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Ce lundi 3 août, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, et Jacques Lemoisson, fondateur de GATE Capital Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente Good Morning Market, Etienne Brun.
00:068h40, c'est parti pour Good Morning Market. On vous accompagne jusqu'à 9h15, format estival, bien sûr, que vous
00:12suivez en ce moment.
00:13Et puis, bien sûr, vous pouvez suivre la séance du jour avec Antoine Larigauderie ce soir à partir de 17h30
00:18pour BFM Bourse.
00:20Dans un instant, c'est le club de la Bourse qui va sourire avec Florian Yelpo qui nous attend en
00:23Suisse depuis Lombard-Rodier-IM
00:25et Alexandre Baradez qui est déjà en plateau, chef analyste d'IG, pour revenir notamment sur cette intervention historique ce
00:30week-end sur le Yen,
00:32sur Donald Trump qui fait baisser les cours du pétrole ce matin en disant que des discussions vont se tenir
00:37aujourd'hui avec l'Iran.
00:39Et puis, dans le même temps, beaucoup d'actualités du côté des entreprises.
00:43On va faire un petit point sur les résultats trimestriels, sachant que vous avez plus de 60% des entreprises
00:48du S&P 500 qui ont publié leurs résultats,
00:50avec notamment les GAFAM qui ont animé la fin de semaine avec des réactions historiques.
00:56Microsoft qui a gagné quand même plus de 15% la semaine dernière après la publication de ses résultats.
01:01Amazon également qui était en forte hausse ce vendredi quand, à l'inverse, Apple était en forte baisse.
01:05On va revenir un petit peu sur ses publications et surtout sur les grands enseignements de ses publications.
01:09Et puis, à 9h05, c'est Jacques Lemoisson qui sera avec nous, fondateur de Gay Capital Management,
01:14pour revenir notamment sur la tech chinoise qui multiplie les annonces.
01:17Wall Street finance l'intelligence artificielle, Pékin industrialise l'intelligence artificielle,
01:23nous dira Jacques Lemoisson dans un bon 20 minutes.
01:25C'est parti pour le Club de la Bourse.
01:31Avec donc en plateau Alexandre Baradez.
01:34Bonjour Alexandre, merci de nous accompagner ce matin.
01:36Chef analyste d'IG et à distance, donc Florian Yelpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IEM.
01:43Bonjour Florian, merci également de nous accompagner ce matin.
01:46Commençons peut-être, Florian, par cette intervention historique sur le Yen au cours du week-end historique.
01:52Oui, puisque vous avez eu une intervention coordonnée avec donc le Japon et les États-Unis.
01:57Ça s'est produit vendredi et samedi.
02:00Donald Trump, Pierre, s'est félicité de tout cela.
02:02Bon, si on regarde un petit peu de façon factuelle, on voit quand même ce matin le Yen se reprendre
02:06et puis c'est un impact également sur les taux du côté de Tokyo.
02:10Oui, absolument. Bonjour à tous. Bonjour Alexandre, bonjour Etienne.
02:14Le point à retenir, c'est que la Maison-Blanche en a marre de l'évolution du Yen.
02:21Ce Yen, il est problématique globalement pour les États-Unis parce qu'il est incohérent avec la politique commerciale américaine
02:26aujourd'hui.
02:26L'évolution de la devise japonaise compense en partie les tarifs douaniers précédemment imposés au pays.
02:34Bref, il était temps de mettre un terme à tout ça.
02:37Est-ce que c'est une grosse intervention ?
02:39D'abord, c'est une séquence d'intervention parce que ça a commencé jeudi avec une intervention du Japon lui
02:44-même.
02:45Vendredi, on a eu une intervention coordonnée US-Japon d'un montant qu'on ne connaît pas encore.
02:49Et tout ça, évidemment, fleurbons ce qu'on a connu en 1998 quand il a fallu aussi mettre un terme,
02:56en tout cas calmer le momentum de la devise japonaise.
03:01Pourquoi est-ce que le Yen aujourd'hui divorce quelque part de ses fondamentaux ?
03:06Parce que la Banque centrale japonaise semble remonter ses taux d'intérêt.
03:09Ça devrait supporter la devise japonaise.
03:11Ce n'est pas le cas. Pourquoi ?
03:13Principalement parce qu'on s'attend à une inflation au-delà de 2% à l'avenir au Japon.
03:17Et la Banque centrale japonaise a des taux à 1%.
03:20Autrement dit, on est très très loin de respecter ce qu'on appelle la règle de Taylor et de voir
03:26une boge agressive.
03:27Mais c'est normal parce que la Bank of Japan, elle a toujours ce logiciel des années 90.
03:32Elle recherche cette inflation depuis des années, depuis des décennies.
03:37Donc il faut comprendre qu'elle réagit mollement.
03:39La mollesse de sa réaction justifie la dépréciation du Yen face au dollar.
03:45Et l'intervention vient entamer ce momentum-là.
03:49Espérons-le que ces interventions vont casser cette dynamique négative pour la monnaie japonaise.
03:57Alexandre Baradez, le timing n'est pas anodin.
03:59Il faut se souvenir encore que la semaine dernière, et c'est d'ailleurs, c'est toujours le cas en
04:02ce lundi matin,
04:03le 30 ans américain est au-delà des 5%.
04:06Le 10 ans américain est proche des 5.
04:08On est ce matin à 4,76.
04:10Oui, il y a un vrai sujet taux, je pense, au début de semaine.
04:13C'est-à-dire que la géopolitique s'est réinvitée à la table des marchés,
04:16avec des effets sur le pétrole, des effets un petit peu sur les taux.
04:19Ce matin, ça s'étend très légèrement sur les taux américains.
04:22Mais en fin de semaine dernière, avant ces nouveaux revirements de situation sur le front géopolitique,
04:27on parlait des taux.
04:28On parlait de la réunion de la fête, notamment, et de cette tension sur les taux américains.
04:31Et il faut rappeler qu'il y a deux types de taux à surveiller.
04:34Vous avez évidemment les taux, on va dire les taux nominaux, c'est-à-dire les taux de référence,
04:37quand on parle de la France, le 10 ans français, l'OAT, etc.
04:40Aux Etats-Unis, vous avez des taux qu'on regarde, c'est le 10 ans, le 30 ans notamment.
04:43Vous avez un taux à 30 ans aux Etats-Unis qui est à 5,2% ce matin.
04:47C'est un niveau qu'on n'est pas connu depuis le milieu des années 2000.
