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01:53Florence a pris en main la direction de la dépêche, non sans difficulté, car son frère Jean-Jacques se retrouve
01:57ainsi placé sous ses ordres.
02:00Premier événement d'importance pour elle au journal, Georges Quentin, le maire de Château-Vallon, son ex-amant, se présente
02:06à la députation.
02:08Florence va tout tenter pour le faire échouer en suscitant contre lui un concurrent sérieux en la personne de son
02:13autre frère, Armand.
02:25Un mot pour la dépêche docteur, sérieusement vous allez vous présenter ?
02:28Je viens de déposer ma candidature au siège de député de Château-Vallon et le plus sérieusement du monde, croyez
02:32-moi.
02:33Et ça n'est pas le cas, vous êtes le plus de moi comme ça ?
02:36Mon ambition, monsieur, est de défendre cette ville, un point c'est tout.
02:39Et bien sûr, vous allez vous occuper de l'affaire des Sablons.
02:41Quelle opinion avez-vous de Quentin ?
02:43Mon opinion personnelle importe peu, c'est l'opinion des électeurs qui importe.
02:46Quant à l'affaire des Sablons, la procédure suit son cours et la justice changera.
02:50Mais en tout cas, ça m'apprend une chose, c'est que cette ville est malade.
02:52Et vous allez la guérir, docteur ?
02:53Ah, je vais faire tomber la fièvre, oui, j'ai certains remèdes de cheval.
02:56Et puis après tout, faire tomber la fièvre, c'est mon métier.
03:06Quand on reçut Stélex ?
03:08Il vient de tomber, monsieur.
03:12Deux choses l'une,
03:13le préfet en prend vraiment son aise,
03:15ou c'est un coup ?
03:18Nous, les deux.
03:19Enfin quoi ?
03:21C'est la veille de l'ouverture de la campagne que j'apprends qu'un Berg se présente contre Quentin
03:24?
03:25Le docteur Berg a déposé sa candidature au dernier moment.
03:28D'ailleurs, l'affaire en soi ne me paraît pas capitale.
03:31Politiquement, ce médecin ne représente que lui-même.
03:33Un médecin qui se présente, ce n'est rien, peut-être.
03:35Mais un médecin qui s'appelle Berg,
03:37et qui a la dépêche dans sa manche,
03:39ça, croyez-moi, ce n'est pas rien.
03:40Et ça a même peu de chances d'être innocent.
03:42Ce n'est pas un bâton, il fera un score insignifiant.
03:48Signifiant.
04:02Dis-moi, je vais en faire le prochain,
04:03ce serait super, tu t'arranges pour venir à ma boum.
04:05Ok, je vais essayer.
04:06T'as intérêt ?
04:08Tu n'étais pas lâchement nuit.
04:09Petit chat, il serait mignon.
04:13Ah, au fait, je compte sur vous, en premier.
04:15D'accord.
04:17Et tu sais, hier, à la télé, le tout-bib qui a dit qu'il serait candidat,
04:20je le connais, celui qui m'a opéré l'an dernier.
04:22Ce serait plutôt sympa, non ?
04:24Tu en parles.
04:25Écoute, il n'y a que le pognon qui les intéresse.
04:27Tout, c'est lui comme les autres.
04:29C'est le fric, le fric, le fric, ma vieille.
04:32Ce genre de mec, c'est pas de mal-abeille qu'on a à l'avortement gratuit.
04:35Qui s'appelle Berg.
04:37Ça veut tout dire, ça annonce déjà la mentalité.
04:39C'est pas vrai, Michel ?
04:40Crase, tu vois.
04:42On a tout petit peu marre qu'à chaque fois, tu me fasses porter le chapeau.
04:45C'est vrai, je veux pas spécialement défendre ma famille,
04:46mais lui filer le numéro un de toutes les dégueulasseries,
04:49ça finit par me gonflon.
04:51En tout cas, que mon oncle a décidé de faire le guignol dans la politique,
04:54je peux vous dire que j'en ai rien à secouer.
04:55C'est vrai, quoi, laissez-le tranquille.
04:57Lui, son oncle, ça a rien à voir.
05:03Je voterai pour vous, docteur.
05:05Ah, c'est bien, ça, vous connaissez mon programme ?
05:06Oh, bah, ça, je m'en fous.
05:07Vous savez, il y a rudement longtemps que je crois plus aux promesses électorales.
05:11Alors, pourquoi voter ?
05:12Mais, docteur, avant que vous m'impériez,
05:14vous pouvez pubisser.
05:16Et maintenant, j'urine comme un cheval.
05:18C'est pas de bonne raison, ça.
05:19Mais si, mais si.
05:20Eh bien, oui, pendant des aquatiennes sortent de la France,
05:22à une prostate.
05:29Allôé ?
05:30Ah, c'est toi.
05:31Ben, évidemment que tu me déranges.
05:35Eh bien, tant pis.
05:36Je te réserve une surprise.
05:38Viens au 45 rue de la République et tu verras.
05:42Jean-Jacques, je peux te dire un mot de minute, s'il te plaît ?
05:45Non, mais, non, mais, tu m'en connais, là ?
05:48Excuse-moi, je n'ai pas le temps.
05:53Qu'est-ce que c'est que ça ?
05:57Un papier que j'ai demandé au petit Favreau, un portrait d'Armand.
06:00Je te préviens que ça ne passera pas à la une.
06:02Ah oui, pourquoi ?
06:03Parce que je l'ai coupé.
06:04De quel droit ?
06:05Du droit que je prends quand tu te fous de moi.
06:06Je te rappelle qu'ici, c'est moi qui distribue le travail à la rédaction.
06:09Tu n'étais pas là.
06:10Moi, je n'étais pas là, je n'étais pas là.
06:11Je me fais absentez 24 heures.
06:13Et puis, tout le monde savait où me trouver.
