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01:52Antonin a abandonné son neveu. La justice suivra son cours.
01:57De plus en plus malade, il demande une nouvelle fois à Florence de prendre sa succession à la tête de
02:02la dépêche.
02:03Elle refuse.
02:05Georges Quentin, maire de Château-Vallon, définitivement blanchi par la commission d'enquête, va vivre avec Florence.
02:12Au sein de la famille Berg, les divisions s'accentuent.
02:18Ah mais laissez un culpé, laissez un culpé, non mais il est grand lui.
02:22Ils essayent tous de me faire porter le bada, vous n'allez pas vous y mettre vous aussi.
02:29C'est bien maître, c'est l'agneaule qui passe pas ou l'idée de me mettre en cabane ?
02:33Mon cher Ber, mettez-vous dans la tête que votre inculpation ne signifie pas que vous êtes coupable.
02:38Simplement ça me permet d'accéder un peu à toutes les pièces du dossier, pour mieux vous défendre c'est
02:42tout.
02:42Ouais, c'est ça. Et pour toute la ville, moi je suis coupable.
02:45Parce que la rumeur publique je connais. Mon père il a déjà donné, je sais pas si vous êtes au
02:48courant.
02:48Écoutez, ce qui compte maintenant c'est le nouveau juge. C'est le juge que nous avons devant nous.
02:53Il vient d'être promu. Et il se fout complètement de vos histoires de famille.
02:59Berg, c'est un jeune, un exalté, une nouvelle race de juges comme on dit.
03:03Celle qui se fout complètement son avancement.
03:06Celle qui jouit chaque fois qu'elle peut se faire un notable.
03:10C'est clair ?
03:11Trop clair.
03:12Maître Blanchet-Arizon.
03:15Pas de petit juge maniaque.
03:17S'il cherche le grand déballage, il va l'avoir.
03:19Parce que moi aussi j'ai des dossiers, figurez-vous.
03:21Alors si ça le fait triquer de se farcir du gros, moi je vais lui en fournir.
03:24Parce qu'au royaume de la Magouche, je suis en bonne compagnie.
03:26Alors bonjour.
03:35Je saurais le convaincre.
03:36Dans l'état où il est, ça m'étonnerait.
03:38Ne vous inquiétez pas.
03:39Au revoir, chère madame.
03:57Voilà, c'est le dernier, je vous le promets.
04:08Fille ou garçon ?
04:10Je ne sais rien.
04:12Je n'ai pas voulu connaître le résultat de l'échographie.
04:15Au fond, ça m'est égal.
04:20La seule chose qui compte, c'est que ce soit l'enfant de Paul.
04:28J'ai une fille de 17 ans.
04:32Oui, je sais.
04:33Elle m'a dit.
04:34Elle vit en Amérique ?
04:35Oui, c'est ça.
04:37Chez son père.
04:40A un moment donné, elle a préféré son père.
04:46Elle a donné sa préférence à son père.
04:49En somme une affaire de séduction.
04:59En somme, c'est une affaire de séduction.
05:23Et elle avait quel âge quand elle est partie ?
05:2713 ans.
05:30Elle s'appelle Alexandra.
05:34Il y a 4 ans, j'ai accepté qu'elle passe ses étés en Floride chez son père.
05:38Une maison de rêve.
05:39Des fêtes, toutes les nuits.
05:41C'était tellement, tellement plus gay qu'avec moi.
05:45Puis un père qui n'est pas n'importe qui.
05:49Un papa de luxe.
05:52Au demeurant, quelqu'un de tout à fait remarquable.
05:57Écrivain ?
05:57Oui.
05:58Paul m'a dit qu'il était célèbre.
06:00Très.
06:02Cela dit,
06:05quelqu'un de...
06:06Comment dire ?
06:08Je crois qu'on peut le dire, quelqu'un de fascinant.
06:13Il y a des hommes comme ça.
06:15C'est une calamité à vivre, mais...
06:18Mais ça existe.
06:23Bon.
06:24Je m'en allais.
06:45Au revoir.
06:46Au revoir.
06:54Au revoir.
07:03Bon, dis-donc, j'ai un causé à monsieur, alors tu laisses rentrer personne, ok ?
07:08Oh, bah il est là !
07:10Regarde comme il est bien.
