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  • il y a 2 jours
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01:53Poursuivant pied à pied
01:54ses recherches sur la mort de Georges Quentin,
01:56Florence charge Travers de faire une enquête
01:58sur son ancien amant.
02:00Somme, si j'ai bien compris, tu me demandes de fouiller
02:02dans la vie secrète de ton amant.
02:04Vu sous cet angle, oui, on peut dire ça.
02:07Et ça ne risque pas de devenir gênant ?
02:10Pour qui ?
02:11Pour toi.
02:13Enfin, pour moi aussi, d'ailleurs.
02:16Non.
02:17Ben écoute, on s'armera de courage.
02:20Prendre des risques, ça nous connaît, non ?
02:22Oui.
02:24Travers finit par mettre la main
02:26sur une dénommée Arlette Mouly,
02:27qui détient des documents explosifs,
02:29réunis avant sa mort par l'ex-amant de Florence.
02:32C'est que tu tiens une fortune, là.
02:35Porte tout ça à l'Élysée, ils te font une rente à vie.
02:37Tu as vu comme tout se recoupe,
02:39les personnages, les connivences, les...
02:41Ah oui, ça, il y a de l'intrigue.
02:43Ça, je te garantis un best-seller.
02:46Ah oui, ton... ton Quentin, là,
02:49comme explorateur des dessous pas propres, quel oeil !
02:51Oh, arrête !
02:52Non, mais c'est vrai, quoi.
02:53Il s'est complètement foutu dedans.
02:56Il fallait en faire un... un ministre des fouilles-merdes.
03:00Arrête, je t'en prie.
03:01Bon, enfin, quoi, il cherchait à se faire tuer.
03:03Quand on a réussi un coup pareil,
03:05on doit bien se douter que...
03:06on a une chance de plus de se faire assassiner.
03:09À cause de ces événements,
03:10Florence a raté sa fille à son arrivée à Roissy.
03:13Les retrouvailles s'annoncent mal.
03:16Tu es seul ?
03:18Oui.
03:23Elle était pas dans l'avion ?
03:25Si, mais...
03:27elle préfère louer une voiture et elle est partie.
03:31T'as pas pu l'empêcher ?
03:33Ça m'était difficile de... de l'attacher.
03:38Elle est comment ?
03:41Propre.
03:42C'est alors qu'éclate un coup de théâtre.
03:44Les documents qui confirment l'assassinat de Georges Quentin
03:47sont des faux,
03:48qui lui ont été communiqués sur ordre par ses adversaires.
03:56Je croyais qu'on avait dit les Antilles,
03:58mais si vous préférez Caracas...
03:59Oui.
04:00Et j'ai une amie là-bas.
04:01D'accord.
04:03L'essentiel, c'est que vous partiez ce soir
04:05et que vous restiez longtemps.
04:13Vous savez que le premier éditorial d'un journal
04:15qui change de direction a valeur de symbole.
04:18Le mien n'échappera pas à cette règle aussi.
04:19J'ai décidé de le consacrer à la déontologie de notre profession.
04:23On ne peut pas soupçonner de malveillance
04:25à l'égard de l'autre quotidien de cette ville.
04:26Ce m'envoilà.
04:27Il y a quatre jours, la dépêche
04:28a sorti une nouvelle contre la police,
04:31c'est-à-dire que le gouvernement
04:31aurait occulté la vérité sur la mort de Georges Quentin.
04:35Personnellement, je veux bien,
04:36mais je dis que lorsqu'on se permet
04:37de porter des accusations aussi graves
04:38contre les institutions de notre pays,
04:40on se doit de les étayer.
04:42Très bien.
04:49C'est pourquoi je demande à la dépêche
04:51d'apporter des preuves.
04:52Pas des racontards d'arrière-cuisine,
04:54mais de vraies preuves.
04:55Très bien.
04:56Pour des raisons que vous pouvez deviner,
04:57l'éditorial ne sera pas signé Jean-Jacques Berg,
04:59mais l'éveil,
05:00c'est-à-dire vous, vous, vous et vous.
05:03Objection ?
05:05Ni objection, ni réticence, monsieur le directeur.
05:08Depuis le temps que nous demandons
05:09de faire enfin un peu de journalisme,
05:11nous devons vous donner notre appui le plus total.
05:13C'est à mon tour de vous dire très bien
05:15et de vous remercier de votre collaboration.
05:17Messieurs.
05:41Bonjour Jean-Jacques.
05:42T'aurais pu frapper.
05:43Qu'est-ce que tu veux ?
05:46On t'a pas dit que j'étais au chômage ?
05:49La solution, c'est que je travaille avec toi.
05:51Ah bon ?
05:52Et je suis supposé être d'accord ?
05:53Bien entendu.
05:55Tu es moralement obligé.
05:58Du chantage ?
05:59À peine.
06:01Enfin, huit ans d'ancienneté de maîtresse
06:04pas cher.
06:04Ça doit donner des droits au reclassement, non ?
06:07Dans mon esprit, aucun.
06:08Oh.
06:10Il disait bien que ton esprit, ça compte pas.
06:12On voit ça avec ton corps.
06:13C'est ce qu'il te dit, mon corps.
06:17Eh bien, dis-lui de se calmer.
06:20Parce que c'est pas seulement une obligation morale.
06:23C'est une nécessité tout court.
06:25Je les ai croisés, tes grands reporters.
06:28Je les connaissais séparément,
06:29mais alors dis donc en groupe.