06:15Jean-Jacques, peut-être que tu diriges la rédaction,
06:18mais moi, je dirige le journal.
06:20Et la rédaction fait partie du journal.
06:22Ça te suffit comme explication ?
06:23Il me semble que la moindre des choses aurait été de m'informer, non ?
06:25Il me semble, moi, que tu fais beaucoup de salade en ce moment.
06:28Bien, j'ai peut-être mes raisons.
06:30Desquelles ?
06:31Tu me la demandes vraiment ?
06:32Oui.
06:34Ben, vas-y, je t'écoute.
06:41Florence, pourquoi tant de mépris ?
06:43Ah, je t'ai appris, tenons-nous-en aux fêtes.
06:45Qu'est-ce qui te dérange ?
06:47Tes manigances.
06:49Quelle manigances ?
06:50La candidature d'Armand, par exemple, tu aurais pu m'en parler ?
06:53Ça, c'est pas de ma faute, il s'est présenté au dernier moment.
06:56Ah, oui, d'accord.
06:57Tu l'as appris comme tout le monde, à la télé.
06:59Non, il m'avait demandé conseil.
07:01Quand même.
07:03Enfin, ça ne change rien.
07:04C'était à lui de savoir s'il devait en parler ou pas.
07:07Bon, je verrai ça avec lui.
07:09Ça y est, on s'est tout dit ?
07:10Non, pas encore.
07:12C'est toi, et toi seule, qui a décidé d'apporter l'appui du journal à la candidature d'Armand.
07:17En effet.
07:18Je pense que ça allait de soi.
07:22Maintenant, si j'ai eu tort, dis-moi pourquoi.
07:24Parce que la dépêche n'a jamais soutenu personne.
07:26Oh, allons donc.
07:28Écoute, tu soutiens Armand, ça te regarde.
07:31Mais est-ce que tu ne crois pas que ce n'est pas tout à fait le moment de faire
07:33tant de publicité autour de notre nom ?
07:34Et que Château-Vallon pourrait bien penser que les bergues, et encore les bergues, et toujours les bergues, ça commence
07:38à faire un peu beaucoup, non ?
07:40Et pourquoi ?
07:42Parce que je te rappelle que dans l'actualité, il y a un autre bergues.
07:45Et qu'il t'entoule.
07:47Justement.
07:47Je ne vais pas traîner ça comme une casserole.
07:50Moi, les conneries de Philippe, je n'en ai rien à foutre.
07:51Et ce que je veux prouver précisément, c'est qu'il y a bergues et bergues.
07:55Voilà.
07:56D'accord.
07:57Il y a deux catégories de bergues.
08:01Il doit faire partie de la mauvaise.
08:02Oh, Jean-Jacques, je t'en prie.
08:30Tiens, Arnon.
08:31Ça va ?
08:32Je ne pense pas que vous connaissiez, M. Chambonnas.
08:34Bonjour, docteur.
08:35Bonjour.
08:35J'espère que nous allons faire du bon boulot ensemble.
08:38Oui, mais excusez-moi, mais qui êtes-vous ?
08:41Mais votre conseil ?
08:44Non, eh bien, je vous écoute, monsieur...
08:47Chambonnas.
08:48Votre soeur m'a engagé.
08:49Ah, c'est ma soeur qui...
08:51Eh oui.
08:52Ah, ben, au moins, c'est ce qu'elle veut.
08:53Et vous pas ?
08:54Ah, moi, je suis sûr.
08:56Non, mais écoute, M. Chambonnas est là pour t'aider à le savoir, justement.
08:59C'est ton métier.
09:01Oui, mon métier, c'est la pub.
09:02Mais ne comptez pas sur moi pour vous lancer dans la politique comme une lessive sur le marché.
09:07Non, je suis content d'apprendre que je ne suis pas une lessive.
09:10Ce que je ne ferai pas de vous, l'homme que vous n'êtes pas.
09:13Je m'efforcerai simplement d'effacer les ombres pour mettre en valeur vos bons côtés,
09:18vous faire un look, comme on dit.
09:20Un look ?
09:21Oui.
09:21Ah, et le look commence par la chirurgie esthétique ?
09:25Et à ce côté-là, je crois que je plais encore un peu aux femmes.
09:28Eh, ben, parfait.
09:29C'est important, ça.
09:30Seulement, vos cheveux, ça ne va pas.
09:33Il faudra venir avec moi chez le coiffeur.
09:35Et puis, le costume, bien, mais un peu trop classique.
09:39Il faudra l'égayer un peu.
09:40Et puis, le sourire aussi, il riait net.
09:43Les dents sont belles, ben, montrez-les.
09:46Votre regard, il flotte.
09:48C'est tout ?
09:49Non, c'est pas tout, parce qu'il reste l'essentiel.
09:51Ah bon ? C'est quoi, l'essentiel ?
09:53Il paraît que vous auriez dit, je ne veux pas attaquer Quentin sur un plan personnel.
09:57C'est exact.
09:58Et j'y mets même à un point d'honneur.
10:00Ben, oui, mais c'est triste, ça.
10:03Parce que, alors, les autres, les quatre autres, vous êtes cinq,
10:06vous allez les ménager aussi ?
10:08Bon, ils sont pas tellement importants.
10:10Oh là là, que si.
10:11L'extrême droite fait 3%, les communistes 10%.
10:14Qu'est-ce que tu fais des socialistes ?
10:17Les socialistes, ils vont faire 18%.
10:20Et vous ?
10:21Ben, moi, 20.
10:24Eh ben, vous voyez, moi, je vais dire exactement le contraire.
10:2820, le PS, parce qu'il monte partout en ce moment.
10:30Et vous, 18.
10:31Et alors là, on est au cœur du problème.
10:34Votre unique chance de rester en face de Quentin au deuxième tour,
10:37c'est de devancer le PS au premier, ne serait-ce que d'un cheveu.