04:50Et le deuxième type de taux qu'on regarde, c'est ce qu'on appelle les taux réels.
04:54C'est-à-dire que c'est les taux, mais indexés sur l'inflation, qui montrent le niveau réel des
04:57taux.
04:58On est à plus de 3% sur le 30 ans américain.
05:01Ça veut dire quoi ?
05:02Ça veut dire qu'on a des niveaux de taux aux Etats-Unis qui, selon moi, sont trop élevés.
05:09C'est ce que la Maison Blanche dit, là-dessus je suis d'accord avec elle,
05:12parce que ça freine complètement le marché immobilier.
05:15Et on voit que l'administration américaine aimerait faire baisser ses taux,
05:19mais que la situation sur le front de l'inflation ne le permet pas.
05:21Et Kevin Worsche, deuxième réunion de Kevin Worsche,
05:26on n'a toujours pour l'instant aucune ouverture sur une possibilité de baisser les taux.
05:30On voit même qu'après ces deux interventions à Kevin Worsche,
05:33juste en juin et puis celle de la dernière de juillet,
05:35les probabilités désormais pour une hausse de taux à la réunion de septembre sont de 65%.
05:40C'est-à-dire que le marché se dit qu'il n'y aura peut-être rien d'avance.
05:44Mais on sait qu'avant la réunion de septembre pour la Fed,
05:47il y a Jackson Hole, ce fameux symposium des banquiers centraux.
05:50Et est-ce que certaines annonces pourraient être faites par Kevin Worsche ?
05:52On voit qu'il y a quelques dissidents au sein de la Fed qui cherchent, eux, à relever les taux.
05:57Un membre qui s'appelle Kashkari, qui est assez surveillé par les marchés,
06:00assez observé par les marchés, dit qu'il vaut mieux des petites actions,
06:03des petites interventions maintenant que de plus grosses interventions plus tard.
06:07Par là, il veut évidemment dire mieux vous relever maintenant de 25 points de base
06:10et voir un petit peu les effets sur l'inflation
06:12plutôt que d'avoir peut-être relevé de 50 points de base d'ici la fin de l'année.
06:16Donc, pour revenir au sujet dont vous parliez avec Florian également,
06:20c'est au Japon, on voit que par exemple, après cette intervention sur la devise,
06:24en revanche, sur la partie obligataire, il y a peu de changements.
06:27Regardez ce matin le taux de 10 ans japonais, il est à 2,82%.
06:30C'est des niveaux toujours de tension pour le 10 ans.
06:32Et c'est là aussi qu'on pourrait se demander s'il n'y a pas besoin,
06:35et je pense que c'est nécessaire d'ailleurs,
06:36que la Banque du Japon relève, elle aussi, son taux directeur.
06:40Elle a déjà procédé à quelques redressements depuis sa sortie de la politique de taux négatifs,
06:45mais je pense qu'on aura encore peut-être 25 points de base ou 50 points de base,
06:48à une voire dose de taux possible du côté de la Banque du Japon,
06:51justement pour essayer de casser un peu plus fortement ce cycle de dépréciation du Yen.
06:55Moi, je ne suis pas du tout convaincu que parce que Washington est intervenu,
06:58l'épisode de faiblesse du Yen,
07:00on rappelle qu'il est tombé sur un plus bas de 4 décennies le Yen par rapport au dollar,
07:04je ne suis pas convaincu que ce soit encore possible,
07:08tant que le dollar reste fort.
07:10Et pourquoi le dollar est fort aussi ?
07:11Il est fort parce que, on le disait, l'inflation américaine est forte,
07:13parce que la Fed n'ouvre pas la porte à des baisses de taux.
07:16Donc selon moi, tant qu'on ne casse pas cette inflation aux Etats-Unis,
07:19et tant que la Fed n'en trouve pas la porte à des baisses de taux,
07:22je ne vois pas comment durablement,
07:24malgré les interventions au niveau des banques centrales,
07:26comment le Yen pourrait cesser de glisser pour l'instant.
07:28Et donc tous ces sujets qui sont liés, bien sûr,
07:30la Banque du Japon, la Fed, le Trésor américain,
07:33la Fed, bien sûr, on en reparle quand même un petit peu,
07:36parce que c'était quand même l'événement de la semaine qui est passé,
07:38c'est vrai, avec les publications d'entreprises,
07:40parfois en arrière-plan, Florian Yelpo.
07:42Qu'est-ce que vous retenez, vous, de cette communication de Kevin Warch,
07:45qui est restée assez quand même évasif,
07:48c'est-à-dire qu'il a donné des axes,
07:50mais le marché est resté un petit peu sur sa faim mercredi soir ?
07:54Oui, absolument, on a vraiment un fort contraste
07:57entre la première des conférences de presse
08:00et la seconde à laquelle on a pu assister mercredi dernier.
08:03La première était extrêmement belliqueuse,
08:06une refonte intégrale du discours,
08:09la suppression de la forward guidance,
08:12donc la capacité qu'elle a faite à communiquer sur ses actions futures.
08:16Et là, on se retrouve avec un meeting
08:18où finalement, on nous dit plus ou moins entre les lignes
08:21que c'est plutôt le marché qui va faire le job,
08:24c'est plutôt le marché qui va, de par la contrainte qu'il impose aujourd'hui,
08:28Alexandre le rappelait, en termes de taux réels sur l'économie américaine,
08:33va ralentir l'activité économique
08:34et donc lutter à plus long terme contre l'inflation.
08:38Ça, mine de rien, potentiellement, en plus,
08:41c'est plutôt bullish dollars,
08:42c'est-à-dire que le fait d'avoir les taux réels les plus élevés
08:45des pays du G10, mine de rien, ça acquiert les capitaux.
08:48En plus, ces taux réels sont élevés aussi
08:50parce que le complexe de la technologie américaine
08:55draine des liquidités pour financer ses projets,
08:58tout en générant un profil de productivité plutôt attrayant,
09:02des marges intéressantes,
09:03ce qui attire à nouveau le capital.
09:06Donc, on est face à un nexus un peu complexe aujourd'hui
09:09qui fait que finalement, la Fed nous dit,
09:11finalement, il n'y a pas de plan pour l'instant.
09:15On réfléchit, mais il n'est pas question aujourd'hui,
09:18tout de suite en tout cas, de remonter les taux.
09:20Il y a de l'inflation aux États-Unis,
09:22c'est potentiellement un problème
09:23et on vit peut-être encore un peu trop
09:25sur le logiciel des années 2020,
09:28c'est-à-dire que l'inflation est temporaire.
