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Ce lundi 15 juin, Wilfrid Galand, directeur stratégiste de Montpensier Finance, Frédéric Loisel, gérant de portefeuille chez Quaero Capital, Stéphane Camy, gérant Actions américaines chez Claresco Finance, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier Investment Managers, et Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, l'info éco.
00:048h30, pile le journal avec Léo Dumas.
00:06Et cette fois tout le monde semble d'accord.
00:09Le médiateur pakistanais Donald Trump et les Iraniens,
00:12ils ont tous annoncé cette nuit la fin des hostilités après 4 mois de guerre
00:15et suivra la signature dès cette semaine d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran.
00:21Timing parfait pour le président américain qui célébrait ses 80 ans dans une grande soirée MMA
00:27à la Maison Blanche hier soir, Donald Trump qui vante un deal formidable
00:30qui apportera paix et sécurité au Moyen-Orient.
00:33Alors que sait-on de cet accord ce matin, Margot Faudéré ?
00:37Aucun texte précis n'a été rendu public, mais chaque parti communique déjà sur certains volets de l'accord.
00:42Téhéran affirme d'abord que 12 milliards de dollars d'avours iraniens vont être débloqués
00:46et que l'accord met fin immédiatement aux opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban.
00:51De son côté, le vice-président américain J.D. Vance assure sur Fox News
00:55que la navigation peut reprendre pleinement dans la région.
00:59Cet accord implique l'ouverture immédiate du détroit d'Hormuz
01:02et bien sûr la levée concomitante du blocus naval que nous imposions à l'Iran.
01:06Sur Trousse Social, Donald Trump précise quand même que le détroit rouvrira une fois seulement l'accord enterriné,
01:11une cérémonie de signature étant prévue ce vendredi à Genève.
01:14Et puis autre point évoqué publiquement par Washington, l'abandon du programme nucléaire iranien.
01:19Pourtant là-dessus, rien n'est acté, prévient Guillaume Ancel, ancien officier de l'armée française.
01:23Le nucléaire va être très compliqué à régler.
01:26Et d'ailleurs, Barack Obama, qui était le seul à avoir réussi à faire signer un accord du pouvoir iranien
01:31en 2015,
01:32a rappelé que des mois de négociations ne suffiront sans doute pas à régler ce sujet qui traîne depuis des
01:40décennies.
01:41En tout cas, si l'Iran présente des mesures claires et vérifiables sur son programme nucléaire,
01:45les Européens aussi se disent prêts à lever leurs sanctions.
01:48C'est ce qu'affirment le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie dans un communiqué commun.
01:52Et avant Genève, vendredi, la suite des discussions se joue dès cet après-midi à Evian, en Haute-Savoie,
01:59au sommet du G7 organisé par Emmanuel Macron.
02:01Donald Trump est attendu dès la fin de journée.
02:04Et on vous retrouve sur place pour BFM Business.
02:06Hugo Babé, ce protocole d'accord pour la paix au Moyen-Orient va bien évidemment occuper toutes les discussions aujourd
02:12'hui.
02:14Oui, la guerre au Moyen-Orient, c'est la priorité pour tous les dirigeants attendus aujourd'hui à Evian.
02:19Sur la table du G7, trois enjeux principaux.
02:22La réouverture du détroit d'Ormouz, je cite, urgente, inconditionnelle et maintenant dans la durée,
02:27avec l'appui de la mission internationale lancée par Paris et Londres.
02:32Ensuite, un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran.
02:35Et enfin, un cessez-le-feu robuste et durable entre Israël et le Liban.
02:40Dans la suite du programme, trois réunions économiques.
02:42Une première sur les déséquilibres mondiaux et le commerce.
02:45Des gages de Donald Trump sont attendus sur le libre-échange et de possibles exonérations de produits européens.
02:52Même si le président américain a encore rappelé ce matin que les droits de douane sur les vins français s
02:57'appliqueraient à 100%
02:58tant que la taxe GAFA serait en vigueur.
03:01Une deuxième réunion sera ensuite pour s'accorder sur un texte pour se défaire de la dépendance aux terres rares
03:08chinoises,
03:09diversifier les pays producteurs et sécuriser les chaînes d'approvisionnement.
03:13Et enfin, une troisième réunion très importante sur l'intelligence artificielle
03:16entre les chefs d'État et les PDG d'OpenAI, de Google DeepMind et d'Enthropic
03:22pour apaiser les tensions et tenter de trouver des convergences au sein des pays du G7.
03:27Merci Hugo Babé et Vian pour BFM Business.
03:30Et puis l'actualité des entreprises à 8h33 ce matin avec Renault d'abord qui continue d'accélérer dans la
03:36défense.
03:36Le constructeur s'associe à Thalès pour développer un prototype de véhicule terrestre multimission.
03:43Il s'appelle Fortroupe et il intègre des solutions technologiques de Thalès
03:46avec l'idée d'en faire un poste de commandement mobile.
03:50Et puis Saint-Gobain qui annonce à l'instant céder ses activités de distribution en Scandinavie
03:55pour 1,5 milliard d'euros.
03:57Il est 8h34 sur BFM Business et sur AMC Life, l'actualité internationale avec Mathilde Chaminane.
04:02Qu'est-ce qu'on lit dans la presse ?
04:04Ce matin évidemment c'est le détroit d'Hormuz qui est à l'honneur.
04:07Déjà dans Bloomberg avec l'annonce du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
04:12qui prévoit la réouverture du détroit ce vendredi.
04:14On apprend notamment que la plupart des armateurs s'interrogent et cherchent par tous les moyens
04:19à obtenir plus d'informations, notamment sur la possibilité d'un péage pour passer le détroit.
04:24Et qu'ils se méfient parce que vendredi est encore loin
04:27et qu'ils ont déjà connu de nombreux faux départs au cours de ce conflit.
04:30Mais un méthanier veut y croire, coincé depuis trois mois dans le golfe Persique,
04:34il s'est mis en marche ce matin en direction du détroit comme un symbole d'espoir.
04:38Mais du côté du Wall Street Journal, on est beaucoup moins confiant.
04:42La une est aussi consacrée au protocole d'accord, mais sous un prisme moins optimiste.
04:47L'article relate notamment les déclarations du responsable iranien Mohamed Khalibaf
04:51qui laisse planer la menace de quitter entièrement les négociations
04:55si les Etats-Unis n'arrivent pas à empêcher Israël de continuer sa campagne contre le Hezbollah libanais.
05:01Et puis l'autre gros sujet, c'est l'anniversaire de Donald Trump
05:05qui fait la une du FT du Financial Times ce matin.
05:08Le président a fêté ses 80 ans, comme le disait Léo, avec une soirée de MMA à la Maison Blanche.
05:15Il a aussi au passage acheté 50 000 dollars d'actions du championnat UFC
05:20dont de nombreux athlètes participaient au combat.
05:23Des combattants qui recevront d'ailleurs des bonus en crypto-monnaie
05:26de la part de l'entreprise de crypto-monnaie de la famille Trump, World Liberty Financial.
05:32Enfin, alors que les chefs d'Etat commencent à se mettre en route pour la France
05:35pour le début du G7 aujourd'hui à Evian,
05:38le quotidien suisse le matin fait l'état des lieux des manifestations anti-G7
05:42qui ont eu lieu hier à Genève.
05:4520 000 manifestants, aucun blessé.
05:47On apprend aussi que les manifestants no-G7 français ont été dissuadés
05:51de manifester du côté français du lac Léman à Evian.
05:55Il est 8h35, la Bourse.
06:00Et c'est vrai que ça sent l'ouverture en fanfare.
06:03Plus 1,4% pour le CAC 40 en préouverture,
06:06plus 1,5% pour l'Eurostock 50 qui vendredi a touché son record historique.
06:11C'était le premier record depuis le mois de février.
06:13L'Europe qui sous-performe très clairement depuis le début de ce conflit reprend des forces.
06:17Déjà vendredi, c'était une belle séance en Europe.
06:19L'Europe qui avait surperformé Wall Street.
06:21Et là, ça devrait plutôt bien se passer en préouverture avec des grands indices
06:25qui gagnent plus de 1%, à l'exception du FTSE à Londres.
06:28Et oui, puisque vous avez un indice qui est riche en valeur pétrolière.
06:31Et forcément, ce baril de pétrole ce matin, qui est à 84 dollars,
06:35va peser à l'ouverture sur les groupes pétroliers, parapétroliers.
06:38Typiquement, Total Energy, c'est quasiment 4% en préouverture.
06:41Total qui était l'un des grands vainqueurs du CAC 40 depuis ce début de l'année.
06:46Forcément, il devrait faire grise mine dans les prochaines heures
06:49avec cette détente des cours du pétrole.
06:51A l'inverse, le luxe est en belle hausse en préouverture.
06:54Idem pour le secteur bancaire qui sous-performait depuis le début de cette guerre.
06:59Du côté des cours du gaz, vous avez un TTF,
07:02donc c'est la référence en Europe qui est à 44 euros.
07:04C'est une baisse de 5% là aussi.
07:06Pour rappel, on était à 30 euros fin février.
07:08On était montelé au-delà des 60 euros au mois de mars.
