Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Transcription
00:00Musique
00:30Musique
01:00Musique
01:30Musique
01:31Musique
01:36Musique
01:44Musique
01:45Musique
01:46Sous-titrage Société Radio-Canada
02:19C'est parti !
02:46Justement pas comme tout le monde.
02:48Moi, on m'a fait savoir que ma présence n'était pas souhaitée.
02:51Après 15 ans dans ce foutu canard.
02:54Qui ça en ? Jean-Jacques ?
02:58Qui veux-tu ?
02:59Je lui ressemble pas.
03:02Que si ?
03:04Quel con ! Même pas la reconnaissance du ventre.
03:07Moi, beaucoup je t'en prue, hein !
03:09Bon, je vais essayer de t'arranger ça.
03:10Travers !
03:11Oui ?
03:12Laisse tomber.
03:15C'est le fils du patron.
03:17Si peu.
03:19Oh, t'as pas pu bosser ?
03:21T'as pas pu hier soir, pourquoi ?
03:22On cherche partout, il commence à me courir.
03:24Ça fait 8 jours que j'attends la suite sur les sablons, moi.
03:26Mon Dieu, faut un après-midi pour faire ça.
03:28Peut-être que tu nous pars.
03:28Oui, bon, bah, si tu veux le voir, tu me l'envoies au tronc.
03:30Bien, monsieur.
03:34Oui.
03:36Ah, bonjour, André, ça va ?
03:37Entrez ?
03:38Non, merci, je vais passer simplement.
03:40Je voulais vous dire que ce soir, chez votre père...
03:41Oui ?
03:42Je viendrai avec Maryse Mongein.
03:44Oui, je suis seul dans la vie, alors...
03:46Allez, excusez-moi, hein.
04:13Le caviar.
04:14Qu'est-ce que tu me donnes si je t'en garde une boîte ?
04:17Tu parles.
04:17Allez, allez, dépêchez-vous.
04:32Vous, André, j'aime pas beaucoup de voir dans cette tenue quand il y a des gens, hein.
04:37Bien fait.
04:38D'ailleurs, tu fais ce que tu veux.
04:40Tu penses qu'il y aura assez ?
04:42Trop, comme d'habitude.
04:44Cette année, c'est différent, n'est-ce pas ?
04:46Mais vous trichez.
04:48Pour 70 ans, c'est dans une semaine.
04:51On dit qu'il est dangereux de fêter son anniversaire à l'avance.
04:55Pourquoi ?
04:56Parce qu'on risque de mourir, paraît-il, entre les deux dates.
04:59Vous ne nous ferez pas ça ?
05:00Oui, je me gênerai.
05:03De toute façon, j'aurais pas donné de soirée, n'est-ce pas ?
05:05De soirée ?
05:06Le journal a eu 50 ans, il y a eu une semaine, lui.
05:20Ah, bonjour, petit.
05:21Les respects, M. Berg.
05:23M. Mathilde, tu donneras un pot de caviar à ce garçon.
05:27Quelle taille ?
05:28Comme tu voudras.
05:30Puis-donc, Janou, quand il y aura un moment, on ira voir les vannes.
05:33Je veux que les niveaux soient au plus bas ce soir.
05:34Même si Antonin est les bêtes.
05:36Oh, tant pis.
05:37Il y a toujours des cinglés qui seront obligés de sauter là-dedans à la première nuit.
05:44Bonjour à vos jambes, Kovallik.
05:46Je ne vous montrerai pas, M. Berg.
05:47Et merci encore.
05:48Rien.
05:49Et donne-lui seulement un pot de cendrame.
05:53Vous êtes trop bonne, Mme Mathilde.
06:26Monsieur, vous ne pouvez pas rester ici.
06:29Son gaz s'interdit, désolé.
06:30Oui, pour moi, merci.
06:33Merci.
07:26Eh bien, qu'est-ce qui t'arrive, mon gars ?
07:29Fernandez ?
07:29Eh bien, oh !
07:31Allez, emmets-toi, mon gars.
07:33Ah oui.
07:40Eh bien, dis-donc.
07:42Mais faut pas t'en faire, ça t'arrivera encore.
07:44Rien du tout, ça.
07:45De toute façon, c'est pas de ta faute.
07:48C'est ça qu'il faut que tu dises.
07:49C'est pas de ta faute.
07:50C'est pas de la mienne non plus, d'ailleurs.
07:53C'était eux.
07:53C'est tout.
07:56Hein ?
07:56Bon, soyez gentil avec lui, mon gars.
07:59Il y a vraiment pas de pot pour sa première, c'est-à-dire.
08:01On vous attend à la fac pour la soutenante hôtesse.
08:03Vous trouvez déjà en fin, monsieur.
08:04Ah oui, c'est vrai.
08:05Allez, on va.
08:06Tu en prêtes-il ?
08:07Près de 15 heures.
08:08Ah oui, j'ai plus le temps.
08:10Vous pouvez aller voir, ma chère sœur.
08:11Non, à la fac, ça peut attendre.
08:13Euh, Fernandez, trouvez-moi du whisky.
08:14J'en ai plus, là.
08:33Oui ?
08:35C'est votre frère Jean-Jacques.
08:41Merci.
08:42Ah oui.
08:45Non, non, j'allais partir.
08:47Dis-donc, entre nous, t'aurais pu m'épargner ça, hein ?
08:50Enfin, mon Dieu, qu'est-ce que vous avez dans cette famille ?
08:52Chaque fois qu'il y a un problème, c'est moi qu'on appelle.
08:58Écoute, euh...
08:59Mais non, tu sais aussi bien que moi qu'elle n'ira pas, alors...
09:01Bon, d'ailleurs, je ne suis pas loin d'une année raison.
09:06Écoute, je vais faire ce que je peux, hein, seulement.