07:11Il est tout rose et tout frais.
07:13Il y a bonne mine, hein ?
07:15Ça va pas, non ?
07:17Dis-donc, t'avais le droit de faire un carton sur Germain ?
07:19T'avais le droit ?
07:20Alors maintenant, tu vas tout me dire.
07:22Je veux tout savoir, les noms et tout.
07:24Qui est-ce qui a payé pour qu'on butte le petit journaliste ?
07:26C'était un accident, on voulait seulement lui donner une leçon.
07:29Qui ?
07:30Des noms ?
07:33C'était gamelle.
07:35Gamelle.
07:36Gamelle, non mais tu te fous de moi ?
07:40Gamelle.
07:43Oh, dis-donc, ils te font tout ça ?
07:46T'as-tu vu le petit bouton bleu, là ?
07:49Tu vois, si je le tire comme ça, dans cinq minutes, ma chefer, il en a une mine de papier
07:52mâché.
07:53Avec la langue pendante et tout.
07:56Alors, tu parles ?
07:57Ça n'a pas le droit.
08:00Regarde.
08:00Je ferme.
08:08Alors ?
08:09C'est Fournier qu'a tout manigancé.
08:12Et puis ?
08:13Avec Condroyer.
08:18Et Berg, le vin en gros.
08:21Alors, lui, il ne voulait pas.
08:23Oui.
08:24Alors, finalement, vous êtes allé porter le cadavre dans le parc de la commanderie pour impressionner le vieux
08:28et lui faire comprendre qu'il ne fallait pas qu'il cherche de trop près qui avait tué son petit
08:31Bocis.
08:32C'est ça ?
08:33Je ne sais rien.
08:34Moi, je n'étais pas au courant.
08:35Mais bien sûr, tu es trop con.
08:37So long, kid, and see you later.
08:40Alors ça, si c'est un frais bugart, c'est encore plus nul que gamin.
08:44Oh, merde.
08:47Écoutez, mon client n'a jamais touché de près ou de loin à l'affaire Bois 6.
08:51L'enquête est en cours, le parquet décidera.
08:53Mais le parquet ne vous suivra pas.
08:54Oui, non, mais je sais bien, vous, vous voulez l'amalgame.
08:56Mais le parquet ne vous suivra pas.
08:58Parce que tout le monde sait ici, à part vous, semble-t-il, que mon client est parent de la
09:02victime.
09:03Ce que je sais, Berg, c'est que vous étiez chargé du contrôle des marchés publics de la municipalité.
09:09Ce que je sais aussi, c'est que votre bureau d'études a travaillé sur l'opération immobilière des Sablons.
09:16Ce que je sais enfin, c'est que vous étiez au courant de l'enquête du journaliste Paul Bois 6.
09:21Enquête qui vous mettait directement en cause.
09:24Ma chevère, le tueur que vous avez recruté avec Condroyer.
09:27C'est faux.
09:28Avec Condroyer pour le compte de Fournier.
09:29C'est faux de A à Z. J'ai toujours refusé de participer à cette affaire.
09:32Ah ?
09:32Quoi ?
09:33Ben, vous venez de vous couper.
09:36Pour refuser, il fallait que quelqu'un vous ait proposé, donc vous étiez au courant.
09:40Vous saviez que Fournier allait faire liquider votre parent Bois 6, mais vous, rien.
09:43Dans la meilleure des hypothèses, vous avez laissé tuer votre parent.
09:46C'est ce que vous venez de dire.
09:47Mais moi, je n'ai rien dit !
09:48Non, non, non.
09:49Écoutez, monsieur, vos petits jeux, vos syllogismes.
09:52Désolé de vous le dire, mais ça n'impressionne personne.
09:54Ce sera tout pour aujourd'hui, maître.
09:55Monsieur Pignon, Berg, vous avez souhaité votre inculpation ?
09:59Alors, soyez satisfaits.
10:01Au-delà de vos espérances, je vous arrête.
10:04Détention provisoire pour complément d'informations.
10:06Vous voulez m'arrêter ?
10:07Très bien, moi, je vous en remercie.
10:09Allez, hop.
10:11Le règlement l'impose.
10:14À travers moi.
10:16C'est la peau de Quentin que vous voulez.
