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  • il y a 2 mois
Ce mardi 10 février, Hervé Goulletquer, conseiller économique chez Accuracy, Paul Marcel, co-fondateur de l'Atelier des Options, Céline Bourban, vendeuse d'actions institutionnels chez Portzamparc BNP Paribas, Alexandre Werno, directeur général de BNP Paribas ABC Wealth, Hortense Lacroix, gérante actions chez Montpensier Arbevel, et Gilles Etcheberrigaray, co-fondateur, président et directeur des investissements chez Elkano Asset Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00L'actualité des marchés financiers, c'est sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture des marchés. On attendra bien sûr le titre Kering, Etienne Braque.
00:13Qui est attendu en hausse après notamment des résultats en forte baisse, mais des baisses moins importantes qu'anticipées, que ce soit sur le chiffre d'affaires, mais également sur le résultat opérationnel.
00:21Résultat opérationnel en baisse de 33%, mais le marché s'attendait à pire. Et puis surtout, Kering se veut rassurant sur une fin d'année qui finalement n'a pas été aussi mauvaise que prévue.
00:32Des ventes qui visiblement ont été dynamiques, que ce soit du côté de Gucci, quand les ventes de Saint-Laurent et de Bottega Veneta étaient quasiment stables au quatrième trimestre.
00:41Ça, ça devrait plaire aux investisseurs, d'autant plus que le titre Kering était hier soir sur des plus bas de cinq mois. Nous étions à 259 euros hier soir à la clôture pour Kering.
00:52Du côté de la tech, encore des mouvements avec cette adjudication, dit comme ça, quand on émet de l'obligataire aussi pour les entreprises, de Alphabet, la maison mère de Google, surdemandée.
01:03Avec notamment un carnet d'ordre qui était plein à hauteur de 100 milliards. C'est-à-dire que vous avez des investisseurs qui se sont placés à hauteur de 100 milliards de dollars pour prêter de l'argent à Alphabet.
01:11Au départ, ils pensaient lever 15 milliards et puis en fait, il y avait tellement de demandes que finalement, ils ont levé 20 milliards de dollars hier aux États-Unis.
01:18Et ce n'est qu'à un début puisque d'après le FT, Alphabet va désormais lever de l'argent en Suisse, en France-Suisse, mais également du côté de Londres, probablement sur une échéance 100 ans.
01:28Ce qui serait historique pour Alphabet et même historique pour les entreprises au sens global.
01:33Il faut revenir aux années 90, notamment pour voir des échéances 100 ans sur le marché du crédit.
01:39Pourquoi ? Parce que la demande est folle. Il y avait quand même 100 milliards hier de demandes pour prêter de l'argent à Alphabet.
01:45Et puis surtout parce qu'au final, vous avez un écart en ce moment qui est quand même relativement faible entre les taux longs et les taux courts.
01:50Et donc, Alphabet voit bien en ce moment que la dynamique est porteuse, que son cours est au plus haut historique.
01:55C'est quand même l'une des rares sociétés parmi les GAFAM à avoir eu un bon accueil en bourse après la publication de ses résultats.
02:02Là, aujourd'hui, ce sont les premiers à lever de l'argent et donc, ils espèrent bien profiter des conditions de marché qui sont quand même très favorables aujourd'hui.
02:10Sachant que le marché au sens large de l'intelligence artificielle va probablement lever 200, 300 milliards tout au long de l'année.
02:16Donc, ce n'est qu'un début, c'est 20 milliards d'hier.
02:18Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ?
02:20En hausse de 0,17% à 8333 points.
02:23Du côté de l'Eurostock 50, on est également dans le vert, dans le sillage ce matin d'une belle séance pour le Nikkei.
02:29Souvenez-vous, hier, on était à plus 4% au lendemain de la victoire de Sané Takachi.
02:33Ce matin, on a encore gagné 2% au Japon.
02:35Et puis, du côté de Wall Street, hier soir, certes, le Dow Jones a fait du surplace après un beau parcours la semaine dernière.
02:41Mais l'indice Nasdaq a clôturé sur un gain de 0,9%.
02:45Donc, en ce moment, on a des actifs risqués qui sont recherchés et ça profite notamment au CAC 40 ce matin.
02:51A noter que Hermès profite de la bonne publication de Kering.
02:55Hermès qui est de loin la plus forte hausse dans les premières secondes de cotation.
02:58À 2106 euros.
03:00Hermès qui va d'ailleurs publier ses résultats en milliers de semaines.
03:03Puisqu'on aura notamment mercredi et jeudi les publications de L'Oréal et de Hermès.
03:07Stellantis qui a pris le bouillon ces derniers jours reprend plus d'un pour cent.
03:11À 6,24 euros.
03:12Capgemini, L'Oréal et LVMH font également partie des plus fortes hausses ce matin à l'ouvertir.
03:18Le titre Kering est pour l'instant réservé.
03:20Il n'y a toujours pas de cotation pour ce titre Kering.
03:23Ça montre bien qu'il y a beaucoup d'investisseurs qui ont visiblement envie de se positionner sur la valeur après la publication des résultats.
03:30D'autant plus qu'on essaiera de l'entendre dans l'émission.
03:32Mais Luca Demeo qui tient depuis 8 heures une conférence avec les analystes se veut résumant positif pour 2026.
03:38On dit un mot du dollar toujours en train de tomber.
03:41Alors ça inquiète ou ça fait plaisir.
03:42Ça dépend de quel niveau vous situez.
03:45Si vous êtes pro-aurofort ou pas.
03:46En tout cas Emmanuel Macron en fait une question de compétitivité quand même.
03:49On en parlera en début d'émission.
03:50Visiblement d'après Emmanuel Macron il faut trouver environ 1000 milliards d'investissements.
03:53Que ce soit pour le segment public et privé.
03:56Afin de dépenser, de planifier.
03:59Notamment les énergies renouvelables, le segment de la défense, l'innovation, l'intelligence artificielle.
04:05Les enjeux sont de taille avec notamment un euro dollar à 1,19.
04:09Pourquoi ? Parce que le dollar est assez faible en ce moment.
04:12Il a perdu un petit peu de terrain le dollar avec notamment des informations de presse qui évoquaient que la Chine avait demandé aux banques de continuer à se dédollariser.
04:20En tout cas à vendre un petit peu de papier de trésorerie américain.
04:24Quand vous regardez les chiffres officiels, la détention d'actifs que ce soit sur le segment privé mais également public et sur des plus bas de 10 ans en Chine.
04:34Avec notamment la banque centrale chinoise qui vend de la dette américaine pour acheter de l'or.
04:39Ça c'est quand même un mouvement de fond.
04:40Au menu de Good Morning Market.
04:42Dans un instant nous allons revenir sur cette interview donnée par Emmanuel Macron ce matin au Monde mais aussi à d'autres titres.
04:48Avec notamment le président qui estime qu'il faut suivre le rapport Draghi, qu'il faut massivement investir avec notamment pourquoi pas des emprunts communs au niveau européen.
04:58Les éléments de réponse dans un instant.
05:00La séance du jour qui se passe très bien pour le CAC 40.
05:03Avec ça y est, Kering qui gagne 11% ce matin.
05:06Bien plus fort qu'attendu ce matin ce titre Kering au-delà des 290 euros.
05:10Nous entendrons donc Luca Demeo.
05:12Et puis nous reviendrons sur notamment une IPO qui va se tenir dans les prochains jours à la Bourse de Paris.
05:17Ça sera la première de l'année.
05:18Rising Stone.
05:19D'ailleurs vous allez recevoir demain son dirigeant à 8h40.
05:22Pourquoi rentrer en Bourse avec quand même un contexte qui est assez volatile et incertain.
05:27Vous entendrez le patron de Rising Stone donc demain avec leur closing à 8h40.
05:30Et aujourd'hui nous reviendrons sur Saïtaï Pio avec les équipes de Port-en-Part.
05:34Bonne émission à demain.
05:38BFM Business présente Good Morning Market.
05:43Et c'est parti pour Good Morning Market.
05:45C'était donc le CAC 40 qui progresse de 0,25%.
05:47On est proche des records historiques.
05:498 343 points.
05:51Le CAC 40 qui a moins de 100 points de son plus haut qui a été touché au mois de janvier.
05:54Nous verrons cela dans quelques minutes avec Paul Marcel.
05:56Ce titre Kering donc qui est en très forte hausse ce matin à l'ouverture.
06:00On est désormais sur un gain de 7% avec donc des résultats en forte baisse.
06:05Mais une baisse moins forte qu'anticipée.
06:06280 euros ce matin pour la maison mère de Gucci.
06:10Kering qui emmène l'ensemble du secteur du luxe.
06:13Hermès gagne 2,6% à 2 129 euros.
06:16Hermès qui va publier ses résultats en milieu de semaine.
06:19Idem pour L'Oréal qui est bien orienté avec un gain de 1% à 391 euros.
06:24Avant de parler de valeur, commençons donc par cette interview donnée ce matin par Emmanuel Macron au Monde.
06:32Emmanuel Macron qui prône pour une capacité d'endettement commune de l'Union Européenne pour un investissement dit d'avenir.
06:38Pour parler de tout cela, nous sommes avec Hervé Gouletker qui est en direct avec nous, conseiller économique chez Accuracy.
06:44Bonjour Hervé Gouletker, merci de nous accompagner ce matin.
06:46Dans un instant nous allons revenir sur les taux longs qui continuent de grimper un petit peu partout dans le monde.
06:51Mais c'est vrai que là on est en plein dans le sujet puisque ce matin Emmanuel Macron dans le Monde estime que l'Europe doit désormais émettre des obligations communes.
07:00Oui, en fait le constat que fait le président français dans le sillage du rapport Draghi,
07:08c'est qu'il faudrait mettre 1200 milliards d'euros d'investissement chaque année sur la table en Europe.
07:16800 pour la partie civile et 400 pour la défense.
07:22Alors 1200 milliards c'est quand même beaucoup, beaucoup d'argent.
07:26Et on voit bien qu'à la fois il y a des contraintes au niveau des finances publiques de certains pays.
07:33Et puis ce sont des projets communs.
07:36D'où l'idée, alors qui n'est pas nouvelle, c'est un renouvellement d'idée chez Emmanuel Macron,
07:42de faire ça au niveau de l'Union Européenne.
07:46Alors si on voit ça du côté des investisseurs,
07:50évidemment créer un marché large de la dette souveraine européenne,
07:57ça serait très bien parce qu'on est à un moment où il y a plutôt une certaine réserve
08:02en matière de qualité de la dette souveraine américaine.
08:06Et donc avoir un produit de substitution, ça serait très bien.
08:11Donc économiquement, financièrement, ça fait sens.
08:14La question, alors qu'il ne traite pas vraiment, c'est est-ce que politiquement c'est faisable ?
