- il y a 2 jours
Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:28Sous-titrage MFP.
00:32Musique du générique
01:00...
01:52A la suite de sa défaite électorale,
01:55Quentin s'est donné la mort.
01:57Pour Florence, c'est une double tragédie,
02:00car elle s'est sentie directement responsable de cet acte.
02:03La voilà seule devant l'adversité.
02:05Armand est parti pour Paris avec Anne.
02:07Jean-Jacques complote pour reprendre le pouvoir à la dépêche.
02:10Et les covaliques ont jugé le moment propice
02:13pour tenter d'abattre les bergues,
02:15leur ennemi juré.
02:16Mais, dans la nuit,
02:19une voix anonyme téléphone à Florence.
02:22Quentin ne s'est pas suicidé.
02:38J'arrive !
02:51Vous ?
02:52Mais, qu'est-ce que vous faites ici ?
02:54Vous ne me demandez pas d'entrée.
02:57Vous n'êtes pas très hospitalier, la nuit, avec les dames.
03:00Bon, peut-être que vous n'êtes pas seul ?
03:01Oh, non, non.
03:03Au contraire, d'ailleurs, vous pourrez constater vous-même
03:05que, en ce moment, je manque plutôt de femmes.
03:11C'est un peu désordre, chez vous.
03:14Je peux vous faire un café ?
03:16Oui, je veux bien.
03:17Vous savez le faire ?
03:19Aujourd'hui, les progrès de l'électroménager
03:23ont arrangé les choses de ces pauvres hommes que nous sommes.
03:27Vous ne l'avez pas dit ?
03:28Travers.
03:30Oui.
03:31J'ai eu peur, cette nuit.
03:34Quelqu'un m'a téléphoné au sujet de Quentin.
03:38De Quentin ?
03:39Je croyais que l'affaire était classée.
03:41Vous ne l'avez plus ?
03:42Non.
03:45Il aurait été assassiné.
03:47Rien que ça ?
03:48Rien que ça.
03:51Vous dites quelqu'un, mais enfin, quelqu'un qui ?
03:53Je n'en sais rien.
03:55Il ne m'a pas donné son nom.
03:57Classique, c'est un dingue.
03:58Non, non, je ne crois pas.
03:59Je ne crois pas, la voix était claire, le propos semblait cohérent.
04:03Écoutez, il existe des maniaques formidablement cohérents.
04:06Au journal, on n'arrête pas de recevoir des coups de fil.
04:09D'ailleurs, les standardistes ont même appris à les filtrer.
04:11Oui, enfin, ça, je le sais aussi bien que vous.
04:15Mais, est-ce qu'il vous a mentionné un début de preuve ?
04:19Enfin, je veux dire, un semblant d'indice.
04:21Ben non, il a raccroché tout de suite.
04:23Ben voyons.
04:26Écoutez, Florence.
04:28Vous êtes mis dans la tête l'idée très inconfortable
04:30que vous aviez une part de responsabilité dans la mort de Quentin.
04:33Inconfortable, oui.
04:34C'est bien le mot.
04:35Et du coup, vous êtes prête à accueillir n'importe quel bobard
04:37venant de n'importe qui pour vous sentir un petit peu moins...
04:41coupable, dans votre tort.
04:44Je suis loin du compte.
04:46Non, il y a de ça, certainement.
04:50Eh bien, il ne faut pas.
04:53Il ne faut absolument pas.
04:56Alors, vous allez rentrer chez vous,
05:00prendre un truc pour dormir
05:02et me faire le plaisir d'oublier ce quelqu'un.
05:09C'est drôle.
05:10Je pensais que vous m'auriez demandé de rester.
05:28C'est plus le moment.
05:31Non, mais...
05:32Ce n'est pas votre faute.
05:34Vous n'y êtes pour rien.
05:37C'est dans ma tête.
05:39Serrez-bras non plus.
05:44Eh bien...
05:45Ce n'est pas encore aujourd'hui.
05:47Non, je ne crois pas.
05:50Florence, votre café.
05:54Gardez-le.
05:56Peut-être que je viendrai le boire un jour.
06:18Vous êtes cingrés, vous.
06:22Mais merde, qu'est-ce que vous voulez à la fin ?
06:24La vérité, Travers.
06:26Toute la vérité sur la mort de Quentin.
06:29Je ne suis pas flic, je suis journaliste.
06:31Justement, tu as très mal fait ton boulot de journaliste.
06:35Je n'aime pas tellement vos façons de rigoler.
06:36Ça suffit comme ça.
06:37Et ça ne fait que commencer, mon petit vieux.
06:40Il faut tout reprendre à zéro.
06:42C'est ça.
06:43Et maintenant, toi, tu me fous la paix.
06:44Une seconde.
06:46Le pistolet avec lequel il serait soi-disant tué, Quentin.
06:50Dans quelle main il le tenait ?
06:52Rassemble bien tes souvenirs.
06:54Quelle main ?
06:55À la main droite, non ?
07:14Vous avez bien dit entrer.
07:16On avait rendez-vous ?
