- il y a 2 jours
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01:52Antonin Berg est décidé à tout faire
01:54pour venger Paul Bossis, le journaliste assassiné.
01:57Catherine Kowalik l'accompagne de Bossis.
02:00vient de confier à André Travers, son ami,
02:02un nouvel élément qui va orienter définitivement
02:04l'enquête vers le chantier des Sablons.
02:13Non mais c'est très intéressant tout ça,
02:14moi je le note, tu sais, c'est tout noté là.
02:17Non, écoute-moi, vous autres les journalistes,
02:20vous êtes gentils, mais vous êtes tous un petit peu mythos,
02:22tu vois, alors chaque fois que vous trouvez un petit machin
02:24comme ça, hop, tout de suite, ah, c'est l'affaire du siècle.
02:27Écoute, le coup de la dynamite, on me l'a fait
02:29cent fois. Chaque fois,
02:31c'était des pétards mouillés. Alors, sois gentil,
02:33calmose, hein, calmose.
02:34Non, je suis désolé, Bossis, c'était le contraire d'un mytho.
02:37Oui, c'est ça. Fallait plutôt lui tirer les vers du nez.
02:39Oui, oui, bien sûr. Ça bouillait de l'intérieur,
02:40n'empêche que son petit bout de câble, là, ça nous met où ?
02:42Au Sablon. Oui, ben ça, c'est facile à vérifier, hein,
02:44même structure, même section. Et alors ?
02:46Alors, rien. Je vais te dire, des trucs comme ça,
02:48ils entraînent plein la ville. Tous les monges jouent avec.
02:50Alors, ça n'a qu'à voir.
02:51Bon, ben, eh bien, je n'ai rien dit.
02:54Oui, mais moi, je vais te dire quelque chose.
02:55Les Sablons, ça vous arrange. Les Sablons, ça vous arrange
02:58parce que ça vous mène à la mairie.
02:59Et vous, à la dépêche, vous avez envie de vous faire la mairie.
03:02Ah, plutôt le maire.
03:03Pas du tout.
03:04Mais si, mais si, mais si.
03:06Tu vois, moi, je ne suis pas un grand esprit, hein.
03:07Mais alors, pas du tout. Les idées, je n'en ai rien à foutre.
03:10Surtout les idées préconçues, d'ailleurs.
03:11Non, moi, bêtement, j'essaye de trouver qui a tué.
03:14Et celui qui a dit de tuer, je m'en occuperai après.
03:18D'ailleurs, généralement, ça coule de source, tout ça.
03:20Ah oui ? Il y a deux méthodes, d'ailleurs.
03:22Attends, excuse-moi.
03:25Nicolo ?
03:26Oui ?
03:28Où ça ?
03:29Attends, je note.
03:32Oui ?
03:32Tu écoutes.
03:35Oui ?
03:36Ah bon ?
03:37C'est bien, ça.
03:38Oh, oh, oh, mais c'est très bien.
03:40Bravo, mes petits canards.
03:41Dis donc.
03:42Oui, ben non, non, non, il ne te reste plus qu'à continuer, maintenant.
03:45D'accord.
03:46Allez, salut.
03:48Ben, tu vois, bêtement, j'ai t'offris un petit scoop tout bête.
03:52Tu te souviens qu'à l'enquête, il apparaissait qu'un des agresseurs avait pris un coup en pleine poire.
03:56Oui.
03:56Alors, moi, j'ai mis mes gars là-dessus, tu comprends ?
03:58Bêtement, hein.
04:00Et figure-toi que cette nuit-là, à 23h10,
04:02il y a un type qui s'est amené avec du sang plein la tronche dans cette station-service
04:05et qui a demandé la trousse de secours du pompiste.
04:08Et figure-toi que le pompiste, qui pourtant est très bête, il est très bête, ce pompiste,
04:12eh bien, le pompiste est capable de me faire un portrait précis.
04:15Ah, alors, tu ne me fais pas un petit compliment, hein ?