08:20Alors on voit bien qu'il faudrait aller vers plus d'intégration, plus de fédéralisme en Europe,
08:27mais c'est très compliqué.
08:28Est-ce que vraiment il y a cette volonté de transférer une partie des pouvoirs,
08:34des attributs des États-nations, des pays membres de l'Union vers Bruxelles ?
08:40C'est quand même une sacrée question.
08:42Et on voit bien qu'il n'y a pas un très bon alignement sur la réponse à apporter.
08:48Est-ce que vous pensez que le marché obligataire, aujourd'hui,
08:51est prêt à répondre à cet appel,
08:54est prêt à aujourd'hui prêter de l'argent à un bloc commun, à cette zone euro ?
09:00En fait, oui, je pense qu'en termes de diversification des portefeuilles obligataires,
09:09il y a une attente de ce côté-là.
09:11Alors après, à un niveau technique,
09:15il faut qu'on ait un marché suffisamment large, suffisamment liquide.
09:20Et donc, il faudrait qu'on ait une visibilité sur les besoins de l'Europe,
09:25sur les programmes d'emprunt de l'Europe.
09:28On n'en est pas là.
09:29Et puis, la contrepartie, c'est que si l'Europe doit dépenser plus,
09:37on voit bien que tout ça ne pourra pas être uniquement financé par de la dette
09:42et même pas financé aussi par des transferts des États membres vers Bruxelles.
09:49Il faudrait aussi augmenter les ressources propres et ceci de façon pérenne de Bruxelles.
09:55Et là encore, on passe de la finance à la politique.
10:00Est-ce qu'aujourd'hui, les États membres sont prêts à cela ?
10:04Là encore, ce n'est pas simple du tout.
10:07Emmanuel Macron, bien sûr, qui plante le décor avant les 27 qui vont se réunir en milieu de deux semaines,
10:14en plaidant donc pour une capacité d'endettement commune.
10:17En tout cas, le contexte n'est pas anodin dans le sens où, Hervé Gouletker,
10:21l'ensemble des taux longs sont aujourd'hui sur des plus hauts.
10:24On l'a vu notamment hier au Japon, avec Sanéi Takachi qui désormais va pouvoir dérouler son plan de relance.
10:30Donc forcément, ça a un impact sur le marché obligataire.
10:33Des taux longs également qui poussent du côté de l'Allemagne, avec un plan de relance important.
10:37Du côté des États-Unis également pour d'autres raisons.
10:39Ce n'est quand même pas neutre tout cela.
10:41Aujourd'hui, il va falloir financer tout cela.
10:44Oui, alors sur les taux longs, et pour comprendre leur trajectoire, il y a deux regards possibles.
10:51Il y a un regard classique de marché, offre-demande.
10:55On voit bien, et on en a parlé dans le cas européen,
10:58en termes d'offres, il y a pléthore, parce qu'il y a beaucoup d'investissements à financer.
11:06Il y a des dépenses publiques nouvelles qu'il faudra financer aussi.
11:10Est-ce que la demande sera là ?
11:13On en a aussi un peu parlé avec l'intérêt qu'il y aurait pour une dette publique européenne.
11:20Mais ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que sur la référence en matière de titres souverains,
11:25c'est-à-dire les titres d'État des États-Unis,
11:28eh bien il y a une réserve, donc un déséquilibre mondial, je dirais, offre-demande.
11:34Et ça, évidemment, ça crée plutôt un potentiel de pression haussière.
11:39Et puis il y a une façon plus économique de voir le niveau des taux longs.
11:44C'est finalement une histoire de croissance, c'est ce qui va nous donner le taux réel.
11:48C'est une histoire de vue sur les prix, c'est ce qui va nous donner les anticipations de prix.
11:54Et puis c'est aussi une histoire, ce qu'on appelle de prime de terme,
11:58c'est-à-dire de préférence entre un placement court et un placement long.
12:02Qu'est-ce qu'on peut dire en la matière ?
12:04Si finalement il y a plus d'investissement, il y aura plus de croissance,
12:09et ça, ça pousse plutôt à la hausse le taux réel.
12:12Sur l'inflation, on voit bien qu'il y a un débat.
12:14Est-ce qu'on va revenir partout sur la cible des 2% ou est-ce qu'on sera plus élevé ?
12:19Si on est plus élevé, ça fait des anticipations d'inflation un peu plus fortes.
12:25Et puis toutes les histoires sur l'indépendance des banques centrales,
12:29ça fait plutôt des primes de terme un peu plus élevées.
12:31On demande une prime pour se positionner sur la partie longue de la courbe
12:35par rapport à la partie courte.
12:37Et donc le regard économique pousse aussi un peu à se faire à l'idée
12:42que les taux longs pourraient être plus élevés.
12:44Et on sait bien qu'une montée des taux longs,
12:46c'est une perte de la valeur de ces obligations.
12:50Et donc ça, c'est un sujet qui est quand même un petit peu sensible.
12:54À suivre aux États-Unis, demain, l'emploi américain,
12:56bien sûr qui est décalé en raison du shutdown.
12:59Ça devait être vendredi, mais finalement, ça sera demain.
13:01Chiffre d'inflation à suivre également aux États-Unis.
13:03Là, par contre, ça sera vendredi.
13:05Du côté de la BCE, hier, Joachim Nagel, le patron de la Bundesbank,
13:09était avec Christine Lagarde.
13:10Ils se sont estimés bien positionnés.
13:12Il ne faut pas attendre de baisse de taux à court,
13:14voire même à moyen terme, Hervé Gouletker.
13:17Non, en fait, on est plutôt dans une situation d'attente
13:21que l'on semble considérer comme confortable
13:24du côté de la BCE,
13:27avec une inflation qui, elle, est revenue sur la cible des 2%.
13:32Donc, vu de très haut, on a un peu le sentiment
13:35qu'on a un bon équilibre de la politique monétaire en Europe.
13:38Non, ce qui pose peut-être plus de problèmes,
13:41c'est qu'en fait, ce réglage monétaire n'est pas ressenti pareil partout.
13:46Dans les pays qui ont une inflation significativement en dessous du niveau de 2%,
13:52on pourrait trouver que, finalement, le réglage de la BCE est encore un peu serré.
13:58Donc, en fait, cette divergence des performances de prix
14:03fait que, eh bien, cette politique monétaire
14:07qui est faite pour la moyenne de la zone euro,
14:10elle peut finalement ne pas convenir à certains.
14:13Et donc, faisons attention au maintien, je dirais,
14:17d'une harmonie à l'intérieur de la Banque Centrale Européenne.
14:20Joachim Négeuil qui a estimé hier que si l'inflation venait à se situer
14:24légèrement en dessous de l'objectif de la BCE au cours des prochains trimestres,
14:27il n'y avait pas besoin d'agir immédiatement,
14:30ce qui a notamment renforcé l'euro hier face au dollar.
14:33Nous sommes ce matin au-delà des 1,19.
14:35Merci beaucoup Hervé Gouletker, conseiller économique chez Accuracy,
14:38pour faire un point sur ces enjeux monétaires,
14:41mais également budgétaires,
14:42avec donc le président qui appelle à faire désormais des endettements communs.
14:469h14, tout de suite, on va se pencher sur la séance du jour.
14:50Une séance qui se passe bien ce matin à la Bourse de Paris,
14:52plus 0,4% pour le CAC 40.
14:55Au-delà des 8300 points,
14:56on frôle les records historiques à 8352 points.
15:00Pour aborder la séance du jour,
15:01c'est Paul Marcel qui nous accompagne,
15:03cofondateur de l'Atelier des Options.
15:05En effet, Paul, on est à moins de 1% à peine du record touché en début d'année.
15:10Oui, bonjour Étienne.
15:11Effectivement, le CAC 40 est en forme.
15:14Il a enfin quitté le canal horizontal,
15:16dont je vous parle depuis plusieurs semaines,
15:17qui a été composé d'un support à 7 935,
15:20qui est d'une résistance à 8 259.
15:23Alors, à noter quand même que cette zone de 8 259 points
15:25a montré à quel point elle était importante,
15:27puisque le CAC 40 a clôturé dessus le 4 février,
15:30a tourné autour deux jours de suite,
15:31puis a correspondu au point bas de la séance d'hier.
15:34Et maintenant, ça y est, elle est franchie définitivement.
15:37Donc, cette résistance, une fois qu'elle est franchie,
15:40elle devient un support.
15:41Donc, tant qu'on reste au-dessus des 8 259 points,
15:44le CAC 40 est haussier,
15:46avec un objectif à 8 415,
15:48et un objectif plus ambitieux à 8 583,
15:52qui correspond à la duplication du range
15:54qu'on vient justement de quitter.
15:55Alors, pardon, je finis juste.
15:58Si on faisait encore une fois,
15:59et par contre une fausse sortie,
16:00et qu'on venait à réintégrer le range
16:01qu'on vient de quitter,
16:03donc la cible à la baisse serait dans un premier temps
16:05une oblique haussière formée à partir
16:06des différents points bas depuis août.
16:08Et si cette oblique était cassée à son tour,
16:10alors on pourrait retourner visiter le bas du range
16:12à 7 935 points.
16:14Dans un instant, nous entendrons Luca Demeo,
16:16qui s'est montré très optimiste ce matin
16:18sur l'avenir de Kering,
16:19le titre Kering qui est désormais hausse
16:20de plus de 13% à 294 euros.
16:23Un mot juste avant,
16:24Paul Marcel de Michelin,
16:25qui va publier ses résultats demain.
16:28Oui, tout à fait.
16:29Donc, demain, Michelin va annoncer ses résultats.
16:31Donc, ce sera intéressant de voir
16:32comment on va réagir à la valeur,
16:33car je vous rappelle que lors de la dernière fois,
16:35en octobre,
16:36juste avant la publication des résultats,
16:37Michelin avait annoncé un profit warning
16:39et l'action avait chuté de près de 10%
16:41en une seule séance.
16:42Alors, depuis, elle n'a cessé de remonter la pente
16:45et s'est même payé le luxe en séance du 4 février
16:47de faire un plus haut depuis le mois de juin.
16:49Au niveau des options,
16:50les market makers price un mouvement
16:52de plus ou moins 1,9 euros,
16:54ce qui correspond à une variation possible
16:55de plus ou moins 6%
16:56d'ici l'expiration de février.
16:58Et d'un point de vue graphique,
16:59en bougie hebdomadaire,
17:01les courses ont passé quelques jours
17:03au-dessus d'une oblique baissière
17:04qui s'était formée au contact
17:05des différents points hauts
17:07depuis juin 2024.
17:08Mais avec la baisse de ce matin,
17:11on est déjà repassé en dessous.
17:12Donc, si on arrive à casser pour de bon
17:14cette oblique,
17:15on va s'installer dans une tendance haussière positive
17:17avec comme objectif les 35,76.
