- il y a 2 jours
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01:52A la commanderie, la luxueuse demeure d'Antonin Berg, patron du journal La Dépêche Républicaine,
01:58vient d'avoir lieu une grande réception réunissant tous les notables de la région.
02:02La famille Berg était là au grand complet, oubliant pour un jour ses mésententes.
02:08Au petit matin, un cadavre a été retrouvé dans le parc de la propriété, celui de Paul Bossis, journaliste à
02:15La Dépêche.
02:16Bossis enquêtait sur une opération immobilière montée par la municipalité.
02:21Quelques heures plus tôt, il avait refusé d'abandonner l'affaire malgré la demande pressante qui lui en était faite.
02:46Monsieur ? Monsieur ?
02:49Les jaloux, oui ?
02:50Il y a un mort sur le ponton.
02:54Sur le ponton, au barrage.
02:55Qu'est-ce que tu me racontes ?
02:57Un loyer ?
02:58Non, non, monsieur, non.
03:01Allons-y.
03:08Tu veux parler à quelqu'un ?
03:13Non, non, seulement à ce moment, monsieur.
03:15Tu sais qui c'est ?
03:16Oui, monsieur, oui.
03:19Alors ?
03:21C'est Paul, monsieur.
03:22Paul, le fils de monsieur Gilbert.
03:26Quoi ?
03:50Ils vont te faire, Janou.
03:53Ils vont te faire.
04:00Bon, ben, tu as appelé Travers.
04:05Déviens qu'il rappelait qu'immédiatement, c'est un ordre.
04:08Tu laisseras passer cinq minutes et tu appelleras la police.
04:12Les municipaux ou alors ?
04:13Non, la SRPJ.
04:15Tâche d'avoir Nicolo.
04:16On ne réveille personne ici, même Mathilde.
04:18Mais surtout pas Gilbert, bien entendu.
04:25Ils sont venus le jeter ici, chez moi.
04:30Chez moi.
04:56Et vous me dites qu'il n'habitait plus ici.
04:59Pourquoi ?
05:00Un garçon de 30 ans n'a pas envie de vivre avec des vieux.
05:05Il partageait un petit appartement avec une jeune femme, pas d'île.
05:09Catherine Kovalik ?
05:10Est-ce qu'on m'a dit ?
05:11Oui.
05:12Ils ne sont pas mariés ?
05:14Pas que je sache.
05:16Oui.
05:17Je n'aime pas ça.
05:19Pourquoi donc ?
05:20Quand j'entends prononcer le nom des Kovalik, je n'aime pas ça.
05:23Pas ça.
05:25Mon cher commissaire, il faudrait surmonter votre aversion.
05:27La jeune personne s'appelle Kovalik, pas à la Rochefoucauld.
05:31D'autre part, il se murmure qu'elle attendait un enfant.
05:35Un enfant de la victime ?
05:37Un petit bossisse ?
05:39C'est un domaine où il faut se garder d'affirmer.
05:44Mais la chose paraît à première vue vraisemblable.
05:49Monsieur Berg, je voudrais vous poser une autre question un peu plus délicate.
05:56Je vous écoute.
05:58La victime était le fils de votre ami Gilbert, qui habite ici depuis...
06:03Depuis 69 ?
06:05Oui.
06:07Mais on raconte également que c'était le fils de Mme Berg.
06:13De Mme Gabrielle Berg.
06:16Est-ce exact ?
06:19C'est important pour l'enquête ?
06:22Monsieur Berg, que l'on ait assassiné ce garçon est déjà une chose grave,
06:26mais que l'on soit venu jeter son corps sur vos terres est tout aussi grave.
06:30À nos yeux, en tout cas.
06:33Mais au mien aussi.
06:36Oui, Gabriel était sa mère, mais...
06:38Ça n'a rien à voir.
06:41Pourquoi ?
06:41Parce que c'est pas le fils de ma femme qu'on a tué, c'est un de mes journalistes.
06:45Vous le pensez ?
06:46Comme vous.
06:49Vous venez de le dire, non ?
06:51D'ailleurs, ça crève les yeux.
06:57Je vous garantis que vous ne trouverez rien dans la vie de ce pauvre garçon qui vous mène ailleurs.
07:03Bien, je vous remercie.
07:05L'autopsie aura lieu demain matin, je vous tiendrai au courant.
07:09S'il vous plaît.
07:10Oui.
07:11Essayons de ne pas importuner Gilbert Bossis, aussi longtemps que ça sera possible.
07:14Oui, vous pouvez compter sur moi.
07:17Vous avez gardé le plastique ?
07:18Bien, c'est vrai.
07:20Quoi d'autre ?
07:21Que dalle, avec la fête d'hier soir, il y a des traces de roues dans tous les trances.
07:23Mais le chien du gré est parti comme un abus dans le bois, là-bas.
07:26Oui.
07:27Et alors ?
07:28Ben, il y a Momo qui trappe à hutte.
07:29Qu'est-ce que t'en penses, toi ?
07:31À première vue, c'est bizarre qu'on soit venu mettre le corps ici, non ?
07:33Oui, je trouve aussi.
07:34En tout cas, c'est pas là qu'il est mort.
07:35Moi, je l'ai touché en arrivant, il était de charret.
07:37J'ai touché en arrivant, il était de charreté en arrivant, il était de charreté en arrivant.
08:21Ah, mais...
08:22Qu'est-ce que je vais raconter à Catherine, moi ?
08:25Je sais pas, on verra ça plus tard, relève-toi.
08:29Vous êtes debout, mon garçon.
08:31Reprenez-vous.
08:34Je sais que Paul était votre ami.
08:38Je lui devais sans sac.
08:43Mais ça ne se passera pas comme ça, monsieur, n'est-ce pas ?
