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  • il y a 2 jours
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01:52Antonin Bergmort, c'est sa fille Florence qui lui succède la direction du journal.
01:57Elle a finalement accepté, après avoir rompu avec son amant Georges Quentin, le maire de Château-Vallon.
02:04Mais quelle va être la réaction de son frère Jean-Jacques,
02:07lui qui depuis longtemps espérait passer du fauteuil de rédacteur en chef à celui de patron.
02:14Ça fait jeune le patron là, non ?
02:16Tu as déjà vu une nécro avec la photo d'un mourant ?
02:19Embellir le mort, c'est notre dernier cadeau.
02:22Allez, tu peux rouler Marcel.
02:54Non, non, c'est pas rond.
02:55C'est toi qui m'entendez, non ?
02:57Oui, merci.
02:58Non, c'est pas toi et c'est ça, c'est Alita.
03:00Oui, c'est la nouvelle secrétaire, oui.
03:01Bien.
03:02Très, très, très bien.
03:04Oui, je pourrais plus d'accord.
03:08Avec les différents.
03:10C'est ça, la porte de votre.
03:11Merci.
03:16Merci.
03:19Et attends la confirmation avant.
03:21Je t'en fais combien ?
03:23Un demi-feuillet pour le bas de la vis.
03:25C'est un truc pour Edelman, ça.
03:34Madame, vous croyez bien que nous tous...
03:37Oui, je le sais.
03:38Merci, mademoiselle Manger.
03:40Moi aussi, je suis bouleversée et croyez-moi, beaucoup plus que je ne saurais l'exprimer.
03:46Mais le journal continue, n'est-ce pas ?
03:48C'est bien ce que vous vouliez me dire ?
03:50Oui, madame.
03:52Alors, eh bien, trouvez-moi un bureau où je puisse travailler.
03:59Je pense que le bureau de votre père, il vous revient de droit.
04:15Non, pas celui-là.
04:19Celui-là restera fermé jusqu'à nouvel ordre.
04:23Trouvez-moi autre chose.
04:28Si vous pensez que le mien peut faire l'affaire...
04:30Oui, oui, absolument.
04:32Merci, maître.
04:33Allons-y.
04:50Convoquez-moi les chefs de service.
04:57Passez-moi à madame Franchot, s'il vous plaît.
05:00Qu'est-ce que c'est que ça ?
05:02C'est la maquette de la une, madame.
05:04Ça ne vous convient pas ?
05:06J'ai changé d'avis.
05:08Conférence de rédaction, je voudrais tout le monde immédiatement.
05:14Tu vois, Jean-Jacques, c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire.
05:18Non, non, c'est le style de la dépêche.
05:20C'est exactement ce que nos lecteurs attendent.
05:22Ah oui ? Comment le sais-tu ?
05:24Tu le leur as demandé ?
05:25Je le sais, c'est tout.
05:27Je sais, ils savent qu'il n'y a pas 36 façons d'honorer un disparu.
05:30Il n'y a pas 36 façons d'honorer un disparu, peut-être.
05:33Mais le plus vibrant hommage peut se rendre avec des mots simples.
05:36Pas la peine de rajouter la grosse caisse de l'emphase.
05:38De toute façon, ce n'est pas la tradition à la dépêche.
05:41Quand les habitudes sont mauvaises, il faut les changer.
05:44Vous êtes des journalistes, messieurs.
05:46Pas un cœur de pleureuse.
05:48Écoute, je revendique totalement la sortie de ce numéro.
05:51Je ne supporte pas que tu injuries la rédaction.
05:53Je n'injuries personne.
05:56Et maintenant, tout le monde au travail, nous allons recomposer la une.
05:59Pas question.
06:01Jean-Jacques, s'il te plaît, on ne va pas se mettre à discuter maintenant.
06:11La première édition est en fabrication.
06:13Il y en a déjà un sacré paquet.
06:15Eh bien, mettez-la au pilon.
06:18Enfin, la Poste n'attendra pas.
06:20Et demain, les abonnés n'auront pas leur journal.
06:22Et ça, ça n'est jamais arrivé.
06:25Votre père en était très fier.
06:29Eh bien, prévenez-les.
06:31Prévenez chaque lecteur que nous prolongerons leur service d'un numéro.
06:35Et prévenez-les personnellement.
06:37Une lettre à chacun.
06:39Madame, ça va coûter très cher.
06:41Il faut d'abord calculer les frais de pilon, les heures supplémentaires.
06:44Et puis toutes ces lettres, les frais de poste.
06:46Madame Fauchot, j'ai donné un ordre.
06:49C'est valable pour l'administration comme pour la rédaction.
06:53Merci.
07:02Qu'est-ce qu'on fait ?
07:04Exécution, ma vieille.
07:05Comme à la guerre.
07:06Ou alors tu désertes.
07:08Ce que je fais quant à moi.
07:26On va où ?
