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  • il y a 12 minutes
Ce jeudi 11 juin, Benoït Begoc, stratégiste quantitatif chez ABN AMRO, Thibault Prébay, économiste indépendant, Louis Bersin, gérant Actions Internationales chez La Financière de l'Échiquier, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, et Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00BFM Business, l'info écho.
00:048h32 sur BFM Business, c'est RMC Live. L'actualité avec Léo Dumas.
00:07Les Etats-Unis ont repris leur frappe contre l'Iran cette nuit.
00:11Les gardiens de la révolution aussi ont répliqué une nouvelle escalade nocturne
00:15qui semble interrompue ce matin.
00:17Et Antoine Forestier, on vous retrouve à Washington,
00:19où Donald Trump avait annoncé ses bombardements dès la fin de journée hier soir.
00:24— Les Américains ont visé des infrastructures, principalement dans le sud de l'Iran,
00:30selon le commandement central de l'armée américaine.
00:33Il s'agit de capacités de surveillance militaire, de systèmes de communication
00:36ou encore de systèmes de défense aérien.
00:39Sur Fox News, Donald Trump a donné ce chiffre.
00:4149 missiles Tomahawk ont été lancés ces dernières heures,
00:46en plus des bombardements via des avions de chasse.
00:48Pour justifier cette nouvelle opération militaire,
00:50le secrétaire à la défense PIC-7 a expliqué que le but est de mettre la pression
00:54sur Téhéran pour qu'un accord de paix soit enfin signé.
00:58Si nous devons négocier avec des bombes, nous négocierons avec des bombes, a-t-il dit.
01:02Et puis en représailles, les Iraniens ont indiqué qu'ils avaient visé
01:05un navire de guerre américain dans le détroit d'Hormuz.
01:08Information démentie par l'armée américaine.
01:10— Oui, après cette escalade, il n'y a pas d'effet.
01:13Ce matin, sur les cours du pétrole, le baril de Brent tourne autour de 93,90 dollars pour le WTI.
01:19Dans ce contexte, Emmanuel Macron annonce, lui, qu'il invite les dirigeants des principaux pays du Golfe
01:25à une session du sommet du G7, déviant mardi prochain.
01:29Il s'agira notamment d'évoquer la fermeture du détroit d'Hormuz
01:32et les négociations avec les Iraniens.
01:34Le président qui convie aussi Volodymyr Zelensky pour la recréer,
01:39explique-t-il, de la convergence au G7 dans le soutien à l'Ukraine.
01:43Sur le front des droits de douane, les premiers remboursements sont tombés.
01:46Le département américain du Trésor a indiqué hier avoir rendu au mois de mai 22 milliards de dollars
01:53de surtaxes illégalement prélevés sur un total estimé à presque 170 milliards.
01:57— Dans l'actualité des entreprises, pour la première fois depuis l'annonce de son plan de départ volontaire,
02:02le président de Michelin prend la parole.
02:03— Et c'est au micro de BFM Business que Florent Ménégo explique qu'il s'agit là de la
02:08vie normale
02:08des entreprises et des salariés et qu'il faut en permanence s'adapter. Écoutez-le.
02:13— Les technologies évoluent, les métiers changent. Et à certains moments, on a aussi des personnes
02:20qui, finalement, aspirent à faire d'autres choses dans leur vie professionnelle.
02:25Et donc la conjonction de tout ça fait qu'on souhaite proposer aux personnes
02:30qui souhaiteraient développer notre futur professionnel de pouvoir le faire dans des conditions bonnes.
02:36C'est pour ça qu'on a fait un plan de départ volontaire. Il n'y a aucun départ contraint.
02:40Effectivement, il y a un certain nombre de postes qui évoluent dans le temps.
02:44La comptabilité d'il y a 50 ans n'est plus du tout la même comptabilité qu'aujourd'hui.
02:49Vous avez l'intelligence artificielle. Vous avez les nouvelles technologies qui arrivent.
02:53Et donc il faut anticiper tout ça et permettre aux personnes de ne pas être coincées
02:58dans un développement professionnel.
02:59L'interview complète de Florent Ménégaux, le patron de Nichelin, avec Nathan Cocampo,
03:03a retrouvé en replay un podcast sur bfmbusiness.com.
03:06Et puis, dans le secteur auto, toujours, le chinois BYD annonce qu'il va investir
03:11près de 2 milliards d'euros en Europe pour déployer des bornes de recharge rapide, ultra rapide même.
03:17Il vise 3 000 stations sur le continent d'ici à l'an prochain.
03:228h36, Annalisa et Cappellini, la presse internationale,
03:25et ça se tend entre les Chinois et les Européens.
03:27Oui, parce que les autorités chinoises ont annulé deux réunions diplomatiques importantes
03:31avec l'Union Européenne ce mois-ci.
03:33C'est une information du Financial Times.
03:35Il n'y a pas de raison particulière qui a été évoquée,
03:37mais ça fait partie de la stratégie de Pékin qui veut manifester son mécontentement
03:41face à toutes les mesures qui se discutent en ce moment à Bruxelles
03:43pour protéger l'industrie européenne.
03:46Et en effet, les tensions entre les deux superpuissances commerciales s'intensifient.
03:50C'est ce qu'on lit dans les pages du Financial Times,
03:52puisque les exportations chinoises vers le bloc européen continuent d'augmenter.
03:56C'est l'ouverture de la Coupe du Monde de football et c'est un événement très géopolitique.
04:00Oui, est-ce que ça sera la Coupe du Monde de Donald Trump ?
04:03C'est du moins ce qu'il explique.
04:04Ce sont les Italiens de Il Solé qui nous le racontent.
04:08Oui, cette Coupe du Monde risque de se transformer en une histoire de flagornerie présidentielle.
04:13Elle se déroule selon les règles de Donald Trump,
04:15puisque les impératifs politiques et économiques de l'America First
04:18s'abattent sur les terrains de l'Amérique du Nord,
04:20grâce aussi à la complaisance de Gianni Infantino, le président de la FIFA.
04:24D'ailleurs, on parle de terrains de l'Amérique du Nord,
04:27parce qu'il y a aussi le Mexique et le Canada qui organisent cette Coupe du Monde.
04:31On les oublie parfois.
04:33Le temps, le journal suisse, se concentre sur le Mexique,
04:35qui lance ce soir la compétition à l'ombre du géant américain.
04:39C'est vrai que les États-Unis se taillent la part du lion.
04:41Le temps raconte donc comment le Mexique essaye d'exister malgré tout.
04:45Merci beaucoup Annalisa Capellini.
04:46On vous retrouve dans votre podcast aujourd'hui autour de la Coupe du Monde.
04:50Ce sera aussi votre sujet.
04:51Exactement, puisque les Iraniens participent.
04:53Alors ça sera effectivement prétendu entre les Iraniens et les Américains.
04:56Comment ça va se passer ?
04:57On en parle dans l'ordre du monde.
04:59On retrouve évidemment sur toutes les plateformes de podcast.
05:02Un arrêt sur la politique française avec notre invité qui nous attend, Guillaume Garraud.
05:05Bonjour, merci d'être avec nous.
05:06Vous êtes député socialiste de Mayenne.
05:08Il y a votre proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux
05:11qui revient aujourd'hui au Sénat.
05:14Là, il est subi pas mal de modifications.
05:16Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui de très important pour permettre enfin à chaque Français d'avoir
05:22accès à un médecin ?
05:24Il en manque l'essentiel, surtout au moment où je vous parle.
05:27Le texte qui sera présenté ce matin au Sénateur a régné l'idée même de la régulation de l'installation
05:35de nos médecins,
05:36généralistes, spécialistes et d'ailleurs quel que soit leur statut, libéraux ou salariés.
05:41Qu'est-ce que nous proposons dans notre proposition de loi qui a été adoptée ici à l'Assemblée nationale
05:47à une très large majorité, c'était en mai 2025 ?
05:50Ce que nous proposons, c'est qu'un médecin ne puisse plus s'installer dans une zone
05:57qui est déjà correctement dotée en présence médicale.
06:00Pourquoi je vous dis ça ?
06:01Parce qu'aujourd'hui, les inégalités ne cessent de se creuser entre les territoires
06:06et donc entre les Français, entre les patients.
06:10Il y a toujours plus de médecins à venir exercer dans des territoires qui sont déjà très bien dotés
06:17et toujours moins à ne plus s'installer et donc à quitter par cessation d'activité, départ en retraite,
06:26les territoires où c'était déjà en grande fragilité il y a dix ans.
06:31Donc si on ne fait rien, on va se retrouver à horizon de cinq ans avec des territoires.
06:36On n'y aura plus du tout de médecins.
06:38Ce n'est pas admissible dans notre République et j'insiste là-dessus.
06:41Parce que l'accès aux soins, l'accès à un médecin, c'est un des piliers de notre pacte républicain.
06:48On paye tous les mêmes cotisations sociales, on paye tous les mêmes impôts.
06:51Donc on doit tous avoir le même accès à la santé et aux soins.
06:55Et là, ça sera possible avec la loi telle qu'elle est, je suis désolée, on n'a pas beaucoup
06:58de temps,
06:59mais ça sera possible avec la loi telle qu'elle est aujourd'hui, telle qu'elle est au Sénat.
07:03Ça va changer ça sur le désert médical ou pas ?
07:07Hélas non, ou en tout cas à la marge uniquement si le texte de la commission du Sénat est adopté
07:14tout à l'heure en séance publique.
07:16Nous, ce que nous souhaitons, c'est qu'il puisse y avoir un vote conforme au Sénat
07:20à ce qu'était le texte adopté à l'Assemblée nationale.
07:24Pourquoi ? Pour une raison extrêmement simple.
07:27Si le texte est adopté au Sénat dans les mêmes termes que celui de l'Assemblée nationale,
07:32la loi, elle est adoptée.
07:33Ça veut dire que la loi, elle est ensuite appliquée.
07:35Or, je signale juste qu'il y a une urgence aujourd'hui.
07:39Il y a des millions de Français qui n'ont pas de médecin traitant.
07:43Il y a des millions de Français qui n'arrivent pas à avoir un rendez-vous chez le spécialiste,
07:46chez le dermato, chez le gynécologue, chez l'ostalmo.
