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  • il y a 2 jours
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01:52André Travers poursuit son enquête
01:54sur la mort de Paul Bossis.
01:56Il a découvert une gigantesque escroquerie
01:58derrière l'opération immobilière des Sablons.
02:00Il sait maintenant
02:02pourquoi on a tué son ami.
02:04Quant au commissaire Nicolo,
02:06il a identifié ceux qui ont
02:07exécuté le meurtre.
02:09Mais qui a donné l'ombre ?
02:24Pourquoi cet article n'est pas signé ?
02:27On signe pas toujours la une.
02:29C'est même rare.
02:31Vous avez honte.
02:33Pourquoi on aurait honte ?
02:35Il y a beaucoup de considérations atmosphériques
02:37dans cet article.
02:40Il y a de gros nuages sur la mairie.
02:43Jamais j'aurais pensé que la politique
02:44soit si proche de la météo.
02:47Écoutez Gilbert,
02:48c'est pas moi qui ai signé la météo,
02:50mais j'ai toute confiance
02:51en notre service météo.
02:52Tant mieux.
02:54Il va lui falloir
02:55un sacré parapluie
02:56à ce monsieur Quentin.
02:58Sauf s'il reste chez lui.
03:00Ce qui n'est pas son genre.
03:04Bon,
03:05eh bien,
03:05je vais y aller.
03:06Déjà ?
03:07Oui,
03:07le boulot.
03:11Vous plaisez ici ?
03:12Oui,
03:12ça va.
03:13Il y a du passage
03:14et puis la soupe est bonne.
03:17Comment va Catherine ?
03:18Bien,
03:19je crois.
03:19C'est pour bientôt maintenant.
03:22Moi,
03:22si elle passe par ici,
03:24je dîne souvent seul le soir.
03:26Elle aussi,
03:27vous savez.
03:27J'imagine.
03:28De toutes les façons,
03:29je lui dirai.
03:30Tout à bien,
03:31merci.
03:32C'est moi.
03:33Au revoir.
03:34Soyez sage,
03:35hein ?
03:35Sage pour mes rires.
03:36Ciao.
03:37Ciao.
03:43Votre couverture est mis,
03:44monsieur Bocis.
03:46Oh,
03:47déjà,
03:47merci.
03:59Salut.
04:00Salut.
04:00Eh bien,
04:01imagine-toi qu'on se baladait
04:02avec l'ami Bidas
04:03dans cette ville triste
04:04ou parce qu'en un seul coup,
04:05je me dis Arras.
04:06Si qu'on est le voir
04:06ma petite sœur
04:07qui a toujours été
04:07si gentille pour moi.
04:10Maurice Arras
04:10de CNRS.
04:12Bonsoir.
04:12Bonsoir,
04:13je suis ravie de vous voir.
04:14Je trouve que c'est
04:14une excellente idée.
04:15Venez.
04:16Dis donc,
04:17ça doit t'emboucher
04:18un coin quand même
04:19d'avoir des amis
04:20tellement au-dessus
04:20de mes moyens.
04:21Euh, non,
04:21pas vraiment.
04:23Vous savez,
04:24lorsque mon frère
04:25me parle de vous,
04:25il est intarissable.
04:27Asseyez-vous.
04:28Non,
04:28c'est qu'il est grand,
04:29mon copain,
04:30immense même.
04:32Tu sais qu'il pousse
04:32la grandeur jusqu'à venir
04:33dans nos contrées obscures,
04:34nous donner les révélations
04:35de ses méditations cosmiques.
04:38Il a invité d'honneur
04:38du Rotary.
04:39Oui,
04:40je sais,
04:41je sais.
04:42Mais dites-moi,
04:43a priori,
04:44l'anthropologie
04:44et l'écologie,
04:45c'est pas vraiment
04:46leur tasse de thé.
04:47Vous allez leur raconter quoi ?
04:49Je ne sais pas.
04:51Suivant l'inspiration.
04:52Quand je sens
04:53que je les barbe trop,
04:54j'essaie d'égayer un peu,
04:55mais c'est dur.
04:57Vous inquiétez pas,
04:58ils applaudiront.
04:59Ah oui,
04:59ça,
04:59pour Dieu,
05:00ils applaudissent.
05:02Je sais ce que vous pensez.
05:03Mais là,
05:04que voulez-vous,
05:04c'est une suite logique.
05:06La suite logique
05:07est un peu triste des honneurs.
05:09Quand vous êtes fait piéger là-dessus,
05:10faut suivre.
05:12Mais je ne critique pas.
05:14Je vous ai entendu plaider
05:15l'an dernier.
05:17C'était au sujet
05:18de cette obscure affaire.
05:21Rappelez-vous,
05:22ou ce nom moins obscur,
05:23imbécile d'académicien
05:24dont j'ai complètement
05:25oublié le nom,
05:26qui se plaignait
05:26d'avoir été plagié.
05:28Vous l'avez habillé
05:29comme il faut.
05:30Est-ce que j'ai ri.
05:32Merci.
05:35Armand m'a dit
05:35que vous étiez inquiet
05:36au sujet de votre père.
05:38Plus qu'inquiète,
05:39on est sûr, hélas.
05:42On est même résigné.
05:44Toi, tu te résignes.
05:46Moi, je ne me résigne pas.
05:50Expliquez-moi.
05:52Expliquez-moi comment un médecin
05:55peut laisser mourir son père
05:56sans lever le petit doigt.
05:58Non, non, je t'en prie, Florent.
05:59On ne va pas recommencer.
06:00On en a parlé toute une nuit.
06:02T'as toutes les raisons
06:02de savoir que ni rien
06:03ni personne lui fera dire oui.
06:05Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
06:06On le chloroforme
06:07et il se réveille en chimiothérapie.
06:08C'est ça que tu veux ?