07:11Et puis ce matin en Asie, c'était du verre vif également
07:13avec typiquement la bourse de Tokyo qui a gagné quasiment 4,5% ce matin.
07:17Dans un instant, est-ce que le pétrole va revenir rapidement vers les 60 dollars le baril ?
07:21Est-ce que l'opération SpaceX se souscrit au moins 4 fois ?
07:24C'est assez.
07:25Est-ce que c'est normal qu'Enthropique coupe les accès à l'ensemble des non-américains ?
07:31On voit ça avec nos invités du Club de la Bourse.
07:32Wilfried Galland de Montpensier, Arbevel et Frédéric Loisel de chez Carro Capital.
07:37A tout de suite.
07:39Good morning market, le Club de la Bourse.
07:42Il est 8h40 sur BFM Business et sur AMC Live.
07:45On est avec Wilfried Galland.
07:47Bonjour, directeur général adjoint de Montpensier, Arbevel et avec Frédéric Loisel.
07:50Bonjour, gérant de portefeuille chez Carro Capital.
07:53Je commence avec ce deal.
07:55Pour la Bourse, on y croit puisqu'on s'attend à une ouverture en fanfare.
07:59Etienne, avec plus de 1% de hausse du côté parisien.
08:03Frédéric Loisel, quand vous regardez l'accord qui a été annoncé,
08:06on n'a pas les détails, chacun raconte un peu sa version des faits entre Américains et Iraniens.
08:10Vous, vous avez envie d'y croire comme les marchés ou vous dites j'attends un peu, j'ai été
08:13suffisamment déçu ?
08:14Non, on observe effectivement avec satisfaction, notamment sur les marchés obligataires, une vraie détente.
08:19C'est assez intéressant, sur le pétrole également.
08:21Après, on suit une séquence de deux mois de stop and go permanent.
08:26Donc, il va falloir véritablement voir et suivre sur les deux mois qui s'annoncent,
08:31sur les 60 jours de négociation, sur des sujets qui ne sont toujours pas réglés.
08:36Effectivement, le contrôle du programme de l'Iran et évidemment ce qu'on fait du stockage.
08:42Donc, il y avait eu pas mal de propositions qui avaient été mises sur la table,
08:46notamment à l'intervention de la Russie pour le lieu de stockage.
08:52Donc, on est content parce qu'effectivement, le MOU, le Memorandum of the Standing,
08:57comme on dit en bon français, a été négocié âprement.
09:00Après, les points techniques sont toujours en suspens.
09:03C'est un accord pour une future négociation, Wilfried ?
09:06Oui, c'est un accord dont Donald Trump avait absolument besoin.
09:10D'abord, parce que c'est la Coupe du Monde aux Etats-Unis et donc, il fallait absolument qu'il
09:13puisse intervenir.
09:13Et son anniversaire ?
09:14C'est son anniversaire. C'est la Coupe du Monde qui va se terminer le 19 juillet.
09:20Et donc, il va avoir besoin, pour la finale, de ne pas être un pays en guerre.
09:25Le 4 juillet, on a les cérémonies du 250e anniversaire des Etats-Unis.
09:29Là aussi, c'était extrêmement important pour lui.
09:31Beaucoup plus que préparer les mid-term.
09:33C'était important pour lui d'apparaître comme étant celui qui a mis un terme, en tout cas, à cette
09:38phase-là.
09:39Ce qu'on voit, c'est qu'on passe dans une autre phase.
09:42Même si on peut avoir des doutes sur le côté pérenne, on passe dans une autre phase.
09:46Une phase où, véritablement, c'est d'abord et avant tout les diplomates qui vont parler,
09:52au moins pendant probablement deux mois,
09:56et où la crainte numéro un de l'économie mondiale,
09:59qui était d'avoir une espèce de thrombose définitive au niveau d'Hormuz, s'éloigne.
10:05On n'a pas dit qu'elle était complètement écartée, mais en tout cas, cette crainte-là s'éloigne.
10:08Et on avait des statistiques qui disaient qu'à partir du mois de juin, on y était,
10:15on risquait effectivement des pénuries dans un certain nombre de pays
10:19parce qu'on atteignait la limite de certains stocks stratégiques.
10:22Donc, c'était très important de réouvrir au mois de juin le détroit d'Hormuz
10:26pour se redonner des marges de main-d'oeuvre.
10:28C'est ce qui a été le cas.
10:30Maintenant, il faut voir comment les négociations vont se dérouler
10:33parce que c'est juste deux mois pour négocier.
10:35Etienne, vous nous en faites un petit peu en pétrole ?
10:3784 dollars pour le Brent, 80 dollars pour le WTI.
10:41Ces deux références sont sur des plus bas de trois mois ou presque,
10:44sachant que, souvenez-vous, au début de ce conflit,
10:46le Brent était allé au-delà des 110 dollars.
10:48Donc, on a quand même une baisse de 35 dollars sur le baril de Brent.
10:52Pour rappel, juste avant cette guerre, donc fin février, on était à 70.
10:56Donc là, on est à 13 petits dollars de ces niveaux d'avant-guerre.
10:59Sur les cours du gaz, ça se détend très nettement également.
11:02Quasiment 5% de baisse pour le TTF.
11:04Reste à voir maintenant comment ça va se véhiculer sur les prix à la pompe.
11:08Parce que quand vous regardez les courts spots sur les prix de l'essence aux Etats-Unis,
11:12avant le début de cette guerre, on était quasiment à 2 dollars le gallon.
11:15Ce matin, on est quasiment à 3 dollars.
11:17Donc, il y a encore du chemin à faire, typiquement pour les Américains,
11:21pour l'électorat de Donald Trump.
11:22Parce que là, pour l'instant, à la pompe, ils voient toujours l'effet de cette guerre.
11:25Frédéric Loisel, vous faites partie de ceux qui pensent que ça va se régler,
11:28c'est-à-dire qu'on rouvre le Détroit et puis on a des pétroliers qui attendent
11:31et puis on y va, on y va, on fait couler le pétrole à flot.
11:33Ou vous faites partie de ceux qui pensent que ça va prendre des mois
11:36de rétablir une situation normale ?
11:39Alors, ça peut être très compliqué, effectivement.
11:41Ça va être plus compliqué qu'on l'anticipe de revoir, effectivement,
11:45les prix qu'on avait en dehors, juste avant le conflit.
11:48On était autour de, effectivement, 70 dollars.
11:51La BCE, par exemple, sur le pricing, sur l'anticipation,
11:55les hypothèses de la croissance européenne, on était sur 65 dollars.
11:59Donc, on est encore très loin des niveaux qu'on avait juste avant ce conflit.
12:03Donc, oui, nous, ce qu'on estime, en fait, c'est qu'on arrivera peu à peu,
12:07effectivement, à regagner, mais très lentement, sur ces cours d'avant-guerre.
12:16L'idée, en fait, qui est plutôt intéressante aujourd'hui à regarder,
12:20c'est, effectivement, sur les banques centrales et, effectivement,
12:24l'évolution, en fait, de ce conflit iranien sur la croissance en Europe et aux États-Unis.
12:29On est plutôt dans l'idée qu'effectivement, on va avoir des banques centrales
12:33qui sont beaucoup moins agressives sur le contrôle des anticipations d'inflation.
12:38Et ça, pour le coup, c'est plutôt ce qu'on perçoit comme une nouvelle assez intéressante.
12:42Le pétrole baisse, pas de hausse des taux, Wilfried ?
12:45Alors, c'est, effectivement, en tout cas, une menace de moins sur l'environnement monétaire.
12:51Ce qu'il faut bien voir, c'est que le pétrole, c'est d'abord et avant tout un marché
12:54de demande.
12:54Ce n'est pas un marché d'offres, en fait, à l'origine.
12:56Donc, si on a des chocs d'offres, évidemment, le pétrole réagit.
12:59Mais c'est véritablement la demande de pétrole qui pilote le prix.
13:02Donc, toute la question sur ces coûts et sur le prix du baril,
13:09c'est est-ce qu'on va vers un ralentissement ou pas de l'économie mondiale ?
13:12Les derniers chiffres étaient plutôt bons, à la fois aux États-Unis et en Chine.
13:15On était sur des chiffres qui n'étaient plutôt pas mauvais.
13:18Et donc, effectivement, si on a cette tendance à l'accélération,
13:22ou en tout cas à la stabilisation de l'économie mondiale,
13:24on va probablement aller vers un baril de pétrole un peu plus élevé
13:27que celui qu'on avait au début de l'année,
13:31parce qu'on anticipait beaucoup plus de récessions que ce qu'on anticipe aujourd'hui.
13:35Et on a un environnement économique et financier qui se met en place,
13:40si on n'a pas de choc supplémentaire, qui est plutôt favorable en ce moment.
13:43Donc, c'est franchement une bonne nouvelle, je trouve.
13:46Frédéric ?
13:47Oui, on a une vraie différence entre les États-Unis,
13:49où effectivement, on a une résilience absolument incroyable de l'économie à tous les chocs.
13:53Donc ça, c'est dû, on le sait, à un élément qui est central aux États-Unis,
13:56qu'on n'a pas en Europe, à savoir la capacité à investir,
13:59notamment évidemment sur le secteur de l'IA.