10:24Non, non, monsieur, non, non, non, non.
10:27Non, quand je dis que je fais confiance à la justice de mon pays,
10:31ce n'est pas comme chez certains une déclaration de principe, voire de circonstance.
10:35C'est le fond de ma conviction.
10:38Par conséquent, si certains s'imaginent que le maire de Château-Vallon pourrait marquer la moindre faiblesse à l'égard
10:43de quiconque a failli à sa tâche dans la maison que vous avez devant vous,
10:47je peux leur certifier qu'ils se mettent, comme on dit parfois dans notre belle région, le doigt dans l
10:52'œil jusqu'aux coudes.
10:54Et j'irai même plus loin, jusqu'à l'épaule.
10:56Ne craignez-vous pas que...
10:57Ça passe mal, non. Au contraire, non.
11:00Écoutez, messieurs.
11:01Vous croyez que c'est par intérêt, ambition, je ne sais quoi, que j'ai décidé de revenir devant mes
11:06électeurs ?
11:07Non.
11:08C'est pour qu'ils me disent ce qu'ils pensent de moi, tout au fond d'eux-mêmes.
11:12Et je ne saurais pas remercier mon cher Adrien, mon ami Adrien Jérôme, de leur en fournir l'occasion en
11:20s'effaçant volontairement.
11:21Quel que soit leur verdict, je l'accepterai, mais s'ils décident de me renvoyer à l'Assemblée,
11:27je vous garantis que ce sera pour moi un grand jour pour devenir simple député et toute la gloire dont
11:34je rêve aujourd'hui.
11:36Parce que, messieurs, ça... ça, c'est la démocratie. Enfin, c'est l'honneur, en tout cas, pour moi.
11:44Messieurs, je vous remercie.
11:45Allez, bravo.
11:51Ah, il est gonflé, le mec, avec les casseroles qui traînent.
11:55Est-ce que t'entends dire quelque chose, toi ?
11:57Un mec qui m'entrait au filet avec plein de casseroles au cul, ça voudrait le cliché, non ?
12:01En fait, si t'as rien entendu, c'est qu'il n'y a rien, il est con.
12:05CQFD, signé Georges Quentin.
12:08Ouais, enfin.
12:09Oui, redevenir simple député et toute la gloire dont je rêve aujourd'hui.
12:13Parce que ça, messieurs, c'est la démocratie.
12:18Enfin, c'est l'honneur, en tout cas, pour moi.
12:20Bien. Je vous remercie, messieurs.
12:22Bravo.
12:24On va te faire voir.
12:25Au revoir.
12:26Merci.
12:55M. Gilbert, qu'on désespérait.
12:59Crétin, nous vous apparaissons.
13:01Bonjour, monsieur.
13:02Bonjour.
13:03Venez, on va rentrer.
13:25Salut, Hubert.
13:26Salut, beau 6.
13:50La chasse me manquait.
13:53À toi aussi.
13:56Mathilde.
13:58Monsieur.
14:00Messieurs.
14:01Monsieur et moi, comptons partir pour la chasse demain matin de très bonne heure.
14:06Comme d'habitude.
14:16D'une certaine façon, un homme est ligoté par son passé.
14:19Il ne peut pas échapper à ce qu'il a fait.
14:20Il ne peut plus.
14:23Il croit pouvoir.
14:26C'est faux, pure illusion.
14:28Tout ce qu'il a fait, de bien ou de mal, d'ailleurs, là n'est pas la question.
14:31Tout ce qu'il a décidé, en bien ou en mal, tout le sens.
14:33Il a donné à sa vie, bon ou mauvais, tout ça, toute cette masse te pousse dans une direction et
14:38pas une autre.
14:41Il n'y a plus véritablement de choix.
14:45Très vite, j'estime.
14:46Très, très vite, tout est dit pour chacun de nous.
14:50Tout est déjà écrit.
14:53Il ne reste pas deux routes.
14:56Oui.
15:00Voilà ce qui m'est apparu la nuit dernière avec, je te assure, infiniment de tristesse.
15:06Mais je ne peux pas me tromper.
15:09Je ne prétends pas détenir la vérité.
15:13Je voudrais ton avis à toi.
15:19Oui, parfois.
15:20D'accord, d'accord, j'en suis là.