06:09Je n'en sais rien.
06:11Tout ce que je sais,
06:12c'est qu'on doit faire quelque chose.
06:14De toute façon, il est foutu.
06:15Il était récupérable.
06:16Qu'est-ce que t'en sais ?
06:17Je le sais, évidemment, je le sais.
06:20Tu vois, Maurice,
06:21où on en est ?
06:22Quand je pense
06:22qu'ils n'ont jamais pu se blairer,
06:23ces deux-là.
06:24Ça aussi, qu'est-ce que t'en sais ?
06:26Oh, écoute, je t'en prie,
06:28c'est mieux me taire.
06:28Je dirais des choses désagréables.
06:34Madame.
06:34Oh, non, je vous en prie.
06:36Je n'ai vraiment pas besoin
06:37d'un directeur de conscience.
06:39Je m'en doute.
06:41Permettez-moi une petite réflexion
06:44pas très originale.
06:46Le droit de choisir sa mort,
06:48ça existe.
06:49C'est peut-être notre seul vrai droit
06:51parce qu'il dépend que de nous.
06:53Parce que tout bêtement,
06:55personne ne peut nous l'enlever.
06:59C'est de la philosophie, ça, monsieur.
07:03Vous êtes très intelligent,
07:04ça se sait.
07:05C'est même officiel.
07:08Je vais vous dire ce genre de choses.
07:10Quand on ne l'a pas vécu,
07:13quand on ne le ressent pas vraiment
07:15on ne peut pas juger.
07:18Je l'ai vécu.
07:19Non pas pour mon père,
07:20mais pour ma mère.
07:23Et comme elle non plus ne voulait pas
07:24et qu'elle a toujours été
07:25quelqu'un de très effacé
07:26et que moi je voulais,
07:28alors elle a fini par faire semblant
07:29de vouloir.
07:32Ce n'est pas ce que j'ai fait
07:32de meilleur dans ma vie.
07:36C'est pour moi de plus
07:36que sans doute je lui ai procuré
07:39l'horreur de ces trois mois supplémentaires.
07:43Je ne le pardonnerai jamais.
07:47Cela dit,
07:48soyez sûrs que je vous comprends
07:49et que je souhaite de tout mon cœur
07:51que monsieur Berg consente
07:52à se faire soigner.
07:59J'aimerais bien être seule maintenant.
08:12Tiens, tu passais par hasard ?
08:14Non, pas du tout.
08:15Alors ?
08:16Je monte.
08:30Écoute.
08:31Oui, je sais,
08:32la journée a été longue
08:33et tu aimerais voir autre chose
08:34que ma tête quand c'est fini.
08:35Ta tête, ça peut encore aller
08:37sur tout ce que tu vas me dire.
08:39Je te préviens
08:40que si c'est pour m'apprendre
08:40que mon père a un cancer,
08:42ce n'est plus un scoop.
08:47Ce n'est pas un scoop
08:47que j'ai déjà prévu
08:48toutes les conséquences.
08:50la première est d'ordre privé.
08:53Le chagrin a dû à la mort de mon père
08:54et ça, je pense pouvoir le surmonter.
08:56La seconde est d'ordre professionnel.
08:59J'ai passé toute ma vie
08:59dans un journal vieux jeu.
09:01Si changement il y a
09:02et il y aura changement,
09:03ce sera celui que je souhaite,
09:05dont j'ai toujours rêvé.
09:11Et toi, ma chérie,
09:13la disparition d'Antonin,
09:14qu'est-ce que ça te fait ?
09:15Parce que c'est ce que tu veux me dire, non ?
09:17Bête et mufle,
09:18comme d'habitude.
09:19Ah, et faible,
09:21tu as oublié, faible.
09:22Oh, je t'en prie.
09:23Tu l'as assez répété.
09:25Tous les mufles sont faibles,
09:26mais il est rare
09:26qu'un faible soit mufle.
09:27Eh bien, tu vois,
09:28moi j'arrive avec les deux à la fois,
09:29c'est ce qui fait mon charme.
09:30Ça t'enurait de rouler
09:31un peu moins vite.
09:32Et puis il va nous arriver
09:33un tas de choses palpitantes.
09:35Je vais partager
09:35une formidable masse de fric
09:37avec mes frères et ma chère sœur.
09:39Les impôts où vous nous trouvez dessus,
09:40personne ne sera d'accord
09:41et ça durera dix ans.
09:42Donc c'est pour la peine
09:42de s'enirer.
09:43C'est pourquoi il faut agir avant.
09:45Tu ne vas tout de même pas accepter
09:46que le journal revienne
09:47à ta sœur chérie.
09:49Avoue que ce serait un comble.
09:50Pourquoi ?
09:51Il en a une question ?
09:52Tu débarques ou quoi ?
09:53Même Mathilde est au courant.
09:55Bah oui, je débarque !
09:57On ne me dit rien, moi.
09:59Ralentis, je t'en prie.
10:02Non, ça ne tient pas le coup.
10:04Florence a un cabinet
10:04qui marche très fort,
10:05elle ne va pas se mettre
10:05un journal sur les bras.
10:07Non, je n'y crois pas.
10:09De toute façon,
10:10elle n'y connaît rien.
10:11Tu crois que c'est
10:11ce qu'il arrêterait ?
10:13Enfin, en tout cas,
10:14moi je t'aurais prévenu
10:14alors viens pas pleurer après.
10:16Fous-moi la paix !
10:18J'aime la paix !
10:49Mais vraiment, il ne manquait plus que ça.
10:52Heureusement que je t'avais dit de ralentir.
10:55Tu t'es fait mal ?
10:56Bien sûr que je me suis fait mal.
11:02Alors, c'est moi qui vais chercher la dépanneuse ?
11:05Il y a une station-service à Toussys, c'est à deux kilomètres.