14:01On investit beaucoup plus sur l'IA que sur la construction de bureaux aux États-Unis
14:05ou sur la construction d'infrastructures de transport.
14:07C'est juste pour donner en fait une échelle.
14:09En Europe, on n'est pas du tout dans cette configuration-là.
14:11On était fragile juste avant le démarrage du conflit,
14:14on l'est encore plus aujourd'hui.
14:15Donc, il y a une accélération, un effondrement des indicateurs,
14:20mais vous regardez tous les indicateurs de confiance,
14:22les indicateurs de conjoncture avancée,
14:25de production industrielle dans une grande variété de pays sur le continent.
14:29Maintenant, c'est une image qui est assez inquiétante.
14:31Donc l'idée qu'on se fait, nous, c'est qu'après la hausse des taux
14:34qu'on a eue la semaine dernière,
14:35qui est une espèce d'assurance pour contrôler les anticipations.
14:40Et d'ailleurs, les taux ont très bien réagi.
14:41Ce n'est pas pour ouvrir le détroit d'Hormuz.
14:43Non, du tout.
14:43Mais en revanche, en Europe, on risque d'avoir une situation très dégradée.
14:47Absolument.
14:48C'est pour communiquer, pour dire qu'on est là.
14:50Une hausse des taux de communication.
14:52Mais les taux ont bien réagi.
14:54Il dit c'est triste, Wilfried.
14:56Il dit que c'était une hausse triste.
14:57Oui, c'est une hausse triste.
14:58En fait, on a l'impression que la BCE s'est mise elle-même
15:01dans un espèce de seringue.
15:03D'obligation, oui.
15:04En disant, de toute façon, j'ai tellement communiqué que je n'ai pas le choix.
15:07Même si, quand on écoute bien les différentes communications,
15:10on sent bien qu'il n'y a pas non plus une conviction folle.
15:13À l'unanimité, quand même.
15:14Oui, mais on sait très bien que pour qu'il y ait véritablement des distinctions à la BCE,
15:20ça veut dire qu'ils se sont envoyés des cendriers à la figure.
15:22Donc là, on est un peu méchant avec elle.
15:27Alors effectivement, il y a un narratif qui, aujourd'hui, consiste à faire passer cette hausse
15:31sur la liste noire de toutes les hausses qu'il y a eues dans l'histoire de la BCE.
15:34Celle de 2008.
15:35La liste des erreurs, quoi.
15:36Mais ils n'avaient pas trop le choix.
15:38Ils ont un mandat exclusif et unique, en fait, contrairement à la Fed.
15:41Et encore une fois, en fait, il y a beaucoup de choses qui dépendent des taux directeurs dans l'économie.
15:45Donc les prêts à la consommation, les prêts aux entreprises en Europe.
15:48Mais il y a beaucoup de choses qui dépendent également des taux longs.
15:50Donc, en fait, le financement des États, le financement hypothécaire.
15:53Et là, pour le coup, les marchés obligataires ont salué.
15:56Donc, en fait, quand on salue dans un marché obligataire, c'est qu'on baisse les taux longs.
15:59On baisse les taux.
16:00L'autre, à part les taux, il y avait quand même un gros événement la semaine dernière.
16:04Donc, c'était l'IPO du siècle avec SpaceX.
16:06Est-ce qu'on peut dire à la fin que c'était réussi ?
16:08Vous dites quoi, vous, Etienne ?
16:09C'est quand même plutôt bien.
16:10Très, très bien.
16:11Le titre a gagné 30% dans les premières minutes vendredi.
16:15Finalement, on était à plus de 19% à la clôture.
16:18C'est du vert quand même.
16:18Il faut que la première séance soit dans le vert.
16:20Bon, maintenant, il reste à voir ce que ça va donner aujourd'hui et dans les prochaines semaines.
16:23Sachant que, pour rappel, certes, ils ont levé 75 milliards de dollars.
16:26Mais il y a encore une fenêtre d'ouverture pour 10 à 11 milliards sur les 30 prochains jours.
16:30Donc, il y a encore du papier qui va arriver.
16:32Est-ce que le marché va encore réussir à l'absorber ?
16:35Est-ce que l'euphorie autour de SpaceX sera encore présente dans 10 jours, dans 15 jours ou dans 3
16:39semaines ?
16:40Pour l'instant, la question reste ouverte.
16:42Vous avez eu 350 milliards de demandes, dont 100 milliards rien que sur la partie retail.
16:47Ce sont des chiffres, pour l'instant, qui ne sont pas officiels, de Bloomberg.
16:51Sachant qu'il y a eu tellement de demandes que, concrètement, si vous souhaitez 100 euros, vous n'avez pas
16:54mis 100 euros.
16:55Vous avez mis 200, 300, 400 parce que vous savez très bien que vous n'allez pas être servis.
16:59Donc, en fait, sur ces 4,6 fois la demande, au final, il y avait beaucoup moins.
17:05Puisqu'en fait, à chaque fois, ça a été sursouscrit parce que vous saviez très bien que vous n'allez
17:08pas tout savoir.
17:08Donc, c'est ça le sujet, Wilfried ? Ce n'est pas tant que ça, en fait ?
17:10En fait, ce n'est pas tant que ça.
17:11C'est-à-dire qu'entre 4 et 5 fois de sursouscription, alors oui, c'est bien, c'est formidable.
17:17Moi, j'ai regardé un peu l'histoire dans des IPOs un peu similaires.
17:22Facebook, c'était 2012.
17:26Donc, Facebook, c'était 20 fois.
17:28Snowflake, beaucoup plus récent, 2020, c'était effectivement la folie du logiciel.
17:33Là, on était à 120 fois le volume offert.
17:39Donc, c'est bien de faire 4,7 fois.
17:42Avec des ouvertures au retail comparables ?
17:44Avec des ouvertures au retail qui étaient plus faibles sur Snowflake et qui étaient à peu près comparables sur Facebook.
17:52Parce qu'à l'époque, ça s'appelait Facebook.
17:54Maintenant, ça s'appelle Meta, mais à l'époque, ça s'appelle Facebook.
17:55Donc, c'est un succès, clairement.
17:58L'IPO est un succès.
18:00Il va falloir attendre parce que tout a été fait dans les structures, on en a beaucoup parlé,
18:05pour que la demande soit d'une certaine manière obligatoire.
18:09Quand vous avez une intégration dans le Nasdaq moins de 15 jours après,
18:16quand vous êtes de la gestion rédicielle, et on sait que la gestion rédicielle, c'est extraordinairement important,
18:20vous êtes obligés d'acheter quasiment tout de suite.
18:23Donc, en fait, il faut attendre un petit peu de voir comment est-ce que la poussière va retomber autour
18:26de ce dossier.
18:27Ce qui va les aider aussi, c'est le fait qu'on a beaucoup de turbulences autour d'un tropique,
18:31et donc c'était une concurrence potentielle sur le spatial.
18:36Là, finalement, on se dit, peut-être que le grand gagnant, une nouvelle fois, ça a été Elon Musk.
18:41Donc, peut-être que ça, ça va l'aider.
18:43Attendons un petit peu d'avoir un peu plus de visibilité que la première séance.
18:47Frédéric Loisel, comment vous avez validé l'IPO de SpaceX ?
18:50Compte tenu des niveaux de valorisation, même avec un carnet d'autres à 4 ou 5 fois,
18:54c'est une extraordinaire performance, puisqu'effectivement, vous parliez des IPOs précédentes,
18:59mais on n'était pas sur ce niveau de valorisation extrême, en fait.
19:02Et c'est vraiment la patte de Musk, c'est la fanbase de retail, explique que, par exemple, sur Tesla,
19:09vous payez Tesla 300 fois les revenus annuels, en fait.
19:12Juste pour donner une idée, on est sur des niveaux de valor pour Alphabet à 20.
19:19Donc, on est... Les revenus annuels de SpaceX, c'est 20 milliards.
19:23Alphabet dégage des bénéfices de 143 milliards.
19:26Donc, on est sur un phénomène très particulier, en fait, concernant les entreprises de...
19:30Enfin, là, c'est irrationnel, c'est de l'émotion, quoi.
19:33Il a une fanbase énorme, exactement.
19:35Les retail détiennent 40% de Tesla.
19:38Alors, c'est aussi un énorme confort pour un institutionnel.
19:40Vous savez que, de toute façon, sur les boîtes de Musk, en fait,
19:44vous avez l'analyse financière classique qui s'applique beaucoup.
19:48Alors, après, il y a un calcul rationnel.
19:51SpaceX, vous en avez parlé tout le temps, en fait,
19:53c'est la capacité à envoyer et à saturer l'orbite basse
19:57et d'avoir un quasi-monopole dessus.
20:00Et donc, derrière, en fait, ce que joue le marché, également,
20:02c'est l'idée que, de toute façon, tôt ou tard,
20:04il va développer son propre mobile.
20:08L'idée, c'est ça.
20:09Et donc, la concurrence, effectivement, avec les combats de télécom,
20:11c'est peut-être ce qui est peut-être...
20:13Donc, ce n'est pas Mars, c'est un réseau de télécom.
20:14Il y a Mars, parce que c'est Jules Verne, Steve Jobs
20:18et le docteur Follamour à la fois, en même temps.
