- il y a 19 heures
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01:52La dépêche a publié un éditorial incendiaire
01:54accusant plusieurs membres du gouvernement
01:56d'avoir organisé la mort de Georges Quentin.
02:00Les preuves que fourdit Florence
02:01mettent le pouvoir en difficulté.
02:04Quentin a bien été assassiné.
02:06Alors qu'elle fête sa victoire
02:08en compagnie de sa fille enfin retrouvée,
02:10une camionnette de l'éveil parcourt
02:11les rues de Château-Vallon,
02:13annonçant preuve à la pluie,
02:14le suicide de l'ancien maire.
02:17Florence s'est laissée prendre au piège
02:19que lui ont tendu ses adversaires.
02:23Sensationnel aujourd'hui.
02:25Quentin s'est suicidé.
02:27Assez de mensonges.
02:30Lisez la vérité dans l'éveil.
02:32Lisez la lettre qui prouve le suicide.
02:35La lettre dit tout.
02:37Achetez, lisez l'éveil.
02:39Sensationnel aujourd'hui.
02:41Quentin s'est suicidé.
02:53Vous avez lu ?
02:53Non, non, non, on n'a pas lu, non.
02:55On t'attendait pour lire.
02:58Moi, je ne me pose qu'une question.
03:00J'ai toujours dit que tu étais plus fort.
03:01Parce que si dans tout ça, tu te poses une seule question,
03:03il n'y a pas de doute, tu es au-dessus du lot.
03:06Non, parce que la lettre, cette lettre-là,
03:08le garde des Sceaux, il a eu le lendemain de la mort de Quentin.
03:11Oui, ou le Jean-Bel.
03:12Je ne sais pas.
03:14Or, il y a eu une enquête.
03:20Et alors, le garde des Sceaux, ministre de la Justice,
03:23toute la justice du pays sous la main, il dit rien.
03:27Il dit pas à son juge d'instruction pour la peine de vous fatiguer.
03:30Il laisse les flics se casser le tronc sur des bricoles.
03:33Alors là, on sort la bizarrerie des deux pistolets.
03:36Ils mouftent pas.
03:37Et puis, on balance le témoignage de la dénommée Sophia.
03:41Gag.
03:42Oui.
03:43Et ils continuent à arriver aux petits oiseaux.
03:45C'est un vice-là, ce mec-là.
03:47Peut-être qu'il voulait nous avoir à petit feu, non ?
03:50Alors là, autre question.
03:51Ah, bah tu vois que c'est normal, t'en as deux.
03:54Café ?
03:55Oui, deux, quand même.
03:59Pourquoi balancer ce papier à l'éveil ?
04:02Je suis d'accord que dans le journal officiel, ça fait déplacer.
04:05Mais vraiment, hein.
04:07Quand t'as la filée à n'importe qui,
04:08alors pourquoi ces ringards ?
04:10Tu vas, tu lui t'étais demandé, toi ?
04:12Non, bah non, tu vois.
04:14Vraiment, t'es le plus intelligent, c'est vrai, hein ?
04:16Tu te poses des questions que sans toi on n'oublierait de se demander.
04:19Si ?
04:20T'as fini, hein ?
04:21Ah.
04:24Florence, nous es-tu en train d'envisager l'ensemble ?
04:27Oui, oui, moi aussi.
04:29Je vais vous dire, nous sommes dans un de ces instants bénis où toute parole devient inutile.
04:35On ne peut pas laisser ça comme ça, il faut faire quelque chose, non ?
04:38Alors là, mon vieux, je vais vous dire, si vous êtes capable de me dire ce que je dois faire,
04:41vous avez gagné un super Bob Cheddar.
04:42Tenez.
04:45Tenez, mec, soyez gentil.
04:47Elle est cas au debout, alors allez-y doucement, laissez-la récupérer.
04:50Oui, bah tu vois, je suis tranquille là-dessus, avec un soigneur comme toi, je suis sûr qu'elle se
04:54remontera.
04:54Voilà.
04:56Oh là là.
04:58Pas mal de cœur ?
04:59Tu croyais à l'hosto ?
05:00J'en sors.
05:01C'est pas résolable, mon vieux ?
05:03Et si ?
05:04Debout les morts !
05:17C'est pas résolable, mon vieux ?
05:39Tiens, tu vois ça.
05:41Enfin, qui commande ici ?
05:43Non, ni toi ni moi.
05:46Eux.
05:48Tiens, relis-moi un petit peu, Marcon.
05:52Suivant la formule consacrée, quand tu liras cette lettre, j'aurai mis fin à mes jours.
05:57Comme bien des interprétations risquent d'être données à mon acte,
06:00je tiens à ce que moi, une personne, toi, mon ami de toujours, connaisse la vraie.
06:04Je ne me tue pas en raison du scandale immobilier qui entachait la gestion de ma ville,
06:07j'y suis totalement étranger.
06:09Je ne me tue pas par dépit d'avoir ce soir mon premier échec électoral, je m'y attendais.
06:16Je me tue uniquement pour l'affaire que tu sais.
06:19Je me suis trompé, j'ai échoué, je paye.
06:22Fraternellement à toi, jusqu'à la dernière seconde, Georges Quentin.
06:26Par qu'ils sont gentils d'avoir publié le manuscrit, ça nous évite de penser qu'il y avait un
06:30faux.
06:31Sans être un expert, on peut imaginer que fiches et lettres sont la même écriture.
06:35Tu sais ce qu'il m'a dit, l'expert ?
06:38Avant toute chose, il se perçoit qu'il y a un faussaire.
06:41Et il part à la recherche du faussaire.
06:43À mon avis, il n'a pas tort.
06:45Et les fiches ?
06:47Les fiches, la lettre, la lettre.
