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  • il y a 2 jours
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01:52A Château Vallon, la dépêche a multiplié ses attaques contre la municipalité
01:56et les irrégularités commises dans l'opération immobilière des Sablons.
02:01Georges Quentin, le maire, a fait nommer une commission d'enquête afin de mettre les choses au net.
02:06Les Berges sont maintenant directement mêlés à l'affaire.
02:10Philippe Berges est compromis dans le scandale.
02:14Antonin, fatigué et malade, a-t-il encore les moyens de protéger les siens ?
02:21Musique
02:38Bonsoir.
02:40Bonsoir Philippe. Tout le monde est là.
02:42Je pensais pas revenir si vite. On verra plus que moi ici.
02:45Tant mieux, ça changera.
02:47C'est qu'on a eu tort de se perdre de vue, mais c'était pas un manque d'envie.
02:50De ma part non plus.
02:52Rentre.
02:54Dis-moi, vous l'avez eu tous ensemble, l'idée de la soirée ?
02:58Non, c'est mon père.
03:00Alors on y va.
03:16Bonjour Philippe.
03:18Bonjour.
03:20Bonjour.
03:25Bonjour.
03:27Bonsoir.
03:28Comment vas-tu mon neveu ?
03:31Très bien, monsieur.
03:33Je suppose que je devrais dire mon oncle, c'est ça ?
03:35Oh, ça fait rien, ça fait rien.
03:37Simple manque d'habitude.
03:38C'est malheureusement vrai qu'on ne se voit jamais.
03:41Si.
03:42Vos enterrements de famille ?
03:44Ah, j'ai l'impression que ça se ralentit.
03:47On meurt moins chez les bergers.
03:48Eh, je pense que ça va reprendre.
03:52Je vous remercie de m'avoir invité à votre grande fête annuelle.
03:55C'était d'ailleurs pour la première fois.
03:58Non, mais remercie pas, c'est tout naturel, voyons.
04:00Oui, même si cette première fois était juste après mon élection à la mairie.
04:05Ah, il y a de ces coïncidences.
04:08Je suis surtout connu pour ça.
04:10J'ai très calculateur.
04:11Tant, tu veux, tu prends quelque chose ?
04:13Non, merci.
04:14Un petit whisky.
04:15Non, merci.
04:16Ah bon ? Je te croyais y réconcilier avec le whisky.
04:19Ça avait pourtant l'air d'aller très bien.
04:20Je t'en autorise un, tu sais.
04:22J'ai dit non, merci.
04:24Bon.
04:27Eh ben, mes garçons, à table.
04:31Ah, pas de femmes, pas de domestiques.
04:34C'est bien, hein ?
04:35Ça, on ne sera pas écoutés.
04:36Calme et discrète.
04:40Romané, Comti 67.
04:42La classe.
04:43Oui, ça vaut mieux que ce que tu vends aux Américains.
04:45Ah oui.
04:47Mais Philippe, assieds-toi là devant moi, que je te vois bien pour une fois.
04:59Ça marche, ton petit négoce ?
05:01Très bien.
05:02De mieux en mieux.
05:03Ça devrait suffire à nourrir son homme, hein ?
05:06Ça devrait, oui.
05:09Et au conseil, tu es content ?
05:10Ça te plaît, la gestion municipale ?
05:13Moins.
05:16Tu n'étais peut-être pas fait pour.
05:18Peut-être.
05:19Qui sait ?
05:21Tu vois ce que c'est ?
05:23On m'accuse d'être malin, tortueux.
05:28Eh ben, pas du tout.
05:30Je t'ai tout dit, j'ai fait le tour.
05:35Sûrement pas.
05:37Ah ben, d'accord, nous allons aussi parler des sablons.
05:40Mais dans le contexte.
05:43Sur des bases claires te concernant.
05:47Quoi que t'ayant pas besoin d'argent, tu as débarqué dans la politique locale, tellement peu fait pour...
05:54Pas tellement couillon.
05:56Et je suis gentil.
05:58que tu t'es laissé embriné.
06:00Que tu t'es laissé embriné.