20:20Oui, mais à la fin, c'est un réseau de télécom, quoi.
20:21Mais à la fin, c'est un réseau de télécom.
20:22C'est ça.
20:23C'est moins de l'amour.
20:23C'est moins de l'amour.
20:24Non, mais c'est ça, en fait, que vous voyez derrière.
20:27Alors, il joue vraiment à aller sur Mars.
20:28C'est quelqu'un de plein...
20:29Parce que si c'est un réseau de télécom,
20:30ce n'est pas les mêmes valorisations.
20:31Non, c'est ça.
20:32Mais si vous avez le monopole, effectivement, sur...
20:35Imaginez que vous puissiez avoir, sur votre mobile, en fait,
20:38une capacité à aller dans tous les pays du monde,
20:39ce que permet, effectivement, la communication c'est éditaire.
20:42Et non pas le changement, effectivement, d'opérateur
20:45à chaque fois que vous voyagez.
20:46Vous avez une capacité marketing colossale, en fait.
20:50Ouverture dans une...
20:51Non, c'est la fin de l'émission, dans une minute.
20:52L'ouverture, c'est dans 7 minutes 20, le chrono.
20:56Ouverture, a priori, en fanfare.
20:57On a des bourses asiatiques.
20:58Là, il y a Séoul, par exemple, qui a terminé en hausse de 5%.
21:01Ah oui, alors là, c'est les semi-conducteurs.
21:02C'est vrai que vous avez quelques valeurs, une nouvelle fois,
21:05notamment du côté de Skynyx et de Samsung,
21:07à chaque fois qu'ils font un petit peu la pluie et le beau temps.
21:09C'était du verre vif ce matin en Asie.
21:12Vendredi, les marchés européens avaient déjà commencé à acheter cet accord.
21:16On avait gagné 1,8% à Paris.
21:18L'Eurostox avait touché son record pour la première fois
21:20depuis le début de ce conflit.
21:22Là, en préouverture, plus 1,4% pour le CAC 40,
21:25plus 1,6% pour l'Eurostox 50,
21:28avec, bien sûr, les valeurs pétrolières, parapétrolières,
21:31qui vont peser un petit peu sur la Bourse de Londres,
21:34qui est très riche en valeurs pétrolières et minières,
21:36et dans une moindre mesure, à Paris,
21:37avec Total Energy, qui va plomber un petit peu la tendance.
21:39Sur les taux, ça s'est calmé aussi.
21:41Moins 6 points de base pour le 10 ans français,
21:42qui revient sous les 3,6%.
21:45Le Bund revient sous la barre symbolique des 3%.
21:47Néanmoins, 4, 5, 6 points de base de détente sur ces taux longs,
21:50ce n'est pas énorme.
21:51C'est vrai qu'on aurait pu s'attendre à une baisse un peu plus importante
21:55au vu de la baisse des cours du pétrole.
21:57C'est bien.
21:58Prenons ce qu'on nous donne.
21:58On prend, on prend.
22:00Sur les taux, ça fait toujours du bien.
22:01Merci beaucoup Wilfried Galland et Frédéric Loisel
22:03d'être venus ce matin dans la matinale de l'économie.
22:05Dans un instant, l'ouverture Good Morning Market avec Étienne Braque.
22:08On se retrouve demain à partir de 7h30,
22:11depuis Eurosatori.
22:13L'événement, évidemment, autour des questions d'armement.
22:16On sera notamment avec le directeur général de KNDS.
22:18On parlera de l'IP au avenir.
22:20A demain, bonne journée.
22:28Troisième partie de Good Morning Market jusqu'à 9h30.
22:31Et puis ensuite, vous retrouverez les experts avec Raphaël Legendre.
22:34Dans un instant, toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
22:37On sera notamment depuis Washington pour revenir sur Donald Trump
22:40qui finalement plie d'une certaine façon à l'Iran avec cet accord.
22:44En tout cas, les marchés apprécient très largement.
22:46Moins 5% ce matin pour le Brent qui revient à 83 dollars.
22:5180 dollars pile pour le WTI.
22:54C'est une première depuis le mois de mars.
22:56Nette détente du marché obligataire.
22:57Moins 6 points de base pour le 10 ans français à 3,59.
22:59Et puis, nous le verrons dans un instant.
23:01Les marchés actions devraient également très bien accueillir cette nouvelle.
23:04En tout cas, en préouverture, on avait une hausse de plus d'un pour cent
23:07pour les grands indices européens.
23:09Dans cette émission, nous reviendrons bien sûr sur cet accord
23:12avec Florian Yelpo qui sera en direct avec nous depuis Lombard-Odieyama Genève.
23:15Alexandre Baradez depuis IG pour revenir sur les niveaux techniques
23:18sachant que l'Eurostock 50 a touché vendredi son record historique
23:23pour la première fois depuis le début de ce conflit.
23:25Et puis, en début d'émission, Stéphane Camille de Claresco Finance
23:28nous donnera un petit peu ses clés.
23:31En tout cas, comment aujourd'hui il voit les choses.
23:33Son portefeuille gagne plus de 50% depuis le début de l'année.
23:37C'est l'une des meilleures performances et de loin sur les fonds actions
23:40sur la place de Paris.
23:42Et pour cause, le secteur de la tech et des semi-conducteurs
23:45profitent très largement à son fonds innovation.
23:47Oui, mais il n'y a pas que la tech dans la vie.
23:49Nous verrons cela dans un instant.
23:50Comment arbitrer aujourd'hui dans ce contexte si volatile ?
23:53Ce sera l'un des points qui sera abordé à partir de 9h05.
23:57En attendant, il est quasiment 9h.
23:58Et donc, toute l'information économique du jour, c'est avec Léo Dumas.
24:05Et donc, accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran.
24:08Et cette fois, ce sont les deux parties qui l'annoncent, Washington et Téhéran,
24:12qui sont en fin d'accord pour mettre fin à la guerre après presque 4 mois de conflit.
24:16L'arrêt des hostilités concerne tous les fronts, le Liban y compris, selon les Iraniens.
24:22Alors, il s'agit pour l'instant d'un protocole.
24:24Il doit être signé vendredi à Genève.
24:26Et il doit permettre ensuite d'ouvrir 60 jours de discussion afin de trouver un accord définitif.
24:32Et Antoine Delart, on vous rejoint, correspondant BFM Business à la Maison Blanche,
24:35où Donald Trump est triomphant et se félicite hier soir d'un formidable accord.
24:40Oui, d'abord, on peut dire que le timing de cette annonce est parfait pour Donald Trump.
24:44Pile le jour de ses 80 ans, il ne pouvait pas rêver d'un meilleur cadeau d'anniversaire.
24:49Hier soir, il a donc pu profiter de la grande fête organisée à la Maison Blanche
24:53avec ce gala de MMA, un sport de combat pour projeter une image de force et de puissance.
24:58Tout cela serait tombé complètement à plat s'il était resté embourbé dans des négociations sans fin.
25:03Alors, le président n'a pas donné beaucoup de détails sur ce deal,
25:06mais il annonce que le détroit d'Ormuz sera rouvert dès la signature de l'accord vendredi
25:10et qu'ensuite, le pétrole va couler à flot.
25:12Ça, c'est évidemment très important pour lui.
25:15Il a promis aux Américains que les prix de l'essence allaient rapidement baisser une fois la guerre terminée.
25:20Trump, qui se montre par ailleurs triomphant,
25:22il parle d'un deal formidable qui apportera la paix et la sécurité dans la région.
25:27De nombreux présidents ont essayé, ils ont tous échoué avant moi, dit-il.
25:31La réalité est pourtant bien plus modeste.
25:33Sur le nucléaire, rien n'est réglé, tout est renvoyé à des négociations ultérieures
25:37et il reste encore beaucoup de travail à ce niveau.
25:40Pour le moment, Trump a simplement réparé un problème qu'il avait lui-même créé,
25:44le détroit d'Ormuz, qui, rappelons-le, n'était pas fermé avant qu'il ne lance sa guerre contre l
25:48'Iran.
25:49Antoine Lahr, à Washington, où 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens s'apprêtent à être débloqués,
25:55selon les médias à Téhéran, dans le cadre aussi de ce protocole.
25:5812 autres le seront plus tard au cours des discussions qui vont suivre la signature de vendredi à Genève.
26:05Dans le même temps, il y a Paris, Londres, Rome et Berlin,
26:08qui, dans un communiqué commun, se déclarent disposés aussi à lever des sanctions contre l'Iran,
26:13dans le cas où il y aurait en face des mesures claires et vérifiables sur le programme nucléaire de Téhéran.
26:19Et à quelques heures du G7, déviant Emmanuel Macron annonce ce matin
26:23que la mission maritime internationale initiée par la France et le Royaume-Uni
26:28est prête à accompagner la réouverture d'Hormuz.
26:31Emmanuel Macron, qui est aussi menacé ce matin par Donald Trump,
26:34le président américain qui, lui, est sur le point de décoller vers la France
26:37et qui, dans une interview au New York Post, annonce la couleur.
26:40Ce sera 100% de droit de douane sur les vins français
26:44si Paris ne supprime pas sa taxe GAFAM.