11:08Il n'en a pas une petite demi-heure.
11:09Depuis le temps que je te répète, je ne m'appelle pas le téléphone dans cette voiture.
11:15Impessis.
11:51Jacques ?
11:57Qu'est-ce qui te prend ?
11:59Qu'est-ce que je vais devenir s'ils meurent ?
12:03Ils vont tous me tomber dessus.
12:05Mais non, je suis là.
12:07Allez, lève-toi.
12:09Je ne veux pas qu'ils meurent.
12:12Foud, arrête de faire l'enfant, hein ?
12:14Allez, viens.
12:15Laisse-moi !
12:25Retourne la voiture, au moins.
12:27Il y a mes affaires.
12:46Jean-Jacques.
12:49Quoi, Jean-Jacques ?
12:50Son agenda de l'année dernière, je n'ai pas pu le sortir, c'était trop risqué.
12:54Merde.
12:55Mais j'ai pu y jeter un coup d'œil.
12:57Et je crois que j'ai ton tuyau.
12:59Ah bon ?
13:00Il a déjeuné trois fois avec Fournier.
13:02Deux fois en janvier, une fois en mars.
13:03Il y avait un quatrième rendez-vous en mai, seulement il a été annulé.
13:08Mais je peux te savoir qui t'a branché sur Fournier, sans pas t'avoir parlé de lui.
13:14Tu me prends vraiment pour une conne.
13:24Oui.
13:25Tu peux venir, deux minutes ?
13:27Ok.
13:39La porte, la porte.
13:43Bon, nos petites histoires, si on récapitulait.
13:47Justement, je viens d'avoir le nom du sous-traitant.
13:50Oui ?
13:50C'est une boîte de Rouen, câble éco.
13:54Alors devine à qui elle appartient.
13:56Fournier ?
13:57Presque.
13:58Elle appartient à un certain Borel qui est marié à la sœur de Fournier, mon pote.
14:01Il apparaît dans la compta ?
14:02Ah non, non, jamais son nom. C'est toujours câble éco.
14:05Bon.
14:06Eh bien, ce sont eux qui ont descendu Paul, mon vieux.
14:09Ils se sont servi des malfrats du chantier.
14:11Mais Niccolo, qu'est-ce qu'il brande ?
14:14Probable qu'il connaît le nom du tueur, maintenant.
14:17Il ne veut pas me le dire, car il espère trouver mieux en le faisant suivre.
14:20Mais il ne pourra pas faire joujou longtemps.
14:23Ok.
14:24Ça, c'est le fait divers.
14:26Côté magouille,
14:27On est on.
14:28Ah, ouais.
14:29J'ai décodé le truc de Paul.
14:31Enfin, comme j'ai pu.
14:32Ouais.
14:33Bon, il y a un tas de notes sur le bureau d'études, tu sais, qui a disparu dans la
14:36nature.
14:38Et ça, ben, c'est colossal.
14:40Et il y a un truc que je ne comprends pas.
14:41Chaque fois que Paul mentionne le bureau d'études, il a mis PB, entre parenthèses.
14:46PB ?
14:46Ouais.
14:48PB.
14:48Et ça, ça ne correspond à rien dans le code.
14:51Une fois seulement, il y a un chiffre, entre parenthèses, avec PB.
14:55Quel chiffre ?
14:56687 000.
14:57Franc ?
14:58Ouais, c'est possible.
15:00Mais PB, tiens, regarde.
15:03Fais voir un peu.
15:07C'est pas 687 000.
15:09C'est 68 70 00.
15:1268.
15:13C'est l'indicatif de la région.
15:15C'est un numéro de téléphone, du coup.
15:17Ouais, merde.
15:18J'ai pas vu.
15:19Il n'y avait pas de point, tu comprends pas ?
15:20Et c'est le téléphone de PB.
15:22Mais c'est qui, PB ?
15:23Philippe Berg.
15:24Tu paries ?
15:31Tiens, t'as perdu.
15:33Son numéro de téléphone personnel, en plus.
15:36Ben voilà.
15:37Le bureau d'études, c'est Philippe Berg.
15:39Je vais pas y avoir grand personnel.
15:41Philippe Berg, rapporteur au conseil pour le projet des sabons depuis le début.
15:45Il a bien failli y avoir deux Berg dans le coup.
15:49Alors les gars, je vous dérange ?
15:51Pas du tout.
15:52Ah bon, j'aurais cru.
15:53Dites donc, travail à Rémy Régional.
15:55J'y pense, monsieur, j'y pense.
15:56Oui, ben c'est subterrain que ça se passe, hein.
15:57J'y retourne demain, sans faute.
15:59Aïe, aïe, aïe.
16:01Fait chier, ce Rémy Régional.
16:03Bon, t'es sûr pour Philippe Berg ?
16:05Ah non, c'est toi qui a dit Philippe Berg.
16:06Enfin, c'est bien son téléphone, non ?
16:08Mais le carnet de Paul, ça fait pas le poids comme document authentique.
16:11Faut en trouver un, mon gars.
16:12Y'a pas.
16:12Faut en trouver un.
16:19Bon, d'abord, oui, Philippe Berg, excusé.
16:22Excusé ?
16:22Comment ça ?
16:23Il n'a pas vu se libérer.
16:25Ah, bon, non.
16:26Ben, il n'a pas s'excusé longtemps, croyez-moi.
16:29Bon, je vois que monsieur...
16:31Monsieur Fournier n'est pas là non plus.
16:33Il est à Paris.
16:33Ah, oui, c'est ce qu'il fait à Paris ?
16:36Je ne sais pas.
16:37Je le représente, en tout cas.
16:39Monsieur est là, je veux dire.
16:40Ah bon, il ne sait pas ce que son patron fait à Paris.
16:42Bon, non pas à son.