07:50C'est ça la réalité aujourd'hui.
07:52Et donc, il faut trouver des nouvelles solutions,
07:54en plus de celles qui ont été mises en œuvre jusqu'à présent,
07:57qui coûtent extrêmement cher et qui n'ont pas produit les résultats qu'on attendait.
08:01Merci beaucoup Guillaume Garraud d'avoir été avec nous ce matin sur BFM Business.
08:04Dans un instant, le club de la bourse.
08:06Etienne Braque, qu'est-ce qu'on attend sur les marchés ?
08:08Moins 0,2, moins 0,3%.
08:10C'est un petit peu l'ordre de grandeur en préouverture pour les grands indices européens.
08:13Les marchés attendent bien sûr la réunion de la BCE tout à l'heure, en début d'après-midi.
08:17Et demain, SpaceX, puisque ce sera la première séance de SpaceX
08:20avec une introduction qui devrait battre tous les records.
08:23Dans un instant, Thibaut Prébet et Benoît Béjocq vont nous rejoindre.
08:25Vous ne bougez pas, à tout de suite.
08:27Good Morning Market, le club de la bourse.
08:318h43 sur BFM Business et sur AMC Live.
08:33Le club de la bourse ce matin, c'est avec Thibaut Prébet.
08:36Bonjour, économiste indépendant.
08:37À côté de vous, Benoît Béjocq, bonjour.
08:39Vous êtes stratégiste quantitatif chez ABN Ambro Investment Solutions.
08:42On a deux gros sujets, Étienne, quand même, aujourd'hui.
08:45La BCE, parce que c'est Georgie, et SpaceX.
08:48La BCE s'est tactée, la hausse des taux, on y arrive.
08:51Oui, le marché anticipe 2 à 3 hausses de taux sur l'ensemble de l'année.
08:5470 points de base, c'est un peu l'ordre d'idées sur l'ensemble de l'exercice.
08:59Et du côté de SpaceX, on a de plus en plus d'informations
09:02qui montrent que ça va vraiment être l'introduction de tous les records.
09:06Avec notamment hier soir, Reuters qui évoquait 250 milliards de demandes.
09:09Sachant que, pour rappel, cette introduction en bourse n'est pas totalement terminée.
09:12Bon nombre de plateformes permettent encore de participer jusqu'à ce midi.
09:15Donc, on sera bien au-delà.
09:17Pour rappel, vous avez un groupe qui souhaite lever 75 milliards de dollars.
09:20Donc, c'est une opération qui sera très largement sursouscrite
09:23avec une capitalisation qui devrait frôler demain les 2 000 milliards de capitalisation boursière.
09:29C'est juste gigantesque.
09:30Dès les premières secondes, vous avez un groupe qui va se retrouver
09:32dans le top 10 des capitalisations boursières aux États-Unis.
09:35Vous avez commencé par SpaceX.
09:37Alors, je prends le sujet de demain avant le sujet de cet après-midi.
09:39On commence avec SpaceX.
09:41Bon, on en a vu partout.
09:42On peut encore en acheter jusqu'à ce midi.
09:44Oui.
09:44Avec une sursouscription qui va être dingue.
09:47Vous regardez ça comment, Benoît Béjoc ?
09:50L'engouement est très fort, forcément.
09:52Parce que le business model est en fait à la croisée de plusieurs thématiques
09:56qui sont actuellement très stratégiques,
09:58dans lesquelles on voit une tendance à un momentum.
10:01L'espace, l'IA et la connectivité via Starlink.
10:04Donc, on peut comprendre un engouement.
10:06Il y a peut-être aussi une sorte de fear of missing out autour de SpaceX.
10:09Oui, il faut en avoir, quoi.
10:11Exactement, pour en avoir.
10:12Et, in fine, qu'est-ce qu'on remarque ?
10:14Bon, ben, c'est sursouscrit.
10:15Une fois qu'on a dit ça, miser sur SpaceX,
10:18c'est miser, en fait, sur un titre d'hypercroissance.
10:21Concrètement, c'est miser sur le fait qu'Elon Musk a raison sur ses trois paris.
10:24C'est-à-dire qu'il va réduire le coût de mise en orbite,
10:27puis il va continuer la croissance de Starlink
10:29et qu'il va réussir à mettre des data centers dans l'espace.
10:31C'est vraiment de l'hypercroissance parce qu'on ne peut pas se baser sur des fondamentaux
10:34étant donné que les valorisations sont absolument délirantes.
10:37Il faut croire et il faut croire dans l'idée que ça va marcher.
10:42Après, en termes de réaction de marché,
10:44ce à quoi on peut s'attendre une fois l'IPO lancée,
10:47on sait qu'il y a une part assez importante de retail,
10:49qui est destinée au retail,
10:50donc potentiellement une volatilité assez importante après l'IPO,
10:54selon les clauses aussi de détention minimum.
10:58Donc ça, c'est ce à quoi on peut s'attendre.
11:0030% destinés au retail contre 5 à 10% d'habitude.
11:03Si vous prévez, est-ce que c'est une arnaque pour particuliers, SpaceX ?
11:06Non, ce n'est pas vraiment une arnaque parce que les particuliers,
11:09ils ont envie, c'est une religion.
11:10Ah non, mais ils sont d'accord.
11:11C'est une religion, Musk.
11:12Ils racontent n'importe quoi tout le temps, tout le monde achète.
11:14Je rappelle qu'en 2021, ils disaient qu'en 2030,
11:16Tesla vendrait 20 millions de bagnoles par an.
11:18On n'est même pas au 12e et c'est en décroissance.
11:20Et ils nous ont fait un pari qui est tout aussi délirant
11:22et tout le monde y va. Moi, je trouve ça fascinant.
11:23C'est une religion. Je sais que quand on dit ça sur les plateaux,
11:25tout le monde vous insulte alors que je vous assure que si je dis
11:27que la BCE fait n'importe quoi, ça ne va déranger personne.
11:29Tout le monde va très bien dormir.
11:312.1, quand on est habitué des marchés obligataires,
11:33on sait qu'il y a des notions d'indice.
11:34Il y a des gens qui doivent en avoir.
11:358 fois sur souscrite sur l'obligataire, c'est ultra classique.
11:38Donc quand on a des grosses introductions, des vrais sujets d'indice,
11:40ce n'est pas un facteur incroyable.
11:42Et ça peut très bien très vite monter au début
11:43parce qu'il y a des gens qui doivent en avoir
11:44et se casser la gueule ensuite,
11:45ce qui est généralement ce qui se passe sur les introductions en bourse.
11:48Maintenant, il y a des gens qui veulent en avoir.
11:50C'est sympathique. Il y a un côté très intellectuel.
11:52L'IT, ils sont se projettent.
11:53La réalité, c'est qu'il y a des boîtes qui ont beaucoup plus de croissance,
11:56comme Nvidia, qui sont infiniment moins chères
11:58tout en étant beaucoup moins risquées.
11:59Donc on n'est pas dans un truc rationnel.
12:01Encore une fois, c'est de la religion.
12:02Si on était critique, on dirait de la secte.
12:04C'est comme ça. Mais pourquoi pas ?
12:06Qu'est-ce qui fait que vous en avez ou que vous n'en avez pas ?
12:08Parce qu'on voit les promos partout,
12:09même les banques vous proposent d'en acheter.
12:12Qu'est-ce qui fait que vous en aurez ou que vous n'en aurez pas ?
12:14Etienne, vous avez la réponse à ça ou pas ?
12:15Il y a une hype.
12:16C'est vrai que tout le monde a envie de participer à cette aventure,
12:19un petit peu à un effet FOMO.
12:21Moi, ça me fait un petit peu penser aux différents épisodes
12:23qu'on a pu avoir ces derniers temps,
12:24notamment sur les cryptos,
12:26où au final, il y a un tel engouement que vous dites
12:28qu'il faut y aller.
12:28De toute façon, l'opération sera tellement sursouscrite
12:30que ça va forcément exploser à la hausse demain.
12:33Il y a de fortes chances.
12:34Mais tout le monde n'en aura pas.
12:35Et donc, forcément, il faudra en acheter
12:36sur le marché secondaire demain,
12:38pendant la séance.
12:39Et donc, il y aura forcément un effet boule de neige
12:41à court terme.
12:42Parce qu'il ne faut pas oublier que pour l'instant,
12:43c'est 5% du capital de la société qui est mis en bourse.
12:46D'ici quelques mois, il y aura à nouveau des émissions d'action.
12:49Du coup, il vaut mieux attendre le marché secondaire.
12:50Non, ça peut monter très vite.
12:51Justement, qu'au début,
12:52quand les gens qui devaient en avoir pour les indices,
12:54les ETF, vont en acheter.
12:55Et puis après, ça peut plutôt se péter la gueule.
12:56Mais il faut rappeler qu'en fait,
12:57c'est un peu la gueule du client.
12:58C'est-à-dire qu'en fait,
12:58quand il y a une allocation comme ça,
12:59un, les banques ont la main,
13:00font ce qu'elles veulent.
13:01C'est pareil sur l'obligataire.
13:02Que deux, elles jugent la crédibilité.
13:04C'est-à-dire quelqu'un qui en demande 10 fois plus
13:05que la taille de son fonds pour en avoir beaucoup.
13:07Les gens vont considérer que la demande réelle
13:08n'est pas celle-là.
13:09Donc, il y a tout un boulot de retravail des books.
13:12Et puis après, il y a des allocations par poche.
13:13Il y a les gens qui ont été là dès le début,
13:15qui ont permis d'assurer l'introduction en disant
13:17moi, j'en prends beaucoup,
13:18qui seront mieux valorisés que ceux qui arrivent à la fin.
13:19Donc, c'est un mécanisme assez complexe,
13:21l'allocation par rapport aux demandes.
13:23Il y a une partie gueule du client
13:24et une partie assez rationnelle.
13:26Sachant que, quand même,
13:27ce qu'il faut avoir en tête aussi,
13:28c'est qu'il y a les actionnaires de longue date,
13:29c'est-à-dire qu'ils font de venture capital,
13:31aussi les salariés de SpaceX,
13:34qui là vont avoir un créneau de liquidité.
