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  • il y a 7 heures
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01:53Poussé par Florence, Armand Berg a accepté de se présenter
01:56à l'élection législative partielle de Château-Ballon.
02:00Sans pour autant abandonner son travail à la clinique,
02:02où il a recueilli une jeune droguée que son neveu lui a amené en catastrophe.
02:07Mais sa campagne électorale est entachée par l'inculpation de son cousin.
02:11Une affaire qui le gêne d'autant plus que Philippe Berg,
02:14profitant d'une convocation au palais de justice pour interrogatoire, s'est évadé.
02:19Bonjour, pour moi la même chose.
02:21Madame, non, je n'ai rien commandé, monsieur Travers.
02:23Ah bon ?
02:30Puis-je me permette de vous faire remarquer que l'édition est bouclée,
02:34que votre journal n'est pas en feu,
02:36et enfin au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte,
02:40que je suis là.
02:42Je me demande si nous avons bien fait de commander les affiches à Coquerel.
02:48Bardin est plus cher, mais il a plus de...
02:53Comment dire ?
02:55De piquets.
02:58Je me demande s'il vous arrive parfois d'être une femme.
03:04Moi ?
03:06Mais souvent.
03:09Pourquoi vous n'avez pas envie de m'embrasser aujourd'hui ?
03:12Si, madame.
03:16Disons que je suis aussi quelqu'un qui s'accroche,
03:21qui se bat,
03:23qui fonce.
03:25Ça vous paraît bizarre ?
03:27Non, monsieur.
03:29Téléphone pour vous, monsieur Travers.
03:31Ah, excusez-moi.
03:32Je prendrai comme vous la terrine de l'arbre.
03:35J'ai horreur de ça.
03:37Je vais pas lui prendre la salade composée.
03:41Vous êtes gentil, il faut notamment les deux salades composées.
03:52Phil vient de s'évader.
03:54Il a sauté par la fenêtre.
03:55T'es chez le juge, le coup de Spadjari.
03:57C'est pas vrai.
03:58Mais quand ?
03:59Cet après-midi.
04:01Les flics viennent juste de le faire savoir.
04:02On les comprend, pas pressés.
04:05Désolé, Solange.
04:07Tenez-les au chaud.
04:08Pour demain.
04:10Je vous l'ai dit.
04:12Nous deux, on n'aura jamais le temps.
04:13Mais de quoi ?
04:23Ça nous prouve au moins qu'il avait un relais.
04:26Parce qu'avec un engin comme ça, il pouvait aller beaucoup plus loin et surtout beaucoup plus vite.
04:31Absolument pas, il fait des barrages.
04:32Tout le dispositif a été en place en un quart d'heure.
04:35Et en plus, il n'a pas un rond sur lui.
04:36En conclusion ?
04:38En conclusion, il est encore dans le périmètre.
04:39Eh ben tout juste.
04:40Tu sais que tu vas finir comme il sert, toi ?
04:42J'espérais bien de plus de temps que j'attends.
04:44Quelle heure il est là ?
04:46Deux heures.
04:47La merveille, le soleil qui va pas se lever avant 6h47.
04:51On va bien savoir qui c'est le con qui a inventé l'heure légale de perquisition, je vous le
04:54dis.
04:54En plus, on se légelle.
04:55Ouais.
04:56Bon, allez les mecs, on en barre.
04:59On va aller se légeller sur place.
05:01Ça nous changera.
05:07Je comprends bien, commissaire.
05:09T'as une idée.
05:10Mais mon vieux germain, si je n'avais pas des idées, je ne serais pas le commissaire.
05:16Limite bien d'haréco, là.
05:17Mais bon, allez, démarre, toi.
05:27Oui, oui, oui, j'arrive.
05:30Les attentes, c'est le marbre.
05:36Eh bien, pour le marbre, c'est pas du bronze, hein.
05:39Vous avez une meilleure idée ?
05:41Situation merdeuse, explication merdique.
05:47Tiens, salut, docteur.
05:49Salut.
05:49On te croyait mort ?
05:50Ah oui, je suis mort, oui, mais il ne faut le dire à personne.
05:52Parce que l'univers et ma sœur ont encore besoin de moi.
05:57Dis donc, on en a mis un temps pour te joindre, toi.
05:59Ah oui, mais j'ai demandé qu'on ne me réveille pas.
06:01J'ai eu une urgence en début de nuit, ça a duré trois heures.
06:04Une urgence, hein ?
06:06Ben quoi, qu'est-ce qu'il y a ?
06:07Oh non, rien.
06:15On t'aurait pas du whisky ?