16:46Ah, je vais avec plaisir qu'au moins monsieur...
16:49Monsieur Condroyer est parmi nous.
16:51Comment t'as l'air bon, monsieur Condroyer ?
16:53Très bien, monsieur le ministre, très bien.
16:56Dites-moi, c'est bien vous que le conseil a donné rapporteur du projet Sablon,
16:59en même temps que monsieur Philippe Berg ?
17:01Parfaitement, monsieur, oui.
17:03Il y a de ça un peu plus de deux ans.
17:06Est-ce que vous vous satisfait de la marche de l'opération, monsieur Condroyer ?
17:09Enfin, du point de vue de la municipalité, j'entends.
17:13Tout à fait, oui.
17:14Le cahier des charges est respecté.
17:16Le calendrier aussi.
17:17Nous sommes à la fois dans les temps et dans le plan de financement.
17:20Très bien.
17:21Et alors, pour des relations publiques, comment ça se passe ?
17:23Relations publiques ?
17:25Je ne sais pas si je vois ce que vous voulez dire.
17:28Oui.
17:29Mais c'est une énorme opération, mon vieux.
17:31Nous avons fait des sacrifices considérables.
17:35Vous ne savez mieux que personne.
17:37Il s'agit maintenant de la vendre convenablement à l'opinion,
17:39c'est-à-dire à nos administrés,
17:41convient qu'elles soient perçues
17:43par les bonnes gens sous injurés minamont favorables.
17:47Vous êtes d'accord ?
17:48Un cabinet parisien s'en occupe.
17:50Des gens tout à fait compétents.
17:51Ah, vous avez dit compétents ?
17:53Ça commence bien.
17:54Que voulez-vous dire, monsieur ?
17:56Mais écoutez, je quitte à peine le gouvernement
17:58et déjà des insinuations de toutes sortes
18:00pleuvent sur ma gestion ici.
18:02Et sur l'opération Sablon en particulier.
18:05Bravo pour les relations publiques, messieurs.
18:07Je suis sali avant même d'être revenu chez moi.
18:08Trop bien.
18:09Mais comment ça ?
18:10Non, trêve de plaisanterie, Quentin.
18:12À quoi faites-vous ?
18:12Non, non, non, non, non, non.
18:13Mettez-vous, ça suffit, on vous connaît.
18:17Alors, de quoi pourrait-il bien s'agir
18:18sinon des articles fielleux de notre bonne dépêche ?
18:22Ou encore du courrier que reçoit mon suppléant ?
18:25Voilà, c'est un tel ramassis de saleté.
18:28On n'ose à peine l'ouvrir.
18:30Comment en est-on arrivé là ?
18:33Est-ce que quelqu'un peut éclairer ma lanterne ?
18:36Il ne faut pas prêter attention
18:37à ce qu'écrivent les journalistes, monsieur.
18:38Il cherche à se faire mousser.
18:39Ah oui ?
18:40D'ailleurs, celui qu'on a descendu, il mousse.
18:45Vous allez trop loin.
18:46Ah oui ?
18:48Mais moi, je vais vous dire quelque chose.
18:51Et c'est l'homme politique qui vous parle, mon vieux.
18:53Quand on en arrive à descendre des journalistes,
18:54c'est qu'il y a un sacré vert dans le fruit.
18:56Et il faut croire que le fruit était drôlement juteux
18:58pour qu'on en arrive là.
19:00Attention, Quentin.
19:01Les assimilations viennent de vous, là.
19:02Alors maintenant, il faut préciser votre pensée.
19:04Oh, merde, mais merde, mais merde !
19:06Vous êtes cons !
19:06Vous êtes cons !
19:07C'est pas possible !
19:08C'est pas possible !
19:10C'est pas...
19:14Bon.
19:16Bon, parlons peu, mais parlons bien.
19:19Il y a une saleté de magouille quelque part.
19:23Tout l'indique, mais il fait un enfant dans le dos.
19:28Alors moi, je vais...
19:31Je vais aller porter l'affaire sur la place publique.
19:33Pour commencer, je vais nommer une commission d'enquête demain.
19:36Et qui en fait partie ?
19:37En vous, en tout cas.
19:38Encore une fois, vous allez trop loin.
19:39Ah, oui ?
19:41Ben, moi, je ne crois pas, voyez-vous.
19:43Si vraiment j'allais trop loin, il y a longtemps que vous auriez quitté cette table, il me semble, non
19:46?
19:47Alors vous m'auriez mis votre point sur la cuillure.
19:50En tout cas, moi, votre place, c'est ce que j'aurais fait.
19:53Allez.
19:54Non, ben, c'est assez dur.
19:57Monsieur Levin, une pétition des gravistes de l'atelier.
20:05Qu'est-ce qu'ils veulent ?
20:06Votre signature.
20:06On a licencié 200 personnes et la situation...
20:16Merci beaucoup.
20:21Pourquoi sortez-vous sale de la mairie ?
20:22Pourquoi avez-vous quitté le gouvernement ?
20:24On parle de fausses factures, vous avez une idée là-dessus ?
20:25Il va y avoir une partielle.
20:26Aucune déclaration, sinon celle-ci.
20:28Dans l'affaire Sablon, je vais nommer une commission d'enquête dès demain matin.
20:31C'est tout.
20:31Mais il faudrait qu'on ait vraiment quelque chose de louche.
20:42Alors, il n'y a pas de doute pas de conseil de ma cheveure.
20:44Il a encore son sparadour sur le riz.
20:51Et la fille, là, qui c'est ?
20:53Il guette Alessandri.
20:55Une tapineuse minable.
20:56Elle a bossé pour lui dans le temps.
20:59Puis après, il a eu un cancer du sein, alors depuis, forcément.
21:06Il est en train de lui foutre sur la gueule, là.