06:31C'est un désastre.
06:39Je peux pas te passer le mois.
06:46Pour l'opération dite Kappa 2000,
06:48Louvier, ministre de la coopération,
06:50demande 500 000 francs le 25 novembre.
06:53Prétention ramenée à 350 le 29,
06:55du fait que Boireau exige 100 000 pour prix de son silence.
06:58Versement en espèce à Boireau le 8 décembre,
07:00à Louvier le 11.
07:04Mais voyons, si Boireau parlait,
07:06le ministre Louvier était squeezé.
07:07Donc on paye Boireau avant Louvier.
07:10Impeccable, non ?
07:11Arrête ça, s'il te plaît.
07:14Et évite de penser, ça me gêne.
07:17T'as fini de faire craquer tes jointures, oui ?
07:19Ce ne sont pas des jointures,
07:21mais des articulations.
07:22Est-ce que t'es mal élevé ?
07:23Écoute, on a l'éducation qu'on peut.
07:27Au fait,
07:29c'est quoi la tienne ?
07:30Tu m'as jamais dit.
07:31Il faisait quoi ton père ?
07:33Il faisait rien.
07:34Il est mort,
07:35et puis je suis né,
07:36et puis il est mort.
07:37Travaillait au gaz.
07:39Ça rapproche d'être orphelin.
07:42Peut-être,
07:42mais orpheline à la commanderie
07:43et orphelin dans un deux-pièces
07:44rue de Tolbiac,
07:45je crois pouvoir dire que ça fait deux.
07:48Oh, ça ne te gêne pas,
07:49installe-toi.
07:50Tu sais, c'est plus fort que moi.
07:51Quand je vois une orpheline en détresse,
07:52il faut que je me mette à sa place.
07:56Et à ta place,
07:57peut-être que je les remettrai à la justice,
07:58ces putains de fiches.
08:00Comme il y a de quoi faire sauter le gouvernement,
08:01je leur dirais,
08:02quand t'as marfié le bébé,
08:04faites-en ce que vous voudrez.
08:05Tout simplement.
08:06Et ils me remettraient
08:07la Légion d'honneur.
08:09Tout simplement.
08:10D'ailleurs, je me demande
08:10si tu n'es pas tenu les transmettre.
08:14Ça change complètement le point de vue.
08:15Enfin, un ministre
08:16qui s'est mis tant d'armes de son côté,
08:17il ne veut pas se suicider.
08:18Il veut se battre, non ?
08:21Sauf s'il change d'avis en cours de route.
08:23Non, ce n'est pas une preuve.
08:25D'ailleurs, je n'en ai pas de preuve.
08:26Qu'est-ce que j'ai ?
08:28J'ai tout au plus
08:29de nouveaux éléments d'informations.
08:31Même pas.
08:33D'appréciation.
08:34De simples appréciations.
08:37Dans une enquête qui est close,
08:39je te le rappelle.
08:40Non.
08:42Je ne suis pas obligée.
08:44À toi de dire.
08:46L'avocate, c'est toi, non ?
08:47C'est moi.
08:49Et je dis...
08:53Je dis autre chose.
08:55Si je les leur remettais,
08:58je les remettrais toutes,
08:59à faire de conscience.
09:02Alors que si je publie,
09:04je suis en publié deux, trois,
09:07en prévenant qu'il y en a d'autres
09:08qui vont suivre,
09:09et bien pire,
09:10ce qui du même coup
09:11me met à l'abri,
09:13réfléchis.
09:14Tant qu'ils pourront croire
09:16que j'en ai encore,
09:19c'est moi qui mènera le jeu.
09:21OK ?
09:21OK, mais alors,
09:22dans ce cas-là,
09:23planque les biens.
09:25Merci du conseil,
09:26c'est déjà fait.
09:27Bon réflexe.
09:28Et où ?
09:29Chut.
09:32Dis-moi.
09:33Je vois que la confiance règne.
09:37Tu vois, la différence,
09:38c'est que moi,
09:40lorsque...
09:41lorsque j'ai des problèmes,
09:43et bien,
09:44j'évite de tracasser
09:46les gens que j'aime bien.
09:52Non, non, non, ça va.
09:57Je suppose que vous avez commencé sans moi ?
10:00Bien, pas exactement.
10:01Favreau a une objection
10:02plutôt judicieuse.
10:04Ah.
10:05Laquelle ?
10:06Non, mais c'est pas une critique.
10:07Je rappelais seulement que
10:08ça fera demain quatre jours
10:10qu'on a accusé les flics
10:11de pas faire leur boulot,
10:12et depuis, puis un mot.
10:14Alors, on peut pas appâter
10:17et ne rien donner.
10:18Je voulais savoir si...
10:20si on suit ou pas.
10:21Les gens se posent des questions.
10:23Écoutez, de toute façon,
10:24on suivra.
10:25Mais entre-temps,
10:26je suis tombée sur des...
10:27des documents
10:29très, très importants.
10:31Malheureusement,
10:31je suis pas en mesure
10:33de vous en dire davantage maintenant.
10:35Je vous demande simplement
10:35de m'accorder 24 heures.
10:37Bien sûr.
10:38Est-ce qu'on ne peut pas déjà annoncer
10:39qu'il y aura une suite ?
10:40Celle-là ou une autre ?
10:41Écoutez, on ne bouge pas.
10:44D'accord ?
10:45D'autres questions ?
10:46Non.
10:47Bon, bah, écoutez,
10:48pas de problème.