09:30Attention, cette inflation,
09:31elle vient en partie d'un choc temporaire
09:33qui vient des matières premières,
09:35mais il faut rappeler dans quelle phase du cycle on est.
09:37On est dans une phase d'expansion,
09:40c'est-à-dire que l'activité économique
09:41est en train d'accélérer lentement,
09:43mais globalement,
09:44et que cette accélération de l'activité économique,
09:47elle peut elle-même créer de l'inflation
09:48ou du moins propager l'inflation énergétique.
09:51Donc, il faut être prudent,
09:52il faut être prudent.
09:52Et c'est bien d'avoir quelqu'un à la barre,
09:54il se plaçait sous l'égide de Greenspan,
09:56aujourd'hui, enfin, mercredi dernier, pardon,
09:59ça n'est pas Greenspan à qui nous avons eu affaire.
10:01En tout cas, depuis cette réunion,
10:03Alexandre Barrazez,
10:04les anticipations de hausse de taux
10:05se sont renforcées.
10:07Si on regarde le baromètre FedWatch ce matin,
10:09le marché anticipe à 65% une hausse de taux
10:12lors de la prochaine réunion.
10:13Ça sera le 16 septembre.
10:15Oui, alors effectivement,
10:16aujourd'hui, ce qu'on essaie de déterminer
10:18d'un point de vue d'analyse,
10:19c'est qu'effectivement,
10:21le fait de laisser,
10:22comme disait Florian,
10:24un peu de flou,
10:24même beaucoup de flou,
10:25dont il n'y a plus de forward guidance,
10:26dont on ne donne plus de direction au marché
10:28sur les actions futures de la Fed,
10:30effectivement,
10:31ça maintient des taux sur un niveau élevé,
10:32et donc, effectivement,
10:33ça peut exercer une pression
10:34sur l'économie américaine
10:35et la pousser à ne pas surchauffer,
10:38ce qui est loin d'être le cas.
10:38D'ailleurs, quand on voit les chiffres
10:40du PIB qui ont été communiqués pour le T2,
10:44en rythme annualisé au T2,
10:46si vous regardez au premier trimestre,
10:47à peu près du même acabit,
10:47donc on est, pour l'instant,
10:48sur une croissance un peu au-delà de 1%
10:50aux Etats-Unis cette année,
10:51donc ce qui n'est pas délirant,
10:53et malgré ça,
10:53c'est ça qui est assez fou,
10:54c'est que malgré cette croissance
10:55qui est finalement assez à taux,
10:57je dis bien à taux,
10:57on aimerait avoir ça en Europe,
10:58mais pour les Etats-Unis,
11:00naviguer un 3, un 5 de croissance
11:02en rythme annuel,
11:03ce n'est pas fou,
11:04et bien malgré ça,
11:05vous avez une inflation sous-jacente,
11:06c'est l'inflation en réalimentation,
11:07en réénergie,
11:07qui reste beaucoup trop élevée
11:09pour que la Fed puisse baisser ses taux,
11:12donc on se dit que Kevin Worsche
11:13effectivement laisse le marché faire
11:15avec des taux relativement élevés,
11:16potentiellement pour freiner un peu
11:17cette économie,
11:18mais pour l'instant,
11:20ça ne permet pas de voir l'inflation
11:23refluer plus fortement que ça,
11:24et donc,
11:25est-ce qu'il va relever les taux ?
11:26On voit qu'il veut donner un petit peu le temps,
11:28mais les dissidents se font entendre,
11:30c'est ça aussi qui est important,
11:31c'est que Kevin Worsche s'exprime,
11:33il a son temps de parole
11:34lors des conférences de presse,
11:35il y en a que quelques jours après,
11:36les fameux dits,
11:37il y a trois dissidents donc,
11:38c'est les membres qui auraient été favorables
11:40à une hausse de taux à la dernière réunion,
11:42et bien ils s'expriment dans les médias,
11:44et ça aussi,
11:45ça montre qu'il y a des discussions
11:46qui sont quand même assez dynamiques
11:49au sein de la Fed,
11:50et donc le marché obligataire
11:51est assez peu serein,
11:52et pour transposer ça
11:53après au marché d'action,
11:54c'est vrai que,
11:55regardez,
11:56on a une saison de résultats
11:57qui est absolument encore incroyable
11:59aux Etats-Unis,
12:00les bénéfices entre le deuxième trimestre
12:03de cette année
12:04et de l'année précédente,
12:05donc en variation annuelle,
12:06la croissance des bénéfices aux Etats-Unis
12:07pour le SP500,
12:08c'est plus de 45%,
12:11après une croissance
12:12on était au-delà de 27-28%
12:14pour le T1,
12:15donc on explose encore
12:16le consensus de ce côté-là,
12:18et pour autant,
12:18vous voyez que les marchés actions américains,
12:20regardé le Nasdaq,
12:21regardé le SP500,
12:22n'ont pas battu des records
12:22depuis plusieurs semaines,
12:24parce que je pense que le marché,
12:25il y a ce qu'on appelle
12:25les bonnes vigilantes,
12:26c'est-à-dire il y a ceux
12:26qui regardent effectivement
12:27cette partie obligataire,
12:28qui considèrent qu'elle présente
12:29un risque pour les coins américaines
12:30parce que les taux sont trop élevés,
12:32et de l'autre côté,
12:33on a une micro qui tient très bien
12:36et de très bonne progression
12:37des bénéfices,
12:37mais pour autant,
12:38des marchés actions américains
12:39et des investisseurs
12:40qui ont du mal
12:41à ramener les indices
12:42sur des niveaux records,
12:43parce que je pense
12:44qu'il y a un œil
12:45qui est vraiment rivé
12:45sur l'aspect inflation
12:46et l'aspect Fed.
12:47Dans un instant,
12:48on reparlera de ces résultats
12:49d'entreprise.
12:50Juste avant,
12:51pour finir sur la Fed,
12:52Florian Elpo,
12:53que peut faire aujourd'hui
12:54Kevin Warch dans ce contexte ?
12:56Information pas anodine du week-end,
12:57du New York Times,
12:58qui évoque que Kevin Warch
12:59aimerait bien séparer
13:00un petit peu
13:01les conférences de presse
13:01tous les six semaines.
13:02Pour lui,
13:02c'est un peu trop serré.
13:05Oui,
13:06et c'est une question
13:06qu'on lui a posée également
13:07pendant la conférence de presse.