21:09Ah, puis il va pas demain mort, ton enfoiré.
21:12Alors, on y va ?
21:13Non, non, non, on ne bouge pas.
21:17Il met son boson.
21:20J'ai l'impression qu'il va se tirer.
21:23Pourvu qu'il n'a bu que pas avant, cet ordinateur.
21:25Radal, appelle le vaseur.
21:27Dis-lui de le prendre en filature au 4 août,
21:30puisqu'il est obligé de passer par la 28.
21:33Merde, mais c'est la fille qui prend la bagnole.
21:38Et lui, je le vois plus.
21:39Il est pas où il est passé, lui ?
21:40Je le vois plus.
21:44Merde, merde, merde.
21:45Ah, le con !
21:50Je t'avais dit qu'il fallait y aller, je t'avais dit qu'il fallait y aller.
21:52Ah oui, bon, alors, t'appelles le vaseur,
21:53tu lui dis de filer la fille, maintenant, on sait jamais.
21:56Tu vas voir qu'on va le faire de court de bon.
21:57Si il va se planquer à 300 bornes d'ici, on est marron, hein ?
21:59Mais non, mais non, il n'a pas se planquer à 300 bornes,
22:01il n'a plus un rond.
22:02Pourquoi tu crois qu'il cognait sur la fille, tout à l'heure ?
22:04Parce qu'il ne pouvait rien lui filer.
22:07Mais non, maintenant, il va falloir trouver à qui il va demander du pognon.
22:09Patron, on parie en ligne.
22:11Oui, je viens.
22:13Nicolas, j'écoute.
22:15Ah, mes respects, monsieur le directeur.
22:17Oui, non, non, non, monsieur le directeur, non, non.
22:19Non, non, on vient de le louper, là, à deux minutes.
22:22Ah, ben oui, la gendarmerie, comme d'habitude.
22:24Manque de coordination.
22:26Je vous fais pas un dessin, monsieur le directeur.
22:28Oui.
22:29Oui, bien sûr, oui, oui, oui.
22:31Oui, promis, vivant, vivant, vivant.
22:33Oui, monsieur le directeur.
22:34Non, de toute manière, c'est plus qu'une question d'heure.
22:36Il est au bout du rouleau, là.
22:38Oui, merci, monsieur le directeur.
22:40Mes respects, monsieur le directeur.
22:43Évidemment, personne n'a rien entendu de ce que j'ai dit.
22:46Patron, j'allais voir le masseur.
22:47La fille a fait le tour du patelin et est rentré chez elle.
22:49On y va, maintenant.
22:52Non, non, on y va pas.
22:57On rentre à la maison. Allez.
23:04Si tu répliques, je l'ai.
23:05Oui.
23:21Vas-y, vas-y.
23:26Voilà.
23:27Photocopie du dépôt de statut à la chambre de commerce de Lyon.
23:31Avec ses initiales.
23:32PB.
23:33Et j'ai le double.
23:35Comment t'as fait ?
23:36Une fille.
23:37Tu vois que ça, c'est...
23:38Non, elle est horrible.
23:39Ça m'a coûté 30 sacs.
23:40Non, c'est donné.
23:42Là, on le tient.
23:45Pauvre mec.
23:46En tout cas, je me sens pas fier.
23:47Parce que t'es fauché ?
23:48Il a piqué plus de 200 briques.
23:50Il en est même pas besoin.
24:03Entrez.
24:06C'est régional ?
24:07Pas exactement.
24:09Vous savez, le bureau d'études des Sablons,
24:11celui qui s'est évanoui.
24:12Eh bien, c'est votre cousin Philippe qui était derrière.
24:16Oui.
24:17J'en ai la preuve.
24:19J'ai une liste complète d'échecs
24:20avec les numéros et les dates.
24:23Je pense que ça ferait un bon papier.
24:26Il faut être vigoureux.
24:27Vous l'avez dit l'autre jour.
24:37Traverse.
24:38Si vous pensez que cette info doit être publiée,
24:40elle le sera.
24:42Pour l'instant, ce que je vous demande,
24:44ce sont les régionales.
24:45Laissez-moi ça.
24:45La photo copie.
24:49La photo copie.
24:59La photo copie.
25:04Retirer.
26:52Vous êtes venu ici pour vous entendre dire ceci
26:55Si vous craquez, vous êtes mort
26:58C'est simple
27:00Vous êtes mort
27:02Vous avez fait toutes les conneries imaginables
27:04Il faut que ça cesse et vite
27:06Vu?
27:10Tout le monde a le droit d'être homosexuel
27:15Mais dans votre situation, un homosexuel a intérêt à se conduire comme s'il ne l'était pas
27:22C'est-à-dire?
27:23Regardez où il met les pieds
27:25Vous avez donné votre argent à un jeune crétin qui ne s'en cache même pas
27:27Les flics peuvent remonter à vous en deux jours
27:32Quant à vous, mon petit berg, il faut avoir des nerfs plus solides
27:37Porter le nom des berg n'est pas suffisant de nos jours
27:43Pensez à ça
27:45Vous pouvez faire couler le navire
27:47Mais rappelez-vous que vous serez avec les types des machines au fond
28:05Je fous le camp en Argentine
28:07Tuez-vous
28:08Mais ta femme, tes gosses
28:10J'en ai rien à cirer
28:12Fais pas l'idiot
28:14Fais pas l'idiot, Philippe
28:17Philippe!
28:26Écoute, Robert, j'ai encore de l'arche
28:27Non, tu viens d'arrêter
28:28Philippe!
28:29Pour combien de temps?
28:30Moi, j'ai des traites à Paris
28:32Tu crois qu'ils attendent les mecs?