09:08Non, je te dis, je vais faire ce que je peux, seulement.
09:09Si tu ne la vois pas à la commandrice ce soir,
09:11je ne veux pas qu'on me colle ça sur le dos, vu.
09:15Ouais.
09:16Mais enfin, mon Dieu, ils sont majeurs et vaccinés, non ?
09:18Ils peuvent quand même prendre...
09:20Ils devraient se conduire en adultes, je te dis.
09:23Ouais, salut.
09:30Enfermendez, vous pouvez y aller à ma place ?
09:32Pour rien au monde, monsieur.
09:41C'est bon, c'est bon.
10:23Bon, on ne va pas recommencer.
10:30Écoute-moi, Florence, même si je...
10:32Oh non, Lala, s'il te plaît.
10:34S'il te plaît, les mêmes si je les connais par cœur.
10:37Même si tu avais divorcé.
10:39Même si tu avais accepté quand je te le demandais.
10:42Mais accorde-moi le fait que je ne te l'ai pas demandé souvent.
10:45Même si tu vivais avec moi, tu ne me verrais pas davantage.
10:49Bah, c'est à craindre, oui.
10:51Regarde, depuis deux mois, ça n'a pas arrêté.
10:54Bogotá, Le Caire, Beyrouth deux fois.
10:56Oui, et moi ?
10:57Et moi ? Une fois ? Une seule ?
11:01Oui.
11:02Plus Jakarta, plus...
11:05Plus le Zambèze ?
11:06Non.
11:07Non, pas le Zambèze, non.
11:08Pas le Zambèze.
11:10Dommage.
11:11Je trouvais que ça faisait joli, le Zambèze.
11:13Oui.
11:14Allez, viens.
11:18Remarque, personne n'est obligé d'aimer un ministre.
11:21Mon excuse, c'est que lorsque je t'ai connu, il y a dix ans, j'étais loin de me
11:25douter.
11:26Cela dit, quand tu es devenu député, ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille.
11:30Mais, pardonne-moi, tu étais député très, très, très moyen.
11:36Comment dire ? Très...
11:37Très député de la base.
11:39Eh oui.
11:40Eh oui.
11:41Et puis, le destin.
11:48Comment ça me paraître un petit peu long, le destin national de Georges Quentin ?
11:53Combien ?
11:55Euh...
11:5527 mois, oui.
11:58J'aurais dit plus.
12:00Remarque, c'est pas une...
12:01C'est pas une éternité, ils vont bien finir par te virer un jour, non ?
12:04Bah, espérons, oui.
12:06Espérons.
12:07Remarquez une autre solution, c'est que...
12:09Bah, c'est que je m'en aille, moi.
12:11Non ?
12:12De toi-même ? Sûrement pas.
12:15Remarque, c'est gentil, mais tu sais, les contes de fées, à mon âge, ça marche plus très bien.
12:18Mais remarque, si ça arrive, ça ne sera pas spécialement en contes de fées, mais enfin...
12:22T'inquiète pas, ça n'arrivera pas.
12:24Non, non, non.
12:25Tu peux dire.
12:31T'es venu pour le grand rout à la commanderie ?
12:34À qui demandes-tu ça ?
12:35Bah, à toi.
12:37C'est fou comme de m'aimer de loin, tu m'as perdu de vue, toi.
12:41Est-ce que je peux te rappeler que ça fait à peu près 15 fois que je me réconciliais avec
12:46mon père ?
12:47Non, je vois vraiment pas la nécessité d'une 16e.
12:52Je suis venue ici pour toi.
12:54Pour toi, parce qu'à Paris, je ne te vois plus.
12:56Alors je me suis dit que le seul endroit où j'avais encore une petite chance de te rencontrer, c
13:00'était là.
13:02J'aimerais que tu te rendes dans ça dans ta petite tête.
13:04C'est clair ?
13:05Oui.
13:11Si tu y vas, on aura au-dessus avec toi.
13:15Oh non, je m'entends pas.
13:18Non, depuis quelque temps, ton père a une légère tendance à me présenter comme une espèce de...
13:22de crétin politique qui rêverait de rabibosser la droite et la gauche.
13:27Je n'ai jamais parlé que de rapprochement entre le centre-droite et le centre-gauche.
13:30Il est un peu différent, tu ne crois pas ?
13:33Non, mais ça...
13:34Enfin, c'est pas grave.
13:36Moi, je crois à rien, tu sais.
13:37La gauche ou la droite, tu le savais comme je m'en fous.
13:40J'aimerais qu'on se voit.
13:45Non, ce soir, ce n'est pas possible.
13:49J'ai la mairie, j'ai des rendez-vous jusqu'à minuit.
13:53Et après minuit ?
13:54Non, je crois que non.
13:55Je crois que non, Florence, non.
13:58Le chauffeur vient me prendre à 4 heures du matin.
14:01Je dois être à Bruxelles à 10 heures au plus tard.
14:04Ah là là, tu comprends ?
14:08Tu me comprends ?
14:09Tu ne me laisses pas tellement le choix.
14:12Il ne fait rien ? On somme quand même ?
14:15Oui, on somme.
14:17Oui.
14:23Monsieur Bossis !
14:25Oui ?
14:26Excusez-moi.
14:28Je suis le chauffeur de monsieur Fournier.
14:30Il voudrait vous parler.
14:31Fournier, celui de la mairie ?
14:33Le patron, quoi.
14:34Pourquoi il ne m'a pas appelé ? Je ne suis pas difficile à joindre.
14:36Ça, je n'en sais rien.
14:37Il m'a dit comme ça qu'il voudrait vous parler discrètement.
14:40Oui, c'est pour ça que vous me suivez depuis une heure.
14:43Excusez-moi, monsieur, mais ce n'est pas facile de...