13:09Vous aviez dit
13:09que vous n'intervriez de vindre,
13:10que vous ne produiriez la parole
13:12que dans le cas
13:13où vous auriez quelque chose à dire.
13:15On pourrait même avoir
13:16des conférences de presse infréquentes,
13:17c'est-à-dire perdre le rythme
13:19des conférences de presse
13:20toutes les six semaines.
13:22Qu'est-ce que Kevin Warch peut faire ?
13:23Ce n'est pas notre job
13:24de répondre à cette question-là.
13:25Attention,
13:26notre job,
13:26c'est plutôt d'anticiper
13:27ce qu'il va faire réellement.
13:29Ce qu'il pourrait faire,
13:30c'est simplement
13:32tenter de restaurer
13:33une forme de crédibilité
13:34parce que,
13:35mine de rien,
13:35si vous observez les marchés
13:36sur la fenêtre
13:38qui correspond
13:38à la précédente conférence de presse,
13:41toute la crédibilité
13:42qui avait été construite
13:43lors de la première conférence de presse
13:45a plus ou moins été détricotée.
13:46Comment est-ce qu'on voit ça ?
13:47Simplement parce que
13:48la courbe des taux se quantifie
13:49et que le dollar recule
13:51en même temps.
13:52Il faudrait restaurer
13:53d'avoir cette crédibilité
13:54et montrer qu'il y a
13:55un pilote dans l'avion.
13:56C'était son message principal
13:57de la première conférence de presse.
13:59Il n'est pas trop tard
13:59pour revenir sur ce
14:01modus operandi-là,
14:02sur ce style de communication.
14:04On a peut-être vraiment
14:05besoin d'un green span.
14:07En plus,
14:07la comparaison
14:09à la fois du côté de technologie
14:10et du côté dynamique
14:12de l'inflation
14:12tient remarquablement bien
14:13dans la fin des années 90,
14:16très clairement.
14:16Donc,
14:17on a davantage besoin
14:17d'un green span,
14:19c'est-à-dire
14:19d'un banquier central,
14:21sans nécessairement
14:22de forward guidance,
14:23mais avec une autorité claire
14:25et qui donne l'impression
14:26au marché
14:26qu'il y a un pilote
14:27dans l'avion.
14:28Est-ce qu'une ou deux
14:29hausses de taux
14:30peuvent résoudre
14:31ce problème-là ?
14:32Je ne sais pas.
14:33Ce n'est pas nécessairement
14:34notre scénario principal.
14:36Par contre,
14:37clairement,
14:38donner en tout cas
14:39un ton
14:40à la politique
14:41de la réserve fédérale américaine
14:43serait fortement appréciée
14:44des marchés.
14:45C'est ce qu'on a aimé
14:45lors de la première conférence
14:46de presse,
14:47c'est malheureusement
14:48là où on a été déçus
14:49pendant la deuxième.
14:50Du côté des indices américains,
14:52vous en avez parlé,
14:53Alexandre Baradez,
14:54le mois de juillet
14:55n'a pas été un très bon cru.
14:57S&P 500,
14:57stable.
14:58Dow Jones,
14:58plus 0,3%.
14:59Le Nasdaq a même perdu
15:01plus de 3%.
15:02C'est vrai que la fin de semaine
15:03était bonne,
15:04les séances de mercredi,
15:05jeudi, vendredi,
15:06mais ça n'a pas permis
15:07de rectifier le tir
15:08sur les indices technologiques.
15:09C'est vrai qu'il y avait
15:11le sujet tech,
15:12tech au sens très large
15:13qui inclut
15:14tout type de tech,
15:16parce qu'il y a eu
15:17cet épisode
15:17de dégonflement très violent
15:18de la tech
15:19en Corée du Sud.
15:20On rappelle,
15:20l'indice de référence
15:21là-bas,
15:21c'est le COSPI.
15:22C'est un indice
15:23qui avait été multiplié
15:24par 3 ou par 4
15:25en l'espace de quelques trimestres
15:26simplement.
15:26Trimestres,
15:27vous avez des corrections
15:30à la hauteur
15:30de l'excès haussier.
15:32On parlait d'excès haussier
15:33déjà sur le plateau
15:34avant que ceci dégonfle
15:35en disant que c'était
15:35complètement fou
15:36pour un indice national
15:37certes très pondéré
15:39avec 2 ou 3 valeurs
15:39qui faisait 50% de l'indice,
15:40mais quand même,
15:41un indice qui fait
15:42x3, x4 en quelques trimestres,
15:43c'est un accès.
15:44Donc les 40% de baisse
15:46qui ont suivi
15:46en l'espace de quelques semaines,
15:48c'est une correction
15:48de ces accès.
15:49Mais l'excès vient d'où ?
15:51Il venait d'où
15:52en Corée du Sud ?
15:53Il venait du fait,
15:54pas seulement des très bonnes entreprises,
15:55des résultats,
15:56il venait du fait
15:56qu'il y avait aussi
15:57un système de spéculation
15:59qui s'était mis en place
16:00via des produits
16:00qui avaient été émis,
16:01des ETF notamment
16:02qu'on connaît très bien en Europe,
16:04mais avec des effets de levier,
16:05c'est-à-dire qu'ils répliquent
16:05x2, x3 le cours
16:07d'une ou plusieurs valeurs
16:08et les autorités
16:09avaient mis en garde
16:09contre ça,
16:10contre les risques
16:10de concentration
16:11via ces ETF
16:12et donc ce qu'on voit là,
16:14c'est la correction
16:15des excès spéculatifs
16:16notamment via ces produits-là.
16:18Alors vous me direz,
16:19très bien,
16:19c'est quand on est à la Corée du Sud,
16:21il y a eu un petit peu d'effet
16:26qui est l'indice
16:26des semi-conducteurs,
16:28il a aussi pas mal corrigé,
16:29bien plus de 10% celui-ci aussi
16:31et donc c'est en effet
16:31sur le Nasdaq.
16:32Mais est-ce qu'on peut considérer
16:34aujourd'hui que l'aspect tech
16:37peut-être un peu survalorisé
16:38côté des Etats-Unis,
16:39c'est toujours mon avis,
16:40a été dégonflé
16:41parce que le Nasdaq
16:42a un peu plus corrigé ?
16:43Pour moi, ce n'est pas le cas.