04:20Si, bêtement.
04:24Quoi, le fils Gruber ? Il va quand même pas recommencer, ton père, non ?
04:30Il y a des fois, vraiment, je...
04:31Je te promets, moi aussi.
04:38Dis, Cathy, ce serait pas parce qu'il voulait te marier avec le fils Gruber que tu t'es fait
04:41la malle ?
04:42Si, mais je connaissais déjà Paul.
04:45Ah, d'accord. Enfin, toujours est-il qu'il remet ça.
04:47Parce que j'ai cru comprendre, il t'accepterait même avec le bébé.
04:50C'est gentil, ça.
04:54Et Albertas ?
04:55Bah, lui, enfin, je te préviens juste de te méfier.
05:00De toute façon, je veux dire, tout ça, ça n'a strictement aucune importance.
05:09Et la musique, ça va toujours ?
05:11Et comment ?
05:13Sans le roc, j'aurais plus qu'à me flinguer.
05:16Parce que les livraisons, toujours livrées, encore livrées, j'en peux plus.
05:19Au fond, j'y vais.
05:27T'en fais pas envers le bout.
05:29Sûrement.
05:30Le meilleur intérêt que ce soit bientôt.
05:48Allô ?
05:49Madame Berg ?
05:51Oui, c'est Catherine.
05:53Non, je sais, je devais vous appeler que ce soir, mais...
06:15Bonjour, mademoiselle.
06:16Bonjour.
06:17Bonjour.
06:18Nous sommes, mon camarade et moi, deux citoyens de Château Vallon.
06:22Et nous aimerions, comme la loi nous y autorise,
06:24jeter un coup d'œil sur un document intéressant à la ville.
06:26Quel genre de document ?
06:28Le plan de masse de l'opération des Sablons.
06:31Ah, une minute, hein.
06:36Oui, c'est Julie.
06:38J'ai deux messieurs ici qui voudraient consulter...
06:41Comment vous m'avez dit ?
06:42Le plan de masse de l'opération des Sablons.
06:45Le plan de masse de l'opération des Sablons.
06:50Mais ils disent que la loi les y autorise.
06:53Ah.
06:54Bon.
06:56Bien, monsieur.
07:00Le document en question est en main pour l'instant.
07:03Mais vous pouvez faire une demande par écrit
07:04et vous aurez une réponse sous 15 jours.
07:11Ben, c'est ce qu'on vient de me dire.
07:15Qui ça a ont ?
07:17L'adjoint ?
07:19Chargé de l'aménagement ?
07:20Il a un nom.
07:21C'est important pour vous ?
07:23Non, c'est important pour vous.
07:25Si vous ne me le dites pas.
07:28Voyez-vous, chère Julie.
07:30La mairie doit être une maison de verre
07:32pour chaque citoyen de cette ville.
07:35Vous me suivez ?
07:37Bon, c'est monsieur Condroyer, au quatrième.
07:41Mais vous ne dites pas que c'est moi qui vous l'ai dit
07:42parce qu'il m'a demandé de vous envoyer balader.
07:45Compris.
07:47Merci, Julie.
07:51On n'a pas de marre ?
07:52Marre 2.
07:53Traqué ?
07:54Moi aussi.
07:55Tiens, on va la rendre.
07:56C'est prête.
07:58Monsieur ?
07:59Bonjour, nous avons rendez-vous avec monsieur Condroyer.
08:01Et pouvez-vous me rappeler votre nom ?
08:03Travère Favreau de la dépêche.
08:06Bien.
08:06Une seconde, je vous prie.
08:26Monsieur Condroyer ne se souvient pas
08:28d'avoir pris rendez-vous avec vous, monsieur.
08:29un conseil que vous le rappeliez demain.
08:33Très bien, merci.
08:37Messieurs !
08:39Travère Favreau de la dépêche.
08:41Vous n'avez pas de rendez-vous.
08:41Sortez !