13:36Alors, pas tout de suite,
13:37parce qu'il y a souvent des options de lock-up.
13:39Donc, ils doivent détenir les actions
13:40un minimum de temps.
13:41Mais on peut s'attendre à dans un an ou deux ans
13:43qu'ils vendent, en fait, tout simplement.
13:44Et pas parce qu'ils ne croient pas nécessairement
13:46dans le business model.
13:46Ça, ça regarde chacun.
13:48Néanmoins, ils peuvent voir par là
13:49une idée un petit peu de liquidité
13:50et une prise de bénéfice,
13:51parce que la valorisation a nettement augmenté.
13:53Et comment vous analysez, là,
13:54la baisse sur le Nasdaq
13:55des derniers jours du Bitcoin ?
13:57C'est des gens qui cherchent du cash
13:58pour réinvestir dans SpaceX ?
13:59C'est quoi ?
14:00Ça peut être potentiellement ça.
14:02Alors, pas que ça, je pense.
14:03Il y a cet effet-là,
14:05parce que, forcément, SpaceX
14:06vient sur des thématiques très importantes
14:09sur lesquelles, jusqu'à présent,
14:10dans le marché,
14:11on avait une sorte de prime de rareté.
14:12C'est-à-dire, notamment,
14:13sur l'intelligence artificielle,
14:14quand on voulait jouer les gagnants
14:15de l'intelligence artificielle,
14:17bon, ben, on allait vers les titres
14:18que l'on connaît,
14:18les acteurs qui sont déjà présents.
14:20Là, forcément,
14:20de nouveaux acteurs arrivent.
14:21Je parle de SpaceX,
14:22mais avec les nouvelles APO.
14:23Donc, il faut dégager du cash
14:24pour ensuite investir
14:25sur ces acteurs-là.
14:26Mais il y a aussi, tout de même,
14:28un effet qui est assez important
14:29dans ce dégagement
14:32de flux vers SpaceX
14:35et le fait que les marchés baissent,
14:37c'est les derniers résultats
14:39des grosses boîtes
14:40d'intelligence artificielle.
14:41On a vu Oracle, c'est lui.
14:42C'est lui.
14:43Exactement.
14:43Et en fait, Brodcom et Oracle,
14:45c'est un peu la même chose.
14:45C'est-à-dire que c'est des très bons résultats
14:46des earnings percheurs
14:48qui surprennent à la hausse,
14:48un chiffre d'affaires
14:49qui surprend à la hausse.
14:50Par contre, les investisseurs
14:51voient toujours plus de dépenses
14:53et toujours pas de monétisation
14:54à long terme.
14:55En 2027,
14:56c'est ça qui pénalise Oracle.
14:58Ils n'ont pas revu à la hausse
14:59leurs revenus liés
15:00à l'intelligence artificielle.
15:01Et ça, ça peut expliquer aussi
15:02cette petite volatilité
15:03sur le Nasdaq
15:04et la baisse des cours récente.
15:05Il nous reste 4 minutes
15:06pour dire du mal de la BCE,
15:07comme vous dites.
15:08Thibaut Prébet,
15:09avec cette hausse de taux
15:10qui est prévue intégrée
15:11dans les cours cet après-midi,
15:12est-ce que c'est une erreur ?
15:13Oui, c'est une erreur.
15:14Ce n'est pas une erreur très grave
15:15parce qu'on n'est pas
15:16à des niveaux énormes
15:17et qu'on parle de 0,25,
15:18mais vous aurez du mal
15:19à trouver un économiste
15:19qui pense que la...
15:20On en a trouvé !
15:21Bravo !
15:21Je suis très forte l'ordre
15:22depuis longtemps.
15:23Mais on a cherché volontairement !
15:25Voilà, mais c'est vrai
15:25que si vous voulez considérer
15:26qu'une banque centrale
15:27peut rouvrir les trois dormus,
15:28ça n'a aucun sens.
15:29Donc ça veut dire
15:30qu'elle ne peut rien faire
15:30contre l'inflation.
15:32Et si elle ne peut rien faire
15:32contre l'inflation,
15:33son seul autre boulot éventuel
15:34c'est de casser une boucle
15:36prix-salaire qui n'existe pas.
15:38Donc aujourd'hui,
15:38ça n'a aucun sens.
15:40On va se refaire une connerie
15:40comme en 2008 et en 2011.
15:42On a survécu,
15:43ce n'est pas très grave,
15:43mais il n'y a pas de narratif
15:44pour justifier ça.
15:45Ça n'a aucun sens.
15:46Et c'est encore comprendre
15:47que c'est un sujet d'État
15:49que les banques centrales
15:50devraient mieux financer.
15:51Ce n'est pas un sujet
15:52de banque centrale
15:53que de gérer un choc géopolitique.
15:54Peut-être qu'un jour
15:55elles vont le comprendre.
15:55On n'y est pas encore.
15:56Bonneau et Jacques.
15:57Je rejoins totalement
15:58ce qui vient d'être dit.
15:59On considère aussi
16:00que c'est une erreur
16:01potentiellement de politique monétaire.
16:02Alors 25 bips à court terme,
16:03ça ne change pas grand-chose.
16:04Effectivement,
16:05le gros risque qui viendrait plutôt
16:06si la BCE venait à s'engager
16:08dans un cycle de resserrement monétaire
16:10assez important.
16:11C'est-à-dire que là,
16:12les marchés anticipent
16:13que 2 à 3 baisses
16:14avec des pauses à 3 hausses.
16:172 à 3 hausses.
16:18C'est un souhait ça.
16:19On aimerait tellement
16:20que du coup, voilà.
16:22Mais pour le moment,
16:23pas un cycle agressif.
16:24Mais effectivement,
16:25quand on regarde les métriques
16:27factuellement,
16:28il y a un petit peu
16:29de montée d'inflation
16:29de corps et des services.
16:30Mais c'est des liens indirects
16:31à l'énergie sur lesquels
16:32on sait que la BCE
16:33n'a pas de pouvoir.
16:33Et elle peut éventuellement
16:35se baser sur les anticipations
16:36d'inflation à long terme.
16:38Mais on sait quand même
16:38que cette mesure
16:39est peu fiable.
16:40Elle est très corrélée
16:41aux mesures d'inflation aujourd'hui,
16:43ce qui n'a peu de sens
16:43pour les mesures d'anticipation
16:44d'inflation à long terme.
16:46Donc à ce stade,
16:46peu de raisons pour la BCE
16:47de monter les soeurs effectivement.
16:48Etienne, on écoutera
16:49dans le détail du coup
16:50le discours de Christine Lagarde.
16:52Est-ce que les mots
16:52vont être importants ?
16:53Et d'éventuels indices
16:54sur les futures hausses de taux
16:56qui sont anticipées
16:57par le marché,
16:57notamment en septembre.
16:59Le marché pense qu'il y aura
16:59à nouveau une hausse de taux
17:00de 25 points de base
17:01en septembre.
17:03Et puis également,
17:04peut-être des commentaires
17:05sur le bilan de la BCE
17:07parce qu'on parle beaucoup
17:07des taux,
17:08mais il n'y a pas que les taux.
17:09Il y a tout un tas d'outils
17:10qui permettent d'agir
17:12sur la politique monétaire.
17:13Il nous reste une grosse minute
17:14pour parler du corps
17:16avec ce rapport cette semaine
17:17publié sur des nouveaux indicateurs
17:19de l'INSEE.
17:20Thibaut Prépet,
17:21c'est votre cas maintenant
17:22la démographie ?
17:23Ça a toujours été,
17:24ne faites pas semblant.
17:25Non, non, mais parce que
17:25c'est la matière mère
17:27la démographie de l'économie.
17:29Là, on voit clairement
17:30que le débat sur le fait
17:31de travailler plus va revenir.
17:33On remet les 67 ans
17:34sur la table.
17:35Vous dites qu'il était temps.
17:36C'est la seule manière
17:37d'avancer ?
17:38Oui, en fait,
17:38il y a deux éléphants
17:39dans la pièce qu'on n'évoque pas.
17:40Le premier, c'est qu'effectivement,
17:41on avait historiquement
17:43une retraite qui était placée
17:44à l'espérance de vie.
17:45Donc, quand il y a 20 ans d'écart,
17:46maintenant, il faut travailler
17:46plus longtemps,
17:47il n'y a pas le choix.
17:48Mais on a deux éléphants
17:48dans la pièce
17:49qui sont complètement
17:51absents du débat.
17:51En une minute.
17:52En 30 secondes.
17:53Le premier, c'est qu'on va prendre
17:54deux points dans les dents
17:55de déficit d'ici 2070.
17:56Mais si on n'était pas à 6,
17:58ce ne serait pas très grave.
17:59Le premier problème,
17:59c'est qu'on a déjà
18:00trop de déficit.
18:00Donc, de toute façon,
18:01comme il faut aussi réduire
18:02le déficit,
18:03il faudra tous les leviers.
18:04Baisser les pensions,
18:05augmenter les cotisations,
18:06etc.
18:07Troisième point,
18:07le plus pénible
18:08quand vous allez à l'étranger,
18:09c'est que la partie santé
18:10est beaucoup plus dure.
18:10On a les mêmes problèmes
18:11de pas assez de cotisants,
18:12de trop de gens.
18:13La technologie n'aide pas
18:14parce que quand vous soignez
18:15les malades,
18:15ils peuvent avoir
18:16de nouveaux traitements coûteux.
18:17Donc, en fait,
18:17l'équation qu'on a,
18:18c'est la mise en bouche,
18:19c'est le plus facile,
18:20on n'y arrive pas.
18:20Alors que le truc le plus dur
18:21arrive derrière.
18:23Et donc, tout ça me rend inquiet
18:24en une minute.
18:26Donc, vous dites 67 ans,
18:27plus baisse des pensions,
18:28plus hausse des cotisations.
18:29Bien sûr.
18:30Ça va faire beaucoup.
18:36C'est difficile à vendre.
18:37Et vous comprenez
18:38pourquoi personne ne le propose.
18:39Oui, c'est ça.
18:40On préfère avoir
18:41un autre discours.