08:45Bien sûr que non.
08:47Quand je dis que les salauds qui ont fait ça, le père,
08:49en quel qu'il soit, je crois qu'on peut faire confiance, non ?
08:52Oui, je le crois.
08:56Seulement,
08:58qu'est-ce que je veux dire à Catherine, moi ?
09:00Et moi, qu'est-ce que je veux dire à son père ?
09:02Tu n'es pas au courant ?
09:04Pas encore.
09:05Oh là là, oh là là.
09:07Allez, dis calme, mon petit, j'ai besoin de vous.
09:09Il y a du travail.
09:11Vous allez rédiger l'édito de demain.
09:14Je lui tiens.
09:15Mais on a quoi ? Un édito basé sur quoi ?
09:17Sur rien. C'est pour ça qu'il y a du travail.
09:20Et puis pas l'édito de demain, l'édito de tout à l'heure.
09:23On me cherche, on me trouve. Je sors d'une spéciale.
09:26Il est 6h, à 9h, j'avais une spéciale sur toute la ville.
09:28Dans les kiosques, dans les boîtes aux lettres, chez les abonnés, partout.
09:32Prévenez Melchior qu'ils battent le rappel.
09:33Brans le bas de combat, tout le monde sur le pont.
09:35Ah, j'oubliais de vous dire, la voiture de Paul était sur le parking, devant le bijou, à 22h.
09:46Enfin, vous savez, le bar.
09:48Vous allez courir dire ça à Nicolo, avant, pour que les s'en ailles.
09:50T'appuie chez vous.
10:02Non, non, non, écoute-moi.
10:04Écoute-moi, je te dis, tous les détails sur le gambeau 6.
10:07Compte en banque, loyer, emprunt, crédit, situation militaire, casier judiciaire, adresse antérieure.
10:13Enfin, tu vois, OK, vite.
10:14Dis-donc, il conduit comme un homme, ce mec, un homme.
10:30Dis-donc, c'est sa bagnole.
10:33Elle était là à 17h.
10:35Je suis formel.
10:36Et à 22h, il y était encore.
10:39Donc, il arrive à l'heure.
10:40Seulement, il a un pépin entre ici, le parking, et le bijou-bar.
10:46Et donc, Germain, à ton avis, combien il fait de surface, ce parking ?
10:48Je sais pas, à 8, 900 mètres carrés.
10:50Ouais.
10:51Bon, pensez-moi tout ça à l'aspirateur, les enfants.
10:58Monsieur le commissaire, il est noir, j'ai trouvé que...
11:09Eh ben, ouais.
11:12Remballé.
11:16Bon, pour faire dégager l'alpha, vous faites les photos d'abord.
11:22On est sur un sale coup, mec.
11:25C'est du travail de pro, ça.
11:27Ça veut dire qu'on les a payés, alors il reste plus qu'à trouver le poignant, ça change pas.
11:31Dans une ville comme ça.
11:32Oh, tu sais, y a pas de ville comme ça.
11:34Dis-donc, va te coucher, toi, t'as l'air complètement crevé.
11:37Bon, Benoît.
11:56Allô ?
11:56Oui, c'est moi, je te réveille pas.
12:00Tu rigoles ?
12:01J'allais faire ma valise, je plaide à 15h.
12:03Qu'est-ce qui se passe ?
12:05Je suis en train de rouler vers la commanderie.
12:08Mathilde m'a téléphoné.
12:11Il paraît qu'on a trouvé un cadavre dans le bief.
12:14Quoi ?
12:15Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
12:17Le cadavre de qui ?
12:19Paul.
12:21Quel, Paul ?
12:22Ben, le nôtre, monsieur.
12:24Paul Bossis.
12:27Oh, non.
12:31Armand ?
12:34Armand, je vais appeler Paris.
12:35Je leur dis que je viens pas, j'arrive tout de suite.
12:37Non, non, attends, c'est moi qui te rappelle.
12:40D'accord.
12:52C'est terrifiant.
12:56Surtout pour le gosse.
12:57Ça va nous faire encore un petit orphelin.
13:00Il aura sa mère.
13:01Une maman, Kovalich ?
13:03Chez ces gens-là, le sentiment maternel, ça doit pas aller chercher très loin.
13:06Mais pourquoi tu dis ça ?
13:08Pourquoi tu te sens toujours obligée de diminuer, de salir ?
13:10Mais qu'est-ce qu'ils t'ont fait, les Kovalich ?
13:12Rien.
13:13Mais ça viendra.
13:15Je sais, je suis pas couruée de moi idiot, j'ai beaucoup d'intuition.
13:18Ces gens-là, c'est pire que des chacals.
13:20Ils n'attendent qu'une occasion pour me tomber dessus.
13:22C'est ça.
13:26La pauvre petite.
13:29Elles sont tellement désarmées.
13:32Toujours, tu verras un Kovalich désarmé, fais-moi signe, ça m'intéresse.
13:36Tout de même, envoyer traverses alors que j'étais sur place, fallait le faire, non ?
13:41Ça, papa, chapeau.
13:43Mon pauvre chéri, tu n'as pas encore compris.
13:46Pour ton père, tu n'es rien.
13:47Il aime beaucoup la Parisienne, un petit peu le docteur.
13:50Et les deux autres, ils sont pas montrables.
13:52Le petit Julien, c'est du pipi de chat.
13:54Exact.
13:56Toi et moi, nous sommes les deux Parisiennes.
13:58Jean-Jacques, j'aimerais qu'il te reste un tout petit peu de décence.
14:02C'est quand même ton frère qu'on vient de tuer.
14:03Son demi-frère.
14:05Oui, mon demi-frère, moi aussi, alors bon !
14:12Encore un peu de bafou, évidemment.
