous dire une bonne chose.
13:17Je suis très contente d'être avec vous.
13:20Vous m'avez manqué.
13:23Voilà le taxi.
13:24Ah !
13:39Je sais pas qu'il y a rien ici.
13:40J'aime pas sa tranche.
13:42Ben, mangez.
13:43Allez-y.
13:55Eh bien, qu'est-ce qu'il se passe ?
13:58C'est une manif ?
14:02Madame ?
14:03Madame, on a tous eu très peur.
14:06Allons, voyons.
14:07C'est gentil, mais il fallait pas.
14:09Venez.
14:19Alors quoi ?
14:21Maman est partie, maman est revenue.
14:22Allez, tout le monde au travail.
14:24Allez.
14:41Bon, j'imagine que vous avez des questions.
14:43Ah oui, oui, mais comme vous savez lesquels, on vous écoute.
14:48J'ai eu beaucoup de mal à admettre le suicide de Quentin.
14:52J'y croyais pas.
14:53D'ailleurs, je vous rappelle que j'étais pas la seule.
14:55Enfin, parfois, il faut s'incliner.
14:57C'est ce que j'ai fait.
14:59Et cette histoire de faux ?
15:01Ça, Melchior, malheureusement, quand on ne peut rien prouver,
15:04les faux deviennent authentiques.
15:06C'est comme ça.
15:07Alors, il faudra admettre qu'on nous a mis la tête dans le potage.
15:09Ah non.
15:10Non, non, non, non, non.
15:11On n'admère rien du tout.
15:13Et croyez-moi, le doute subsistera.
15:17D'ailleurs, les gens ne nous ont pas lâché.
15:19Le tirage continue de monter et on n'a pas perdu un seul abonnement.
15:22Ça, c'est du concret.
15:23Oui, mais à condition de relancer, vous avez une idée ?
15:26Écoutez, on a trois jours devant nous, on va y penser.
15:29Et puis, puis, puis on va relancer.
15:31Non.
15:31Bref, j'en termine.
15:34Vous imaginez bien que derrière tout ça, il y avait du monde.
15:38Alors, j'ai voulu savoir.
15:39Ça m'a pris 48 heures.
15:41Maintenant, je sais.
15:43On a voulu nous faire couler.
15:45Et qui, d'après vous, cherche à couler un grand régional ?
15:48L'éternel boulard, c'est ça ?
15:51Ben voyons.
15:53Sauf que cette fois, il s'est planté.
15:55Ah, pas complètement.
15:56Ah si, complètement.
15:57Et on va le dire noir sur blanc.
15:59Sans nommer, bien entendu.
16:01Mais sans équivoque.
16:03Alors, il faudra aussi expliquer votre disparition.
16:09Je crois que parfois, il est bon de créer le suspense.
16:14À condition de réapparaître, bien évidemment.
16:17D'ailleurs, quelqu'un dans ce pays l'a prouvé bien avant moi
16:20et il n'a même pas pris la peine de s'expliquer.
16:22Non, voilà.
16:24Je voudrais qu'on s'occupe particulièrement de ces petits crétins de l'éveil.
16:27Parce que faites-moi confiance, ceux-là ne l'emporteront pas au paradis.
16:29Ça, on avait compris, Florence, mais vous avez quand même un frère là-bas.
16:35Tant pis pour lui, il n'avait qu'à rester avec nous.
16:37Non, non, c'est surtout l'autre auquel je fais allusion.
16:40C'est Kovallik.
16:43J'ai déjà commencé à ma façon.
16:45À vous de continuer le travail.
16:49Vous avez d'autres questions ?
16:52Pas pour le moment.
16:53Bon, alors très bien, tout le monde au travail.
17:08Il s'affiche carrément maintenant.
17:11Jalouse ?
17:12De quoi ?
17:13Je ne sais pas, tu fais des réflexions style petit personnel à carriate,
17:15alors je me demandais.
17:18Ils font ce qu'ils veulent.
17:20Pour ce que j'en ai à faire.
17:21Tu vas dire des conneries.
17:24Qu'est-ce que tu fais ce soir ?
17:28Ouais.
17:33T'empêches que tu n'es pas nette.