26:47Donald Trump qui est attendu autour de 17h à Evian
26:51pour une bilatérale avec Emmanuel Macron.
26:53Merci beaucoup Léo Dumas.
26:55Dans un instant, on va regarder la séance en cours.
26:56Très instructif, ce qui se passe avec les valeurs cycliques
26:59qui se reprennent très nettement.
27:01Idem pour le secteur du luxe, juste avant.
27:03Raphaël Lejeune vient du rejoindre en plateau.
27:05Raphaël que l'on retrouve à partir de 9h30 pour les experts.
27:08Oui, pour une spéciale souveraineté ce matin.
27:10Souveraineté numérique, souveraineté géopolitique, souveraineté militaire.
27:14On va évidemment revenir sur la claque infligée par Anthropica toute l'Europe ce week-end.
27:19Quelles sont les conséquences, quelles sont les voies et moyens de l'Europe
27:22pour réagir à ce kill switch, pour ne pas retomber dans les ténèbres numériques
27:28à la bonne volonté de l'administration américaine.
27:32On reviendra évidemment sur le G7 avec l'annonce de la nuit,
27:35l'accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran
27:37pour voir si les questions économiques ne vont pas passer finalement au second rang.
27:42Tous les patrons de l'intelligence artificielle côté américain
27:46seront présents à Evian aujourd'hui et dans les prochains jours.
27:50Ce sera quand même intéressant à suivre.
27:52Et puis le dernier point, c'est l'ouverture aujourd'hui du salon Eurosatory.
27:55Bien sûr, le plus grand salon de la défense terrestre.
27:57Un salon de tous les records cette année.
28:00On verra pourquoi.
28:01Voilà pour le programme.
28:02Rendez-vous à 9h30.
28:03En attendant, il est 9h03 et le CAC 40 tape à la porte des 8500 points.
28:098483 points, c'est une hausse de 1,6%.
28:11Plus 1,6% également pour l'Eurostox 50 qui est sur un record historique
28:15au-delà des 6200 points, 6285 points.
28:18Si vous regardez le CAC 40, GR, Dividendes Réinvestis,
28:22vous êtes au-delà des 28 000 points.
28:23Et là aussi, c'est une première.
28:25Donc le CAC 40, pas traditionnel, celui qui intègre les dividendes.
28:28Et sur un plus haut, il gagne 5% depuis le 1er janvier.
28:32Et Stellantis, Saint-Gobain et Renault sont les trois plus fortes hausses.
28:34Trois titres qui gagnent plus de 5%.
28:36Le secteur du luxe également mène la danse.
28:38LVMH plus 4,5%, 533 euros.
28:411 768 euros pour Hermès qui gagnent plus de 4,3%.
28:453,8% de progression pour Kering à 278 euros.
28:49A l'inverse, Total Energy ferme la marche.
28:51Le titre est de loin la plus forte baisse ce matin à l'ouverture,
28:53moins 5%.
28:54Et pour cause ce matin, le baril de pétrole de Brent est à 83 dollars.
28:5880 dollars pour le WTI.
29:00Forcément, vous avez des prises de bénéfices marquées
29:02sur l'ensemble du secteur pétrolier et parapétrolier.
29:05Dans le SBF 120, des valeurs comme Valourec Véridien
29:08cèdent un peu plus de 2%.
29:10L'euro-dollar retrouve la barre symbolique des 1,16
29:13pour la première fois depuis le début du mois.
29:151,604.
29:16Quand sur le front des taux, vous avez une nette détente,
29:18que ce soit les taux courts, mais également sur les taux longs.
29:21Le 2 ans français perd 7 points de base.
29:23Idem pour le 2 ans allemand à 2,57.
29:26Le 10 ans allemand repasse sous la barre symbolique des 3%
29:30à 2,96.
29:313,58 pour le 10 ans français.
29:33L'once d'or progresse de plus de 2% au-delà des 4 328 dollars.
29:38Très courte pause, on se retrouve dans un instant
29:39avec les équipes de Claresco Finance
29:42pour revenir notamment sur le valeur lié à la tech.
29:45Mais pas que.
29:46Avec aujourd'hui Stéphane Camille,
29:48qui est gérant de portefeuille chez Claresco Finance,
29:50son fonds gagne 55% depuis le 1er janvier.
29:53C'est de loin la meilleure performance à Paris.
29:56Oui, mais comment aujourd'hui on arbitre un portefeuille
29:58quand on est sur un gain de plus de 50% ?
29:59Est-ce qu'il faut encore accompagner les valeurs liées aux semi-conducteurs ?
30:02Élément de réponse dans quelques minutes.
30:04Et puis ensuite, Florian Noël-Pau nous donnera sa vision.
30:07Comment aujourd'hui il voit cet accord
30:09qui devrait être signé vendredi à Genève
30:11entre l'Iran et les États-Unis ?
30:13Est-ce que le marché ne s'emballe pas un petit peu trop à court terme,
30:16sachant que le sujet du nucléaire iraïen n'est toujours pas résolu ?
30:19Ce sera l'une des questions qui sera adressée dans cette émission.
30:23Nous sommes ensemble jusqu'à 9h30.
30:25A tout de suite.
30:32Et les 8500 points qui se font là, à la Bourse de Paris,
30:36ça y est, plus 1,8%.
30:38Nous sommes plus qu'à 142 petits points du record historique
30:41touché en début d'année.
30:43Dividende réinvesti, le CAC 40 est sur un plus haut historique.
30:45Idem pour l'Eurostock 50 qui gagne 1,7%.
30:48Du côté de Francfort, le DAX est également nettement dans le vert,
30:51plus 1,8% au-delà des 25 000 points.
30:54Là aussi, ce seuil symbolique est retrouvé.
30:55Le DAX qui était très en retard depuis le début de ce conflit.
30:59On était sur un zéro ou presque depuis le 1er janvier.
31:05Dans un instant, avec Florian Yelpo,
31:07nous reviendrons sur les tenants et les aboutissants de cet accord
31:09qui a donc été annoncé par Donald Trump juste avant.
31:13Petit coup d'œil sur les actions avec Stéphane Camille,
31:16gérant de portefeuille chez Claresco Finance.
31:18Bonjour Stéphane, merci de nous accorder quelques minutes ce matin
31:21pour regarder un petit peu ce qui se passe sur la cote
31:25depuis le début de l'année.
31:26On en parle tous les jours sur ce plateau.
31:29Wall Street qui surperforme très clairement l'Europe
31:31depuis le 1er janvier.
31:33Idem pour les indices asiatiques.
31:35Et pour cause, la tech mène très clairement la danse
31:38à commencer bien sûr par le secteur des semi-conducteurs.
31:41Comment vous aujourd'hui, en tant que gérant actions
31:43chez Claresco Finance,
31:44vous arrivez à arbitrer un contexte qui est quand même assez difficile
31:50dans le sens où c'est vraiment un pan de la cote
31:52qui tire la performance depuis le 1er janvier.
31:58Pour moi, c'est assez clair.
32:02Il est très difficile de passer à côté des semi-conducteurs
32:05parce que c'est là où passent toutes les données
32:09qui sont l'élément indispensable pour faire tourner les outils actuels,
32:15les agents, ce qu'on appelle les agents IA actuels.
32:18Et pour faire travailler l'intelligence artificielle,
32:20on a besoin de données et les données passent par les semi-conducteurs.
32:23Elles sont à la fois collectées, elles sont traitées,
32:26elles sont computées par les semi-conducteurs.
32:30Donc, c'est stratégique.
32:34C'est stratégique.
32:35Alors bon, vous, vous avez fait le choix
32:36de ces semi-conducteurs en début d'année.
32:39Ça vous a profité ?
32:40Quand vous voyez un secteur des semi-conducteurs,
32:42l'indice de Philadelphie,
32:43qui n'a pas doublé, mais presque.
32:45On était quand même sur une hausse de 80%
32:47entre le mois de mars et là,
32:49les niveaux de début juin.
32:51Est-ce que vous avez encore envie d'accompagner le trend ?
32:54Sachant qu'on voit quand même une certaine effervescence,
32:57des mouvements très erratiques.
32:58Quand vous voyez ce qui se passe sur SKINX ou d'autres valeurs en Asie
33:02qui sont capables de faire du plus 10, moins 10 d'un jour à l'autre.
33:05Est-ce que vous êtes toujours confiant aujourd'hui sur ces valeurs
33:08ou non, vous avez envie un petit peu d'écréter
33:10et d'alléger ces lignes en portefeuille ?
33:15Une hausse ou un cycle n'est pas une ligne droite.
33:19Il y a des micro-cycles qui sont des phases de baisse,
33:23des phases de correction.
33:24Mais pour moi, la tendance est toujours haussière.
33:26Je pense que le cycle est loin d'être terminé.
33:30Tant que le cycle IA est en place,
33:33je pense que les semi-conducteurs vont jouer une part très importante de ce cycle.
33:39Donc, je dirais que sur le long terme,
33:42oui, il faut être investi dans les semi-conducteurs.
33:45Il y a des types de semi-conducteurs qui seront plus ou moins stratégiques,
33:50donc plus ou moins intéressants en termes d'investissement, ça c'est clair.