14:15Il fallait que ce soit Mathilde qui me prévienne.
14:16Ah, bravo les frères, vous êtes des copains.
14:20Et Gilbert ?
14:22Là où avec papa ?
14:23Je croyais que c'était à Thérésa à moi de lui annoncer la nouvelle,
14:25mais il parait que c'est une affaire d'homme.
14:27Nous, on n'est pas dignes.
14:30Comment ça se passe ?
14:31Mystère.
14:32Que veux-tu nous autres, nous ne sommes pas souhaités.
14:40Mais c'est différent, il est sûrement souhaité.
14:54Merci.
14:55Merci.
14:56Merci.
15:00Merci.
15:02Merci.
15:13Merci.
15:17Merci.
15:18Merci.
15:20Merci.
15:24Merci.
15:33Merci.
15:43Merci.
15:44Merci.
15:51Merci.
15:54Merci.
15:56Merci.
16:03Merci.
16:05Merci.
16:16Merci.
16:20Merci.
16:24Merci.
16:26Merci.
16:26Merci.
16:29Merci.
16:41Merci.
16:49Merci.
16:56Merci.
17:02Merci.
17:04Merci.
17:05Merci.
17:06Merci.
17:08Merci.
17:08Merci.
17:21Merci.
17:23Merci.
17:27Merci.
17:27Merci.
17:27C'est humain, il m'a Boston Bahiy little.
17:33effectué d'une petite petite manure ?
17:34Je suis désormais, je suis désormais民.
17:34J'ai aussi de �mor.
17:36Seulement quand il aura été charcuté.
17:38Je ne pense qu'à ça.
17:39Et c'est une idée qui m'est insupportable.
17:41Gilbert, Gilbert, je vais demander à le voir, moi.
17:43À moi, ils ne pourront pas me refuser.
17:44Mais tu m'accompagneras.
17:48Merci, Armand.
17:52Et toi, Antonin, tu n'as rien à me dire ?
17:54Qui t'a prévenu ?
17:57Mathilde.
17:58Je l'avais pourtant dit.
17:59Dans toutes les tyrannies, il y a des esclaves qui ont des sentiments humains.
18:02Écoute, Gilbert, écoute-moi.
18:04C'est le médecin qui te parle.
18:05Je voudrais que tu te reposes.
18:08Je ne m'allongerai pas.
18:11Mon fils, à la mort.
18:15Depuis la mort de Gabriel,
18:17c'est le jour le plus atroce de mon existence.
18:22Je veux rester debout.
18:24En tout cas, je te jure que la lumière sera faite.
18:28Tu verras les assassins coupés en deux, ça, je te le promets.
18:33Et Catherine.
18:37Et Catherine.
18:40Catherine !
18:44Catherine !
18:45Catherine !
18:46Mais non, c'est moi, à travers !
18:50C'est moi !
18:52C'est moi !
18:53Catherine, en place !
18:55C'est moi, à travers !
18:58Catherine !
18:59C'est moi, à travers !
19:00Partez, laissez-moi !
19:02Calme-toi !
19:06Calme-toi, Alain.
19:10Calme-toi.
19:16Ah, monsieur Alisson, quelle joie de vous voir.
19:19Cher monsieur Berg, c'est un grand plaisir pour moi aussi.
19:23On est jeune ensemble, bien sûr.
19:24Avec joie !
19:29Monsieur ?
19:29Oui.
19:29Les deux dépêchent, non.
19:31Merci.
19:35Cher monsieur Berg, les bouvraies de votre dernier renvoi ont été de tout premier ordre.
19:41Mais j'ai le sentiment que les Chablis ont été un peu moins appréciés.
19:50Les Chablis ?
19:52Oui, peut-être, oui.
19:55Écoutez, j'ai une idée.
19:56J'ai une journée épouvantable.
19:59Ici, on sera dérangés sans arrêt.
20:00Alors, je crois que le plus simple, c'est qu'on se retrouve dans un restaurant vers 13h, 13h30.
20:06Alors, on vous l'aurez du château ?
20:09Oui, c'est ça.
20:10Ok, 13h, 13h15.
20:12Très bien.
20:13Merci, c'est à l'heure.
20:20Un de nos journalistes assassinés.
20:22Pourquoi ?
20:52Merci, Étienne.
21:03Oh !
21:04Le vieux arrive, hein !
21:08Ton père monte !
21:14Alors, il y a peut-être des circonstances, hein, j'ai compris.
21:19Dites-donc, j'avais téléphoné que je voulais un médaillon à gauche du titre.
21:21Je ne vois pas pourquoi.
21:23C'est pourtant facile, une photo en médaillon, non ?
21:25Je pisse dans un violon ?
21:26J'exige la spéciale pour 9h, ils n'ont pas eu le temps d'avoir la photo.
21:28Alors, maintenant, ils ont ?
21:29Oui, oui, j'en attends un jeu pour midi.
21:31Bon, alors, écoutez-moi tous.
21:33Je veux la photo de votre malheureux camarade, en médaillon, à gauche du titre, tous les jours.
21:37Autant de jours que ces meurtriers n'ont pas été arrêtés.
21:40Alors, maintenant, les dits-tours, j'aime pas, hein, mais alors, pas du tout.
21:43Et suivez-moi.
21:50Asseyez-vous.
21:55Qu'on se soit permis d'assassiner un de mes porteurs, je vous dis tout de suite que ça se
21:58passera pas comme ça, hein.
22:00On veut la guerre, on l'aura.
22:03Seulement attention, il faut savoir contre qui on se bat.
22:06Il y a cet égard, les dits-tours ne tire pas debout.
22:08Vous allez trop loin ou pas assez.
22:12On racontait que Bossis, on était sur un gros coup sans dire lequel.