10:49Vous continuez sans moi.
10:50J'ai un rendez-vous.
11:00Vous êtes marrant,
11:02j'en sais pas plus que vous.
11:04Elle a dit de pas bouger.
11:05On ne bouge pas.
11:28Alexa ?
11:30Alexa ?
11:38C'est parti.
12:09C'est beau savoir qu'il n'y ait pas, tu vois, quand j'ai trop besoin de lui parler,
12:13c'est ici que je viens.
12:14Ah, c'est normal. On ne porte pas de fleurs à des cendres.
12:18Beaucoup de gens le trouvaient arrogant. C'est absolument faux.
12:22C'était une forme de...
12:25De timidité ?
12:26Non. De timidité, certainement pas.
12:31Je ne sais pas. De pudeur, oui.
12:36De pudeur, donc, de retrait.
12:40Un refus de se laisser attendre, de se laisser entamer.
12:46Oui. Je crois que c'est ça, de se laisser entamer.
12:53Et moi, je n'ai pas compris.
12:56Je n'ai pas compris que s'il refusait à ce point l'attendrissement,
12:59c'est qu'au fond, il était quelqu'un de très, très tendre.
13:06Quelque part très, très vulnérable.
13:09Oui.
13:11Alors, tout au fond. Vraiment au fond, non ?
13:14Oui. On s'est heurté tout le temps.
13:18Et quand je réalise maintenant le nombre de fois où, sans le vouloir, je l'ai blessé,
13:25je suis épouvantée.
13:27Je ne sais pas, dix fois, cent fois, peut-être même à chaque fois.
13:30Je sais.
13:32Et uniquement par ma faute.
13:34Parce que je n'avais pas la clé.
13:37Sa clé.
13:38Eh oui.
13:39Ça arrive souvent, ces choses-là.
13:42Je vais même te dire,
13:45je crois que je l'ai vraiment compris le jour où je l'ai remplacé au journal.
13:49Le jour où tu es devenue lui ?
13:51Peut-être.
13:53Oh, quoi que j'ai jamais eu...
13:55Non, j'ai jamais vraiment eu cette prétention.
13:57Mais si.
13:58Non, je t'assure, c'est pas dans mes cordes.
14:01Et alors, pourquoi ne parler que de toi ?
14:03De moi ?
14:05Quand ?
14:06Tu ne fais que ça.
14:09Mais c'est pas un problème, ne te tracasse pas.
14:11Je suis plus une Wilson qu'une bergue.
14:19Ça t'ennuierait de me dire pourquoi ?
14:21Mais pas du tout.
14:22Je vais te le dire, mais ça m'étonnerait fort que ça te fasse plaisir de l'entendre.
14:26Comme je n'ai pas grand-chose à me reprocher à ton égard, je devrais pouvoir supporter.
14:30C'est global ou c'est précis ?
14:32Tout ce qu'il y a de précis.
14:37J'ai découvert une chose en rangeant les affaires de papa, après sa mort.
14:43C'est la déposition que tu as faite devant la justice.
14:46Je me la rappelle par cœur.
14:48Elle est datée du 21 novembre 1971.
14:53Au point de la mort ?
14:54Oui.
14:55De Marie Yadfield.
14:58Eh bien, récite.
15:00Je suppose que si tu l'as apprise par cœur, c'est...
15:02C'est pour me la réciter.
15:05Je n'ai pas apprise.
15:06C'est gravé.
15:09Eh bien, récite, ma chérie.
15:13Question numéro un.
15:16Croyez-vous à la thèse de l'accident de chasse ?
15:19Votre mari soutient qu'il aurait glissé au moment d'épauler ?
15:23Réponse de Florence Wilson.
15:26On ne saurait exclure qu'il est titubé ou quelque chose de ce genre.
15:30Question numéro deux.
15:33Ce week-end-là, est-ce votre mari qui avait souhaité se rendre seul dans votre résidence du Maine ?
15:38Réponse...
15:39Oui, mais je ne souhaitais pas l'accompagner.
15:43Question numéro trois.
15:46Saviez-vous qu'il devait s'y rendre avec Marie Yadfield ?
15:51Réponse...
15:52Depuis toujours, il s'y rendait accompagné de l'une ou l'autre de ses maîtresses.
15:56Ce fut Marie, mais il y avait cinq autres candidates.
16:00Question numéro quatre.
16:03Est-il exact que pendant cette période, ces crises d'étilisme étaient de plus en plus fréquentes ?
16:10Réponse...
16:10Ce n'est pas exact.
16:13Depuis deux ans, elles avaient atteint un rythme difficile à surpasser.
16:18Dernière question.
16:22Durant toutes ces crises d'étilisme, vous étiez l'arrivée de craindre pour votre vie ?
16:27Oui.
16:29Fréquemment.
16:36Ce n'est pas gentil, mec, d'avoir voulu me quitter la paix.
16:40À trois, c'était idiot, et même à six, je ne vous donnais pas gagnant.
16:44Alors, dis à ta patronne qu'elle ne s'amuse plus à ça.
16:47J'ai les moyens de lui faire payer. Insiste bien là-dessus.
16:50J'ai beaucoup plus de moyens contre elle, car...
16:53On peut dire ce qu'on voudra, mais c'était du beau travail.
17:01Tu vas détruire cette bande.
17:03Mais encore bravo, mon petit Germain, tu nous as mené ça comme un chef.
17:08Alors, ce qui est dit est dit. Je te signe ta nomination quand tu veux.