06:01Comme un couillon.
06:04Embriné dans quoi ?
06:05Je suis un peu patraque ces jours-ci.
06:08ne me force pas à expliquer.
06:10C'est fatigant, le dégoût.
06:13Embriné dans quoi ?
06:15Embriné dans quoi ?
06:15Ben, des sablons.
06:18On enquêtait en général.
06:21Et un de mes journalistes est tombé sur toi.
06:24C'est normal, t'es notu dedans.
06:26Il te trouve.
06:28Il trouve un berg.
06:31On n'a pas publié.
06:33Et tu peux dire merci à Jean-Jacques.
06:37Mais accablant.
06:39C'est.
06:41C'est accablant.
06:45Eh bien, précise.
06:46Exemple.
06:48C'est-à-dire que le gars en question, de fil en aiguille, a remonté jusqu'à...
06:50Tais-toi, Jean-Jacques, on ne donne pas ses sources.
06:52C'est trop facile.
06:53Je vais te dire une chose, Philippe.
06:54Tu aurais été devant moi quand j'ai lu ça.
06:56Tu prenais mon point à la gueule.
06:57Je prenais quoi ?
06:58Tais-toi !
06:58Enfin, j'ai le droit, non ?
06:59Non, moi !
07:04Philippe, je vois deux solutions.
07:06La première ayant ma préférence.
07:08Mais je crains que tu n'aies pas les couilles.
07:11Ce serait que tu ailles te dénoncer.
07:14Vu ce que j'appelle encore ta naïveté, il te sera beaucoup pardonné.
07:19La seconde, c'est que tu disparaisse.
07:23Mais alors vite.
07:24Vite et loin.
07:26Dans ce cas des plaisants, tu pourras compter sur nous.
07:28D'une part, nous t'aiderons si besoin.
07:32D'autre part, nous essaierons de ne pas t'accabler.
07:36Je ne t'ai pas dit te défendre.
07:39Seulement, ne pas t'accabler.
07:42Si tu as besoin de réfléchir,
07:45nous pouvons passer à côté et revenir chercher ta réponse.
07:50Pense à l'honneur, Philippe.
07:52C'est grave, l'honneur d'une famille.
07:55Tu vois, Jean-Jacques, ça c'est le mot de trop.
07:59L'honneur.
08:01Votre honneur.
08:02Votre idée débile de l'honneur.
08:04Mais après ce que mon père a payé en 44 pour l'honneur des bergues,
08:07dites à vos fils que j'en ai rien à foutre.
08:10Expliquez à vos fils si propres et si mignons, si convenables,
08:12qu'ils ferment leur gueule là-dessus.
08:14Si tu m'accordes le droit d'ouvrir la mienne.
08:16Parce que c'était mon frère, ton papa, mon garçon.
08:20Je te dirais que je n'ai pas connu grand-chose de plus répugnant dans l'espèce humaine.
08:25En 44, on en a fusillé pour beaucoup moins.
08:29Lui, 12 balles dans la peau, c'était encore trop d'honneur, comme tu dis.
08:32Et surtout trop cher pour la France.
08:37Je lui avais procuré un pistolet pour qu'il se supprime.
08:42Et bien, quand je suis revenu, il l'avait vendu, dis donc, le pistolet.
08:48Dès comme ça, ton papa, il vendait tout.
08:51Oui, et vous l'avez envoyé crevé en Espagne.
08:54Oh, il est mort dix ans plus tard de maladie et pas dans la misère.
09:00Mais moi, qu'est-ce que j'avais à faire là-dedans ?
09:03Parce que moi aussi, j'ai payé.
09:04J'ai été le fils du salaud et l'enfant pas montrable.
09:07Et vous, le tout-puissant, qu'est-ce que vous m'avez offert comme chance ?
09:09Rien, rien, rien !
09:10C'est assez juste, je ne peux pas te donner tort.
09:13Mais il y a quelque chose...
09:14Non, alors, assieds-toi !
09:20Imbécile !
09:21Vous avez vu, on le tenait dans la main.
09:23Sans ce maladroit, on faisait ce qu'on voulait.