08:44Honorable citoyen de cette ville,
08:46je n'admets pas, monsieur,
08:47que l'on me tienne ce langage
08:48dans une maison qui peut être aussi la mienne.
08:50Vous avez dit sortez.
08:51Favreau, tu notes.
08:52Mais moi, je vous redis de sortir.
08:55Je veux juste consulter un document.
08:56Vous savez lequel ? Où est-il ?
08:58Alors la dépêche s'intéresse au sablon.
09:00Tiens, tiens, tiens.
09:02Pas du tout.
09:03C'est moi qui m'y intéresse personnellement
09:04en tant que citoyen.
09:05Comme j'en ai le droit,
09:06ça aussi, vous le savez.
09:07Il s'agit en outre d'un document
09:09qui est et reste à la disposition du public
09:11à tout moment.
09:12Monsieur Travère,
09:13pourquoi ne jetteriez-vous pas un coup d'œil
09:15sur le dépliant que nous avons fait imprimer
09:16à grand frais
09:17avec les photos des maquettes
09:18et tous les renseignements
09:19concernant le projet ?
09:20Non, merci.
09:21Votre truc pour agence de voyage,
09:22vous pouvez vous le mettre où vous voulez.
09:24Ce que je veux voir, par contre,
09:25c'est le travail de base.
09:27Le vrai.
09:28Celui qu'ont pendu les ingénieurs,
09:30les architectes.
09:31Celui d'ailleurs qui a été approuvé
09:32par le conseil municipale.
09:33Vous savez,
09:34le dossier dont vous parlez
09:35est d'une lecture extraordinairement difficile.
09:37C'est un amas de chiffres et de codes
09:38que seuls des spécialistes peuvent décrypter.
09:41Où est-il ?
09:42Vous êtes têtu, monsieur Travère.
09:43Non, plus j'ai tout mon temps.
09:44Moi pas.
09:46Un rendez-vous à l'extérieur
09:47m'oblige à vous quitter.
09:48Mais je ne vous chasse pas.
09:49Vous êtes chez vous, messieurs.
09:50Je vais devoir faire appel
09:51à la force publique.
09:52Il est là,
09:53ni pour la station.
09:54Ne faites pas ça, Travère.
09:56Quoi ?
09:56Vous voulez de l'argent ?
09:57C'est ça ?
10:02Je vais vous le donner,
10:03le plan de masse.
10:04Mais je vous préviens,
10:05dès demain matin,
10:06toute la ville saura
10:06que la dépêche a fait cette démarche.
10:08A vous de voir.
10:12C'est tout vu.
10:18Faites monter le 409
10:19chez moi.
10:20Oui, tout de suite.
10:22Non, tout.
10:27Bonne chance, monsieur.
10:32Dis donc, mais qu'est-ce qui veut dire
10:33toute la ville saura
10:34que la dépêche...
10:35Ah, rien du tout.
10:37C'est l'intimidation à la con.
10:39Tout le même, non ?
10:45Monsieur, je vais vous installer
10:47dans la bibliothèque.
10:48Vous y serez plus à votre aise.
10:50Et puis, je ne ferme qu'à 18 heures.
11:00Merci.
11:22Mathilde, bonjour.
11:24Alors, expliquez-vous.
11:26Je ne vous dérange pas souvent.
11:28Mais là, je crois qu'il le fallait.
11:30Qu'est-ce qui vous tracasse ?
11:38Votre père.
11:41J'ai vite deviné
11:42qu'il cachait ses mouchoirs.
11:44Ils en fait toujours
11:44une grande consommation.
11:46Et là, depuis un certain temps,
11:48je ne les voyais plus arriver aux salles.
11:50Alors, je me suis demandé
11:52si peut-être il les jetait.
11:53Vous les avez trouvés ?
11:55Sous son lit.
11:56Plein de sang, cinq.
11:58Et pas seulement des petites taches.
12:02Comme une hémorragie.
12:04Alors, j'ai pensé
12:05qu'il fallait que je vous prévienne.
12:07Je ne peux pas lui en parler, à lui.