17:13Oui, mais pas avant septembre, monsieur le maire.
17:16Plutôt, Nicolas aurait des soupçons.
17:19Et puis, de toute façon, pour des questions d'âge, je ne peux pas quitter avant le 1er septembre.
17:23Mais le 1er septembre, tu entres dans mon cabinet.
17:26Consignes techniques spécialisées sur les questions d'ordre public.
17:35Monsieur Bernard Kowalik.
17:39Ah, bien dormi, mon cher Bernard ?
17:42Rue de nuit, hein ?
17:43Ah, non, non, non, tu peux rester.
17:45Je ne sais si vous êtes comme moi, mais notre ami Boulard, il m'éblouit.
17:48On n'a pas fini de prendre une vue d'ensemble.
17:50Lui a déjà tout un plan.
17:52Ceci, puis cela, un pion par-ci, un pion par-là.
17:56Fantastique, vous ne trouvez pas ?
17:57Oui, c'est très impressionnant.
17:59Ah, je vous présente l'inspecteur Germain.
18:01C'est lui qui a commencé tout le travail.
18:03Un as de la mise en condition.
18:06Je vous raconterai son traitement préliminaire, exemplaire.
18:10Soit, mais vous avez lu la dépêche ?
18:13Rien.
18:16Oui, je sais bien.
18:18Une femme, on se dit, elle va foncer, et puis...
18:21Et puis rien.
18:22Elle ne peut quand même pas avoir deviné que vous avez de quoi la faire sauter dès qu'elle bougera.
18:27Mais d'abord, comment la forcer à bouger ?
18:30Vous voyez un moyen ?
18:31Aucun.
18:32Je peux peut-être recommencer mon petit numéro, moi.
18:34Non, non, non, pas question.
18:37La voix, c'était déjà limite.
18:39Maintenant, il va falloir jouer très serré.
18:43Tu peux ?
18:44Oui, bien sûr, vous faites le zéro.
18:49J'appelle l'éveil.
18:58L'éveil ?
19:00Passez-moi à Jean-Jacques Berg.
19:03Si j'en crois notre ami parisien, je peux y aller franco, non ?
19:06Je pense bien, il est à votre botte.
19:09Berg.
19:10Listen, this is Bernard Kowalik speaking.
19:14Je passerai vous voir plus tard, mais notez déjà mes instructions.
19:44Je passerai vous voir plus tard, mais je vais vous voir plus tard.
20:17Bernard ?
20:18Oui, ils sont dans la librairie qui fait le coin de la rue de Gaulle
20:22Bon, ok, je t'attends une idée dans deux minutes, hein
20:31Est-ce qu'est-ce pas la tête ici, tu as vu ?
20:37Votre numéro du Time a plus de deux ans, t'es dans les autres librairies ?
20:40Je sais pas, mais ça m'étonnerait
20:42Moi je sais, et je peux vous dire tout de suite que non
20:46Autrefois, on trouvait encore de temps en temps le Hérald
20:48Mais ils ont noncé, j'étais le seul client
20:52Mais, vous n'êtes...
20:55Oui, vous êtes Alexandra Berg
20:57Alexandra Wilson
20:58Oui, Wilson, pardon
20:59Un type sensationnel, sans aucun doute
21:02J'ai parcouru tous les journaux
21:05J'étais déjà rentré quand on avait appris sa mort
21:09Je me présente, Bernard Kovalich
21:10Je suis ravi
21:13Enchanté
21:15Il faut avoir vu le désert de la province française pour pouvoir l'imaginer
21:19Moi, je ne m'y fais pas
21:20Il y a quatre mois, j'étais encore à Harvard
21:22Vraiment ?
21:22Oui, j'y ai tiré trois ans
21:24Et avec qui est-ce que je parlais des Wilson à Harvard ?
21:26D'après vous, lequel de mes copains me parlait sans arrêt d'Alexandra Wilson est fantasmé comme un faux ?
21:31Alexandra Wilson peut le dire, Alexandra Wilson va le dire, alors ?
21:34Bertichko ?
21:35Yeah, right
21:36À ta place, je lui demanderai comment il est, ce type
21:38Ok, ok, je vous le décris
21:42Et quand je pense à lui, je revois son nez
21:45Un nez qui a la forme d'un point d'interrogation renversé
21:48Et le plus beau, c'est le grain de beauté juste entre les sourcils
21:50C'est bien lui ?
21:51Oui
21:55Bref, vous êtes formel
21:57Formel, madame, est le mot que notre profession s'attache à éviter
22:01Ayant comparé le document objet de l'étude avec la lettre que vous avez bien voulu me confier
22:05Les ayant soumis aux techniques d'analyse les plus pointues
22:08Il me semble pas tant que l'écriture est identique, mais...
22:12Au ton de la lettre, vous avez compris que la personne m'est extrêmement proche
22:17Est-ce qu'il vous intéresse de savoir que, personnellement, je n'ai pas l'ombre d'un dos ?
22:21Bien entendu, chère madame, je n'ai rien contre les réactions affectives, mais je vise à plus de rigueur
22:26Ma méthode est de poser, en principe, l'existence d'un faux serre
22:30Je ne soupçonne pas, je dis, il y a un faux serre
22:33Et j'essaie de le coincer
22:34Vous l'avez coincé ?
22:35Non
22:36Et malgré quoi, vous refusez d'être formel ?