17:20Mais si on reste en dessous,
17:21on risque d'aller chercher le support
17:23de 30,40,
17:24d'autant qu'il y a un gap à combler
17:26sur ces niveaux.
17:26– Les résultats d'entreprises
17:28qui apportent beaucoup de volatilité,
17:30on le voit en ce moment,
17:30Paul Marcel, néanmoins,
17:31quand on regarde Sanofi
17:33qui a publié ses résultats fin janvier,
17:35le titre a du mal à décoller.
17:37On est certes au-delà des 80 euros,
17:38mais on a pris à aller à peine 3%
17:40depuis la publication des résultats annuels.
17:42Comment vous regardez ce titre Sanofi graphiquement ?
17:45– Alors, nous, à la suite des options,
17:48on aime bien les statistiques.
17:49Donc, c'est vrai que Sanofi
17:50n'a pas beaucoup bougé depuis les earnings,
17:51mais là, je voulais vous signaler
17:53une statistique qui était intéressante.
17:54Il faut savoir qu'historiquement,
17:55si on avait ouvert une position
17:56tous les 9 février depuis 2008,
17:59avec comme objectif une clôture dans deux mois,
18:01cette stratégie aurait généré
18:0215 trades gagnants sur 18,
18:04donc un pourcentage de 83% de réussite.
18:06Et en utilisant les bonnes stratégies sur options
18:08et un money management adapté,
18:10il faut savoir qu'on aurait même pu obtenir
18:11un taux de réussite de 94%.
18:13Alors, bien entendu,
18:14les performances passées ne préjugent pas
18:15des performances futures,
18:17mais c'était une statistique intéressante,
18:18d'autant plus que,
18:20je ne sais pas si vous avez remarqué,
18:21mais le secteur de la santé
18:21est en grande forme aux États-Unis.
18:23Sanofi est donc en retard
18:24par rapport à d'autres mastodons
18:25de la santé,
18:26et il pourrait justement y avoir
18:27un rattrapage.
18:28Alors, d'un point de vue graphique,
18:29si la statistique est respectée,
18:31Sanofi devrait rallier le range du haut
18:33dans lequel elle se trouve
18:35depuis plusieurs mois,
18:36donc à savoir les 87,60 euros.
18:38Et dans le cas contraire,
18:39il faudrait prévoir un retour
18:40dans le range,
18:42dans le bas du range,
18:43à savoir les 76,67.
18:45Plus 2% ce matin pour Sanofi,
18:47à 81,89 euros.
18:49Merci beaucoup, Paul Marcel,
18:50de nous avoir accompagné ce matin
18:51pour faire un focus sur Michelin,
18:53sur Sanofi et sur le CAC 40.
18:55CAC 40 qui progresse de 0,4%
18:57à 8358 points,
18:59aidé grâce notamment au secteur du luxe.
19:01Hermès gagne plus de 3%
19:02après donc une publication
19:04très rassurante ce matin
19:05de Kering.
19:06Kering qui s'envole désormais
19:07de 14%,
19:09295 euros.
19:11Alors certes,
19:11Kering revient de loin,
19:12il ne faut pas oublier
19:13qu'il y a 4-5 ans
19:14on était proche des 600 euros,
19:15mais visiblement,
19:16l'Ocadémio a réussi
19:17à rassurer ce matin
19:18la communauté financière
19:19en estimant qu'il y aurait
19:21un rebond significatif
19:23en 2026.
19:24On l'écoute.
19:30Évidemment,
19:31ces résultats 2025
19:32ne reflètent pas du tout
19:33le potentiel de Kering.
19:34On n'est pas là
19:35où on aurait voulu,
19:36mais ce qui compte
19:36c'est notre réponse
19:37rapide, disciplinée
19:39et inébranlable.
19:49Depuis la deuxième partie
19:50de l'année,
19:50on a pris des actions décisives
19:52pour remettre le groupe
19:53sur la bonne trajectoire.
19:58On est encore loin
20:01de là où on veut être,
20:02tout n'est pas encore en place
20:03mais je peux vous assurer
20:05qu'on avance.
20:05L'Ocadémio,
20:06le directeur général
20:07de Kering ce matin
20:08devant les analystes
20:10où il tenait une présentation
20:11avant l'ouverture
20:12des marchés financiers
20:13et donc ce titre Kering
20:14qui prend plus de 13%.
20:169h19 sur BFM Business,
20:17tout de suite,
20:18on continue de parler de valeur.
20:19avec les équipes de Ports-en-Pars
20:21avec les équipes de Ports-en-Pars
20:23et Céline Bourbant qui nous accompagnent ce matin.
20:25Céline Bourbant qui nous accompagne ce matin,
20:25vendeur institutionnel.
20:27Merci d'être avec nous ce matin,
20:29Céline Bourbant.
20:29Dans un instant,
20:30nous allons revenir sur le secteur
20:31de l'énergie,
20:33secteur des énergies propres,
20:34les énergies vertes
20:35qui retrouvent des couleurs.
20:36Nous reviendrons également sur 2CRSI
20:38qui a profité hier
20:39d'un relèvement d'analystes
20:41de Ports-en-Pars.
20:42Mais juste avant,
20:42quand même un petit mot
20:43sur Risingstone
20:44puisque c'est quand même
20:45la première introduction
20:46de l'année à Paris.
20:48Ça va se jouer dans quelques jours
20:49puisque la fin de la période
20:51de souscription est le 17 février.
20:53On est vraiment dans le secteur
20:54des micro-caps,
20:55un groupe qui affiche aujourd'hui
20:5648 millions de chiffres d'affaires,
20:5948 millions de résultats nets
21:00et qui est présent dans le secteur
21:02de l'immobilier à la montagne.
21:04Oui, bonjour.
21:07Écoutez, je voulais faire
21:08un petit point sur Risingstone,
21:09première IPO de l'année,
21:11effectivement.
21:11Et puis, il y a beaucoup
21:12de sites d'information financière
21:14qui ont déjà parlé
21:15de l'opération
21:15qui s'annoncent en fait
21:17plutôt sous de belles perspectives.
21:19Donc, juste pour rappel,
21:20la société,
21:21c'est un opérateur intégré
21:22dans l'immobilier luxe
21:23sur les stations alpines
21:24de haute altitude.
21:25Et alors, pourquoi de haute altitude ?
21:26Parce que l'enneigement
21:26est quasi assuré.
21:28Donc, les projets ont notamment
21:29été développés sur Meribel,
21:30Courchevel, entre autres.
21:32Donc, la société est déjà
21:33bien établie
21:33avec déjà plus de 22 000 mètres carrés
21:35qui ont déjà été livrés.
21:37Et c'est effectivement
21:38des mètres carrés
21:38qui ont été livrés
21:39à une clientèle
21:39plutôt riche, ultra-riche,
21:41étant donné que les prix
21:42de vente unitaires
21:43sont autour de 4 millions,
21:44mais avec un prix du mètre carré
21:45qui peut monter
21:45jusqu'à 60 000 euros.
21:48Donc, la différence finalement
21:49de Risingstone
21:50avec les autres promoteurs immobiliers,
21:52c'est qu'ils développent
21:53effectivement,
21:53ils ont effectivement des marges
21:55qui sont assez stupéfiantes,
21:56mais c'est lié au fait
21:57à l'accompagnement
21:58qu'ils réalisent,
21:59qui est complet,
22:00sur mesure,
22:00et sur toute la chaîne de valeur,
22:01car ils intègrent des services
22:03qui sont habituellement
22:04externalisés par les promoteurs.
22:06Donc, on peut parler
22:06de l'architecture,
22:07des bureaux d'études,
22:08gestion de chantier,
22:09promotion immobilière,
22:10même avec leur propre agence
22:11et le réseau d'agences premium
22:12comme Barnes.
22:13Mais ce n'est pas tout,
22:13ils vont même plus loin.
22:14Ils accompagnent également
22:15leurs clients
22:16dans l'accompagnement patrimonial
22:18sur mesure
22:18et avec des services typiques
22:20du luxe,
22:20comme par la para-hôtellerie
22:22ou l'autre gamme
22:22et la conciergerie.
22:24Donc, tout ça fait
22:25qu'effectivement,
22:25la marge d'exploitation
22:26sur les projets
22:27est particulièrement élevée.
22:28On tourne autour de 15-18%
22:30contre 8 à 10%
22:31pour un promoteur classique.
22:33Donc, le pipeline
22:33est assez dense.
22:34Il y a 15 projets,
22:35ce qui représente
22:36un volume d'affaires
22:36d'environ 1 milliard
22:37sur la période
22:38allant de 2025
22:39jusqu'à 2030
22:40et une marge nette
22:42effectivement
22:42à deux chiffres,
22:44autour de 20%.
22:45Et donc,
22:46à noter que la politique
22:46de distribution
22:47est assez attractive
22:48puisqu'ils envisagent
22:48de distribuer 40%.
22:50Voilà.
22:52Donc, la levée de fonds,
22:52c'est envisagé
22:53pour 25 millions,
22:56pouvant être porté
22:57à 29 millions
22:57s'il y a une clause
22:58d'extension
22:59qui est inclue
22:59et une potentielle
23:00cession de 5 millions
23:01en cas de sur-relocation.
23:03Donc, les drivers,
23:03moi, je dirais,
23:04sur l'opération,
23:05c'est un appétit
23:05clairement affirmé
23:06pour les stations françaises
23:07car la rareté de l'offre
23:09est tout simplement
23:09et une possibilité
23:10de construction
23:11qui est très, très limitée.
23:12L'ensemble des massifs français
23:14également a continué
23:15de se revaloriser constamment,
23:17notamment dans les Alpes,
23:18avec des prix
23:18qui se sont envolés
23:19post-Covid.
23:21Et puis, surtout,
23:22il y a un besoin urgent
23:23de rénovation de l'ancien
23:24avec des contraintes environnementales.
23:26Il faut savoir
23:27que les logements ne pourront plus
23:28être loués prochainement.
23:30Voilà.
23:31Donc, ce sont plein de facteurs
23:32qui, mis bout à bout,
23:33nous permettent
23:34d'être assez assurés
23:35sur l'opération
23:36et puis de conseiller
23:39à investir sur le titre.
23:40Alors, il s'agit bien
23:41de 48 millions d'euros
23:42de chiffre d'affaires,
23:43pas de résultats nets
23:44en ce qui concerne
23:44les estimations en 2025.
23:46Parce qu'en introduction,
23:47j'ai fait un petit lapsus.
23:49On a quand même des objectifs.
23:50Céline Bourbant
23:51qui sont très ambitieux
23:52puisqu'on a un groupe
23:53qui va passer
23:54de 48 millions d'euros
23:55de chiffre d'affaires en 2025
23:56à plus de 150 millions
23:57en 2028.
23:59Des marges qui sont
23:59très importantes.
24:00C'est assez inhabituel
24:01quand même
24:01dans le secteur
24:02de la construction.