10:42C'est pour ça que vous voulez y m'en décher le coiffeur ?
10:44Écoutez, ce genre de réflexion, gardez-les pour l'Assemblée nationale,
10:49si vous êtes élu.
10:50D'accord ?
10:52D'accord.
10:53Alors ça, ça suppose des dossiers en béton.
10:56Et là, je compte sur M. Travers et sur la dépêche pour nous les procurer.
11:02Parce que si vous, vous voulez ignorer le dénommé Quentin,
11:05ben, lui, il ne va pas vous louper.
11:07On n'a pas fini d'en entendre parler du cousin mouillé dans le scandale des Sablons.
11:12Et ça, votre clientèle, en gros, le centre-gauche et la droite du PS,
11:18je vous préviens qu'elle n'appréciera pas.
11:20Quelle opinion avez-vous de Quentin ?
11:22Mon opinion personnelle importe peu.
11:23C'est l'opinion des électeurs qui importe.
11:25Quant à l'affaire des Sablons,
11:27eh bien, la procédure suit son cours et la justice rangera.
11:29Mais en tout cas, ça m'apprend une chose, c'est que cette ville est malade.
11:31Et vous allez la...
11:32T'as entendu, ça ?
11:32Ah, je vais faire tomber la fièvre, oui.
11:34J'ai certains remèdes de cheval.
11:36Et puis après tout, faire tomber la fièvre, c'est mon métier.
11:38Au revoir.
11:48Ça n'était pas improvisé, hein.
11:51Ça, c'était du par cœur.
11:53Oui.
11:54Oui, c'est même du Florence.
11:56Je reconnais le ton.
11:58Tu veux revoir l'enregistrement ?
12:00Non, non, c'est inutile.
12:02Non, je connais Armand.
12:04C'est un gentil.
12:06Il nous aura biboché deux ou trois fois, sa sœur et moi.
12:10Est-ce bien à l'ordre du jour, tes problèmes de cœur ?
12:14On n'est pas des bêtes, non ?
12:17Ne sous-estime pas le frère, hein.
12:19Il est sûrement plus gênant que tu peux croire.
12:21Mais bon, t'es un amateur.
12:24Ma sœur aussi, dans un sens.
12:27Mais un amateur, plus un amateur et avec un grand journal, ça donne un trop.
12:32Tiens, regarde.
12:36Saut-il que toi, tu es en charge de la mairie.
12:38Ce qui donne pas mal de mécontents.
12:40Oui, on est mécontents, tu sais.
12:42Ah.
12:43Il pèse rien.
12:45Assez pour te mettre en balotage.
12:49Alors là, tu vois ça.
12:52Ça me ferait mal de ne plus passer au premier tour, là, quand même.
12:54Alors, tu n'as pas le choix.
12:56Il faut attaquer Armand Berg sur son point faible.
12:58Son inexpérience, hein.
13:00Hum, hum. Son nom.
13:02Par chance, Philippe s'appelle aussi Berg.
13:05Alors, Berg-Philippe et Berg-Armand,
13:08même magouille, même combat.
13:11Ah, non.
13:13Non, écoute, non.
13:13Moi, ça serait dégueulasse, hein.
13:14Pas d'amalgame, s'il te plaît.
13:18Bon, ben alors, démerde-toi, hein.
13:19Si tu veux être battu,
13:23après tout...
13:23Écoute, tu pourrais m'épargner ce genre de phrase, quand même.
13:26Non, parce que mon problème, c'est de te réveiller.
13:29Depuis quatre jours, c'est comme si tu ne voulais plus te battre.
13:33Méfie-toi, tu me lis, hein.
13:36Je sais pas si c'est depuis ta rupture avec Florence, mais...
13:40Tu fais vieux, tout d'un coup.
13:42Oh, merde ! Merde !
13:44Arrête de me parler de Florence !
13:51En d'autres termes, les circonstances jouent contre vous.
13:54Parce que vous les gênez, tous les deux.
13:56Parce que vous êtes aussi compromettants pour le maire que pour votre cousin.
14:00Alors ça, ils vont s'entendre que sur une seule chose.
14:02Vous tapez dessus à tour de rôle.
14:04Je serai leur put-in-ball, quoi.
14:05Ça, exactement. Leur sac de sable.
14:08Puis surtout, ils vont décortiquer votre passé.
14:11Alors, mon vieux, il faut tout me dire, maintenant.
14:14Tout sur vous.
14:16Absolument tout pour que je puisse parer leur vacherie.
14:18Enfin, en tout cas, les plus grosses.
14:44Le ministre a demandé à me voir.
14:46Il va recevoir.
14:47Il a été appelé à Matignon.
14:50Mais il souhaite que nous commencions à déblayer en attendant.
14:56Dites-moi,
14:57depuis quand saviez-vous que le docteur Berge
15:00allait se présenter à cette partielle ?
15:02Ah, mais je l'ai appris en même temps que tout le monde,
15:04par ses déclarations à la télévision.
15:07Enfin, la dépêche du temps du père,
15:10elle était pour nous.
15:11Elle soutenait clairement la majorité, non ?
15:15En gros, oui.
15:17Alors, qu'est-ce qu'elle cherche ?
15:18Cette Florence Berge ?
15:20Ça, c'est...
15:22Elle était la maîtresse de Quentin, non ?
15:24Vous savez, je ne m'occupe pas des...
15:27Des histoires de cul.
15:30Mais vous avez tort.
15:31Le lit, mon cher,
15:33c'est le seul endroit où les hommes politiques
15:34ressemblent à leurs électeurs.
15:39Il y a des chances, Berge ?
15:42Très peu.
15:43Mais il ne faut pas qu'il en dise du tout.
15:47Quentin doit passer.
15:49Même s'il est plus ministre,
15:50il reste un domaine.
15:51Il doit passer.
15:53Et à tout prix.
15:56Vous proposez quoi ?
15:59A priori, pas grand-chose.