17:34Enfin, ça veut dire quoi, pas nette ?
17:37C'est quand le point est mal fait.
17:38Bon, alors faisons le point.
17:43Tu ne retires pas ton manteau ?
17:45Non, pas pour le moment.
17:49Qu'est-ce qui se passe à ce travers ?
17:51Tu veux me faire une scène ?
17:52Pas du tout.
17:54Tu me vois en train de te faire une scène ?
17:56Ça fait au moins 12 ans que ça ne me parait pas.
17:59Non, je voulais juste que tu retires ton manteau.
18:05J'ai rencontré un type.
18:08Le contenu, c'est encore un peu flou.
18:13J'ai eu très peur, tu sais.
18:17J'étais toute seule.
18:20Je croyais qu'on allait me tuer.
18:22J'ai cru, vraiment.
18:25Je pensais constamment à ce qu'aurait fait mon père à ma place.
18:32Jamais il ne m'a manqué à ce point.
18:37Et puis j'ai rencontré ce type tout à fait par hasard.
18:42Tu n'es pas obligé de t'expliquer, Florence.
18:43Si.
18:45Si, j'ai envie d'en parler.
18:47Ne serait-ce que...
18:51Je t'assure, j'ai envie d'en parler.
18:54Tu es bien la seule personne à qui je peux, non ?
18:57C'est si difficile que ça.
19:00Il faut croire.
19:04C'est-à-dire que je n'ai pas l'habitude, tu comprends ?
19:07L'habitude ?
19:08Oui, d'être...
19:11D'être prise en charge.
19:14D'être au chaud.
19:16Tu vois ?
19:18C'est quel genre ?
19:21Je ne sais pas exactement.
19:23Une sorte de savant.
19:25Il paraît...
19:26La petite cinquantaine.
19:28Il est calme.
19:30Attentif.
19:33Il m'a complètement prise en charge.
19:35Il s'est occupé de tout.
19:37En trois coups de téléphone, il avait tout réglé.
19:39Et l'idée de l'AFP, c'est lui.
19:41De toute façon, moi, je...
19:43Je ne savais plus où j'étais.
19:45Je ne voyais plus rien.
19:55C'est chouette, Travers.
19:59Chouette ?
20:00Oui.
20:02D'écouter tout ça.
20:05J'imagine que ce n'est pas...
20:07Mais si, mais si, ça l'est.
20:11Tu vas le revoir.
20:14Je ne sais pas.
20:17C'était, disons...
20:19Autre parenthèse.
20:22Ah !
20:23Ne te moque pas.
20:29Arrête de boire comme ça.
20:31Arrête de boire comme ça.
20:33Voilà ce que j'aime entendre.
20:36Est-ce que le gentil Travers n'a rien d'autre à entendre ?
20:40Quelle teigne.
20:41Je te regardais ce matin au journal, je me disais...
20:43Faut pas me regarder le matin.
20:46Je me disais, c'est pas possible.
20:47Mais qu'est-ce qu'il faut dans cette ville, celui-là ?
20:49Quoi ?
20:50Qu'est-ce qu'elle a, cette ville ? Tu ne l'aimes plus ?
20:52Non, mais...
20:54Tu mérites mieux que ça.
20:55Tu le sais.
20:57Mais il n'y a rien à faire, n'est-ce pas ?
21:00Mais si, mais si.
21:03Récondes-moi un peu ce que je vaux de plus.
21:05Enfin, ce n'est pas les solutions qui manquent, tout de même.
21:07Il suffirait simplement que...
21:08Écoute-moi, Florence Berg.
21:11Tu commences à me remplir une paire de bottes.
21:13Vu.
21:14Alors, tes chouettes Travers, arrête de boire comme ça Travers.
21:16Tu vaux mieux que ça Travers.
21:17Non, mais toi aussi, tu vas me faire ce numéro ?
21:21Qu'est-ce qui te prend ?
21:22Et si ça me plaît à moi de travailler pour un journal de ringard dans une ville de ringard ?
21:25Tu t'es demandé ça ?
21:28Merci pour le journal.
21:29Je pensais que...
21:30Mais arrête de dire que tu penses.