07:17Pas vraiment.
07:19Eh bien, alors au revoir, monsieur, et au plaisir.
07:21À dire vrai, je ne suis pas venu pour le plaisir,
07:23mais pour une confirmation.
07:26Confirmation de quoi ?
07:29À faire classer.
07:31Bien sûr, enterré, Dieu est son âme.
07:34Seulement, le courrier des lecteurs est une rubrique à retardement.
07:37Ça veut dire quoi, ça ?
07:38Ça veut dire que j'ai reçu une multitude de lettres
07:40qui me posent la même question.
07:41Et si vous étiez vraiment gentils, vous m'aideriez à y répondre.
07:48Quentin tient bien son pistolet de la main droite.
07:51C'est évident, n'est-ce pas ?
07:52Évidemment que c'est évident.
07:53Eh bien, c'est justement ce qui chiffonne mes lecteurs.
07:55C'est pas possible.
07:56Eh oui, parce que de la part d'un gaucher, la main droite, ça les préoccupe.
08:00Eh bien, oui.
08:01Ce que vous voulez que j'y fasse.
08:03Quentin était gaucher et il s'est tué de la main droite.
08:05Quel imbécile.
08:06On pourrait pâter la galerie, je suppose.
08:08Oh, ça, il était assez cabot pour le faire.
08:10À moins qu'il ait voulu mourir dans l'opposition,
08:12eh bien, oui.
08:13Forcément, pour tomber à gauche, il faut se tuer de la main droite.
08:16Formidable, Mr. Holmes.
08:17Ah, oui.
08:18Alors, comme je suis très intelligent, je comprends.
08:19Enfin, nos lecteurs qui font très peu dans le génie,
08:21est-ce que ça va satisfaire leur curiosité ?
08:24Ah, curiosité.
08:25C'est un très vilain défaut, ça, la curiosité.
08:27T'es droitier, toi, je crois.
08:28Oui, pourquoi ?
08:29Ça fait mal, hein ?
08:30J'y vrais, ce mec.
08:31Ça fait très mal.
08:32Je pourrais même plus tenir mon stylo, là.
08:34Ah, ben voilà.
08:35Et ça, tu pourrais le tenir ?
08:38Dans votre direction, ça me ferait beaucoup plaisir.
08:41Rapport du médecin légiste.
08:44L'index de la main gauche était fortement tuméfié
08:46et le dessous de l'ongle bleuie par un dépôt sanguin.
08:50Quelques heures avant son décès,
08:52la victime s'était blessée à ce doigt,
08:54peut-être en claquant la portière d'une voiture.
08:56D'où il résultait un empêchement certain
08:58pour l'utilisation de la main gauche.
09:00Et c'est signé.
09:01Alors, tu vois, c'est clair, non ?
09:02Très clair, mais à l'occasion,
09:05consulter un psychiatre, espèce de sadique.
09:15C'est vrai qu'il est tout noir.
09:18Vous devriez aller à la pharmacie.
09:21Mon Dieu, ce que vous devez souffrir.
09:22Comme une bête.
09:24Mon pauvre chéri.
09:25Vous savez que vous pourriez porter plainte ?
09:27Contre un flic.
09:29Et qu'il se retrouve avec une grosse inculpation
09:31pour avoir malicieusement glissé son doigt
09:32entre le bureau d'un commissaire et son presse-papier.
09:36Bon, ce qui fait que vous ne lui avez pas parlé...
09:37De notre Fada.
09:38Bien sûr que non.
09:40Enfin, Fada, c'est vite dit.
09:42La remarque qu'il vous a faite
09:43n'était pas tellement idiote au départ.
09:45Mais à l'arrivée, moi, ce que j'ai gagné, c'est ça.
09:51La remarque qu'il s'est passé, j'ai gagné, c'est ça.
10:38Qu'est-ce qu'il te prend ?
10:38Qu'est-ce qu'il te prend ?
10:46Je le sais aussi, mais...
10:48Bon, alors, si tu le sais, tu te calmes ?
10:51Viens.
10:58Qu'est-ce qui t'arrive de faire des scandales en public ?
11:01Elle avait promis qu'elle m'attendrait.
11:03Alors, qu'est-ce que tu as encore manigancé ?
11:04Tu veux le savoir ?
11:05Ah oui, je veux le savoir, tu vas me le dire.
11:07Eh bien, ma réponse, c'est rien.
11:09Moi, rien du tout.
11:10Voilà, maintenant, tu le sais ?
11:11Écoute-moi bien, Florence.
11:13Le déménagement et la mutation, ça demandait 48 heures.
11:16Alors, fais-moi confiance, je connais l'administration.
11:18C'est le contraire de la vitesse, même à la SNCF.
11:20Alors, moi, quand tu ne pas de bobar, tu es intervenue.
11:22Tu es intervenue en haut lieu.
11:24Mais c'est que tu me ferais peur, hein.
11:28Assieds-toi, va.
11:32Oui, je suis intervenue.
11:33Ah, merci.
11:38Merci à toi.
11:40Tu l'as fumée, t'es où ?