16:02Oui, il y a peut-être un contre-feu.
16:04Quoi ?
16:05Mais il y a deux journaux à Château-Vallon.
16:08L'autre, l'éveil, est un petit canard qui vivote.
16:10Bon, ben voilà, c'est ça.
16:11Faites-en le journal qui monte.
16:13Balancez-lui quelques informations
16:14qui lui font de bonnes manchettes.
16:16Amenez-lui de la... de la pub.
16:18Drainez la pub des nôtres sur l'éveil.
16:20Ça sera quand même pour les bergues.
16:23Hein ?
16:23Au fait, votre éveil,
16:26il est quoi comme opinion ?
16:30Rien.
16:31Ce que vous voudrez, monsieur le chef de cabinet.
16:37Non, non, tout de suite, je ne peux pas.
16:40Dans...
16:41Dans deux heures ?
16:43Bien, au revoir, mon petit.
16:50Pardon.
16:53En vous attendant, mon cher Bessis,
16:56nous avons abordé un chapitre évidemment primordial,
16:59celui des droits de succession.
17:01Je viens d'annoncer à nos amis
17:02que, selon ma première estimation,
17:05ils auraient à quitter entre 16 et 20 millions.
17:07Nouveau ?
17:08Naturellement.
17:10Soit un ancien franc de 1,6 milliard à 2 milliards.
17:13Ce qui nous fait une marge intéressante, maître.
17:16J'aimerais quand même savoir sur quel pied danser.
17:20Moi aussi, croyez-le.
17:22Malheureusement, si je pense arriver facilement
17:24à un accord avec le fisc
17:25sur l'estimation vénale des forêts et des biens immobiliers...
17:29C'est-à-dire, précisez-le,
17:30sur les parts d'Armand, de Julien et de mon mari.
17:33Si vous voulez.
17:35Bien que l'État ne se soucie pas
17:36de ce qui revient à tel ou tel.
17:38Ce sont tous les héritiers
17:40qui doivent régler, ensemble, conjointement,
17:42j'espère ne pas vous l'apprendre,
17:44l'ensemble des droits, les droits globaux.
17:47Mais, maître, vous ne lui apprenez rien.
17:49Elle a déjà pensé au journal.
17:53Mais oui, ma chérie.
17:54Et je vais même en parler.
17:56Car je me doute bien que nous butons là-dessus.
17:59À combien est estimé le journal ?
18:01Car c'est bien là qu'est la difficulté, maître, n'est-ce pas ?
18:04Oui, madame.
18:05Pour le fisc, une entreprise de presse
18:06est une montagne d'or
18:07pour les propriétaires,
18:09un gouffre de dépense.
18:09Deux points de vue
18:10extrêmement difficiles à rapprocher.
18:12Mais je m'y emploierai.
18:13Je me battrai.
18:14Je m'aquignonnerai.
18:15Je crois que c'est le mieux.
18:17Je suppose que ça va prendre un temps fou.
18:19Mais en attendant,
18:20pour la compte,
18:21comme chacun doit faire un effort,
18:22pourquoi Florence
18:23ne vendrait-elle pas
18:24quelques actions de la dépêche ?
18:26À qui ?
18:27À ton mari ?
18:29Par exemple.
18:31Ne vous fatiguez pas.
18:34C'est non.
18:35Ou à d'autres.
18:36Ah.
18:38Pour que la dépêche nous échappe ?
18:40Pour que les bergues
18:41perdent la majorité ?
18:42Ça, ma chérie,
18:44c'est ton affaire.
18:46Non,
18:46c'est notre affaire
18:48à tous.
18:49Alors disons
18:50que nous nous trouvons
18:51devant un cas insoluble.
18:54Mais non, ma chérie,
18:55je suis sûre que toi,
18:56tu as une solution.
18:56Eh bien, oui.
18:59Refusons l'héritage
19:01et demandons à la justice
19:02un autre partage.
19:04Ah oui,
19:05c'est une bonne idée.
19:06Pourquoi pas ?
19:07Non, non.
19:08Cet héritage est votre affaire,
19:10pas la mienne.
19:11Mais à ça,
19:12je dis non.
19:13Vous ne pouvez pas remettre en cause
19:15les décisions d'Antonin.
19:17ça ne m'amuse pas non plus,
19:18mais que voulez-vous
19:19les gens finiront
19:19par trouver bizarre
19:20quand Antoninberg
19:20nous est mis dans un pétrin pareil.
19:23Avisé comme il était,
19:24il aurait dû prévoir.
19:26Ou alors,
19:26c'est qu'il n'avait plus
19:27toute sa tête.
19:28Si vous voulez qu'on raconte
19:29que votre père était gâteux,
19:31moi je veux bien,
19:32mais réfléchissez.
19:42Vous savez, Gilbert,
19:43j'ai peur.
19:45Depuis la naissance de mon enfant,
19:46mon père est venu fou.
19:48Il me harcèle tout le monde.
19:50J'ai peur.
19:51Qu'est-ce qu'il vous dit ?
19:53Tantôt il crie,
19:54tantôt il se tait,
19:54mais j'entends sa respiration
19:55et je le reconnais,
19:56ça c'est pire que tout.
19:58Il prépare quelque chose,
19:59je le sens.
20:00Mais il ne va tout de même
20:01pas faire la bêtise
20:02d'enlever l'opti, non ?
20:04Je ne sais pas.
20:05Vous savez,
20:05ce nom Kovalich,
20:06pour lui c'est tellement important
20:08qu'il en est tellement fier
20:10qu'il serait capable
20:11de voler l'enfant.
20:12Si je pouvais obtenir
20:13ce mariage post-mortel,
20:16je partirais immédiatement
20:17avec mon enfant,
20:18je changerais de nom.
20:19Mais là,
20:19il est capable
20:20de me prétendre
20:20sans ressources
20:21et de voler l'enfant.