15:23La preuve, la preuve vivante.
15:25Un homme s'imagine encore de force à changer sa vie radicalement.
15:29Non, non, erreur.
15:31Erreur totale.
15:33Mais oui.
15:34Au moins, bien sûr, de faire une croix sur tout ce qui compte, tout ce qui a compté.
15:39une croix définitive sur un certain nombre de valeurs.
15:42Je dirais tout simplement sur l'idée qu'on se fait de soi-même.
15:48C'est ça que tu veux ?
15:51C'est bien ça que tu m'as demandé ?
15:57Parce que, comme je te disais, c'est tellement vrai.
16:00Toute ton existence fait masse et nasse.
16:03Tu es piégé.
16:04Tu es piégé.
16:06Il y a un exemple, un seul, mais...
16:09Capital, je ne me présente pas aux élections partielles.
16:11Pourquoi ? Pourquoi ?
16:12Mais ça crève les yeux.
16:14Parce que je...
16:16J'ai traficoté dans l'affaire Sablon, parce que j'ai peur qu'on découvre des choses.
16:19Voilà l'interprétation inévitable.
16:21Si on n'y peut rien, ni toi, ni moi.
16:23Moi, je n'admets pas.
16:25Je...
16:26Je refuse qu'on puisse dire que...
16:28Que Quentin a peur.
16:30Et toi, si tu m'aimente un peu, tu ne peux pas ne pas le comprendre.
16:33Voilà.
16:35C'est tout.
16:57Réfléchis, Florence, t'en prie.
17:00Réfléchis.
17:06C'est sans appel.
17:20Réfléchis.
17:23Réfléchis.
17:28Réfléchis.
17:28Réfléchis.
17:31Réfléchis.
17:44Réfléchis.
18:08Oui, je suis là.
18:10Oui, mais c'est la dernière fois.
18:14Puisque je vous dis que je n'ai plus rien.
18:17Rien.
18:46Oui, mais deux de suite.
18:47Je m'en sors bien, c'était infaisable.
18:49C'est vraiment une manie chez toi, les trucs infaisables.
18:52Qu'en théâtre, on m'a dit que ça va te laisser une sac de terre d'oise.
18:56Oui, ce ne sera pas la joie.
18:58On s'en tirera.
18:59Hein, Thérèse ?
19:00Bien sûr.
19:01On s'en est toujours tiré.
19:02Cette fois-ci, je ne prendrai pas le pari, vous en tirerez comment ?
19:06Je ne sais pas encore.
19:07Je remarque, dans un mois ou deux, dix ans, trois au grand maximum, tu n'auras plus de problème.
19:15Je vous en prie, ne nous cacherons pas derrière notre petit doigt.
19:17Nous serons tous effroyablement tristes.
19:19Et cette mort, comme toute mort, va résoudre pour nous pas mal de problèmes.
19:23C'est la règle, non ?
19:24Toi, vraiment ?
19:25Moi ? Je suis carré.
19:27En somme, ce qu'il vous faudrait, c'est un prêt.
19:30En attendant, une sorte de crédit relais.
19:33Oui ?
19:34Vous n'êtes pas sans rien.
19:35Tes parts de la dépêche, comme je suis carré, je te dis tout de suite et sans attendre que ça
19:38pourrait nous intéresser.
19:40N'est-ce pas, Jean-Jacques ?
19:41Éventuellement ?
19:42Oui, il suffit de se mettre d'accord sur une évaluation.
19:45Qu'est-ce que tu en as à faire, des parts de ce journal, Julien ?
19:47Franchement, euh...
19:48C'est un peu vrai.
19:49Mais c'est non.
19:51Nous allons chercher ce que tu appelles un crédit relais.
19:53Et même à 20%, j'ai l'impression que ça nous coûtera moins cher.
19:56Moi, mes enfants, ce que j'en dis...
20:00Bon, t'as qui de parler ?
20:17Bonsoir.
20:20Tu n'as pas soin ?
20:21Si.
20:22Mais c'est bon.
20:24Je n'ai jamais rien compris au bridge.
20:27Sauf qu'il y en a un qui fait le mort.
20:28J'ai failli me proposer, mais même comme mort, je ne dois pas encore faire l'affaire.