18:41Je ne serais pas candidat
18:42à la plus financière.
18:43Vous ne serez pas élu.
18:44Merci beaucoup,
18:45Thibaut Prébet,
18:45Benoît Béjocq,
18:46d'aller nous ce matin
18:47dans la matinale de l'économie.
18:48Etienne, ouverture dans 5 minutes.
18:49Qu'est-ce qu'on attend ?
18:50CAC 40 qui baisse de 0,2%
18:52en préouverture.
18:53C'est vrai qu'on a une matinée
18:54qui va être sur un petit peu poussive
18:55avant la BCE.
18:56Néanmoins, les indices européens
18:57continuent de surperformer
18:59depuis quelques jours Wall Street
19:00puisque hier soir,
19:01on a trois indices américains
19:02qui ont lâché peu au pro 2%.
19:03Le Nasdaq perd 6%
19:05depuis jeudi soir.
19:06Il faut dire qu'Aura
19:06qu'il a perdu 10%.
19:07Oui, ça c'était en après-bourse.
19:08Et puis on a également
19:09eu des mouvements assez importants
19:10sur le secteur des semi-conducteurs
19:12qui, pour rappel,
19:12avaient quasiment doublé
19:13depuis le début de l'année.
19:15Donc là, il y a des prises de profit
19:16qui sont assez faciles
19:17et compréhensibles.
19:18Demain, le gros morceau,
19:19SpaceX, émission spéciale
19:21à partir de 6h
19:22avec l'ensemble de nos invités.
19:24On parlera beaucoup spatiales.
19:25Est-ce que Musk a raison
19:25quand il pense qu'on va pouvoir
19:26aller sur Mars ?
19:27On en parlera notamment
19:28avec Georges Nahon,
19:29ancien directeur général
19:30de l'Orange à la Silicon Valley.
19:32On sera également
19:33avec Olivier Laskar,
19:34rédacteur en chef
19:35de Sciences Avenir.
19:36Et puis tout le ratin
19:36du New Space français,
19:37LNUBI et Stanislas Maximin.
19:39Notamment, je vous dis
19:39à demain pour cette émission spéciale.
19:41Bonne journée.
19:508h58, dans un instant,
19:51il sera à 9h.
19:52Le journal de Léo Dumas.
19:53On sera avec Oth Kersulay
19:54qui nous attend depuis Francfort
19:55et pour cause séjour de BCE.
19:57Aujourd'hui, Christine Lagarde
19:58devrait remonter les taux
19:59cet après-midi.
20:00Tous les éléments dans un instant.
20:01En attendant,
20:02l'ouverture en Europe
20:03s'annonce assez poussive,
20:04très légère baisse
20:04sur les grands indices européens.
20:06Néanmoins, l'Europe devrait continuer
20:08de surperformer ce matin
20:09par rapport à Wall Street.
20:10Hier soir, vous avez le Nasdaq
20:11qui a cédé 2%,
20:12moins 1,8% même
20:14pour l'indice Dow Jones.
20:15Le Dow Jones qui s'en sortait
20:16plutôt bien.
20:17Souvenez-vous, vendredi
20:18ou encore lundi,
20:19quand il y avait eu des prises
20:20de profits sur le secteur technologique,
20:22Coca-Cola était l'un des rares titres
20:24sur un record historique
20:25hier à Wall Street.
20:26C'est quand même tout un symbole.
20:27Ça montre bien
20:27qu'on a des investisseurs
20:28qui prennent du recul
20:29par rapport à l'intelligence artificielle
20:31avant l'IPO demain de SpaceX.
20:33Et puis surtout, hier soir,
20:34tout le monde attendait
20:35qu'une chose,
20:35c'était les résultats d'Oracle.
20:36Le titre était en baisse
20:37de plus de 10% hier soir
20:39en après-bourse.
20:40Nous parlerons de tout cela
20:41avec Alexandre Baradet,
20:42chef analyste DJ.
20:43Jean-Louis Cussac
20:43nous accompagnera également.
20:44Et puis en début d'émission,
20:46Louis Bersin reviendra sur TSMC
20:47qui a publié hier
20:48son chiffre d'affaires mensuel.
20:50Car oui, vous avez un groupe
20:51qui publie chaque mois
20:52son chiffre d'affaires
20:53et vous avez des ventes
20:54au mois de mai
20:54qui est en hausse de plus de 30%
20:56par rapport à mai 2025.
20:58Tous les détails,
20:59ça sera donc dans quelques instants
21:00avec les équipes
21:01de la financière de l'échiquier.
21:02En attendant,
21:03il est quasiment en 9h
21:04et c'est donc toute l'information
21:05économique du jour
21:06avec Léo Dumas.
21:11Et au moment où la BCE
21:13se réunit,
21:14il y a un regain de tension
21:15au Moyen-Orient.
21:15Les Etats-Unis ont mené
21:17de nouvelles séries de frappes
21:19cette nuit à travers l'Iran
21:20ciblant des installations militaires,
21:22des systèmes de communication
21:23et des sites de défense
21:25selon le commandement
21:26militaire américain.
21:28Les gardiens de la révolution,
21:29eux, ont répliqué
21:30sur des bases américaines
21:31au Koweït,
21:32à Bahreïn notamment.
21:33Ils affirment avoir fermé
21:34le détroit d'Hormuz
21:36sans affoler.
21:37Pour autant,
21:38ce matin,
21:38le marché du pétrole
21:39avec un baril de Brent
21:40qui tourne autour
21:41de 93 dollars,
21:43ce qui reste 30% de plus
21:45qu'avant le début du conflit.
21:46et c'est donc ça
21:47qui devrait pousser la BCE
21:49à relever ses taux
21:50d'un quart de point
21:51cet après-midi.
21:52La première hausse
21:52en près de 3 ans
21:54et vous êtes sur place
21:55Aude Kersulek
21:56à Francfort
21:56pour BFM Business
21:57en direct.
21:58Cette hausse de taux
21:59est quasi actée.
22:00Elle est aussi anticipée
22:02par les marchés.
22:04Oui,
22:05parce qu'en avril,
22:05lors de la dernière réunion,
22:06Christine Lagarde
22:07avait indiqué
22:07qu'une hausse de taux
22:08avait à ce moment-là
22:09longuement été discutée
22:10mais que les données
22:11étaient encore manquantes
22:13à ce stade.
22:14Depuis,
22:14on a d'autres responsables
22:15de la BCE
22:16qui se sont exprimés
22:17dont Philippe Lein.
22:18Il est important
22:18parce que c'est le chef économiste
22:20et c'est lui
22:21qui soumet une proposition
22:22de mouvement sur les taux
22:24au vote
22:24des gouverneurs
22:26et lui,
22:26il a indiqué
22:26dans un récent discours
22:27qu'il considérait
22:29que le choc
22:30sur l'énergie
22:32était plus violent
22:33cette fois-ci
22:33que celui
22:34il y a 4 ans
22:35lors du déclenchement
22:36de la guerre
22:37en Ukraine.
22:38Alors,
22:38dans les chiffres,
22:39l'inflation globale
22:40monte.
22:41On est passé
22:41de 1,9%
22:42en février
22:43sur un an
22:44avant la guerre
22:45en Iran
22:46à 3,2%
22:47en mai.
22:48C'est le dernier chiffre
22:49connu.
22:50Cette inflation,
22:51elle est évidemment tirée
22:51par les prix
22:53de l'énergie.
22:54Elle est au-dessus
22:54maintenant
22:55de la cible
22:55de 2%.
22:56Et ce que redoute
22:57la BCE,
22:58c'est les effets
22:58de second tour.
22:59C'est-à-dire
22:59que la hausse
23:00du prix de l'énergie
23:03influence et alimente
23:04le prix
23:04sur l'alimentation,
23:06sur les services
23:07ou encore
23:08sur les salaires.
23:10C'est pour ça
23:10qu'elle veut monter
23:12les taux
23:12pour refroidir
23:13l'économie,
23:14freiner la demande
23:15et avoir un impact
23:16sur les prix.
23:17Le taux de dépôt
23:18devrait donc monter
23:18à 2,25%.
23:20Une décision
23:21qui devrait être
23:22nettement critiquée.
23:24Aude Kersulek
23:25en direct de Francfort
23:26pour BFM Business.
23:28Deux informations
23:29ce matin
23:30côté commercial
23:31sur le fond
23:31des droits de douane.
23:32Les premiers remboursements
23:34qui sont tombés.
23:35Le département américain
23:36du Trésor
23:36a indiqué hier
23:37avoir rendu
23:38au mois de mai
23:3822 milliards
23:39de dollars
23:40de ces surtaxes
23:41illégalement prélevés
23:43sur un total
23:44estimé à presque
23:45170 milliards.
23:46Et puis dans le même temps
23:47ça sautant
23:48entre Pékin
23:49et Bruxelles
23:50les autorités chinoises
23:51ont brusquement
23:52annulé
23:52deux réunions diplomatiques
23:54de haut niveau
23:54avec les Européens
23:55ces derniers jours.
23:56C'est une information
23:57du Financial Times
23:58la Chine
23:59qui devait recevoir
24:00ces rendez-vous
24:01ne s'est pas justifié
24:03mais il s'agit
24:04selon le journal
24:05d'une tactique
24:05pour manifester
24:06son mécontentement
24:08face aux discussions
24:08du moment à Bruxelles
24:09pour protéger
24:10l'industrie européenne.
24:11Merci beaucoup
24:12Léo Dumas.
24:13Dans un instant
24:13tous les détails
24:14sur la séance du jour
24:15le CAC 40
24:15qui est quasiment stable
24:16à l'ouverture
24:17nous parlerons
24:17du secteur du luxe
24:18avec Berenberg
24:19qui passe à vendre
24:19sur bon nombre de valeurs
24:20juste avant
24:21un mot des experts
24:22que vous retrouvez
24:23tous les jours
24:24autour de Raphaël Legendre
24:259h30
24:2610h30.