06:17Ah non, jamais d'alcool dans mon bureau.
06:20Et je veux dire, avec des visiteurs comme toi, c'est plus prudent.
06:23Ben, on peut rêver, hein.
06:25Ben, dis-donc, alors raconte, hein.
06:26Il paraît que c'est le grand grand-bas, tu te fonds d'un édito.
06:28Ah ben, évidemment.
06:30Tu veux quand même pas qu'on traite cette évasion comme la moindre petite information.
06:34Est-ce que tu mesures les retombées pour toi ?
06:39Oui, ça commence, mais enfin...
06:40Bon, alors, qu'est-ce qu'il raconte ton édito ?
06:42Comment un type qui jouit apparemment de toutes ses facultés, un ancien parachutiste,
06:48peut choisir de sauter par la fenêtre du palais de justice sept mètres,
06:52au risque de se tuer, au risque même de se faire abattre ?
06:55Alors, je demande, je demande au public, je te demande...
06:58Ah, bref, écoute, on n'est pas aux assises, et puis je suis pas le jury, moi.
07:01Bon, tu me laisses finir, oui ?
07:02Vas-y.
07:03Je demande pourquoi ça.
07:05D'abord, je trouve ça bête, parce que du même coup, il se proclame coupable.
07:10Et après tout, c'est bien possible, hein.
07:14Je n'exclus pas du tout le fait qu'il se soit évadé pour échapper au châtiment.
07:17Non, mais je trouve que c'est un petit peu simple comme raisonnement.
07:21Alors, j'aimerais qu'on pose la question autrement.
07:24Est-ce qu'on pourrait pas voir dans le geste de Philippe,
07:26un geste de désespoir, la protestation désespérée d'un mec qui n'est pas coupable,
07:31mais que les vrais coupables se sont acharnés pour faire passer comme le coupable ?
07:36Tu me suis ?
07:37Je crois, moi.
07:38Oui. Le type piégé, dans 36 machinations,
07:43en espérant, peut-être, que l'opinion se posera des questions.
07:47Voilà.
07:49C'est pas mal joué, ça.
07:52Excuse-moi, on fait ce qu'on peut, hein.
07:53Bah oui, mais c'est pas ce qui tirera Philippe d'affaire.
07:55Non.
07:56Ça va peut-être pas, mais enfin, en tout cas, je vais te dire,
07:57nous, on aura pris du recul, hein.
08:00Et qu'est-ce qu'il en dit, Travers ?
08:02Tu me fois un peu la paix avec Travers.
08:06Travers et moi,
08:08pensons qu'il y a un mec qui est beaucoup plus emmerdé que nous en ce moment.
08:11C'est Quentin.
08:12Plus, j'en sais rien, mais au moins autant, ouais.
08:15Dis-moi, tu m'as l'air un petit peu fatigué.
08:17Je suppose que t'as rien pris depuis ton urgence.
08:20T'en avais ?
08:21Eh oui.
08:24Tiens.
08:24Ah oui, merci.
08:31Ça fait vieillir la politique.
08:33Et ça trempe, non ?
08:35Bon, je vais aller dormir, je suis fatigué.
08:40Florence, vous devriez en faire autant.
08:43Je vais rester pour l'édition.
08:44Peut-être.
08:45Je te le ramène ?
08:46Non, non, non, j'ai ma voiture.
08:48Bon, ciao.
08:48Ciao.
09:18Sous-titrage Société Radio-Canada
09:24Eh bien, attends, Florence Berg.
09:26Eh bien, mon petit Germain, j'ai l'impression que ça va être notre fête.
09:34Sous-titrage Société Radio-Canada
10:01Sous-titrage MFP.
10:04Musique douce
10:29Alors il s'est évadé hein ? Grand bien de lui fasse !
10:33J'espère que ça vous vaudra tous les emmerdements du monde.
10:36Non mais ce que je trouve ignoble bande d'imbéciles, c'est que vous vous permettiez de rentrer chez moi
10:40en imaginant que le Philippe Berg peut se planquer ici.
10:44Monsieur Bossis, j'exécute les ordres. On a pensé en haut lieu.
10:48Oui en haut lieu, en haut lieu, vous leur direz que je s'en fiche du crétin.
10:52J'imaginais que je pourrais abriter une ordure, j'ai officiellement l'assassin de mon fils !
10:57On m'a dit que vous étiez bête dans la police. Mais à ce point-là, vous avez le pompon.
11:03Tu as saisi ?
11:04Calme-toi Gilbert, j'ai tout saisi. Ces messieurs ont dit la vérité, ils exécutent.