24:03C'est assez inhabituel
24:04effectivement.
24:05Mais comme je vous disais,
24:06en fait,
24:06ils ont déjà un pipeline
24:08qui est très dense.
24:10Une clientèle qui est là
24:11et qui ne finit pas
24:12en fait de grandir.
24:16On va dire en fait
24:16toute la partie
24:17en fait high net worth
24:18et ultra high net worth
24:19continue de croître
24:21à un rythme assez effréné.
24:22Et ils ont beaucoup
24:24de demandes.
24:24si vous voulez,
24:25c'est effectivement
24:25sur de la rénovation
24:26en fait et la construction
24:27dans les Alpes.
24:29Il y a des contraintes
24:29également réglementaires,
24:30des contraintes techniques,
24:31etc.
24:32Et le groupe en fait
24:33dispose d'une marge
24:35de manœuvre
24:36qui est assez importante.
24:37A noter que le patron
24:38de Rising Stone,
24:39Jean-Thomas Olano,
24:40sera l'invité
24:41de l'or closier
24:42demain dans la matinale
24:43à 8h40
24:44pour revenir sur ses ambitions
24:45et sur cette introduction
24:47en bourse
24:47dont la période
24:48de souscription
24:48va se clôturer
24:50le 18 février.
24:51Exactement,
24:52le 18 février.
24:53Du côté de Port-en-Pars,
24:54Céline Bourbon,
24:55vous êtes bien sûr
24:56spécialisée sur les petites
24:57et moyennes valeurs
24:58et là,
24:58vous avez revu vos calculs
24:59sur DCRSI,
25:01vous avez revu à la hausse
25:01votre objectif de cours.
25:03Est-ce que c'est
25:03l'intelligence artificielle
25:05qui devrait profiter
25:06à cette small cap ?
25:07Écoutez,
25:08oui,
25:08c'est l'intelligence artificielle
25:09et puis toutes les perspectives
25:10qui se mettent en place
25:11en fait pour la société.
25:13Donc en fait,
25:13il y a effectivement
25:14eu récemment
25:15une crainte de bulle
25:17dans le secteur
25:17de l'intelligence artificielle
25:18mais nous nous restons
25:19à l'achat
25:20malgré les craintes
25:20du marché.
25:21Le groupe a effectivement
25:22publié un chiffre d'affaires
25:23au premier semestre
25:24qui était assez impressionnant
25:25et nous avons donc
25:26en fait légèrement,
25:27nous avons en fait
25:28adopté un scénario
25:29qui est légèrement
25:29plus agressif
25:30à partir de l'exercice
25:312026-2027.
25:32Donc le contexte
25:33est toujours très porteur
25:34car le groupe évoque
25:35un pipe commercial
25:36qui continue de s'étoffer
25:37en nombre
25:38ou en taille unitaire
25:39de projets
25:39mais il y a également
25:40une diversification géographique
25:42qui est intéressante
25:42donc qui était jusqu'à présent
25:43très focalisée
25:44sur l'Amérique du Nord
25:45mais il y a un essor
25:46d'opportunités
25:47en Europe
25:47et au Moyen-Orient.
25:49Donc à noter
25:49qu'effectivement
25:50en termes de risque
25:51on peut parler
25:51des tensions
25:52sur les mémoires rapides
25:53avec une pénurie
25:54de croissance
25:54qui est due
25:55à une forte demande
25:56des infrastructures
25:56dans l'intelligence artificielle
25:57mais ça pourrait devenir
26:00éventuellement
26:00un frein à moyen terme
26:01mais le groupe
26:02a clairement en fait
26:03assuré ses arrières
26:03en augmentant ses demandes
26:05aux fournisseurs
26:05dès l'été 2025
26:06et ils adaptent également
26:08leurs pratiques commerciales
26:09c'est-à-dire que les devis
26:10sont réalisés hors mémoire
26:11donc le devis mémoire
26:12en fait est réalisé à part
26:13et sur les opportunités
26:15mais effectivement
26:15en Europe
26:16il y a ce thème
26:17en fait de la souveraineté
26:18et ce projet Ether
26:19qui a été lancé
26:20par la Commission européenne
26:21pour l'implantation
26:22de gigafiles
26:23d'intelligence artificielle
26:25sur le sol européen
26:26ça représente à peu près
26:26un investissement
26:27de 20 milliards
26:28et de CRSI
26:30a donc déposé
26:30sa candidature
26:31au nom d'un consortium européen
26:32dont il fait partie
26:33avec d'autres grands acteurs
26:35européens
26:35de la tech
26:36et de l'infrastructure
26:37dans le cloud
26:37donc le projet
26:38mobilise beaucoup
26:39les équipes de CRSI
26:40ils ont vraiment
26:41la volonté de mener
26:41à bien ce projet
26:42et à noter que ce projet
26:43se fera avec
26:44ou sans le financement européen
26:46même si bien évidemment
26:47le gain de l'appel européen
26:48permettrait d'aller plus vite
26:50mais donc au-delà
26:51en fait
26:51de ce projet Ether
26:53le projet en fait
26:53on sent bien
26:54qu'au niveau de l'Europe
26:55il y a clairement un signal
26:56qui devrait soutenir
26:57la demande de serveurs
26:58sur le continent
26:59pour des raisons
27:00de souveraineté
27:00bien sûr
27:01donc vu son expertise
27:02et son origine européenne
27:04de CRSI
27:04a clairement une belle capacité
27:06pour capter
27:06une partie du marché à venir
27:08et sur cette base
27:09et vu la dynamique
27:10nous avons relevé
27:10notre scénario
27:11avec un prix objectif
27:12de 26,8
27:13contre 22,7
27:15précédemment
27:15qui laisse un sacré upside
27:17puisque nous sommes ce matin
27:18à 16,50 euros
27:20ce titre qui gagne déjà
27:2145% depuis le 1er janvier
27:23qui est sur un plus haut
27:24historique
27:25donc de CRSI
27:26attention bien sûr
27:27au volume
27:28à la volatilité
27:28nous sommes dans le segment
27:29des petites et moyennes valeurs
27:30350 millions d'euros
27:32de capitalisation boursière
27:34il nous reste une minute
27:35pour parler du segment
27:37du secteur
27:38des énergies propres
27:39Céline Bourbon
27:39qui retrouve des couleurs
27:40c'est un secteur
27:41qui a été pas mal chaloté
27:42par la remontée des taux
27:42il y a 4,5 ans
27:43et là désormais
27:44ça va beaucoup mieux
27:44alors ça va beaucoup mieux
27:46oui effectivement
27:47parce que déjà
27:48il y a eu un signal important
27:49qui a été envoyé
27:50par le Premier ministre Lecornu
27:51qui s'est engagé
27:52à signer le décret de publication
27:53du PPE 3
27:55qu'on appelle ça
27:55la programmation pluriannuelle
27:56de l'énergie
27:57ça devrait être signé
27:58fin de semaine prochaine
27:59donc ça c'est la feuille
28:00de route énergétique
28:01qui était attendue
28:02depuis 2023
28:03et reportée de nombreuses fois
28:04mais qui permettra
28:05en fait d'avoir
28:06plus de visibilité
28:07sur finalement
28:09la manière avec laquelle
28:10les appels d'offres
28:11vont être lancés
28:12notamment sur les énergies
28:13renouvelables
28:13parce qu'il y a pas mal
28:14d'opérateurs
28:15qui se sont inquiétés
28:16d'un gros ralentissement
28:18sur les énergies renouvelables
28:20et qui avaient déjà
28:20mis un pied sur le frein
28:21un pied sur le frein
28:23oui
28:23sur leurs investissements
28:24en France
28:25donc par exemple
28:26on a Photosol
28:27qui appartient au groupe Rubi
28:28qui est en plein développement
28:29mais qui a finalement
28:30accéléré sur l'international
28:31et qui reste prudent
28:33sur la France
28:33tant qu'il reste
28:34des incertitudes
28:35sur Voltalia
28:37donc l'impact
28:38nous on le voit
28:38très limité
28:39parce que de toute façon
28:39leur parc d'exploitation
28:41en France
28:41mais ils n'ont pas prévu
28:43de nouvelles constructions
28:44et les projets
28:44sont essentiellement
28:45développés internationales
28:47donc après
28:48sur Entec
28:49effectivement
28:49la bonne nouvelle
28:50c'est qu'on comprend
28:51qu'il y aura
28:52des appels d'offres
28:53M. Lecornu a précisé
28:54qu'il y aura des appels d'offres
28:55mais on ne connaît pas
28:56encore le volume
28:56pour Entec
28:57c'est une très très belle société
28:59qui se spécialise
28:59dans la conception
29:00et le développement
29:01des parcs de production solaire
29:02et des systèmes de stockage
29:03par logiciels intelligents
29:05pour favoriser l'intégration
29:06dans le mix énergétique
29:07mais le groupe
29:08voilà
29:08c'est une société
29:09qui est franco-française
29:10la diversification internationale
29:13si jamais le volume
29:14d'appels d'offres
29:15en fait
29:15par ce PPE 3
29:16est particulièrement limité
29:17ça pourrait potentiellement
29:19impacter la société Entec
29:20parce qu'elle est franco-française
29:21et donc elle se verrait limitée
29:22dans le développement
29:23de ses projets
29:23mais bon
29:24on imagine
29:25qu'elle pourrait se diversifier
29:26internationale
29:26ça prendra un petit peu de temps
29:28mais ce serait possible
29:29sur leur nouveau métier
29:30d'exploitant
29:30voilà
29:31pour faire de la production solaire
29:34Merci beaucoup Céline
29:34On est pris par le temps
29:37merci beaucoup
29:38de nous avoir accompagné
29:38ce matin
29:39pour faire un point
29:40sur Risingstone
29:41introduction en bourse
29:42et donc son patron
29:43qui sera demain
29:44l'invité de la matinale
29:45à 8h40
29:46sur deux CRSI
29:47qui donc gagne déjà
29:48plus de 40%
29:49depuis le début de l'année
29:50grâce à l'intelligence artificielle
29:51et sur ce focus
29:52notamment des énergies propres
29:54avec la France
29:54qui a l'intention
29:55la volonté
29:56d'accélérer
29:56sur ce segment
29:57très courte pause
29:58on se retrouve dans un instant
29:59nous serons depuis l'Asie
30:00depuis Shanghai
30:01plus précisément
30:02avec Alexandre Verneau
30:03qui est directeur général
30:04de BNP Paribas