22:38Je refuse le mot, juste le mot
22:40Parce que formel, j'en arrive là à ce que nous considérons comme le minimum dans l'idéal
22:46Un ou deux pour cent d'erreur
22:48Parfait bien, dites-le
22:49Envoyez-moi un rapport, comme quoi vous êtes sûr, à 98%
22:53Mais madame, c'est ce que j'aurais écrit de toute façon
22:55Parfait
22:56Vous donnez vos honoraires à la comptabilité, ils ont mes instructions
22:59Merci mille fois, monsieur
23:05Vous appelez la commanderie, vous dites à ma fille que je suis en route
23:07Au fait, où est Travers ?
23:09Il est un reportage
23:10Un reportage ?
23:12Et des messages pour moi ?
23:13Non
23:16Tu sais, Alexandra, tu es libre
23:19Tu es venue, mais si tu as envie de repartir, tu es complètement libre
23:23Non, je reste
23:25Je suis venue parce que je n'ai pas de famille ailleurs depuis la mort de mon père
23:30Alors je reste, maman
23:33A propos de ton père, les déclarations que j'ai faites à la police américaine, sont exactement ce que tu
23:39as dit
23:41Oui
23:42J'ai dit exactement ça
23:45Et ce que Florence Wilson a dit à l'époque, Florence Berg le redirait aujourd'hui
23:49De la même façon
23:51Mot amour
23:52Tu redirais fréquemment ?
23:57Si j'ai dit fréquemment, c'est que j'ai compris qu'à plusieurs reprises, ce que ton père recherchait
24:05dans l'alcool, c'était le courage de me tuer
24:20Tu n'as rien compris
24:25Mais je crois que je vais rester ici
24:30Je prendrai la chambre bleue
24:38C'est bien
24:39C'est bien
24:45Moi, chez moi ?
24:46Non, au journal
24:47Directement ?
24:48Directement
24:48Sans le petit ?
24:49Sans le petit détour
24:52Alors, il y a du nouveau ?
24:54Oui, j'attaque
24:55Quand est-ce que tu as décidé de la quai ?
24:57Cinq minutes
24:58Comme ça, d'un seul coup ?
24:59Oui
25:04Enfin, il y a des éléments neufs par rapport à cet après-midi ?
25:07Non, non, non, il n'y a pas d'éléments neufs, j'ai décidé, c'est tout
25:10Ah, mais elle est extraordinaire, Watergate ! Elle s'appelait comment déjà, la directrice du Washington Post ?
25:15Ça veut dire quoi ?
25:16Ça veut dire que je n'aimerais pas que tu fasses ça seulement pour éblouir ta fille
25:20Aucun rapport, t'es vraiment un couillon de dire ça, elle est avancée, t'es prêt
25:22Simple supposition
25:24Sur toute la une, mais il faudrait que tu m'aides pour le papier d'accroche, tu comprends l'intro
25:27? Je ne veux pas la rater, je veux que ça claque
25:28Attends-moi
25:30J'ai besoin de votre téléphone
25:33Bah, laissez-moi, mon vieux
25:37Qui tu téléphone ?
25:38Ah, madame Quentin
25:40Enfin, c'est de la folie furieuse
25:42Pas du tout, je la préviens, par politesse
25:44Pure correction, c'est tout
25:47Laisse-moi, s'il te plaît
25:51Allô, madame Quentin
25:58Elle ne vous a pas dit qu'elle l'ait publiée
26:00Non, il semble qu'elle ait voulu me tenir au courant de l'existence de ses papiers, mais moi je
26:04n'y comprenais rien, je tombais des nus
26:06Bien sûr
26:07Mais qu'est-ce que c'est ces fiches ?
26:09Rien
26:11Comment rien ?
26:12Elles sont fausses, c'est une idée de Monsieur Jérôme, il les a inventées pour faire chuter Florence
26:19Et vous étiez d'accord avec lui sur l'objectif, n'est-ce pas ?
26:24Ah, je comprends maintenant
26:27Il explique les choses à moitié, Jérôme
26:32Et au fait, la fille qui était censée détenir ses fiches, elle existe, elle ?
26:39Elle, oui
26:39Oui, c'est la dernière maîtresse de mon mari, la toute dernière de la série
26:46Madame, je l'ignore, quelle importance d'ailleurs, essayez de vous raisonner
26:51De toute façon, cette idée est sûrement beaucoup plus pénible pour Florence Berg que pour moi
26:58Asseyez-vous
27:02Vous voulez un whisky ?
27:04Volontiers, merci
27:09Au fond, il a raison Jérôme
27:11Je suis d'accord sur l'objectif
27:14Ça ne veut pas dire que je sois d'accord sur les moyens
27:19On a peut-être pas tort de ne jamais tout expliquer
27:24Si j'avais été au courant
27:27Quand Florence Berg m'a téléphoné
27:30Peut-être que je l'aurais mis en garde
27:33Oui, c'était alors un cas de conscience
27:37Je vous avouerai même que je suis encore un peu tenté de le faire
27:43Madame, je crains qu'il ne soit plus temps
27:46Si elle a décidé de publier, elle ne vous croira pas
27:53Vous en êtes sûre ?
28:03Certains
28:29Certains
28:37Il est bien, Jérôme ?
28:39Oui
28:43Il n'est pas bien, il est malin
28:48Ça, c'est quelque chose que je n'aime pas du tout
28:53Et vous, dans tout ça, il est où votre intérêt ?
28:57C'est quoi votre jeu ?