20:22Écoutez-moi, Catherine,
20:24je ne suis pas riche,
20:25mais grâce à mes petits
20:27brevets d'invention,
20:29enfin je vous passe les détails,
20:31j'ai quelques revenus.
20:32Partageons-les.
20:35Non, merci.
20:37Vous savez,
20:38j'ai voulu cet enfant,
20:39c'est à moi de l'assumer.
20:40Puis je ne quitte pas un père
20:42pour en adopter un autre.
20:44Attention Catherine,
20:46l'orgueil fou
20:47rejoint la vanité.
20:50Mais enfin,
20:51réfléchissez.
20:53ma proposition
20:54tiendra toujours.
20:56À bientôt Catherine.
20:58Merci.
21:01Je veux un papier canon.
21:02Une récapitulation
21:03des principaux scandales
21:04immobiliers
21:05au cours des dix dernières années.
21:06Avec en conclusion,
21:07j'imagine,
21:08des sablons ?
21:09Un cheval,
21:10une alouette,
21:11des chiffres,
21:11des noms,
21:12le montant des sèmes détournées.
21:13Je veux qu'on sache
21:14pourquoi et comment
21:15le bâtiment est devenu
21:16de nos jours
21:17une nouvelle expression
21:18de la criminalité.
21:20Eh oui,
21:20qu'est-ce qu'on ne ferait pas
21:21pour son petit frère ?
21:22Et trouvez-moi
21:23un titre génial.
21:26Le béton rouge.
21:27Non, non, non, non, non.
21:29C'est insuffisant.
21:30Cherchez pire.
21:33Dites-moi,
21:34pourquoi est-ce à moi
21:35que vous demandez ça ?
21:38Parce que c'est à vous
21:40que mon père l'aurait demandé.
21:42C'est tout ?
21:45Non, je...
21:48Je crois que vous êtes
21:49le meilleur.
21:51Je préfère ça.
21:55J'aurais une requête
21:57à vous demander.
21:58Je peux ?
21:59Quel genre ?
22:00À propos de Catherine.
22:02Catherine ?
22:03Oui, la petite Kovalik.
22:05Ah, oui.
22:06Elle m'inquiète.
22:07Il lui faut un job.
22:09D'abord pour vivre
22:10et aussi pour cesser
22:11de gamberger
22:12à l'envers de journée.
22:13Qu'est-ce qu'elle sait faire ?
22:15Pas grand-chose,
22:16mais elle a du jugement.
22:18Ici, c'est exclu.
22:19Enfin, au journal,
22:21c'est momentanément exclu.
22:23Mais...
22:23Oui, je réfléchis.
22:27Peut-être qu'à la permanence
22:28d'Armand,
22:29il y aurait à faire.
22:30Oui, mais enfin,
22:31ça va durer quoi,
22:31quinze jours ?
22:32Écoutez, on avisera après.
22:34De toute façon,
22:34on n'a jamais travaillé.
22:35Alors, ce sera un test.
22:36On verra ce qu'elle vaut.
22:38OK ?
22:39OK.
22:41Ah, ce qui serait bien,
22:42ce serait que vous lui demandiez.
22:44Oui, si vous pouviez
22:45lui téléphoner vous-même.
22:46Enfin, en lui demandant ça
22:48comme un service.
22:49vous voyez,
22:51question de doigtesse,
22:52ça lui donnerait confiance.
22:54Dites-moi,
22:55Travers,
22:56vous êtes un véritable papa
22:58pour Catherine.
23:00Quel rôle vous me faites jouer,
23:01là, exactement ?
23:02Aucun.
23:03Enfin,
23:04le vôtre.
23:06D'accord.
23:07Je le ferai.
23:09Merci, Florence.
23:10Vous êtes chic.
23:12Je peux vous embrasser ?
23:17Vous pouvez essayer.
23:24Vous avez
23:25un coup de groseille.
23:29Nouveau.
23:30Ça, on ne me l'avait jamais dit.
23:33À moi,
23:35à moins que ce soit
23:36de myrtille.
23:39Restons-en là,
23:40s'il vous plaît.
23:42C'est dommage,
23:43mais je crois que
23:44ce que nous avons à faire
23:46pour maman,
23:47c'est travailler.
23:48N'est-ce pas ?
23:49Eh oui.
23:51Dans la vie,
23:51on n'a jamais le temps de vivre.
23:53Vous êtes un coquin,
23:54Travers.
23:56Je crois que
23:59dorénavant,
23:59je vais devoir me méfier de vous.
24:07M. Kodalik.
24:11Puis-je vous demander
24:12quelques minutes d'entretien ?
24:14Mais au contraire,
24:14M. Bossy,
24:15c'est un grand haleur pour moi.
24:17Si vous voulez,
24:18on va passer
24:19dans mon bureau.
24:20Je ne ferai pas attention,
24:21il y a du désordre.
24:23Que servez-nous,
24:24les des bohémiens ?
24:27Mon cher monsieur,
24:28nous ne nous connaissons pas,
24:29il y a cependant
24:30quelque chose
24:30de très important
24:32entre nous.
24:33Ah oui ?
24:33Ah oui,
24:35le petit-fils.
24:36Ah oui,
24:37c'est intéressant,
24:37oui.
24:38Aucure que,
24:38aux yeux de la loi,
24:39cet enfant ne vous est rien.
24:41C'est exact,
24:42il y a la loi.
24:44Mais au-dessus de la loi,
24:45il y a le cœur.
24:47Et si vous acceptez
24:48de parler d'homme à homme,
24:49je suis sûr que,
24:51malgré votre apparence
24:52un peu rude,
24:55vous placez le cœur
24:55au-dessus de tout.
24:57Qu'est-ce que vous voulez
24:59au juste,
25:00l'entretien ?
25:03Je veux que vous laissiez
25:05Catherine tranquille,
25:06M. Covalet.