21:32Tu ne penses pas, c'est ça le problème.
21:33Tiens.
21:34Tu me parles comme un pot de fleurs.
21:35T'en fais autant avec ta fille et tu diriges ton canard comme une marchande de fringues.
21:40Qu'est-ce qui t'arrive ?
21:41Tu veux une augmentation, c'est ça ?
21:43Non, mais tu crois sérieusement que tu vas t'en tirer comme ça ?
21:45La parole d'un ministre de l'intérieur, on sait ce que ça vaut.
21:49Non, mais tu t'es entendu dire ça.
21:51En certaines circonstances, il vaut mieux créer le suspense.
21:54Non, mais tu t'es entendu dire ça ?
21:56Mais j'en étais malade pour toi.
21:57Pas les autres, en tout cas.
21:58Mais les autres, mais ils ne peuvent pas être malades s'ils sont morts depuis 30 ans.
22:02Non.
22:03Tu t'es fait avoir jusqu'à la moine.
22:05Et qu'est-ce que tu trouves à faire ?
22:0610 minutes de baratin et on passe l'éponge.
22:08Non, mais c'est ça le journalisme à la bergue.
22:11Mais ton père, il doit danser le foxtrot dans sa tombe, ma vieille.
22:16Ma vieille.
22:17Non, mais c'est pas vrai, mais qu'est-ce que je fous là, moi ?
22:19On se le demande.
22:20Oh, ne t'inquiète pas, tu ne te le demanderas pas longtemps, va ?
22:23Eh bien, bonne nuit, madame bergue.
22:24J'en parlerai à mon cheval.
22:52Sous-titrage Société Radio-Canada
23:06Sous-titrage Société Radio-Canada
23:38Sous-titrage Société Radio-Canada
23:51Qu'est-ce que tu fais là, toi ?
23:54Je réfléchissais.
23:57Dans le noir ?
23:59Oui, je ne m'en suis pas aperçu.
24:02Qu'est-ce que tu as, Gilbert ?
24:05Je m'ennuie, alors je deviens emmerdant, même pour moi.
24:09Quoi d'autre ?
24:12Ton journal aussi devient emmerdant.
24:20Décidément, c'est ma soirée.
24:22Hum, doucement.
24:23C'est un Calenségur 62 et il n'y en a plus que quelques bouteilles.
24:31Qu'est-ce qu'il a, mon journal ?
24:34Il singe les journaux de Paris et on ne veut pas de ça ici.
24:38J'en parlais tout à l'heure avec Mathilde.
24:40Et tu sais si elle t'aime bien.
24:42Mais elle ne s'y retrouve plus, la pauvre.
24:44Et elle ne doit pas être la seule.
24:46Je ne sais pas, elle me plaint du tirage.
24:49Tu vois, les gens de chez nous...
24:51Les gens de chez nous, mais t'es pas d'ici, toi.
24:54Enfin, les gens de chez nous, c'était une rubrique que ton père avait inventée.
24:57Oui, vers 70.
24:59Chaque semaine, on faisait le portrait d'une famille.
25:02N'importe qui, mais toujours des gens du coin.
25:06On montrait comment ils vivaient, de quoi ils vivaient,
25:09leurs difficultés d'être, leurs problèmes.
25:12On montrait les photos du petit dernier,
25:15maman en train d'étendre le linge,
25:17les photos du père au boulot.
25:19Je me souviens très, très bien.
25:22Je me rappelle même qu'il y avait beaucoup de procès.
25:25Oui, oui, il y avait beaucoup de procès,
25:26mais les gens se battaient pour être choisis.
25:31Mais les gens de chez nous, c'était...
25:33C'était un truc en or.
25:34Je ne comprends pas que vous ayez abandonné ça.
25:37Ils découpaient les journaux,
25:39les collaient dans des cadres et les flanquaient au mur.
25:41Ça ne te dit rien ?
25:45Pourquoi tu me parles de ça ?
25:52Parce que je deviens aussi emmerdant que ton journal.
26:00Je vais me coucher.
26:03Qu'est-ce que j'ai fait ?
26:04Fini ton vin ?
26:05Non, non.
26:09Laurence.