24:27Rendez-vous dans une
24:28petite demi-heure
24:29on va parler de la BCE
24:30qu'on vient d'évoquer
24:31effectivement avec la réunion
24:33aujourd'hui
24:34la BCE qui doit s'exprimer
24:35alors que les Etats-Unis
24:36ont mené de nouveaux
24:38bombardements
24:39contre l'Iran
24:39on va voir l'impact
24:40sur l'inflation
24:41on va voir l'impact
24:42sur le pétrole
24:42qui réagit peu aussi
24:44on parlera aussi
24:45du salon Eurosatory
24:47qui ouvre ses portes
24:49lundi prochain
24:50à Villepin
24:51le plus grand salon
24:52de la défense
24:53on va voir si la France
24:54est au rendez-vous
24:55de ses promesses militaires
24:56il paraît que c'est
24:57le salon de tous les records
24:59cette année
24:59on parlera aussi
25:01de la prime d'activité
25:02la Cour des comptes
25:03vient de rendre
25:03un rapport assez sévère
25:06sur les effets
25:07de la prime d'activité
25:08sur l'emploi
25:10des effets
25:11qui ne sont pas démontrés
25:12alors qu'elle coûte
25:12quand même plus de 10 milliards
25:13et puis enfin
25:14on reviendra
25:14sur la présentation
25:15par Bruxelles
25:16de son paquet
25:18Omnibus 4
25:19pour les PME
25:20et les ETI
25:21est-ce que l'Europe
25:22se met enfin
25:23à simplifier
25:25ce sera le dernier thème
25:26des débats des experts
25:28ce matin
25:29rendez-vous à 9h30
25:30en attendant
25:31il est 9h03
25:32et donc le CAC 40
25:33étale ce matin
25:34l'ouverture
25:35plus 0,1%
25:368 170 points
25:37plus 0,3%
25:38pour l'Eurostox 50
25:39qui est toujours
25:40au-delà des 6000 points
25:41l'Eurostox 50
25:43qui est tiré
25:43notamment ce matin
25:44par
25:45Deutsche Telekom
25:46qui gagne
25:46un peu plus de 3%
25:48les marchés reviennent
25:49très clairement
25:49sur les valeurs
25:50défensives
25:51ça s'est vu hier
25:51à Wall Street
25:52typiquement
25:52Coca-Cola
25:53était l'une des rares valeurs
25:54à être sur un record
25:55historique
25:56et puis ce matin
25:57vous avez
25:58les télécoms
25:59qui tirent la cote
26:00typiquement Orange
26:00gagne 0,6%
26:02vous avez des autres
26:04valeurs défensives
26:05comme Thalès
26:05également
26:05qui gagne un peu plus
26:06de 0,8%
26:07et puis à l'inverse
26:08vous avez les valeurs
26:09cycliques
26:10qui sous-performent
26:11très légèrement
26:11en attendant
26:12on n'a vraiment pas
26:12de tendance claire
26:13du côté de l'actualité
26:14des entreprises
26:15c'est toujours assez calme
26:16ce matin
26:16vous avez Kering
26:18qui cède 0,6%
26:19avec notamment
26:20Berenberg
26:21qui revoit à la baisse
26:22son objectif de cours
26:23passant de 190 à 175
26:24il revoit également
26:25à la baisse
26:25son objectif de cours
26:26sur Hermès
26:27de 2600 à 1850
26:28ou encore sur LVMH
26:29de 560 à 420
26:31légère réaction
26:32sur ces titres
26:33mais là aussi
26:33on a quand même
26:34un marché
26:35qui se cherche un petit peu
26:36avant bien sûr
26:37la BCE
26:38cet après-midi
26:39et puis également
26:39l'introduction en bourse
26:40de SpaceX
26:41très attendu
26:42ça sera bien sûr
26:43demain
26:43première journée de cotation
26:44BFM Business
26:45sera en édition spéciale
26:47à ce sujet
26:47très courte pause
26:48on se retrouve
26:48dans un instant
26:49avec les équipes
26:49de la financière
26:50de l'échiquier
26:50pour revenir notamment
26:51sur les ventes mensuelles
26:52de TSMC
26:54titre qui gagne
26:54quand même 45%
26:56depuis le début de l'année
26:56est-ce qu'il faut encore
26:58accompagner cette méga cap
26:59élément de réponse
27:00dans un instant
27:01à tout de suite
27:03BFM Business présente
27:109h08
27:10deuxième partie
27:11de Good Morning Market
27:12et comme chaque jour
27:13aux alentours de 9h10
27:14nous allons parler
27:15de valeur
27:15avec ce matin
27:16Louis Bersin
27:16qui vient de nous rejoindre
27:19Louis Bersin
27:20gérant
27:20Action Internationale
27:21à la financière
27:22de l'échiquier
27:22bonjour Louis
27:23merci de nous accompagner
27:24ce matin
27:25pour nous ouvrir
27:26les portes de vos fonds
27:27et nous partager
27:28un petit peu
27:28vos convictions
27:29il ne s'agit pas bien sûr
27:30de donner des avis d'achat
27:32c'est un petit peu
27:33montrer comment ça se passe
27:34aujourd'hui en portefeuille
27:35et comment on peut avoir
27:36une allocation diversifiée
27:38à un moment où
27:39Wall Street est proche
27:40de ses records historiques
27:41certes le Nasdaq
27:42a perdu 6% depuis jeudi
27:43mais quand on dézoome
27:44un petit peu
27:44depuis le début de l'année
27:45on a quand même
27:45un parcours stratosphérique
27:46grâce notamment
27:47aux valeurs liées
27:48aux semi-conducteurs
27:49alors ça tombe bien
27:50hasard de calendrier
27:51venait le lendemain
27:51de la publication
27:52des ventes mensuelles
27:53de TSMC
27:54c'est l'un des rares groupes
27:55à faire un point d'étape
27:55tous les mois
27:56sur ses ventes
27:57plus 30%
27:58pour les ventes
27:59de TSMC
27:59par rapport à mai 2025
28:02on ne parle pas là
28:02d'une biotech
28:03quand même pour Rachel
28:04oui c'est ça
28:05qui est intéressant
28:06vous l'avez dit
28:06sur TSMC
28:07c'est le cas
28:08pour certaines valeurs
28:09asiatiques
28:09d'ailleurs de publier
28:10de manière plus fréquente
28:12donc sur un rythme mensuel
28:13leurs ventes
28:14il faut dire déjà
28:15qu'au premier trimestre
28:16c'était une croissance
28:17des ventes de 35%
28:18donc qui était déjà
28:19très forte
28:19et là
28:20ça se confirme encore
28:22en mai 2026
28:23donc ils ont publié
28:2430% de croissance
28:25de leur vente
28:26sur ce mois
28:26par rapport à l'année dernière
28:27pour une valeur
28:28qui traite à 21 fois
28:30les bénéfices
28:30à 12 mois
28:31donc TSMC
28:32pour rappel
28:33c'est une entreprise
28:34incontournable
28:35dans le monde
28:36des semi-conducteurs
28:37c'est la fonderie
28:39de référence
28:40pour les puces
28:41logiques avancées
28:43et en particulier
28:43pour les puces
28:44d'intelligence artificielle
28:46si on se penche
28:47sur les puces
28:48de logique
28:49qu'on retrouve
28:49dans le monde
28:50donc les dernières puces
28:51de microprocesseurs
28:53de cartes mères
28:53ou de puces
28:54pour l'intelligence artificielle
28:55dans 90% des cas
28:56ces puces
28:57sont fabriquées
28:58à Taïwan
28:59par TSMC
29:00alors vous l'avez dit
29:01c'est un titre
29:01qui se paye
29:02environ 20 fois
29:03les profits attendus
29:04l'an prochain
29:04donc dans son secteur
29:05technologique
29:06ce n'est pas la valeur
29:06la plus chère
29:07reste à voir
29:08si les profits attendus
29:09seront vraiment délivrés
29:11aujourd'hui
29:11vous avez un groupe
29:12qui comme vous l'avez
29:13souligné
29:13a un large monopole
29:14sur tout un tas
29:16de secteurs
29:17est-ce que demain
29:18il ne faut pas craindre
29:18l'arrivée de concurrents
29:19qui prennent des parts
29:20de marché
29:21et bien sûr
29:22ça aurait un impact
29:23sur les marges
29:24qui sont aujourd'hui
29:25énormes
29:25on parle de marge brute
29:26de marge nette
29:27au-delà de 50%
29:28oui et en tout cas
29:29c'est déjà le cas
29:30pour l'entreprise
29:31d'arriver à traduire
29:32cette croissance
29:33du chiffre d'affaires
29:33en croissance du résultat
29:35donc sur le premier trimestre
29:36j'avais dit 35%
29:37de croissance du chiffre d'affaires
29:38ça s'est traduit
29:39par 58%
29:41de croissance des bénéfices
29:42est-ce que c'est amené
29:43à se poursuivre dans le temps
29:45en tout cas
29:45les chiffres les plus récents
29:47indiquent
29:47que c'est plutôt le cas
29:48et là où on pense
29:50qu'il y a une force
29:50pour la société
29:52vis-à-vis de concurrents potentiels
29:53c'est que d'abord
29:55arriver à avoir
29:56une telle activité
29:56à une telle envergure
29:58ça requiert
29:58des centaines de milliards
30:00de dollars investis
30:01donc ça c'est une barrière
30:02à l'entrée
30:02qui est considérable
30:03et surtout
30:04du côté de TSMC
30:05il y a un savoir-faire
30:07qui a été construit
30:08pas sur plusieurs années
30:09mais sur véritablement
30:10plusieurs décennies
30:11de fabrication
30:12de semi-conducteurs
30:13sur les niveaux
30:15de gravure
30:16les plus petits
30:17donc à chaque fois
30:18on essaie de miniaturiser
30:19au maximum
30:19les semi-conducteurs
30:21là on est sur une bascule
30:22de 3 nanomètres
30:23à 2 nanomètres
30:24de gravure
30:25et là ils sont vraiment
30:26à la pointe
30:27et de par leur savoir-faire
30:28la différence qu'ils font
30:29c'est qu'ils ont
30:30les rendements
30:30les plus élevés
30:32sur leur production
30:33de semi-conducteurs
30:34par rapport aux autres concurrents
30:35qui sont quand même
30:36loin derrière
30:36donc les Samsung
30:37Intel
30:37et Global Foundries
30:38voilà pour ce titre
30:40TSMC
30:40408 dollars
30:41hier soir la clôture
30:42moins 4%
30:43c'est vrai que le Nasdaq
30:44a perdu quasiment 2%