12:10Mon Dieu.
12:11S'il savait que je fouille sous son lit,
12:13mais il serait capable de me frapper.
12:15Bon, alors, Mathilde,
12:16vous n'en parlez à personne.
12:17Ça reste entre nous, d'accord ?
12:17Bien sûr.
12:18Bon.
12:19Attendez.
12:20Je vais vous dire encore autre chose.
12:23Le sang.
12:25Et il y en a aussi sur ses draps.
12:27Il a essayé de l'enlever.
12:30Mais le sang, je connais.
12:31On a beau le nettoyer,
12:32il en reste toujours quelque chose.
12:37Oui.
12:38Bon,
12:41on n'en parle à personne, d'accord ?
12:43Où sont-ils ?
12:44Là-bas.
12:46On est vendredi.
12:47C'est le jour du cinéma.
12:49Ah oui.
12:59on a un petit peu.
13:13On a un petit peu.
13:15On a un petit peu.
13:17C'est le jour du cinéma.
13:19C'est le même.
13:20Vous l'avez dit cent fois.
13:21Vous êtes folle, Lucienne.
13:23Il vous a tourné la tête.
13:24Il l'aurait fait, et sans hésiter.
13:27Adieu et non.
13:30Pour ce film, elle avait dit au producteur,
13:32d'accord pour Stuart,
13:34à la condition express
13:35que je n'ai pas à l'embrasser sur la bouche.
13:38Tu te souviens ?
13:40Pas si je me rappelle.
13:51Elle a vraiment l'air stupide.
14:02Excuse-moi Gilbert, j'ai quelque chose à dire à mon père.
14:05Oui papa, je voudrais te parler, mais ça peut pas attendre mon père.
14:12Dis-moi papa.
14:14Oui quoi ?
14:15Je voudrais que tu me parles un peu de ces crachements de sang que tu as la nuit.
14:18Moi je crache du sang ?
14:19Ah non, je t'en prie, je suis au courant.
14:20Ah tu es fort, toi.
14:22Si je crachais du sang, je m'en apercevrais, non ?
14:23Et je suis sûr d'une chose, c'est pas de moi que j'aurais cherché.
14:25Mais laisse-moi passer, je veux par ce film.
14:26Mais tu l'as vu cent fois.
14:27Oui, mais il m'intéresse.
14:28Tu me laisses passer, oui ?
14:32On en reparlera, tu sais ?
14:34Sûrement pas.
14:42Alors, t'as trouvé quelque chose ?
14:43Oui, des choses quand même.
14:45J'ai pris 40 pages de notes, c'est toi ?
14:46Oui, à peu près pareil.
14:47Enfin, je te préviens, au radar.
14:49Parce que 9 fois sur 10, vraiment, je ne pige rien.
14:53Comme dirait les imbéciles, on verra ça à te reposer.
14:56Enfin, il y a quand même un truc qui me plait bien.
14:57C'est le bureau d'études.
14:59Ah oui, le bureau d'études.
15:00T'as remarqué ?
15:01T'as remarqué quoi ?
15:03Mais il y a plus qu'on finit depuis 6 mois plus de bureau d'études.
15:08Évaporé.
15:09Pourquoi ?
15:10Je ne sais pas.
15:11Mais tu vas te reprendre.
15:12Mais il y en a un là-dedans ou pas ?
15:14Hein ?
15:14Demain, tu verras faire comme le jour.
15:16Ouais, ça on verra.
15:18Mais t'as une idée toi, non ?
15:21Pas encore.
15:23Mais espère, bonhomme.
15:24Je sens que ça va venir.
15:28Ouais, enfin, on s'est fait couillonner, quoi.
15:30Bah, on lit le journal, figurez-vous.
15:32Si on avait su que ça ferait srandam sur le plan national,
15:35jamais on serait venu dans ce coup pourri.
15:37Bah, quoi le contrat ?
15:38Il n'y a plus de contrat.
15:39Il y a eu tromperie.