26:10Quoi ?
26:13Sois gentil.
26:15Éteins.
26:30En cinq minutes, elle est endormie.
26:34Viens.
26:56Enlève tes pompes.
26:57Ça ne va pas, non ?
26:58Enlève tes pompes, je te dis, sinon tu ne montes pas.
27:15Et où on va ?
27:16Ne t'occupe pas.
27:19Je vais te montrer un truc.
27:19Je vais te montrer un truc.
27:23Merci.
27:27Merci.
27:34Merci.
27:38Merci.
27:40Merci.
27:41Merci.
27:43Merci.
27:58C'est qui ?
28:00Ma grand-mère, il y a 50 ans de ça.
28:02C'était une actrice.
28:04Tu n'as jamais entendu parler d'elle ?
28:07Ça se peut.
28:07Tu sais, moi, les films muets.
28:09Ce n'est pas un film muet, idiot.
28:11J'ai enlevé le son exprès pour ne pas réveiller ma mère.
28:13Tiens, écoute.
28:17Lucienne.
28:211100 kilos.
28:22Alors, si vous m'aimez, couchez-vous devant.
28:24L'amour résiste à tout, n'est-ce pas ?
28:26Vous me l'avez dit cent fois.
28:27Vous êtes folle, Lucienne.
28:29Ce qui vous a tourné la tête.
28:31Il l'aurait fait, et sans hésiter.
28:34Adieu, Edmond.
28:40C'est complètement con.
28:41Allô ?
29:03Charles ?
29:36Tu la trouves moche ?
29:38Je trouve qu'elle t'en ressemble.
29:39C'est tout ?
29:40Déjà pas mal.
29:43Tu sais ce que c'est, une star ?
29:44Eh bien, c'était une star, une vraie.
29:46Mais ça veut dire quoi, ça ?
29:48Elle donnait du caviar à ses caniches ?
29:53Viens.
29:54C'est pas trop tôt.
30:01Rencontrer les requins du showbiz ?
30:03Je suis même pas branché.
30:05Faudrait avoir des clous à la place des dents pour entrer là-dedans.
30:08Te rends pas compte, le cinoche, les enfants de coeur à côté de tout ça.
30:10Puis des mecs qui sont dans un minuit, il y en a 50 par département.
30:13Et encore, je compte pas les dom-toms.
30:14Et si t'es un bon ?
30:16Pour être bon, faut jouer au moins six heures par jour.
30:18Et où est-ce que je trouverais le temps, moi ?
30:20Qu'il faut jouer avec des bombes, sinon tu fais du sur place, c'est comme dans tout.
30:22Et alors ?
30:23Bah alors rien. Point final.
30:26C'est pas un truc possible, ça.
30:29T'inquiète pas, Valaterre va pas s'arrêter de tourner pour autant.
30:33Et tu acceptes tout ça ?
30:35Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
30:37Des pinceaux sablons ?
30:41Dis-moi, de quoi... de quoi tu as besoin ?
30:46Pour avoir une bande, une bonne, une 16 pistes.
30:50Ça se trouve pas au coin de la rue.
30:51Et puis les mecs qui savent s'en servir non plus.
30:53Et si t'as la chance d'avoir tout ça, t'es pas au bout de la route.
30:56Au contraire, c'est même là que ça commence.
30:57Et pour la bande, ça fait quoi comme fric ?
31:01Une vraie maquette.
31:0340 000 minimum.
31:06T'as tout compris.
31:08Et ta famille ?
31:09Mais tu rigoles !
31:11Mon oncle, la chevaille qui voit mon saxo, il le jette par la fenêtre.
31:13C'est du pavé en bas, tu vois ?
31:15Mais le saxo, t'as pu l'acheter malgré tout.
31:17Le sac, je l'ai tiré dans un magasin qu'elle était en train de cramer.
31:20Il y a deux ans à Toulon.
31:21Ça veut dire quoi, tirer ?
31:23Ça c'est pas pour toi.
31:30Je suis sûre que tu t'es tiré toutes les nanas du quartier.
31:32Ben voyons.
31:33Je fais des gens les 36 heures, moi.
31:43Voilà.