07:28Tu n'es pas l'idiot.
07:29Tu le sais très bien.
07:30Allez-moi.
07:43Comment il est ?
07:44Qui ça ?
07:46Moi, qui ça ?
07:49Le fils de Catherine.
07:52Je vous avais interdit à tous d'aller la voir.
07:55Pour toi, tu m'as désobéi, je le sais.
07:57Je l'ai rencontré quelques fois.
07:58Comme ça ?
07:59Non.
08:00Ce n'est pas vrai.
08:02Je l'ai vu tout de suite après son accouchement.
08:04L'accouchement de son monde.
08:06C'est ma cousine, non ?
08:12Alors, à qui ils ressemblent ?
08:13Personne.
08:14Vous savez, les nouveaux-nés, ils sont tous pareils.
08:18Pauvre petit con.
08:21Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
08:23Hein ? Qu'est-ce que tu veux ?
08:35Tu commences, on dit non ?
08:36Paul.
08:38Il s'appelle Paul comme son père.
08:41Ça, c'est toi qui le dis.
08:43Pour la loi, il est né de père inconnu.
08:45Et alors ?
08:47Et alors, pour la loi, il s'appelle comme moi, ton père.
08:50Il s'appelle Kovalitsch.
08:52Il n'y a que ça qui compte.
08:53Non, il y a moi qui compte.
08:56Écoute-moi bien.
08:58Si j'ai quitté ta maison, c'est parce que j'y ai étouffé.
09:01J'y mourais.
09:03J'y crevais.
09:04Tu m'entends ?
09:05Alors, écoute, et après, tu sors.
09:08Jamais je n'y retournerai.
09:11Jamais.
09:13Qu'est-ce qu'il te parle de toi ?
09:14Il y a longtemps que je t'ai rayée.
09:17Bien sûr, j'étais une fille.
09:19Toi, il te fallait des fils, hein ?
09:20Le mal, il te fallait des fils, rien que des fils.
09:22Moi, je n'étais rien.
09:25Pas du tout.
09:26Tu avais la place qui te revenait.
09:27Oui, un goût de table, debout, à manger les restes de la veille.
09:31Parce que chez nous, les femmes mangent les restes.
09:33À vous la viande fraîche, vous les hommes.
09:36Pour être fort et nous, debout, à vous servir.
09:41Oh, mon Dieu, si je ne me retenais pas, je te...
09:45Parce que je t'avais...
09:46Je t'avais trouvé un fiancé, un de tes cousins.
09:49J'avais donné ma parole à son père.
09:50Et si tu m'avais obéi, on ne serait pas là aujourd'hui.
09:52Tu serais une femme respectée.
09:53Tu comprends ?
09:53Qu'est-ce que je suis, maintenant, hein ?
09:55Une putain !
09:56C'est ça, dis-le, une putain !
09:59T'es morte.
10:01Pour moi, t'es comme si t'avais jamais existé.
10:03Tu comprends ?
10:04C'est fini.
10:06Seulement, lui, le petit...
10:07N'y touche pas.
10:12Écoute, j'ai mes renseignements.
10:14Ton amant est mort, entre les sans-sans-le-sous.
10:17Je travaillerai.
10:18À ma connaissance, tu ne sais rien faire.
10:20T'as pas de métier.
10:23Paul avait des amis, mais drôles, eux.
10:25Ouais, tes bonbons, les fleurs.
10:28Et tu les mangeras comment, les fleurs, en salade ?
10:30Ils t'aideront huit jours, et puis adieu, Berthe.
10:33Sous-moi, il faut vingt ans, tu sais, pour faire un homme.
10:46Voilà.
10:50J'ai...
10:52J'ai cent mille francs là-dedans.
10:55100 000 en liquide.
10:59J'ai mis ça de côté, jour après jour, depuis que tu es née, pour ta dot.
11:07Pour ma dot ?
11:12Tu me l'avais jamais dit ?
11:17Alors, tu vas prendre ça, tu vas quitter Château Vallon.
11:22Tu vas recommencer quelque chose d'ailleurs.
11:25Avec ça, t'as de quoi.
11:28Comme ça ?
11:29Comme ça ?
11:32En échange de quoi ?
11:34Du petit, on l'élèvera, nous autres.
11:36Fou quand !
11:38Fou quand ?
11:39Tout de suite.
11:46Tu n'as pas le choix, ma fille.
11:48Je ne permettrai jamais que cet enfant vive avec une traînée.
12:15C'est bien ce que vous vouliez ?
12:18C'est exactement ce que je voulais.
12:21C'est digne, c'est grave.
12:23Et je vais vous dire, c'est...
12:25C'est même émouvant.
12:27Ça m'a émue.
12:30Qui l'a écrit ?
12:32C'est moi, madame.
12:33Pardonnez-moi.
12:35De quoi ?
12:37De vous avoir émue.
12:42Ben, allez-y, Marcel.