09:25Crétin !
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10:43Je ne te gêne pas.
10:44T'es pute, tu sais, je m'en fous.
10:47Je sais tout.
10:48Je ne dis rien, je ne dis jamais rien.
10:50Est-ce que je te répète, Émilie, que ce n'est pas ça ?
10:52Encore une qui t'a fait le coup de la passion.
10:54T'es pas trop dégoûtée par les peaux blanches ?
10:56Mais arrête les conneries, oui !
10:57Arrête, Philippe !
11:05Philippe...
11:06T'en prie, reste.
11:07Ne fars pas.
11:10Philippe...
11:20Je ne peux pas t'expliquer.
11:23Ça nous dépasse tous les deux.
11:26Mais ça s'arrangera, je te le jure.
11:31Tu embrasses fort les enfants
11:33et surtout tu n'écoutes pas les raconteurs.
11:35Les raconteurs de qui ?
11:37Je ne sais pas, de tout le monde.
11:41Les petits copains de la mairie.
11:44Plus ils sont sales et plus ils cherchent à me salir.
11:48Et puis la famille.
11:51Déjà qu'avant j'étais une honte, alors maintenant je vais devenir l'horreur.
11:58Écoute, maman l'amour.
12:02Tu vas me promettre une chose.
12:05Tu ne demanderas jamais rien à la commanderie.
12:09Jamais.
12:12Promis.
12:25Tu m'appelleras ?
12:29Non.
12:30Non, il ne vaut mieux pas.
12:47Bon, alors, l'heure c'est l'heure.
12:49Et comme il n'est pas l'heure,
12:50qu'est-ce que tu dirais d'un bon petit jus ?
12:52Écoute, j'aimerais bien, mais il faudrait trouver un bistrot ouvert à cette heure-ci.
12:54On peut essayer la fauvette.
12:56Ah, j'ai demandé d'amener.
12:57Oh, vous savez, mon cher Cousin, je ne pense pas que cela soit nécessaire.
13:01Un berg pourri reste toujours à berg.
13:03Alors nous allons essayer une procédure à l'amiable,
13:05avec des petites questions bien innocentes, voyez-vous ?
13:08Des questions auxquelles on pourrait donner le bon Dieu sans confession.
13:11Voilà.
13:12Hé, hé !
13:13Tu sais que tu l'imites vachement bien, Pierre Frénet.
13:15Oh, tes coups.
13:25Trois nuits.
13:47Alors, mon petit gars, on encombre la voie publique.
13:56Pourquoi pas des barricades pendant que tu y ailles ?
13:59Police, t'as tes papiers ?
14:01Allez, allez !
14:01Allez, allez !
14:01Allez, allez, allez !
14:02Coupe tes gosses !
14:03Tu enlèves ton casque.
14:07T'as aussi, papiers, cartes grises.
14:09Permis de conduire et tout le tout-team.
14:12Ah, Olivier Faureau.
14:18Eh ben...
14:23Ah, ben c'est amusant, ça !
14:25Quoi, donc ?
14:26Kovalik.
14:27Oh !
14:28Hein ? Kovalik, Teddy.
14:32Profession ?
14:32Je suis chauffeur-livreur chez mon père, monsieur.
14:34C'est mon père, monsieur.
14:36Et c'est pour te récompenser de tes conneries que ton papa t'a offert une moto ?
14:39Bon, on faisait pas de conneries, monsieur, on s'amusait un peu.
14:41Ah, il y a des circuits pour ça ?
14:42Ben oui.
14:43Lève un peu les bras, toi.
14:44Oui.
14:46Vous savez que vous avez de la chance qu'on soit entre jeunes, hein,
14:48parce que l'équipe de la préfecture, comme moi, qui vous aura embarqué en vitesse.
14:51Ouais.
14:52Ben, je suis sûr que mon chef, qui est un ancien jeune, va passer l'éponge,
14:55comme c'est la première fois, hein, chef ?
14:56Ben, voyons.
14:57Puis tu retendras ta chaîne, là, parce qu'elle a du mou, hein.