11:10Ils ne font qu'exécuter un coup qu'on leur a ordonné de porter au berg, n'est-ce pas
11:14?
11:14Attention là, madame, vous attentez à la dignité d'un officier de police.
11:17Si j'avais le temps, je vous poserais un cataplasme.
11:20Ça doit être quelque chose, la dignité d'un officier de police, hein ?
11:24Dites-moi, monsieur Nicolo, est-ce que du temps de mon père, quelqu'un aurait osé vous ordonner une perquisition
11:29à la commanderie ?
11:30Je n'ai pas à vous répondre, madame. Je voudrais simplement et sans crise inutile qu'on me laisse faire
11:34mon travail.
11:35Je vais !
11:36Faites, commissaire, faites donc.
11:38Va-t-il de montrer leur le chemin et surtout n'oubliez pas le souterrain.
11:41S'ils ne trouvent pas le masque de fer, c'est que vraisemblablement, ils l'auront oublié.
11:44Venez, messieurs.
11:47Venez.
11:53Ah, saloperie.
11:55Tu vois, Gilbert, nous étions riches. Nous devenons influents.
11:59Peut-être qu'un jour, nous serons importants.
12:01En tout cas, on essaie déjà de nous le faire payer.
12:04Pourquoi ? Tu as des soupçons ?
12:05Oh, pas des.
12:07Ah, mais c'est encore un petit peu flou. Je préfère attendre.
12:16Cette fois, je ne les ai pas loupés.
12:19Ils ont eu leur paquet.
12:21On dirait qu'ils ont compris.
12:22Ils ont juste donné un petit coup d'œil dans les chambres.
12:25En rentrant chez Julien, ils vont se faire recevoir.
12:27Mais qu'ils ne se lèvent jamais avant dix heures.
12:30Julien n'est pas chez lui.
12:31Il est parti très tôt pour la Syrie.
12:35Pour la Syrie, cette heure-ci ?
12:37Oui.
12:38Ah.
13:06Il est parti très tôt pour la Syrie.
13:26Jibé ?
13:27Quelle surprise !
13:28Bonjour.
13:29Vous avez de la chance, le café est prêt.
13:31Oui, j'en prendrai bien une tasse.
13:34Vous avez chassé dans le coin ?
13:36En quelque sorte, oui.
13:39Il est tissé.
13:41Avec qui ?
13:42Gilbert.
13:44Oh, quelle bonne surprise.
13:47Mais tu es tombé du lit ce matin ?
13:51Je suis peut-être ta deuxième bonne surprise.
13:55Il n'y a pas quelqu'un qui est venu déjà ?
13:57Il se raconte.
14:02Bouge pas, salaud.
14:03Gilbert, vous êtes fous.
14:04Non.
14:05Julien.
14:06Pas ça en main.
14:09Alors, comme ça, on cache un assassin.
14:14Quand j'ai su que tu étais sorti si tôt ce matin, j'ai bien pensé qu'il y avait
14:16une sacrée raison.
14:18Alors là, voilà la raison.
14:20Mais c'est normal, de si grands copains.
14:22Des copains qui ont fait des 400 coups ensemble.
14:24C'est normal.
14:27Sûrement, t'aurais dû réfléchir que ton cher cousin, ton cher copain, il avait aussi tué mon fils.
14:37Gilbert, ça suffit.
14:38Abaisse ce fusil.
14:52Ça m'aurait pourtant fait plaisir de te transformer en écumoire.
14:58Mais, il y a la guillotine.
14:59C'est pas mal non plus.
15:01Bon, on va téléphoner aux flics.
15:03Ah, Niccolo va être content, hein ?
15:04Il s'est pas dérangé pour rien ce matin.
15:06Ça lui a servi d'être un con, celui-là, hein ?
15:09Va téléphoner !
15:13Non, laisse, Julia.
15:15Moi, je vais le faire.
15:24Vous trompez, monsieur Bossis.
15:28Je vous comprends.
15:30Mais vous vous trompez.
15:33Je ne suis pour rien à la mort de Paul.
15:37Certaines appareils sont peut-être contre moi.
15:39Et je ne vous dirai pas que je n'ai pas fait de conneries.
15:42Mais je ne suis pour rien à la mort de Paul.
15:46Escroquerie, abus de biens publics et...
15:47Ça ne s'est pas dû à un assassin.
15:48Non, mais ça leur rapproche.
15:50Et nous ? Nous cachons rien à un assassin.
15:52Je le jure sur la tête de mon père.
15:55Je n'ai pas trempé dans ce meurtre.