31:44Tu vas voir.
31:44Ça, c'est celle-là, là.
31:45Ça, la gauche, là, avec les brillants, et le petit truc bleu au milieu, là.
31:49Voilà.
31:50C'est ça qu'il lui faut.
31:51Non, tu trouves pas ? C'est ça qu'il lui faut.
31:52Voilà.
31:53C'est toi qui décides, mon oncle.
31:54Mais tu m'as pas répondu.
31:56Quoi ?
31:57À quoi j'ai pas répondu ?
31:58Les comptes.
31:59Bon, les comptes...
32:00Qu'est-ce qui t'a permis de fourrer ton nez là-dedans, à toi ?
32:03Je suis obligé, mon oncle.
32:04Sinon, je peux pas travailler.
32:05Ou alors, carrément la grosse.
32:08Tu vois, la grosse, là, avec le truc rouge au milieu, là.
32:11Eh ben, c'est celle-là qui lui fait.
32:14Hein ?
32:14Pauvre Zoé, elle aura 60 ans.
32:16Après-demain, elle l'a méritée.
32:17Tu trouves pas ?
32:18Elle le mérite ? Non, dis-le.
32:19Si tu le penses.
32:22Alors, ça t'intéresse pas, hein.
32:24J'ai essayé de faire un cadeau à ta tante, la pauvre.
32:27Elle aura 60 ans après-demain, elle a trimé toute sa vie.
32:30Et toi, tu t'en fous.
32:31Tu me parles des comptes.
32:32Mais qu'est-ce que tu as à la place du coeur ?
32:34Une calculette ?
32:35Ah, non.
32:36Bon, allez, on va essayer de marchander.
32:39On sait jamais.
32:41Bonjour, Alain.
32:43Qu'est-ce que je peux faire pour vous, M. Kovallik ?
32:45Eh bien, vous pourriez peut-être me donner une chaise,
32:47parce que je suis fatigué.
32:49J'ai eu très chaud, là.
32:50C'est comme un petit malaise.
32:52C'est beau, hein ?
32:53Oui.
32:53Voilà.
32:54Merci beaucoup.
32:55Mais un grand verre d'eau fraîche,
32:57ça ferait peut-être du bien ?
32:58Oui, un grand verre d'eau fraîche,
32:59ça, c'est une très bonne idée.
33:00Seulement, c'est avec un petit quelque chose de drôle,
33:02si vous avez vu.
33:03Je crois que j'ai eu le poids.
33:04C'est ça, merci.
33:09Bah, tu vas rester debout.
33:11Tu vas voir pour un moment, tu sais.
33:14Voilà.
33:19Où est Travers ?
33:20Aucune idée.
33:21Si, si, il est à Orléans.
33:23À Orléans ?
33:23Qu'est-ce qu'il fait à Orléans ?
33:24Je crois qu'il était allé voir un médecin.
33:27Un médecin ?
33:27Quel genre de médecin ?
33:28Un psychiatre ?
33:30Non, non, on a un second poste qui est mort à Gouget, crise cardiaque.
33:34Et c'est important parce qu'il couvre bien son coin.
33:37Ah bon ?
33:37Et qu'est-ce qu'il y a là-bas ?
33:39Bah, il y a un problème permanent avec le collège catholique,
33:41la municipalité communiste.
33:43Ah, bon, vous avez quelqu'un ?
33:45Bah non, personne voudrait y aller, c'est un trou.
33:47En plus, le logement est repris.
33:48Non, mais sincèrement, vous imaginez Travers, sale en poste à Gouget ?
33:51Il y aura un problème de salaire.
33:53Bon, quoi d'autre ?
33:55On est à court de papiers.
33:56Et comment ça se fait ?
33:57Bah, il y a une grève de camionneurs.
33:59Et les réserves ?
34:00Elles sont seulement pour trois jours, on a appelé Bordeaux, on espère s'en tirer.
34:04Bon, Melchior, on a une sur quoi ?
34:06Ah, il y a le choix, il y a la visite de Helmut Schmidt à la centrale de Chinon,
34:10ou alors la prise d'otage à la BNP de Montluçon.
34:13On peut même mettre les deux, mais il faudrait une photo pour séparer.