15:00Et puis vous remettez tout ça en place, hein.
15:01Et fie ça, parce qu'on est pressé.
15:03Allez, allez, allez, exécution !
15:04Allez !
15:33Madame Berg ?
15:34Oui ?
15:34Nous voudrions voir votre mari.
15:36Il est absent ?
15:36Ah, c'est très ennuyeux, ça.
15:38Permettez ?
15:39Police.
15:46Quatrième main ?
15:47On va là-haut ?
15:48Mes enfants dorment.
15:49Non, non, mais rassurez-vous, il ne le réveillera pas.
15:51Mon ami est remarquablement discret.
16:00Maman.
16:03Ce n'est pas l'heure, mes chéris.
16:04Allez-vous coucher, maman, il doit vous chercher.
16:06Allez, allez, allez.
16:09Ils sont très mignons.
16:12Non, non, papa n'est pas là.
16:13Il est en voyage.
16:15En voyage, euh, en voyage où ça ?
16:16Je ne sais pas, il voyage beaucoup.
16:18Mais sans vous dire où se joindre ?
16:20Oui.
16:20C'est embêtant, ça, dites-donc, ils vous laissent toutes seules ici ?
16:22Alors si vous avez un problème, un gosse malade ou un truc comme ça, c'est embêtant.
16:26Il a pas l'air d'être là, hein.
16:26Il n'est pas là.
16:27Alors ?
16:27Je vous l'ai dit.
16:28Ben oui, mais ça, c'est encore plus ennuyeux, vous comprenez ?
16:32Parce que M. Berg est une personnalité localement très importante, c'est pas n'importe qui.
16:37Et alors moi, quand je vais aller voir le juge et que je vais lui dire, M. le juge, je
16:39suis désolé,
16:40mais même sa femme ne sait pas où il est.
16:42Hein, je vais avoir l'air de quoi ?
16:43Non, vous ne me rendez pas service, hein.
16:44Et à lui non plus, d'ailleurs, parce que tout ça va se retourner contre lui, vous allez voir.
16:47Ah oui.
16:48Très embêtant, tout ça.
16:49Puis alors, le juge, le juge, je le vois d'ici, je vois ce qu'il va me dire.
16:52Mais oui, il va me dire, mais alors ce monsieur, ce monsieur qu'on croyait si bien,
16:56alors qu'est-ce que c'est finalement, c'est quoi, c'est un chat de gouttière,
16:59qui passe ses nuits à ronronner en laissant sa petite minette à la maison.
17:01Non, non, c'est pas sérieux, c'est ça.
17:04Dites-moi, vous êtes bien venus ici, hein, par là.
17:07Un beau pays, les Antilles.
17:08Un bel oiseau des îles.
17:10Tiens, mon petit germain, triste destin.
17:12On rencontre le prince charmant, on rêve, on l'épouse.
17:15Il vous emmène dans son pays, et puis alors là, surprise.
17:18Eh oui, parce qu'on se retrouve bonnes à tout faire, et méprisées.
17:21C'est triste.
17:22C'est pas vrai ce que je dis ?
17:34Madame.
17:43À la fin, commissaire, qu'est-ce qui se passe ?
17:45Vos hommes sont totalement incompétents,
17:47ou c'est vous qui mettez de la mauvaise volonté ?
17:49Non, ça, monsieur le juge, je ne vous permets pas.
17:50Tout pourrait le laisser croire.
17:52Le mâche fer, là, le mercenaire,
17:54il vous file régulièrement entre les doigts.
17:56Et Philippe Berg, vous attendez qu'il ait bouclé ses bagages ?
17:59Et ça, je reconnais que c'est pas une enquête rapide, rapide.
18:01Mais à vous d'accélérer, mon vieux.
18:03Je veux du résultat.
18:05Et s'il vous plaît, hein,
18:06plus d'accidents de parcours du style condroyé dans la Loire.
18:09Alors, pour ça, monsieur le juge, il me faudrait les moyens.
18:11Pour ça, pas de problème.
18:14Pour commencer,
18:16arrêtez-moi Philippe Berg.