15:58Si je me suis évadé, c'est parce que les ordures qui l'ont organisée veulent me le coller sur
16:01le dos.
16:03Alors cela dit, d'accord, la guillotine ?
16:05Je n'aime pas.
16:07Et entre la guillotine et la cavale, j'ai choisi la cavale.
16:11Parce qu'on ne vit qu'une fois.
16:12Gilbert.
16:17Il existe une preuve écrite.
16:19Comme quoi les tueurs de Paul ont bénéficié de la protection d'une haute personnalité.
16:24Quelle preuve ?
16:25Une lettre.
16:27On ne peut plus officielle.
16:29En tête d'un ministère.
16:32Et signé du ministre.
16:34Et je l'ai.
16:36Et si vous la voulez, vous l'aurez.
16:39Donne.
16:41Non, je ne donne pas.
16:42Je vends.
16:43Et cher.
16:46Désolé, mais je ne suis pas dans une situation qui peut me permettre de faire des cadeaux.
16:49Je ferai sûrement très plaisir au Berg et à d'autres en m'évanouissant dans la nature.
16:53Mais pour ça, il me faut 10 millions.
16:56Ancien.
16:58Bien sûr, je n'ai pas dit que j'irais dans la lune.
17:01De qui est signée cette lettre ?
17:07Quentin.
17:25C'est très bon tout ça.
17:27C'est excellent.
17:28Bon.
17:30Qu'est-ce qu'il te faut, là ?
17:32Les sondages, tu sais.
17:35Les rétroviseurs, les sondages.
17:37Ils reflètent une situation déjà derrière nous.
17:40Oui.
17:42Moi, j'ai dit très clairement une chose, parce que je suis dans mon fief, je bénéficie d'une rente
17:47de situation.
17:48Avec en plus aussi, je te l'accorde une certaine part de veines, oui.
17:52Mais ce qui va venir derrière moi au premier tour sera très vraisemblablement le socialiste, le Parisien pérol dépourvu de
17:58tout attache ici.
18:00Bon, alors, j'avoue, je le préfère à Berger.
18:02Mille fois d'accord, et je vois que tu me rejoins.
18:05Berger aurait pu être dangereux.
18:07Parce que lui aussi, d'une certaine façon, il est dans son fief.
18:11Oui, oui, enfin, mettons, enfin, avec quel programme ?
18:17Un programme de notables, la vague promesse d'une gestion saine et transparente, n'existe pas.
18:22Il n'y a pas de gestion transparente.
18:24Mais il y a pourtant des gens qui le croient.
18:28Ah, les malheureux, les innocents.
18:30D'abord, les notables transparences, ça n'existe pas.
18:34Parce que je suis transparent, moi.
18:38Non, sans compter que si quelqu'un souffre en ce moment, c'est les bergues.
18:42Eh oui, tous les flics aux fesses du cousin Philippe, excuse-moi, j'aime.
18:48La perquisition à la commanderie, j'adore.
18:51Le morceau de bravoure qu'en a tiré Florence dans la dépèce, j'adore aussi.
18:56Eh bien oui, j'adore dans la mesure où il prouve que les bergues râment comme des malheureux.
19:01Attention, naufrage.
19:03C'est ton avis, non ?
19:05Mon avis, c'est que les gens commencent à croire que Philippe Berg pourrait être un meurtrier.
19:12Eh bien, il faut achever le boulot.
19:15Il faut leur faire croire qu'il a tué.
19:23Dis-moi, tu es en reportage dans la région ?
19:25Si on veut.
19:27Je travaille pour le groupe Boulard.
19:29Tu n'étais pas au courant ?
19:30Si, si.
19:31Il faut bien vivre, non ?
19:33Ce serait bête de cracher dessus.
19:3412 quotidiens, 7 magazines.
19:37Il n'y a pas tellement de cow-boys dans la profession.
19:43Alors, comment ça marche à la dépêche ?
19:46Très bien.
19:48Et la nouvelle patronne aussi, elle est très bien ?
19:51Super.
19:52Elle ne t'est pas très.
19:55Elle ne tiendra pas le coup.
19:57On ne s'improvise pas chef d'entreprise.
20:00À plus forte raison d'un journal.
20:03Elle ne t'est pas très parce qu'elle apprend très, très vite.
20:06Mais l'apprentissage, ça coûte cher.
20:10Quand il s'agira de payer l'addition à Florence Berg,
20:14elle aura peut-être des problèmes.
20:17Et un secours financier sera peut-être le bienvenu.