06:50De toute façon, elles se contredisent alors.
06:54Explique.
06:56C'est toi qui me l'expliquais l'autre jour.
06:59Chaque fiche est une grenade défensive.
07:01Tu penses bien que quand on a pris soin de se constituer un arsenal aussi puissant,
07:04on ne se suicide pas.
07:05C'est toi qui m'as répondu, sauf s'il change d'avis en cours de route.
07:09Peut-être, mais c'est moi qui ai changé d'avis.
07:11J'ai le droit, non ?
07:12Parfait.
07:16Alors,
07:18ou bien les fiches existent,
07:21et ils ne se suicident pas,
07:23on le tue.
07:25Ou la lettre est vraie,
07:28effectivement, ils se suicident.
07:30Alors, les fiches n'existent pas.
07:32CQFD.
07:33Et auquel cas, on s'est fait blouser comme des bleus et tout du long.
07:37Et la voix.
07:39Oui, la voix.
07:42Cette superbe voix qui s'est tue.
07:44Oh là là.
07:46C'est dur, une vérité qui commence à s'imposer.
07:54Oui ?
07:55Non, non, non, non, tu ne me déranges pas.
07:57De toute façon, je savais que c'était toi.
07:58Allez, vas-y, oui.
08:00Engueule-la, ta petite sœur.
08:01De toute façon, elle est d'accord.
08:03Je t'avais dit que c'était du sérieux.
08:04Seulement, comme d'habitude, tu ne veux rien entendre.
08:05Tu es plus forte que tout le monde.
08:07Bon, je suis une conne.
08:09Merci de le reconnaître.
08:10Toi, simplement, tu as ce que tu mérites.
08:12Seulement, moi, j'en prends plein la gueule.
08:13Et je perds toute crédibilité, en plus.
08:15Bon, je t'en prie, exagère pas.
08:16J'emploie les mots qui me plaisent.
08:18Enfin, tu ne te rends pas compte de ce qui se passe à Paris, non ?
08:19Ça explose de partout.
08:21Alors, la droite rigole, j'ai mieux te le dire.
08:23Alors, elle qui fait courir le bruit,
08:24tu avais été télécommandée ?
08:26Ah ben, mon Dieu, quelques sœurs avaient nous taillis aujourd'hui.
08:28Mais évidemment.
08:29Bon, moi, j'ai réunion de groupe dans une heure.
08:30Qu'est-ce que je vais leur raconter ?
08:31Hein ? Que je n'ai rien à faire avec toi ?
08:33Tu n'es pas ma sœur ?
08:34Ah ben, ça va rigoler dans les choumières, j'ai mieux te le dire.
08:38Non, non, non, non, s'il te plaît, pas de ça.
08:39Je t'interdis de vendre l'idée que c'est la lettre qui est un faux.
08:43Non, la lettre n'est pas un faux, sont les...
08:45Le vrai faux, si j'ose dire, sont les fiches.
08:48Bon, alors tu te fais avoir comme une gamine,
08:50alors à partir d'aujourd'hui, silence.
08:51Vu ?
08:52Ouais, salut.
09:01Bon, la lettre comme preuve, d'accord.
09:04Mais je me tue pour l'affaire que tu sais.
09:07Non, mais tu trouves pas simple, tiens, par les cheveux, toi, l'affaire que tu sais ?
09:10De toute façon, je n'en ai rien à foutre.
09:11Là-dessus, ils seront toujours à même d'inventer n'importe quoi sans qu'on puisse vérifier.
09:14Non, ce qui m'intéresse, c'est ici.
09:18Le résultat, ici, ce matin.
09:20Comment on s'est parti d'ici pour revenir ici ?
09:23Parce que la voie, c'était ici.
09:25Ouais, mais pas les fiches, non ?
09:26Qu'est-ce que t'en sais ?
09:28Viens, je vais prendre un café.
09:31Tu comprends ?
09:32La voie, les coups de téléphone, jour et nuit.
09:35Oui, je crois qu'on peut ranger ça sur la rubrique Intox, non ?
09:37Facilement, oui.
09:40Attends.
09:41Et la lettre ?
09:43Une lettre adressée au garde des Sceaux, produite par le garde des Sceaux.
09:48On peut quand même se dire qu'un ministre de la Justice qui se met sous le coup de faux
09:51et usage de faux,
09:52ça se rend compte quand même pas tous les bâtons, non ?
09:54Oui, c'est vrai.
09:54Bon, alors je crois que les fiches aussi, on peut ranger ça sous la rubrique Intox.
09:58Bah, oui, la même Intox.
10:01Ouais, on doit.
10:03Mais Intox, la lettre, plus Intox, les fiches.
10:06Tu sens ce que je sens ?
10:07La même Intox.
10:08Ouais.
10:08Qui monte, qui monte, qui monte.
10:11Pour seulement couler la dépêche.
10:14Seulement, mais sûrement.
10:15T'en donnes un rond, toi, de la dépêche de ce matin ?
10:16Oh, moi non, mais Boulard.
10:18Voilà, mais Boulard, t'as gagné.
10:20Boulard, cette ordure de Boulard va proposer le franc symbolique.
10:24Normal.
10:26Florence Berg, ayant démontré sa lamentable incompétence, il est normal.
10:31Il est même moral que Boulard arrive pour ramasser les débris.
10:34Pas jusqu'au bout, Jean-Renirain, donc.
10:37Donc, je sauve la dépêche.
10:41Je me suis fait avoir, je le dis.
10:43Ils m'ont prise pour une imbécile, je me vante d'être une imbécile.
10:48Pour une fois, je mettrai tout mon orgueil de côté, mais je sauve la dépêche.
10:52Vaste programme.
10:55Je raconte la toxe.