30:45bon néanmoins
30:46le titre gagne toujours
30:47donc plus de 45%
30:48depuis le début de l'année
30:49aujourd'hui ça pèse
30:50plus de 2000 milliards
30:51en termes de capitalisation boursière
30:53c'est la sixième
30:54capitalisation boursière mondiale
30:56bon on va voir
30:56si demain SpaceX
30:57va passer devant TCC
30:58en termes de capitalisation boursière
31:00ça sera vraiment
31:01la course des petits chevaux
31:02ça sera bien sûr
31:03à suivre sur BFM Business
31:04journée spéciale
31:06pour cette première journée
31:07de cotation
31:08alors on parle beaucoup
31:09de l'IA
31:09de l'intelligence artificielle
31:10des semi-conducteurs
31:11néanmoins
31:12il n'y a pas que l'IA
31:13dans la vie
31:13et c'est intéressant
31:14d'avoir un portefeuille
31:16diversifié
31:16surtout en ce moment
31:17et par rapport à cela
31:18ce matin
31:19vous voulez nous parler
31:19d'un champion américain
31:21de la santé
31:21il s'agit de Striker
31:23exactement
31:23et là ça va vraiment
31:24dans une logique
31:25de construction de portefeuille
31:26aussi
31:26parce qu'on voit
31:27que sur certaines sessions
31:28il peut arriver
31:29que les titres liés
31:30à la technologie
31:31ou à l'intelligence artificielle
31:32peuvent marquer le pas
31:33et on va avoir aussi
31:34en portefeuille
31:35des valeurs
31:35qui peuvent prendre la suite
31:37lorsqu'on est dans ce genre
31:38d'événements de marché
31:40c'est le cas avec Striker
31:41donc c'est une valeur
31:42du secteur de la santé
31:43on constate qu'il y a
31:44tout un tas de secteurs
31:45et surtout le secteur de la santé
31:46qui ont été délaissés
31:47au profit de l'IA
31:48et parfois on a
31:50des champions
31:50de certaines industries
31:51qui sont totalement
31:52oubliés du marché
31:54Striker donc
31:55a souffert
31:56de ce vent contraire
31:57sur le secteur de la santé
31:58ce qui s'ajoute
31:59en plus
31:59sur la baisse du cours
32:01en début d'année
32:02c'est une cyberattaque
32:03qui est venue d'Iran
32:05donc ça a été pendant
32:05justement le conflit
32:06le début du conflit
32:08entre les Etats-Unis
32:08et l'Iran
32:09une cyberattaque
32:10qui a impacté l'entreprise
32:11qui a mis à l'arrêt
32:12sur une période courte
32:14les opérations de la société
32:15mais cet événement
32:16il est ponctuel
32:17et il est résorbé
32:18et c'est pour ça
32:19qu'on pense que c'est un dossier
32:20qui est intéressant
32:22parce que
32:23ces fondamentaux
32:23restent inchangés
32:25cet événement ponctuel
32:26est derrière nous
32:27et on a une société
32:28qui fait partie
32:29des leaders
32:29dans tout ce qui est
32:31dispositifs médicaux
32:31et équipements hospitaliers
32:33avec un côté donc
32:34assez défensif
32:35avec ce positionnement
32:36sur le segment de la santé
32:37oui et on voit
32:39d'ailleurs dans leurs chiffres
32:40ils ont
32:40la très large majorité
32:42de leurs chiffres d'affaires
32:42qui est lié
32:43au nombre
32:45de procédures médicales
32:47donc souvent
32:47des éléments
32:48qui vont être utilisés
32:49dans une procédure
32:50et qui vont être jetés
32:51ou qui vont être utilisés
32:52juste pour la procédure
32:54donc ça donne
32:55une croissance
32:55qui est assez régulière
32:56c'est une entreprise
32:57aussi qui bénéficie
32:59des tendances démographiques
33:00notamment c'est un leader
33:02dans le monde
33:03de la chirurgie orthopédique
33:05donc les prothèses
33:05de genoux
33:06prothèses de hanches
33:07et sur ce type de patients
33:09on est autour
33:09de la soixantaine
33:10des personnes
33:11qui ont eu
33:12peut-être un peu
33:13une usure
33:13de leurs articulations
33:14mais qui veulent maintenir
33:16un style de vie
33:16assez dynamique
33:17et donc
33:19sur ces tendances-ci
33:20on a des tendances
33:21qui sont plutôt porteuses
33:22à long terme
33:22pour l'entreprise
33:23merci beaucoup
33:24Louis Bersin
33:25nous a accompagné ce matin
33:26pour nous partager
33:27les convictions
33:27de vos portefeuilles
33:28à la financière
33:29de l'échiquier
33:29avec donc Striker
33:31qui est coté
33:31à Wall Street
33:32un titre
33:33qui baisse
33:34depuis le début de l'année
33:35de l'ordre de 10%
33:36nous sommes à 308$
33:38en tout cas hier soir
33:39à la clôture
33:39et donc
33:40TSMC
33:41qui pour vous
33:42reste à un prix
33:43raisonnable
33:43malgré l'envolée
33:45du titre
33:46ces derniers mois
33:479h15
33:47on va continuer
33:48à parler
33:48de la tendance
33:49et surtout
33:50de ce qui se passe
33:50sur les marchés financiers
33:51avec Alexandre Baradez
33:52qui vient de nous rejoindre
33:53en plateau
33:56bonjour Alexandre
33:57chef analyste
33:58d'IG
33:58je le disais en préambule
33:59le Nasdaq
34:00a perdu 6,3%
34:01sur les 4 dernières séances
34:03donc on est sur un repli
34:04assez significatif
34:06même si quand on dézoome
34:07on est vraiment
34:08sur l'épaisseur
34:09du trait
34:10comment vous expliquez
34:11un petit peu
34:12ce revirement
34:13alors c'est vrai
34:13qu'il y a une semaine
34:14ou presque
34:14qu'on a eu les résultats
34:15de Broadcom
34:15le titre avait perdu 10%
34:17bon hier c'est Oracle
34:18qui était à moins 10
34:19là aussi
34:19après la publication
34:20de ces résultats
34:21est-ce qu'il y a une forme
34:22un petit peu de lassitude
34:23de ces augmentations
34:24de capital
34:26que ce soit sur SpaceX
34:27que ce soit sur Oracle
34:28là encore hier
34:29qui dit on va lever
34:3020 milliards de plus
34:31Supermicro
34:327 milliards
34:32enfin bref
34:33tout le monde en ce moment
34:33souhaite de lever de l'argent
34:34pour l'IA
34:35c'est un peu la très grosse
34:36c'est même la grosse différence
34:37par rapport au cycle
34:38qu'on a observé
34:39pendant les années précédentes
34:40en fait
34:40on était dans un schéma
34:42depuis 2000
34:43grosso modo
34:44de rachat d'actions
34:45récurrents de ces groupes
34:46à chaque fois qu'ils annonçaient
34:47leurs résultats
34:47on était sur des annonces
34:49alors les dividendes
34:50progressaient relativement peu
34:51ça c'est pas le fort de la tech
34:52parce que c'est une boîte de croissance
34:53mais en revanche
34:54ce qui est très souvent annoncé
34:55c'est des niveaux de rachat d'actions
34:56donc on diminue
34:57le flottant
34:58on diminue le nombre d'actions
34:59en circulation
34:59et ça forcément
35:00c'est favorable aux actionnaires
35:02ça renforce
35:03les bénéfices par action
35:04et ce qu'on observe
35:05et vous l'avez bien décrit
35:06depuis quelques semaines maintenant
35:07c'est des annonces
35:09de l'autre côté
35:10à la fois Alphabet
35:10qui explique
35:11qu'ils vont émettre
35:12pour 80-85 milliards
35:14d'actions nouvelles
35:14et puis des sources
35:16qui laissent entendre
35:17que Meta
35:17pourrait faire pareil également
35:18donc pour financer
35:19le développement de l'IA
35:19donc cette fois-ci
35:20c'est plus seulement
35:21un recours au fonds propres
35:23au cash
35:23c'est plus seulement
35:24un recours à la dette classique
35:25c'est-à-dire par émission obligataire
35:26désormais on voit
35:27que les méga-caps américaines
35:28parlent très clairement
35:29de démettre des actions nouvelles
35:31donc c'est l'opposé
35:32de rachat d'actions
35:32en fait
35:33vous diluez un petit peu
35:34l'actionnaire existant
35:35et vous l'avez décrit
35:36c'est à la fois
35:37c'est un mix en fait
35:37cette correction-là
35:38elle n'est pas délirante
35:39rappelons que le Nasdaq
35:40a pris plus de 30%
35:41en deux mois et demi
35:41et le semi-conducteur
35:43l'indice des semi-conducteurs
35:44doublé en deux mois et demi
35:45donc avoir 6
35:46même 10% de baisse derrière
35:47ne serait pas dramatique
35:48mais c'est effectivement
35:49à la fois Broadcom
35:50des résultats qui sont
35:51très légèrement
35:52en dessous des attentes
35:52ces émissions d'actions nouvelles
35:54la question des taux aussi
35:55qui reste toujours élevée
35:56l'incertitude géopolitique
35:57qui pèse un petit peu
35:58et puis probablement
35:59certains font un peu de place
36:00effectivement dans leur ligne
36:02pour accueillir
36:03la gargantuesque IPO
36:05de SpaceX
36:06qui va nécessiter la liquidité
36:07et donc il est aussi possible
36:08qu'on ait quelques arbitrages
36:09au sein des portefeuilles
36:10un petit peu en amont
36:11de cette introduction en ours
36:12avec à l'horizon des Anthropik
36:14et des Open AI également
36:14En tout cas l'Europe
36:16ces derniers jours
36:17surperforme
36:17par rapport aux Etats-Unis
36:19l'Europe a été pénalisée
36:20par l'absence
36:21de grandes valeurs technologiques
36:22bon là ces derniers temps
36:23c'est une force
36:23typiquement le CAC 40
36:24gagne 0,3
36:25alors que Yaa Wall Street
36:26a perdu 2
36:26donc on est quand même
36:27sur un écart assez important
36:30maintenant la question
36:31c'est
36:31c'est quoi le relais ?