20:20Pourquoi tu as décidé de mettre tes petites économies dans la dépêche ?
20:24Ou aller vite par poste ?
20:26Tu m'as très bien compris.
20:28Oui, je vois.
20:30Ton tomboulard salive déjà.
20:32C'est ça ?
20:33Oui.
20:34Mais malheureusement, la dépêche n'est pas avant.
20:37Et aujourd'hui, moins que jamais.
20:39Aujourd'hui ?
20:40Mais plus tard ?
20:42Écoute, Laurieux, tu me fais chier.
20:44Où tu veux en venir ?
20:46À ton avenir.
20:47Paris.
20:48Ça ne t'intéresse pas d'y revenir ?
20:50De refaire surface ?
20:53Si j'ai bien compris, tu me proposes un boulot à Paris.
20:57Dans un quotidien boulard.
20:59À terme, oui.
21:01Si tout se passe bien ici.
21:04C'est quoi bien ?
21:07Téléphone-moi régulièrement.
21:09Et dis-moi ce qui se passe chez vous.
21:11C'est tout.
21:15Tu sais, je pensais bouffer avec un vieux copain.
21:18Pas avec un sergent-reputeur.
21:21Travers, fais pas le con.
21:24Est-ce que tu es devenu susceptible ?
21:25On ne peut plus rien dire.
21:28Je paye ma part.
21:30S'il y a de la monnaie, c'est pour le service.
21:36Alors, je suis le dernier des crétins.
21:38Te gêne pas, dis-le.
21:40Si je le pensais, je te le dirais.
21:41Mais je ne l'ai jamais pensé.
21:44Bien au contraire, figure-toi.
21:47Qu'est-ce que ça fait 20 minutes que je parle pour ne rien dire ?
21:50Philippe me bluffe.
21:51D'après toi, il n'a qu'une idée en tête.
21:53C'est de me refaire de 10 millions.
21:56J'en sais rien.
21:58J'en sais rien, je préférerais en parler avec Armand.
22:04Tu l'as vu, Philippe ?
22:07Non, il me téléphone.
22:15Vous avez vu l'éditorial de ma petite soeur ?
22:18Alors, vous qui êtes d'opinion publique, qu'est-ce que vous en pensez ?
22:21Malin, très malin.
22:23Votre soeur a l'air de se mouiller sans se mouiller.
22:26Madame Saviard, peut-être pas pareil ?
22:28Oui, mais elle est beaucoup plus calme qu'hier.
22:29On va jeter un petit coup d'œil.
22:30Oui.
22:31Monsieur !
22:32Quoi ?
22:34Bon Dieu !
22:40Moi, je ne veux pas.
22:42Oui, mais vous êtes sur ma responsabilité.
22:43Vous allez à monter dans votre chambre.
22:45Mais quoi ? Je veux dire merci.
22:46Merci.
23:03Bon, madame nous fait une crise d'hypoglycémie.
23:06Vous appelez le labo, puis vous demandez les analyses pour midi.
23:09Et en même temps, vous demanderez un électron.
23:21Bien, bien, je vous envoie quelqu'un tout de suite.
23:26Vous allez au 117 rue Boileau, s'il vous plaît.
23:28Si, ne traînez pas, on a besoin de ces affiches.
23:31Bien, monsieur.
23:33Ah, bonjour, madame.
23:34Vous avez vu les sondages ?
23:36Tout à l'heure, chambonnance.
23:37Tu as une minute, Armand ?
23:38Oui, bien.
23:47Conseil de guerre restreint ?
23:48Conseil de guerre ?
23:49C'était modeste.
23:50Aujourd'hui, on dit cabinet de crise.
24:00Bon, ben, puisqu'il semble que je ne dois pas en être,
24:03je vais aller me piquer le nez dehors.
24:04Vous savez ce qui fait mes délismes ?
24:05Non.
24:06Un grand verre bien frappé, un tiers contrex, un tiers ceinture, un tiers badoire.
24:11Oui, ça, je vous ferais goûter, ça, c'était pas tant.
24:13Non, merci, moi, je m'éclate uniquement au vitel.
24:16Ah, ben, alors.
24:23Non, non, non, je suis pas d'accord.
24:24Je suis pas d'accord.
24:25Battre Quentin, ça, je demande pas mieux.
24:26Mais pas avec ce genre de procédé.
24:29C'est vrai, c'est pas mon style.
24:31C'est pas le tien non plus, j'espère.
24:32Ah, non.
24:33C'est exactement ce que je viens de dire.
24:35D'abord, qui l'a vu, cette lettre ?