14:48Et il est où, Fournier ?
14:50Le mieux, c'est que vous me suiviez.
14:51C'est la voiture grise, là.
14:52Je pars devant.
14:53Ce n'est pas la porte à côté, c'est la rue Milly.
14:58Enfin, vous faites comme vous voulez.
15:00Il m'a dit que si vous n'avez pas envie, vous ne venez pas.
15:22Qu'est-ce qui t'arrive ?
15:36J'étais mauvais.
15:38Je me suis planté sur une malformation cardiaque.
15:41On voit que ça ne se présentait pas bien, mais il y avait une chance sur cinq, je ne l
15:44'ai pas prise.
15:45Un malade, il a fini de souffrir, mais moi, ça me travaille là-dedans.
15:50Il n'avait pas quinze ans, moi.
15:54Portugais.
15:56Tu veux boire quelque chose ?
15:58Euh, oui.
16:00Sers-toi.
16:09Armand.
16:11Arrête de tourner autour du pot et tu me dis ce que tu as à me dire.
16:16Ben, écoute, c'est quand même notre père.
16:20Tu crois que ça m'amuse, moi, d'y aller ?
16:22Oui.
16:24Bien sûr.
16:27Écoute, une supposition.
16:28Le téléphone sonne, là, maintenant.
16:30Et puis, on me dit qu'il est mort.
16:32Ça te ferait quoi ?
16:34Ça me ferait beaucoup de peine.
16:36Mais, t'irais pas.
16:38Bien sûr que si.
16:39Bon, alors, vas-y pendant qu'il est vivant, c'est quand même mieux.
16:41Mais je t'ai déjà dit cent fois ce que j'en pensais.
16:43Oui, je sais, je sais, je sais.
16:44Vous allez encore vous engueuler.
16:45Bon, et alors ?
16:47Non, fais-moi plaisir, vas-y.
16:49Tu te réconcidies avec lui,
16:50mais même si après, tu dois encore t'engueuler
16:52et partir en claquant la porte.
16:54Il en a besoin.
16:55Et toi aussi, t'en as besoin.
16:56Oh, pas tant que tu crois.
16:58Mais écoute, flottait quand même sa fille unique.
17:00Prens-y.
17:01Et alors ?
17:01Tu comprends pas que pour lui, t'es Gabriel.
17:03Mais moi, je suis sa fille.
17:05À Paris, personne ne me confond avec ma mère.
17:06Ben, à Paris, peut-être.
17:08Oh, putain de merde.
17:11Tu connais sa dernière trouvaille ?
17:14Il veut que je prenne la dépêche.
17:16Non, il a dit ça ?
17:17Oui, enfin, il me l'a fait comprendre.
17:20Mais c'est une idée géniale, ça.
17:22Ah, tu trouves ?
17:23Et mes clients, t'en fais quoi ?
17:24Oh, putain de clients, écoute.
17:26T'es quand même pas la seule avocate de Paris que je sache.
17:28Non, non, admettons, c'est pas aussi simple que ça.
17:31Tu me vois, moi, à la tête de la dépêche ?
17:33Enfin, imagine une seconde la réaction de Jean-Jacques et des autres.
17:36Mais c'est débile.
17:37Il est fou, je te dis.
17:39Pourquoi ?
17:40Pourquoi ? Mais j'aurais l'air de quoi ?
17:43Tout le monde sait très bien que je ne partage pas l'opinion de papa.
17:45Ça fait 15 ans que je passe pour une dangereuse gauchiste
17:48uniquement parce que je refuse systématiquement le pèlerinage à Colombay tous les ans.
17:53Papa, ça fait...
17:55Ça fait 40 ans qu'il a une certaine idée de la France.
17:58Mais qu'est-ce que j'irais foutre là-dedans ?
18:01À couler la dépêche, alors là, sans problème.
18:03Ben, prends-y tout de même.
18:04La dépêche, c'est pas mal.
18:06T'en as parlé à Quentin ?
18:08Non.
18:10Non ?
18:11Non.
18:12Il sera là-bas ce soir.
18:14Ça me paraît peu probable.
18:16Ah bon ? Alors là, il a tort.
18:17Il a tort deux fois, d'ailleurs.
18:19En tant que maire et puis en tant que ministre.
18:22Mon pauvre Armand.
18:24T'en es encore là.
18:25Ministre, t'en as plein la bouche.
18:26Ben, qu'est-ce que tu veux ?
18:27Moi, je suis un pauvre petit chirurgien de province.
18:29Ah, tu parles.
18:31Allez, sérieusement.
18:32Fais-moi plaisir.
18:33Vas-y.
18:35Je t'en prie.
19:01Je t'en prie.
19:04Vous n'êtes pas fournier ?
19:07Je suis l'un de ses adjoints.
19:09Au dernier moment, il n'a pu se libérer.
19:11Veuillez l'excuser.
19:12Je vous écoute.
19:15Monsieur Bossis, je vais essayer d'être clair.
19:17Votre dernier papier sur l'opération des Sablons nous a inquiétés.
19:22Vous y faites allusion à...
19:25Disons, des obscurités du plan de masse.
19:28Obscurités que vous n'éclaircissez d'ailleurs pas.
19:31On ne voit pas très bien où vous allez.
19:32Moi non plus, mais j'y vais, rassurez-vous.
19:35Je sais.
19:36C'est sans doute pour ça qu'on observe un peu partout votre présence autour des chantiers.
19:42Tout ça n'est pas sérieux, Bossis.
19:44Je fais mon métier.
19:45Précisément.
19:47Parlons-en de votre métier.
19:49Nos souscripteurs lisent votre journal.
19:51Pour la bonne raison qu'il n'y en a pas d'autre.