11:42Ça, j'ai promis de ne pas te le dire.
11:45Mais tu es députée.
11:48Demande le renseignement, on ne te le refusera pas.
11:51Tu l'as promis à qui ?
11:54À Vernier, au papa.
11:57Et je n'ai fait qu'appuyer sa demande.
12:00Et tu peux me faire confiance, il avait l'air très pressé.
12:04Pourquoi ?
12:04Mais bon Dieu, pourquoi ?
12:06Mais qu'est-ce que ça peut lui foutre ?
12:09Alors là, tu vois, je trouve que tu pousses un peu.
12:12Parce que n'importe qui les comprendrait, les raisons du père Vernier.
12:15Elles tombent sous le sens.
12:17Alors, c'est moi qui suis fou.
12:19Ben, tu sais, on en passe tous par là.
12:23On a tous plus ou moins dans la vie des moments où on décolle de la réalité.
12:27Regarde-moi.
12:28Ça m'est bien arrivé aussi.
12:32Clorand, écoute-moi.
12:34Les raisons du père, je m'en fous.
12:36L'opinion des gens, j'en ai rien à faire.
12:38Et ton jugement, là, ton jugement moral, je m'assoie dessus.
12:40Vu ?
12:41Je ne te juge pas, Armand.
12:43Tu ne me comprends pas.
12:45Je te plains.
12:47Et je te plains parce que je t'aime.
12:49Oui, à ta pitié, tu peux te la garder.
12:51Parce que s'il existe entre Anne et moi, ça peut paraître bête.
12:54Mais ça s'appelle quand même de l'amour.
12:55Toi, tu ne peux pas comprendre, ça ne t'est jamais arrivé.
12:57Pourquoi tu es méchant ?
12:59Bête, ça suffirait.
13:02Écoute-moi bien.
13:03Où que tu l'es envoyée ?
13:04Même au bout du monde, je la retrouverai.
13:06Ce n'est pas au bout du monde.
13:08C'est obligatoirement desservi par la SNCF.
13:13Mais si elle t'aime, comme tu le dis, elle reviendra.
13:16Donc, il vaut mieux que tu restes là,
13:18parce que ce serait quand même idiot que vous vous croisiez.
14:02Monsieur ?
14:03Je me présente.
14:04Le veuf.
14:05Je suis le conseil juridique du docteur Baer.
14:08Il m'a chargé de le représenter à cette assemblée.
14:11Avez-vous un pouvoir ?
14:12Oui, madame.
14:16Le docteur Baer n'est pas là ?
14:17Non, il m'a chargé de le représenter, madame.
14:20Ah bon ?
14:21Vous le représentez.
14:22Il vous a donné un pouvoir ?
14:24Oui, madame.
14:25Très bien, madame Fourchoux, vous voyez ça.
14:27Je suppose, monsieur, qu'il vous a donné ses instructions ?
14:31Oui, madame.
14:33Tout le monde a signé la feuille de présence ?
14:35Tout le monde, madame, sauf vous.
14:37Essayez-vous.
14:44Voilà qui est fait.
14:46Parfait, la séance est ouverte.
14:49Messieurs, mademoiselle,
14:51puisque cette assemblée générale extraordinaire a été convoquée à l'initiative du comité d'entreprise,
14:58je laisse la parole à ses représentants.
15:02Mesdames, messieurs, nous n'ignorons pas que la procédure que nous employons aujourd'hui peut paraître exceptionnelle à la dépêche.
15:08Et le fait est que nous n'y avons jamais eu recours du vivant de monsieur Antonin.
15:13C'est...
15:14Pourquoi aujourd'hui ?
15:16Enfin, je veux dire, c'est parfaitement votre droit, mais pourquoi ?
15:20En raison d'une certaine... d'une certaine inquiétude.
15:24Mme Mongein a des chiffres.
15:26Ah oui.
15:28Les ventes ont baissé de 4% en deux mois.
15:31Nous avons perdu 283 abonnements.
15:33Chiffres fournis par l'administration.
15:36Ensuite ?
15:37Ensuite, la publicité.
15:39Certains contrats que les annonceurs ne renouvellent pas.
15:42Vous savez très bien lesquels, madame.
15:44Chacun sait que c'est une manœuvre politique orchestrée en haut lieu contre la nouvelle orientation de la dépêche.
15:50Peut-être. Peut-être.
15:53Mais on peut se demander justement si cette nouvelle orientation n'est pas à l'origine de la désaffection de
15:58vos lecteurs.
16:00Supposons qu'ils ne trouvent plus dans la dépêche ce qu'ils cherchaient avant votre arrivée.
16:04Quoi, par exemple ?
16:06Un ton modéré.
16:10C'est Armand qui vous a assoufflé cela ?
16:14J'exécute un mandat, madame.
16:17Vous vous attendez quoi de cette réunion ?
16:20Simplement que tu comprennes notre inquiétude.
16:23Si tu n'assouplis pas le ton que tu as mis dans le journal, tu vas mettre l'entreprise en
16:26difficulté.