30:05ABC Wales
30:06nous reviendrons notamment
30:07sur la très belle envolée
30:09du Nikkei
30:09ces deux derniers jours
30:10et puis également
30:11sur les valeurs chinoises
30:12qui font leur retour
30:13avec de très belles performances
30:15depuis le début de l'année
30:15que ce soit à Shanghai
30:17mais aussi à Hong Kong
30:17à tout de suite
30:18Deuxième partie de Good Morning Market
30:28dans un instant
30:29nous allons parler de l'Asie
30:30juste avant un petit coup d'œil
30:31sur le CAC 40
30:32qui est à moins de 40 points
30:33de son record historique
30:35nous sommes à 8354 points
30:38c'est une hausse de 0,3%
30:40Kering gagne donc plus de 10%
30:4211,7% précisément
30:44après la publication
30:45de ses résultats ce matin
30:46290 euros
30:47Stellantis reprend plus de 4%
30:50après avoir
30:50souvenez-vous
30:51c'est des 25% vendredi
30:536,43 euros
30:54Hermès
30:55Pernoica
30:55ou encore Sanofi
30:56gagnent également
30:57plus de 1%
30:58à l'inverse
30:59les valeurs défensives
31:00ferment la marche
31:00typiquement les Thales
31:01Bouygues
31:02Safran ou encore Engie
31:03perdent entre 0,7 et 1,4%
31:06Comme chaque mardi
31:09à 9h30
31:10nous parlons de l'Asie
31:11et ce matin
31:12nous sommes en direct
31:12depuis Shanghai
31:13avec Alexandre Verneau
31:14qui est directeur général
31:15de BNP Paribas
31:17ABC Wells
31:18Bonjour Alexandre Verneau
31:20merci de nous accompagner
31:21ce matin
31:22en direct
31:23depuis la Chine
31:24afin de revenir
31:25notamment
31:25sur les belles performances
31:27des marchés asiatiques
31:28depuis le début de l'année
31:29sur la consommation
31:30également dans le pays
31:31juste avant
31:32un petit mot
31:32sur le Japon
31:34qui a encore gagné
31:352% ce matin
31:36le Nikkei
31:36plus précisément
31:37après déjà un plus 4
31:38hier
31:39avec donc des élections
31:40législatives
31:40qui se sont très bien déroulées
31:42pour Sanae Takachi
31:43ce week-end
31:43quelles sont pour vous
31:45les implications
31:45pour la Chine
31:46par rapport à cette victoire
31:48je confirme
31:50bonjour Etienne
31:51je confirme effectivement
31:52que cette victoire
31:53très nette
31:53il y a deux jours
31:54apporte clairement
31:56d'un point de vue interne
31:57de la stabilité
31:57de la visibilité
31:58notamment dans un contexte
32:00d'inflation japonais
32:01un support de la consommation
32:03interne
32:04par les dépenses publiques
32:05qui a clairement été annoncées
32:07néanmoins
32:08d'un côté géopolitique
32:09c'est un peu plus incertain
32:10il y a des intentions
32:11sur la modification
32:12de la constitution
32:13l'augmentation
32:14des dépenses militaires
32:15et un partenariat
32:16renforcé avec les Etats-Unis
32:17mais la situation
32:18avec la Chine
32:20me semble
32:21beaucoup plus aléatoire
32:22notamment
32:23en lien avec la question
32:24de Taïwan
32:24qui a été soulevée
32:25déjà l'année dernière
32:27en fin d'année dernière
32:28par la nouvelle ministre
32:29et qui en fait
32:30a créé vraiment
32:30des tensions
32:31très importantes
32:32avec la Chine
32:33si je les compare
32:34par rapport à 2012
32:35les tensions
32:36sont probablement
32:36le double
32:37et les impacts
32:38potentiels
32:39pour le Japon
32:39pour être assez important
32:41je rappelle que
32:42les échanges bilatéraux
32:43entre la Chine
32:45et le Japon
32:45ça représente
32:46annuellement
32:47300 milliards
32:48d'US dollars
32:49donc c'est très très conséquent
32:51et par rapport à 2012
32:52en fait
32:52qui était la crise précédente
32:54entre la Chine
32:55et le Japon
32:55la Chine
32:56s'est très très autonomisée
32:57en fait vis-à-vis du Japon
32:58ce qui n'est pas forcément
32:59le cas du Japon
33:00donc lorsque
33:01la Chine
33:02coupe
33:03les commandes
33:04et les exports
33:05de terres rares
33:06vers le Japon
33:07lorsque des biens
33:09avec des usages doubles
33:10notamment militaires
33:11sont aussi restreints
33:12à l'exportation
33:13l'impact sur le Japon
33:15est assez important
33:15et le Japon
33:16dépend beaucoup
33:17des exportations
33:18vers la Chine
33:19donc de ce point de vue-là
33:20l'impact pour le Japon
33:21peut être relativement important
33:22et je ne parle pas
33:23bien entendu du tourisme
33:24qui s'est beaucoup développé
33:25du tourisme chinois au Japon
33:26qui pourrait aussi avoir
33:27un impact aussi important
33:28donc au global
33:29je dirais que ça reste
33:30assez incertain
33:31mais c'est plutôt perdant
33:32pour le Japon
33:33potentiellement
33:33que pour la Chine
33:35Du côté de la Chine
33:37on voit le Politburo
33:38mais également Xi Jinping
33:39qui a envie
33:41de faire repartir
33:42la consommation
33:43dans le pays
33:43néanmoins
33:44il y a un double discours
33:44entre les acteurs locaux
33:46et certains acteurs étrangers
33:48européens ou américains
33:49qui voient quand même
33:49une consommation
33:50en Chine contrastée
33:51comment vous regardez
33:53cette situation
33:53vous qui êtes sur place
33:54à Shanghai ?
33:56C'est clair
33:57entre les intentions
33:58le discours
33:59et ce qui se passe
34:00il peut y avoir
34:01un gros écart
34:01ce qui est clair
34:03c'est que pour 2026
34:04si je parle d'abord
34:05de la croissance
34:05prévue pour la Chine
34:07on reste toujours
34:07à des niveaux
34:08relativement élevés
34:09notamment par rapport
34:09à des standards européens
34:10compris entre 4,5 et 5%
34:13donc pour l'instant
34:13l'impact des tarifs
34:15américains
34:16ne se sont pas encore
34:17trop fait sentir
34:17donc au global
34:18ça reste relativement attractif
34:19par contre
34:20on se rend bien compte
34:21que la Chine
34:22ne peut plus dépendre
34:23des exportations
34:24comme je le faisais
34:24par le passé
34:25même si elle s'est déjà
34:26attaquée à d'autres marchés
34:27au-delà de l'Amérique du Nord
34:29et des Etats-Unis
34:30et donc de ce point de vue
34:32la relance
34:32de la consommation interne
34:33qui reste assez à tonnes
34:35est très importante
34:36et comme vous le soulignez
34:37le 15ème plan quinquennal
34:41de la Chine
34:41donc sur 2026-2031
34:43dont des éléments
34:45ont déjà circulé
34:46dans la presse
34:48et dans des annonces
34:49en Chine
34:49et qui sera
34:50officialisé
34:51en marche prochain
34:52mais clairement
34:53on exerce la nécessité
34:54de la relance
34:55de la consommation interne
34:56notamment via une politique
34:57de l'offre
34:58donc il y a des subventions
34:59il y a des réductions
35:00d'impôts d'entreprise
35:01donc ça ne vous étonnera pas
35:01en Europe
35:02que la Chine joue ce jeu-là
35:04mais aussi
35:04ce qui est aussi important
35:05c'est des investissements
35:06assez massifs
35:07dans ce qu'on appelle
35:08l'industrie avancée
35:10dans une montée en gamme
35:11des industries à valeur ajoutée
35:13donc plus que de la capacité
35:15comme c'était à l'époque
35:16vraiment des dépenses
35:18en R&D
35:19et avec des applications concrètes
35:20maintenant
35:21en termes de recherche
35:22et de développement
35:23la Chine se situe
35:24à des niveaux comparables
35:25à ce qui se fait aux Etats-Unis
35:25donc à 2,5%
35:27du PIB par an
35:28et aussi
35:29le support
35:31en fait
35:31de partenariats
35:32très très efficaces
35:33entre la sphère publique
35:34et la sphère privée
35:35je cite souvent
35:36des exemples
35:37dans les universités
35:38qui se mettent
35:39en partenariat
35:40avec des fonds d'investissement
35:40notamment sur le domaine
35:41de la biotech
35:42donc tout ça en fait
35:43ce plan quinquennal
35:44potentiellement
35:45pourrait être un facteur
35:47de support
35:47de la consommation
35:48via l'offre
35:49au global
35:50il est très clair
35:52que la Chine
35:53via ce plan quinquennal
35:54cherche à jouer
35:56sur plusieurs leviers
35:56et aussi
35:58notamment
35:58la défense
35:59dans ce contexte
36:00comment vous arbitrez
36:01les portefeuilles
36:02aujourd'hui
36:02Alexandre Verneau
36:04chez BNP Paribas
36:05à ABC Wells
36:06dans un contexte
36:07où on a une très belle performance
36:08là quand même
36:08depuis le 1er janvier
36:10que ce soit à Shanghai
36:11plus 4%
36:12le Hong Seng gagne 10%
36:13le Nikkei
36:14au Japon
36:15gagne 11%
36:16autant d'indices
36:17qui sont portés
36:18pas que
36:18mais aussi par
36:19les valeurs liées
36:20aux semi-conducteurs
36:21c'est vrai que
36:22l'Asie n'échappe pas
36:23à la règle
36:24comme à Wall Street
36:24ce sont les valeurs
36:26IA qui portent la tendance
36:27je confirme
36:30on est
36:30beaucoup
36:31que ce soit
36:32sur le marché
36:32chinois
36:34H
36:35Action H
36:36donc à Hong Kong
36:37que sur le marché
36:38A
36:39à Shanghai
36:39et à Shenzhen
36:40et donc vous citez
36:41aussi le Japon
36:41les valeurs tech
36:43ont clairement
36:43le vent en poupe
36:45ce qui est un peu différent
36:46par rapport à ce qu'on voit
36:47en Europe
36:48et aux Etats-Unis
36:49me semble-t-il
36:49c'est que ce secteur
36:51tech
36:51IA
36:52a des applications
36:52très très concrètes
36:54en fait
36:54donc on parle vraiment
36:55de hardware
36:56plutôt de software
36:57typiquement
36:58les applications
36:59en termes de robotique
37:00sont très importantes