15:41Et moi, en tant que victime,
15:43j'exige qu'on réactualise l'indemnité.
15:46Et je dis 50 briques.
15:48Non, pas 50 en tout, 50 de mieux.
15:51Je vous préviens, M. Fournier,
15:53si on n'a pas 50 briques dans les 24 heures,
15:56on va pas tarder à se mettre à table.
15:59De quoi vigile ? Vigile mon cul, ouais.
16:01On se retrouve tout nu.
16:04L'Espagne, l'Espagne.
16:06Vous savez pas qu'on va pouvoir aller se faire blanchir chez Carmen,
16:08il faut du pognon.
16:09Je dis 50 briques en plus, demain matin.
16:13Sinon, je...
16:14Il m'envoie chier, ce con.
16:16Si on n'a pas 50 briques dans les 24 heures, on...
16:23Raccroché.
16:24Ou alors, t'allais dire quoi ?
16:26Bah qu'on rappliquait à Château-Ballon, il est vite fait.
16:28C'est pas con, ça.
16:30C'est pas con.
16:56Ah, c'est toi !
16:59Qu'est-ce qui t'arrive ?
17:00Comment qu'est-ce qui m'arrive ?
17:01On est le 2 février ?
17:02Bah et alors ?
17:03Dis-donc la mémoire, hein.
17:05Ça...
17:05Ça évoque rien pour toi le 2 février ?
17:06Ah non ?
17:07Eh bah écoute, j'ai...
17:08J'ai 40 ans aujourd'hui.
17:10Oh !
17:10Voilà.
17:11Alors bon, bah je me suis dit que peut-être...
17:12T'en avais rien à faire, mais que...
17:14De toute façon, si je venais, t'oserais pas me mettre dehors ?
17:20Alors, je suis venu.
17:27Bon anniversaire, mon grand.
17:29Ecoute, tu m'excuseras, mais il y a tellement de monde dans cette famille.
17:32Oui, bah c'est tous les ans pareil, hein, de toute façon.
17:34Mais je sais pas ce que vous avez tous, là, vous...
17:36Vous apercevez pas que je vieillis, hein.
17:37Bah parce que tu vieillis bien.
17:38Ah ouais, tu parles.
17:40T'as pas vu mes artères ?
17:41À nous.
17:42À nous.
17:43Quoi, tu me regardes comme ça ?
17:45Tu veux me mordre ?
17:46C'est pas l'envie qui m'en mord.
17:48Bah fais-le !
17:52Quel temps fait-il au Caraïbes ?
17:56Tu vois, tu t'en souviens.
17:58Oui.
17:59Et on avait quel âge ?
18:00Dis, tu veux pas passer à autre chose ?
18:06T'as même pas été capable de te prendre une petite minette pour fêter ça ?
18:09Oh, bah t'as du culot, toi.
18:10Chaque fois que j'en amène une, elle est nulle ou sans intérêt.
18:13Ah, dis donc.
18:14Avec moi, elles font pas très long feu, effectivement.
18:15Mais c'est à cause de toi, hein.
18:16Tu me les descends en flamme.
18:17Toutes.
18:18C'est freudien.
18:19Je ne vois même pas de quoi tu veux parler.
18:21Ah bon ? Moi, si.
18:22Tu veux pas que je te prenne rendez-vous pour une petite psychanalyse ?
18:25J'ai une très bonne adresse.
18:28Tu vois, y a pas d'urgence, hein.
18:30Oui, bah t'as place, j'irai.
18:31Parce que si t'attends trop longtemps, il y aura beaucoup de boulons, le psychanalyste.
18:35Et puis, si tu laisses mûrir tes fantasmes, ça sera pas triste.
18:48Qu'est-ce que tu as ?
18:51Bon, je pensais à papa.
18:57À papa ?
18:58Oui.
18:59Pourquoi ?
19:00Bah, parce que lui, euh...
19:04Lui, il a pas...
19:06Il a pas vraiment le temps d'attendre.
19:10Lui, c'est pas...