16:44Quand vous regardez,
16:45encore une fois,
16:45ce que vous aviez
16:47fin du deuxième trimestre,
16:48on voit que le recours
16:50à l'effet de levier
16:50aux Etats-Unis
16:52s'est très très largement accru
16:53depuis plusieurs trimestres
16:54et vous avez cet épisode
16:55qui pour moi
16:56n'est peut-être pas le dernier
16:57de ce hedge fund
16:58qui a beaucoup fait parler de lui,
17:01de situation,
17:01j'ai encore son nom,
17:02situation awareness,
17:04situational awareness,
17:05donc pour résumer,
17:06c'est un fonds spéculatif
17:07qui avait fait
17:08plus de centaines de performances,
17:09plus de centaines de pourcents
17:10de hausses
17:10en l'espace de quelques trimestres
17:12parce que lui aussi,
17:14donc c'était une star,
17:14le gérant était vraiment
17:15une vraie star aux Etats-Unis
17:16mais qui avait recours
17:17aux effets de levier.
17:18Et donc on voit
17:19que le recours
17:20à l'effet de levier
17:20quand le marché,
17:21quand certains secteurs
17:22se retournent de 20 ou 30%,
17:24génèrent des mouvements
17:25de marché plus ou moins violents.
17:26Et je pense que
17:27ce dégonflement
17:28de l'aspect spéculatif
17:29aux Etats-Unis,
17:30je ne remets pas en cause
17:30la saison de résultats,
17:31je ne remets pas en cause
17:32la qualité des entreprises.
17:33Ce que je pointe du doigt,
17:34c'est le comportement
17:35de certains investisseurs
17:36qui peuvent être
17:38particuliers
17:38ou institutionnels
17:39ou en tout cas
17:40fonds,
17:41gérants de fonds ou autres,
17:42qui ont recours
17:42à ces effets de levier.
17:43Et pour moi,
17:43aux Etats-Unis,
17:44on n'a pas encore purgé
17:46cet aspect-là,
17:46c'est parce que les datas
17:47nous montrent en tout cas.
17:48Donc vous voyez,
17:49il y a des thèmes comme ça
17:50qui ne sont pas une remise en cause
17:51de la dynamique d'investissement,
17:52CAPEX, IA ou autre,
17:53qui sont plutôt
17:53des comportements boursiers
17:54qui me paraissent
17:55avoir été exagérés
17:56depuis plusieurs mois
17:57et qu'il faut encore
17:58un petit peu corriger
17:59aux Etats-Unis.
17:59On est vraiment au bout,
18:00je suis très en retard,
18:00mais le mot de la fin,
18:01Florian Elpo,
18:02par rapport à ce qui vient
18:03d'être dit
18:03sur cette tech américaine.
18:06Juste deux points
18:06très rapidement.
18:08Un,
18:08pour l'ensemble,
18:09dans le sens d'Alexandre,
18:10le niveau de cash
18:11dans les portefeuilles
18:12des investisseurs particuliers
18:13américains
18:13est au plus bas
18:14sur plusieurs trimestres.
18:16Donc attention,
18:17parce que justement,
18:18ce débouclement
18:19de positions longues
18:20peut encore chahuter les marchés.
18:22L'autre élément,
18:22en opposition,
18:24c'est qu'on assiste aujourd'hui
18:25à un derating,
18:27c'est-à-dire
18:27à une baisse des multiples.
18:28Pourquoi ?
18:29Encore une fois,
18:29il y a cette contrainte
18:30des taux réels
18:30qui pèse aussi
18:31sur la dynamique économique,
18:32mais aussi qui pèse
18:33sur la valorisation
18:34du complexe croissance.
18:36Donc il faut se méfier.
18:37D'un côté,
18:37il y a le sentiment,
18:38il y a le positionnement,
18:39puis d'un autre,
18:39il y a le fondamental,
18:40la valorisation.
18:41Mine de rien,
18:42en valorisation,
18:43pour l'instant,
18:43on a progressé,
18:44on a amélioré la situation.
18:46Merci beaucoup.
18:47Quelqu'un vous êtes ?
18:48A tous les deux
18:49de nous avoir accompagnés
18:50ce matin.
18:51Depuis Genève,
18:51donc Florent-Lonel Pau
18:52en charge de la macroéconomie
18:53chez Lombard-Rodier et Yem
18:54et en plateau,
18:54Alexandre Bardet,
18:55chef analyste d'IJ.
18:588h58,
18:59on se retrouve
18:59dans une poignée de secondes.
19:00L'ouverture des marchés européens,
19:02le CAC 40 est dans le vert,
19:03idem pour l'Eurostox 50,
19:04grâce notamment
19:04à une belle baisse
19:06du baril de Bren
19:07qui cède près de 4%
19:08ce matin.
19:08A tout de suite.
19:12Dans un instant,
19:13la suite de Good Morning Market
19:15mais juste avant,
19:16un point sur l'information du jour
19:17à 9h avec Charlotte Gare.
19:19Des pourparlers sont prévus
19:20cet après-midi
19:21entre les Etats-Unis
19:22et l'Iran
19:23après que Washington
19:24a renoncé à lancer
19:25de nouvelles frappes
19:26sur Téhéran.
19:27Cette annonce intervient
19:28un peu après
19:28que les Etats-Unis
19:29ont appelé leurs ressortissants
19:31à envisager
19:32de quitter le Moyen-Orient
19:33en raison d'une possible escalade
19:35du conflit régional,
19:37une explosion
19:38à proximité immédiate
19:39d'un pétrolier
19:40dans le détroit d'Hormuz
19:41a été constatée
19:43aujourd'hui.
19:44Vers un quatrième mandat
19:45pour Lula au Brésil,
19:47le président de gauche
19:48de 80 ans
19:49s'est déclaré hier
19:50en pleine forme
19:51pour décrocher
19:52un dernier mandat
19:53lors du scrutin d'octobre.
19:54Il va affronter
19:55Flavio Bolsonaro,
19:57le fils
19:57de l'ex-président
19:58d'extrême droite
19:59Jair Bolsonaro,
20:00une campagne
20:01placée sous le signe
20:02de Donald Trump
20:03qui a soutenu récemment
20:05plusieurs candidats de droite
20:06en Amérique latine.
20:08Plus de 50 000 personnes
20:09ont réussi
20:10à atteindre
20:11Ceuta,
20:12l'enclave espagnole
20:12en provenance
20:13du Maroc
20:14jeudi et vendredi dernier.
20:16La quasi-totalité
20:17a été renvoyée
20:18vers le Maroc
20:18ce week-end.
20:19Selon le dernier bilan,
20:2172 personnes
20:22seraient mortes
20:23lors de la traversée.