10:57Toi et moi, on la démonte de A à Z et on explique pourquoi.
11:01T'as raison, les savantes magouilles politico-financières, le lecteur moyen adore ça.
11:04Alors, avec l'orpheline en plus, connaît des armées, ça le fait chialer.
11:09Connaît.
11:11Alors, tu prends ta valise, tu me trouves le faussaire, et à partir de là, tout coule de source.
11:18D'accord ?
11:19D'accord, mais c'est loin d'être évident.
11:21Écoute, n'exagère pas, t'as déjà une piste, la petite mignonne pleureuse qui nous a tellement émues.
11:26Oui, tu déploies tout ton charme, et Dieu sait si tu en as.
11:28Elle nous mêle directement au faussaire.
11:31Donc, d'après toi, avec Arlette, c'est du gâteau.
11:34Dis-donc, je ne sais quand même pas te payer à ne rien faire.
11:39Bon, bien, ça veut dire que je me sacrifierai pour le journal.
11:47C'est de la chance que je t'aime.
11:52Je n'avais pas vraiment envisagé le problème sous cet angle, mais enfin, puisque tu m'en parles, c'est
11:56de moins qu'à te croire.
12:00Prouve-le-moi que j'ai de la veine.
12:22Il n'y a personne chez Arlette Mouly.
12:27Elle vous a dit si elle s'abstentait pour longtemps ?
12:29Un bout de temps, elle a déménagé.
12:31Ah bon, et depuis quand ?
12:33Avant-hier.
12:34Ah, mince, alors j'arrête de peu.
12:35Et elle ne vous a pas laissé sa nouvelle adresse ?
12:37Non.
12:39Qu'est-ce que je vais faire, moi ? Je suis malheureux sur ma petite Arlette.
12:42Les femmes, vous savez.
12:44Je sais, manteuses et compagnie.
12:46Pas toutes.
12:48Toutes, madame.
12:50Sauf vous.
13:00Vous me demandez pourquoi je me suis tu jusqu'à ce jour.
13:03Là, cher monsieur, je crains que vous ne forciez le sens des mots.
13:05Je n'avais pas à me taire ou à ne pas me taire.
13:07Je me trouvais détenir une lettre dont tout un chacun est désormais en mesure d'apprécier le caractère privé, voire
13:13intime.
13:14Relisez-la.
13:15Enfin, vous verrez que Georges Quentin ne souhaitait certainement pas, ne pouvait pas avoir souhaité que j'en fasse état
13:20en public.
13:20À cause des mots pour l'affaire que tu sers.
13:22Il a fallu le déferlement d'insinuations dont je soulignais au commencement le caractère odieux pour que je m'y
13:27résolve.
13:27Je m'y suis résolu à mon corps défendant lorsque j'ai réalisé qu'il me fallait défendre la mémoire
13:32d'un ami.
13:33Surtout parce que vous saviez qu'on vous interrogerait sur l'affaire que vous savez.
13:36Le sachant et seul monsieur le premier ministre était en mesure de me relever du secret à cet égard.
13:40Je ne pense pas qu'il le fasse.
13:42Sachez seulement que Georges Quentin, dans ses fonctions de secrétaire d'état aux forces armées,
13:47était en charge de problèmes plus que délicats, ardus.
13:51Vous pensez à des ventes d'armes ?
13:52Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas.
13:54Non, il a été amené à prendre un certain nombre d'initiatives.
13:57Et l'une, soyons francs, n'a pas été couronné de succès.
14:01Notamment en Amérique latine ?
14:02En Amérique latine ou ailleurs.
14:04Enfin, ça n'a pas été un succès et il s'en est montré très affecté.
14:07Certains ont prétendu que le gouvernement l'avait désavoué.
14:10Absolument pas.
14:10Il a présenté sa démission et c'est avec un immense regret que nous avons accédé à sa demande.
14:16Il a quitté le pouvoir de son plein gré dans l'honneur,
14:20comme c'est dans l'honneur qu'il a choisi, hélas, de quitter cette vie.
14:24Voilà ce que les Français, les Français doivent savoir.
14:27J'avais osé espérer ne pas être un jour dans l'obligation de rétablir la vérité,
14:31mais la passion partisane d'une certaine presse à scandale ne m'a pas laissé le choix.
14:36Un autre événement, un drame qui reste inscrit dans la mémoire des Français, c'est bien la guerre d'Algérie.
14:41Très bien ce Paché.
14:51Il ne m'enlèvera pas d'esprit qu'il aurait pu la sortir plus tôt, sa lettre.
14:56C'est-à-dire, il a raison.
14:59Je suis bien aimée quand il a dit à mon corps défendant.
15:03Pauvre homme, il sentait vraiment sa douleur.
15:07À table.
15:09Non, Mathilde, je ne dis pas.
15:10Pourquoi ?
15:11Je vais au journal, Pinti.
15:13Peut-être qu'il s'en passerait le journal.
15:15Il s'en passerait peut-être facilement.
15:18Mathilde, s'il te plaît.
15:19Il ne me plaît pas.
15:21Elle fout le camp.
15:22Le journal fout le camp.
15:23Tout fout le camp.
15:25Si vous n'avez pas appris comme une gifle, ce que vous venez d'entendre, c'est que vous avez
15:29la peau dure.
15:30Moi, je me suis sentie giflée.
15:33Ce qui me permet de rappeler que du temps de M. Antonin, personne, jamais, ne se serait permis un mot
15:39contre la dépêche.
15:41Personne, aussi haut placé qu'il soit.
15:43Et encore moins contre la famille.
15:47Vous autres, vous oserez vous montrer en ville demain ?
15:51Moi, pas.
15:52J'ai trop de honte.
15:56Et j'ai le droit de pleurer, toute seule, dans mon coin.