25:09Elle est ma fille
25:10et je fais ce que je veux.
25:11Et si je veux,
25:11je peux vous sortir d'ici
25:12et pas doucement.
25:13Ah oui,
25:14bien sûr,
25:14bien sûr.
25:15En attendant,
25:16nos enfants se sont aimés
25:17et nous avons
25:18le même petit-fils.
25:19Alors,
25:20pourquoi ne pas faire avec ?
25:21J'ai tout fait
25:21pour empêcher ça.
25:22Ça,
25:23je sais,
25:23je sais.
25:24Et puis,
25:25même si votre gars
25:25avait voulu l'épouser,
25:26j'aurais dit non.
25:27Alors,
25:27je ne vois pas
25:27ce que nous ferions ensemble.
25:29Mais,
25:29mais,
25:29parlez.
25:31Parlez du petit.
25:33Du petit.
25:34Du petit.
25:35Ma fille
25:35qui m'a craché à la gueule.
25:37Mais justement,
25:38c'est parce qu'elle
25:38s'intéresse à vous.
25:39Sinon,
25:40elle vous aurait tourné le dos.
25:41Et en attendant,
25:43le petit,
25:43il est à vous quand même,
25:44non ?
25:46Mais si,
25:46puisqu'il s'appelle Kovallik.
25:50Oui,
25:50oui,
25:50oui,
25:51vu comme ça,
25:52évidemment,
25:53c'est...
25:53Bien,
25:54Kovallik comme vous
25:54et Paul comme mon fils.
25:57Mais avez-vous réfléchi
25:58qu'il se posera des questions
26:01et qu'il se demandera
26:01d'où il vient ?
26:03Alors,
26:04si nous sommes là,
26:06tous les deux,
26:06pas trop moches,
26:08pas trop cons,
26:10enfin,
26:11deux pépés à peu près
26:12présentables,
26:14ça le rassurera,
26:15non ?
26:15Vous ne croyez pas ?
26:17Moi,
26:17je m'en fous.
26:19Qu'est-ce que je voulais
26:20que ça me foute à moi ?
26:21Ah non,
26:21je pensais que
26:22vous feriez quelque chose.
26:24En attendant,
26:25votre idée d'enlever le petit,
26:27elle est ridicule,
26:28hein ?
26:30Pas tellement.
26:32Pas tellement,
26:32parce que si le mot m'était ici,
26:34Catherine serait revenue,
26:35elle n'aurait pas pu s'en empêcher
26:36et puis moi,
26:37je les aurais
26:37tous les deux à la maison.
26:38Oui, bien sûr.
26:40Alors,
26:40je vais vous dire une bonne chose,
26:41moi.
26:42j'ai perdu mon fils
26:44et je ne perdrai pas
26:44le fils de mon fils.
26:46Et c'est pour ça
26:46que vous me trouverez
26:47toujours sur votre chemin.
26:54C'est bien ce que je me dis aussi.
26:57Ça,
26:58vous voyez,
26:58c'est un bon argument.
27:01C'est votre meilleur.
27:04Bon,
27:04alors,
27:05qu'est-ce que vous proposez
27:06au juste ?
27:07Oh,
27:08pas grand-chose.
27:11Mon amitié,
27:12si vous le voulez bien.
27:22Moi,
27:23je...
27:24je sais pas dire
27:25bien ces choses-là,
27:27mais
27:28vous êtes un...
27:29vous êtes un brave-homme,
27:31monsieur Bossis.
27:32Et puis,
27:33j'aurais toujours du plaisir
27:34à vous rencontrer.
27:36voilà,
27:37ça va,
27:37mais...
27:37on va,
27:39mais c'est quoi,
27:40Ali ?
28:05Il a eu,
28:05le Bossis.
28:07Tu laisses tomber.
28:10Non,
28:12Je crois pas ça,
28:12père.
28:14Je vire au vent.
28:16Puis,
28:17je vais dire une bonne chose.
28:19Eh ben,
28:19il me botte,
28:20ce type-là,
28:21tu vois ?
28:23Il me botte.
28:28il me botte.
28:30Il me botte.
28:34Il me botte.
28:50Il me botte.
28:53Oh, je suis le maire !
28:54Si ça me fait plaisir.
28:56Si ça me fait plaisir.
28:56Seulement, il faut oublier que je suis le maire ce matin.
28:58Bah oui, je trouve qu'un modeste candidat est plate de député.
29:02Ah, vous me direz, évidemment, cette place n'aurait pas dû la quitter, hein ?
29:05Oui.
29:07Vous le direz, oui.
29:08Vous me le direz ?
29:09Oui.
29:11Ça a été pour le bien du pays, non ? C'est votre avis ?
29:13Ah, ça, c'est sûr.
29:15Et alors, comme notre ami Jérôme veut bien me la rendre, la place, il ne faut pas lui faire un
29:18affront, hein ?
29:20Non, si vous ne me renvoyez pas à la chambre, il va se vexer, hein ?
29:22Oh, il n'y a pas de risque !
29:40Quel cirque !
29:42Pour avant que je fasse ça ?
29:43C'est ça, séduire la France profonde ?
29:46Ben oui, mon vieux. Il faut plonger.
29:49Eh, ben, plongeons.
29:53On est français, hein ?
29:56Voilà, merci.
29:59Bonjour, docteur.
30:00Bonjour.
30:01Ah, mais on se... on se connaît.
30:02Ah oui, docteur.
30:03Eh oui, j'ai soigné votre épouse il y a...
30:05Deux ans.
30:05Il y a deux ans.
30:06Carmen !
30:07Docteur, tu te souviens ?
30:08Bonjour.
30:09Ah, ben, dis donc, vous avez meilleure mine que quand on vous a amené à ma clinique, hein ?
30:12Ah, c'est bien, c'est bien. Comment ça va, maintenant ?
30:15Mais c'est grâce à vous, docteur.