20:24Pour l'heure,
20:25il reste de nombreuses
20:26zones d'ombre
20:26sur les circonstances
20:27de ce qui s'est passé.
20:29Les ministres
20:30de l'intérieur
20:30des pays
20:31de l'Union européenne
20:32doivent se réunir
20:33demain
20:33en vision conférence
20:34afin d'échanger
20:35sur la situation.
20:37En France,
20:38toujours,
20:38la situation
20:39concernant
20:40les incendies
20:41en Gironde
20:41dans l'Aude
20:42et dans le Var
20:42s'est stabilisée.
20:44Au total,
20:45ce sont près
20:45de 116 000 hectares
20:47qui ont déjà été parcourus
20:48par les feux
20:48en France cette année.
20:49Selon le ministère
20:50de l'Intérieur,
20:51beaucoup s'inquiètent
20:52des conséquences
20:53sur l'économie locale
20:54et de l'après.
20:55Le président
20:56de l'Union
20:56des entreprises
20:57de proximité
20:58a demandé
20:58au ministère
20:59du Tourisme
21:00d'engager
21:01une opération
21:02de communication
21:03afin d'inciter
21:04les Français
21:05à venir soutenir
21:06l'économie locale
21:07en Gironde
21:07en août.
21:08Et on part
21:09du côté
21:10du box-office
21:11Spider-Man
21:12Un Nouveau Jour,
21:13le dernier volet
21:14de la franchise
21:14de Sony
21:15et de Marvel,
21:16signe le deuxième
21:17meilleur démarrage
21:19de l'histoire.
21:19Sorti cette semaine,
21:20il a déjà engrangé
21:22928 millions
21:23de dollars,
21:24dont plus d'un tiers
21:25en Amérique du Nord.
21:26Le long-métrage
21:27qui réunit
21:28notamment
21:28Zendaya
21:29et Marc Ruffalo
21:31est suivi
21:32par l'Odyssée,
21:33le dernier
21:33blockbuster
21:34de Christopher Nolan.
21:36Merci beaucoup
21:36Charlotte.
21:379h03,
21:38le CAC 40
21:38est dans le vert.
21:39Plus 0,6%
21:40pour débuter
21:41ce mois d'août
21:41et pour débuter
21:42la semaine
21:42au-delà
21:43des 8500 points.
21:47Décidément,
21:478 566 points
21:48pour le CAC 40
21:49plus 0,5%
21:50pour l'Eurostox
21:5150.
21:52Airbus,
21:52Safran et Vinci
21:53sont les trois
21:54plus fortes hausses
21:54ce matin à l'ouverture
21:55quand à l'inverse,
21:56Total Energy
21:57ferme la marche
21:58et de loin
21:58moins 2,4%
22:00quand Orange
22:00cède 0,5%.
22:03Total Energy
22:03qui est en baisse
22:05dans le sillage
22:06des cours du pétrole
22:06avec un baril de Bren
22:08qui cède plus de 5%
22:09ce matin
22:09à 83 dollars
22:1179 dollars
22:12pour le WTI.
22:13Total Energy
22:14qui fait également
22:15l'actualité
22:16en ce début de semaine
22:17avec le groupe
22:18qui annonce ce matin
22:19racheter les activités
22:20renouvelables
22:21de Shell
22:21et qui va dans le même temps
22:23cédé 50%
22:24d'un portefeuille
22:25d'actifs de renouvelables
22:26notamment en Europe
22:27le titre Total Energy
22:29réagit assez peu
22:30à cette nouvelle
22:30moins 2,5%
22:32c'est-à-dire en ligne
22:32par rapport à Shell
22:33ou encore BP
22:34qui cède 2%
22:35ce matin à l'ouverture
22:37le marché obligataire
22:38à suivre donc de près
22:39en ce moment
22:40le 10 ans français
22:40qui est toujours
22:41sur le fil des 4%
22:42quand le Bund
22:43le 10 ans allemand
22:44est à 3,17
22:45l'euro dollar
22:46est toujours au-delà
22:47des 1,15
22:49à 1,1528
22:50et puis donc
22:51le Yen
22:52qui est toujours
22:53aussi volatile
22:54ces dernières heures
22:54avec on en parlait
22:55précédemment
22:55dans le club de la bourse
22:56cette action historique
22:57entre le Yen
22:59avec donc
23:00ce week-end
23:02les Etats-Unis
23:03mais également
23:03le Japon
23:04qui sont intervenus
23:05sur la devise japonaise
23:06nous reviendrons bien sûr
23:07sur tout cela
23:07dans un instant
23:08avec Jacques Lemoisson
23:09qui nous attend
23:09depuis Genève
23:10en Suisse
23:11fondateur de Gay Capital Management
23:12le Yen
23:13qui fait l'actualité
23:14en ce lundi
23:15et puis surtout
23:15la tech chinoise
23:17qui multiplie les annonces
23:18à tout de suite
23:269h05
23:26c'est parti pour
23:27Good Morning Market
23:27on est ensemble
23:28pendant un peu moins
23:29de 10 minutes
23:30avec Jacques Lemoisson
23:31qui nous accompagne
23:32ce matin
23:32fondateur de Gay Capital Management
23:34bonjour Jacques
23:35merci de nous accorder
23:36quelques minutes ce matin
23:37l'ouverture des marchés européens
23:38dans un instant
23:39on va revenir
23:39sur la tech chinoise
23:41qui multiplie les annonces
23:42vous allez nous dire
23:43Wall Street finance l'IA
23:44alors que Pékin
23:46industrialise
23:47l'intelligence artificielle
23:48juste avant
23:49quand même un petit mot
23:50de ce qui se passe
23:50sur la devise japonaise
23:52avec donc cette action
23:53conjointe ce week-end
23:54avec quand même
23:56des milliards injectés
23:57que ce soit
23:58de la part du Japon
23:59et des Etats-Unis
24:00pour essayer de rattraper
24:01un petit peu le Yen
24:02qui était sur des plus bas
24:03de 40 ans
24:03la semaine dernière
24:04face au dollar américain
24:07exactement
24:08disons que beaucoup de gens
24:09ont regardé les résultats