19:54Avez-vous pensé à l'effet déplorable de vos insinuations sur ces gens ?
19:57Qui sont pour la plupart des gens modestes.
20:02Je suis confiant.
20:03Ah, les violons ?
20:06Vous avez tort de le prendre comme ça.
20:09Les Sablons, c'est 800 millions.
20:12Une opération de cette importance ne peut pas être compromise.
20:15Gardez bien ça à l'esprit, mon vieux.
20:16Oui, mais je crois savoir qu'il n'y a pas que vos souscripteurs.
20:20La municipalité est au moins pour deux tiers, non ?
20:22Oui, alors ?
20:23C'est toujours l'agent des contribuables, non ?
20:31Écoutez, voyons les choses autrement.
20:33On me dit que vous partagez avec une jeune femme un petit appartement.
20:41Ne pensez-vous pas que Mademoiselle Kovalix mérite mieux ?
20:46Vous êtes renseigné ?
20:47Surtout que bientôt, vous allez être trois. Félicitations.
20:49Vous n'aimeriez pas vivre ailleurs ?
20:51Ici, par exemple ?
20:53Exactement.
20:55Fournier et disposé à nos facilités des choses.
20:58Le prix sur plan payable en douze ans.
21:01Sans intérêt.
21:03Un vrai cadeau.
21:04Un cadeau royal.
21:07J'ai le contrat en poche.
21:11Voici les clés.
21:15C'est trop cher. Je la veux gratuite, entièrement meublée, avec une voiture neuve dans le garage.
21:20Vu ?
21:23Ça fait un peu beaucoup, hein, pour un petit journaliste, pas vrai ?
21:27Réfléchissez, bossisse.
21:28Je ne fais que ça depuis cinq minutes et croyez-moi, c'est très intéressant.
21:33Bonsoir, monsieur la jonte.
21:43Bonsoir.
22:08Je viens de chez les bergues.
22:10Tiens, elle a le check.
22:15Regarde ce qu'on m'a donné.
22:20C'est du caviar.
22:36Paul ?
22:37Oui ?
22:38Tu sais ce que j'ai rêvé ce matin ?
22:40Non, quoi ?
22:41Que le vieil Antonin refusait de me dire bonsoir.
22:43Oh, que tu es bête.
22:45Non, c'est vrai, je lui tendais la main.
22:46Il me laissait comme ça au milieu des gens.
22:48Et tu lui as pas boté le train ?
22:50Non.
22:51C'est comme moi la commanderie.
22:53Sinistre.
22:59Catherine, tu commences à te préparer, hein ?
23:00Je voudrais qu'on parte dans une heure.
23:02Oui, travers pour Paul Bossy, s'il vous plaît.
23:05Allo, oui, salut, mec.
23:06Dis-moi, tu comptes aller vers quelle heure ?
23:08Dans pas longtemps.
23:09Tu sais bien que le vieux aime pas que ça se termine tard.
23:11Bon, on peut se retrouver aux bijoux dans une demi-heure ?
23:15Enfin, il y aura à voir là-bas.
23:16C'est pas la peine de...
23:17Oui, mais je sais, c'est pas le problème.
23:18Mais il faut que je te vois avant, j'ai quelque chose à te montrer.
23:19OK.
23:20Alors, dans une demi-heure.
23:21Salut.
23:27Alors, donc, quand est-ce qu'on se marie ?
23:31Tout de suite après la naissance du petit.
23:34D'accord, mais... à l'église ?
23:36À l'église et avec une robe toute blanche.
23:43Et moi, j'y vais comment ?
23:44Bah, je passe te prendre dans une heure, il faut que je vois absolument au travers.
23:47Il vient pas à la commanderie ?
23:48Si, si, je t'expliquerai.
23:51On est à combien de semaines ?
23:5218.
23:54Oh, déjà.
23:56Tu connais l'histoire de la femme enceinte belle ?
23:58Elle était même pas sûre que son enfant était d'elle.
24:04Bon.
24:05Mais...
24:05Qu'est-ce que c'est que ça ?
24:07Ça ?
24:08C'est la dynamite.
24:16Tout à l'heure.
24:40Ça va être.
24:43On va bien voir.
24:46Tu m'en mets une t session d'essentie.
24:48Oui.
24:48Il passe par la double.
24:48Est-ce que la glace, il y a de l'eau, il ne supporte pas.
24:54Dites-moi, cher ami, une dame a appelé pour vous il y a environ une heure.
24:58Elle a laissé son nom.
24:59Un numéro de téléphone.
25:01Elle n'a pas reconnu sa voix, non ?
25:01Et qu'est-ce qu'elle voulait ?
25:03Non, mais il se fiche de vous, ma parole.
25:05Non, non, elle gagne leur pain.
25:06Colette, tu m'en parles une autre fois, d'accord ?
25:27Dis-donc, j'y pense, Bossis, tu dois être content, tu vas voir ton fils pour une fois.
25:32C'est probable.
25:34Et dis-moi, est-ce que tu vas voir ta fille, toi ?
25:37C'est exactement la question que m'a posée Thérèse il y a un quart d'heure, fière toi.
25:41On ne va pas en lui contenir les uns ni les autres.
25:44Elle viendra ou elle ne viendra pas, c'est sans importance.
25:46Croyez-moi, Florence sait parfaitement où est l'essentiel.
25:49N'empêche qu'il y a plus de six mois qu'on ne l'a pas vue.
25:51Et elle me manque, à moi.
25:53Personne ne t'interdit de la voir en dehors d'ici.
25:55C'est ça.
25:56Et après, vous direz que je me mêle de vos affaires.
25:58Quelles affaires ? Tu es qu'un vieux fou.
26:00Mais vous avez fini de vous disputer.
26:02Vous êtes des gamins.
26:03Je vous en prie, Thérèse.