29:00C'est quoi votre jeu ?
29:08Oui ?
29:10Ben oui, il est là
29:12Il vient de m'expliquer ce que vous n'avez pas été capable de me dire
29:17Je vous le passe
29:29Rebonsoir, comment allez-vous, monsieur le maire ?
29:32Non
29:33Aucune assurance à cet égard
29:36Vous avez tablé sur une réaction instinctive
29:38Mais êtes-vous sûr d'avoir eu raison ?
29:41Je me demande si elle n'est pas tout simplement en train de tâter le terrain
29:45Son coup de téléphone à madame Quentin irait assez dans ce sens
29:50En tout cas, c'est mon analyse
29:53Toute provisoire, évidemment
29:55Il ne nous reste qu'à attendre la dépêche de demain matin
30:04Mais respect, monsieur le maire
30:05C'est bon ?
30:13C'est bon ?
30:16C'est bon ?
30:19C'est bon ?
30:31C'est bon ?
30:46C'est bon ?
30:48Je pose comme un un
30:54Ça va pas.
30:54Enfin, tu peux pas le dire un peu mieux.
30:56Pas besoin, je te dis que ça va pas.
30:57Eh merde !
30:58Te vexe pas, t'as peut-être du génie, mais en tout cas, t'en as pas ce soir.
31:01Ecoute, j'ai jamais eu de génie, mais encore moins quand j'y crois pas.
31:03Et puis avec ton père, ça se serait passé très simplement.
31:05Peut-être, mais avec moi, ça ne se passe pas simplement.
31:08Bah, tu dis n'importe quoi.
31:09Ça me fait du bien.
31:11Je suis pas là pour te faire du bien.
31:12Quand tu sauras ce que tu veux...
31:13Je sais pas ce que je veux, tout ce que je sais, c'est que c'est pas ça.
31:16Très bien.
31:17Alors tu prends tes responsabilités, comme d'habitude.
31:21Attends.
31:22Non, non, ça va pas, ça va pas.
31:24Je vais prendre l'air.
31:46Un café ?
31:47Oui, merci, désiré.
31:50Ah, c'est vrai.
32:02La quatrième.
32:04Qu'est-ce qu'il y a ?
32:07Qu'est-ce qu'il y a en te fais de misère ?
32:10Non.
32:13Ils disent qu'il n'y a aucune preuve comme quoi la victime, vous l'aime épouser.
32:19C'est vrai, on n'avait pas vraiment l'intention.
32:24Ça, c'est ça, la justice.
32:27Donc, ils t'ont refusé le post-mortem ?
32:30Tu l'as su quand ?
32:31Ce matin.
32:32Tu en as parlé à Florence ?
32:34Non.
32:34Elle a autre chose à penser.
32:36Oui, peut-être, mais il faut absolument lui en parler.
32:37Enfin, il y a peut-être un recours, un appel, qu'est-ce que je sais ?
32:39Non, c'est sans appel.
32:40Enfin, écoute, elle avait bon espoir.
32:42Moi aussi, j'avais bon espoir.
32:44Toi aussi, tout le monde avait bon espoir.
32:47C'est quand même pas grand-chose de demander à être une veuve.
32:52Pourquoi tu t'arrêtes, homo ?
32:55Pour le fond, tu nous as, non ?
32:57Oui, vous avez été gentille.
32:59Toi, Florence, Gilbert, vous avez été gentille.
33:02Mais les mots, plus les mots, puis encore les mots.
33:05Et au bout du compte, il n'y a plus rien.
33:07Et moi, je suis seule.
33:08Tu n'as pas le droit de dire ça.
33:09Si, j'ai le droit de le dire.
33:11Écoute, Catherine.
33:13Quoi ? Tu sais où tu seras, toi, dans une heure ?
33:17Tu sais ?
33:19Avec Florence, et dans son lit.
33:22Alors ?
33:23Ça, c'est la méchanceté pure et simple.
33:27Méchanceté pure et simple.
33:30Et c'est bête en plus.
33:33Parce que je vous aime bien.
33:41Tu me pardonnes ?
33:45Tu me pardonnes ?
33:47Excusez-moi.
33:52Voilà.
33:54Voilà.
33:55Et je signe.
34:09Tiens.
34:11Tiens.
34:39Sous-titrage MFP.
34:45J'accuse de complicité et de meurtre six membres du gouvernement.
34:53J'accuse six ministres d'avoir décidé et organisé la mort de leur collègue Quentin,
34:58dans l'espoir de faire disparaître avec lui les preuves qu'il avait accumulées de leur compromission financière.
35:06J'accuse la police d'avoir délibérément écarté tout indice de nature à confondre les assassins.
35:12J'accuse la justice d'avoir manqué à sa mission en accréditant sans vérification suffisante la thèse du suicide.
35:19J'accuse de complicité.
35:22J'accuse de complicité de meurtre.
35:30J'accuse la police d'avoir manqué à sa mission en accréditant sans vérification.
35:40J'accuse la police d'avoir manqué à sa mission en accréditant sans vérification en accréditant sans vérification.
35:48Vous avez essayé la dépêche ?
35:50Oui, j'ai essayé la dépêche.
35:52Elle m'a dit qu'elle était partie se coucher depuis deux heures.
35:54Non, franchement, docteur, je ne vois pas où elle peut être.
36:16Enfin, si l'objectif de Florence Berg était de déstabiliser le gouvernement, on peut considérer qu'elle a réussi.
36:20Erreur, j'ai gagné.