24:12des technologies américaines
24:14la semaine dernière
24:15nous on a regardé
24:16vraiment l'Ien
24:17qui commençait
24:18à taper des niveaux
24:19de 163
24:20comme vous l'avez dit
24:21contre le dollar
24:22on attendait
24:23une intervention
24:24parce que ce niveau
24:25n'était pas soutenable
24:26ça n'a pas loupé
24:27ça nous rappelle bien sûr
24:28le débouclement
24:30du carry trade
24:31en raison de l'appréciation
24:32forte du Yen
24:33de l'été 2024
24:34et la synchronicité
24:37parfois est assez savoureuse
24:38parce que je rappelle
24:38à tout le monde
24:39que le 4 août 2024
24:41le Yen
24:42se renforçait
24:43fortement
24:44et les indices
24:44perdaient
24:45entre 3 et 15%
24:46à travers le monde
24:47c'est un sujet
24:48qui peut paraître
24:49compliqué
24:49parfois assez loin de nous
24:51mais en fait
24:52tous ces sujets
24:52sont liés
24:53imbriqués entre eux
24:54avec bien sûr
24:55la Fed
24:56les financements
24:56du déficit
24:57aux Etats-Unis
24:58le financement
24:59des GAFAM
24:59bref au final
25:00on est dans une sorte
25:02un petit peu
25:02de toile d'araignée
25:04exactement
25:05le Yen
25:05est la base
25:06du carry trade
25:07le carry trade
25:07c'est simplement
25:08l'opération
25:08d'emprunter
25:09dans une devise
25:10avec des taux bas
25:11et de prêter
25:11dans une devise
25:12qui a des taux élevés
25:13et bien sûr
25:14le Yen
25:15a servi
25:15de base
25:16à ce carry trade
25:17et a servi
25:18de base
25:19à l'acquisition
25:21de
25:21treasuries
25:22donc de dettes
25:23américaines
25:24par des étrangers
25:25alors évidemment
25:26quand le Yen
25:27commence à se renforcer
25:28très fortement
25:30certains craignent
25:31que
25:31des débouclements
25:33de carry trade
25:34arrivent
25:34et qu'on ait
25:35des ventes
25:36massives
25:37de treasuries
25:38d'ailleurs
25:38c'est un peu
25:39ce qui a été aussi
25:39en filigrame
25:40avec le taco
25:42le énième taco
25:43de Trump
25:44sur l'intervention
25:45en Iran
25:46où MBS
25:47aurait plus ou moins
25:48dit que
25:49s'il y avait
25:49des interventions
25:50sur les stocks
25:51pétroliers
25:51et les installations
25:53pétrolières
25:54iraniennes
25:55et une répercussion
25:55sur les leurs
25:56l'Arabie saoudite
25:57pourrait alléger
25:58un petit peu
25:59ces treasuries
26:00donc on revient toujours
26:01c'est
26:01le monde est financé
26:02par des systèmes
26:05plus ou moins
26:05complexes
26:06de liquidité
26:07le Yen
26:08est un baromètre
26:09en fait
26:09un thermomètre mondial
26:11de liquidité
26:12et qui n'est pas
26:13forcément le plus
26:13regardé d'ailleurs
26:14sauf quand évidemment
26:15on a ce chamboulement
26:17relativement important
26:18avec son appréciation
26:19depuis quelques jours
26:20la semaine dernière
26:20donc les GAFAM
26:21ont publié leurs résultats
26:22demain ça sera
26:23autour de SpaceX
26:24publication quand même
26:25qui est très attendue
26:26des résultats d'entreprises
26:27qui amènent leur lot
26:28de volatilité
26:28Microsoft a gagné
26:29plus de 15%
26:30après la publication
26:30de ces résultats
26:31vendredi Apple a fait
26:32moins 7%
26:33et puis à l'inverse
26:34Amazon a gagné
26:35entre 5 et 10%
26:36bon du côté de la Chine
26:38on parle également
26:38beaucoup de l'intelligence
26:39artificielle
26:40avec il y a une semaine
26:41jour pour jour
26:41c'était lundi dernier
26:42introduction en bourse
26:44en fanfare de CXMT
26:45qui est devenue
26:46la première capitalisation
26:47de la Chine continentale
26:51justement cette semaine
26:52étrangement
26:53je pense que
26:53je ne le lis pas assez
26:54on a une semaine
26:56vraiment symbolique
26:56autant les résultats
26:58des grosses techs américaines
26:59étaient vraiment importants
27:00la semaine dernière
27:01et qui ont démontré
27:01comme vous l'avez dit
27:02qu'en effet Microsoft
27:03et Amazon arrivent
27:04à générer des revenus
27:06maintenant Apple
27:07baisse sa croissance
27:08et puis on a quelques
27:10craintes
27:10quand je vois les CDS
27:11donc le risque de crédit
27:13des hyperscalers américains
27:15commencer à monter
27:15on devrait se poser
27:17un peu plus de questions
27:17que ça
27:18parce qu'à un moment
27:19évidemment les taux
27:20financent
27:21toute l'industrie
27:23IA américaine
27:24qui est
27:26capitalistiquement
27:27je dirais
27:28vorace
27:28et en effet
27:30cette semaine
27:31on a
27:31les chiffres de SpaceX
27:33mais aussi
27:33on a la fin du lock-up
27:35de SpaceX
27:35ce qui veut dire
27:36qu'on pourrait avoir
27:37des centaines de milliards
27:38de dollars d'actions
27:39qui pourraient revenir
27:41dans le marché
27:41donc être vendus
27:42par les porteurs
27:43de la première heure
27:44de SpaceX
27:45et en parallèle
27:46le lendemain
27:47on a
27:48le début
27:49du processus
27:50d'introduction
27:50d'Unitree
27:51c'est la fameuse
27:54fabriquante de robots
27:55qui a défrayé
27:57la chronique
27:58avec les combats
27:59de Kung Fu
27:59etc.