19:11C'est pas un fantasme.
19:13C'est du concret.
19:18Une très concrète saloperie.
19:23Tu veux dire...
19:25Tu veux dire un cancer ?
19:28C'est probable, oui.
19:31Et si c'est celui auquel je pense, c'est...
19:34C'est pas un bon.
19:36C'est pas un bon du tout.
19:41Non, je suis désolé, petite sœur.
19:44Je suis désolé de te faire de la peine, tu sais, mais...
19:49J'évite au maximum, mais là, tu sais, c'est...
19:51C'est trop lourd à porter.
19:57Armand...
19:58Il faut te battre.
20:00Il faut qu'on se batte.
20:01Mais oui.
20:02Mais oui.
20:03Mais oui, toi...
20:03Toi, tu vas te battre.
20:04Moi, je vais me battre.
20:04Mais lui...
20:07Chaque fois que j'essaie de lui en parler, il est prêt à mordre.
20:11Je suis obligé de...
20:12De le surveiller...
20:15Au téléobjectif.
20:15C'est commode, hein.
20:18Il faut que tu le mettes dans les mains du meilleur.
20:21Qui est le meilleur ?
20:22Bon, on a le choix.
20:23Je connais deux ou trois très bons cancérologues.
20:26Mais tu vois...
20:29Notre père est cancéreux.
20:31Et notre père ne veut pas.
20:34Et un cancéreux qui ne peut pas...
20:36Il n'y a plus qu'à tirer un trait.
20:37Tu vois ce que je veux dire.
20:41Je peux lui parler.
20:42Tu peux essayer.
20:45Commande d'ambulance.
20:46D'ambulance pour toi.
20:48Quand il t'aura jeté dans l'escalier.
20:51Mais oui, tu vois, on en est là.
20:55Non.
20:56Non, pas papa.
20:58Je n'admets pas.
21:00Mais lui non plus.
21:01Lui non plus, il n'admet pas.
21:21Alors, je ne te vois plus ?
21:22C'est le boulot.
21:27Doucement, je suis fatigué.
21:28Fatigué ? Tu penses que t'es trempé, oui ?
21:31Tu vas trempé froid.
21:33Mais regardez-moi ça.
21:36Tu sais, Dynamite.
21:38Bien, j'ai compris.
21:39Tu m'expliqueras plus tard.
21:41Arrête de déconner, Catherine.
21:42C'est sérieux.
21:43Oui, je sais, c'est toujours sérieux.
21:45Je crois avoir compris ce que Paul voulait dire.
21:48Je viens de passer une après-midi à la mairie.
21:49J'ai vu un tas de documents et...
21:51Il y a quelque chose qui cloche.
21:55Il y a quelque chose qui cloche.
21:56Il y a quelque chose qui cloche ?
21:57Oui.
21:58J'ai l'impression qu'au sablon, ça triche à tous les niveaux.
22:01Écoute, tu ne vas pas te mettre dans des histoires.
22:05Enfin, tu veux savoir qui a descendu Paul ou pas ?
22:07Oui, mais...
22:09pas à n'importe quel prix.
22:10Qu'est-ce que tu vas chercher ?
22:11Ils ne vont pas s'amuser à descendre toute la rédaction de La Dépêche.
22:14Tais-toi.
22:16Pardon.
22:18C'est plus fort que moi.
22:20Je reste persuadé qu'il y a de graves irrégularités.
22:25Dis-le la police ?
22:26Trop tôt.
22:28Faut pouvoir prouver ce qu'on dit.
22:29J'en suis pas encore l'un.
22:31De toute façon,
22:32si je mets le doigt sur quelque chose de sérieux,
22:34c'est pas les flics que j'irai voir.
22:36Qui, alors ?
22:37Le vieux.
22:38Le vieux ?
22:39Oui.
22:40Tu crois que ça l'intéresse ?
22:42Il y a des chances.
22:44Quelquefois, je me le demande.
22:47Pourquoi ?