22:17Ça arrive à quoi, ça, non ?
22:18Quel gros coup !
22:20Je parlais de climat délétère entre la famille Berg et la gestion en place.
22:24C'est des responsabilités pures et simples.
22:26Mais en tout cas, vous deviez pas laisser passer ça.
22:27C'est une faute.
22:28Monsieur, vous aviez demandé cet édito à travers Personnellement.
22:31Je pensais que vous en aviez parlé avant.
22:34Ça vous empêchait pas d'ouvrir les yeux ?
22:36D'abord, c'est quoi, la gestion en place ?
22:38La gestion de quoi ?
22:40De la vie, la mairie, je suppose.
22:42Il suppose.
22:43Il dirige une rédaction et il suppose.
22:47Moi, la mairie, messieurs, je ne connais pas.
22:49Je connais M. Quentin, maire de Château-Vallon, ministre de la République.
22:53Vous n'avez pas M. Quentin qu'elle me bossisse, non ?
22:54Non, bien sûr que non, mais Travers voulait parler de façon beaucoup plus générale.
22:58Il n'a pas le droit.
22:59Ici, on ne parle pas en général.
23:00Des faits, des faits, des faits.
23:02Alors, quels sont-ils les faits ?
23:03Primo, on assassine un de mes journalistes.
23:07En secondo, l'assassinat d'un journaliste en tant que tel est un événement extrêmement rare en France et dans
23:12le monde.
23:12J'ai fait préparer un encadré là-dessus.
23:14Oui, tu vas être si mauvais quand tu veux.
23:16Bon, troisième fait.
23:18On a pris le risque de livrer le cadavre de Bossy chez moi, chez son patron.
23:22C'est dans moi qu'on vise.
23:24Et quatrième fait, le plus important.
23:27À travers moi, c'est vous.
23:28C'est à la dépêche.
23:29C'est la presse qu'on attaque.
23:30Pointe à la ligne.
23:34Où est Travers ?
23:38Je crois qu'il se repose.
23:40Bon, eh bien, allons réveiller.
23:51Eh, merde !
23:54Ah, mes respects, monsieur.
23:55Permettez-moi de vous dire que j'attendais mieux.
23:57Oui, je sais, c'est de la merde, mais...
23:59Vous auriez dû le faire vous-même, les gens attendaient ça.
24:01Il pourrait être pris dans mon journal depuis la mort de Georges Pompidou.
24:04D'avant, c'était pour la mort du général.
24:07Allez, si vous pensez que je dois monter en ligne pour la mort de ce garçon, dites-le !
24:09C'est ton journal ?
24:10Je crois que les gens aimeraient bien.
24:11Je me fous de ce qu'aiment les gens.
24:14Allez, d'accord, d'accord, je prends l'édito de demain.
24:16Seulement, alors vous, comportez-vous en journaliste, pas en bavasseur.
24:21Ça se veut du solide, pas de la broderie.
24:23Mais cherchez, cherchez partout, la chasse est ouverte.
24:25Cherchez à la mairie, fouillez dans les bordels, fouillez la merde, mais...
24:28Mais trouvez, trouvez du sûr et on publiera.
24:31Là, j'espère être bien clair.
24:32On publiera, quelles que soient les conséquences.
24:37Qu'est-ce que vous êtes arrivé, mon petit vieux ?
24:39Rien du tout, monsieur, un léger malentendu.
24:41Bon.
24:43Allez.
25:00Qu'est-ce que t'as me regardé comme ça ?
25:04Rien.
25:06Ça me sidère toujours comme tu parles aux vieux.
25:09Avec n'importe qui, il s'attendant au vinaigre.
25:11Avec toi, il supporte.
25:13Comment ça se fait ?
25:16Disons que mon père était à Londres avec lui pendant la guerre.
25:20Ça te va ?
25:26Comment on va, Catherine ?
25:28Je t'ai déjà dit, elle est sous calmant, ils vont la garder deux, trois jours.
25:33Monsieur Armemberg, en personne, s'en occupe.
25:39Elle t'a bien arrangé.
25:41Mets-toi sa place.
25:42Elle est persuadée que je savais que son pôle était mort.
25:45Je crois que je lui ai caché la vérité toute la nuit.
25:48Pour elle, c'est tout juste ici, je ne suis pas dans le coup.
25:51Oui, je comprends.
25:54Bon, ben, c'est pas tout ça, la vie continue.
25:57Ah, ce soir, le gala Béjar, c'est toi ?
26:01Oui, mesdames, ce soir, c'est moi que je me fais Béjar.
26:10Mais tu te fentes sur quoi pour dire ça ?
26:12C'est grave.
26:22Écoute, ma fille, je vais te confier une chose que je n'ai dit à personne.
26:28Pas même au flic.
26:31Ce garçon, Paul, est venu me voir ici la semaine dernière.
26:37Ah bon ?
26:38Oui.
26:39Il était assis à ta place et m'a demandé ce qu'il devrait faire
26:43au cas où il découvrirait des graves anomalies
26:45dans l'opération immobilière des Saint-Blanc.
26:50Mais il subodorait ou il savait déjà quelque chose ?
26:53À mon avis, il faisait un peu plus que subodoré.
26:57S'il avait eu quelque chose, il me l'aurait dit.
27:00Mais des indices, sûrement.
27:02Quel genre ? Fausse facture ?
27:04Peut-être.
27:06Et tu lui as répondu quoi ?
27:07De faire attention et que je ne le couvrirais pas
27:09s'il s'aventurait trop loin.
27:13Dis-moi, est-ce qu'à ton avis,
27:17Quentin pourrait être dans le coup ?
27:19Ah, c'est pour ça que tu m'as fait venir.
27:23Je me demandais aussi.
27:25Que veux-tu ?