33:54Mais je reste convaincu que le secteur des semi-conducteurs reste un secteur clé.
34:02Oui.
34:03En termes de diversification, comment aujourd'hui vous arrivez à diversifier un petit peu votre portefeuille
34:08pour ne pas être qu'uniquement sur ce segment des semi-conducteurs, Stéphane Camille ?
34:13Alors, il y a quand même, au-delà des semi-conducteurs,
34:17il y a des sociétés qui vont profiter de cette effervescence autour de l'IA
34:21et qui vont utiliser l'IA pour améliorer, par exemple, soit leur recherche et leur développement.
34:27Je pense aux sociétés pharmaceutiques ou biotechnologiques
34:31qui vont probablement accélérer la découverte de nouveaux médicaments
34:36ou de nouveaux traitements.
34:37Ces sociétés-là vont en profiter.
34:39Donc ça, je suis partie prenante dans ce genre d'investissement.
34:44Et puis toutes les sociétés qui vont bénéficier de l'IA pour des gains de productivité.
34:50Je pense à quelques industriels, je pense aux financières, par exemple.
34:56Ça, c'est des secteurs qui vont profiter de l'IA.
34:59Le secteur des softwares, aujourd'hui, le marché est très divisé sur les logiciels en bourse.
35:04Est-ce qu'aujourd'hui, vous estimez que ce secteur peut être gagnant, perdant ou non ?
35:08Pour l'instant, il n'y a pas encore de réponse à cette question en ce qui concerne l'IA.
35:13Il y aura toujours besoin de logiciels, ça c'est clair.
35:16Parce que pour faire, ne serait-ce que pour faire tourner un semi-conducteur,
35:19il faut un software.
35:21Maintenant, où est-ce qu'il sera situé ?
35:23Est-ce que ce seront des boîtes indépendantes ?
35:25Est-ce qu'on le voit notamment avec NVIDIA ?
35:30Le software se rapproche de plus en plus et intègre de plus en plus
35:33le semi-conducteur.
35:36L'arrivée des LLM et des SLM, bien sûr, sont en train de perturber le secteur.
35:45On a un manque de visibilité pour l'instant.
35:47Il y aura beaucoup de perdants, je pense.
35:49C'est la raison pour laquelle je ne suis pas très investi.
35:52Je fais très attention.
35:53On a eu un rebond technique, là, dernièrement.
35:56Je pense que c'est encore très difficile de trier, je dirais, les valeurs des sociétés
36:03qui vont sortir de cette partie disruptive,
36:08de celles qui vont échouer, qui risquent d'avoir de gros problèmes.
36:14Il y a un an et demi sur les marchés, il y avait le moment deep-seek.
36:17C'est quand la Chine avait annoncé son modèle d'intelligence artificielle.
36:22On n'est pas aujourd'hui à l'abri d'un nouveau mouvement deep-seek.
36:25Alors, pas forcément sur deep-seek, mais sur d'autres technologies,
36:27notamment en ce qui concerne les semi-conducteurs.
36:29Parce que quand on regarde aujourd'hui la performance sur les semi-conducteurs,
36:32elle se fait où ?
36:32Elle se fait sur la bourse de Séoul, sur la bourse américaine.
36:37Néanmoins, la Chine est présente sur ce segment des semi-conducteurs.
36:40Est-ce que demain, on ne peut pas exclure ?
36:42Est-ce que la Chine, elle disrupte un petit peu ce marché,
36:45soit avec des avancées technologiques,
36:47soit avec une capacité d'un seul coup qui est capable de challenger la production
36:53et qui, mine de rien, pourrait amener des marges à se tasser ?
36:57Absolument.
36:58Et l'arrivée de deep-seek, en effet, était un pavé dans la marge, je dirais.
37:02Parce qu'en fait, deep-seek a montré qu'on pouvait utiliser un LLM de façon moins gourmande,
37:11ce qui voulait dire que ça nécessitait moins de capacité, moins de puissance de calcul.
37:17Et en plus, c'était open source.
37:18Il y avait ces deux aspects-là.
37:20Et le fait que ça nécessite moins de puissance de calcul,
37:24ça a quand même, à mon avis, perturbé le business model de Nvidia.
37:27Parce que jusque-là, les LLM classiques type ChatGPT, même Claude,
37:33utilisaient énormément de puissance de calcul
37:36et donc de puissance de microprocesseur GPU que Nvidia fabrique.
37:43On a vu avec deep-seek qu'il y avait moins de besoin.
37:47Ça veut dire qu'on a recours à potentiellement soit des GPU, je dirais,
37:53de génération plus ancienne, soit des CPU.
37:57Et ça, c'est clair que ça peut provoquer, à moyen terme,
38:04je dirais, une faiblesse sur le business model de Nvidia
38:08et sur d'autres sociétés de semi-conducteurs US,
38:12puisque la Chine est en train de récupérer, de rattraper un retard
38:16qu'elle avait et qui était très important auparavant dans les semi-conducteurs.
38:20Mais elle est en train vraiment de récupérer ce retard.
38:24Et notamment aussi, elle est en train de dépasser même les États-Unis,
38:28par exemple, dans le domaine de la robotique.
38:29Donc on pourrait voir, en effet, la Chine arriver très très fort
38:32au niveau technologique dans les années qui viennent.
38:35Et donc aujourd'hui, il faut se diversifier sur les marchés chinois,
38:39des indices qui, depuis le début de l'année, ne font pas grand-chose.
38:41Si vous regardez Shenzhen, moins 0,5% depuis le 1er janvier.
38:46Idem pour Shanghai, le Hang Seng perd même un peu plus de 4%
38:49depuis le début de l'année.
38:52Oui, et ça, c'est probablement, à mon avis,
38:58c'est le marché qui décide.
39:00Je pense qu'en effet, que le marché chinois devient de plus en plus intéressant,
39:03et notamment la tech chinoise.
39:04Alors maintenant, c'est très difficile de jouer ça,
39:07parce que le marché chinois est compliqué.
39:10Il y a peut-être les ETF.
39:11Pour ma part, je trouve que c'est compliqué d'investir dans des titres en direct.
39:18Mais on peut le faire.
39:19Il y a des ADR qui existent.
39:21Là aussi, il y a des risques.
39:22Mais en tout cas, je pense que le marché chinois, oui, est intéressant.
39:26Et il faut regarder.
39:28On ne peut pas ne pas regarder le marché chinois actuellement.
39:30Merci beaucoup Stéphane Camille de nous avoir accompagné ce matin
39:33depuis Claresco Finance,
39:34où vous êtes en charge du fonds Innovation,
39:37qui caracole en tête des performances depuis le début de l'année.
39:419h17, tout de suite, on va rejoindre Florian Yelpo,
39:43qui nous attend depuis Genève.
39:46Florian Yelpo en charge de la macroéconomie chez Lombard-Odier IM.
39:50Bonjour Florian.
39:51Le week-end a donc été un tournant,
39:53en ce qui concerne la situation en Iran,
39:56avec Donald Trump qui annonce que les États-Unis
40:00vont signer un accord ce vendredi.
40:03D'ailleurs, ça va se passer à Genève.
40:05Les marchés actions, ce matin, achètent très clairement la nouvelle.
40:07Plus 1,7% pour le CAC 40,
40:09plus 1,6% pour l'Eurostock 50.
40:11Quand du côté de Wall Street, c'est également du vert en préouverture.
40:15Et puis surtout, l'élément marquant, c'est donc ce WTI,
40:17ce baril de pétrole américain,
40:18qui revient pile à 80 dollars.
40:21Assez amusant de voir que le marché n'a pas vraiment perdu d'espoir
40:25en ce qui concerne cet accord.
40:27Encore vendredi, on avait une belle hausse en Europe.
40:29Et que là, cet accord fait encore son effet.
40:31Pour l'instant, le marché n'a pas envie de vendre la nouvelle.
40:33Loin de là.
40:35Exactement.
40:36Bonjour à tous.
40:36Bonjour à Étienne.
40:37C'est effectivement le point du jour.
40:39C'est-à-dire, est-ce qu'on est sur une situation,
40:41vous savez, ce fameux mancrat d'investissement,
40:44on achète la rumeur et on vend la nouvelle.
40:46C'est-à-dire qu'on aurait déjà pricé, anticipé,
40:48intégré dans le prix des actifs,
40:50ce qui s'est passé, la rumeur elle-même,
40:53c'est-à-dire d'un véritable accord entre Chine et...
40:57Pardon, Iran et Etats-Unis.
40:59Et dans ce contexte-là,
41:01une baisse du prix du pétrole,
41:02progression du prix des actifs cycliques,
41:04et notamment les actifs qui ont le plus souffert.
41:06En fait, on continue à avoir le marché acheté la rumeur.
41:08Et on comprend en fait pourquoi.
41:10On a effectivement la perception
41:12qu'il va se passer quelque chose,
41:13mais encore une fois,
41:15oui, un accord a été signé.
41:17On parle d'une potentielle ouverture vendredi,
41:19ce vendredi, du Détroit,
41:21mais il y a encore un grand nombre,
41:22notre attitude en fait,
41:23qui entoure cette possibilité.