18:18Je vous donne 48 heures.
18:20Et si ça suffit pas,
18:22on en fera tomber d'autres.
18:24Berg ou pas Berg, ça va valser.
18:26Oui, tout ça, c'est facile sur le papier,
18:27mais alors sur le terrain...
18:29Chacun son métier.
18:31Je ne voudrais pas être obligé de vous apprendre le vôtre.
18:33Oui.
18:34Vous n'avez pas peur des éclaboussures, monsieur le juge ?
18:36Oh, du moment qu'elles servent à quelque chose,
18:38je ne vous les reprocherai pas.
18:40Bien.
18:41Je prends bonne note de tout ça.
18:46Entrez, Travers.
18:48Entrez donc, asseyez-vous.
18:51Café ?
18:53Vous l'aimez fort ?
18:54Moi aussi.
18:55Très fort, genoux.
18:58Je croyais vous avoir dit de vous asseoir.
19:05Ah, évidemment,
19:07vous vous réveillez un peu tôt.
19:10Pas exactement.
19:12Disons que je me sentais un petit peu,
19:15comme qui dirait, en vacances.
19:17Oh, je suis désolé.
19:19C'est vos congés annuels.
19:22Vous me cherchez ou quoi ?
19:24Pourquoi donc ?
19:25Parce que ma démission...
19:27Refusée.
19:28Je n'ai jamais dit que j'acceptais.
19:31On est toujours deux dans ces affaires-là.
19:33Asseyez-vous.
19:34Non.
19:35C'est trop commode, mon petit.
19:39Quand ça devient un peu difficile,
19:41on démissionne et on laisse son patron
19:43se dépatouiller tout seul.
19:47Pas question, c'est impossible.
19:48C'est interdit.
19:50Asseyez-vous.
19:51Non.
19:51Parce que votre papier...
19:54Vous savez, celui où vous démasquez
19:55l'escroc Berg.
20:00C'est drôle.
20:03C'est drôle à dire, ça.
20:05L'escroc Phil Berg.
20:07C'est un papier patent.
20:10Vous croyez que j'avais fait jeter ?
20:11Pas du tout.
20:12Pas fou.
20:12J'avais fait garder Omar.
20:13Il parait demain matin.
20:15Sans blague.
20:16Comment ?
20:17Il tombe en plein dans le mille.
20:19Bon, maintenant, il faut suivre.
20:21Vous ne vous occuperez plus que de ça.
20:25Vous connaissez la nouvelle ?
20:29Il est en fuite.
20:31L'escroc Berg.
20:34C'est bien sûr, ça, ou...
20:35Vous me chamerez ?
20:37Non, ben, disons que...
20:40Je pense qu'il a joué rip.
20:43Ben, ça, c'est déjà une information.
20:44Il suffit de vérifier.
20:52Écoutez.
20:55Je peux encore faire ça pour vous.
20:57Seulement, je vous préviens.
20:59Il y a deux choses l'une.
21:00D'accord, d'accord.
21:01Si c'est faux,
21:03j'accepte votre démission.
21:06Et si c'est vrai, vous restez.
21:11C'est avec vous, hein ?
21:15Ah oui, c'est...
21:16C'est ce que je me dis souvent.
21:19Au boulot, mon garçon.
21:21Debout.
21:46On l'enflure.
21:48Amène-toi, il faut qu'on le couche.
21:49C'est le pognon ?
21:50Non.
21:52Ça, mon pote, on l'a dans l'os.
21:54C'est des craques.
21:54Tu veux juste me charlier ?
21:56Non, mon chéri.
21:57Il s'est tiré le fournier.
21:58Il est peut-être en Espagne à cette heure.
22:00Ça semble aussi.
22:01Faut mieux se tirer.
22:02Oui.
22:03Sans fric.
22:05T'as le matos ?
22:06Oui.
22:10Ça m'a coûté la peau du cul.
22:16Côté provision.
22:18Pourquoi tenir une semaine ?
22:21Bon.
22:22Gamelle, on se quitte plus.
22:27Oui.
22:40Non...