12:51Est-ce qu'il a effet la gueule, Marcel ?
12:52Apparemment, ça ne l'a pas émue.
12:55Vous savez, les typos aiment leur boulot.
12:58Et voir qu'accepter, ce qu'on a fait.
13:00Bien sûr.
13:02Bien sûr.
13:03Écoutez, dorénavant, il faudra les prévenir
13:05et puis leur dire que les choses vont changer.
13:09Ah oui ?
13:10En quoi ?
13:39Sous-titrage Société Radio-Canada
13:47C'est parti.
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22:44Ne t'inquiète pas, la semaine prochaine, on m'installe une ligne privée.
22:52Qu'est-ce qu'elle raconte, Alexandra ?
22:55Rien.
22:57C'est-à-dire ?
22:59Rien.
23:01Elle arrive ?
23:02Non.
23:05J'aurais pourtant géré qu'elle aimait bien son grand-père.
23:08Il semble que non.
23:12D'ailleurs, je me demande si cet enfant a jamais aimé quelqu'un.
23:17Là, tu exagères.
23:19Tu crois ?
23:22À Noël, j'ai craqué.
23:25J'étais trop seule tout d'un coup.
23:28Je l'ai supplié.
23:32Supplié de venir me rejoindre pour qu'on passe les fêtes ensemble.
23:38Florence, c'était un caprice de ta part et elle l'a parfaitement compris.
23:43Qu'une mère ait envie d'embrasser sa fille, tu appelles ça un caprice, toi ?
23:46En tout cas, c'est comme ça qu'Alexandra l'a ressenti.
23:48Qu'est-ce que tu en sais ?
23:56Elle me l'a écrit.
23:58Ah bon ?
24:01C'est vrai, j'ai oublié que tu as droit à des lettres, toi.
24:06Mais écoute, je suis son parrain, non ?
24:07Et moi, je suis quoi ? Je suis sa mère, moi.
24:11Pourquoi toi et pas moi ?
24:13Mais c'est peut-être que je respecte ses choix.
24:17Je prends ce qu'elle donne, c'est tout.
24:19Et surtout, je ne lui demande rien.
24:21C'était vraiment beaucoup demandé que de venir pour Noël.
24:25Coup de Florence.
24:29Mais rabâche pas avec cette affaire de Noël.
24:33Entre Alexandra et toi, il s'agit d'autre chose, non ?
24:39Alexandra a l'impression que pendant des années,
24:44tu l'as privée de son père pour régler tes comptes avec lui.
24:49Que tu l'as gardée en otage.
24:51Pourquoi ? Parce qu'il m'avait plaqué ?
24:53Oh, je t'en prie, évite-moi cette littérature.
25:02Julien.
25:06Si tu savais.
25:10Si tu savais comme je l'ai voulu, cet enfant.
25:14Si tu savais comme je l'ai attendu.
25:17Et maintenant.
25:30Un jour...
25:31Oh, elle était petite, Alexandra.
25:35On était dans un...
25:36Dans un square.
25:38Puis il y avait une vieille dame à côté de moi.
25:42Elle avait l'air tellement triste que je ne voulais pas la regarder.
25:46Puis Alexandra a défait sa chaussure.
25:48Je me suis levée pour aller la relasser.
25:52Quand je suis remontée, j'ai croisé son regard.
25:54Elle m'a sourie.
25:57Tu sais ce qu'elle m'a dit ?
26:03Le jour où vous leur avez appris
26:07à relasser leurs chaussures,
26:10où vous leur avez appris
26:11à faire une boucle tout seul,
26:16vous ne pouvez plus rien faire pour les garder.
26:18Il ne reviend Ruggeddamage.
26:2220...
26:32Glen.
26:3420...
26:3520...
26:4631...
26:4820...
26:50Comme votre ligne est constamment occupée, j'ai jugé plus simple de venir.
26:54Mais qu'est-ce qui se passe ?
26:56Jean-Jacques, un pépin.
26:58L'accident ?
27:00Ce serait moins ridicule. Seulement un excès de vitesse sur l'autoroute.
27:05C'est tout ?
27:06Non. Plus conduite en état d'ivresse, plus délit de fuite.
27:11Quel con !
27:12Non mais c'est pas tout. En plus, il a cru malin de boxer les gendarmes,
27:16ce qui donne coup et blessure à Jean de la force publique dans l'exercice de la fonction.
27:19Conclusion, il est au trou.
27:22Parfait. C'est complet.
27:28C'est de ma faute.
27:30Pourquoi ?
27:31À cause de la séance au journal ?
27:33Enfin, la connerie, c'est quand même lui qui l'a faite, non ?
27:37Petit travers, il faut que vous m'arrangiez ça.
27:39J'ai essayé.
27:41Et alors ?
27:42J'ai vu les flics qui ne veulent rien savoir. Ils disent que...
27:45Ah, j'ai compris.