27:26Les Sablons, c'est quand même une opération municipale.
27:30C'est même la grande opération de prestige.
27:32Et il se trouve que ton petit camarade est maire de cette ville.
27:36C'est logique, non ?
27:37Hyper logique.
27:39Dis-moi, la rancune chez toi, c'est tenace, hein ?
27:41Ça te fait de l'usage.
27:41Il est ministre aussi.
27:43Ça élargit ton champ.
27:44La diffamation, c'est tellement commode.
27:47Ministre, vois-tu, peut-être plus pour très longtemps.
27:50On me dirait même qu'il est déjà virtuellement débarqué.
27:56Ou démissionnaire, pour rester convenable.
27:59J'en serais pas autrement surpris.
28:03Tu dis vraiment n'importe quoi.
28:05Ça m'arrive.
28:08Ça m'arrive, comme à tout le monde.
28:10Mais tu me rendras cette justice que j'écris rarement n'importe quoi.
28:15Et d'ici demain, j'ai l'intention d'écrire deux ou trois choses qui ne seront pas n'importe
28:18quoi.
28:19Contre Quentin ?
28:20Oh non, oh non, non, j'ai le temps.
28:25Pour ça, j'ai tout mon temps.
28:27Je voulais juste avoir ton avis.
28:30Eh bien, tu l'as.
28:33C'est moche et c'est dégradant.
28:40Pauvre idiote !
28:42C'est un de mes garçons qu'on a tué.
28:51Oh, Paul.
28:53Le voilà avec deux paires, maintenant.
29:04Ah, monsieur Fournier.
29:06Bah, dites donc, c'est pas facile de vous avoir.
29:08Il me disait que vous étiez pas là, mais moi j'ai insisté.
29:10C'est ma chèvre, oui.
29:12Non, non, non, pas de problème.
29:14Non, je vous appelle comme convenu.
29:15Ça baigne.
29:17Oui, oui, on a reçu la lettre.
29:20On s'est même présenté avec.
29:21Ça a marché impeccable.
29:23Bah oui.
29:24Nous la vigiles.
29:27Uniforme, fonctionnaire et tout.
29:28On avait l'impression qu'ils attendaient que nous ici.
29:32Comment ?
29:32L'argent ?
29:33Oui, on a reçu.
29:35Oui, il y a le compte.
29:36Pas plus, mais il y a le compte.
29:38Mais non, monsieur Fournier, c'est pas ce que je voulais dire.
29:41Bien sûr qu'on est content.
29:44D'ailleurs, si vous avez un autre contrat à nous proposer dans quelque temps, on est partant.
29:48On va pas rester vigiles à perpétition.
29:50Non, non, non, vous inquiétez pas.
29:52On reste au moins trois mois.
29:54Promis juré.
29:56Oui.
29:58Bien, merci.
29:59Au revoir, monsieur Fournier.
30:02Qu'est-ce qu'il a dit en finale ?
30:04Bah, qu'il fallait qu'on reste vigiles un minimum.
30:06Et surtout qu'on démissionne pas ensemble.
30:08Alors moi, dans trois mois, je me casse.
30:09Puis toi, tu fais deux de plus.
30:11C'est une idée à lui, ça ?
30:13Non.
30:14C'est une idée à moi.
30:15Mais c'est moi qui décide.
30:31Bonjour.
30:32Vous pouvez lui dire que je suis là ?
30:34Oui, oui.
30:35Essayez-vous.
30:36Merci.
30:37Merci.
30:44Voilà, chère petite madame.
30:46Tricomonas, colibacile, on a fusillé tout ça.
30:48Et puis, je vais vous dire, votre cicatrice est absolument ravissante.
30:51Vraiment ?
30:52Vraiment.
30:53Seulement, il faudra laisser monsieur Jouvet dormir seul pendant au moins quinze jours.
30:59Chère petite madame, je ne vous dis pas à bientôt.
31:04Au revoir, docteur.
31:05Au revoir, madame.
31:11Tu vas bien ?
31:12Bien et toi ?
31:13Dis-moi, Tricomonas, qu'est-ce que c'est ?
31:15Ah ben, c'est ce que tu auras si tu vas traîner n'importe où.
31:17Ah, parce que la petite dame...
31:18Non, ça n'a rien à voir, je t'expliquerai plus tard.
31:20Euh, Fernandez, whisky.
31:27Eh bien, tu t'entends bien avec mon père ?
31:30Pas mal.
31:32Généralement, très bien.
31:33Bon.
31:33Non, parce que voilà, je voudrais que tu...
31:35Enfin, je ne sais pas comment me dire ça, mais je voudrais que tu le protèges.
31:39Tu le fasses un peu écran.
31:41Écran protecteur.
31:43A priori, ça ne me paraît pas tellement nécessaire, non ?
31:45Ah, merci.
31:47Merci.
31:47Tu vas voir, il n'est pas mauvais.
31:51Effectivement.
31:52Dis-moi, dans quel sens tu dis protégé ?
31:55Ah ben, tu le connais, hein, il part au quart de tour.
31:57On lui déclare la guerre, il part comme en 14.
32:00Remarque, c'est bien, ça va lui faire une cure de jeunesse.
32:02Ouais, effectivement.
32:05Seulement, si c'est bien pour lui, c'est moins bien pour les artères.
32:09Alors, je voudrais que tu lui fasses un petit cocon, tu vois.
32:12Tu évites les...
32:13les secousses, les trop grosses poussées d'adrénaline.
32:18Enfin, il n'est pas tout neuf, tu sais.
32:20Bon, t'es venu pour quoi ?
32:22Catherine, je peux l'avoir ?
32:25Sans problème, viens.
32:33Fernandez ?
32:34Vous allez conduire monsieur dans la chambre de Catherine.