16:02Mais cette fois, personne ne m'empêchera de le crier.
16:07Et quand je pense à M. Antonin, je prends le droit de faire un tout petit peu de peine à
16:13Madame.
16:14Et Mathilde, tu as toujours eu tous les droits.
16:16Inutile de le rappeler.
16:22Bien, tu viens, Michel ?
16:32Personne d'autre ?
16:33Non, mais si je dois retirer d'autres couverts, dites-le moi, avant le potage.
16:39Non, mais si je dois retirer d'autres couverts.
17:21Sous-titrage Société Radio-Canada
17:27ça c'était il ya huit ans oui mais j'ai trinqué non hélène on ne se cambre pas voilà
17:34c'est bien
17:37que dans l'artisanat du faux il ya un moment ou un autre vous trinquez de toutes les façons
17:41c'est pas moi qui t'aider je sais c'est l'aurieux il m'a commandé le boulot et
17:45quand il a vu que
17:45ça allait mal pour lui il m'a donné c'est pour ça que je l'aime Marie-Claude on
17:53ne gigote pas on
17:56coordonne ok voilà dis donc c'est drôlement fortiche de m'avoir retrouvé j'avais pas mal brouillé les
18:04pistes en quittant la corporation je vous verrai un bar et puis ici ici t'es pas mal et puis
18:10t'as
18:11plutôt en forme non en fait je ne viens pas de la part de l'aurieux j'aurais plutôt un
18:15compte à
18:16régler avec lui pourquoi il remet ça n'a pas fait le problème c'est de savoir avec qui va
18:22savoir
18:23non justement je suis là pour ça je veux dire tu n'as pas tu as toujours un oeil sur
18:27les faussaires
18:28non dans le créneau de l'aurieux oui j'en vois deux mais le premier est un tocard l'autre
18:34il s'appelle
18:34comment tu te trompes d'adresse je ne donne pas moi bon allez les filles on ne mollit pas on
18:46s'éclate un allez sandrine tu t'en occupe cadeau c'est mon cadeau contre l'aurieux t'as compris
19:10compris compris
19:15on laisse tomber l'espalier travail à terre petit mouvement des pieds battements pour les
19:20abdominaux et dans le sourire dans le sourire
19:31je pense que c'est super au contraire quand on fait plus miteux faudrait déjà faire de la
19:37route tu vois t'as pas autre chose à me proposer non oui il ya deux autres boîtes mais normal
19:44je vous dis commerciale et qui nous sans doute que le dimanche oui remarque ici des fois dans la
19:54soirée c'est pas plus mal ça s'anime oui maintenant ça chauffe à mort non n'empêche que moi
20:02je m'y sens
20:02bien c'est vrai que je suis jamais sorti d'ici mais je m'y sens bien tiens lui qui
20:06vient d'entrer les
20:07soir où il a la pêche ça donne déjà autre chose
20:38il nous faut une casserole
20:39Qu'est-ce que c'est ?
20:40Vous êtes prêts ?
20:51Ok ! Allez !
20:531, 2, 1, 2, 3 !
21:092, 3, 3, 4, 1, 2, .
21:36Sous-titrage Société Radio-Canada
22:15C'est parti !
22:22Hum, il est mieux que l'autre.
22:28On a gagné !
22:30On a gagné !
22:45Ah, Catherine !
22:48Tu tombes bien, viens !
22:49Avec qui ?
22:50Des gens de l'éveil. Ce soir, on fête la réorganisation du journal.
22:55T'es sûre que c'est la réorganisation que vous fêtez ?
22:57Ah, aussi un peu le coup de ce matin.
23:00Joli début.
23:01De la part d'une professionnelle, j'apprécie.
23:04Je ne sais pas que tu étais du métier, toi.
23:08Oui, j'aurais dû te téléphoner.
23:10Je voulais et le temps m'a manqué.
23:12C'est par hasard, l'autre jour, qu'on m'a proposé la reprise en main.
23:14Enfin, la supervision de la reprise en main.
23:18Ah bon ?
23:20Tu acceptes n'importe quoi, hein ?
23:24Non.
23:25J'accepte ce qui te conduit droit au but.
23:28Allez, viens !
23:31Je t'en prie, Catherine.
23:33Je n'ai rien à y faire.
23:37Monsieur Kovallik, on n'attend plus que vous.
23:40Ah, c'est Catherine, comment tu vas ?
23:42Très bien.
23:43Je suis désolée pour le scoop de ce matin.
23:45Et si tu veux, c'est l'entêtement de Florence.
23:47Ça va pas mieux de justifier.
23:49Maryse, je vous en prie, laissez-nous.
23:51J'arrive dans une minute.
23:53Au revoir.
23:59Viens.
24:10Alors, tu l'as eu, ce job, à la dépêche ?
24:14Pas encore, mais ça va se faire.
24:17À l'éveil, si tu veux, c'est fait.
24:19Dès demain.
24:21Pourquoi le voudrais-je ?
24:25Parce que t'as un gosse à élever
24:27et que tu seras mieux payé chez nous, beaucoup mieux.
24:31Pas d'autre raison ?
24:35Si, plein.
24:36Depuis ce matin, un sacré vent s'est levé sur la ville.
24:38Et je te crois assez fine pour avoir deviné
24:40qu'il va souffler encore plus fort.
24:43Alors, je serais plus tranquille
24:44si je savais ma cousine en sûreté.
24:47Quoi d'autre ?
24:50Tu es une Kovallitsch.
24:51Et une Kovallitsch reste avec les Kovallitsch
24:53ou elle revient.
24:54Toi, tu reviens.
24:57Ça fait beaucoup trop de raisons, ça, tu vois.
25:08Comme tu veux, à toi de jouer.
25:24Allô ?