34:16On a ?
34:16Ah, mon amie ce Indré-Loire, mais elle n'est pas terrible.
34:22Qu'est-ce qu'il y a, c'est pas votre genre ?
34:24Elle est de la région.
34:25Ah, elle est de son seuil ?
34:26Bon, bah écoutez, vous trafiquez un petit peu la photo, puis à mon avis, ça fera l'affaire.
34:32Quoi d'autre ?
34:33Les suites de l'affaire ?
34:34Ah non, ça, on laisse tomber.
34:37Alors, monsieur Arthur Balestra est nobelisable, c'est officiel.
34:41Et bien voilà.
34:43Vous me faites un papier sur son travail, dans les détails.
34:46Vous êtes sûr que c'est officiel ?
34:47Ah, il a été contacté par Stockholm, ils font une enquête sur lui.
34:50Seulement, le prix est dans cinq mois, c'est peut-être un peu tôt, non ?
34:53Ah non, pas du tout. Il est de la région, je crois.
34:57Bon, et bien ça nous concerne tous. Quoi d'autre ?
35:00Oh, la routine.
35:03Bon, et bien moi je vais vous parler de quelque chose.
35:08Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais il y a quelques années, mon père avait inauguré une rubrique
35:13qui s'intitulait « Les gens de chez nous ». Vous vous souvenez ?
35:16Ah, on s'en souvient, oui.
35:18Qu'est-ce qu'il y a, Melchior ? Ça vous plaisait pas ?
35:20J'irais pas jusque là, mais on a été obligés d'arrêter assez vite.
35:23Et pourquoi ?
35:24On avait trop de procès.
35:25Ah, les gens n'étaient pas d'accord ?
35:27Ah, ils étaient d'accord avant.
35:28Et pas après ?
35:29Après, ils étaient surpris.
35:32Enfin, écoutez, vous ne m'enlèverez pas de l'idée qu'il y avait certainement autre chose.
35:35C'est pas deux ou trois procès, à l'époque, qui pouvaient déranger mon père, non ?
35:38Non, non, mais votre frère Jean-Jacques...
35:40Oh, oui, bon, alors, écoutez, ça c'est pas grave.
35:42Nous allons donc reprendre la rubrique « Les gens de chez nous ».
35:47Et nous allons commencer par les covaliques.
35:53Vraiment ?
35:54Absolument.
35:55Vous m'avez bien dit qu'il fallait relancer, Melchior.
35:57Eh bien, relançons.
35:57Je veux tout sur les covaliques.
36:01Mais, sagement et prudemment.
36:03C'est-à-dire, rien de plus que ce qu'on sait et qu'on connaît.
36:07Compris ?
36:08Je peux vous demander où ça nous mène ?
36:11Écoutez, les covaliques adorent l'ombre.
36:14Ce sont des gens qui ont toujours vécu cachés.
36:16Pas vus, pas pris, c'est leur truc, ils détestent la lumière.
36:19Eh bien, nous, on va leur mettre les projecteurs plein la face.
36:22Comme ça, le vieux va être cinglé.
36:23C'est tout ce que je demande.
36:26Qu'est-ce qu'il y a, Catherine ?
36:29Vous n'êtes pas contente ?
36:31Rien. On parle de mon père, j'écoute.
36:34Mais dites-moi, mon petit, vous avez choisi votre camp.
36:37Et ça ne date pas d'hier.
36:40Alors ?
36:42Alors, rien.
36:44Parfait.
36:45Donc, on va faire les choses proprement.
36:47Maintenant, vous allez tout me sortir sur les covaliques depuis les origines.
36:51C'est-à-dire, combien ils sont ?
36:53Qui est mort ?
36:54Où ils habitent ?
36:55Comment ils ont réussi à se faire leur trou chez nous ?
36:58On va parler de leurs entreprises de transport, de nettoyage, des ramassages d'ordures,
37:03des appartements qu'ils ont en ville.
37:05Je crois qu'ils en ont cinq ou six, d'ailleurs.
37:07Enfin, faites-moi confiance, il y a de quoi faire.
37:09Mais j'insiste sur une chose, je ne veux pas le moindre commentaire désobligeant.