27:48Ils me veulent, moi.
27:49C'est mon baptême.
27:51Moi, je vais les baptiser, moi aussi.
27:55Où allez-vous ?
27:56Chez le procureur.
27:57À ce l'heure-ci ?
27:58C'est un ami.
27:59Enfin, j'espère qu'il me reste encore quelques-uns.
28:02En dehors de vous, bien entendu, mon petit travers.
28:06Au fait,
28:09votre dîner hier soir,
28:10ça s'est bien passé ?
28:18Je vais le recevoir ainsi, Florence.
28:20Bonsoir.
28:22Je me mettais au lit
28:22quand votre collaborateur me téléphonait
28:24pour m'annoncer votre visite.
28:26C'est moi qui suis confuse, François.
28:28Enfin, vous savez,
28:28dans ce genre d'affaires,
28:29le temps presse...
28:30Je vais vous rentrer, je vous prie.
28:36Essayez-vous, je vous en prie.
28:39Vous oubliez quelque chose ?
28:41Non, merci.
28:43Vous savez,
28:44j'ai été très peigné
28:44de la mort de votre père.
28:46Je sais, François, je sais.
28:48Enfin, ce n'est pas de mon père
28:49dont il s'agit.
28:50Est-ce que...
28:51Est-ce que vous pourriez aider
28:52mon idiot de frère ?
28:54Vous pouvez compter sur moi,
28:56n'en doutez pas.
28:57Dès demain matin,
28:58Jean-Jacques sortira du dépôt.
29:00Discrètement, j'espère.
29:01Bien entendu.
29:03Moi, pour le reste...
29:05Oui ?
29:06Mais j'ai appelé le capitaine.
29:08L'un des gendarmes serait prêt
29:09à oublier l'incident,
29:10mais le second, hélas,
29:12ne va rien entendre.
29:13Enfin, c'est idiot.
29:14Jean-Jacques n'était pas
29:14dans son état normal.
29:15Oui, d'accord, d'accord.
29:16Et le choc causé par le chagrin,
29:19la perte brutale d'un père
29:20sont autant de circonstances
29:23atténuantes, d'accord, mais...
29:24François,
29:26j'aimerais mieux ne pas avoir à plaider.
29:27Vous savez très bien, ma chère,
29:28que si la plainte n'est pas retirée,
29:30je ne pourrais pas empêcher
29:30qu'on instruise l'affaire.
29:32Bon.
29:34Écoutez, je suis désolée
29:36de vous avoir dérangée.
29:37Et Florence,
29:38vous voudriez tellement
29:39que vous ne m'enrouliez pas.
29:45Vous savez,
29:46si José vous donnait un conseil...
29:48un conseil ?
29:49Oui, il me semble que
29:50si un homme politique...
29:53un ministre ou un ex-ministre...
29:55Dites-moi,
29:57à votre avis,
29:58le président de la République,
29:59ça suffirait ?
30:08– Sous-titrage
30:38Armand, je voudrais que tu m'ordes un service.
30:41Il faudrait que tu appelles Quentin.
30:44Oui.
30:44Pour Jean-Jacques.
30:46Non, non, non, je ne peux pas, enfin, comprends-moi.
30:51Mais oui, mais oui, je m'en occupe.
30:55Et merci pour le cadeau, petite sœur.
31:02Qu'est-ce qu'il y a au tableau aujourd'hui ?
31:05Une prostatectomie, deux hernies et une appendicite.
31:10Quelque chose ne va pas, monsieur ?
31:15Appelez Bono, c'est lui qui opérera.
31:23Ça va ?
31:25Oui.
31:32Ça va aller ?
31:36Oui.
31:37Tiens.
31:38Tu as les clés ?
31:39Non.
31:40Oui, on va voir.
31:40Attends.
31:41Non, non.
31:42Bon, écoute, passe.
31:44Prends-le.
31:44Prends-le bien.
31:45Écoute, je te promets que si je te le casse, je t'en ferai un autre.
31:50Oui, il sera sûrement pas aussi beau que celui-là.
32:02C'est toi, tout ça ?
32:03J'ai aidé modestement.
32:05Non, c'est Gilbert qui s'est chargé du principal.
32:08Tu es gentil.
32:10Toi, au moins.
32:12T'y entends ?
32:13Elle me trouve gentille, ta maman.
32:16Hein ?
32:17Allez, viens.
32:18Viens.
32:20Vas-y.
32:21Oui.
32:22Oui, oui, oui.
32:25Voilà.
32:26Là.
32:28Qu'est-ce qu'il a ?
32:29Hein ? Pourquoi il pleure ?
32:31Oui, il a faim.
32:33Et tu le nourris ?
32:36Malheureusement, je peux pas si je veux te faire du travail.
32:39À propos, j'ai demandé à droite à gauche.
32:42Alors ?
32:43Dur, dur en ce moment.
32:45Catherine, je réponds ?