26:05Alors quoi, pas de musique ici ?
26:06Si, si, bien sûr, mais j'attendais que les premiers invités arrivent pour...
26:09Mais n'attends pas, n'attends pas, qu'est-ce que nous les enrions tout de suite ?
26:11Comme ça, on en aura marre plus vite.
26:17Mais qu'est-ce qu'il faut ?
26:17Il commence à faire chier, est-ce qu'on a...
26:30Bon, si vous le voyez, vous voulez dire que je suis à la commande.
26:33Mais on le retient ou on le laisse rejoindre ?
26:35Bouffe-le !
26:36Addition pour moi, hein.
26:38Pas d'excel, les mecs.
26:39Oui, merci.
26:55Merci.
26:57Merci.
27:16Colette, il n'a pas appelé ?
27:18Qui ?
27:19Vosys.
27:20Oh, encore ?
27:21Non, mais écoute, ça fait dix fois.
27:22Parce que ça bagnole est là, alors je ne comprends plus.
27:24Oui, alors, laisse-le un peu vivre sa vie, ce garçon, hein.
27:27Non, mais est-ce que je surveille chaque fois que...
27:29Bonsoir.
27:40Bonsoir.
27:45Bonsoir.
27:57Bonsoir.
27:58Bonsoir.
27:59Bonsoir.
28:03Bonsoir.
28:03Je parlais que je ne connais personne.
28:05Mais si, tu les connais.
28:06Leurs, non ?
28:07Leurs, peut-être qu'elles se font, ne se font.
28:09Tu connais moins, ça suffit.
28:11Hein ?
28:11Tu prends ?
28:12J'ai pas besoin de leur parler, content de se faire regarder, ça roule tout d'oeil.
28:15Ce soir, il y a ici tout ce qui compte dans la vie, même le préfet.
28:21T'as pas ? Regarde-moi si t'as de viande, il manque personne.
28:26Tout le département est là, et même les autres.
28:29Mais lâche pas surtout, parce que si tu me laisses, moi j'entrais immédiatement, même à pied.
28:33Mais t'inquiète pas.
28:49...
28:52...
28:56...
29:00...
29:19Allô ?
29:20Allô, c'est Catherine Kowalik.
29:23Oui.
29:25Est-ce que vous avez vu Paul, s'il vous plaît ?
29:27Oh non.
29:28Alors toi aussi ?
29:29Mais où il est celui-là ?
29:30Tout le monde le cherche.
29:31Et Travers, il est là ?
29:33Venu et reparti.
29:34Ton bonhomme lui a posé un lapin.
29:37Enfin, c'est pas possible.
29:39Il a quitté la maison, il y a un mois.
29:42Écoute, il y a du monde et j'entends rien.
29:44Je peux pas te parler.
29:45Bouge pas, il va bien finir par se pointer.
29:59Il a vu des réceptions du temps de débréal.
30:01C'était pas beaucoup de choses.
30:03Comment ?
30:04C'est ici que j'ai rencontré mon mari.
30:05J'aurais dit ce n'est pas ?
30:06Regarde-la de là, quelques grand-nés.
30:08Condroyer.
30:09Première Jean-Homère.
30:11T'as vu les décorations ?
30:13Les œufs se font fidoules.
30:15Je me demande s'ils ont encore cet appareil à projeter des films.
30:17On raconte qu'Antonin et les vieux possistes regardent encore des films de Gabriel.
30:21Vous vous rendez compte ?
30:22Ils ont bien raison, c'est tout ce qui leur reste.
30:23Leur a.
30:32Vidal, le mec avec le smoking trop court.
30:34Vidal.
30:36Le Vidal ?
30:37Lui-même.
30:38Comment c'est possible de l'escroc pareil ?
30:41C'est là que le vieux est très fort.
30:43En temps normal, ces gens-là ne peuvent même pas l'avoir au téléphone.
30:45Une fois tous les deux ou trois ans,
30:47les amis qui se sont en a la parole, bien entendu.
30:49Je ne sais pas pourquoi on dit le vieux bossy,
30:52c'est-à-dire qu'Antonin,
30:53mais on sait que c'est Antonin le patron.
30:57Quand même, vivre ensemble,
30:58comme deux vieux garçons,
31:00après avoir partagé la même femme,
31:02moi je te ressens de quoi.
31:04Pardon.
31:09Tiens, tiens, regarde, c'est bien intéressant.
31:12Il héberge en personne.
31:13Il est vrai.
31:17C'est Julia et Siri.
31:19Oui, exact, l'homme du bois.
31:21Derrière, là, sa femme met le topo.
31:23C'est n'est robuste.
31:24Oh, moi, je l'ai trop jolie.
31:26Jean-Jacques dit des horreurs sur elle.
31:27Oh, c'est normal, ça le répute, la santé.
31:29Il ferait mieux s'occuper de la sienne.
31:31Et puis là, là, regarde, regarde, là.
31:33Vous êtes en fiancée.
31:35Une grande malade.
31:37Le fric, encore le fric, toujours le fric.
31:42Au fond, c'est normal qu'elle t'ait à la bonne,
31:43t'es la maîtresse pas chère.
31:44Très drôle.
31:51Et là, là, Philippe, il est pas chouette ?
31:54Hum, c'est le marchand de vin.
31:56Oui, enfin, un pédigré un peu compliqué.
31:59Tu vois, vu son passé, qu'un type comme ça soit au conseil municipal,
32:03à côté de Quentin, élu sur la liste de Quentin,
32:05serait plutôt comme un ancien siècle.
32:07Mais c'est sa femme derrière, Émilie.
32:10Heureusement qu'il est plus tendre avec elle.
32:13Il manque le Toubib.
32:15Moi, ce qui m'étonne, c'est surtout Florence.