24:37Ben oui, qu'est-ce qu'il nous prouve qu'elle existe ?
24:38Bien, mais moi, j'y crois.
24:41Ça arrive, non, d'être sûr de quelque chose, sans preuve à l'appui.
24:45Gilbert, est-ce que tu as réfléchi qu'un document, ça se fabrique ?
24:49Et depuis trois ans qu'il est à la mairie, auprès de Quentin, c'est l'enfance de l'art
24:52pour Philippe, de piquer du papier en tête.
24:54Et alors, imiter une signature, je peux te certifier que ça aussi, c'est l'enfance de l'art.
24:58Oui, oui, je vous entends, mais vos scrupules vous honorent.
25:01Mais moi, je n'ai pas le choix.
25:03Moi, on m'a tué mon fils.
25:04Donc, j'ai décidé de croire Philippe.
25:07Alors, les 10 millions, je les trouvais tout seul, hein.
25:10Gilbert, on ne décide pas de croire.
25:13Regarde-moi, je ne décide pas de croire que tu vas acheter du vent.
25:16Simplement, j'y crois plus profond que moi.
25:18Mais il n'y aurait qu'une seule chance sur 100 que ça ne soit pas du vent.
25:21Je veux cette lettre.
25:23Si Philippe m'a trahi, je te jure qu'il n'emportera pas au paradis.
25:26Mais si cette lettre existe, et si elle est vraie, je te jure que j'aurai la peau de Quentin.
25:35Je te ramène, Gilbert ?
25:36Non, merci.
25:38Je rentrerai tard.
25:4010 millions, ça ne se trouve pas comme ça.
25:43Salut.
25:44Bonjour.
25:47Qu'est-ce qu'il a, Gilbert ? Les ennuis ?
25:49Les jets différents.
25:51Et il t'a vu les sondages ?
25:52Oui, oui, je les ai vus.
25:56On dirait que je suis arrivé après la bataille.
25:59Pas du tout.
26:00La bataille n'est pas encore livrée,
26:02et je vais avoir besoin de vous plus que jamais, mon petit travers.
26:07Très bien.
26:09Oui, j'ai donné.
26:12À bientôt.
26:15Il fait confiance.
26:17J'espère qu'il n'a pas tort.
26:19Il t'aura ton argent.
26:21C'est bon de se sentir entre les mains d'un petit planète.
26:24Ça fait longtemps que ça n'était pas arrivé, tiens.
26:28Vous, vous prenez le vent côté perrole, le socialo.
26:32Et vous, vous vous occupez de berg.
26:36En essayant de voir côté vie privée.
26:38Oui, oui, c'est rien de cloche.
26:41En vous disant qu'il faut que quelque chose cloche.
26:47La vraie, mais votre notaire exagère.
26:51Évaluer un journal de l'importance de la dépêche
26:53à seulement 20 millions,
26:56c'est un peu, excusez-moi, de l'enfantillage.
27:02Et vous, vous diriez combien ?
27:07Ça mérite une longue étude.
27:09Enfin, je sais pas, dites-moi un chiffre.
27:14A priori...
27:1660, maximum.
27:20Là, vous m'assassinez.
27:22Oh, il y a longtemps, madame,
27:23que le fisc assassine les gens.
27:25Mais en connaissez-vous beaucoup qui en soient morts ?
27:30Enfin, le journal n'est pas un bien comme les autres.
27:33Mais ça parle de l'immeuble et le matériel.
27:35Ça représente exactement zéro.
27:38Je vais même vous dire,
27:39ça coûte généralement beaucoup d'argent.
27:41Et avec la dépêche, je peux vous le prouver.
27:44Chiffrement.
27:45Non.
27:46Ça peut...
27:48éventuellement intéresser un groupe financier,
27:52un parti politique désireux
27:54d'influencer l'opinion dans un sens ou dans un autre.
27:57Ah, mais vous me donnez une idée.
28:01Appelons le groupe Boulard.
28:03Demandons à M. Boulard en personne
28:05combien il serait disposé à mettre pour avoir le journal.
28:09Son chiffre sera le mien.
28:11Vous êtes d'accord ?
28:13Non.
28:16Dommage.
28:17C'était une solution élégante.
28:22Mademoiselle, s'il vous plaît.
28:27Cette note aussi sera pour moi.
28:30Question d'élégance.
28:58Sous-titrage Société Radio-Canada
29:22Bonsoir, Gilbert.
29:24Bonsoir.
29:25Tu ne m'en veux pas trop, j'espère.
29:27Pour ?
29:28Pour Philippe.
29:29Pas trop.