20:45Je suis venu te dire que je reprends le journal.
20:53Bigre.
20:54Oui.
21:01Bon, voilà d'une nouvelle.
21:07Si ça ne t'ennuie pas, je te demanderai de regarder ailleurs pendant une petite minute.
21:11parce que, à mon âge, on n'est plus très sûr que ces grands de lacrymales peuvent avoir des fuites.
21:18Ce serait bête de pleurer, ça tuerait la scène.
21:26Bon, ben, ça devrait aller maintenant, hein ?
21:32Un petit tour, peut-être ?
21:41Un journal n'est pas un fond de bonne trie, hein ?
21:43Il y en a à dire.
21:53Bon, enfin, ne compte pas tellement, hein.
21:55C'est bien considéré pour grand-chose, tu sais tout.
21:58Parce que tu sais pas, ben, tu le sentiras.
22:01Tu m'as toujours paru avoir un bon nez.
22:05Sinon, que dire de plus ?
22:07Moi, il ne me vient que des choses pas bien originales, un peu cucul,
22:09et avec toi, je pense que c'est pas la peine.
22:12Quoi, par exemple ?
22:14Eh ben, par exemple,
22:17ça, tout le monde le dit, c'est la tarte à la crème,
22:19qu'un journal ne vous appartient jamais.
22:22Il n'est pas à son propriétaire, il appartient à ses lecteurs.
22:27Tu dis ça avec intention.
22:30Oh non, ça, je le dis bêtement.
22:32Sans penser à Quentin.
22:35Moi ?
22:36Sans te dire que si je reprends le journal,
22:37c'est pour servir mon petit camarade,
22:39pour lui faciliter sa réélection ?
22:41Oh, alors pas une seconde, alors.
22:44Là, ton Quentin, tu t'en débrouilleras comme du reste.
22:48Eh bien, si ça peut te rassurer, ce n'est plus mon Quentin.
22:51Plus du tout.
22:54Tant de bonnes nouvelles à la fois, on croit rêver.
22:58Mais ma chérie,
23:00tu vas me tuer de bonheur.
23:08Merci.
23:09Merci.
23:12Merci.
23:27Merci.
23:38C'est parti.
24:03On y va maintenant ?
24:04Non, non. Celui-là, je vais le prendre en flagrant délit.
24:07On vous envoie les barres maintenant.
24:09Je peux plus, je peux plus.
24:19Et si ? Tu seras là dans trois jours.
24:28On vous envoie les barres.
24:32On vous envoie les barres.
25:04Eh bien, vous voyez, chère petite madame, qu'on peut très bien faire confiance à la police française.
25:08Eh bien, galabrui, on t'est con, toi.
25:10Si vous voulez bien me suivre.
25:15La commissaire Nicolo qui a procédé à l'interrogatoire des deux tueurs est formelle.
25:20Mon client, Philippe Berg, n'est pour rien dans l'assassinat de Paul Bossis.
25:25Jolie mentalité.
25:27Depuis quand un officier de police judiciaire fait-il ses confidences aux avocats de la défense ?
25:31Monsieur le juge, vous savez comme moi.
25:33Qu'en province, tout se sait, surtout ici, cette ville bat les recors.
25:37Écoutez, maître, relisez donc le procès verbal de l'interrogatoire de première comparution.
25:42Je l'ai fait.
25:43Je n'y ai trouvé aucune preuve de la participation de mon client.
25:47Peut-être.
25:48Mais vous semblez oublier l'article 137 du code de procédure pénale.
25:53Le choix de mesure de contrainte dépend uniquement du magistrat instructeur, je sais.
26:00Mais si le parquet ne vous suit pas...
26:04Je demanderai à la chambre d'accusation de tranchée.
26:06J'ai tout mon temps.
26:09Bien.
26:11Si vous permettez, laissons de côté le formel.
26:14Attachons-nous au fond.
26:18Entre nous, pourquoi vous acharnez-vous contre mon client ?
26:24Entre nous, j'ai parfois comme l'intuition que votre client pourrait bien chercher à protéger quelqu'un de plus
26:29haut que lui.
26:30De beaucoup, beaucoup plus haut.
26:33Vous savez, les intuitions...
26:34D'accord.
26:35Mais il faut faire avec ce qu'on a.