25:25Tu dormais, mon coco joli ?
25:27Ben, j'essayais, je suis con, je croyais que ça faisait partie des droits de l'homme.
25:31De l'homme ? Pas du journaliste.
25:33Excuse-moi, mais ça urge, je cherche Florence.
25:35Ben, regarde sous le lit.
25:36Coup que t'es drôle.
25:37La commanderie dit qu'elle n'est pas rentrée de la nuit.
25:41Et t'es au journal hier soir ?
25:42Ben oui.
25:44Hé, peut-être qu'elle dort pas toutes les nuits à la commanderie.
25:47Oh, fais gaffe, fais trop d'esprit, ça, tu les débiles, agent.
25:50Alors, dès que t'arrives à la joindre, tu lui dis que j'ai peut-être décoté le mec qu
25:52'il lui faut.
25:53Tu cherches des hommes, maintenant ?
25:56Ciao, du schnock.
25:57N'oublie pas mon message, hein.
26:07Le vrai, le faux, ça va, ça vient.
26:11Ça se croise.
26:12Ça s'entrecroise.
26:14Ça se pénètre, ça s'interpénètre.
26:16C'est fascinant, c'est...
26:18Un clavier sans fin, j'en joue depuis mon enfance, j'en suis le Mozart.
26:22Quand j'en doublais ma quatrième, mes parents s'émerveillaient de me voir déjà bachelier.
26:27Je leur avais apporté le diplôme.
26:30Il y a de bonheur que dans le faux, que...
26:32Par le faux.
26:34On parle de la joie de créer, mais jamais, monsieur, jamais le plus...
26:38Le plus génial des créateurs, dans son allégresse, n'a approché la...
26:44La jubilation du faussaire à son ouvrage.
26:51Quand je me compare à Léonard de Vinci, je me dis des deux, c'est lui le frustré.
26:56Oui, oui.
26:58Je suis le...
27:01Le Vinci du théâtre français.
27:03Vous étiez le Léonard de la tour d'Angleterre, mais vous connaissez la...
27:07La stupide suffisance britannique, ils ont voulu fournir sur place.
27:12Un prétendu artiste gallois, si vous avez vu le résultat, alors peut-être à pleurer.
27:18Vous dites que pour l'écriture...
27:20Ah, monsieur le débat du métier, il a du moins ça, mais c'est pas de mystère.
27:24Je vais moi trouver mes lunettes, et puis je vais...
27:28C'est ça.
27:32C'est de moi, ça.
27:35C'est pas mal, hein, ça.
27:37Un peu braclé, quoi.
27:39J'ai dû bricaler ça sur un coin de table.
27:43Oui, le client attendait, je me souviens, là.
27:46Il devait y en avoir une vingtaine.
27:51Si je me souviens, j'avais pris...
27:55J'avais pris 20 000 francs.
27:56Au moins avec vous, c'est la discrétion assurée.
27:59Ah, mais je...
28:00Mais je m'engage pas à la discrétion.
28:02Le client arrive, je lui soumets mes conditions,
28:06ils disent qu'ils prêtent, je l'exécute,
28:08ils me payent, et puis au revoir,
28:10puis je note tout ici, hein.
28:12Tout est noté.
28:13Je ne crois pas le fisc.
28:15Je règle ma TVA.
28:17Je suis un travailleur indépendant.
28:20Ils ont voulu me mettre au forfait,
28:22mais moi, j'ai exigé de rester au frais réel.
28:28Donc, pas d'ennui si je vous demande le nom de votre client.
28:32C'était une dame.
28:34C'était...
28:37Madame Proust.
28:39Oui, c'est ça.
28:43Marcel Proust.
28:47On va peut-être bien mentir, hein.
28:51Apparemment, c'était un faux, hein.
28:52Sous-titrage Société Radio-Canada
28:55...
28:58Sous-titrage Société Radio-Canada
29:12...
29:13...
29:15...
29:16...
29:24ça va ?
29:25oui
29:26chez mon cousin Bernard
29:28américain oui
29:29je l'ai rencontré hier
29:30il revenait d'une fête de l'éveil
29:32l'éveil a fêté son grand
29:33et qu'est-ce qu'il t'a dit ?
29:34résume
29:34pourquoi ça t'intéresse pas ?
29:36mais si ça m'intéresse
29:37mais je suis pressé
29:37alors ?
29:38écoute à ce que j'ai cru comprendre
29:39enfin c'est loin d'être évident
29:40on veut la peau de Florence
29:41ça va peut-être avoir des retombées à Paris
29:43mais l'origine est à Château Vallon
29:45et la suite sûrement
29:46s'il y a une suite
29:47enfin en tous les cas
29:48ça va jouer ici
29:50figure-toi qu'on commençait à s'en douter
29:51t'en as parlé à Florence ?
29:52non personne ne l'a vu
29:54mais oui mon dieu
29:55mais qu'est-ce qu'elle fout ?
29:57je croyais qu'elle était avec toi
30:00ton cousin
30:01tu as pu saisir
30:02où il se situe par rapport à l'éveil ?
30:03oui il est chargé de la réorganisation
30:05vu
30:06et il te fait une place
30:07dans sa réorganisation
30:09oui
30:10il t'a dit
30:11groupons-nous les covaliques
30:13en somme
30:13il ne veut plus voir de covaliques
30:14trinés chez l'ennemi
30:14c'est ça ?
30:16c'est exactement ça
30:19et bien ça y est
30:20la guerre est ouverte
30:22bon
30:22toi ?
30:23vous savez pas où est Florence ?
30:25bah on sait pas
30:25nous on t'attendait pour que tu nous le lises
30:27et si toi tu sais pas
30:28comment on veut du qu'on sache ?