36:23Elle a plongé.
36:35Salut.
36:37Salut.
36:47C'est dur, hein ?
36:49Oui, mais cette fois, elle n'accepte pas.
36:53Mais je veux dire de quoi, moi ?
36:55Un journaliste Boulard ?
36:57Un journaliste Boulard n'a pas à savoir ?
37:00Il fait ce qu'on lui dit de faire.
37:02Alors, pourquoi ils me disent pas ce que je dois mettre ce soir dans leur canard ?
37:05Je pense qu'ils te le diront dans la journée.
37:08Ils ont certainement un truc en réserve.
37:11Un journaliste Boulard !
37:15Et ta femme, qu'est-ce qu'elle en dit ?
37:17Elle est pavoise, tu penses ?
37:19J'ai une mentalité d'esclave, je suis aux ordres, dû qu'à obéir, n'importe quoi.
37:24Pauvre Jean-Cré.
37:27Malheureusement, c'est pas tout à fait faux.
37:32Arrête.
37:35Arrête.
37:45Il est ta copie pour demain.
37:49C'est l'arrêt de Boulard.
37:52Kovalik nous l'a apporté.
37:54Ici ?
37:55Non, chez moi, il y a une heure.
37:56Chez toi ? Pourquoi pas chez moi ?
37:59Ah ben, j'en sais rien.
38:01Mais d'ailleurs, tiens, elle t'est adressée parce qu'il y a ton nom sur l'enveloppe.
38:04Puis elle est cachetée.
38:11Eh ben, ouvre-la.
38:27Alors, vous avez menti ?
38:29Fantastique.
38:30Non, non, absolument pas.
38:32Ils ont fait des progrès.
38:34Je me souviens de Canasson, complètement minable.
38:38J'étais au bord de la faillite.
38:40C'est un jeune couple qui a repris ce manège.
38:41Des gens très bien.
38:42Vous voulez qu'on dîne avec eux un de ces soirs ?
38:44Pourquoi pas ?
38:46Vous avez lu la dépêche ?
38:48Non, pas encore.
38:49C'est la gloire pour votre mère.
38:52Oui ?
38:53Oui, elle fait trembler le gouvernement.
38:55Je trouve qu'elle prend de très gros risques.
38:56Je les a sûrement calculés.
38:58Je veux dire, de très gros risques avec le monde d'ici.
39:01J'avais compris.
39:04Je vous ramène à l'hôtel ?
39:05Non, à la commanderie.
39:07Ah, au Bercail.
39:09Eh oui.
39:11Je vois, dans les grands moments,
39:12la solidarité avec votre mère passe avant tout le reste.
39:15Non, vous n'y êtes pas du tout.
39:21Un jour, il paraît qu'un berg, votre grand-père,
39:23a refusé du secours au Kowalich, qui crevait de faim.
39:26Événement capital.
39:27Nous n'étions nés ni l'un ni l'autre,
39:29mais notre destin s'est décidé là.
39:31Sur les marches de la mairie, à ce qu'on dit.
39:34Je doute que mon destin, comme vous dites,
39:36ait sa place dans le monde d'ici.
39:38J'avoue que je ne suis pas tenté non plus.
39:41Vous savez ce que je suis en train de me dire.
39:44Et si leur dernière chance au Berge et au Kowalich,
39:47c'était nous ?
39:49Si leur seule vraie chance de se tirer de ce jeu idiot
39:51s'appelait Alexandra et Bernard.
39:54Vous m'acontez quoi, Roméo et Juliette ?
39:58Je voudrais bien.
40:03Je suis persuadé qu'en deux ou trois répétitions,
40:05on serait parfaitement dans le temps.
40:08C'est drôle, d'ailleurs.
40:16C'est drôle, d'ailleurs.
40:39C'est drôle, d'ailleurs.
40:43qui courent l'elege,
40:47dans sa première Kommentare.
40:49C'est drôle, d'ailleurs.
40:57Mais...
40:57......
40:59...
41:00...
41:10......
41:33Oui, toujours cette vieille histoire de racisme social.
41:38Avec un Kowalitsch, rien à faire.
41:42Non.
41:44Ça n'a rien à voir avec les Kowalitsch.
42:12Sous-titrage ST' 501.
42:18Non, je ne peux pas.
42:20Je ne peux pas publier ça, je poignarde ma sœur.
42:22Je ne peux pas.
42:23Mais si.
42:25Mais non, c'est impossible.
42:26C'est hors du possible.
42:28J'imagine tout de même pas que je suis...
42:30Ah, si.
42:31Ils ont raison.
42:33On ne va pas sans la prévenir.
42:36Je n'ai pas le droit, c'est ma sœur.
42:38Elle va me dire que je n'ai pas le droit de la prévenir.
42:41Ce sont vos affaires.
42:43Mais réfléchis bien.
42:46Non, j'y vais.
42:49Si je lui fais lire avant, elle saura que c'est un leprenant de moi.
42:52Non, non, j'y vais.
42:54Réfléchis bien.
42:55Qu'est-ce qu'elle dira ?
42:57Ah, je ne veux pas de merci.
43:01Est-ce que tu peux ne pas publier ?
43:02Mais voilà, elle n'est pas la question.
43:04Mais si, justement.
43:05Même sans toi, cette lettre paraîtra demain.
43:07Pour ça, ils n'ont pas besoin de toi.
43:10Et tu sais très bien aussi que tu seras obligé de la publier.
43:12Alors ?