28:00pendant les fêtes
28:01de Noël
28:01qui a réjoui
28:03le monde entier
28:03là je pense que
28:04certains fabricants
28:05de robots occidentaux
28:06vont moins rigoler
28:07parce qu'évidemment
28:08c'est un monstre
28:09et c'est l'un des leaders
28:10mondiaux
28:11de la robotique
28:12et donc de l'application
28:13de l'IA
28:13et évidemment
28:15CXMT
28:16ça a pris 500%
28:18le jour de l'IPO
28:19et évidemment
28:20c'est jamais forcément
28:21le leader mondial
28:22de la technologie
28:23notamment de la mémoire
28:25mais la technologie
28:26de CXMT
28:27est tellement en avance
28:28sur ce qu'il y avait
28:29en Chine
28:29qu'elle comble
28:31l'écart
28:31qu'il y a
28:32entre la tech américaine
28:34et la tech chinoise
28:35et surtout
28:35ça augmente
28:37l'indépendance technologique
28:38de la Chine
28:39et donc le découplage
28:41entre guillemets
28:42entre deux modèles
28:42même technologie
28:44l'IA des deux côtés
28:45mais un modèle américain
28:47qui est basé
28:48sur la financiarisation
28:50pardon
28:50du site
28:51de l'IA
28:53et de l'autre côté
28:54sur la Chine
28:55qui est le déploiement
28:56et l'industrialisation
28:58de l'IA
28:59avec dans le même temps
29:00la semaine dernière
29:02une certaine forme
29:03de panique
29:04sur certaines valeurs
29:06liées à l'intelligence artificielle
29:07et sur les puces
29:09avec notamment
29:10cette entreprise chinoise
29:11Shanghai
29:12qui dit
29:13nous aussi
29:14on sait fabriquer
29:14des machines
29:15de lithographie
29:16comme ASML
29:17alors ils ne sont pas
29:17au niveau aussi poussé
29:18qu'ASML
29:19mais ils ont fait
29:20des annonces
29:20la semaine dernière
29:21en disant
29:21qu'ils allaient monter
29:22en cadence
29:23Jacques Lemoisson
29:24vous suivez de près
29:25ce qui se passe en Chine
29:26notamment sur le segment
29:27technologique
29:28vous êtes aujourd'hui
29:29massivement investi
29:30sur ces valeurs technologiques
29:31vous avez toujours dit
29:31sur ce plateau
29:32il ne faut pas regarder
29:32que la tech américaine
29:34est-ce que là
29:34vous trouvez que
29:35ces dernières semaines
29:36il y a un virage
29:37assez important
29:38est-ce qu'on sort
29:39un petit peu
29:39des annonces
29:40et vraiment on fait
29:41un pas en avant
29:43par rapport à tout cela
29:44clairement
29:45maintenant il est vrai
29:46que toujours
29:46ce qu'on me jette
29:47à la tête
29:47c'est boursièrement parlant
29:49ce n'est pas encore le cas
29:50même si dans notre cas
29:51nous par exemple
29:52notre thématique
29:54China AI Robotics
29:55a pris 104%
29:56entre septembre 2024
29:58et mai 2026
30:00104% de hausse
30:02ça montre
30:02qu'il y a quand même
30:02des investisseurs
30:03qui sont revenus
30:04mais en effet
30:04ces 15 jours
30:05la semaine dernière
30:06cette semaine
30:07démontrent que
30:08la Chine ne peut plus
30:08être ignorée
30:09du tout
30:10que les valorisations
30:11sont très basses
30:12que l'industrialisation
30:15chinoise
30:16et d'ailleurs
30:16le Politburo
30:17l'a encore rappelé
30:18la semaine dernière
30:19la décarbonisation
30:20et l'IA
30:22et la robotique
30:22ne font qu'un
30:23et sont l'axe
30:26principal
30:26du plan quinquennal
30:28donc très clairement
30:30maintenant
30:30il y a une prise de conscience
30:31où il y a des non-sociétés
30:33qui sont maintenant
30:33identifiées
30:34et identifiables
30:35par tout le monde
30:35et très clairement
30:36on a un changement
30:38de paradigme
30:38où la Chine
30:39offre un autre modèle
30:42je ne dis pas forcément
30:43meilleur
30:43mais un autre modèle
30:44de l'IA
30:45et pour les investisseurs
30:46il serait peut-être intéressant
30:48commencer de regarder
30:49ce qui se passe
30:49autour de Pékin
30:50Shanghai
30:50Shenzhen
30:51et petites villes chinoises
30:53qui développent
30:54cette technologie
30:55et surtout qu'en dehors
30:56des modèles d'intelligence
30:57artificielle
30:57il y a surtout une bataille
30:58qui se joue
30:59sur les semi-conducteurs
30:59et ce n'est pas pour rien
31:00que l'indice SOX
31:02s'est largement dégonflé
31:03ces dernières séances
31:04et puis encore
31:05on a pris 200%
31:06quasiment
31:08en un an
31:09donc je pense
31:10qu'une correction
31:10de 20%
31:11c'est juste
31:13la partie émergée
31:14de l'iceberg
31:15le financement américain
31:17repose sur un financement
31:18circulaire
31:19financement de l'IA
31:19très clairement
31:21la hausse des taux
31:21n'est pas bonne
31:22l'appréciation du Yen
31:24n'est pas bonne
31:24la gestion iranienne
31:27pour l'instant
31:27même si on a
31:28des espoirs
31:29négociations de paix
31:30mais on ne sait jamais
31:31à qui parle
31:31l'administration
31:32de Washington
31:33étant que les gardiens
31:34de révolution
31:34ne sont pas intégrés
31:36c'est comme si vous parliez
31:37à l'IPC du coin
31:38donc je pense
31:40qu'il y a
31:41un changement
31:41de paradigme énorme
31:42et une prise de conscience
31:43de la part des investisseurs
31:44que oui
31:46les américains
31:47gagnent
31:47dans la génération
31:48des revenus
31:49sur l'IA
31:50pour l'instant
31:51mais la Chine
31:52gagne
31:52sur le déploiement
31:53industriel
31:54et les futures briques
31:55en fait
31:56in fine
31:56et c'est là
31:57cette dernière semaine
32:00et cette semaine là
32:01va marquer un peu
32:02ce paradigme
32:02de changement
32:04et de cristallisation
32:06en fait
32:07de la place
32:08de la Chine
32:09dans cette technologie
32:11Merci beaucoup
32:12Jacques Lemoisson
32:12de nous avoir accompagné
32:13ce matin
32:14depuis Genève
32:14fondateur de Gay Capital
32:16Management
32:169h14
32:17le CAC 40 est donc
32:18en hausse
32:19de quasiment 1%
32:218591 points
32:22du verre également
32:22pour l'Eurostock 50
32:23plus 0,7%
32:24avec donc le baril de pétrole
32:26qui est en baisse
32:27de plus de 5%
32:28ce matin
32:28séance à suivre
32:29bien sûr
32:30dans BFM Bourse
32:31avec Antoine Larigauderie
32:32ce soir à partir de
32:3317h30
32:34Good Morning Market
32:34revient demain
32:35à 8h40
32:36très bonne journée
32:38votre rendez-vous
32:39avec N2F
32:40simplifiez le pilotage
32:42de vos dépenses
32:44professionnelles
32:45Good Morning Market
32:46sur BFM Business
32:48Good Morning Market
32:48Good Morning Market
32:49Good Morning Market
32:49Good Morning Market Market
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