32:46Non, non, non, laisse, laisse.
32:54Allô ?
32:56Allô ?
33:00Qu'est-ce que c'est ?
33:02Une erreur ?
33:04Oui.
33:05Allô ?
33:05Allô ?
33:08Vraiment, je crois pas.
33:10Vraiment, je crois pas.
33:51Ouais.
33:53J'ai idée que tu t'es mis dans les frais pour rien, fiston.
33:57Comme tu dis.
33:59Alors, qu'est-ce que tu fais ? Tu veux prendre l'homme ?
34:01J'attends.
34:02T'attends ?
34:03T'attends quoi ?
34:03Quel capitule ?
34:05Oh !
34:06Tu la connais même, ta fille.
34:08Aussi t'es-tu que tu peux l'être, elle ne cèdera pas.
34:10On verra bien.
34:11Mais c'est tout vu.
34:12Mais tu n'es pas tout seul, tu le sais bien.
34:14Il y a l'autre.
34:15Le grand-père Bossis.
34:18Et...
34:19Malheureusement, c'est de son côté qu'elle a choisi de s'arranger.
34:22Mais alors, qu'est-ce qu'il représente, dit le père Bossis, hein ?
34:24Dis-le-moi.
34:25En banque, rien du tout.
34:26Lui tout seul peut-être.
34:27Mais avec les bergues derrière lui, ils pèsent de tout leur poids.
34:31Eux ou lui, c'est tout comme.
34:33Pour moi, pas de différence.
34:35Bossis, c'est un bergues.
34:37Oui, c'est pour tout le monde, oui.
34:38Seulement, officiellement, le fils, là, Paul, était né de mère inconnue, non ?
34:44Oh, tu sais.
34:45En ville, ça n'était un secret pour personne que la mère inconnue, c'était Gabriel.
34:52Gabriel Bergues.
34:53Une volette de cinéma, en plus.
34:55Alors, celle-là, on passe tout, tu le sais bien.
34:58Alors, motus, hein ? Hein ? Gabriel Bergues.
35:02Femme d'Antonin Bergues.
35:04Mais la morale de ces gens-là n'est pas la nôtre.
35:07Et pour ce qui est du « Qu'en dira-t-on », il y a belle lurette qu'ils
35:11ont les moyens de s'asseoir dessus.
35:12Je m'en fous.
35:13Tout ce que je veux, c'est le petit.
35:16Alors, dans ce cas-là...
35:19Écoute-moi bien, fiston.
35:21Écoute-moi bien une fois pour toutes, je n'y reviendrai pas.
35:23En 1945, on a débarqué ici comme des loques.
35:31Toi, tu as peut-être oublié.
35:32Moi, pas.
35:33Non.
35:34Bref, après pas mal d'hésitations, je m'étais décidé à aller demander un secours à la mairie.
35:41Et c'est là, justement, sur le perron, que j'ai rencontré Antonin.
35:46C'est Antonin de malheur.
35:48Il avait à peu près mon âge.
35:50Alors, je l'ai accroché au passage pour lui demander du travail.
35:55Je lui ai dit « Donnez-moi un balai.
35:57J'irai, si le faut, ramasser la merde dans les caniveaux. »
36:01Et bien, pour toute réponse, ce salopard, il a secoué son bras pour m'éjecter.
36:09Et exactement comme il l'aurait fait pour se débarrasser d'une mouche,
36:13il m'a planté là sans prononcer le moindre mot.
36:19Moralité, loin de m'abattre, c'est ça qui m'a stimulé pour m'en sortir.
36:24Et les berges, je ne les ai pas oubliés.
36:26Un jour ou l'autre, j'aurai leur peau.
36:29Et bien, justement, nous y voilà, mon gars.
36:32Lors souffler ton petit-fils, le récupérer à ton profit, voilà ton programme.
36:38Le mien, c'est de descendre les berges.
36:41Et à nous deux, on va y arriver. C'est moi, ton vieux père, qui te le dit.
36:48« Je vous ai réunies parce que j'ai réfléchi depuis l'autre jour.
36:55La communication est mal passée, je crois.
37:00Mais c'était ma faute et je vous prie de m'en excuser.
37:05Dans mon cabinet d'avocats, je n'avais que trois secrétaires.
37:08Vous, vous êtes une équipe. C'est une toute autre échelle.
37:15Aussi, avant de me juger, je souhaiterais que vous me laissiez le temps de m'adapter.
37:21Cela dit, je suis capable de changer de méthode, mais pas de caractère.
37:29D'ailleurs, mon père avait le même.
37:30C'était un homme qui prenait ses décisions tout seul.
37:35Il était un patron.
37:38Je ferai donc comme lui.
37:40En revanche, je vous consulterai.
37:42Nous aurons régulièrement des conférences comme celle-ci
37:46que je souhaite dans un style plus informel,
37:51le plus décontracté possible.