28:34Mais tu ne les connais pas, c'est 90 jours à la tôle
28:35Tu t'énerves, tu t'énerves, mais ça va, ça arranger
28:38Écoute, je te fais un chèque de 100 000
28:39Et tu ne le touches pas avant la semaine prochaine, d'accord?
28:41Pas d'accord
28:43T'es en train de couler, on me l'a dit en ville
28:47Moi, j'en veux plus de ton blé
28:48Il n'y pue
28:49Ne parle pas comme ça
28:51Je t'ai donné 40 000 lirons
28:52Et alors, tu n'étais pas obligé?
28:55Faut croire que ça te plaisait, non?
28:58Salut, je t'en prie
28:59Lâche-moi, j'en ai rien à foutre de ton blé, mine
29:13Est-ce que c'est frayant?
29:15Pauvre homme
29:17Et devant tout le monde
29:19Heureusement qu'il n'y avait pas de journaliste
29:22Un conseiller municipal
29:23En pleine ville
29:25Faut l'avoir vu pour le croire
29:27Fallait oublier tout ça
29:29Racontez-moi encore une histoire
29:31Racontez-moi encore une histoire
29:33Allez!
29:34Mais écoutez, ça fait trois jours que je vous raconte des histoires
29:37J'ai épuisé tout mon stock
29:39Justement, je suis sûre que vous ne m'avez pas tout dit
29:41Par exemple
29:43Le grain de beauté de Gabriel
29:44C'est un vrai ou un faux?
29:47Non, le grain de beauté de Gabriel
29:48Eh bien, en fait
29:50Il n'existait pas
29:52Mais elle avait pris l'habitude
29:54Dans chaque film
29:55De refaire son grain de beauté
29:57À un endroit très précis du visage
30:00Et à des enseignes
30:05Regarde-là, elle soigne ma bronchite
30:07Qu'elle a dit
30:08Tout le monde, moi, tout le monde
30:09Ça fait passer la pile
30:11Je ne sais pas, ce n'est pas moi qui en ai parlé
30:12C'est toi
30:13On peut maintenant
30:14Puisque vous savez
30:14Vous savez aussi que ça finira comme j'ai dit
30:16Et pas autrement
30:17Vous en parlez autant que vous voudrez
30:18Ça ne me gêne pas
30:20C'est même intéressant
30:21Je savourais de vous écouter
30:21On voit mieux les natures
30:23Vous êtes encore sorti en visite
30:25Mathilde, vous mettrez un peu de miel
30:28Dans ma citronade
30:29Et pas trop chaude, s'il vous plaît
30:31Ma citronade
30:32Et puis, vous mettrez encore un glaçon dedans
30:35Comme hier
30:36Vous croyez que je ne vous ai pas
30:37Je n'ai jamais supporté de boire chaud
30:39Eh bien, boire froid
30:40On marche encore un peu ?
30:41Non, il commence à faire frais
30:44Ah oui, c'est vrai
30:45Ma bronchite
30:47Eh bien, vois-tu, ce n'est pas froid du tout, moi
30:48Moi aussi, un peu
30:53Même en vrai, tu es comme moi
30:55Tu es toujours trop chaud
30:59Dis-donc, ton...
31:02Ton petit camarade
31:04Je crois saisir qu'ils n'ont pas pris de gants pour le sortir du gouvernement
31:07Éjecté sec
31:09Qu'est-ce qu'il en dit ?
31:10Je ne sais pas
31:12Moi, il n'est pas venu faire consoler ?
31:14Non, mais j'imagine qu'ils prennent rarement des gants
31:18Le général en prenait
31:21Brutal, parfois, jamais grossier
31:22Eh bien, c'est passé de mode
31:23Comme le général
31:26Papa, je vais sûrement te décevoir
31:29Mais ce serait une erreur de croire que Quentin a été écarté du gouvernement
31:33Pour une raison qui aurait à voir avec ici
31:36Avec, par exemple, les Sablons
31:39Comment le sais-tu ? Il te l'a dit ?
31:41Oui
31:42Non, mais dis-donc, tu es en train de te couper, toi
31:44Tu viens de me dire que tu ne l'as pas vu
31:45Il me l'a dit avant
31:49Ah bon ?
31:50Déjà
31:52Déjà avant
31:54Ce serait pour quoi, alors, il te l'a dit ?
31:57Non, mais sûrement pas pour ce que tu crois
32:00Je ne crois rien, moi, je m'informe
32:03Je ne fais pas de fixation, tu sais
32:04Je ne t'ai jamais dit que c'était à cause d'ici
32:07Je ne suis pas encore gâteux
32:08Il suffit de m'expliquer
32:11Alors, les Sablons, ça viendrait
32:13En plus
32:16En plus d'une autre chose
32:17Eh bien, dis-donc
32:21Bon, ben, je vois que j'aurais plus vite fait
32:23D'aller me la faire moi-même, ma citronade
32:36Pourquoi tu m'en regardes ?
32:37Ça te gêne ?
32:39En effet, tu as raison
32:40Ces jours-ci, quand tu as vu une fois, c'est plus la peine de te regarder
32:44Merci
32:44C'est comme ça
32:48Et ça veut dire quoi ?
32:50Et arrête d'arroser les tapis
32:52Les enfants te voient et eux, ils n'ont pas le droit
32:56Émilie
32:59Émilie, tu sais que j'ai des emmerdes
33:00Hein, des vrais
33:02Et puis, tu ne me dis pas que tu ne les as pas vues dans le mar de café
33:03Mais les emmerdes
33:04Tu prévois tout, toi
33:05Elles te font même plaisir
33:07Émilie, je te parle
33:08Tu ne parles pas, tu craches ton venin
33:12Émilie, tu sais que c'est le bateau cool, il n'y a pas de canaux de sauvetage
33:14Il n'y en a pas
33:16Hop, au fond !
33:17Mais c'est une maladie chez toi
33:18Est-ce qu'on avait besoin de cet argent ?