36:33C'est quoi le relais
36:33en dehors de l'intelligence artificielle ?
36:36Le premier relais
36:37il va être
36:37dans la géopolitique
36:38c'est à dire que
36:39on voit tout à fait en Europe
36:40et tous les indicateurs
36:42se sont retournés
36:43exactement au moment
36:44du début de la guerre en Iran
36:46quand vous regardez
36:46les indices de confiance
36:47en France
36:48consommateurs par exemple
36:49les indices en Allemagne
36:51le ZU, l'IFO
36:51quand vous regardez
36:52les PMI aussi
36:53ces fameux indices d'activité
36:54en zone euro
36:54regardez bien
36:55sur les 10 derniers mois
36:57vous allez voir
36:57que la cassure à la baisse
36:58est très nette
36:59à partir de mars, avril, mai
37:01toute cette partie
37:02liée au début de la guerre en Iran
37:03et si vous regardez
37:04les indices européens
37:05c'est ça qui les a aussi empêchés
37:06d'aller chercher
37:07de nouveaux records
37:07contrairement aux indices américains
37:09beaucoup plus sensibles à la tech
37:10en Europe on a des valeurs
37:11effectivement plus sensibles à l'énergie
37:12l'Allemagne aussi
37:13et je dirais que
37:14le premier gros catalyseur
37:15pour l'Europe
37:16sera la détente
37:17du conflit géopolitique
37:18parce que
37:18vous allez avoir
37:19une réaction en chaîne
37:20positive
37:20qui se créera à ce moment là
37:23détente géopolitique
37:24égale pétrole
37:25qui retombe
37:25égale taux
37:26qui se détendent
37:27égale banque centrale
37:29qui diminue
37:30la rhétorique agressive
37:31par rapport
37:32aux hausses de taux
37:34et puis également
37:34vous aurez une diminution
37:35du coût de l'argent
37:35donc on verra
37:37je pense de manière instantanée
37:38si la géopolitique se détend
37:39réellement
37:40avec de vrais accords
37:41et que le pétrole retombe bien
37:42sous les 80 dollars
37:43il ne faut pas rester au-dessus de 80
37:44mais entre 70 et 80
37:45vous verrez que les indices européens
37:47à ce moment là
37:47d'un seul coup
37:48auront des réactions
37:48beaucoup plus positives
37:49parce que c'est vraiment ça
37:51le frein des derniers mois
37:52et puis aussi
37:53ne pas oublier que l'Europe
37:54alors c'est historique
37:55on sait que l'Europe
37:55est moins chère
37:56que les marchés américains
37:57en termes de valorisation
37:58mais si vous prenez
38:00le stock 600
38:00donc l'indice élargi
38:01des valeurs européennes
38:03il se paie
38:0315 fois les bénéfices anticipés
38:05c'est à dire exactement
38:05sa moyenne de valorisation
38:07des dix dernières années
38:07c'est à dire qu'on n'a pas un marché
38:09qu'on peut considérer
38:09comme cher en Europe
38:10il n'est pas non plus de données
38:11mais il n'est pas cher
38:12alors que les marchés américains
38:13eux par rapport à la moyenne
38:14de valorisation
38:15sont assez nettement dessus
38:16donc l'Europe
38:17n'attend pas grand chose
38:18en fait en termes de catalyseurs
38:19et la géopolitique
38:20sera le principal d'entre eux
38:21je pense
38:21la BCE cet après-midi
38:22qui a probablement
38:24remonté ses taux
38:25en tout cas c'est très largement
38:26intégré par le marché
38:26qui anticipe au moins
38:2870 points
38:29en termes de resserrement monétaire
38:31est-ce que c'est un sujet
38:33ou non au final
38:33c'est pas un sujet
38:34au final tout est dans les cours
38:36déjà
38:36c'est un vrai sujet
38:38une hausse de taux
38:38n'est pas un très gros sujet
38:40à court terme
38:40parce qu'effectivement
38:41on a une inflation sous-jacente
38:42en zone euro
38:42c'est à dire hors alimentation
38:44hors énergie
38:44qui est remontée à 2,5%
38:46donc là dessus
38:46on a un taux de dépôt
38:48de la BCE qui est à 2%
38:49le ramener à 2,25%
38:50avec une inflation à 2,5%
38:52c'est tout à fait correct
38:53comme politique monétaire
38:54ce qui est plus problématique
38:55et ce qu'il ne faudra pas faire
38:56et espérons que l'Iran
38:58sera réglé ici là
38:59c'est la deuxième hausse de taux
39:01potentiellement en septembre
39:02voire la troisième
39:03d'ici la fin de l'année
39:04le marché aujourd'hui
39:05si on regarde les anticipations
39:06les probabilités de marché
39:07c'est 55% de probabilité
39:09pour une hausse en septembre
39:10ce qui n'est pas négligeable
39:11et on me demandait à l'instant
39:12qu'est-ce qu'il pourrait faire
39:13bouger un peu les indices européens
39:15typiquement ça
39:15des anticipations de hausse de taux
39:17qui redescendent
39:18en dessous des 50% pour septembre
39:20et ça ça va être lié à quoi ?
39:21ça va être lié exclusivement
39:22à ce qu'on va voir
39:23sur les prix de l'énergie
39:24et sur l'évolution de la géopolitique
39:25donc la réunion du jour
39:27elle va être intéressante
39:27on sait qu'il y aura une hausse de taux
39:29donc ça c'est acquis
39:29c'est vraiment le discours
39:30de Christian Lagarde
39:31qui va être intéressant
39:32c'est le communiqué de la BCE
39:33qui va être intéressant
39:35donc c'est vraiment les projections
39:36qui vont nous intéresser aujourd'hui
39:37plus que le résultat de la réunion
39:38où on sait qu'il y aura hausse de taux
39:40On est dans une séquence banque centrale
39:41mercredi prochain
39:42la Fed
39:42hier on a eu des données d'inflation
39:44aux Etats-Unis
39:44l'inflation qui est sur des plus hautes 2023
39:46au-delà des 4%
39:484,2
39:48alors bien sûr les prix de l'énergie
39:49notamment l'essence
39:50plus 40%
39:52au mois de mai
39:53donc forcément
39:53ça a pris une place importante
39:55dans cette inflation aux Etats-Unis
39:56alors Donald Trump
39:57a toujours l'air de surprendre
39:58hier il a dit
39:59qu'il aime l'inflation
40:00ce sont des super chiffres
40:02alors bon c'est assez étonnant
40:03est-ce qu'il faut voir là
40:04le mania de l'immobilier
40:05qui parle
40:06et donc qui trouve
40:06que l'inflation c'est super
40:08en attendant
40:09il essaye de rassurer
40:10à l'approche des mid-terms
40:11bien sûr
40:12après il dit
40:12ne vous inquiétez pas
40:13ça va tomber comme une pierre
40:14une fois que la guerre sera finie
40:15bon en attendant
40:164% c'est pas neutre
40:17alors là où il n'a pas tort
40:18c'est qu'effectivement
40:19je pense qu'effectivement
40:20une fois que la guerre sera terminée
40:21le pétrole retombera
40:22on voit aussi qu'aux Etats-Unis
40:24il y a eu des effets
40:24si on les a en Europe
40:25on les a évidemment aussi
40:26aux Etats-Unis
40:27ces effets liés au pétrole
40:28mais le problème des Etats-Unis
40:29que nous n'avions pas en Europe
40:30c'est qu'avant la guerre en Iran
40:32vous aviez déjà une inflation
40:33qui était assez nettement
40:34toujours assez nettement
40:35au-dessus de l'objectif
40:36alors qu'en zone euro
40:37si on va regarder l'inflation
40:37avant l'Iran
40:38on était aux alentours de 2%
40:39donc dans l'objectif
40:40il n'y a pas de soucis
40:41de ce côté là
40:41donc c'est ça le problème américain
40:42c'est que
40:43leur économie
40:44alors c'est pas un problème
40:44mais ils ont une économie
40:45qui est plus résiliente
40:45l'inflation s'est maintenue
40:47déjà avant la guerre en Iran
40:48et puis il y a aussi
40:49l'effet des taxes douanières
40:49ça ils n'en parlent pas trop
40:50mais beaucoup de banques américaines
40:51JP Morgan ou Goldman Sachs
40:53estiment que
40:54les tarifs douaniers
40:55ajoutent actuellement
40:56entre 0,5 et 0,7%
40:58à l'inflation sous-jacente
40:59ce qui est beaucoup donc
41:00c'est grosso modo
41:01s'il n'y a pas des tarifs douaniers
41:02et pas la guerre en Iran
41:02et bien la Fed
41:03serait toujours en train de discuter
41:05et aurait même probablement
41:06peut-être réaliser une baisse de taux
41:07là au printemps
41:08donc on voit qu'il y a
41:09deux gros paramètres
41:10pour l'économie américaine
41:11effectivement les taxes douanières
41:12il faut que ces effets s'estompent
41:14et puis la fin de la guerre en Iran
41:15et à ce moment-là
41:15oui Kevin Walsh
41:16on parlera de baisse de taux
41:17mais Donald Trump
41:18effectivement
41:18il essaie de minorer l'inflation
41:20mais 4,2% d'inflation globale
41:22rendez-vous compte
41:22il y a aussi un élément
41:23il ne faut pas oublier
41:24c'est que si l'inflation est très forte
41:26les salaires réels aux Etats-Unis
41:28c'est-à-dire votre pouvoir d'achat réel
41:29il est retombé négatif
41:31pour la première fois
41:32c'est-à-dire que les salaires
41:32qui progressent de 3 et quelques pourcents
41:34avec une inflation à 4%
41:35c'est la première fois
41:36depuis plusieurs années
41:37vous avez un salaire réel
41:38qui redevient négatif aux Etats-Unis
41:40ce qui implique donc
41:41ce qui signifie