37:55Voilà. Vous avez des questions ?
38:00Alors, très bien. Nous allons aborder le problème
38:03de l'élection législative partielle du canton de Château-Vallon.
38:07Alors là, je ne vois pas le problème.
38:10Justement, moi, je le vois.
38:12La dépêche est un journal modéré qui a des lecteurs de toutes opinions.
38:16Il s'agit donc de ne déranger personne
38:17et de soutenir discrètement le candidat de la majorité.
38:20Et dans l'hypothèse où la majorité change, nous faisons quoi ?
38:24Du trapèze volant ?
38:25On n'est pas si mauvais que ça au trapèze.
38:28Peut-être, mais le trapèze, ce n'est pas mon truc.
38:31Donc, dorénavant, nous n'avancerons plus masqués.
38:33Nous aurons une opinion et nous la dirons.
38:36Et peut-on savoir laquelle ?
38:38Ça, ce sera à moi de la déterminer.
38:42Et si nous ne sommes pas d'accord ?
38:44Eh bien, vous ferez jouer la clause de conscience.
38:46N'oubliez pas que je suis avocate.
38:49Oui, mais où on va avec notre conscience sous le bras ?
38:53Je ne sais pas. Ce n'est pas mon problème.
38:57Éventuellement, à l'éveil.
39:05Oui, mais le risque financier, cela peut provoquer une hémorragie de lecteur.
39:10Ce qui se perd d'un côté peut se regagner de l'autre, non ?
39:15Moi, je dis que c'est un pari dangereux.
39:17Eh bien, nous vivrons dangereusement, Mlle Mangin.
39:21Vous en parlez à votre aise, vous, mais une baisse de tirage pourrait être une menace pour l'emploi.
39:27Mon but n'est pas de faire baisser le tirage de la dépêche, ni de créer du chômage.
39:31Je voudrais vous faire comprendre que nous ne sommes pas des marchands de papiers.
39:36Un journal s'est fait pour répandre des idées, pas seulement de l'encre au bout des doigts.
39:42Non, pas des idées, des informations.
39:45Des informations, des commentaires.
39:48C'est le métier qui rentre.
39:51Non, mais vous ne croyez pas qu'on commence à déconner tous ?
39:53Où est le risque à soutenir ouvertement la candidature de Quentin ?
39:57Là-dessus, je suis d'accord avec la patronne.
39:58C'est moins un hypocrite que notre trapèze volant habituel,
40:01et je ne vous dis pas pour qui voter, mais suivez mon regard.
40:04Je m'aperçois que je n'ai pas été assez claire.
40:08Ce n'est pas en faveur de Quentin que la dépêche appellera à voter.
40:13Quoi ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? On lâche Quentin ?
40:19Absolument. La gestion municipale de Quentin, vous le savez tous, prête à contestation.
40:26Et la moindre décence aurait dû lui commander d'ailleurs de ne pas se présenter à la législative partielle.
40:33Enfin, Quentin, localement, c'est un symbole.
40:35Justement, ce n'est pas d'un symbole dont Château-Vallon a besoin, mais d'un député.
40:39Nous appellerons donc à voter pour le meilleur.
40:42Bravo ! Et qui, d'après toi ?
40:45Je ne sais pas. Je n'ai pas encore fait mon choix.
40:49Nous allons traverser une zone de turbulence.
40:52Attachons nos ceintures.
40:55Messieurs, la séance est terminée. Je vous remercie de votre attention.
41:12Qu'y a-t-il, Travers ? Vous n'avez pas l'air contents.
41:15Si les conseils que vous me demandez doivent toujours vous être aussi utiles, j'ai peur bientôt de manquer.
41:20Vous désapprouvez ce que j'ai dit sur Quentin ? Pourtant, vous avez enquêté sur ses affaires.
41:24Justement, cette décision me paraît un peu hâtive. Un peu...
41:28Un peu quoi ?
41:30Rien.
41:31Si, dites-le. Un peu féminine, c'est ça ?
41:34C'est vous qui le dites, pas moi.
41:37Il y a un petit peu de courage, Travers.
41:40Vous pensez sans doute que je règle mes comptes de bonne femme avec Quentin ?
41:44Eh bien, vous vous trompez.
41:46Je ne mélange jamais ma vie privée et mes affaires.
41:50Tenez-le-vous pour dit, mon petit Travers.
41:55Pourquoi elle me dit ça, moi ?
41:57Cherche ou quoi, cette bonne femme ?
41:59Mon petit Travers.
42:01D'abord, je suis pas son petit Travers.
42:09Oui, en général, on constate cette pathologie chez des sujets nettement plus âgés que toi.
42:15Non, écoutez, monsieur, je vous en prie.
42:18Ne faites pas votre prof, on n'est plus à la fac.
42:21Détends bien les doigts.
42:25Aucun antécédent dans ta famille ?
42:27On n'a pas à ma connaissance, non ?