16:30C'est enregistré. Je ferai mon possible pour regagner les lecteurs perdus.
16:36C'est-à-dire quoi ?
16:37Ça, c'est mon problème. J'y réfléchirai. Mais en tout cas de l'autocensure, certainement pas. Enfin, si c
16:43'est ce que suggèrent mes frères, non.
16:45Dans ce cas, cette réunion n'aura servi à rien. Je dépose donc au nom de mon client la motion
16:51suivante.
16:53Intéressant. Nous vous écoutons.
16:55À l'issue de l'Assemblée générale extraordinaire, les actionnaires décident la constitution d'un comité de surveillance chargé de
17:03conserver à la dépêche son caractère de quotidien de large information.
17:10Donc, vous me demandez de me taire ?
17:13En tout cas, de parler moins fort.
17:16D'autant qu'avec 40% des voix, vous n'avez plus la majorité.
17:19À ceci près, monsieur Leveuf, que la dépêche est une affaire de famille, j'ai 15% du total.
17:2615 plus 40. Faites l'addition.
17:31Laisse, Julien.
17:32Tu es gentil, mais laisse.
17:34Je crois que le moment est venu de se compter.
17:39Alors, c'est simple.
17:41Si...
17:42Si la motion est votée, eh bien, je partirai.
17:48Nous allons donc passer au vote.
17:50Pour la motion, levez le doigt.
18:05Contre.
18:12Donc, 45% pour et 55% contre.
18:17La motion n'est pas votée.
18:19Et la séance est levée.
18:25En fait, peindra, vous gardez le pouvoir.
18:27Ah oui, il faut combien de temps ?
18:28J'ai 5% de majorité à travers, 5%.
18:31Et je sais très bien qu'un jour, je serai obligée de vendre une partie de mes parts pour payer
18:35les droits.
18:36Pour théoriquement garder le journal, c'est-à-dire pratiquement le perdre.
18:39Voilà ma situation.
18:41On n'est pas encore là.
18:42Pour le moment, vivons au présent.
18:44Il est beau, le présent.
18:46Ce matin, j'étais traînée en jugement.
18:48Et ça, ça ne s'oublie pas.
18:50Il n'avait qu'une idée en tête.
18:52M'abattre.
18:54Sauf Julien, quand même.
18:56Oui, mais Armand, il a prêté la main.
18:58Pourquoi à travers, pourquoi ?
19:01J'avoue que...
19:02Vous voulez que je vous dise pourquoi ?
19:04Parce que ce monsieur pleure sa Lolita.
19:06C'est affligeant à son âge.
19:08C'est surtout débile.
19:10On dirait que ça ne va plus tout à fait dans sa tête.
19:12Oh si ! Oh là là, si, ça va très bien.
19:16Il a calculé son coût, froidement.
19:18Ça sentait la haine.
19:20Et ce monsieur Leveuf avait reçu des ordres.
19:23Ce monsieur Leveuf a exécuté les ordres.
19:26Pour leur clouer le bec, il y a une seule façon, c'est remonter les ventes.
19:31C'est pour ça, il y a des recettes.
19:33Ah oui ? Et quelles ?
19:35Nouvelle mise en page, des rubriques magazines, un jeu, des feuilles de...
19:39Et un kilo de sucre en prime ?
19:41Non, non, Travers.
19:43Ça, c'est pas mon truc.
19:44Peut-être que je tuerai le journal.
19:45Mais en tout cas, je ne le déshonorerai pas en le convertissant en épicerie.
19:51Allô ?
19:52Vous avez tort de ne pas me faire confiance, Madame Berg.
19:54Oui, vous voulez bien répéter, je n'ai pas très bien compris.
19:57Vous avez tort de ne pas me faire confiance, Madame Berg.
20:00Je vous répète que Quentin a été assassiné.
20:04J'ai beaucoup de mal à vous croire.
20:06Vous seriez peut-être plus convaincant si vous acceptiez de vous montrer.
20:10D'accord, rencontrons-nous.
20:13Ce soir minuit, ça vous irait ?
20:15Dans le parking, sous la grand place, ok ?
20:17Quel étage ?
20:19N'importe lequel, je vous trouverai.
20:22Et je vous fournirai même des preuves, figurez-vous.
20:25Bonsoir, Madame Berg.
20:27Pas de doute.
20:29C'est bien la voie du mien.
20:30Les deux ne font qu'un.
20:33Et pas la voie d'un fou.
20:35Vous êtes d'accord ?
20:39Et si dit, c'est la vérité.
20:42Il y aurait-il qu'une chance sur mille, ça vaudrait que vous d'aller voir.
20:45Merci du conseil, en tout cas j'y serai allée.
20:47Pas de question.
20:48Vous savez ce qu'on fait la nuit, aux dames dans les parkings ?
21:04Sous-titrage Société Radio-Canada
21:05Sous-titrage Société Radio-Canada
21:14Sous-titrage Société Radio-Canada
21:30Sous-titrage Société Radio-Canada
21:30...
21:37...
21:41...
21:47...