41:42une perte de pouvoir d'achat
41:42pour les Américains
41:43au milieu de tout ça
41:44aujourd'hui
41:44quel est votre biais
41:45Alexandre Baradès
41:46pour le marché actions
41:47en termes d'allocations de secteurs
41:49qu'est-ce qui vous intéresse
41:49il y a trois strates
41:50si vous voulez
41:51les marchés américains
41:51assez chers
41:52importés par la tech
41:53donc en ce moment
41:53je ne suis pas très chaud
41:55pour y aller
41:55sur ces niveaux de valorisation
41:56l'Europe me paraît attractive
41:58sans attendre de miracles à court terme
41:59il y a 15 fois
42:00les bénéfices anticipés
42:02avec encore une fois
42:02un début d'année
42:03qui s'était plutôt bien passé
42:04pour l'Europe
42:04une fois que la guerre en Iran
42:05sera passée
42:06les nuages vraiment
42:07vont se dégager
42:08et il sera temps d'y aller
42:09et puis la troisième strat
42:10c'est la partie émergente
42:11mais pas les émergents
42:12incluant la tech
42:13c'est les émergents
42:14surtout Chine en fait
42:15voilà
42:15plus trop émergents aujourd'hui
42:17mais je trouve que la Chine
42:17est vraiment
42:18à des niveaux de prix
42:19qui sont plus qu'attractifs
42:20actuellement
42:20sur des gros indices
42:22type Hang Seng notamment
42:23la tech chinoise
42:23ne vaut pas grand chose
42:24en bourse aujourd'hui
42:25donc voilà
42:25il y a un marché comme ça
42:26autant la Corée du Sud
42:27ça a flambé
42:28avec les Samsung et autres
42:30autant les actions chinoises
42:31n'ont pas profité
42:32du boom
42:33qu'on a eu ces deux derniers mois
42:34donc je dirais
42:34de manière très discrète
42:35mais la Chine
42:36reste attractive
42:37et sur les Etats-Unis
42:38je méfie un peu
42:39de toutes ces annonces
42:40IPO ou autres
42:40et surtout sur la tech
42:41que je trouve clairement chère
42:42en ce moment
42:43Merci beaucoup
42:44Alexandre Baradé
42:44vous avez l'accompagné
42:45ce matin en plateau
42:46chef analyste
42:47DJ 9h24
42:48on va faire un petit détour
42:49du côté de Perceval Finance Conseil
42:51où nous attend
42:52Jean-Louis Cussac
42:54Et le CAC 40
42:55qui est finalement
42:55dans le vert
42:56plus 0,4%
42:57alors qu'on était
42:58en petite baisse
42:59en préouverture
43:018199 points
43:02du côté de l'Eurostock 50
43:03c'est une hausse
43:03de 0,6%
43:04tiens on a Hugo Boss
43:05qui gagne un peu plus
43:06de 6%
43:07dans le secteur
43:07des mid-cap
43:08avec un groupe
43:09qui propose
43:10une OPA
43:11sur le groupe
43:13Hugo Boss
43:14de l'ordre de 2 milliards
43:15d'euros
43:16ce titre
43:17Hugo Boss
43:17est en hausse
43:18d'un peu plus
43:18de 6%
43:19à Francfort
43:19bon sur les niveaux
43:20des tendances
43:21des indices
43:21comment vous regardez
43:22ce qui se passe
43:23Jean-Louis Cussac
43:26Eh bien c'est toujours
43:29haussier
43:29non affirmé
43:30on va dire
43:30parce qu'il n'y a pas
43:31de relais
43:31donc on va dire
43:32que c'est
43:33on appelle ça
43:34une hausse
43:35qui est un signal
43:36non affirmé
43:37l'idée c'est
43:38d'acheter des replis
43:39mais là
43:40déjà par rapport
43:41à la prouverture
43:42on a progressé
43:45de 0,7%
43:45en fait
43:46depuis l'ouverture
43:47du CAC 40
43:48on voit les phénomènes
43:49algorithmiques
43:50systématiques
43:51c'est vraiment
43:53un marché
43:54très particulier
43:55partout
43:56avec de fortes
43:57volatilités
43:57intraday
43:58parce que
43:59entre de fausses
44:00déclarations
44:01la guerre psychologique
44:03ça amène
44:04beaucoup de confusion
44:05chez les investisseurs
44:06aussi beaucoup de prudence
44:07il n'y a pas de visibilité
44:09ils retiennent une chose
44:10c'est qu'il y a
44:11des tensions inflationnistes
44:12et que là
44:13il y a un risque
44:14important
44:15sur l'évolution
44:16des taux
44:16et des décisions
44:18au futur de la Fed
44:20bon
44:20alors du coup
44:21ils n'appuient pas
44:21vraiment sur les
44:22sur les boutons
44:23achat-vente
44:25et on l'a vu
44:26étant donné
44:27la vitesse
44:28des replis
44:28qu'on a eu
44:29à New York
44:30qui a déjà regagné
44:31un 35
44:31depuis le plus bas
44:32de cette nuit
44:33ça va vite aussi
44:34comme hier
44:35en fait
44:35comme hier matin
44:36et bien
44:37il faut
44:38être opportuniste
44:40il faut
44:40soit ne pas faire
44:41grand chose
44:42en tout cas
44:42être prudent
44:43bien sûr
44:44mais tenter
44:45d'acheter
44:46avec conviction
44:47si on peut en avoir
44:48des valeurs
44:50c'est pas facile
44:51du tout
44:51parce que
44:52il y a de grosses
44:53dispersions
44:54dans les performances
44:55il y a une grosse
44:56divergence
44:58on avait
44:58les services
45:00informatiques
45:01les Capgemini
45:02Atos
45:02qui avaient beaucoup
45:02progressé
45:03surtout Atos
45:04c'était incroyable
45:05elle a tout reperdu
45:07alors vous voyez
45:08c'est des mouvements
45:09mais plus 40
45:10moins 30
45:12pour cent
45:12c'est beaucoup
45:13alors en quelques
45:14semaines
45:15mais ce sont des mouvements
45:17assez impressionnants
45:18alors un coup
45:19c'est l'IA
45:19va détruire le métier
45:21le lendemain
45:21c'est l'IA
45:22va au contraire
45:24ouvrir des portes
45:25et permettre
45:27de faire
45:27plus de business
45:29et puis là
45:29du coup
45:30ça rebaisse
45:30donc ça doit être
45:31que l'IA
45:31est probablement
45:32destructeur d'activités
45:33mais allez savoir
45:34donc c'est une situation
45:37encore une fois
45:38très très très spéciale
45:39avec un CAC 40
45:40qui résiste bien
45:41les marchés européens
45:41résistent bien
45:43ils ont l'oeil un peu
45:44rivé sur le pétrole
45:45alors qu'ils ne s'envolent pas
45:46mais quand même
45:47on peut se poser la question
45:49de l'approvisionnement
45:51notamment à la rentrée
45:52la pénurie
45:52qui pourrait y avoir
45:54c'est vrai que
45:55les investisseurs
45:57voient plutôt les choses
45:57du bon côté
45:58en se disant que
45:59ça finira pas s'arranger
46:01en attendant
46:02le CAC 40
46:02ça fait quoi
46:0312 séances
46:03qui fait du surplace
46:04à peu près
46:05entre 8100
46:068300
46:07il est hyper hésitant
46:10mais avec des volatilités
46:12implicites également
46:13qui sont très volatiles
46:15on évolue entre
46:1713 et 17
46:1918
46:20il y a sur les actions
46:21beaucoup d'intérêts spéculatifs
46:23tout de même
46:23globalement
46:24on voit que c'est très spéculatif
46:26on voit pas
46:27d'idées fortes
46:29il y en a toujours un petit peu
46:30bien sûr
46:30mais globalement
46:33il y a quand même
46:33une hyper méfiance
46:34et ça qui est pas mal
46:36là on pourrait dire
46:37qu'on achète sur des replis
46:38oui d'accord
46:39mais alors ce matin
46:40moi j'achetais
46:41trop bas
46:43parce que aussi
46:43on avait un peu acheté
46:44hier soir
46:45mais là ça serait maintenant
46:47sur des replis
46:48vers
46:498 140
46:50mais on est déjà
46:50à 8200 sur le futur
46:52donc
46:53on va dire que c'est déjà
46:54un peu loin
46:54alors peut-être
46:55qu'il va falloir remonter
46:56les niveaux d'achat
46:56vers 70
46:58ce qu'il faut retenir
46:59je pense
47:00c'est que
47:00le retournement
47:02de tendance
47:04je le conserve
47:05sous les 7008
47:06voilà
47:07et donc tant qu'on casse pas
47:087008
47:09alors évidemment
47:09si on s'approche de cette zone
47:11on casse 8000
47:12avec un petit peu
47:13de détérioration
47:16géopolitique
47:16enfin avec
47:17des choses
47:19vraiment désagréables
47:20avec l'Iran
47:20et entre l'Iran
47:21et les Etats-Unis
47:22on n'achètera pas
47:23systématiquement
47:23bien évidemment
47:24mais pour l'instant
47:25sur le plan technique
47:26c'est 7008 cassés
47:27retournement de tendance
47:28et donc actuellement
47:30la hausse n'est pas infirmée
47:32on cherche toujours
47:33plutôt des opportunités
47:34à l'achat
47:35plus 0,46% à l'instant
47:378199 points
47:38pour le CAC 40
47:39sur le cash
47:40parce que vous faisiez référence
47:41au contrat futur
47:42merci beaucoup
47:43Jean-Louis Cussac
47:44de nous avoir accompagné
47:45ce matin
47:45trader pour compte propre
47:46chez Perceval Finance Conseil
47:47les futurs américains
47:49sont également dans le vert
47:50ça sera bien sûr
47:51à suivre tout à l'heure
47:52dans BFM Bourse
47:53avec Guillaume Sommerer
47:54il faudra bien sûr
47:55suivre avec beaucoup d'attention
47:56le titre Oracle
47:57qui était en baisse de 10%
47:58hier après la publication
47:59de ses résultats
48:00dans une poignée de secondes
48:00les experts
48:01avec Raphaël Lejean
48:02très bonne journée
48:03Good Morning Market
48:05sur BFM Business
48:06Sous-titrage Société Radio-Canada
48:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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