29:31Moins que je devrais.
29:34Bien entendu, la banque refuse de m'avancer la somme.
29:38J'ai proposé un de mes brevets comme garantie,
29:41mais ça ne marche pas non plus.
29:43Je suis désolée, mon pauvre Gilbert.
29:45Toi non plus, tu n'as pas l'air très vaillante.
29:48Je sors d'en prendre.
29:50Tu sais à combien le contrôleur est s'il me la dépêche ?
29:5360 millions.
29:55Eh ben, dis donc.
29:57Problème, non ?
29:59C'est le tien.
30:00Moi, je veux bien.
30:02Ce qui signifie en clair que pour les droits,
30:04c'est moi qui casse que je vais le plus.
30:06Tout en ayant le bien le moins négociable.
30:08Permets-moi de te dire que tu ne l'as pas volé.
30:10L'héritier naturel du journal, c'était moi.
30:14C'est mon métier.
30:17Toi, tu essuies les plâtres.
30:18Tu paies les pots cassés.
30:23Florence.
30:29Si nous dénoncions le testament,
30:31après, on pourrait rééquilibrer tout ça.
30:36Je vais y réfléchir.
30:38Oui.
30:40Ou alors, tu vends.
30:43N'oublie pas que Marilou et moi,
30:44nous ne te voulons que du bien.
30:51J'en ai marre.
30:53J'en ai marre, Gilbert, d'être un homme,
30:56comme dirait Travers.
30:59Il a dit ça, Travers ?
31:01Je n'aurais pas cru.
31:23A voté.
31:30A voté.
31:40Je n'ai pas cru.
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44:15Oui, oui, je te laisse carte blanche, mais pas de saloperie, Jérôme, tu m'entends, hein, pas de saloperie.
44:20Je traduis pas de grosse saloperie.
44:22Non, non, non, non, je traduis pas de saloperie du tout.
44:25Le moins possible, quoi.
44:28Tu connais ma discrétion.
45:07Alors ?
45:08Toujours pas trouver ton argent.
45:10Oh, merde !
45:12Moi, je te préviens que si dans 48 heures, j'ai pas ce fric, je me tire.
45:14Parce que j'ai pas pour rire ici, hein.
45:35Tiens.
45:37Je vous sais, bonjour.
45:39Bonjour, monsieur Tomali.
45:41Je te convente jamais.
45:43Ben, je...
45:44Je passais devant chez vous, alors j'ai tenu à venir vous féliciter pour monsieur Armand.
45:49Oh, mais c'est que c'est pas encore fait pour Armand.
45:52Y a cette fripouille de Quentin qui fait 48% des voix.
45:55C'est pas à pleurer ?
45:57Si vous aviez les moyens de lui casser les reins, vous le feriez, hein ?
45:59Ah, sans hésiter.
46:01Ah, oui, ben moi je l'ai et je ne peux pas le faire.
46:03Mais c'est quoi, le moyen ?
46:05Des briques, je ne les ai pas.
46:09Tu vois, je vous ai apporté ça.
46:12Voilà, c'est une laillette que nos femmes m'ont tricotée pour le bébé.
46:16On s'est dit que Catherine ne l'accepterait jamais de nous, alors on a pensé, enfin si vous vouliez
46:21bien lui donner.
46:22Sans lui dire d'où ça vient, bien sûr.
46:26Comme ça il y aurait quelque chose de la famille dans le berceau du petit.
46:31C'est très délicat monsieur Kovalik, mais vous n'êtes pas venu que pour la laillette.
46:38Ben non, le baptême.
46:41Est-ce que vous pensez par exemple qu'il pourrait se faire chez nous le baptême ?
46:45C'est une tradition, vous comprenez, et on y tient.
46:49Je ne crois pas que ça plaira à Catherine.
46:50Mais si vous lui en touchez un mot, hein, juste là.
46:54Ok, je ne crois pas vraiment que ce soit dans mes affaires.
46:57Monsieur Bossis, vous avez parlé de 10 millions, non ?
47:04Bon, entre grands-parents, on peut se donner un coup de main, pas vrai ?
47:10Alors vous parlez à Catherine et moi je vous dépanne.
47:24Ça veut dire que les bergues en seraient à 10 millions près ?
47:29Il a dû quand même les taper en premier.
47:32Sans résultat, il faut croire.
47:35On dit que c'est pour les frais de la campagne électorale, moi je crois plutôt que c'est pour
47:38les frais de succession.
47:38Et ça va coûter chaud.
47:41Il va falloir qu'il racle les fonds de tiroirs.