21:49...
21:50...
21:52...
21:52...
22:04Sous-titrage Société Radio-Canada
22:48Sous-titrage Société Radio-Canada
22:54Sous-titrage Société Radio-Canada
23:37Sous-titrage Société Radio-Canada
24:07Sous-titrage Société Radio-Canada
24:17Sous-titrage Société Radio-Canada
25:02Sous-titrage Société Radio-Canada
25:07Sous-titrage Société Radio-Canada
25:27Sous-titrage Société Radio-Canada
26:40Sous-titrage Société Radio-Canada
26:41Sous-titrage Société Radio-Canada
27:01Sous-titrage Société Radio-Canada
27:14Sous-titrage Société Radio-Canada
27:16Sous-titrage Société Radio-Canada
27:33Sous-titrage Société Radio-Canada
27:42Sous-titrage Société Radio-Canada
27:43Sous-titrage Société Radio-Canada
27:46Sous-titrage Société Radio-Canada
28:10Sous-titrage Société Radio-Canada
28:40Sous-titrage Société Radio-Canada
28:43Sous-titrage Société Radio-Canada
29:10Sous-titrage Société Radio-Canada
29:26Sous-titrage Société Radio-Canada
29:43Sous-titrage Société Radio-Canada
29:51Sous-titrage Société Radio-Canada
30:48Sous-titrage Société Radio-Canada
30:53Sous-titrage Société Radio-Canada
31:22Sous-titrage Société Radio-Canada
31:26Sous-titrage Société Radio-Canada
32:06Sous-titrage Société Radio-Canada
32:30Sous-titrage Société Radio-Canada
32:33Sous-titrage Société Radio-Canada
32:34Sous-titrage Société Radio-Canada
32:51Sous-titrage Société Radio-Canada
33:01Sous-titrage Société Radio-Canada
33:10Sous-titrage Société Radio-Canada
33:11Sous-titrage Société Radio-Canada
33:34Sous-titrage Société Radio-Canada
33:38Sous-titrage Société Radio-Canada
33:54Sous-titrage Société Radio-Canada
33:57Sous-titrage Société Radio-Canada
34:01Sous-titrage Société Radio-Canada
34:46Sous-titrage Société Radio-Canada
34:49Sous-titrage Société Radio-Canada
35:01Sous-titrage Société Radio-Canada
35:12Sous-titrage Société Radio-Canada
35:15Sous-titrage Société Radio-Canada
35:19Sous-titrage Société Radio-Canada
35:33Et oui ! Non, malheureusement ...
35:37Malheureusement maître, je ne crois pas
35:39que ce soit possible
35:39parce que je connais mon frère, Jean-Jacques,
35:42va se découvrir une vocation
35:43d'amateur d'art insoupçonnée.
35:45Je ne le pense pas.
35:47Quand il aura bien fait ses comptes,
35:49et je les lui ferai,
35:51il verra qu'il y gagne aussi.
35:54Dieu veuille !
35:56Madame, Dieu veut toujours
35:57ce que la cupidité inspire à ses créatures.
36:00Vous êtes d'accord sur le principe de la dation ?
36:02Dix mille fois, d'accord. Mais pensez-vous que Dieu et moi faisons la majorité ?
36:09Disons un important groupe de pression.
36:12Alors, espérons. Au revoir, maître.
36:14Au revoir.
36:18Mon Dieu, vous savez que je ne prie pas, mais je vous en supplie, faites que ça marche.
36:25Bon, alors qu'est-ce qu'il fait, Travers ? Il dort ?
36:28Non, je ne dis pas que c'est de votre faute.
36:30Enfin, c'est quand même pas normal que dans cette maison, à chaque fois qu'on a besoin de quelqu
36:33'un, on s'entend dire qu'il est en reportage.
36:35Oh.
37:03Excusez-moi, madame, de m'introduire chez vous sans prévenir.
37:07Non.
37:08Vous demandez rarement la permission.
37:21Asseyez-vous quand même.
37:23Non, merci.
37:25J'ai juste une question à vous poser.
37:29Sur la mort de Georges ?
37:30Oui.
37:33Alors là, je suis désolée, mais je crains bien de ne pas pouvoir vous répondre.
37:39Moi aussi, je me suis posé des questions.
37:42Je suis restée avec.
37:44D'ailleurs, tout est clair.
37:46Puisque la justice dit que c'est clair, c'est que c'est clair.
37:49La question est purement matérielle.
37:51Ah bon ?
37:52Faut me rassurer.
37:54C'est à propos de l'arme.
37:57Quelqu'un a cru pouvoir m'affirmer qu'il ne se serait pas tué avec son pistolet.
38:07Facile à vérifier ?
38:10Venez avec moi dans son bureau.
38:19Je vous avoue que je n'ai pas regardé.
38:22Ni le goût, ni peut-être le courage.
38:31Ah oui ?
38:33Le pistolet est là.
38:41Il devrait y avoir un permis de port d'armes.
38:52Oui, le voilà.
38:54Ça, ça doit être, si je me trompe, la facture de l'armurier.