37:02en Chine
37:04avec des boîtes
37:06qui se développent
37:06en permanence
37:07des IPO
37:08quasiment tous les mois
37:09sur ce secteur-là
37:11à Hong Kong
37:11donc effectivement
37:12c'est un secteur
37:13très très dynamique
37:13donc je dirais
37:14c'est pas simplement
37:15l'IA
37:15mais c'est vraiment
37:16des applications
37:16très très concrètes
37:17qui sont appliquées
37:18dans l'industrie
37:19Merci beaucoup
37:21Alexandre Verneau
37:22de nous avoir accompagné
37:22ce matin
37:23directeur général
37:24de BNP Paribas
37:25ABC Wells
37:25depuis Shanghai
37:26pour revenir donc
37:27sur cette très belle
37:28performance
37:28des indices asiatiques
37:29depuis le début de l'année
37:30et sur l'allocation
37:31dans vos portefeuilles
37:329h40 sur BFM Business
37:34tout de suite
37:34c'est l'heure
37:35du face à face
37:36Vous avez l'habitude
37:38de ce rendez-vous
37:39deux acteurs de marché
37:40chaque matin
37:40à 9h40 sur BFM Business
37:42avec ce matin
37:43Hortense Lacroix
37:44gérante action
37:45chez Montpensier Arbevel
37:46Bonjour Hortense
37:47Bonjour Etienne
37:47Merci d'être avec nous
37:48ce matin
37:49en compagnie
37:50de Gilles Etchébé Garay
37:51cofondateur, président
37:53et directeur des investissements
37:54de Elcano Asset Management
37:56Bonjour Gilles
37:57Merci d'être avec nous
37:57pour cette première
37:58dans cette émission
37:59gros programme ce matin
38:01avec comme on le disait
38:02à l'instant
38:03un début d'année dynamique
38:04sur les marchés actions
38:05que ce soit en Asie
38:07mais également
38:07du côté de Wall Street
38:08avec le retour
38:09de la volatilité
38:11et pour cause
38:12c'est la saison
38:13des résultats d'entreprise
38:14Hortense Lacroix
38:15une période très importante
38:16pour vous en tant que
38:17gérant de portefeuille
38:18c'est vrai que cette saison
38:19de résultats 2025
38:21on a des plus 10
38:22moins 10
38:23c'est encore le cas
38:24aujourd'hui avec
38:24Kérine qui gagne
38:25plus 14
38:26le marché est très nerveux
38:27en ce moment
38:27c'est assez étonnant
38:29parce que de plus en plus
38:30en fait la saison
38:31des résultats
38:32la notion de surprise
38:33devrait être un petit peu
38:34amortie
38:36étant donné qu'il y a
38:37des pre-close calls
38:38ce qu'on appelle
38:38les pre-close calls
38:39donc un mois avant
38:40les résultats
38:41les sociétés
38:41n'ont plus le droit
38:42de communiquer
38:43mais elles font des calls
38:44avec tous les analystes
38:45pour un petit peu
38:45réajuster les consensus
38:46avant
38:47donc en théorie
38:48la notion de surprise
38:49devrait être plutôt
38:51assez tempérée
38:52par rapport à ce qu'on connaissait
38:53dans les années antérieures
38:54et pourtant effectivement
38:55cette année
38:56ça se coûte très très fort
38:57on a vu Stellantis
38:58la semaine dernière
38:59c'est absolument incroyable
39:01qu'une société de cette taille-là
39:02puisse perdre un quart
39:03de sa valeur
39:04sur des publications
39:05avec des surprises
39:06de résultats
39:07donc c'est une saison
39:08assez incroyable
39:10après si on regarde
39:11non plus les surprises
39:12mais les croissances
39:14il ressort un peu
39:15toujours la même chose
39:16c'est-à-dire qu'on est
39:16croissance à deux chiffres
39:17en termes de bénéfices
39:18côté des US
39:19qui ont à peu près
39:20publié la moitié
39:21des publications
39:22côté européen
39:24on est bien moins avancé
39:25on a à peu près
39:26un tiers des sociétés
39:27du stock 600
39:27qui ont publié
39:28on est sur des croissances
39:30plutôt de l'ordre de 5%
39:32en termes de bénéfices
39:33et surtout
39:33on voit des sociétés
39:34qui ont beaucoup de mal
39:35sur la partie
39:36chiffre d'affaires
39:37avec des vents contraires
39:38sur les devises
39:39qui sont très dures
39:40des sociétés
39:42qui gèrent remarquablement
39:43leurs coûts
39:44dans un contexte
39:45un peu difficile
39:45mais ce qu'on aimerait bien
39:47entendre
39:47c'est que
39:48quand ils nous parlent
39:48des guidance
39:49qui nous mettent
39:50des petits signes de lumière
39:51au bout du tunnel
39:51pour laisser entendre
39:53que les volumes
39:53ça y est reviennent
39:54or à part quelques
39:56petits signes
39:57encore très très timides
39:58dans la construction
39:58on ne peut pas dire
39:59qu'on ait beaucoup
40:00beaucoup de facteurs
40:01d'amélioration
40:03côté européen
40:04Car les chefs d'entreprise
40:06sont comme beaucoup
40:06d'acteurs économiques
40:07ils ont peu de visibilité
40:08à court terme
40:09c'est vrai que
40:10pour aujourd'hui
40:10un dirigeant d'entreprise
40:11c'est compliqué
40:12de faire des prévisions
40:13à un an
40:14avec le contexte géopolitique
40:15qu'on connaît
40:16les taux de change
40:16il y a beaucoup
40:17d'inconnus encore
40:18Mais absolument
40:19les pauvres chefs d'entreprise
40:20qui ont eu un turnover
40:21fou les dernières années
40:22qui ont mangé
40:23le Covid
40:24l'inflation
40:25les pénuries
40:26les surstockages
40:27la baisse de la demande
40:28les tarifs
40:29on leur demande
40:30en janvier
40:31de faire
40:32bon allez début février
40:33de faire des prévisions
40:35pour toute l'année
40:35et alors s'ils ont le malheur
40:37de les réviser en baisse
40:37ils se font fortement sanctionner
40:39donc forcément
40:40elles ne sont pas emballantes
40:41ces guidance
40:42parce qu'ils prennent
40:42une marge de manœuvre
40:43assez importante
40:44Quels sont les messages
40:45que vous retenez
40:46Gilles Etchébé Garay
40:48des entreprises
40:48qui ont pour l'instant
40:49publié leurs résultats
40:50Alors
40:51nous on a une approche globale
40:53donc pour nous
40:54ce qu'on regarde
40:54en tout
40:55c'est le marché directeur
40:56c'est les Etats-Unis
40:57et là aux Etats-Unis
40:58on a deux constats
40:59je dirais
41:00un
41:00on sort du tout
41:02high to tech
41:03vers l'économie
41:05je dirais
41:05enfin les industriels
41:06et surtout l'énergie
41:07tout à l'heure
41:08on parlait du retour
41:08des énergies renouvelables
41:10et c'est quelque chose
41:10sur lequel on a constaté
41:11sur lequel on a investi
41:12donc l'électricité
41:13la production d'énergie
41:14devient un point de blocage
41:16aujourd'hui
41:16pour la construction
41:17de data centers
41:18et l'investissement dans l'AI
41:19et après de façon
41:20je dirais fondamentale
41:21pour les marchés
41:22à l'échelle mondiale
41:22on voit une divergence
41:24à l'intérieur du thème
41:25de l'AI
41:25clairement
41:26d'un côté
41:27on voit ce qu'ont
41:28les constructeurs
41:29de Pelle et Pioche
41:30qui vont récupérer
41:31normalement 700 à 800 milliards
41:33de dollars
41:33d'investissement cette année
41:34et de l'autre
41:35on voit ce qu'on appelle
41:35les hyperscalers
41:36ceux qui construisent
41:37des data centers
41:38qui eux
41:38commencent à avoir
41:39des problèmes de financement
41:40aujourd'hui
41:41tous les grands
41:42noms de l'industrie américaine
41:44dans ce domaine-là
41:45Microsoft
41:46Google
41:47Meta
41:48on voit bien
41:49qu'au niveau des cash flows
41:51et au niveau du financement
41:52de certains centers
41:53on ne sait pas
41:53si ces 900 milliards
41:54de dollars d'investissement
41:55vont vraiment rapporter
41:56et là on a une vraie question
41:58et on commence à avoir
41:58une divergence
41:59quand on parle de la tech
42:00pour moi il y a deux tech
42:01et même trois tech
42:02si on a le software
42:03qui émerge
42:04aujourd'hui
42:05depuis le début d'année
42:06il y a
42:06les semi-conducteurs
42:08qui continuent
42:08avec ASML en Europe
42:10et Edvidia
42:11qui continuent à marcher
42:12les hyperscaleurs
42:14on commence à avoir des questions
42:15et le software
42:17est-ce que ça sera une victime
42:18indirecte de l'AI ou pas
42:19c'est la grande question
42:21c'est quand est-ce que l'AI
42:22va rapporter vraiment
42:23et là pour l'instant
42:24on ne sait pas
42:24il y a beaucoup d'interrogations
42:25c'est vrai que la semaine dernière
42:26ça fait peur
42:27c'est mon temps
42:28Amazon a été sanctionné
42:29après ses résultats
42:30idem pour Microsoft
42:31alors hier
42:32Alphabet a levé de l'argent
42:34sur le marché obligataire
42:35ça s'est très bien passé
42:36c'est vrai qu'ils sont
42:37en bonne position aujourd'hui
42:38oui
42:38si eux n'y arrivent pas
42:39c'est clair qu'il y a un problème
42:41mais je dirais
42:41qu'on a quand même une nouveauté
42:42par rapport à des machines à cash
42:44qu'étaient des machines à cash
42:44Microsoft, Google
42:45qui deviennent aujourd'hui
42:47des déficitaires au cash flow
42:49c'est quand même une révolution
42:50qui se passe
42:51sur des quasi-monopoles
42:53générant du cash
42:54qui aujourd'hui
42:54se retrouvent à emprunter
42:55parce que les investissements
42:57sont faramineux
42:57et quelque part
42:58on ne sait pas
42:59combien ils vont rapporter
42:59alors c'est les deux dernières séances
43:01c'était le réveil
43:02notamment des TSMC
43:03des NVIDIA
43:04qui a repris d'ailleurs quasiment 10%
43:05en deux jours
43:06comment vous vous placez
43:07aujourd'hui chez Elcanoem
43:09dans ces trois catégories
43:10dans le segment de la tech ?