42:30Oui, eh bien non, l'hérédité n'explique pas tout.
42:32Non, je vous en prie.
42:34Ne tournez pas autour du pot.
42:36Votre diagnostic.
42:44Dites-moi, Étienne, vous êtes marié ?
42:46Depuis plus de vingt ans, madame.
42:50Très bien.
42:51Alors offrez ces fleurs à votre femme.
42:53Moi ?
42:54Oui.
42:55Mais ce que je n'ai jamais...
42:57Eh bien, écoutez, ce sera une très bonne occasion et je pense que ça lui fera plaisir.
43:02Merci, Étienne.
43:14Jean-Jacques, j'ai une bonne nouvelle pour toi.
43:18Je viens de recevoir un mot de Quentin.
43:20Enfin, ton affaire est réglée.
43:23Oui, le gendarme a accepté de retirer sa plainte.
43:26Non, non, oh là là.
43:28Je préfère que ce soit toi qui remercie Quentin.
43:32Voilà.
43:32Alors tu lui envoies un mot d'excuse.
43:35Salut.
44:00Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
44:02Pas des verres ?
44:04Oui, là, dans le même.
44:06Qu'est-ce qu'il y a un pépin ?
44:10Je n'ai pas envie de boire seul.
44:13Enfin, Armand, qu'est-ce qui se passe ?
44:18J'ai pris une grande décision.
44:20Je me consacre à la médecine.
44:22Qu'est-ce que ça veut dire ?
44:24Ça veut dire que je laisse tomber la chirurgie.
44:27Je ne perdrai plus.
44:29Tu es fou ?
44:30Non, sage.
44:32Je me suis rendu compte que depuis quelque temps, je perdais la main.
44:35J'ai une main qui baisse.
44:38Certain, c'est la vue qui baisse.
44:39Moi, c'est la main.
44:41Mais la médecine, c'est très bien aussi.
44:43Arrête ton cirque. Parle.
44:45Je t'ai tout dit.
44:49Si tu veux plus de précision, c'est une polyarthrite évolutive.
44:53Enfin, c'est une saleté, tu sais, qui te...
44:55qui te laisse des dégâts irrécupérables.
45:01Tu capitules.
45:04Oui.
45:06Mais il n'y a pas de traitement possible ?
45:08Si, bien sûr, mais la blague.
45:13Ah bon Dieu, j'ai mis vingt ans à apprendre ce métier.
45:17La faculté, les concours, les hôpitaux...
45:21Quand je repense à ma jeunesse, le seul souvenir que j'en ai, c'est l'odeur du formule et
45:24de l'éther.
45:26Oh, mais j'étais arrivé à ce que je voulais.
45:29J'étais le meilleur chirurgien de la région.
45:33Et maintenant, mais maintenant, qu'est-ce que je suis avec cette bain foutue, hein ?
45:37Un pont, mais un nul. Un pont pour la retraite, tiens.
45:41Arrête, je t'en prie.
45:42C'est exactement ce que je fais, j'arrête.
45:53Tu te souviens quand on parlait de partir tous les deux ?
45:58Mieux que Schweitzer, on serait.
46:01Je les défendrais, les rouges, les jaunes, les blancs, les noirs.
46:06Et toi, tu les opérerais.
46:09Tu accoucherais les femmes.
46:10Tu userais tes nuits à leur apprendre à se nourrir.
46:14Il n'y aurait plus de gros ventres.
46:16Il n'y aurait plus de morts.
46:17Il n'y aurait plus de délinquance.
46:19Et tout ça grâce à nous deux.
46:21Emmerveilleux petit Berg.
46:24Quel âge en avait ?
46:27Je ne sais pas.
46:30Presque l'âge de raison.
46:34Et si c'était le moment de le réaliser ?
46:36C'est notre rêve.
46:37Je n'ai jamais été aussi sérieuse.
46:44Inutile de se mentir.
46:47Toi, tu ne m'opéras plus.
46:50Rideau.
46:51Et moi, je ne ferai plus jamais tomber
46:52un 20 ans de travaux forcés demandé par un procureur
46:55à 5 ans de mise à l'épreuve.
46:57Terminé.
46:59Toi, tu as un pépin mécanique et moi, j'ai un journal.
47:03Ça se vaut ?
47:05Qu'est-ce que tu racontes ?
47:09Ta main, Armand.
47:11Écoute-moi bien.
47:12C'est peut-être la chance de ta vie.
47:15Tu vas faire...
47:16Tu vas faire bien mieux que de sauver un homme de temps en temps et un par un.
47:20Tu vas t'occuper de toute une ville.
47:23Tu vas te présenter aux élections.
47:27C'est une idée géniale, ça.
47:29Tu sais pas que j'ai horreur de la politique ?
47:32Armand, mais bon Dieu, mais ouvre les yeux.
47:34Tu es la personnalité la plus forte de la ville et tu es l'aîné des fils Berg.