38:57Vous voulez bien vérifier ?
38:58Je n'ai pas mes lunettes.
38:59Oui.
39:02Oui, oui.
39:04C'est la facture.
39:08Les numéros correspondent.
39:14Madame, il m'en coûte de vous le demander, mais pouvez-vous me confier ces documents ?
39:21Bien sûr.
39:22Si c'est à la journaliste, il n'y a pas d'objection.
39:28À la femme, ça peut-être ?
39:33Vos lettres ?
39:36Eh oui.
39:38Il les cachait dans un tiroir à secret, seulement je connaissais le secret.
39:42Oh, d'ailleurs, je crois qu'il savait que je savais.
39:47Il ne les retirait pas probablement pour ne pas me donner l'occasion d'en parler.
39:52Le silence.
39:54Rien bouger pour ne pas avoir à parler.
39:59Le silence.
40:01Comme premier et dernier devoir.
40:06Vous écrivez bien.
40:09Ce sont de très belles lettres.
40:11Un si-ci.
40:13Lyriques même, parfois.
40:17Seulement, vous comprendrez qu'à la longue, elles ont perdu un tant soit peu de leur intérêt.
40:23Apprenez-les aussi.
40:26Je ne me priverai pas.
40:39Salut.
40:40On y va ?
40:41Je crois pas.
40:43Pour moi, c'est fini le tourisme.
40:47On m'a remis au boulot.
40:48Mais j'ai besoin de toi.
40:50Je me dis ça à moi.
40:51Je ne suis qu'un esclave ici.
40:52Et même un esclave, il ne peut pas obéir à tout le monde.
40:55Il y a des chefs, il y a des sous-chefs.
40:57Ce n'est pas de ma faute.
40:58Mais le grand chef m'a dit de te dire qu'il ne fallait plus compter sur moi.
41:02Alors, pas dire au grand chef que je t'ai dit de lui dire qu'il peut aller se faire
41:05foutre.
41:07Dis donc.
41:08Il est loin, cet endroit ?
41:11Hein ?
41:11Cet endroit où je suis censé aller me faire foutre.
41:14Tu prends à gauche jusqu'à la mer et puis quand tu arrives chez les grecs, tu leur dis que
41:17tu viens de ma place.
41:18C'est ce que tu dis, je ne comprends pas.
41:19Tu prends à gauche jusqu'à la mer et quand tu arrives chez les grecs, tu leur dis que tu
41:21viens de ma part.
41:22Non, c'est comme ça que tu parles à ton oncle ?
41:23Et toi, ton neveu, comment tu le traites ?
41:25Moi, je dis que mon neveu est un feignant.
41:27Il fait marcher sa tête, si tu sais ce que ça veut dire.
41:29Je ne sais même pas faire marcher sa tête.
41:31Je n'ai rien à faire marcher du tout.
41:34Ça fait un mois que je t'ai donné des ordres.
41:36Hein ?
41:36Et tu n'as rien foutu.
41:38Si, tu fais semblant.
41:39Tu fais semblant et puis tu glandes.
41:40Là, je t'ai vu glander.
41:42Je me demande...
41:44Je me demande si tu es aussi intelligent que tu en as l'air.
41:47Ça, mon petit vieux, c'était un pari.
41:48Si je suis bête, ça veut dire que tu as perdu.
41:50Non, non, je n'ai pas dit que tu étais bête.
41:52Bref, j'ai dit que tu ne fous rien.
41:54Écoute-moi, l'oncle.
41:55Écoute-moi !
41:59Tu ne m'as jamais donné des ordres.
42:02Tu m'as demandé un service.
42:04En somme, on a conclu un accord et j'ai commencé de l'exécuter.
42:08Seulement, comme c'est difficile, j'étudie toutes les données.
42:10Si j'étais le genre de crétin que tu as l'air de souhaiter,
42:13je foncerais bien en tête et je me planterais, et toi avec moi !
42:15Et puis, si je suis ici, ce n'est pas moi qui l'ai voulu.
42:18J'étais content de te voir, mais si ça ne va pas, salue la compagnie.
42:21Non, ben, tout de même pas.
42:22Pourquoi pas ?
42:23Bon, ben, parce que, parce que je...
42:26Ben, et puis, merde ! Voilà, fais ce que tu veux.
42:30Eh ben, voilà.
42:31Tu vois que tu peux comprendre quand tu t'appliques.
42:34D'ailleurs, je ne suis pas un fanat de la camionnette, je peux prendre des taxis.
42:36Non, non, c'est tous ces voleurs et compagnie.
42:39Ben, puis, moi, j'ai un coup de recette, mon merde et tout, ça,
42:42du premier jusqu'au carnet, je n'ai pas encore frais.
42:45Mais merde, alors.
42:47Le permis, il est bien pour un 1,50.
42:50Oui, c'est ça.
42:51Eh ben, alors, pas de problème.
42:53Le voilà, votre PA50.
42:55Permettez.
43:00Le numéro de série est 59302.
43:04Sur le permis.
43:0752507.
43:08Merde.