32:17On ne soit pas là.
32:18Je sais qu'elle est en ville, on l'a vue.
32:20Écoute, où ils viendront ensemble,
32:22où ils viendront pas, tu sais, c'est de là.
32:24C'est comme les deux doigts de la main.
32:25C'est ce que j'ai dit, mais enfin, tu sais,
32:27tant plus s'ils s'adorent, tant plus s'ils se détestent.
32:31Monsieur Traverse ?
32:31Oui ?
32:32On vous demande au téléphone.
32:33Merci.
32:35Tu bouges pas, hein ?
32:36On dit, tu reviens, hein ?
32:38Par ici, monsieur. Pardon. Pardon.
32:41Pardon.
32:44Oui.
32:47Voilà, c'est tout à droite.
32:51Allô ? Oui, ici, Traverse.
32:54Allô, c'est Catherine. Tu m'entends ?
32:56Écoute, est-ce que Paul était avec toi ?
32:57Non, il m'avait dit de passer au bijou, mais il n'est jamais venu.
33:00Il n'est jamais venu ?
33:02Non. Puis il y a un truc bizarre, c'est que sa voiture était sur le parking.
33:06Écoute, il ne s'est pas planté, c'est déjà ça.
33:08Bon, enfin, ça fait deux heures que j'attends.
33:10T'es sûre qu'il n'est pas là ?
33:11Écoute, il y a un monde dingue ici, comment tu veux que je sois sûre ?
33:15Écoute, je t'en supplie, cherche, cherche-le et tu me rappelles.
33:17Ok, Catherine, mais ne t'énerve pas, hein ?
33:21Il a pu être empêché, tu sais, il travaille.
33:23Oui.
33:36Bonjour, mon petit Travers.
33:39Vous, ici ?
33:42Que voulez-vous ? Tout arrive.
33:44Je ne vous ai point vu passer.
33:46Normal.
33:47Je suis passée par derrière, je tiens absolument à traverser les salons.
33:50Travers, t'as pas un mouchoir ? Je me suis coupé, ça ne veut pas s'arrêter.
33:53Merci.
33:54Bah, écoute, essuie-toi, hein.
33:56T'en as partout.
33:57Bah oui, je sais bien que j'en ai partout.
33:57Bon, Dieu, Florent, je compte sur toi, hein, pas de bêtises, hein.
33:59Ça suffit.
34:01Je vous quitte.
34:02Je ne voudrais pas rater votre entrée.
34:13Bien, tu vois, quelque chose de superbe.
34:15Mais qu'est-ce que je veux dire ?
34:16Merci.
34:24Merci.
34:33Merci.
34:38Merci.
34:53Florence, ma fille.
35:03T'as changé d'automètre ?
35:04J'en change tout le temps, au moins l'offre.
35:07Certains petits malins, mais moi, je dirais de grands méchants,
35:10prétendent qu'entre ma fille et moi, il y aurait comme une brouille.
35:14Non seulement c'est faux, mais c'est bête.
35:25Mes amis, je ne saurais vous dire à quel point je suis heureux de vous voir tous ici ce soir.
35:32Non pas à cause de mon anniversaire qui ne m'a pas donné beaucoup de peine,
35:37mais pour celui de la dépêche, qui en a coûté infiniment plus,
35:40ce n'est pas seulement à le boire.
35:42C'est pourquoi personne ne s'étonnera de ne voir ici qu'un gâteau à 50 bougies,
35:46puisque c'est l'âge de notre journal.
35:58Permettez-moi, mes amis, de vous présenter Mademoiselle Béatrice Bonenfant,
36:03qui est entrée à la dépêche voici tout juste 50 jours,
36:06et qui va, si vous le voulez bien, souffler ses bougies.
36:09À vous, Béatrice.
36:12Merci.
36:19Je voudrais aussi saluer ce soir la présence chez moi des gens de l'éveil de la Loire,
36:27notre modeste mais efficace concurrent,
36:30avec lesquels nous entretenons les meilleures relations de voisinage.
36:36Enfin, je profite de cette fête pour annoncer qu'à partir du mois prochain,
36:40la dépêche imprimera trois éditions supplémentaires,
36:43ce qui signifie que nous couvrirons désormais 12 départements dans leur entier.
36:51Que la fête continue !
37:04C'est pas tous les jours que t'auras l'occasion de voir 15 milliards de centimes réunis sur 15
37:08mètres carrés.
37:0915 milliards ?
37:10Oui.
37:11Et tu sais à quoi ils pensent ?
37:12Doubler le chiffre.
37:14On dirait que ça te chiffonne.
37:18Mais, on doit appeler Catherine bien.
37:19Ah, oui.
37:23Et à quoi tu penses ?
37:24Je ne pense pas, je rêve.
37:26À quoi ?
37:27Même chose que toi, je suppose.
37:31Moi, ça m'a réveillé rarement.
37:33La dernière fois, c'est après le casse de Nice.
37:36J'étais assis, tous les coffres étaient ouverts.
37:39Et je rêvais.
37:40C'est bien ce que je disais, nous avons les mêmes femmes.
37:44Qu'est-ce que j'aurais aimé, épouser une bonne femme comme toi ?
37:48On aurait fait un meurre ?
37:58Ah, M. Bossis, on cherche Paul partout.
38:01Mais il n'y a pas des nouvelles, des fois ?
38:03Non, je n'en ai pas, bien sûr.
38:05Mais je suis toujours le dernier à en avoir.
38:08Alors, ne vous inquiétez pas, Paul est comme moi, il a horreur de ce genre de manifestation.
38:13Surtout quand tout le monde est là.
38:16Non, rassurez-vous, il est certainement dans un coin en attendant que ça soit fini.
38:19Oui, mais enfin, en attendant, Catherine s'inquiète.