47:39Et la dépêche, elle est à qui ? Aux Bergues ?
47:42Ou plutôt à moi.
47:44Avec mon journal, je te soutiendrai de toutes mes forces.
47:48On ne peut pas perdre, Armand, deux Bergues et un journal.
47:53Contre Quentin ?
47:55Contre Quentin, oui.
47:58Au diable, Quentin !
48:00Ok ?
48:01Ok.
48:34À qui devons-nous remettre l'urne ?
48:40C'est moi que je la regarde.
48:42Par ici, s'il vous plaît.
49:10Cette fois-ci, tu ne vas pas te laisser manœuvrer.
49:13Maintenant que ton père est enterré, si on peut dire, il va falloir songer à défendre nos intérêts.
49:20Écoute, mon père a fait un testament, il n'y a plus qu'à attendre.
49:24Tu peux déjà deviner ce qu'il contient, le testament.
49:26La dépêche t'échappe et revient à Florence.
49:28Et alors, qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?
49:31Je veux se renseigner, figure-toi.
49:34On ne peut pas tester n'importe comment.
49:37Le partage est équitable.
49:39Ça ne suffit pas.
49:40Un héritier lésé peut toujours attaquer le testament.
49:43Je ne serai lésé que moralement.
49:46C'est plus grave.
49:48Mais plus difficile à apprécier.
49:51Sauf si ton père était reconnu incapable à la date où il a rédigé le testament, et ça, un tribunal
49:55peut le dire.
49:57Ils servent à ça, les tribunaux.
49:59Qu'est-ce que tu veux dire ?
50:02Incapable.
50:04Tu veux dire fou ?
50:06Non.
50:08Ils sont bizarres.
50:10Il est clair que ces derniers temps, il n'avait pas toute sa raison.
50:13Écoute, là, tu vas un peu loin.
50:15Je pourrais te citer dix exemples. Je les ai notés.
50:18Bon, je vais réfléchir.
50:20Pauvre grand-père.
50:22Qu'est-ce que tu dis ?
50:24Le moche qu'on brûle pas les morts avec leur fric.
50:26Peut-être que ça m'éviterait de vous trouver si moche.
50:29Écoute, mon chéri, on ne t'a pas fait revenir de pension pour venir nous insulter.
50:33Tu te trouves peut-être moche aujourd'hui, mais dans dix ans, tu m'en remercieras.
50:37Sûrement pas.
50:39J'ai trop honte.
50:41Et ça, ça ne s'oublie plus.
51:10Je lègue l'essentiel de mes biens à mes enfants.
51:14Julien aura les terres, les forêts, la scierie, les vignes.
51:20À Jean-Jacques, je lègue les immeubles de Paris et de Château-Vallon.
51:26Armand aura la clinique des Glissines et mon portefeuille d'action.
51:30Enfin, je laisse la majorité des parts de la dépêche à Florence, ainsi que la lourde tâche de me succéder.
51:36Un codicil fera mention de ce que je lègue à Mathilde et à Janou pour les remercier de leur patience
51:41et de leur dévouement.
51:43Reste la commanderie.
51:46C'est là que vous êtes nés.
51:48Je la laisse en indivision pour que nous restions toujours ensemble, puisque c'est sous ces arbres que je demandais
51:54que l'on répande mes cendres.
51:57C'est à toi, Gilbert, que je demande d'accomplir cette dernière volonté.
52:09J'ai été un esclave pendant plus de quarante ans.
52:16Quarante ans.
52:23Et maintenant, tu fous le camp.
52:30Fous-le.
52:32Oh, bien, ça m'a pris.
52:41Sacrilège, abjecte.
52:47Quelle est l'âge.
52:55C'est peut-être le prix qu'il fallait payer pour me libérer de toi.
53:01Oh, c'était ça, l'autantiquité d'un flambeau.
53:05C'était ça.
53:08Revenez-le.
53:11Oh, je me sens affranchir.
53:14Je suis libre.
53:41Rêves éblouissants d'amour.
53:46Monde mercenaire et ambitieux.
53:50Tout se confond aveuglement
53:55Dans la folie et dans le sang
54:03Puissance et gloire
54:08Dans le trouble d'un regard
54:13L'aventure et la passion
54:19Autour de chaton ballant
54:25Puissance et gloire
54:30Étrange brûlant parcours
54:35Qui t'en t'a
54:41Fini sur un dernier mot
54:44D'amour
55:11Femme
55:11Emponté par la tournante
55:16Douce, romantique ou intrigante
55:22Nul ne sait rien de vos secrets
55:25Vos illusions
55:28Ou vos regrets
55:33Puissance et gloire
55:36Puissance et gloire
55:38Dans le trouble d'un regard
55:43L'aventure et la passion
55:49Fini sur un dernier mot
55:52D'amour
55:55Sous-titrage Société Radio-Canada
55:59Fini sur un dernier mot

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