22:45Bon.
22:47Un slim.
22:48Bon.
22:49Super.
22:52Moi, je suis là qui.
22:53Sous-titrage Société Radio-Canada
23:26Ça devient difficile à supporter.
23:30C'est quand c'est un courage qui te demande d'avoir le courage de ne pas en finir tout
23:37à fait.
23:39Tout de suite.
24:11Alors, il paraît que la nuit, on s'amuse avec des revolvers.
24:15Ah oui, je m'amuse. Oh là là, qu'est-ce que je m'amuse.
24:21Merci, madame Mathilde. Merci pour le cartage.
24:28Qu'est-ce que tu veux ?
24:32Quand on voit ça, on a envie de...
24:37de s'amuser, comme tu dis.
24:40Oui, j'ai lu.
24:41Oui.
24:43Eh oui, oui, c'est un bergue.
24:45Et tout le monde s'en fout, même les bergues.
24:48Bergue ou barbeau molle, qu'est-ce que ça peut bien faire ?
24:51Bon, papa, s'il te plaît.
24:53S'il te plaît, épargne-moi ton numéro.
24:55Je sais que tu en as toute une collection et qu'ils sont très bons.
24:58Mais alors, dis-toi que dans ce domaine, moi aussi, j'en connais un rayon.
25:00Que veux-tu ? C'est mon métier de faire des numéros.
25:03Ma fille, c'est pas du tout un numéro, c'est le fond de ma pensée.
25:07Nous sommes une famille qui s'en va.
25:11Petitement.
25:13Qu'est-ce que je veux que j'y fasse ?
25:16Moi aussi, je m'en vais pour d'autres raisons et j'en fais pas du tout une affaire.
25:22Bon Dieu.
25:25Bon Dieu, bon Dieu, quelle tristesse.
25:31Papa, je te parle du revolver.
25:34Oui, ben, c'est le revolver, tu peux l'emporter.
25:36Moi, je parle du journal.
25:38Je parle de mon journal à ma fille qui s'en fout.
25:43Pareil que nous sommes un empire.
25:45Ces imbéciles parlent de l'empire berg.
25:48Mais c'est quoi, hein, l'empire berg ?
25:50C'est le journal, point à la ligne.
25:53À qui je vais le laisser, moi, le journal ?
25:56Qui serait capable de prendre le relais de façon à peu près décente ?
26:00Une seule personne, tu le sais bien, toi ?
26:05J'espérais...
26:06J'espérais, bon Dieu, que j'ai espéré.
26:09Mais tu veux pas.
26:10Je t'ai déjà dit pourquoi.
26:12J'ai pas oublié, va ?
26:14C'est le genre de choses qui ne s'oublient plus.
26:18Seulement moi, hein.
26:20Moi.
26:23Alors, ne viens pas me reprocher de faire un peu de mélancolie.
26:30Tu veux toujours pas ?
26:36Non.
26:38Parfait, tout est dit.
26:41Ce qui doit te consoler, c'est que la commission d'enquête a mis ton petit camarade Quentin hors de
26:48cause.
26:51Autrefois, c'était les bergues qui étaient au-dessus de tout soupçon.
27:11C'est bien, monsieur Gilbert.
27:13Faut pas vous énerver comme ça.
27:15Regardez le soleil, c'est jour à se promener.
27:17Mais...
27:18Café complet, confiture, des oeufs au jambon, comme vous les aimez.
27:22Oui, à le journal. Vous l'avez lu ?
27:24Oui, je l'ai lu. Lecture inoubliable.
27:27C'est complet.
27:29Un berg qui assassine un beau cis.
27:31C'est énorme, non ?
27:33Et l'autre vieux salaud, mon grand ami, qui la ramène.
27:35Oh, faut pas accabler mon neveu comme ça.
27:37C'est pas sûr que ça salue, son neveu.
27:39Son neveu, va voir ce qui va lui arriver, son neveu.
27:41Si je peux mettre la main dessus.
27:43Où est-ce que vous allez comme ça ?
27:50Merde.
27:52Mais qu'est-ce que je vous disais ?