38:22Ah, les femmes dans son état sont de nature inquiète.
38:26Et puis de se calmer.
38:28Et de prendre un bain chaud, ça l'aidera à dormir.
38:31C'est exactement ce que je vais faire pour ne plus entendre ce bouquin.
38:35Bonsoir.
38:36Bonsoir.
38:49Bonsoir.
38:49Je ne sais pas, te voilà ici, après six mois, c'est un jour de silence.
38:52Il doit bien y avoir une raison, non ?
38:56Tu ne changeras jamais.
38:57Si je suis ici, c'est que j'ai quelque chose à demander.
39:01Un service, un passe-droit, peut-être même de l'argent.
39:05C'est ça ?
39:06Comme tu es, tu t'emballes tout de suite.
39:08Tu me fais penser...
39:09À Gabriel, je sais.
39:11Exactement.
39:12Tu vois, tu le dis toi-même.
39:13Mais moi, je suis ta fille, pas ma mère.
39:16Pourquoi dis-tu des choses comme ça ?
39:19Je te regardais tout à l'heure traverser le salon devant tout ce monde.
39:22Et alors ?
39:24Tu fais ça très bien.
39:27Permets-moi de te dire, tu fais ça très bien.
39:29Et où on va avec ça ?
39:31Bon, je sais traverser un salon.
39:33Je te rappelle que j'ai 38 ans dans trois mois.
39:36Déjà ?
39:37Eh oui.
39:38Comme le temps passe.
39:40Moi, 70 dans trois jours.
39:4370, Florence.
39:45Tu comprends pas que j'ai envie de m'arrêter ?
39:48Non, non, non.
39:50Bien au contraire.
39:52Et si j'étais obligé de m'arrêter ?
39:54Eh bien, Jean-Jacques serait tout désigné.
39:56Non !
39:58Jean-Jacques est un excellent exécutant, pointé à la ligne.
40:00Jean-Jacques sait pas parler à un banquier.
40:02Jean-Jacques sait pas flairer le marché.
40:03C'est un petit...
40:04Le journal, pour lui, c'est un club.
40:06Pas une entreprise.
40:07Papa, combien de fois avons-nous eu cette conversation ?
40:10Pas assez souvent, fille Hortoie.
40:13Regarde ce que tu fais de ta vie.
40:16Quoi, ma vie ?
40:17Tu t'ennuies.
40:19Tu t'ennuies, ma fille, tu le sais aussi bien que moi.
40:23C'est toi qui le dis ?
40:25Si je le dis pas, qui le dira ?
40:27Tu fais à Paris un métier qui ne t'intéresse plus et tu couches avec un homme dont tu as
40:30assez.
40:30Ça, je le sais comme si c'était moi.
40:33Tu te trompes.
40:35Mais voilà un amalgame intéressant.
40:38Vas-je devoir, à 38 ans, choisir entre mon père et mon amant ?
40:40Pas de persiflage, mon petit.
40:42Essaie d'être un peu attentif pour une fois, s'il te plaît.
40:45Moi, je t'offre un jouet fabuleux.
40:49Un journal pour toi tout seul, un journal tout entier pour t'amuser.
40:51Le restant de tes jours.
40:53Et crois-moi, il y a de quoi faire.
40:55C'est pas tout à fait triste, tu verras.
40:57Et si je te l'offre, c'est que tu es capable de le prendre.
41:01Sinon,
41:03tu te devrais à Jean-Jean.
41:04Tu es un tyran, je n'ai pas envie de jouer.
41:10Orgueilleuse.
41:12Tu es une orgueilleuse.
41:16On lui propose un paradis sur un plateau et madame crache dessus.
41:21Paradis ? Paradis pour toi.
41:24Tu veux que je te dise ton journal ?
41:26Il m'arrive de le lire, il me tombe des mains.
41:28Je ne me sens pas concernée par les centenaires du coin,
41:31par le club de pétanque, par l'amicale des pompiers,
41:33par le passage à niveau de réfouiller les oies
41:35qu'on va mettre en automatique la semaine prochaine.
41:38Oh, papa, papa, ne m'en veux pas.
41:40Ce n'est pas de l'orgueil, c'est...
41:41C'est... C'est de la vanité.
41:44Tu es impossible.
41:46Même pas beaucoup, n'est-ce pas ?
41:51Oh, si.
41:53Détrompe-toi.
41:54Beaucoup.
41:57Mais toi...
41:58Ça me regarde.
42:02Fais-le raconter ses sentiments ou irait-on.
42:08Je ne sais pas, tu aurais pu lui dire oui, ça lui aurait fait plaisir.
42:11En plus, ça ne t'engageait en rien.
42:12Et tu me laverais profiter.
42:13Et mon travail, qu'est-ce que tu en fais ?
42:15Quand tu ne veux pas comprendre.
42:16Bon, la leçon de morale est terminée.
42:18Oui.
42:18Ma chérie, je suis très heureuse que tu es pour venir.
42:22Bonheur partagé, ma chérie.
42:23Quelle joie pour ton père.
42:25Espérons.
42:27Il a beaucoup baissé, tu ne trouves pas ?
42:30J'en connais à qui on pourrait souhaiter d'avoir ce qui lui reste.
42:33Oui, bien sûr.
42:34Mais enfin, il n'est plus le même.
42:37Je n'ose pas penser à ce qui va arriver quand il va disparaître.
42:40Ose, ma chérie, ose.
42:42Ça arrivera.
42:44Surtout pour le journal.
42:46Eh oui.
42:48Et puis, tu sais, il a de drôles d'idées.
42:49Enfin, je ne sais pas, par moments, il gâtise.
42:53Non, mais supposons qu'il t'annonce,
42:55Florence, c'est toi qui prends la dépêche, tu dirais quoi ?