30:16Oh, grâce à... non, grâce à la nature.
30:17Et vous avez une nature superbe.
30:19Continuez comme ça.
30:20Merci, d'accord.
30:21Merci, d'accord.
30:22Oh, la boche qu'on est jolie cette petite...
30:24Belle et jolie cette petite cocotte-là !
30:27Qu'est-ce que tu regardes ?
30:28Tu regardes les oranges, hein ?
30:29C'est de la belle sanguine.
30:31Oui, vous êtes au roi de la sanguine, moi, je veux dire.
30:44Vous nous cherchez ou quoi ?
30:46Je vous avais prévenu que nous faisions le marché à dix heures.
30:49Vous, vous m'avez dit que vous seriez au cordelier.
30:51Mais entre 20, nous avons appris que les communistes y seraient aussi au cordelier.
30:55Alors, comme c'est un fief coco...
30:56Qu'est-ce que vous voulez que ça me foute ?
30:58Si vous ne les respectez pas, c'est plus la peine de prendre des accords.
31:01Je vous croyais mieux que ça, je suis en bonheur.
31:11Ah, je t'assure.
31:15Vous pouvez sauter le marchand de légumes, ils votent pour Quentin.
31:18Par contre, avec le pépier, elle a les dit à fond après le fiscal l'année dernière contre l'importance.
31:23Je suis un goût de vous, j'ai de la salle, tout à l'heure.
31:30Ah, bonjour, bonjour, bonjour, bonjour.
31:33Alors, il paraît que le fils que vous fait des grosses misères...
31:37Ah, pas plutôt ?
31:38Ils m'ont ruiné, ces enfoirés.
31:41Bah oui, de toute façon, j'ai horreur de ce genre d'inquisition.
31:44Je vais vous dire une chose, parce que pour tout le monde, on est tous des fraudeurs.
31:46Alors, ce genre de tracasserie, il faut que ça cesse.
31:49Moi, je vais leur casser le morceau.
31:50C'est vrai.
31:51Enfin, si je suis élu, naturellement.
31:52Vous le saurez.
31:53En tout cas, moi, ça sera dès demain.
31:56Merci.
31:57Merci.
32:01Bonjour.
32:01Bonjour.
32:03Comment, docteur, malgré tout le personnel dont vous disposez ?
32:05Bonjour.
32:06Vous faites vous-même votre marché.
32:07Ça va ?
32:07C'est un lieu que vous fréquentez vous-même assez peu, monsieur le maire.
32:10Hein ?
32:11Enfin, sauf en période électorale, bien entendu.
32:13Sinon, vous y auriez déjà vu.
32:14Eh, que voulez-vous ?
32:15Quand on sollicite un mandat, il faut bien se mettre à l'écoute de ces électeurs.
32:18C'est votre avis ?
32:19C'est tout à fait mon avis.
32:20C'est pour ça que nous nous rencontrons sur ce marché,
32:22nous qui nous rencontrons sur si peu de choses.
32:25Eh ben, docteur, vous ne manquez pas d'esprit.
32:27Vous ne manquez pas ni de courage, d'ailleurs.
32:29Oui, d'esprit, enfin, peut-être.
32:31Enfin, on le dit.
32:32Mais le courage, de quel courage voulez-vous parler ?
32:35Je ne sais pas.
32:36Vous lisez les journaux, non ?
32:37Oui, évidemment.
32:40Je ne sais pas.
32:40Moi, je vous trouve courageux de vous présenter à Château Vallon.
32:44Pourquoi ?
32:45Pourquoi ?
32:46Vous avez un cousin plutôt gênant, non ?
32:48Vous savez, mes liens de parenté avec Philippe Berg,
32:51c'est vraiment...
32:52Ça ne prouve pas, en tout cas, que j'ai des points communs avec lui.
32:54Oui.
32:55Et ça, il faudra en convaincre les électeurs.
32:58Oui, bon, ça me sera facile.
32:59Ça me sera très facile.
33:00Mais, par contre, les vôtres, enfin, vos électeurs,
33:02se souciemerderont très bien que ce Philippe Berg
33:05était votre adjoint à la mairie.
33:06Et ça, c'est un très gros handicap pour vous.
33:08Oui.
33:09Un adjoint parmi d'autres.
33:10Un adjoint, un adjoint.
33:11En tout cas, on n'est pas responsable de ses liens de parenté.
33:13Par contre, ses collaborateurs et ses amis, on les choisit.
33:16Et ça, c'est un choix qui parle pas pour vous.
33:18C'est moi de vous le dire.
33:21Ah, j'ai toujours eu un penchant pour les Berg, que voulez-vous.
33:29Monsieur Berg, vous m'ennuyez.
33:31Vous m'ennuyez beaucoup.
33:34Dans le climat actuel de cette ville, vous tombez vraiment mal.
33:37Et si je pouvais vous dire d'aller vous faire juger ailleurs,
33:39je n'hésiterais pas une seconde.
33:41Car, comme par hasard, les déclarations vous concernant se mettent à affluer.
33:46Voilà, entre autres, que les assassins de Paul Bossy
33:48se retrouvent miraculeusement la mémoire.
33:50Leur affaire est étrangère à mon client, monsieur le juge.
33:53Détrompez-vous, maître.
33:55Pas plus tard que ce matin,
33:56Gamelle m'a affirmé que c'est votre client qui l'a présenté à Fournier.
34:00C'est faux.
34:00Pourtant, vous connaissez Gamelle.
34:02Ne n'y est pas.
34:02Il était sous vos ordres en Algérie.
34:04J'ai commandé beaucoup de sections
34:05et je ne me souviens pas tous mes hommes, monsieur le juge.
34:07Voyons, monsieur Berg.
34:10Gamelle cherchait du travail.
34:12Vous l'avez aidé.
34:13On ne peut pas vous le reprocher.
34:14Au contraire.
34:15Je proteste.