43:13alors je dirais
43:13qu'on est globalement neutre
43:15on a un peu de tech en Chine
43:17parce qu'elle est moins chère
43:18mais nous on cherche plutôt
43:19sur les énergies nouvelles
43:21sur les autres secteurs
43:22il y a un vrai rebond
43:23il y a un vrai rebond
43:24des small caps aux Etats-Unis
43:25il y a un vrai rebond
43:26de tout ce qui est lié à l'énergie
43:27donc c'est là
43:28où on va chercher la performance
43:29depuis le début de l'année
43:30ce qui a un changement
43:31puisqu'avant on était dans un
43:32tout tech
43:33tout AI
43:33et avec une vague
43:36qui montait tous les bateaux
43:36là aujourd'hui
43:37il faut être discriminant
43:38sur ce thème
43:38parce qu'effectivement
43:40quand on voit NVIDIA
43:41on voit SML
43:42ils ont 3-4 clients
43:43c'est-à-dire que si ces clients
43:44qui sont les hyperscaleurs
43:45enfin qui sont Google
43:46décident d'arrêter
43:47ça va poser rapidement
43:48des problèmes
43:49il ne faut pas oublier
43:50que l'industrie
43:50de semi-conducteurs
43:51est une des plus volatiles
43:52même si on ne l'a pas vue
43:53depuis 2 ou 3 ans
43:54une des plus volatiles
43:55de toutes les industries
43:57elle est cyclique
43:58il ne faut pas l'oublier
43:58voilà elle est très cyclique
43:59parce qu'elle a très peu de clients
44:00je veux dire
44:01pour moi NVIDIA
44:02c'est la première valeur
44:03qui pèse 5 trillions de dollars
44:04qui n'a que 10 clients
44:05il n'a que 10 clients
44:07par rapport à ce qu'était Apple
44:08ce qu'était General Electric
44:10quand ils étaient
44:11les plus grosses valeurs
44:11de la planète
44:12il y avait des milliers
44:13des dizaines de milliers de clients
44:14là il y a 7-8 clients
44:15donc voilà
44:17c'est ce qu'il faut gérer
44:18cet équilibre entre
44:19tant que ça investit
44:20les semi-conducteurs bénéficient
44:21si ça arrête d'investir
44:23ça peut être compliqué
44:24pour les semi-conducteurs
44:25Hortense Lacroix
44:26les exemples ne manquent pas
44:27rotation sectorielle
44:28qui est très forte en ce moment
44:29c'est vrai que le marché
44:29se fait un petit peu baloter
44:30dans tous les sens
44:31bon là depuis 2 jours
44:32c'est le Dow Jones
44:33qui est à la traîne
44:33après avoir très largement
44:34surperformé il y a une semaine
44:36je pense que ce qui est intéressant
44:37c'est qu'on a eu plusieurs
44:38avertissements
44:39on a des petits cracks
44:40dans le marché
44:40et puis ça repart
44:41il y en a déjà eu
44:42en fin d'année dernière
44:43on en a début d'année
44:45et je pense que
44:46c'est un avertissement
44:48un petit peu
44:48de la fin d'une ère
44:49tout à fait d'accord
44:50avec Gilles
44:50pendant 2 ou 3 ans
44:52peut-être
44:52vous investissiez
44:53dans les Max 7
44:55comme on dit
44:56vous aviez 20%
44:57de croissance
44:58avec une liquidité maximale
45:01vous aviez des produits ETF
45:03il n'y avait qu'à se baisser
45:04pour en ramasser
45:04pourquoi s'ennuyer
45:06à aller ratisser
45:07le reste de la cote
45:08bon
45:08ça fait un petit moment
45:10qu'effectivement
45:10on a des interrogations
45:11sur le payback
45:13de ces investissements
45:14qui sont d'une ampleur considérable
45:15et puis au-delà de ça
45:16la semaine dernière
45:17était intéressante
45:18parce qu'on a commencé
45:19à avoir tout un
45:20tout un pan de la cote
45:21qui a craqué
45:22sur le lancement d'Enthropic
45:23avec des applications
45:25plus spécifiques
45:26plus professionnelles
45:26comme Legal et tout ça
45:27alors là tout d'un coup
45:28on se réveille
45:29on se dit peut-être
45:29que finalement
45:30il n'y a pas que les softwares
45:31qui seront challengés
45:32mais en fait
45:33où est-ce que vous mettez
45:34exactement le périmètre
45:35de ce qu'on appelle
45:36le panier AI loser
45:38parce que c'est comme ça
45:38qu'on les appelle en bourse
45:39les AI losers
45:40il n'y a pas que les softwares
45:41finalement
45:42ça se décline
45:43peut-être qu'une société
45:44de services informatiques
45:45est-ce qu'elle va
45:46avec toute la productivité
45:48dont elle va bénéficier
45:50pour ses propres prestations
45:51devoir forcément
45:52avoir une réduction
45:53de son chiffre d'affaires
45:54parce qu'elle va devoir
45:54rendre cette productivité
45:55à son client
45:56ou alors
45:56est-ce qu'elle va bénéficier
45:58dans un premier temps
45:58de cette implémentation
45:59de nouveaux outils
46:00auprès de ses clients
46:01donc ça c'est des interrogations
46:02qui sont essentielles
46:03qui font un peu douter
46:04pour la première fois
46:05la bourse
46:06alors ça repart
46:07comme en 40
46:07comme on le voit
46:08depuis la fin de la semaine
46:09néanmoins
46:10ces petits avertissements
46:11obligent les investisseurs
46:13à élargir considérablement
46:15le spectre
46:16de leur champ
46:18d'investigation
46:19et ça s'est accompagné
46:21c'est ça qui était
46:21très intéressant
46:22la semaine dernière
46:23c'est que mercredi
46:24on a eu effectivement
46:25même mardi
46:25on a un petit peu tremblé
46:27sur ces nouveaux lancements
46:28d'anthropique
46:28et puis derrière
46:29jeudi
46:30on a des fuites
46:32dans le Handelsblatt
46:34en Allemagne
46:34disant que peut-être
46:35que l'Europe
46:36va un peu desserrer
46:37ses contraintes
46:37en termes de décarbonation
46:40et alors là
46:41tout d'un coup
46:41vous avez tout le secteur
46:42de l'ancienne économie
46:43qui repart
46:43alors tout ça
46:44était assez intéressant
46:45puisque finalement
46:46le gérant
46:47non seulement se dit
46:48qu'il doit déconcentrer
46:49ses investissements
46:50du pur et aïe
46:51mais qu'en plus
46:52il doit aller se redéployer
46:53sur l'ancienne économie
46:54qui n'a pas dit son dernier mot
46:55parce que peut-être
46:56qu'on l'a enterré
46:56un peu rapidement
46:57tout ça montre
46:58que la diversification
46:59reste la clé
47:00face à des volatilités
47:01aussi extrêmes
47:03alors c'était la clé
47:04ces dernières années
47:05peut-être que là
47:05désormais
47:06les acteurs
47:07les gérants de portefeuille
47:09sont moins exposés
47:10aux Etats-Unis
47:10qu'avant
47:11ils découvrent peut-être
47:11qu'il y a d'autres opportunités
47:12et surtout
47:13l'effet de change
47:14qui a eu un impact
47:14quand même très important
47:15l'an passé
47:16dans les portefeuilles
47:17montre encore
47:18aujourd'hui
47:19des effets importants
47:20depuis le début de l'année
47:21Le dollar a un effet
47:22très important
47:23on l'a vu au moment
47:24de la crise du Groenland
47:25il y a des pays
47:26qui ont quand même
47:26commencé à se fâcher
47:27à remettre en cause
47:28le statut
47:30de valeur de réserve
47:31du dollar
47:31oui on a clairement
47:33une volonté
47:34de diversification
47:34et peut-être
47:35qu'on va un petit peu
47:36aller étendre
47:37les investissements
47:37à d'autres
47:38zones géographiques
47:40et je pense
47:41qu'au-delà de ça
47:41cette hyper réaction
47:44ces rotations sectorielles
47:46extrêmes
47:47qu'on a vu
47:47la semaine dernière
47:48je pense
47:49appelle à une gestion
47:50qui n'est plus
47:50une gestion traditionnelle
47:51qui est simplement
47:52d'écouter les sociétés
47:54et de gérer
47:54ce qu'on appelle
47:55un bottom-up
47:55ça veut dire
47:56c'est un petit peu
47:57ce qu'on comprend
47:58de chacun des rendez-vous
47:59avec les sociétés
48:00qui va nous amener
48:01à faire un portefeuille
48:02mais beaucoup plus
48:03d'avoir une vision
48:05d'allocation
48:06un petit peu du capital
48:07et ça c'est essentiel
48:08et c'est vrai
48:09que chez Montpensier Arbevel
48:10on s'est doté d'outils
48:11un petit peu
48:11de sentiments
48:13de notation de sentiments
48:14pour nous aider
48:14un petit peu
48:15à percevoir
48:15ces renversements brutaux
48:17Gilles Etchébé Garay
48:19aujourd'hui
48:20Emmanuel Macron
48:20dans Le Monde
48:21estime qu'il faut
48:22faire appel
48:23à une préférence européenne
48:25sur des secteurs stratégiques
48:26il dit sinon
48:27les Européens
48:27seront balayés
48:28alors on voit
48:29des technologies
48:29qui essayent d'émerger
48:31notamment dans le segment
48:31des paiements
48:32c'est vrai que les acteurs
48:33de la défense
48:34essayent également
48:35de se mobiliser
48:36est-ce que la souveraineté
48:37est-ce que cette thématique
48:38européenne
48:39c'est une thématique
48:40qu'il faut jouer en bourse
48:41ou au final
48:42il faut laisser la politique
48:43un petit peu de côté
48:44et les marchés
48:44font leur jeu dans leur coin
48:46je dirais que c'est quelque chose
48:48qui va être présent
48:49la géopolitique est revenue
48:50avec le retour
48:51de Donald Trump
48:51et la nouvelle
48:52politique étrangère américaine
48:53donc c'est une réalité
48:54après au-delà
48:56il y a des effets d'annonce
48:57il y a des concepts
48:58et je dirais
48:59il y a la réalité
49:00et aujourd'hui
49:01c'est sûr que
49:02ce qui est annoncé hier
49:03il y a aussi
49:04le commissaire Joplank
49:04qui a parlé
49:05c'est des choses
49:06qui ne sont pas inintéressantes
49:07mais quelque part
49:08je veux dire
49:09c'est quand même
49:10des idées qui sont françaises
49:11qui ne sont pas partagées
49:12complètement dans toute Europe
49:13enfin pas dans les dimensions
49:14je dirais les plus extrêmes
49:15et en plus je dirais
49:16que ce qui s'est passé
49:17en France
49:18au moment du débat budgétaire
49:19et le retard
49:19dans nos efforts
49:21je dirais
49:22par rapport aux autres pays
49:24mine la crédibilité
49:25de la France
49:26parce que quelque part
49:26ça fait un peu
49:27on va financer
49:28l'industrie de défense française
49:30pas avec des capitaux allemands
49:32je veux dire
49:32on a un problème
49:33de crédibilité
49:34je pense globalement
49:35je veux dire
49:35la réflexion n'est pas fausse
49:37c'est le sens de l'histoire
49:38mais quelque part
49:39si la France
49:39faisait plus d'efforts
49:40avait été plus crédible
49:41sur le plan budgétaire
49:42et autres
49:42ça porterait plus
49:44qu'aujourd'hui
49:44où on a un peu
49:45les partenaires européens
49:46on a l'impression
49:47que c'est là
49:49pour faire de l'industrie
49:50de la défense française
49:51et puis derrière
49:52pas énormément
49:53des efforts un peu plus limités
49:54sur l'aspect budgétaire
49:55pour se mettre en ligne
49:56avec les impératifs européens
49:58donc il y a un décalage
49:59je pense
49:59entre ce qui est dit
50:00qui n'est pas faux
50:01et la réalité
50:02de la situation politique française
50:03qui fait que
50:04la crédibilité
50:05est quand même moindre
50:06de ce point de vue là
50:08parce que
50:08effectivement
50:09ça n'a pas été un spectacle
50:11totalement
50:12revisant
50:14pendant quelques mois
50:14c'est sûr
50:15du côté quand même
50:16de l'industrie automobile
50:17visiblement
50:18Bruxelles
50:19a envie
50:19de modifier
50:20un petit peu
50:21ces critères
50:22comme vous l'avez souligné
50:23tout à l'heure
50:23Hortense Lacroix
50:24a fait bouger
50:25le secteur automobile
50:26la semaine dernière
50:27ça y est
50:27est-ce que l'Europe
50:28se réveille ?