37:15Il s'agit d'une famille bien de chez nous, qui a réussi et qui jouit de l'estime générale.
37:23Compris ?
37:24Et c'est là, là ?
37:26Ça, c'est beaucoup plus cher, Monsieur Kovalik.
37:28Ah bon ? Pourquoi ?
37:30Vous voyez, l'émonte est très pure.
37:33Elle est bordée de cinq pierres à un demi-carat lune.
37:36Ah bon ?
37:38Dis-donc, tu ne crois pas que c'est beaucoup pour la vieille, ça ?
37:42J'en sais rien.
37:45C'est très beau.
37:47C'est la plus belle pièce de la collection.
37:49Vous voyez, je n'ai rien de mieux à vous montrer.
37:52Mais alors, ça va chercher dans les combien, ce matin ?
37:5496 000.
37:55Quoi ?
37:56Dix briques pour trois petits morceaux de verre ?
37:58Normal.
38:01Bon, alors maintenant, sienne la paire, qu'est-ce qui se passe ?
38:04On est une assurance.
38:05Comment une assurance ?
38:06C'est encore du pognon, quoi.
38:12Il dit que c'est normal, mais c'est pas vrai, c'est parce que ça gêne, quoi.
38:15Ils sont drôles, ces jeunes, hein ?
38:16Mais c'est parce qu'il vous voit hésiter.
38:18Je suis sûre que lui n'hésiterait pas.
38:23Eh ben, puisque vous le dites, et puis après tout, elle a bien mérité la souris.
38:26Allez, hop, on emballe.
38:28Seulement, vous faites un petit paquet, hein ?
38:29Avec la petite ficelle dorée, vous savez ?
38:31Oui, certainement.
38:31Merci beaucoup.
38:34Il faut que je sois fada pour faire ça.
38:40Tu te promènes toujours avec ça ?
38:41Ah non, non, j'ai toujours 100 ou 200 enfants dans une autre poche.
38:44À cause des petits voyous.
38:46On sait jamais dans cette ville.
38:48Justement, si on parlait des comptes.
38:49Non.
38:50On parle pas de comptes aujourd'hui, c'est un jour de fête.
38:52Tu vois pas ?
38:55Ok, mais tôt ou tard, faudra en parler.
38:57Tu sais que je te dise ?
38:58Eh ben, c'est pas beau, les diplômes.
39:03Madame Lezel.
39:04Madame, Monsieur.
39:05Merci.
39:09L'oncle, si on allait voir le comptable, maintenant.
39:11Ah non.
39:11Non, j'ai un rendez-vous.
39:13Et puis, je peux pas t'emmener.
39:15Allez, au revoir.
39:35C'est bon.
39:36Salut, Aldo.
39:37Ouais, je sais.
39:38Je suis un peu en retard.
39:39C'est moi, j'ai fait les magasins et c'est samedi.
39:41Lili, donne-moi un café très sérieux.
39:43Avec trois sutres ?
39:44Ouais.
39:45Alors ?
39:46Ah ben, tout baigne, Monsieur Kovalik, tout baigne.
39:48On a juste fait une glissade dans un couloir militaire à cause d'un connard de contrôleur,
39:51mais je m'en suis rendu compte à temps.
39:53Et puis, les radars étaient occupés ailleurs, alors, sans ça, pas de problème.
39:56Tu es sûr ?
39:57Ah ben, on peut pas être sûr à 100%, Monsieur Kovalik, mais ça, vous le savez vous-même, hein.
40:00Ouais.
40:01Et à Villacoublet ?
40:02À Villacoublet, impeccable.
40:05Non, non, impeccable, ouais.
40:07Ouais.
40:08C'est que c'est pas donné, tout ça.
40:11C'est vous qui jugez, Monsieur Kovalik, hein.
40:14Merci.
40:22Tiens.
40:24Regarde.
40:25Tu vois la bonne femme, là-bas, avec les mots ?
40:27Vu, c'est qui ?
40:28Hunberg.
40:29La femme à Julien, hein, qui se donne dans le bois.
40:32Elle a pas l'air mal.
40:33Oh, regarde.