41:24Ce n'est pas la guerre en Iran
41:26qui pose problème au marché,
41:27quelque part, de façon très cynique,
41:29c'est la réouverture du Détroit d'Hormuz.
41:31Et cette réouverture,
41:33techniquement, technologiquement,
41:34en fait, elle peut prendre peut-être
41:35un peu plus de temps que prévu.
41:36Donc en fait, on est encore sur de la rumeur
41:38et pas encore sur de la nouvelle.
41:40Simplement, le marché continue de saluer
41:42la perspective de cette amélioration.
41:44Le plus important, c'est le Japon.
41:465% cette nuit,
41:49c'est vraiment une performance très forte
41:50qui montre encore,
41:51qui a encore, en fait,
41:53implicitement dans le prix des actifs,
41:55cette prime Hormuz
41:56qu'on entretient maintenant
41:58depuis quasiment trois mois.
41:59L'Europe souffre en bourse
42:00depuis le début de ce conflit.
42:02Ce matin, vous avez toutes les valeurs
42:04cycliques qui se reprennent
42:05d'une façon assez impressionnante.
42:07Typiquement, des valeurs comme
42:08Saint-Gobain, plus 6%,
42:09plus 5% pour Renault
42:11ou encore pour Stellantis.
42:13Safran gagne un peu plus de 5%.
42:14Est-ce que demain,
42:16la signature de cet accord
42:18pourrait permettre
42:18une certaine forme
42:19de rotation sectorielle
42:21sur le marché
42:22et en quelque sorte
42:23un petit peu le retour de l'Europe ?
42:25Quand on regarde le DAX
42:26depuis le début de l'année,
42:27il est à zéro.
42:27Le CAC 40,
42:29si vous prenez en compte
42:29les dividendes,
42:30on est à plus 4, plus 5%.
42:31Bref, c'est une maigre performance
42:33par rapport à certains indices asiatiques
42:35ou par rapport à Wall Street.
42:37Oui, absolument.
42:38Ce serait le cas idéal.
42:40C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
42:41le momentum du marché,
42:43vous venez d'en discuter,
42:44est très concentré sur l'IA,
42:46ce qu'on appelle
42:47le portefeuille momentum,
42:48c'est-à-dire le portefeuille
42:49composé des actions
42:50qui ont fait le mieux
42:52au cours des 6 derniers mois,
42:53disons.
42:54Ce portefeuille-là
42:54est très exposé à l'IA,
42:57pas tant que ça
42:57à ce qu'on appelle la value,
42:59pas tant que ça
42:59à ce qu'on appelle la croissance.
43:00Donc, c'est vraiment
43:00un effet sectoriel pur.
43:02Pour qu'on puisse avoir
43:03une meilleure participation
43:04de l'ensemble du marché
43:06à la hausse,
43:07on a besoin justement
43:09de retirer
43:09ce qui aujourd'hui
43:11semble poser problème.
43:12Assembler,
43:13poser problème
43:14à ces valeurs plus cycliques
43:15qui est justement
43:16le prix du pétrole.
43:17Maintenant,
43:18la question,
43:18c'est est-ce que
43:19ce qui fera
43:19les 12 prochains mois
43:20de performance,
43:21c'est la productivité,
43:22l'IA,
43:23la technologie,
43:24encore une fois,
43:25et les investissements
43:26qui vont avec,
43:27ou est-ce que c'est
43:28la vieille Europe
43:29qui pourrait voir
43:31ses marges s'améliorer
43:32parce que prix du pétrole
43:33plus avantageux,
43:34premier élément,
43:35et puis peut-être aussi
43:36un effet indirect
43:37de productivité
43:38qui est attiré de l'IA.
43:39Aujourd'hui,
43:39ce qu'on pense,
43:40c'est qu'on devrait
43:40continuer à avoir
43:41une progression
43:42du marché global.
43:43Simplement,
43:43on devrait gagner
43:44en ampleur,
43:45gagner en profondeur.
43:46On le rappelait récemment,
43:48vous n'avez que 55%
43:49des titres qui sont
43:49aujourd'hui au-dessus
43:51de leur moyenne mobile
43:52de 100 jours.
43:52Donc,
43:53ça vous dit
43:53à quel point
43:53il y a de la réserve
43:54de valeur
43:54dans le marché
43:55aujourd'hui.
43:55Et l'événement
43:56de cette matinée,
43:57c'est le pétrole
43:57qui perd 5%.
43:5980 dollars
44:00pour le WTI,
44:0183 dollars
44:02pour le baril de Brent.
44:03Les cours du gaz
44:03en Europe
44:04sont également
44:04sur une très nette baisse,
44:05moins 5,5%
44:06pour le TTF
44:07à 44 euros
44:08le mégawatt-heure.
44:09Il nous reste
44:09deux minutes,
44:10Florian Hélpeau,
44:11pour parler
44:12de l'autre événement
44:13de la semaine.
44:13Il s'agit bien sûr
44:14de la première réunion
44:15de Kevin Warch
44:16en tant que président
44:17de la FED
44:18de la Banque Centrale
44:19Américaine.
44:20Conférence de presse
44:20qui va se tenir
44:21mercredi soir.
44:22Qu'attendez-vous
44:23de cette réunion ?
44:25Là aussi,
44:25ça sera difficile
44:26pour les banquiers centraux.
44:27Il y a 10 banques centrales
44:28qui se réunissent
44:28cette semaine
44:29avec ces cours du pétrole
44:30qui vont un petit peu
44:32déstabiliser
44:33les anticipations
44:33d'inflation.
44:35Absolument.
44:36Ce qui est particulièrement
44:37intéressant,
44:38ce sera d'observer
44:39à quel point
44:41dans les zones
44:42où il y a aujourd'hui
44:43beaucoup de croissance,
44:44cette inflation énergétique
44:45a pu devenir
44:46de l'inflation
44:47tout court,
44:48c'est-à-dire
44:48une élévation globale
44:49du niveau des prix
44:50qui peut encore poser
44:51problème aux banquiers centraux.
44:53Côté Fed,
44:54on a un problème
44:55de disque dur,
44:56c'est-à-dire qu'on ne sait pas,
44:57on sait très peu de choses
44:58en fait,
44:59de comment est-ce que
45:00Kevin Walsh
45:01va opérer
45:01au sein de la Réserve fédérale,
45:03il y a au milieu
45:04des 12 membres votants.
45:06Pourquoi c'est important ?
45:08Parce que la principale contrainte
45:09qui pèse sur le marché
45:10d'action aujourd'hui,
45:11ce sont les taux réels.
45:12Ces taux réels
45:13ont progressé
45:13très fortement cette année.
45:14Pourquoi ?
45:15À cause d'or,
45:15mousse à cause
45:16de l'inflation
45:17attendue,
45:18tirée de l'inflation énergétique.
45:19Donc,
45:19si les banquiers centraux
45:20nous disent en fait
45:21que c'est un non-problème,
45:23on devrait voir
45:25un retour à la moyenne
45:26de ces anticipations
45:27d'inflation,
45:28alors pas besoin
45:28de monter des taux
45:29très fortement,
45:30alors on met une limite
45:31à la progression des taux
45:32et ça,
45:33c'est un facteur très positif,
45:35notamment pour l'IA,
45:36notamment pour la croissance
45:37globale dans les actions.
45:39Sachant qu'à court terme,
45:40Florent,
45:40bien sûr,
45:40ce sont les statistiques
45:41également qui vont
45:43permettre de voir
45:44un petit peu plus clair
45:44sur la stratégie de la Fed.
45:45On l'a bien vu
45:46au début du mois de juin
45:47avec les chiffres de l'emploi
45:49ou encore la semaine dernière
45:50avec les données
45:50de prix à la production.
45:53Absolument,
45:53mais vous savez également
45:54que Kevin Walsh
45:54n'est pas pour
45:55en fait ces statistiques,
45:56il n'est pas pour
45:57la forward guidance,
45:57il n'est pas pour donner
45:58justement de la lisibilité,
46:00de la visibilité
46:01aux marchés financiers
46:01et aux investisseurs.
46:03Donc effectivement,
46:03on va avoir
46:04la mise à jour
46:04de ces données-là,
46:05on va pouvoir,
46:06alors elles sont probablement
46:07un peu caduques justement
46:08du fait de ce qu'on a annoncé
46:10ce matin,
46:11l'arrivature d'orgous
46:12potentielle,
46:13mais néanmoins,
46:14on va y lire
46:14combien d'inflation
46:16en plus lorsqu'on a
46:17trois mois
46:17de choc pétrolier
46:18avec une progression
46:19des prix de 60%
46:20du prix du baril.
46:21Merci beaucoup,
46:22Florian Elpo nous a accompagné
46:23ce matin depuis Genève
46:24en charge de la macroéconomie
46:25chez Lombard,
46:26Odier,
46:27IM,
46:279h24,
46:28le CAC 40 est donc
46:29sur une belle hausse,
46:30plus 1,7%,
46:31record du côté
46:32de l'Eurostock 50.
46:35L'Eurostock 50
46:36au-delà des 6276 points
46:38et le CAC 40
46:39qui est donc à la porte
46:40des 8500 points,
46:41seuil d'ailleurs
46:42qu'il a touché
46:42quelques minutes
46:43après l'ouverture.