33:20On n'est pas pauvres quand même
33:21Qu'est-ce qui te l'a pris ?
33:22Tu peux me dire
33:22Mais tu m'emmerdes
33:32Les enfants ?
33:33Ce n'est rien, les enfants
33:34Vous voulez, on va jouer
33:35On va jouer
33:36Vous voulez ?
33:37Allez, on y va
34:01Vous voulez, on va jouer
34:19C'est parti.
34:49C'est parti.
35:10C'est parti.
35:21C'est parti.
35:25C'est parti.
35:27C'est parti.
35:36C'est parti.
35:43C'est parti.
35:52C'est parti.
35:55C'est parti.
36:08C'est parti.
36:10C'est parti.
36:20C'est parti.
36:28C'est parti.
36:34C'est parti.
36:46C'est parti.
36:53C'est parti.
37:09C'est parti.
37:13C'est parti.
37:15C'est parti.
37:43C'est parti.
37:45C'est parti.
37:45C'est parti.
37:55C'est parti.
38:11C'est parti.
38:14C'est parti.
38:16C'est parti.
38:37C'est parti.
38:48C'est parti.
39:07C'est parti.
39:08C'est parti.
39:10C'est parti.
39:15C'est parti.
39:29C'est parti.
39:31C'est parti.
39:33C'est parti.
39:34Ceappareil, du lendemain Marie,
39:34On n'est pas grillé.
39:35Ah non.
39:35On n'est pas grillé.
39:37Avant qu'ils découvrent le trou,
39:38qu'ils en ont pour un bon moment.
39:39On peut les faire mariner et on a du blé.
39:42Nan, Philippe.
39:44Moi, j'ai plus de blé.
39:45Je suis raide.
39:46Eh bien, moi, je t'aiderai.
39:49Ça se sortra alors.
39:50Tu se seras mouillé.
39:53Et comment ça se fout que tu as pur la flèche ?
39:56Ce serait trop long à t'expliquer,
39:58mais j'en ai plus, crois-moi.
40:03Voilà.
40:06Alors, je vais faire comme j'ai dit.
40:09Bonne chance, mon Dieu.
40:13Bonne chance.
40:56Sous-titrage Société Radio-Canada
41:04Jean-Jacques, j'ai le canard sous les yeux, je ne vois rien.
41:06Vous savez l'heure qu'il est.
41:08Mais enfin, c'est l'heure où on imprime votre journal de merde, mon vieux.
41:10Moi qui croyais que votre cousin Philippe vous donnait des boutons,
41:12vous avez donc trouvé une pommade ?
41:13Parce que là, je ne vois rien, là.
41:14Il me semble vous avoir donné quelque chose, nom de Dieu.
41:17Expliquez-vous avec mon père.
41:19Ah bon ?
41:20Je pensais que vous étiez rédacteur en chef.
41:21Je le suis.
41:22Mais il y a quelqu'un au-dessus, au-dessus de nous tous, mon cher.
41:24Il y a un propriétaire.
41:25Et il s'appelle Berg, comme Philippe.
41:28Compris, travers ?
41:39Fais-toi un coup, t'es ouvert.
41:42Fais-toi un coup, t'es ouvert.
42:32C'est la pêche au gros.
42:35En jouant, c'est qu'en loyer.
42:47Il y a des circonstances où il faut savoir reconnaître le courage.
42:56J'avoue que je n'espérais pas votre visite.
43:00Asseyez-vous.
43:04Et pour tout vous dire, c'est une initiative que je n'avais même pas envisagée, mais que je salue.
43:10Parce que je suppose que la démarche ne doit pas vous être spécialement agréable.
43:17Pas spécialement, non.
43:19Non, non, le contraire d'agréable même.
43:22Mais indispensable.
43:28Monsieur Berg, pourquoi m'attaquez-vous ?
43:31Ah non, c'est pas moi qui vous attaque.
43:33C'est la dépêche, ça fait une grande différence.
43:35Ah bon ?
43:36Ah bon, moi vous croyiez que...
43:37Ah oui, vous croyiez que j'étais la dépêche.
43:39Erreur.
43:41Oui, enfin, que ce soit vous ou la dépêche, ça ne me plaît pas.
43:47Je vous comprends très bien.
43:50Toutefois, vous exagérez.
43:52Mon journal ne vous attaque pas à proprement parler, il pose des questions à votre sujet.
43:58Ce qui fait également, croyez-moi, une belle différence.
44:02Vous voulez, les hommes politiques, tout de suite, vous vous amplifiez, vous grossissez.
44:08Oui, sans doute qu'en politique, on sait reconnaître ses amis.
44:11Dans le malheur, vous voulez dire ?
44:16Précisez.
44:17Ses amis, quand on est soi-même dans le malheur, c'est bien ça.
44:23Mais mon pauvre ami, si vous avez des malheurs, ils ne vous viennent pas de la dépêche.
44:28Mais, d'où alors ?
44:30Ah, ça je digne.
44:32Mais cherchez.
44:34Mais c'est ce que je fais de mon côté, je cherche.
44:36Ça nous fera au moins un point commun.
44:40Oui, enfin, posons les choses clairement.
44:42Ma vie habituée jusqu'à présent à une certaine neutralité, disons, enfin, disons, bienveillante.
44:49Pas moi, la dépêche.
44:51Vous oubliez toujours les nuances.
44:54Et puis, la neutralité bienveillante, c'est pas garanti à vie, cette chose-là.
45:00Les sentiments, ça va, ça vient, ça...
45:02On a tous ces sentiments, j'ai mes sentiments.
45:05Mais la réalité, pendant ce temps-là, elle court, elle vole, elle se fout pas mal de nos sentiments, vous
45:08croyez pas ?
45:10Ah, mais moi, je ne crois rien, non ?