43:10Vous voilà convaincu, commissaire.
43:12Le 52507 est celui du PA50 trouvé chez Mme Quentin, comme je viens de vous le dire,
43:17rangé dans son tiroir où il était depuis toujours.
43:20Pas besoin d'être sorti de polytechnique pour en conclure que Quentin ne s'est pas tué
43:25que son pistolet, contrairement aux conclusions d'une enquête qualifiée en haut lieu de minutieuse
43:30et approfondie.
43:32Travers, ne soyez pas désobligeants.
43:33M.
43:34Niccolo a approfondi tant qu'il a pu, mais c'est fatigant de creuser.
43:38Mais qu'est-ce que je vous dise, moi ?
43:40Apporter un élément nouveau que je n'avais pas jusqu'à ce jour.
43:42Bon, d'accord.
43:44D'accord.
43:44Un élément nouveau.
43:45Il n'a certainement pas l'importance que vous voulez bien lui donner.
43:49Bon, je veux bien admettre, d'accord, je veux bien admettre que nous avons fait une petite
43:52négligence.
43:53Euh, quoi, bon, c'est une négligence minime, négligence tout à fait réparable.
43:57Alors, on va reprendre l'ensemble à la faveur de cet élément nouveau et puis c'est tout.
44:02Oui, ça me paraît d'autant plus imposé qu'au vu de vos conclusions approfondies, le juge a cassé l
44:06'affaire.
44:08En admettant qu'il n'y en ait pas d'autre, cette minime négligence pourrait peut-être
44:13le décider à rouvrir le dossier.
44:15En admettant qu'il n'y en ait pas d'autre, ça cache quoi, ça ?
44:17Justement, ça ne veut rien dire.
44:19Vous êtes avocate, n'est-ce pas ?
44:20Oui, de formation.
44:22Mais enfin, je ne sais pas si on vous l'a dit, depuis quelque temps, je dirige un journal.
44:25Ah, ben ça, ça s'entend !
44:26Oh, oh, oh !
44:27Alors, vous voulez la vérité, c'est ça, la vérité vraie, avec un V majuscule.
44:30Une vérité qui sera obligatoirement différente de celle des flics, c'est ça ?
44:34Enfin, c'est souvent une de nos petites faiblesses à nos autres journalistes.
44:37Non, la vérité vraie, la vérité toute bête, c'est que ce soit avec ce PA50-là ou le PA50
44:42de machin truc chouette,
44:43Quentin s'est suicidé.
44:44Il s'est tiré une balle dans la tête, Quentin.
44:47Moi, j'en connais une autre de vérité, et je vous la balance toute chaude, celle-là.
44:51Parce que, non contente d'avoir imprimé des révélations qui ont poussé Quentin à la mort,
44:54maintenant, vous vous apprêtez à imprimer du sordide, là, hein, du bien sensationnel,
44:58histoire de rameuter la clientèle, là, tous les lecteurs de la dépêche qui sont en train de se tirer.
45:02Et je les comprends, d'ailleurs, parce que je n'ai jamais eu une haute estime des journalistes,
45:05mais alors vous, vous deux, là, vous n'honorez pas la presse.
45:08Je ne veux pas vous oublier à qui vous parlez, commissaire.
45:10Non, non, Travers, je ne crois pas qu'il l'oublie.
45:12Vous estimez, vous, honorer la police.
45:15Laissons Sherlock Holmes à ses cogitations.
45:19Ah là, envoie-moi tous les cours de ce service de merde!
45:26On a quand même marqué un point, j'ai l'impression.
45:33Vous savez, je me méfie énormément de ces numéros de colère et d'indignation.
45:37Effectivement, c'est loin d'être un enfant de cœur.
45:40Et maintenant?
45:41Je ne sais pas.
45:43Et vous?
45:44Franchement, ce genre de situation, je n'en raffole pas.
45:47Si ça tenait qu'à moi, je crois que je laisserais filer.
45:50Préférez être complice?
45:51Il ne faut pas pousser complice de quoi.
45:54Ce n'est pas parce que la police a mal fait son boulot que ça nous autorise à dire que
45:57quand elle a été assassinée.
45:58Enfin, franchement, non, Florence.
45:59Soyons lucides.
46:01Ça autorise le doute.
46:02Et quand je doute, je le dis.
46:04Oui, je sais.
46:05Vous êtes avocate, hein?
46:06Seulement, j'ai bien peur qu'une nouvelle enquête aboutirait au même résultat que l'autre.
46:10Doute ou pas doute.
46:12J'en ai bien peur aussi.
46:14Vous, ce n'est pas une raison pour en rester là.
46:16D'accord, je vous suis, mais il y a quelque chose que je n'aimerais pas.
46:19Ah oui?
46:20Quoi?
46:20Ce serait que d'avoir remué toute cette boue pour rien n'entache l'image de marque des journaux.
46:25Et j'aimerais pas qu'on vous reproche ça.
46:27Pas à vous.
46:30Travers, vous savez bien que quand j'ai décidé quelque chose...