46:44Bonjour Alexandre Baradet,
46:45chef analyste d'IG.
46:47L'Europe est donc
46:47en très nette hausse,
46:48plus 1,5%
46:50pour les grands indices
46:51européens
46:51que ce soit
46:52à Francfort,
46:53à Paris
46:53ou donc pour
46:54l'Eurostock 50.
46:56Sachant que déjà
46:56vendredi,
46:57c'était une belle séance.
46:58Décidément,
46:59l'Europe tente
46:59de rattraper son retard.
47:01Oui, effectivement,
47:02il y a un joint
47:02pas assez important
47:03du CAC 40
47:03mais qui démarre déjà
47:04depuis jeudi
47:05en fait un surgrès
47:05de la séquence.
47:06On était jeudi matin
47:07quasiment dans la zone
47:08des 8100 points
47:09et on a 8500 points
47:10ce matin
47:10donc on a récupéré
47:12une très grosse partie
47:13finalement de ce que
47:13le CAC 40 avait perdu.
47:16Ce matin,
47:16aux alentours de 8500 points,
47:17c'est un niveau
47:18qu'on n'est pas observé
47:19depuis la fin février
47:20début du mois de mars
47:21donc on a quasiment
47:22effacé toute la partie
47:23de baisse sur le CAC 40
47:25donc qui revient finalement
47:26quasiment à ces niveaux
47:27d'avant-guerre
47:28avec une énergie
47:29qui baisse
47:30de 5-6%
47:31pour le pétrole
47:33et surtout on voit
47:34que c'est assez logique
47:35dans un contexte
47:35où le marché veut croire
47:36que ça y est
47:37cette fois-ci
47:37c'est la bonne
47:38c'est que dans la répartition
47:40des secteurs
47:40qu'on voit ce matin
47:41il y a quelque chose
47:42de très logique
47:42qui est qu'on voit
47:43des valeurs industrielles
47:43prendre la tête
47:44des plus grosses performances
47:46du CAC 40
47:46donc des valeurs
47:47Saint-Gobain
47:49le secteur auto également
47:50qui est très sensible
47:50à l'énergie
47:51qui performent très bien
47:52on a aussi toutes les valeurs
47:53de la consommation discrétionnaire
47:54c'est-à-dire les valeurs du luxe
47:55qui se comportent très bien également
47:56et de l'autre côté du spectre
47:58toutes les valeurs
47:59qui ont sorti un peu de refuge
48:00durant cette crise géopolitique
48:01à savoir les télécoms
48:02par exemple
48:03à savoir les services de collectivité
48:05aussi avec Engie
48:06où la consommation de base
48:08vous trouvez du carrefour
48:09notamment dans les plus fortes baisses
48:10c'est assez logique
48:11on voit que le marché
48:12soit exposé aux secteurs
48:13qui ont le plus souffert
48:14cet épisode
48:14alors après la question
48:16effectivement désormais
48:17que le CAC est quasiment
48:18revenu sous ses sommets historiques
48:19on a une centaine de points
48:20grosso modo
48:20loin des sommets historiques
48:21c'est est-ce qu'on peut les franchir
48:22sur cette lancée
48:23ce qui est très clair
48:25d'après du diagnostic
48:26en tout cas
48:26c'est que
48:27ces trois derniers mois
48:28les marchés européens
48:30n'ont été sensibles
48:31quasi exclusivement
48:32qu'à la situation en Iran
48:34il y a très peu d'autres éléments
48:35qui ont influencé le CAC 40
48:37c'est vraiment les questions
48:37d'énergie
48:38les questions de taux
48:39les questions de banque centrale
48:40qui ont façonné
48:41le sentiment des investisseurs
48:43donc
48:43maintenant que la situation
48:46géopolitique
48:46le risque semble s'éloigner
48:48normalement
48:48on a des éléments positifs
48:50pour le CAC 40
48:51la seule chose
48:52je pense qui va
48:53mais ce problème
48:54c'est qu'il faut un peu
48:54de durée pour ça
48:55c'est de voir les effets
48:57réels sur l'économie
48:58c'est-à-dire que
48:58les risques
48:59ça le marché
48:59les a anticipés
49:00pendant 2-3 mois
49:01maintenant il se détend
49:01parce que l'énergie se détend
49:03la question c'est
49:04comment on va se sortir de ça
49:06d'un point de vue économique
49:06est-ce qu'on a juste
49:08éteint la lumière
49:08pendant quelques semaines
49:10et ça redémarre
49:11ou est-ce qu'il y aura
49:12des traces un peu plus profondes
49:13dans l'économie
49:14on rappelle qu'il y a
49:15beaucoup d'indicateurs
49:15comme des PMI
49:16comme des indices de confiance
49:17des consommateurs
49:18ou autres
49:18qui se sont vraiment
49:19affaissés depuis 3 mois
49:21donc la question c'est
49:22est-ce que la situation actuelle
49:24va vraiment
49:25nous remettre
49:26dans le sens
49:27initial
49:27et dans les mêmes conditions
49:29qu'avant la guerre en Iran
49:30ou est-ce qu'il faut
49:31un délai plus long
49:33le temps que le pétrole
49:34arrive de manière plus fluide
49:36le temps que les entreprises
49:39se tournent la page
49:40j'ai envie de dire
49:40donc c'est un peu ça l'idée
49:42mais d'un point de vue
49:43de la sensibilité
49:43c'est très clair
49:44que s'il y avait un élément
49:45qui bloquait le CAC 40
49:46depuis 2-3 mois
49:47c'est clairement la géopolitique
49:48donc si cet événement
49:49vient à se détendre
49:51normalement
49:51c'est plutôt un signe
49:53relativement positif
49:53pour le CAC 40
49:54à moyen terme
49:55Le CAC 40
49:56dividendes réinvestis
49:56le GR
49:57est sur un record historique
49:58au-delà des 28 000 points
49:59sur le CAC 40
50:01traditionnel
50:01on est allé à moins
50:02de 200 points
50:03d'un record historique
50:04d'un niveau technique
50:05là on est sur des niveaux
50:06favorables ou pas Alexandre ?
50:07Oui on le disait tout à l'heure
50:09on est à moins
50:09d'une centaine de points
50:10ou d'une centaine de points
50:11du record historique
50:12donc effectivement
50:12ils n'ont pas grand chose
50:13pour y aller
50:14on voit que des indices
50:15un peu voisins
50:16comme le DAX par exemple
50:17s'il y avait des comportements
50:17assez similaires
50:18c'est-à-dire que le DAX
50:19il a marqué des records
50:20il y a quelques mois
50:21on n'était pas très loin
50:21de ces records
50:22donc on voit qu'on se redirige
50:24vers ces niveaux-là
50:25et encore une fois
50:26c'est vraiment la traduction
50:27que c'est vraiment
50:27la situation en Iran
50:28qui a freiné les marchés européens
50:29ça a tendu les taux souverains
50:31ça a raffamé le discours
50:32des banquiers centraux
50:33ça a même mis une hausse de taux
50:35sur la table
50:36du côté de la BCE
50:37donc effectivement
50:38si la situation en Iran
50:39et c'est là
50:40qu'il y a une séquence
50:41qui est à être à suivre
50:41il faut réellement
50:42que l'accord soit signé
50:43premièrement
50:43ça va le voir
50:44que l'accord soit respecté
50:46par les parties
50:46qui n'ont plus d'échange
50:48pour que le pétrole
50:49durablement repasse
50:50sous les 80 dollars
50:50pour que les taux
50:51se détendent durablement
50:52et pour que le discours
50:53des banquiers centraux
50:54se détende durablement
50:55il y a quelques étapes
50:56encore à passer
50:57mais si réellement
50:58on est en train de sortir
50:58de la crise iranienne
51:01normalement
51:01et s'il n'y a pas de traces
51:02plus importantes que ça
51:03sur l'économie
51:04hormis pendant 2-3 mois
51:05normalement c'est plutôt bon signe
51:06mais oui il y a quand même
51:07quelques éléments
51:07qu'on va devoir surveiller
51:08dans les semaines qui arrivent
51:09pour confirmer
51:10qu'on est bien en train
51:11de tourner la page
51:128 642 points
51:13c'est le record à battre
51:14pour le CAC 40
51:15et nous sommes ce matin
51:16à 8 475 points
51:17une hausse de 1,5%
51:19merci beaucoup
51:20Alexandre Baradez
51:20de nous avoir accompagné
51:21ce matin
51:22dans un instant
51:23vous retrouvez les experts
51:249h30
51:2510h30
51:26avec Raphaël Legendre
51:27et puis la séance à suivre
51:28ça sera bien sûr
51:29dans tout pour investir
51:30avec Erwan Maurice
51:31et puis cet après-midi
51:33dans BFM Bourse
51:34avec Guillaume Sommerer
51:35en préouverture
51:35Wall Street
51:36est nettement dans le vert
51:37avec notamment le Nasdaq 100
51:38qui gagne quasiment
51:392% en préouverture
51:41plus 1,3%
51:42pour le S&P 500
51:43très bonne journée
51:44à demain
51:459h
51:45Good Morning Market
51:48sur BFM Business
51:49...
51:50...
51:50...
51:50...
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