32:37Et puis, je vous interdis de flirter avec lui.
32:39Dans les couloirs ?
32:42Ah, pour Catherine, le choc, enfin, je veux dire, son bébé l'aura normalement ?
32:46Non, mais sans problème, c'est l'échovalique, c'est du solide.
32:49Ciao.
32:54Ciao.
32:58C'est qui ce super bouquet ?
33:01Florence Berg.
33:05Tu me pardonnes ?
33:07Hein ?
33:08J'aurais pu te crever un oeil.
33:11Tu sais, pour ce qu'il y a à voir de nos jours.
33:14T'es bête.
33:15Non, tu sais, j'ai...
33:17J'ai vraiment...
33:18J'ai vraiment cru que tu savais.
33:22Tu comprends ?
33:23Hein ?
33:25Pourtant, c'est pas toi, Georges, je te connais.
33:28On peut changer de genre, des fois, non ?
33:30Pas toi.
33:31Hein ? Pas toi.
33:33Non, pas moi, Catherine.
33:39Ils me font des piqûres.
33:41Quelquefois, ça marche.
33:44Quelquefois, ça marche pas.
33:47Il faut absolument que tu gardes ton gosse.
33:50Moi, je le sais.
33:52C'est pour ça qu'ils n'arrivent pas à me faire dormir.
33:55C'est bien ce qu'ils font, non ?
34:05Il va me manquer, tu sais.
34:08Oui.
34:09Je comprends.
34:13Comment est-ce qu'on accepte une chose pareille ?
34:19N'accepte jamais, Catherine.
34:21Jamais.
34:22Oui, mais...
34:24Il y a bien un moyen de faire...
34:25De faire prolonger la mémoire.
34:28Tu sais, comme ces gens, quand ils sont très loin,
34:30on croit qu'ils vont revenir.
34:32C'est l'un qu'on aime.
34:35Arrête, Catherine.
34:37Aujourd'hui, en 8 heures d'avion, peut-être n'importe où.
34:44Pourquoi lui ?
34:46Pourquoi lui ?
34:47C'est justement ce qu'on saura bientôt.
34:51Maintenant, calme-toi.
34:52Tu fais du mal au gosse.
34:55Excuse-moi.
35:04Je...
35:05Je ne suis même pas aveuble, en plus.
35:07Si, Catherine, tu l'es.
35:09On s'arrangera pour que ce soit officiel, un jour.
35:11C'est vrai ?
35:14Tu me le jures ?
35:15Je te le promets.
35:18Je ne t'avais pas.
35:32Le médecin légiste situe la mort entre 17h et 17h30.
35:37Juste au moment où Travers s'est quitté le bijou.
35:41Il aurait eu un motif de tuer son pote ?
35:43Ça, c'est bien la question la plus naze de l'année.
35:45Quoi ?
35:46Ce n'est pas moi qui lui ai fait dire, non ?
35:48Ça fera un papier pas mal, ça, tiens.
35:50Drame à la dépêche républicaine.
35:51Un journaliste tue son confrère qui lui faisait de l'ombre.
35:54Qui lui faisait de l'ombre ?
35:55Beaux-ci, c'est Travers qui l'a fait.
35:58Et doucement, les gars.
35:59Ne prenez pas trop pour un con, ok ?
36:03Parce que si je demande à Travers s'il a un alibi, qu'est-ce qu'il va me dire
36:06?
36:07Il a quitté le bijou à 17h et qu'il est allé cueillir la petite Maryse, ok ?
36:12Il faut 40 secondes pour tuer un mec.
36:14Non, mais ça ne va pas, non ?
36:15Quoi, ça ne va pas ? Moi, je note, c'est tout.
36:17Quoi d'autre ?
36:19Quoi d'autre ?
36:20Très intéressant.
36:22Le rapport du légiste.
36:25Alors, ne perdez pas votre temps à lire, il y en a pour deux heures.
36:28Je résume.
36:30Deux vertèbres cervicales écrasées,
36:32cervelées séparées par choc des quadris jumeaux.
36:35La mort est instantanée.
36:38Et j'ai encore plus intéressant que ça.
36:42Le morceau de câble.
36:47Le sang qu'il y avait dessus, ce n'est pas celui de Bassis.
36:50Oui, parce que ça, tu vois, ça, c'est du sang.
36:55Et l'analyse est formelle, c'est pas le sang de Bassis.
36:58Bon, et c'est le sang de qui ?
37:00Ça, tu vois, c'est une excellente question.
37:03Si tu me le dis, je vous invite à bouffer tous les deux chez Baryon.
37:05Non, non, mais sérieusement, il n'y a aucun moyen de savoir ?
37:08Tu sais, les truands, avec Dupont, on a leurs empreintes digitales, leurs tronches.
37:14Mais quand on a leur groupe sanguin, ça veut dire ou bien qu'ils sont morts,
37:18ou bien qu'ils sont retrouvés.
37:19Là, il y a des empreintes ?
37:21Oui.
37:22Celle de Bassis, c'est tout.
37:24Donc ?
37:24Donc, ça veut dire que c'est avec ça que Bassis s'est défendu.
37:27Le sang qu'il est dessus, c'est celui de son agresseur.
37:29Et c'est pas avec ça qu'il a été tué.
37:32Et ça nous emmène où, ça ?
37:36Pas trop loin, c'est vrai.
37:39Simplement qu'il a certainement vu son ou ses agresseurs,
37:43et que c'est sans doute pour ça qu'il a été tué.
37:48Qu'est-ce que ça change ?
37:51Ça n'exclut pas la correction qui tourne mal.
37:54Et ça change quoi ?
37:56Il ne faut pas exclure l'hypothèse de l'opération qui tourne mal.
37:59Ça arrive.