40:35On est en train de lui refuser un baptême de l'air.
40:37Ah, c'est plus l'heure.
40:39Elle a l'air déçue, cette dame.
40:43Dis-donc, je vais te demander un petit service.
40:46Je peux pas t'expliquer pourquoi, mais ça m'arrangerait.
40:50Plus ?
40:50Des heures sup ?
40:52Au prix où je te paye.
40:53Et puis, qu'est-ce que tu en as pour un petit quart d'heure ?
40:56Bon, d'accord.
40:57Et après ?
40:57Après, je t'expliquerai.
40:59Seulement, si tu sais t'y prendre, tu peux te faire une cliente.
41:01Tu me suis ?
41:02Bah, des fois, vous êtes un peu difficile à suivre, Monsieur Kovalik.
41:05Mais avec vous, on marche les yeux fermés.
41:07Dans le temps, c'était les bonnes femmes qui me disaient ça.
41:09Ah bon ?
41:09Alors, écoute, tu m'arranges ça gentiment.
41:12Ouais.
41:12Seulement, tu parles de moi à personne.
41:14Bon.
41:14Et puis, dans quinze jours, je t'appelle.
41:16Hein ?
41:17Salut, Alain.
41:17Bravo, Monsieur Kovalik.
41:22Chapeau, c'est trop tard.
41:23T'es exprimé ou quoi ?
41:24Non, ma chérie.
41:26On s'organisera mieux la prochaine fois.
41:32Bonjour.
41:33Bonjour.
41:35Un café et deux jus d'orange.
41:37Bien, un jus d'orange.
41:38D'accord.
41:44Tiens, Didi, tu me donnes le paquet de tigrettes, c'est-à-dire ?
41:46Hum-hum.
41:50T'as l'aviateur ?
41:52Ça m'arrive.
41:52Pourquoi ça t'intéresse ?
41:53T'as déjà piloté un Mirage ?
41:56Oh, tu sais, un Mirage, c'est pas très drôle.
41:58Non, ça fait trop de bruit, ça va trop vite.
42:00Alors, c'est pilote quoi ?
42:02Le petit là-bas.
42:04Bon, rien, Jean-Claude.
42:06Ça suffit.
42:07Laisse le monsieur tranquille.
42:09Est-ce que c'est nous, ils sont un peu énervés ?
42:10Mais on devait faire un...
42:11Un bâton de l'heure, on vous a dit que c'était trop tard.
42:13Oui, pourquoi ?
42:14Qu'est-ce que vous les ont en Normandie, il ne faut pas faire attention.
42:17Mais moi, je vous emmène, si vous voulez.
42:19Vraiment ?
42:20Oui, on a juste le temps.
42:21Chouette !
42:22Allez, les enfants.
42:23Non, mais je ne voudrais pas...
42:25Bah, vous êtes venus pour ça, non ?
42:27Allez, venez.
42:32T'as des parachutes ?
42:33Oui, oui.
42:34Allez, cours.
42:41Celui-là, c'est plus fort que lui.
42:42Eh, tant qu'on est jeunes.
42:44Attends, attends.
42:49Allez, t'appuies d'abord.
42:52Donne-moi la main.
42:57T'appuies d'abord...
43:06Je les ai.
43:34Sous-titrage MFP.
43:37...
44:11...
44:14...
44:15...
44:17...
44:24...
44:28...
44:32...
44:34...
44:39...
44:40...
44:43...
44:43...
44:48...
44:49...
44:51...
44:53...
44:56...
44:57...
44:59...
45:02...
45:07...
45:09...
45:15...
45:16...
45:22...
45:53...
45:54...
45:57...
46:00...
46:07...
46:08...
46:11...
46:13...
46:14...
46:18...
46:19...
46:52...
46:53...
46:54...
46:55...
46:55...
46:56...
46:57...
46:58...
46:59...
47:00...
47:00...
47:08...
48:09...
48:11...
48:12...
48:41...
48:51...
49:23...
49:25...
51:55...
52:05...
53:07...
53:08...
53:09...
53:09...
53:10...
53:10...
53:12...
53:13...
53:14...
53:15...
53:16...

Recommandations