30:29c'est pas vrai ça
30:30mais c'est pas vrai
30:30mais si mais si
30:32mais on comprend
30:33un sale être vous manque
30:34et tout est dépeuplé
30:36Favreau
30:38ta culture a toujours fait mon admiration
30:40bon
30:41trêve de plaisanterie les mecs
30:43je vous rapporte une petite gâterie
30:44mais pas facile à digérer
30:46je voudrais s'y faire
30:47les filles jettent les bidons
30:51ah je vois le titre d'ici dis donc
30:53on est des cons
30:54mais qu'est-ce qu'on se marre
30:55signez les pigeons associés
30:57l'important c'était de retrouver
30:58qui les a fabriqués
30:59comment tu sais qui les a fabriqués ?
31:01il te l'a dit peut-être ?
31:02non seulement il me l'a dit
31:02mais il a tout balancé
31:04saluez les mecs saluez
31:05ça c'est le magnétisme travers
31:07ou travers passe
31:08le faussaire se couche
31:09effectivement
31:10ça paraît un peu gros
31:11mais c'est la stricte vérité
31:12et plus je l'écoutais
31:13plus je voyais un papier
31:14donc personne n'a jamais osé rêver
31:17alors pourquoi tu glandes ?
31:18qu'est-ce que tu attends pour l'écrire ?
31:20oui je blande en attendant
31:20que notre vénéré patronne
31:22me dise si elle est d'accord
31:23pour que je fasse trois briques de pub
31:24à ce petit artisan génial
31:27incontesté du comique involontaire
31:29pour ma part
31:30le rapport me paraît évident
31:31je peux me tromper
31:32alors j'attends
31:34oui
31:35enfin
31:36vous n'allez pas me dire
31:37que depuis hier soir c'est normal
31:38qu'est-ce que vous êtes là à foutre
31:39mais enfin téléphoner
31:40restez pas là comme des cons
31:41moi je ne fais que ça
31:42quand t'es attendu
31:52pour moi elle était obligée
31:53de monter à Paris
31:54puis elle a oublié de prévenir
31:55non oublié
31:56ça m'étonnerait beaucoup
31:56c'est une supposition
31:57qui ne tient pas debout
31:58mais la pauvre
31:59elle a bien le droit
32:00de vivre sa vie
32:00non ?
32:03tu crois ?
32:03oh non
32:04j'en sais rien moi
32:06c'est d'écrivain
32:06ne me regarde pas
32:34c'est d'écrivain
32:37c'est d'écrivain
32:37c'est d'écrivain
32:55c'est d'écrivain
33:24c'est d'écrivain
33:35allez viens
33:37allez viens
33:37bon bah c'est pas grave
33:38on est pas le genre
33:39à t'en tenir en rancune
33:40nous hein
33:40pas pour un sou
33:41pas vrai Germain
33:42ah non
33:43nous on serait plutôt du genre
33:45bonne nature
33:45oui exactement
33:48bonne nature
33:48tiens c'est le mot que je cherchais
33:49bonne nature
33:50c'est ça ouais
33:51c'est pour ça que je te dis
33:52en bon camarade
33:52que la disparition
33:54inexpliquée
33:55de ta patronne
33:56franchement
33:57on n'en a rien à foutre
33:58mais alors rien à foutre
33:59je note
34:00de toutes les façons
34:01on ne vous demande pas vos raisons
34:02puisqu'on les connait
34:04oui alors là
34:04c'est un sinusin
34:05parce que ta patronne
34:06a eu des méchancetés
34:06à mon égard
34:07il y a quelques temps
34:08non seulement c'est con
34:09mais en plus c'est petit
34:10et mesquin
34:10bah voyons
34:11puis d'abord je vais te dire
34:12ça porte un nom
34:13ce que tu demandes là
34:14ça s'appelle une recherche
34:15dans l'intérêt des familles
34:16et nous jusqu'à nouvel ordre
34:18la famille elle nous a rien demandé
34:19pas vrai Germain ?
34:20bah non
34:21pas que je sache
34:22ça m'aurait frappé moi
34:23alors tu vois
34:24remarque toi
34:25t'as peut-être un rapport
34:26avec la famille aussi
34:27l'histoire d'enfant naturel
34:29le mariage secret
34:30un truc comme ça
34:30je sais pas moi
34:30dans ces cas là
34:31t'hésites pas
34:32tu fais une demande
34:33puis nous on est pas butés
34:34on entame la procédure
34:35oui bah j'avais bien
34:36une petite idée derrière la tête
34:37mais elle a disparu
34:38avant que je lui en parle
34:39oui bien sûr
34:40je vais te dire
34:409 fois sur 10
34:41la personne disparue
34:42elle s'est tirée avec un coquin
34:44ce qui me fait marrer
34:44c'est que dans ton cas
34:46elle se serait tirée
34:47avec le deuxième coquin
34:48comme ça
34:48t'aurais l'air encore plus con
34:49d'être venu pleurer
34:51enfin qu'elle soit aussi
34:52la femme du jour
34:53ça ne vous trouble pas
34:54je veux dire
34:54en bon flic
34:56vous ne lisez pas les journaux
34:57ah non ça jamais
34:57mais la femme du jour
34:58me fait marrer
34:59la femme du jour
35:00c'est une femme comme les autres
35:01avec des caprices de femmes
35:02tu vois ce que je veux dire
35:03pour être poli
35:04j'espère que je te choque pas
35:05non pas du tout
35:06enfin si elle s'est suicidée
35:08vous pourrez une fois de plus
35:09vous en lavez les mains
35:10tous les deux
35:10le suicide maintenant
35:11bon alors jusque là
35:12du suicide on en sort
35:15écoutez nicolo
35:16si j'étais à votre place
35:18je commencerais sérieusement
35:19à bouger mes fesses
35:19oui
35:20tu vois la différence
35:21entre toi et moi
35:22c'est que toi t'es journaliste
35:23alors le sensationnel
35:24tu le vends
35:25tandis que nous
35:26le sensationnel
35:26on le vend pas
35:27c'est vrai germain
35:28on le vend pas
35:29alors on n'en a rien à foutre
35:30finalement
35:30on s'en fout
35:31merci
35:32on est des flics
35:33bon
35:35bon dis donc
35:35faudrait classer tout ça
35:36parce que moi je sais plus
35:36où le foutre
35:37le bourre d'un côté
35:37plein
35:38on occupe
35:55il pleut ?