38:00L'accident ?
38:00Oui, ça change les données du meurtre.
38:02Il ne s'agit plus d'une opération préméditée et commanditée.
38:05Comment ? Il ne s'agit que d'une hypothèse ?
38:07Elle est parmi beaucoup d'autres.
38:08Et quoi par exemple ?
38:09Les flics se demandent où tu étais à l'heure du meurtre, tu vois.
38:20Non, je te dis non, et c'est non.
38:22Je n'irai pas à la cérémonie.
38:24N'insiste pas.
38:25Mais t'es folle.
38:26Peut-être, mais c'est comme ça.
38:27Je n'irai pas.
38:28Je préfère crever.
38:29Mais Antonin, qu'est-ce qu'il va dire ?
38:31Ce qu'il voudra.
38:32Je ne suis pas sa fille.
38:38Et toi, tu ne vas pas faire du tennis ?
38:40Non.
38:41Remarque, tu as raison, parce que ça donne des crises cardiaques.
38:43En ce moment, tout le monde meurt du cœur, et à cause du tennis, justement.
38:50Pourquoi tout ce bruit ?
38:54C'est Marie-Lou.
38:56Encore ? Pourquoi ?
38:57Elle refuse d'aller à l'enterrement.
38:59Voilà autre chose.
39:00J'ai dit que tout le monde y serait, c'est clair ?
39:01J'y tiens, pour Gilbert.
39:03Qu'est-ce qu'il lui prend ?
39:05L'autre soir, ici, elle a insulté cette jeune femme, Catherine Kovalik.
39:10Comment ça, insulté ?
39:11Oh, ben, je ne sais pas.
39:13Mais si, tu sais.
39:14Tu peux parler, je la connais.
39:16Elle l'a traînée dans la boue ?
39:17Dans la boue.
39:19Nom de Dieu.
39:21Puis Gilbert, qui l'embrasse tous les matins.
39:22Où est-elle ?
39:23Au tennis.
39:25Janou.
39:27Monsieur.
39:28Va me chercher au tennis à nommer Marie-Louise Berg, s'il te plaît.
39:31Bien.
39:36Qui s'est occupé des obsèques ?
39:38Je viens et moi.
39:40Ce sera décent, j'espère ?
39:42Je pense.
39:43Parce qu'il faut quand même quelque chose de décent.
39:45Les bergues sont des gens décents.
39:53Vous avez demandé ?
39:59Essayez-vous.
40:04Écrivez.
40:06Écrivez, ma chère Catherine.
40:11Quelle Catherine ?
40:13Il n'y en a pas 36, non ?
40:15Écrivez.
40:18Ma chère Catherine.
40:23Veuillez accepter mes plus humbles excuses.
40:28Non.
40:29Écrivez, pintade, mes plus humbles excuses.
40:37Pour l'attitude inqualifiable que j'ai eue envers vous l'autre soir à la commanderie.
40:56J'ose espérer que ma présence ne vous offensera pas.
41:10que ma présence.
41:15Samedi prochain,
41:19Devant la tombe
41:22De Paul Bossis.
41:26Devant la tombe de Paul Bossis.
41:32De qui je suis la belle-sœur.
41:36Par alliance.
41:39Pas ça.
41:41Écrivez.
41:42Non !
41:43J'ai dit écrivez !
41:52Je vous embrasse affectueusement.
42:11Signez.
42:20Vous pouvez retourner au tennis.
42:28Vous êtes content ?
42:41Jean-Jacques ne vous pardonnera jamais.
42:44Le jour où j'aurai besoin du pardon de mes fils,
42:46surtout celui-là,
42:48c'est que je serai tombé bien bas.
42:58N cheatifique.
42:59À quoi, dejar un��는é de moi et de moi,
43:00c'est bon, ce part ni d'autre part.
43:03C'est parti !
43:03Va, alors…
43:19–
43:24C'est gentil de ne pas avoir oublié, M. Berry.
43:28On fête quoi, déjà ?
43:29La mise hors d'eau du secteur 3.
43:31Vous à moi, il sera mis hors d'eau dans un mois, si tout va bien.
43:35On s'en fout, on fête.
43:36Allez, fêtons, mon vieux fêtons.
43:39On n'attendait plus que vous, M. Berry.
43:41Allez, il fallait pas.
43:42Salut tout le monde.
43:42Bonjour.
43:46Allez, à qui les vont faire ?
43:48C'est ce que tu foutais, merde.
43:49Je vais viser le journal.
43:50C'est pas le pittant, cette lancée, tu trouves pas ?
43:52J'arrivais même pas à m'en débarrasser, disons.
43:55Bravo, les gars !
43:58Merci.
43:59Mes discours, je sais que vous n'appréciez pas beaucoup.
44:02Mais enfin, un gros bravo quand même pour avoir tenu les délais.
44:05Enfin, presque.
44:07Bravo !
44:10Un petit coup ?
44:16Ça va pas, M. Berry ?
44:18Si, si, ça va, merci.
44:20Tiens, vous, moi, chercher un autre.
44:29Qu'est-ce que tu as ?
44:30Essaye de faire une gueule, enfin, prends sur toi, merde !
44:32Oh, merde !
44:35Il n'est pas là, fournier.
44:36Non, il n'est pas là, fournier.
44:37Pourquoi ? Il te manque ?
44:37Allez.
44:39Encore bravo, les gars !
44:40À la vôtre, vous êtes envoyés !
44:42Allez, les gars, cas où recèle l'être !
44:45Allez !
44:46C'est un cas.
44:51C'est un cas.
44:51Eh oui.
44:56Mais c'est curieux, non ?
44:58Sur le journal en France, on parle de remaniement, il y a de mer le hasard, c'est la dépêche.
45:01Voilà.