27:54Il est complètement taré, ce mec.
27:57Maniac, sadique.
28:00Il est gâteux par-dessus le marché.
28:03Il tend des collets et...
28:05Il ne s'en rappelle même plus.
28:12Hé !
28:15Antonin !
28:19Hé !
28:30Tu n'as jamais eu beaucoup.
28:33Mais alors là, tu te dégonfles.
28:37En somme, tu ne sais que rouler les épaules.
28:40Tiens, de toute façon, je sais que tu es là, ça c'est à toi.
28:46Trente ans.
28:48Tu m'as fait copain un copain pendant trente ans.
28:52Et tu t'imagines que je ne savais pas pourquoi ?
28:55Me réponds, nom de Dieu, si tu as quelque chose dans le ventre.
28:58Pourquoi ?
29:00Moi, je vais te dire pourquoi.
29:03Pour satisfaire ta vanité, pour te persuader, pour te convaincre et surtout pour faire croire aux autres que ce que
29:11j'avais fait avec Gabriel, ta femme chérie, ce que j'avais fait, ça ne comptait pas pour toi.
29:17Tu t'en foutais bien du monde, c'était de la frime.
29:20Pour une fois qu'il a osé.
29:23Alors, pour épater la galerie, tu me balançais des bossisses par-ci, des Gilbert par-là, hein ?
29:31Dis que c'est pas ça.
29:32Dis que c'est pas ça.
29:35Mais alors, tu as dû être content le jour où tu as appris la mort de Paul.
29:39Mon Paul.
29:41Le fils de Gabriel et de moi.
29:46Alors là, tu vois, je n'ai pas compris tout de suite.
29:50J'ai cru que tu avais un peu de chagrin.
29:53Je ne viens pas du tout au contraire.
29:56C'était le plaisir qui te bouleversait.
30:02Ah, mais alors, peut-être que tu savais déjà que c'était un berg qui l'avait tué.
30:09Dis, tu le savais, dis.
30:12Alors là, vraiment, vraiment, tu n'es qu'une ordure.
30:17Bon.
30:19T'as plus qu'à crever tout seul.
30:21Et même si t'en baves, ne compte pas sur moi pour te tenir la main.
30:29T'as plus qu'à crever tout seul.
30:52Alors, tu as pleuré.
31:11Monsieur Bossy?
31:13Bonjour Catherine.
31:14Bonjour. Je ne vous attendais pas si tôt.
31:19Qu'est-ce qui vous arrive?
31:21Moi, rien.
31:23Qu'est-ce que c'est que ça?
31:27Un lapin.
31:28Un lapin?
31:30Mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse d'un lapin?
31:33Je pensais qu'on pouvait le préparer et le manger ensemble.
31:39Bien. Entrez.
31:56Vous désirez, monsieur?
32:06Vous n'avez pas un franc?
32:08Voulez-vous sortir, s'il vous plaît?
32:09Vous ne fâchez pas, madame.
32:11Mais comme on se connaissait un peu...
32:13Qui êtes-vous?
32:14On est deux pauvres chômeurs, madame.
32:16Il y a quelque temps, votre mari a été très, très bon pour nous.
32:19Mais il nous a laissé tomber.
32:21Remarquez, ça se comprend. On n'est pas vraiment présentable.
32:23Mais on se présente quand même.
32:24Il n'y a pas de honte.
32:25Fichez-moi la paix.
32:27Allez voir mon mari.
32:28C'est qui le parti, votre mari?
32:29On ne le trouve plus.
32:30C'est pour ça qu'on est venu chercher un petit quelque chose, un accompte, quoi.
32:33Parce que j'ai oublié de vous dire, votre mari nous doit beaucoup d'argent.
32:36Sortez!
32:37Vous affolez pas, madame.
32:39On se contentera juste d'un petit accompte.
32:48C'est à vous, ces deux enfants.
32:53Eh bien, dites-nous.
32:54Qu'est-ce que vous vendez de jolies choses?
32:56Il y en a qui sont contre le mélange des races.
32:58Moi, pas du tout.