26:39Protéger... Quentin ? C'est ce que vous voulez dire ?
26:42Au stade des intuitions, j'évite de prononcer des noms, ceci pour la forme.
26:45Mais sur le fond, je suis sûr que nous nous comprenons parfaitement.
26:49Pouvez-vous préciser ?
26:51C'est tout bête.
26:53Que Berg parle.
26:55Et les portes de la prison s'ouvriront d'elles-mêmes.
27:00Ça fait rien, toi ?
27:01Ah, mais j'ai pas dit ça.
27:04Moi, c'est comme si on me retirait une partie de moi-même.
27:07C'est 15 ans de ma vie qui s'en va.
27:09Chic, c'est ça, je vais me faire une Lolita.
27:13Idiot.
27:14Tiens.
27:15Lève-la.
27:17Oui.
27:18Viens.
27:19Je vais voir la gueule de Jean-Jacques.
27:34Ça va en repas fort, hein ?
27:35Non.
27:40Non.
27:41Non, non.
27:41Non.
27:43Non.
28:10Sous-titrage MFP.
28:41Sous-titrage MFP.
29:10Sous-titrage MFP.
29:40Sous-titrage MFP.
29:43Sous-titrage MFP.
30:13Sous-titrage MFP.
30:22Sous-titrage MFP.
30:52Sous-titrage MFP.
31:22Et puis, il n'y a pas que la loi.
31:24Je vais te dire le fond de ce que je pense.
31:26Il y a des sangs plus forts que d'autres.
31:30Et dans ton petit, je ne vois pas tenir longtemps l'autre sang devant le sang corallique.
31:34On n'a pas que des qualités, non, mais on a un sang extra.
31:37Il y a des sangs plus fortes.
31:40Il y a des sangs plus fortes.
32:10Il y a des sangs plus fortes.
32:11Il y a des sangs plus fortes.
32:20Il y a des sangs plus fortes.
32:35Il y a des sangs plus fortes.
32:48Il y a des sangs plus fortes.
33:05Sous-titrage MFP.
33:56En gros, oui.
33:57Il y a des sangs plus fortes.
34:08Il y a des sangs plus fortes.
34:27plus fortes.
34:28Laisse, ma chérie.
34:29Laisse.
34:30Le refus était prévisible.
34:32D'ailleurs, votre cousin est très bien où il est.
34:34Quand quoi, nous l'attendions pas pour le café, non ?
34:39mais c'est bisance qu'est ce qu'on fait votre avenir mes enfants
34:53il va falloir que je vous quitte
34:59un homme qui a encore assez de force mentale et surtout mentale pour ne pas mourir en pleurs
35:05ni chant un homme qui trouve encore ce que je n'hésite pas à appeler du plaisir à regarder
35:11venir sa fin aux compagnies de ses enfants et le verre en main soyez sûr que cet homme-là
35:17ne mourra pas tout à fait désespéré
35:27c'est la part de catherine
35:31voyez-y ma façon de dire mon regret qu'elle ne peut être ici avec nous ce soir
35:37et aussi ma volonté
35:40que vous la considériez à partir de cet instant comme partie intégrante de la famille
35:56je ne vous le conseille pas c'est une vraie perle
36:02j'ai choisi les huit plus belles du collier de gabriel
36:06pour l'associer en quelque sorte à mon adieu
36:10attends je vous prie de m'excuser mais j'ai un rendez-vous important
36:15me rassurez-vous
36:16seulement un rendez-vous d'amour
36:18d'ailleurs je crois que gilbert aussi
36:23et ben quoi
36:25j'aurais un rendez-vous d'amour et toi tu n'en aurais pas
36:29ce serait nouveau non
36:41Georges
36:50Georges
36:57Georges
36:58Georges
37:02Georges
37:17Georges
37:28Arrête, votre imbécile va arriver.
37:31Comment ça peut-il déjà ?
37:33Philippe Robert, il n'a rien fait de plus.
37:39À chaque fois, j'ai oublié qu'elle était si belle.
37:44Le metteur en scène voulait qu'elle porte un chapeau.
37:46Elle était furieuse.
37:51Tu sais, Gilbert, lorsque tu es allé la rejoindre à Rome,
37:58je savais ce qu'elle m'est arrivé.