45:03Comme par hasard, le journal de ma ville.
45:07Pourquoi ? C'est un bobard.
45:10Ah, je n'ai pas dit ça, hein.
45:13Non, peut-être y a-t-il à la rigueur comme de légers flottements.
45:16C'est pas bon, un flottement sensible.
45:20Te concernant ?
45:21Oui, en partie, oui.
45:24Dis-moi, serais-tu, comment dit-on, virtuellement démissionnaire ?
45:31Ah non, je n'ai pas dit ça non plus, non.
45:33Non, non.
45:34Non, non, alors je le formulerai autrement, quoi.
45:38C'est bien.
45:40Je suis heureuse.
45:41Oui, oui.
45:42Oui, je sais, toi, tu ne penses qu'à ça.
45:45Ils me chasseraient comme un malpropre, tu leur dirais encore merci, hein.
45:48Mais non, mon chéri.
45:49En tout cas, merci de la confidence.
45:51Tu l'as faite à beaucoup de mots ?
45:52Non, non, oui.
45:54À une seule personne.
45:57Ça n'en a que plus de prix.
46:00Oui.
46:11Mais, ton père en fin d'eau,
46:14le salut est venu par qui, là, Huvent ?
46:17Ou alors le truc au flanc, le ballon d'essai ?
46:19Tu sais, au flanc, ballon d'essai,
46:22on ne peut pas dire que ce soit vraiment le style d'Antonin.
46:24Eh bien, c'est ce qu'il me...
46:25Ben, pas dans l'affaire Bossy,
46:27ses insinuations contre la mairie,
46:29ses accusations à peine voilées.
46:32Encore aujourd'hui, là.
46:37Il ne m'aime pas, d'accord, mais enfin, ça, tu peux lui dire que j'en ai jusque-là,
46:40là.
46:41J'en ai jusque-là.
46:43Mais toi, à sa place.
46:44Non seulement lui-tu un journaliste, mais en plus, c'est le fils de Gabriel.
46:47Alors, qu'est-ce que tu veux, les fous furieux, ils cherchent...
46:48Il ferait mieux de chercher ailleurs.
46:50Oui, j'ai mis une cigarette.
46:51Tu veux une cigarette ?
46:52Oui.
46:54Il ferait mieux de chercher ailleurs.
46:59Tu es sûr ?
47:00Oui.
47:03Oui.
47:04Oui, je suis sûr.
47:05De voir à cette...
47:07Ça, si je me faite de quelque chose, figure-toi, c'est de tenir ma mairie en main.
47:12Dis-moi.
47:17Tes ennuis, tes ennuis au gouvernement, ça n'a aucun rapport avec ici ?
47:25T'es folle.
47:29Mais elle est folle, elle est folle.
47:33Ah, mais ça ne va plus du tout dans ta tête en ce moment, mon chéri.
47:37Si, mais justement, je suis là, alors.
47:40Parle-moi, explique-moi.
47:45Non, je n'ai pas le droit.
47:48Mais l'essentiel, je te l'ai dit, sur ce qui compte vraiment, je t'ai tout dit.
47:52Tout ?
47:53Oui.
48:00Tu sais, je continue à penser que ça aurait été bien que tu te montres à l'enterrement.
48:03Non, ça n'aurait pas été bien, ça aurait été malin.
48:05Mais je n'aime pas du tout.
48:10Bon, j'ai de revenir.
48:22Sous-titrage Société Radio-Canada
48:22Sous-titrage Société Radio-Canada
48:34Sous-titrage Société Radio-Canada
48:56Je sais que ce n'est qu'à le moment, mais pour Paul que j'aimais et qui, je crois,
49:01me le rendait un peu, j'aimerais que nous puissions parler toutes les deux.
49:07Deux ?
49:08De certains aspects juridiques de votre situation.
49:11Je suis avocate et je pense pouvoir vous aider.
49:14Pourriez-vous, disons, pourriez-vous m'appeler de m'asseoir ?
49:19Je veux bien.
49:21Merci pour les fleurs.
49:46T'as vu la gueule des belles-sœurs ?
49:48Je n'ai rien vu.
49:51Je voulais te dire quelque chose.
49:55Quoi ?
49:56Ça vient juste de me revenir.
49:59Quoi ?
50:00Ce que Paul m'a dit juste avant le dernier soir.
50:06Vas-y Catherine, je t'écoute.
50:10Il a mis dans sa poche, il t'a téléphoné avant de partir, et il a mis dans sa poche
50:16un morceau de tuyau.
50:18Un tuyau ?
50:21Un morceau de câble, un morceau de câble électrique, en plastique noir.
50:24Tu sais comme on trouve dans la rue.
50:28Et quand je lui ai demandé ce que c'était, il m'a dit, touche pas, c'est de la
50:32dynamite.
50:38T'es sûre de ça ?
50:40Oui.
50:40Enfin, souviens-toi au téléphone, il m'a bien dit.
50:42Je vais te montrer quelque chose.
50:44Essaye de te souvenir.
50:45Oui, il me semble.
50:46Oui, pourquoi c'est important ?
50:48Tu parles.
50:58Sous-titrage Société Radio-Canada
51:48Sous-titrage Société Radio-Canada
51:48Puissance et gloire
51:53Puissance et gloire
51:54Dans l'eau trouble d'un regard
51:58L'aventure et la passion
52:04Autour de Château-Ballon
52:10Puissance et gloire
52:42Étrange brûlant
52:55Femme
53:12Femme
53:14Où vos regrets
53:18Puissance et gloire
53:22Dans l'eau trouble d'un regard
53:28L'aventure et la passion
53:34Fini sur un dernier mot d'amour
53:40Sous-titrage Société Radio-Canada
53:43Sous-titrage Société Radio-Canada