33:00Tu t'appelles comment?
33:01Marc.
33:02Marc?
33:03Et ça te fait quel âge?
33:04Dix ans et demi.
33:06Ça suffit maintenant.
33:10C'est pas ce qu'on va faire, Marc.
33:12On va aller regarder dans la boîte à sous, avec ta jaune petite, petite maman.
33:17Mais, c'est pas malhonnête, tu sais.
33:18C'est juste comme ça pour s'amuser.
33:20Hein?
33:34Ça va.
33:49Ça fait quand même pas lourd.
33:51Ben, ça fait rien, on va revenir.
33:54Hein?
33:55Ça vous dérange qu'on revienne?
34:03Et toi, petit, il faut que tu dises à ta maman qu'on est obligé de revenir souvent.
34:06C'est nécessaire.
34:08Et si jamais il lui venait l'idée de prévenir les gendarmes, ben, ça serait dur pour nous, mais ça
34:16serait encore beaucoup plus dur pour ton pauvre petit papa.
34:19Ton pauvre petit papa, Philippe, qui a déjà tant d'ennui comme ça.
34:23Hein?
34:24Au revoir, Marc.
34:40Voilà.
34:47pas très forte mais on va s'en arranger vous en mettez trop non la cuisson en absorbe la plus
34:58grande part si on n'en met pas assez là la sauce n'a aucun goût et ça n'est
35:03plus un lapin à la
35:14moutarde vous êtes essoufflé vous avez couru ça ça n'est pas raisonnable vous avez dit la moutarde au
35:21trop alors j'ai dit ça moi oui j'ai souvent des bêtises j'ai l'impression d'être chez
35:33ma fille
35:38c'est bon à l'air
35:46vous savez catherine j'aimerais beaucoup que votre enfance soit un garçon
35:53pourquoi riez vous j'ai encore d'une bêtise
35:57non
35:57je peux imposer le premier ici si tu le dis je le dis mais je sais
36:09mais voilà ce sont pas des crottes monsieur monsieur julien qui n'y connaît rien l'instinct
36:14gamin ou pas ce monsieur lapin je sais j'ai toujours su ça peut changer d'un jour à l
36:20'autre
36:20mais je n'ai même pas besoin de regarder je sais gilbert aussi là dessus c'est un fort
36:25je ne lui dirai jamais ça lui ferait trop plaisir mais des fois tu vois je me demande parfois s
36:30'il n'est
36:30fait s'il serait pas encore plus fort que moi mais on a derrière derrière l'arbre
36:36il te manque pas gilbert ça me ferait mal un petit peu sur la droite ce vieux débris
36:46c'est un caractère impossible
37:03qu'est ce qu'il se passe
37:05contrôle de vitesse
37:07regardez votre moteur
37:09vos papiers s'il vous plaît ceux du véhicule aussi
37:21ça va être long où allez-vous je vais à neuchâtel et je suis passé
37:28veuillez descendre du véhicule s'il vous plaît
37:37suivez moi monsieur berg nous avons mandat d'amener contre vous pas de bêtises allez
38:01je vais vous parler
38:03je vais vous parler
38:17Non, non, non, donnez-moi la même chose que ce monsieur et rien à vendre.
38:21Est-ce que vous voulez vous boire ?
38:24Oh, il finira pas sa bouteille.
38:35Si le fils que tu as eu avec ma femme est mort, je ne suis pas pour rien, Gilbert.
38:42Moi aussi, je veux la vérité, quand tu es parti avec ma femme, est-ce que j'ai pleuré, moi
38:46?
38:48J'étais beau joueur, non ? Quand tu l'as rejointe à Rome, est-ce que tu t'es soucié
38:55de moi ?
38:55À cette époque-là, tu avais une maîtresse ?
38:57Évidemment. J'en ai toujours eu.
39:02Oh, messieurs, s'il vous plaît.
39:07Que tu le crois ou non, j'aimais ton Paul.
39:13Bon.
39:16Gilbert, ta place est à la commanderie et je t'y attends. Bonsoir.
39:34Bonsoir.
39:38Bonsoir.
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