46:33Autrement dit, mon opinion compte pour des prunes.
46:35Mais non.
46:38Vous n'avez rien décidé d'autre?
46:40Non.
46:41Vous savez bien que je n'ai pas le temps.
46:43Et de publier, vous avez décidé?
46:46Pas encore.
46:58Mais alors, mon vieux, qu'est-ce qui ne va pas?
47:00T'as des problèmes?
47:03Oui.
47:04Avec ta soeur?
47:05Si c'était que ça.
47:08Avec la petite?
47:10Oui.
47:12Je me plante, mon vieux.
47:15Je ne sais pas, c'est une question d'âge.
47:19Je suis amoureux, elle aussi.
47:22Enfin, je crois.
47:24Je ne sais plus comment l'apprendre.
47:27Ça ne me ressemble pas.
47:29Non.
47:31J'ai l'impression qu'elle me considère comme son parrain, c'est agréable.
47:34C'est un peu ça, mon vieux, non?
47:37Écoute, plus qu'une question d'âge, c'est ce que tu représentes pour elle.
47:42Coca, s'il vous plaît.
47:44Elle orgueille des bergues.
47:46La commanderie et son train, ce n'est pas son truc, à cette môme.
47:48Comprends-la.
47:49Tu se sentirais plus à l'aise dans un de pièces cuisine.
47:51Je ne peux quand même pas jouer les fossés pour lui enlever ses complexes, non?
47:54Écoute, arrête de déconner.
47:55Alors, tu restes pas à la commanderie, tu trouves un appartement et vous installez tous les deux.
47:59Et puis, tu lui fais voir que c'est toi, son univers.
48:02Pas la cour des bergues avec les grandes duchesses.
48:07Non, tu t'en incommodes très bien de la cour des bergues, toi.
48:10Moi, c'est pas pareil.
48:12J'ai ma place bien marquée.
48:14Au-dessus des domestiques, quand même.
48:17Et puis, et puis, je suis le favori de la tserrie, mon cher.
48:21Tu sais comment ils finissent?
48:26Ouais, ben, moi, ça risque de finir comme ça avec la petite aussi.
48:28On t'en parle à ton aise, toi, parce que t'es pas amoureux.
48:33Qu'est-ce t'en sais?
48:46Tu vas t'as peut-être raison, hein?
48:47Je suis que tes conseils.
48:50Allez, courage, camarade.
48:52À l'amour comme à la guerre.
48:54Il est en travers.
48:55Oui?
48:56Pas un mot à la tsarine.
48:58Promis, votre altesse.
49:00Parole de pauvre.
49:09Non, non, Mathilde, je ne dîne pas.
49:11C'est pas Mathilde, c'est moi.
49:16Enfin, nous.
49:19Vous...
49:20Vous partez?
49:22Ben oui, on va pas s'incruster, hein.
49:24Allez, dis gentiment au revoir à ta future belle-sœur.
49:27Enfin, belle-sœur et amie, j'espère.
49:28Pourquoi je ne lui dirais pas gentiment?
49:30C'est vrai, vous avez toujours été gentille avec moi.
49:32Au fond, tout ce que vous avez fait, c'était vraiment bien, n'est-ce pas?
49:37Probablement.
49:40Mais j'avais tort, le bien des autres est une notion si vague.
49:46Alors, comme ça, vous partez?
49:48Oui.
49:49À Paris tous les deux.
49:51Comme dans la chanson.
49:56La cahier ne vous a pas plu ici?
49:58Un peu empesée, peut-être.
50:01Non, non, c'était très bien.
50:03J'ai trouvé les pièces un peu grandes.
50:04Ça doit être une question d'habitude.
50:08Je vous souhaite tous les bonheurs.
50:11Au revoir.
50:14Tu lui diras que je vous souhaite d'être follement heureux.
50:20Pas à moi.
50:24Toi, follement, c'est déjà fait.
50:26Heureux.
50:27À mon avis, sur la distance, ça risque de poser des problèmes.
50:33Mais Florent, tu m'en veux encore?
50:35Non.
50:37Non.
50:38Non, mais en fait, au conseiller, le veuf, je te dis, je l'ai encore un petit peu sur le
50:42cœur.
50:45Tu as dit le veuf?
50:46Oui, le veuf, viré.
51:38Oui, le veuf, viré.
51:48Mon pauvre amour, c'est curieux, c'est pressentiment de taille, c'est curieux, c'est normal, normal.
52:41Travers ?
52:41Ah enfin, c'est beau. Vous en avez mis du temps. Alors qu'est-ce qu'on fait ?
52:47Nous ne publions pas. Laissons les morts en paix.
52:57Je suis désolée de vous avoir fait attendre, mais...
53:00Vos gueules, merde ! J'entends rien, Edelman. Allô ? Excusez-moi, Florence, mais je vous ai pas entendue.
53:08Je disais, je suis désolée de vous avoir fait attendre.
53:11C'est pas grave. Avec vous, j'ai l'habitude.
53:16Bonne nuit.
53:17Bonne nuit.
56:16Où vos regrets