35:57il pleut ?
35:57non
35:59je te dis qu'il pleut
36:01je te dis que non
36:03tu as tort
36:05il est impossible
36:06qu'il pleuve
36:06ok
36:07il pleut pas
36:10j'aimerais voir l'heure
36:11que tu vas
36:12avec mon blouson
36:13comme ça
36:14sur tes épaules
36:14je te dis qu'il pleut pas
37:02pardon pour prendre en vol
37:03monsieur le maire
37:04mais c'est une chose
37:05que je ne peux pas dire au téléphone
37:06ben accompagnez-moi
37:06tu m'expliqueras ça en voiture
37:09je suis crevé
37:10non non c'est pas possible
37:11pourquoi ?
37:12votre chauffeur
37:15bon comme tu veux
37:19qu'est-ce que t'as
37:20à paniquer comme ça
37:21Florence Berg a disparu
37:23quoi a disparu ?
37:25comment ?
37:26depuis quand ?
37:26ben depuis hier
37:27elle a quitté le journal
37:28vers minuit
37:29et depuis rien
37:30pas un signe
37:31ça prouve que
37:32toute vie a son mystère
37:34romantique souvent
37:35des petits coups de romantisme
37:38mais tu me déçois
37:39t'en es encore à confondre
37:41disparition et petite fugue ?
37:42non non monsieur le maire
37:43là ça sent vraiment le coup dur
37:45vous savez qui a prévenu Niccolo ?
37:48Travers
37:50et si Travers se fait du mouron
37:51moi aussi
37:52vous voyez ce que je veux dire ?
37:54pas du tout
37:56mais au pire
37:56ça peut déboucher sur quoi ?
37:58au pire monsieur le maire
37:59elle peut s'être flinguée
38:02peu probable
38:06mais admettons
38:08rien que dans la journée d'hier
38:09je lui vois au moins
38:10une très bonne raison
38:11de se supprimer
38:12la honte
38:14elle lit l'éveil
38:15la vérité
38:16la plonge dans le désespoir
38:17c'est l'éveil
38:18oh non non
38:18l'éveil il reste
38:20la préparation
38:22vous savez monsieur le maire
38:23s'il y a mort
38:24il y aura enquête
38:25et s'il y a enquête
38:26Niccolo entendra Travers
38:27et qu'en Travers lui racontera
38:28la préparation soignée
38:31qui sait qu'a de très grandes chances
38:32de porter un chapeau
38:33et d'être marron
38:34penses-tu ?
38:35t'affole donc pas
38:37mais je m'affole pas monsieur le maire
38:39je dis ce qui est
38:42j'ai fait d'énormes conneries pour vous
38:44je les ai faites avec plaisir
38:46mais je vous préviens
38:48si je dois payer la note à la fin
38:50ça n'ira pas
38:53il a commencé l'enquête ton patron ?
38:56non il faut que la famille se manifeste
38:59tu peux pas lui dire n'importe quoi
39:00qu'il se magne un peu
39:01et puis quoi encore ?
39:03vous trouvez je me suis pas assez mouillé comme ça ?
39:08monsieur le maire
39:08faut faire quelque chose
39:12c'est toi le flic
39:15veille aux grains et colmate
39:17c'est ça ?
39:19colmate
39:41merde merde et merde
39:44tracassé monsieur le maire ?
39:46non pas du tout
39:48et même si vous n'êtes pas trop pressé
39:50de rentrer vous coucher
39:51je me sens comme une envie de campagne
39:55la police
39:56la police bien sûr qu'il faudra prévenir la police
40:00et pas plus tard que demain
40:01demain matin
40:03seulement il faut pas que Florence s'imagine
40:05qu'on s'est affolé
40:06dans sa position ça risque de provoquer
40:10toutes sortes de commentaires
40:12pas toutes sortes
40:14unanime dans la rigolade
40:17ouais je ne sais plus où j'en suis
40:20je tourne en rond
40:21c'est pas le seul Gilbert
40:26oui ?
40:27ah c'est toi
40:28c'est Armand
40:30non rien de nouveau
40:32Travers vient d'arriver
40:33il pense que
40:33passe-le moi
40:33bon d'accord
40:39oui
40:40oui Travers
40:41dis donc toi qui sais toujours tout
40:43ce sera le moment de parler
40:44non mais je t'assure
40:45enfin rien de plus que
40:47dis donc
40:48comment elle a pris la surprise d'hier matin ?
40:50écoute
40:50bien
40:51dans l'ensemble
40:52très bien
40:54écoute attends
40:55je crois qu'il y a une bagnole
40:56qui vient d'arriver
41:03seconde
41:04non c'est rien
41:05non non c'est rien
41:07faux salaire
41:07vas-y je t'écoute
41:08bon comment ça va vous deux ?
41:10normal oui
41:11dis donc elle t'a pas donné l'impression
41:13de quelqu'un qui allait faire une connerie ?
41:15absolument pas
41:16elle venait de trouver la parade d'ailleurs
41:18elle m'a même envoyé sur un coup
41:19un coup quoi de
41:20en rapport avec les fiches ?