34:16Vous émettez une simple supposition.
34:19étayée sur rien.
34:20Sur la logique, maître.
34:22Sur la logique.
34:23Je ne crois pas aux coïncidences.
34:25D'ailleurs, Gamelle est formelle
34:27et ma chevère confirme.
34:29Pourquoi serait-il allé inventer cette histoire ?
34:32Oh, pour certaines raisons.
34:33Que vous évoquiez vous-même tout à l'heure.
34:36Un certain climat.
34:38C'est possible.
34:39Il se peut qu'il y ait de ça.
34:42Mais ce que dit Gamelle est parfaitement cohérent.
34:45Fournier cherchait un tueur.
34:47Berg lui a présenté l'un de ses anciens légionnaires.
34:51Un spécialiste des corvées de bois.
34:53C'est bien ainsi qu'on appelait l'exécution sommaire des prisonniers.
34:55Je proteste.
34:57Un ancien légionnaire, oui.
34:59Mais pas un spécialiste des corvées de bois.
35:01Il n'y en a jamais eu sous mes ordres, monsieur le juge.
35:03Jamais.
35:04Vous n'avez pas le droit.
35:06Vous mettez en cause l'honneur de mon client et celui de l'armée.
35:09Aucunement, maître. Aucunement.
35:12C'est une question d'intérêt strictement historique.
35:15Et pour en venir où ?
35:18À ceci.
35:20J'ai l'intime conviction que Gamelle dit la vérité.
35:24En conséquence, j'ajoute à votre inculpation précédente
35:27celle de complicité de meurtre.
35:33Tu trerais croquis de la campagne.
35:35C'est un peu flin, non ?
35:39Merci.
35:41Titrez ce que vous voulez.
35:42Enfin, insistez bien sur la différence des deux groupes.
35:45Un côté armement.
35:48Avec seulement quelques amis.
35:50Des non-professionnels.
35:51Et de l'autre, Quentin.
35:53Avec le lourd appareil d'un parti.
35:55Vu.
35:57La grosse industrie contre le petit artisan.
36:02Arrêtez.
36:23Je vais rester seule. Laissez-moi.
36:26Je suis venue en amie.
36:27Quoi qu'il ait pu faire...
36:30...
36:35Salauds.
36:36Oh, Dieu.
36:38Mes enfants.
36:40Ah, les salauds.
36:41Des salauds et des lâches, oui.
36:43Vous les avez reconnus ?
36:43Non, j'ai pas eu le temps à viennent de se tirer à moto.
36:46Ne vous inquiétez pas, Yann.
36:47Je vais m'occuper de ceux qui commandent.
36:49Vous êtes sur moi.
36:53...
36:53...
36:53...
36:53...
36:54...
36:59Une connerie.
37:01Une connerie très généreuse, mais une connerie tout de même.
37:03Ça me casse mon cou, ça.
37:04Je suis désolée quand on attaque l'innocence.
37:07D'où que viennent l'attaque, moi, je crie.
37:08Eh bien, fallait te retenir.
37:10Parce que c'est pas les victimes qui manquent, hein.
37:12Tu pouvais défendre n'importe laquelle, mais pas celle-là.
37:14Peut-être, mais c'est elle qu'on attaquait.
37:16Je te signale que c'est...
37:17...c'est le nom de son mari que mes adversaires me jettent à la tête.
37:19Eh bien, j'ai dit ce que j'avais à dire.
37:21Oh, moi, si t'en es fier, c'est le principal.
37:23J'aurais eu honte de ne pas le faire, c'est différent.
37:26Florence, je te rappelle que c'est toi qui m'as lancé dans cette aventure.
37:29Moi, j'ai fait que suivre.
37:30Alors, si t'as changé d'avis, tu me le dis, moi j'arrête.
37:32Seulement, faudrait savoir ce que tu veux.
37:33Je le sais.
37:35Maintenant, je le sais.
37:36Ah oui, c'est quoi ?
37:38Je veux davantage de justice, de tolérance, de respect de la dignité humaine.
37:44Une politique doit définir sa morale.
37:46En défendant Émilie, je t'ai donné un programme.
37:49Voilà.
37:50Je me suis battue pour toi.
37:54Vous l'avez lu, l'édito de La Dépêche.
37:56Alors, qu'est-ce que vous en pensez, vous ? Franchement.
37:58Moi, j'aime. Enfin, j'aime ce ton.
38:01On voit que c'est sincère.
38:02C'est pas le problème.
38:03Si.
38:05Chaque lecteur sait que s'il avait été à la place d'Émilie, il aurait été défendu.
38:09Ah bah, les femmes, c'est déjà compliqué.
38:10Mais les femmes et la politique, en plus.
38:12Vous savez, je me fous complètement de la politique.
38:14D'ailleurs, je n'ai jamais voté.
38:16Mais si ce que votre sœur a écrit, c'est de la politique,
38:19alors là, je crois que ça m'intéresse.
38:26Pour le reste, d'accord.
38:29J'assume.
38:31Et je suis même prêt à assurer plus que mon compte.
38:35Mais je suis pas un assassin.
38:37Ça, je te le jure.
38:39Tu n'as pas besoin de le jurer.
38:41Je le sais.
38:44Et toi, ça va ?
38:46Il faut bien.
38:48Et les gosses ?
38:51Je leur laisserai pas dire que j'ai du sang de Bessis sur les mains.
38:55Ils peuvent inventer tout ce qu'ils veulent.
38:58Mais je me laisserai jamais juger pour assassin à jamais.
39:00Tu entends ?
39:06Je leur laissez faire la sorte pour tenir des mains sur les mains.
39:13Wow !
39:16C'est parti pour les mains, les mains.
39:29On va essayer de me faire une date.
39:30C'est parti pour les mains en vous.
39:31C'est parti !
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40:43Il est encore un peu chaud, j'avais pas prévu qu'on en boirait tant !
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