38:00Elle le savait parfaitement.
38:01C'est toi qui m'y a poussé.
38:03Rappelle-toi, on était en pleine crise de suède.
38:07Tu passais ta vie au journal.
38:08Et tu as même demandé à Melcoeur de t'installer un lit de camp dans ton bureau.
38:12Soyons justes, je passais pas toutes les nuits au journal.
38:14Au bureau.
38:16Non, mais toi, évidemment, tu étais disponible.
38:20Toujours à disposition.
38:23Sauter dans un avion, pour toi, c'était pas une affaire.
38:28Dis-moi, est-ce qu'avant...
38:34Non, bien sûr que non.
38:38Regarde.
38:41Elle a eu l'extrême élégance de laisser d'elle une image intacte.
38:46Que j'envoie son corps, ses hanches, ses longues jambes.
38:53Oui.
38:55Sa grâce, lorsque nue, elle traversait la chambre.
38:57Une splendeur.
39:01Elle était parfaite.
39:04Elle a eu l'extrême.
40:45Non, non, non, il dort. Après, la nuit qui vient de passer, il vaut mieux de ne pas le déranger,
40:49crois-lui-moi.
40:51C'est que ça m'ennuie de le laisser seul.
40:53Seul ? Et moi ? Je ne suis pas là, peut-être. Je suis bonne à rien, moi.
40:58Allez, faites vite.
41:04Allez, débarrassez-moi le plancher.
41:07Dépêchez-vous, elle va accoucher avant que vous arriviez.
42:55C'est le bout de la route.
43:00Et j'en ressens comme un soulagement.
43:06Les enfants, ils ont leur vie et je me sens incapable de les juger.
43:15Peut-être détruirent-ils tout ce que j'ai bâti.
43:19Ils le détruiront certainement.
43:22C'est leur affaire.
43:30Souviens-tu du petit provincial qui assiégait ta loge ?
43:46Et comme le petit jeune homme est devenu un vieux con,
43:50mieux vaut s'en aller.
43:54Tu crois pas, ma toute belle ?
44:19Comment vous sentez-vous ?
44:21Aide-moi.
44:24Monsieur Gilbert est parti pour la clinique.
44:26Catherine est sur le poil à coucher.
44:28Je sais, je sais.
44:29Passe-moi ma...
44:31ma Canadienne, celle que je prends pour la chasse.
44:36Mais monsieur...
44:36Fais ce que je te dis.
44:38Vous n'allez pas sortir ?
44:40Pourquoi pas.
44:42J'ai tout fusil.
44:44Allez, allez.
44:45Je ne vous laisserai pas sortir.
44:47Vous êtes épuisé.
44:49A-t-il, je t'en prie.
44:52Je suis aussi têtu de vous.
44:54D'ailleurs, je vais prévenir monsieur Armand.
44:57Écoute-moi.
45:00À 25 ans que tu es près de moi.
45:0326.
45:05Alors, laisse-moi une dernière fois courir mes voies.
45:12Allez, allez, allez, allez, allez, allez.
45:37Mademoiselle, mademoiselle.
45:39Tout va bien.
45:41On est presque arrivés.
45:42Mais...
45:43Oh, bien, mes bonshommes.
45:56Voilà.
45:57Un garçon.
45:583,3 kilos.
45:59Bravo.
46:00Dessus ?
46:01Vous espériez une fille ?
46:02Eh bien, mon cher papa, vous n'avez qu'à recommencer.
46:04Allez, courage.
46:05Allez, vite, reposer.
46:32Ça s'est bien passé ?
46:33Hum ?
46:36Je suis fatiguée.
46:39Superbe.
46:39Chut, dis-je t'entends.
46:42Je t'entends.
46:44Je t'entends.
47:17Alors, c'est un garçon ?
47:18Gilbert doit être content.
47:19Oui, il est là, d'ailleurs.
47:20Oui, je sais.
47:21C'est vous qui voulez voir.
47:22Moi, mais je vous assure, j'y suis pour rien.
47:26Il paraît qu'on vous a offert un poste dans un journal à Paris.
47:29Oh.
47:30Tout se sert.
47:31Eh bien, vous refusez.
47:33Pourquoi ?
47:34Parce que j'ai besoin de vous au journal.