45:11J'écoute, j'entends un discours, moi.
45:14Non, non.
45:16Non, pas moi, monsieur le ministre, non.
45:19Moi, c'est plutôt le style télégraphique.
45:22Sentiment inutile, stop.
45:24Seule réalité compte, stop.
45:26Réalité neutre, ni bienveillante, ni malveillante.
45:30Fin du message.
45:33Très bien.
45:34Non, non.
45:35Non, non, pas très bien.
45:39Rasseyez-vous.
45:41Que je traduise.
45:45Il y a, entre nous, une histoire de femme.
45:51Cette femme se trouvant être ma fille.
45:55Et puis, il y a, d'autre part, il y a votre carrière.
46:01Et mes sentiments, à votre égard, en effet, pas excellents,
46:04ne m'ont jamais empêché de dire que vous faisiez un beau parcours.
46:08Aujourd'hui, ce beau parcours paraît devoir mal finir.
46:12Donc, je le dis.
46:14Je ne l'ajoute pas à vos malheurs, je constate.
46:19Voilà, mon cher.
46:26Oh, monsieur, monsieur.
46:31Ah oui, j'oubliais, le regretté qu'on ne voyait
46:34a bien été enlevé à notre affection par un acte de désespoir.
46:38J'ai reçu le résultat de l'autopsie.
46:40Il a de l'eau dans les poumons.
46:43Bien, espérons que votre neveu Philippe n'en sera pas réduit, là.
46:48Ah.
46:49Alors là, Quentin, vous me décevez un peu.
46:54Si j'ai la preuve que mon neveu a trempé là-dedans,
46:56vous croyez que je le ménagerais?
46:59Non.
47:01Ah.
47:02Bon.
47:30Oh, mon Dieu.
47:33Oh, mon Dieu.
47:38Oh, là.
47:40Oh, là.
47:46Oh, là.
47:59Désolée, ma jolie, mais tu peux rester, ça va être passionnant pour tout le monde.
48:03Merde.
48:13Allô?
48:15Allô?
48:19Écoute, écoute.
48:20Quoi?
48:22Le corps d'un conseil municipal retrouvé s'est plus dans la Loire.
48:25L'hypothèse d'un secondaire t'es pas exclu, enfin, etc., etc., quoi.
48:28Et puis, écoute, non, mais écoute bien.
48:29L'événement survient moins de trois jours après que le maire, Georges Quentin, a dû quitter le gouvernement.
48:39Oh, mon Dieu, moi, j'ai pas quitté le gouvernement, j'ai démissionné.
48:45Tu n'as pas dû le quitter.
48:47Mais...
48:48Mais quoi?
48:49Mais, mais, mais, mais tout court, j'ai pas de faire un dessin.
48:54Il y a des moments comme ça dans la vie.
48:57Tu y es.
48:58Nous y sommes.
49:01Comment, enfin, écoute, moi, je sais pas, j'ai nommé une commission d'enquête, non?
49:04J'ai mis des gens irréprochables, on peut les prendre un par un.
49:07Alors, pourquoi ils le disent pas?
49:08Moi, je sais pas, je le vois nulle part, là, je le lis nulle part.
49:10Ah, si?
49:11Dans la dépêche.
49:11Oh.
49:13T'as nommé une commission d'enquête, mais...
49:17Oui, oui, non, mais il faut que je sois un truand, quoi.
49:20Le roi des truands, le parrain de cette magouille.
49:24Bon Dieu, je sais pas, il y en a qui me connaissent, non, dans le nombre, il y en a
49:26qui me connaissent.
49:28Enfin, penses-tu pas à un mot, pas à un mot?
49:31Alors, c'est pas, tu m'imagines, là-dedans, tu me vois un instant me prétend à ça?
49:36Non.
49:37Non, je t'imagine pas un instant.
49:42Mais...
49:45Heureusement que je t'aime, parce que...
49:49Viens.
49:53Je t'aime.
49:55Je t'aime.
49:58Mais...
50:01On veut le voir.
50:02Bon, ça en t'étais-tu, mais je te dis que c'est pas possible, il dort.
50:05Non, il faut absolument que je le vois.
50:06Écoute, reviens un autre jour.
50:08Laisse-moi passer.
50:09Oh, écoute, travers, sois gentil, casse-toi, sinon je te fais une grosse tête.
50:13Laisse-le entrer.
50:15Bon, vas-y, mais sois chic, fais court.
50:17T'inquiète pas, ça sera pas long.
50:36Oui, oui, j'ai interdit à Jean-Jacques de publier votre article.
50:39Mon neveu est peut-être un voyou, mais moi, j'attends de savoir.
50:45Quand je saurai, je dirai.
50:47En attendant, c'est pas à moi de lui passer d'accord d'au coup.
50:51Vraiment, petit vieux, c'est comme ça.
50:54J'estime qu'il est urgent d'attendre.
50:58Alors, il n'y a plus de journalisme.
51:00Le journalisme, c'est comme la lune.
51:02De temps en temps, il y a des éclipses.
51:04Et c'est moi qui décide des éclipses.
51:07Monsieur Berg, j'ai l'honneur de vous foutre ma démission à la gueule.
51:13Tu me plais.
51:15Excuse-moi, je te dis tu, mais c'est parce que tu me plais.
51:19Ah, dis donc, t'es bien le fils de ton père, toi.
51:22T'es une fois à Londres en 42.
51:23On s'en fout.
51:25Laissez mon père où il est ou bien dépêchez-vous de le rejoindre, ça m'arrangerait.
51:29Ne t'inquiète pas, ce sera pas long.
51:31C'est pas mon problème.
51:32Je vous demande simplement de faire vite calculer mes indemnités.
51:35Ça aussi, ça m'arrangerait.
51:36Bonsoir.
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