22:48Je sais pas, je le trouve tellement...
22:50tellement froid, ce type.
22:53Tiens, regarde.
23:0350 000 balles.
23:05Tu trouves ça correct, toi, d'envoyer un chèque à une femme
23:07que tu connais à peine, sans une carte de visite, sans un mot ?
23:13Qui s'il croit payer avec ce fric ?
23:16Hein ? Je suis la bonne ? C'est ça ?
23:18Mais non, il est comme ça. C'est un vieux bonhomme.
23:20Et alors ? C'est une raison pour être impoli ?
23:22Tout s'arrange avec le fric.
23:25Votre ami est mort, voilà.
23:26Voilà 50 000 fois.
23:28C'est pas une raison pour te fâcher.
23:30Je me fâche pas.
23:31Je suis écœurée.
23:35Écoute, Catherine, il faut que tu comprennes quelque chose.
23:38Le bébé que tu veux avoir est le petit-fils de Gabriel, mais pas le sien.
23:45Et ça, il est mieux placé que n'importe qui pour le savoir.
23:47Et alors ? C'est de ma faute ?
23:50Non.
23:52Mais il y a des blessures d'amour propre qui durent toute une vie.
23:56Et le vieux Berg, quoi que tu en penses, il est comme les autres.
24:00Sa femme l'a trompée il y a plus de 30 ans, mais le résultat est toujours là.
24:06Il est pas près de s'éteindre. C'est tout.
24:09Tu voudrais que je m'appitoie sur le sort d'un monsieur Berg ?
24:13Bon. T'en demande pas tant.
24:16Si tu veux pas de ce fric, tu peux toujours le renvoyer.
24:19Sans un mot, sans une carte de visite.
24:21Non, j'irai lui rendre moi-même.
24:23En ma propre.
24:25J'attendrai l'occasion.
24:30Ce foutu caractère.
24:35Tu sais que tu t'entendrais bien avec lui ?
24:40C'est un compliment ?
24:42Laïm.
24:45Ça t'arrive de te calmer ?
24:46Quand on me demande gentiment, oui, ça m'arrive.
24:55Bon.
24:56J'y vais.
24:57Te dis pas sur la planche.
25:03Travers ?
25:04Oui ?
25:05Ne fais pas de bêtises.
25:08Tu sais, je...
25:09Je n'ai plus que toi.
25:14Ah, putain, je suis à pied.
25:16Tiens, prends ça.
25:18T'es sûre ?
25:22Oui.
25:23Tiens, Bella.
25:24Ciao.
25:33T'es encore là, toi ?
25:34Ben oui, j'ai un peu de retard, hein.
25:36T'es encore là.
25:47Ben oui, Monsieur.
25:53T'es encore là.
25:54T'es encore là.
25:58T'es encore là.
26:30Bien ici mon coco
26:35Dis-moi s'attirer de venir cette nuit avec moi au sablon
26:38Il me semble que Favreau serait plus indiqué non ?
26:39C'est lui qui potasse les notes que t'as
26:41Non justement j'aimerais qu'il continue
26:42Puis je sais pas si tu vois mais Favreau physiquement c'est pas ça
26:45Enfin le souffle au cœur
26:46Eh parce que tu crois qu'il va falloir
26:48Non je crois pas mais on sait jamais
26:49Ah oui non non
26:49Non mais écoute t'affole pas
26:51Ce ne sont que des vigiles avec des chiens loups et des gourdins
26:54C'est absolument nécessaire ?
26:57Absolument
26:58T'as un anorak des baskets
27:00Ouais ouais ça peut se trouver
27:02Est-ce que je dois aussi me passer la gueule au charbon de bois ?
27:05Non on ira pas jusque là non
27:06Content toi d'être musclé et élégante
27:09Hum hum
27:11Hum hum
27:11Hum hum
27:13Hum hum
27:40He le tableau de bois
27:54C'est parti.
28:14C'est parti.
28:51C'est parti.
28:55C'est parti.
28:57C'est parti.
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