41:22ben quoi tu peux pas le dire plus tôt
41:23non c'est
41:24mais bon dieu t'es marre
41:25c'est capital ça
41:26elle voulait la preuve que c'était des faux
41:27oui
41:28et je l'ai eu
41:29seulement elle m'a pas laissé le temps de la lui donner
41:30elle a disparu avant de savoir
41:33ah et excuse-moi
41:35il y a quelqu'un qui arrive
41:36on se rappelle
41:37ciao
41:42monsieur le maire craignait de nous déranger
41:44mais je lui ai dit
41:45qu'au contraire
41:45c'était très aimable à lui
41:47d'être venu jusqu'ici
41:48c'est tout naturel
41:49j'ai appris que vous étiez dans l'inquiétude
41:52non à vrai dire
41:52je passais devant la maison
41:53j'ai vu de la lumière
41:54et je me suis dit
41:55ils ont peut-être des nouvelles
41:57non non
41:58rien de nouveau
41:58monsieur le maire
42:01ah je suis sûr
42:03qu'il y a à tout ça
42:03probablement une explication
42:05très simple
42:05toute bête
42:07mais je reconnais
42:08que ça commence à devenir un peu
42:11c'est quand même idiot
42:12que la police judiciaire
42:13ne puisse pas intervenir
42:14mais il paraît
42:15qu'on peut rien faire
42:16sans l'autorisation de la famille
42:17oui je sais
42:17oh je sais
42:19plus que l'autorisation
42:20la demande express
42:22ah le conformisme
42:25remarquez je vous comprends aussi
42:27faut-il
42:28ne faut-il pas
42:28c'est extrêmement délicat
42:31mettre la police dans le coup
42:32pour une famille
42:33il y a de quoi hésiter
42:36quitte à se le reprocher plus tard
42:38moi le conformisme
42:40je l'accepte
42:40mais jusqu'à un certain point
42:43et je considère
42:43que mon devoir d'élu
42:44est d'ordonner à la police municipale
42:47de commencer les recherches
42:48sans attendre
42:50vous êtes d'accord
42:51pour que je lance mes gars
42:54d'accord simplement
42:55de principe
42:57bien sûr
42:58si vous élevez
42:58une opposition formelle
42:59je me garderai d'insister
43:03non non
43:04alors j'y cours
43:05d'ici minuit
43:06j'aurai tous mes gars là-dessus
43:09et comme ça
43:10ni vous ni moi
43:10n'auront de reproches
43:11à nous faire
43:13appelez-moi quand vous voudrez
43:14je ne quitterai pas la mairie
43:16je vous accompagne
43:21personne n'est trop
43:29c'est ça
43:30j'achète un ballon
43:30by night
43:31les distributeurs
43:32à la gare
43:32merci
43:33merci
43:33à la gare
43:35je vais me donner
43:51à la gare
44:03Elle me pique la manette.
44:12On demande quand on sait pas.
44:14Qu'est-ce qu'on boit ?
44:15Rien.
44:16Parce que c'est le désert ici.
44:19Je vois pas de chameau.
44:20On nous ira de s'en passer.
44:31Fais-moi.
44:41C'est des conneries pour toi, tout ça.
44:44Ne m'embête pas.
44:47Ramène-moi.
45:10Bouge pas.
45:13T'as pas changé de gueule.
45:15C'est Mademoiselle qui nous intéresse.
45:18Elle est à vous.
45:19C'est au sujet de ma mère ?
45:21Vous avez une mère ?
45:22Pour le moment, non.
45:25C'est ce que j'avais cru comprendre.
45:28Vous pouvez nous aider ?
45:29Parce qu'en plus, il faut vous aider.
45:32Je ne te cache pas que j'y avais pensé.
45:36Bon, ça va, où elle est ?
45:38Ça, je ne le sais pas.
45:51Si on la trouve, on vous en parle ?
45:53Oui, mais par téléphone.
45:54Oui, mais par téléphone.
46:35C'est un dingue, monsieur le maire.
46:44Ça, on peut être sûr d'avoir tous les dérangés du département.
46:47Oh là, la bière.
46:51Je devrais me méfier, c'est à tous les coups.
46:53Vous avez un bon foie, monsieur Travers ?
46:56Excellent.
46:58Grande chance, mon cher.
46:59Quand le foie va, tout va.
47:01Grande chance.
47:03Oui.
47:10Monsieur Travers ?
47:12Oui.
47:16Intéressant, une 205 abandonnée.
47:18Couleur ?
47:18Noire.
47:19Enfin, mademoiselle, je me tue à répéter
47:20qu'il s'agit d'une 205 gris clair avec des filets rouges.
47:23Alors, si vous n'êtes pas foutu de vous en souvenir, écrivez-le.
47:25Vous savez, la nuit, noir ou gris.
47:27Est-ce que vous êtes sûr que c'est une 205 ?
47:30Il n'est pas sûr, il demande.
47:34Ah ben non, ce n'est pas ça.
48:03Rêve éblouissant d'amour.
48:08Monde, mercenaire et ambitieux.
48:14Tout se confond aveuglement
48:18Dans la folie et dans le sang
48:26Puissance et gloire
48:30Dans le trouble d'un regard
48:36L'aventure et la passion
48:42Autour de chatoumallon
48:47Puissance et gloire
48:52Étrange brûlant par au cours
48:57Qui tôt ou tard
49:03Finit sur un dernier mot
49:33Femme
49:34Emponté par la tournante
49:38Douce, romantique ou intrigante
49:43Nul ne sait rien de vos secrets
49:48Vos illusions ou vos regrets
49:53Et puis sans éloigne
50:00Dans le trouble d'un regard
50:06L'aventure et la passion
50:12Finis sur un dernier mot d'amour