50:29on a eu l'auto
50:30on a eu la chimie
50:31on a eu la métallurgie
50:32en fait
50:32toutes ces sociétés
50:33qu'on trouvait
50:34un peu structurellement
50:35challengées
50:36parce qu'effectivement
50:37c'est vraiment un thème
50:38je le répète à l'envie
50:40mais ça fait un an
50:41que toutes les sociétés
50:42qu'on voit
50:43dans la troisième phrase
50:45de l'entretien
50:46vous disent
50:46la concurrence chinoise
50:47se durcit
50:48ils sont montés en technologie
50:49et ça devient
50:50extrêmement difficile
50:51donc je pense que
50:52nos politiques
50:53le comprennent largement
50:55puisque c'est un discours
50:57qui remonte
50:58il faut absolument
50:59faire quelque chose
51:00alors complètement d'accord
51:01Gilles
51:01il ne faut pas prendre
51:02ces désirs pour des réalités
51:03et les Allemands
51:04le moins qu'on puisse dire
51:04c'est qu'ils n'ont pas
51:05tellement envie
51:05et autre effet pervers aussi
51:10à mesure qu'on change
51:13les règles du jeu
51:13c'est assez terrible
51:16parce qu'on l'a vu
51:17dans la métallurgie
51:19la semaine dernière
51:19ceux qui rebondissaient le plus
51:21c'est ceux qui n'avaient pas
51:21fait les investissements
51:22de décarbonation
51:23et les enfants
51:24les enfants exemplaires
51:26qui avaient déjà
51:27un avantage concurrentiel
51:28qui était basé
51:29sur cette décarbonation
51:30sur laquelle
51:30ils étaient en avance
51:31et tout leur business plan
51:33est basé sur le fait
51:34que comme ils ont moins
51:35de quotas carbone
51:36à payer
51:36avec l'augmentation
51:37des prix des quotas carbone
51:38ça va être un avantage
51:40pour eux
51:40dans les prochaines années
51:41alors eux
51:42ils étaient pénalisés
51:43donc c'est vrai
51:43qu'il y a un côté
51:44un petit peu révoltant
51:46et pareil pour Stellantis
51:47Stellantis
51:47qui se fait 10 milliards
51:48de provisions
51:49parce qu'en fait
51:50tous les développements
51:50qu'ils ont faits
51:51sur les véhicules électriques
51:52s'est reporté
51:53au calendrier
51:55il y a un côté
51:56un petit peu révoltant
51:58pour un chef d'entreprise
51:59qui s'adapte
52:00à un plan d'action politique
52:03pour lequel on va changer
52:05les règles du jeu
52:05au fur et à mesure
52:06Alors autant
52:06Stellantis
52:07est sur des plus bas
52:08historiques
52:08comme malheureusement
52:09beaucoup de valeurs
52:09dans le secteur automobile
52:11à l'inverse
52:11on a certaines valeurs
52:12comme ArcelorMittal
52:14ou Eramet
52:14qui ont des profils
52:15un peu plus dynamiques
52:16mais là aussi
52:16très volatiles
52:17en fonction de
52:18notamment
52:19de leurs sous-jacents
52:20est-ce que c'est le moment
52:22de revenir sur les valeurs
52:23cycliques ?
52:24Alors nous on en est
52:24assez persuadés
52:25en fait c'est le moment
52:26c'est le moment
52:27de se redéployer
52:29effectivement
52:29de quelques secteurs
52:31qui faisaient la une
52:32qui ne sont pas morts
52:33pour autant
52:34on n'a pas dit
52:35que les semi-conducteurs
52:35c'était fini
52:36j'y l'ai dit
52:37il y a encore
52:37des investissements
52:39considérables
52:40qui ont été annoncés
52:40pour cette saison de résultats
52:41on n'a pas dit
52:43que la défense
52:43c'était fini
52:44loin de là
52:44surtout si on trouve
52:45des façons de les financer
52:47au niveau européen
52:48en revanche
52:50il y a des secteurs
52:51qui ont été
52:51complètement délaissés
52:53qui se retrouvent
52:54avec des niveaux
52:54de valorisation
52:55à 3 fois
52:564 fois
52:56l'EBITDA
52:56sur les qu'on a peut-être
52:58enterré un petit peu tôt
52:59et sur lesquels
52:59on pense qu'il faut
53:00revenir effectivement
53:01Le mot de la fin
53:01Gilles Etchibe Garay
53:02aujourd'hui
53:04chez Elcano
53:05Asset Management
53:06comment vous arbitrez
53:07les portefeuilles ?
53:08Est-ce que vous êtes
53:08optimiste, prudent ?
53:09Alors je dirais
53:10on fait ce que
53:13vient d'annoncer
53:14c'est-à-dire
53:14on diversifie
53:15on achète la Chine européenne
53:16on achète de l'énergie nouvelle
53:18on achète des choses
53:18comme ça
53:18parce qu'on voit cette rotation
53:20qui a enfin
53:21enfin lieu
53:22il est sorti de là
53:23après
53:23on reste lucide
53:25les taux montent
53:26ça passe inaperçu
53:27mais les taux longs
53:27sont en train de monter
53:28on a enterré
53:29la période des taux zéro
53:30des années 2010
53:31il faut aussi s'adapter
53:32en termes de valorisation
53:32en termes de
53:34valorisation des entreprises
53:36on a un risque
53:38sur l'AI
53:38parce qu'effectivement
53:39il y a des investissements
53:40mais ça peut s'arrêter
53:41totalement
53:41et si le marché
53:43des semi-conducteurs
53:43craque
53:44ça fera un gros trou
53:45dans le marché
53:45donc il faut être
53:46attentif là-dessus
53:47et enfin
53:48il y a toujours
53:49la géopolitique
53:50qui nous condamne
53:52à être attentif
53:53et aux effets de change
53:54on investit globalement
53:56on investit sur le change
53:56on investit
53:57et aujourd'hui
53:57comme vous l'avez dit tout à l'heure
53:58le change est une dimension énorme
54:00des placements financiers
54:01si vous avez tort sur le dollar
54:03avec les mouvements de 12-15%
54:04comme l'année dernière
54:05ça change la performance
54:07des portefeuilles
54:07donc on est extrêmement
54:08attentif aux valeurs de change
54:09voilà
54:10donc je dirais
54:11on profite de la rotation
54:13on en bénéficie
54:15mais on regarde
54:16ce qui va se passer derrière
54:17et on est attentif
54:17en particulier
54:18aux taux d'intérêt
54:18qui sont en train
54:19de monter doucement
54:20et qui peuvent peser
54:21sur les marchés plus tard
54:21à suivre bien sûr
54:22du côté des Etats-Unis
54:23l'emploi américain
54:24demain après-midi
54:25avant l'inflation
54:26ça sera vendredi
54:27de statistiques
54:29qui seront bien sûr
54:29très surveillées
54:30par les analystes
54:31en ce qui concerne
54:32les prévisions
54:32de taux de la banque centrale
54:34américaine
54:34merci beaucoup
54:35Gilles Etier Bégaraï
54:36de nous avoir accompagné
54:37ce matin
54:37je rappelle que vous êtes
54:38cofondateur et président
54:39directeur des investissements
54:40de Elcano Asset Management
54:42et Hortense Lacroix
54:43qui est gérant action
54:44chez Montpensier
54:45Arbevel
54:46la tendance à la bourse de Paris
54:47du vert
54:48le CAC 40
54:48qui est très proche
54:49de son record historique
54:50elle est à moins de 60 points
54:51plus 0,2%
54:538342 points
54:54à noter donc
54:55Kering
54:55qui s'envole
54:56de plus de 11%
54:57après la publication
54:58de ses résultats
54:59289 euros
55:00dans le sillage
55:01vous avez Hermès
55:02qui gagne 2%
55:03à 2113 euros
55:04Hermès
55:04qui va publier ses résultats
55:06ce jeudi
55:079h57
55:08dans 3 minutes
55:09il sera 10h
55:09pour retrouver bien sûr
55:10les experts
55:11avec Raphaël Legendre
55:12de quoi allez-vous parler
55:13aujourd'hui Raphaël ?
55:14Oui bonjour Etienne
55:14on a un programme
55:15super chargé
55:16passionnant aujourd'hui
55:18on va revenir sur l'interview
55:19d'Emmanuel Macron
55:20ce matin
55:21dans la presse européenne
55:22à deux jours
55:23d'un sommet important
55:23pour la compétitivité européenne
55:25Emmanuel Macron
55:26relance le débat
55:28sur les eurobonds
55:29l'investissement européen
55:30la préférence européenne
55:31on va discuter de tout ça
55:32avec les experts
55:34une interview
55:35qui arrive en résonance
55:36avec cette étude
55:37du Haut Commissariat
55:38au plan sur
55:38le rouleau compresseur
55:40industriel chinois
55:4255%
55:44de la production
55:45manufacturière européenne
55:47est menacée
55:48selon cette étude
55:49signée
55:50Thomas Grébin
55:51notamment
55:51qu'on recevra jeudi
55:52dans les experts
55:53on reviendra
55:54sur l'amélioration
55:55de la compétitivité française
55:57parce qu'il y a aussi
55:58de bonnes nouvelles
55:59mais qui a un corollaire
56:00et bien c'est la hausse
56:01du chômage
56:01les chiffres de l'INSEE
56:02sont tombés ce matin
56:03et c'est pas très très bon
56:05et puis enfin
56:06sur ce retour étonnant
56:07de la taxe d'habitation
56:084 français sur 10
56:10seraient d'accord
56:12avec un retour
56:13de la taxe d'habitation
56:16le corollaire
56:17c'est une amélioration
56:18des services publics
56:20voilà pour le programme
56:21du jour
56:22à tout de suite
56:22programme très riche
56:23donc dans un instant
56:24les experts
56:25en est crafait
56:25vers 11h
56:26vous retrouvez
56:27tout pour investir
56:28avec Antoine Larigauderie
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