47:45Bossis, ce n'est pas son problème.
47:47Son problème, c'est Quentin.
47:49Il veut se le faire.
47:50Comment ? C'est ça, son idée.
47:53S'il veut casser les reins à Quentin, je ne vois pas pourquoi les bergues ne l'aideraient pas.
47:58Ils ne pousseraient plus trop.
48:00Écoute le père, ne me demande pas le mot de la fin, j'en sais rien.
48:04Et ce que je sais, c'est qu'il se prépare une belle salade où tout le monde va se
48:10casser les reins.
48:12Les bergues y compris.
48:20Alors, téléphone à Bernard.
48:23Dis à notre Américain qu'il rentre par le premier avion, on va avoir besoin d'un cerveau.
48:31Oui.
48:34On peut affirmer sans crainte de démenti que le premier tour de la partielle de Château-Vallon a été marqué
48:41par deux énormes surprises.
48:43D'abord, la mise en ballotage de Georges Quentin.
48:46Ensuite, la percée du docteur Bergue qui devance Paris.
48:51La seule question qu'on pose le second tour est la suivante.
48:54Georges Quentin, peut-il être battu ?
48:57Armand Bergue, malgré le crédit dont bénéficie toujours la nouveauté.
49:01Comme quoi une législative partielle est avant tout un événement local.
49:05Comment expliquer autrement l'élimination au premier tour de Perrault au profit de Bergue,
49:08alors que partout en France aujourd'hui, chaque élection témoigne de la montée du socialisme ?
49:21C'est parti, c'est parti.
49:51Tu sais que ça fait du bruit, ta victoire sur Perrault ?
49:54Avec l'effet de surprise, ça risque de faire monter ta cote.
49:58Et si j'arrive à réunir les abstentionnistes du premier tour...
50:01Oh, Armand, je te parle ?
50:04Je suis amoureux, dis donc.
50:06Ah bon, très bien.
50:09Ça te fait pas de mal ?
50:10Oh là, je suis amoureux, je te dis.
50:14Je te parlais des abstentionnistes.
50:18Des abstentionnistes ?
50:19Ben oui, je t'écoute, mais les abstentionnistes, c'est très bien.
50:22Mais dis-moi, t'es devenu fou ou quoi ?
50:24Amoureux fou.
50:31Quand je pense que je me suis cassé la tête en ton honneur,
50:35tout ça pour m'entendre dire maintenant des conneries...
50:38Bon, t'as jamais été amoureuse ?
50:39Ben, alors ?
50:40Idiot.
50:41Ben, alors.
51:16C'est parti !
51:51C'est parti !
52:12C'est parti !
52:28C'est parti !
52:45C'est parti !
53:03C'est parti !
53:33Des colères de Quentin viennent de se faire tabasser sec.
53:36Agressant inconnu, ça va de soi.
53:38Je vais téléphoner aux flics, c'est qu'on a été déjà partis quand je suis arrivé.
53:41Je suppose que ça non plus, ça ne t'intéresse pas.
53:44Quoi ?
53:44De savoir qui a ordonné de taper sur l'équipe de Quentin.
53:47C'est pas toi, alors qui ?
53:49Je sais pas, écoute, tu t'occupes de tout ça, hein ?
53:51Et puis, bonne soirée, parce que moi, il faut que je m'en aille.
53:54Tu manges pas ?
53:54Non, non, j'ai pas faim.
53:55Encore des urgences ?
53:57Note bien que pour une fois, tu n'en as qu'une.
54:00Malheureusement, ça risque d'être plus grave.
54:06Trois blessés dont un grave.
54:08Et en plus, ils ont formellement reconnu le chef d'équipe d'Armand.
54:11Voyez ce grand rouquin ?
54:13Effectivement, très reconnaissable.
54:14Merde !
54:15Si ça devient ça, ça promet pour dimanche.
54:19En attendant, tout le monde à la dépêche, sur le pot.
54:23Ça y est, ça recommence.
54:25Chaque fois qu'on va être seuls.
54:49Rêve éblouissant d'amoureux
54:53Mon mercenaire et ambitieux
54:58Tout se confond aveuglement
55:04Dans la folie et dans le sang
55:12Puissance et gloire
55:16Dans le trouble d'un regard
55:21L'aventure et la passion
55:27Autour de Château-Malant
55:33Puissance et gloire
55:38Étrange brûlant
55:41Parcours
55:43Qui t'ont
55:49Fini sur un dernier mot
55:54Amour
56:20Amour
56:52L'aventure et la passion
56:57Fini sur un dernier mot d'amour

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