43:13Mais je ne sais pas.
43:15Elle saura au moins que son frère ait un geste.
43:17Ben non.
43:19Mais tu t'aussi.
43:20Elle dira que tu t'es donné bonne conscience à bon marché.
43:23Ben évidemment, vu comme ça.
43:25C'est impossible de le voir autrement.
43:31Oui, que Quentin ait fait son malheur en voulant en savoir trop,
43:33ça a quelque chose de révoltant, mais ça paraît assez vraisemblable.
43:36Mais cette enquête qui l'aurait menée sur les six, elle répondrait à quoi ?
43:40C'était par souci du bien de l'État ou pour se défendre le cas échéant ?
43:46Peut-être les deux, je ne sais pas.
43:48Pourtant, tu le connaissais très bien.
43:51Merci de le rappeler.
43:52Oh, écoute, Florence, ça n'a rien à voir.
43:55Je te jure que j'ai dit ça sans intention.
43:57J'essayais juste de me faire une idée.
44:00Donc, raisonnons.
44:01Au gouvernement, il y aurait eu par conséquent d'une part Quentin,
44:04homme honnête ou magouilleur solitaire, l'un des deux au choix, on ne saura jamais bien.
44:08Et d'autre part, la bande des six.
44:11Oui.
44:12D'après moi, oui.
44:14Bonne expression, la bande des six.
44:16Je note.
44:18Mais pour toi, est-ce que ce n'est pas terriblement dangereux de les avoir accusés nommément ?
44:22Si.
44:24Et il y avait évidemment une autre stratégie, mais...
44:27Enfin, qui consistait à publier petit bout par petit bout, par insinuations successives.
44:33Enfin, la dépêche aurait eu l'air d'une...
44:35D'une page de scandale, de chantage.
44:37Alors, je t'ai préféré.
44:39Je t'ai trouvé plus honnête pour la dépêche.
44:42Dire les billes en tête.
44:43Je t'ai trouvé épouvantablement honnête.
44:46Et je suis d'accord avec toi.
44:50Et toi ?
44:51Tu as fait quoi de ta journée ?
44:52Rien de sensationnel.
45:01Alors, Miss, toujours aussi fanatique de Château-Hallon ?
45:04Enthousiaste.
45:05Et puis, j'ai l'impression que j'arrive au bon moment, non ?
45:07Ah, ben, c'était prévu.
45:08On n'attendait plus que vous pour les feux d'artifice.
45:11Alors, chiffre approximatif, il semblerait qu'on ait vendu 40 000 de plus ce matin.
45:15Formidable.
45:15Formidable. Avec ça, on va faller les 350 000 exemplaires.
45:18C'était pas vraiment le but, mais enfin, puisqu'on y est, on va essayer de s'y tenir.
45:21Il y a juste un petit détail. On a six procès en diffamation sur le dos.
45:24Pas grave, on aura de quoi payer.
45:28Je crois que la table nous a énervé, c'est celle-là.
45:30Oh, attendez, commandez du champagne, j'en ai tout de suite.
45:35Bonsoir, madame.
45:36Bonsoir, Maryse.
45:38Bonsoir, Maryse.
45:39Bonsoir.
45:40Surtout bonne nuit.
46:03Qu'est-ce que ça veut dire ?
46:05Excuse-moi, on m'attend...
46:07Je n'ai rien à foutre de tes guigus.
46:08Alors, t'aides pas de recommencer parce que tu pourras le regretter.
46:11Recommencer quoi ?
46:13Tu m'as très bien compris.
46:16Oh, mais...
46:16Ça, c'est pas ce que tu imagines, hein ?
46:18Que je t'y fais avec Florence, ça m'intéresse pas.
46:21Non, je t'ai souhaité une bonne nuit parce que je crains que demain, la journée,
46:24me soit un peu rude.
46:25Ah bon ? Et pourquoi ?
46:27À cause d'une lettre.
46:29Oh, tu m'as écrit ?
46:31En un sens, oui.
46:32Enfin, je n'ai pas le seul destinataire, mais je crois qu'elle contient des choses très intéressantes.
46:39Écoute, t'en as trop dit, t'en as pas assez dit.
46:42Excuse-moi, j'ai des invités.
46:52Achetez l'éveil.
46:54Sensationnel aujourd'hui.
46:56Enfin, la vérité sur la mort de Quentin.
46:59Quentin s'est suicidé.
47:02Assez de mensonges, l'éveil prouve.
47:05Édition spéciale, la preuve officielle du suicide.
47:09Achetez, lisez l'éveil.
47:12Achetez l'éveil.
47:14Sensationnel aujourd'hui.
47:43Rêve, éblouissant d'amour.
47:47Monde, mercenaire et ambitieux.
47:53Tout se confond aveuglément
47:57Dans la folie et dans le sang.
48:05Puissance et gloire dans le trouble d'un regard
48:15L'aventure et la passion
48:21Autour de château de château de ballon
48:27Puissance et gloire
48:31Étrange, étrange brûlant par cours
48:37Qui tôt ou tard
48:43Fini sur un dernier mot d'amour
49:13Femme empruntée par la tourmente
49:16Douce, romantique ou intrigante
49:22Douce, romantique ou intrigante
49:46L'aventure et l'aventure et la passion
49:51Fini sur un dernier mot d'amour
49:56Fini sur un dernier mot d'amour
50:02Fini sur un dernier mot d'amour
50:03Fini sur un dernier mot d'amour

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