42:57Je refuserai, je ne suis pas folle.
42:59Oui, parce que quand même, la dépêche, c'est Jean-Jacques.
43:01Enfin, je ne dis pas ça parce que c'est mon mari,
43:03mais le grand professionnel, c'est lui.
43:05Sans Jean-Jacques, la dépêche, c'est fini.
43:07Dans un an, la clé est sous la porte.
43:09Exagérons, rien.
43:11Cela dit, il a beaucoup de qualité.
43:12Mais calme-toi, ma chérie.
43:13Il n'a pas une chance sur mille.
43:15Tu veux dire que ton père te propose le journal ?
43:18Qu'il me propose, oui.
43:20Et que j'accepte.
43:23T'as meilleure mine ces temps-ci.
43:26Tu es bien, physiquement.
43:28Tu trouves ?
43:29Oui, un petit peu moins bouffie.
43:31Monsieur, il n'y a pas de mystère, chérie.
43:32Le tabac et l'alcool, c'est un ennemi mortel pour les femmes.
43:38Au revoir.
43:56Merde, c'est Catherine.
44:01Où est Paul ?
44:02Je crois qu'il t'a pas appelé.
44:03Mais non.
44:04Il n'est pas là ?
44:05Non.
44:07Je te cache quelque chose.
44:09Mais non, je te le jure.
44:10Allez, on va prendre un coup.
44:12Mais j'ai pas soif.
44:14Mais enfin, qu'est-ce qu'il y a ?
44:16Ah, vous aussi, ça a disparu de la circulation.
44:18Il doit pas être bien loin.
44:20Il est ici, hein.
44:21C'est ça ?
44:23Je l'ai fouillée, cette baraque.
44:26T'es avec une femme, c'est ça ?
44:28Où sont les piaules, ici ?
44:30Catherine !
44:30Partons.
44:42Oh, mais fermez cette porte, nom de Dieu !
44:45Catherine, calme-toi, tu vas faire des conneries.
44:47Mais où il est ?
44:50Écoute, il est pas là.
44:52Tu as ma parole.
44:54On a pas vu de la soirée.
44:56Je te prie.
44:57Tu me crois ?
44:59Et alors ?
45:01Enfin, Paul est un type sérieux.
45:03S'il a disparu dans la nature, il a sûrement sa raison.
45:07Tu attends un enfant de lui,
45:09il le sait, il en est fou de jouer.
45:11Ça, je peux te le dire.
45:13Alors, je te propose quelque chose.
45:15Quoi ?
45:16On va aller voir si sa voiture est toujours sur le parking.
45:20S'il y est plus, on téléphonera partout.
45:22Ok ?
45:23Et s'il y est ?
45:24S'il y est, ça veut dire qu'il est dans un rayon de 300 mètres.
45:27Dans ce cas-là, on attendra tranquillement chez toi.
45:31D'accord ?
45:53Mon Dieu, mais la ravissante pour une Romain-Michel.
45:57D'habitude, les bohémiens se contentent de voler les poules,
45:59mais s'ils se mettent à piller les buffets.
46:03Ma petite Kovalitsch, vous devriez retourner dans votre roulotte.
46:08Ici, on n'a pas besoin de panier.
46:15Bien, Alès.
46:17Vous avez raison, cher.
46:18Mais j'ai expliqué lui que de se faire engrosser
46:21n'ouvre pas toutes les portes.
46:24Ces gens-là, vous leur jetez un crouton
46:26et vous voyez des barfettes de la prévue.
46:34Je vais y venir.
46:36Mais laisse tomber.
46:38C'est une givrée bourrée.
46:39Tends-tu la chopine.
46:42Il ne m'aurait jamais dit ça devant Paul.
46:47Surtout pas devant toi, là, s'il vous plaît.
46:49Allez, viens.
47:17Il ne m'a jamais fait ça.
47:20Jamais.
47:29Qu'est-ce que tu en penses ?
47:31Je ne sais rien.
47:33J'espère seulement que c'est une histoire de nana.
47:38Comme si on appelait les flics.
47:40Mais non, ils se foutraient de nous.
47:41Pour un journaliste, ça serait sûrement une histoire de cul.
47:44Un autre légende.
47:54J'aimerais bien que tu dormes chez moi ce soir.
47:57OK.
47:58Bon, Maryse, on t'accompagne.
48:09Travers.
48:11Travers.
48:13Oui.
48:14Le bébé.
48:16Quoi, le bébé ?
48:18Mais il a bougé, le bébé, pour la première fois.
48:21Écoute, c'est bien ou c'est pas bien ?
48:24Mais c'est formidable.
48:25Il a tapé.
48:26C'était la première fois.
48:29J'avais tellement peur.
48:32T'inquiète pas, Catherine.
48:34Il bougea encore.
48:37Allez, rendors-toi.
49:31Sous-titrage Société Radio-Canada
49:59Sous-titrage Société Radio-Canada
50:06Bienvenue.
50:08Bienvenue.
50:11Bienvenue.
50:13Viens ici.
50:20Bienvenue.
50:24Bienvenue.
50:55Sous-titrage Société Radio-Canada
50:56C'est parti.
51:47C'est parti.
51:56Monde, mercenaire et ambitieux, tout se confond aveuglément dans la folie et dans le sang.
52:13Puissance et gloire dans le trouble d'un regard, l'aventure et la passion autour de Château-Mallon.
52:35Puissance et gloire, étrange brûlant parcours.
52:44Qui t'envoie, fini sur un dernier mot d'amour.
52:59Musique
53:20Femme
53:31C'est parti.
53:41C'est parti.
53:57C'est parti.
54:03C'est parti.
54:03C'est parti.
54:04C'est parti.
54:05C'est parti.

Recommandations