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  • il y a 1 jour
Ce lundi 26 janvier, Rémy Gicquel, gérant chez Swiss Life Gestion Privée, et Daniel Morris, responsable de la stratégie de marché chez BNP Paribas Asset Management, se sont penchés sur les publications des Gafam, l'eurodollar, les marchés boursiers, le cours de l'or et l'économie américaine dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00L'IFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Avec nos experts qui nous rejoignent dans un instant, Antoine Priorité au direct, 17h04, vous avez repéré une info intéressante.
00:09On vient de plipper, 19,08 sur l'euro dollar, plus haut de 5 ans pour notre devise face au billet vert qui n'arrête pas de se déprécier.
00:19On va en parler avec nos experts ce soir, en plus à cheval entre l'euro et le dollar, à cheval entre la France, l'Europe et les Etats-Unis, Rémi Gickel, il est franco-américain.
00:26Bonsoir Rémi, bienvenue gérant pour SwissLive Gestion Privée et avec nous aussi Daniel Maurice, responsable de la stratégie de marché de BNP Paribas, Asset Management.
00:34Bonsoir Daniel, 100% américain pour le coup, ce sera très intéressant.
00:38Bon, c'est la vérité.
00:41Ce sera passionnant de vous écouter messieurs, américain Daniel, franco-américain Rémi.
00:46D'abord, rebondissons sur l'actu, effectivement, le dollar qui ne cesse de reculer et ce soir, donc, ça y est, on vient de franchir le cap, l'euro vaut plus d'1,19, 1,19,01.
00:55Bon, je regarde un peu plus tôt le dollar en taux, disons en termes réels, donc ajustés pour l'inflation et avec les poids des partenaires des Etats-Unis en temps de libre-échange.
01:09Donc, real trade way to the dollar.
01:10Et c'est vrai que le dollar par rapport à l'euro a perdu pas mal de valeur ces dernières années, mais si on regarde le trade way to the dollar, pas autant.
01:19Donc, ça a perdu, l'année passée, c'était seulement 5%.
01:22On sait, c'est plus avec l'euro, mais en fait, c'était seulement 5% globalement.
01:27Et en fait, ça, c'était la moitié du montant que ça a perdu pendant la première administration de Trump.
01:35Donc, en fin de compte, c'est pas si, bon, surprenant et pas si grand que cela, surtout vu tous les changements qu'on a eu.
01:42Oui, ça pourrait être pire, c'est votre message.
01:44Oui, le dollar recule, ça pourrait être pire.
01:46Oui, et aussi, cette idée, on va arriver, je suppose, à un certain point, de ça, l'Amérique, est-ce que ça se passe parce que les étrangers ne veulent plus avoir les assets américains, soit obligations, soit actions ?
01:58Et c'est pour ça que le dollar perte valeur.
02:01Et bon, il y a certes une facture dans cette perte valeur, mais globalement, j'y crois pas.
02:07Les divises changent valeur.
02:08Et bon, par exemple, si on regarde ce qui s'est passé avec le dollar de 2002 à 2011, ça a perdu 23, pardon, 28% en trade-weighted terms.
02:19Et si je me souviens bien, on ne parlait pas de fin des États-Unis à l'époque.
02:25Donc, ça peut bouger beaucoup.
02:26Oui, mais vous n'attribuez pas ce mouvement, donc cette baisse du dollar à ce qu'on appelle la dédollarisation.
02:31Un certain nombre de pays qui voudraient tourner le dos au dollar avec, bon, ben voilà, c'est vrai,
02:35le droit exorbitant du dollar, enfin, je ne sais plus comment on dit, en tout cas,
02:40le dollar, notre monnaie, votre problème, comme disent les Américains, avec un droit associé au dollar,
02:44effectivement, des avoirs en dollars russes, par exemple, qui ont été gelés,
02:47ce qui peut poser des questions à certains pays qui détiennent beaucoup de dollars aussi.
02:51Vous dites non, ça ne participe, ça n'explique pas suffisamment le mouvement de baisse du dollar
02:56pour véritablement seulement mettre en avant cet argument.
02:58Non, pas tellement, parce que c'est un facteur et ça se passe, je n'y dis pas.
03:01Mais, par exemple, cette idée de Cell America, si on regarde les achats des étrangers et des assets américains,
03:08soit actions, soit obligations, dans les sept mois depuis le Liberation Day l'année passée,
03:15les achats des étrangers et des assets américains sont deux fois plus grands que dans les sept mois précédents.
03:21Alors, en fait, ça ne se passe pas. En général, on achète encore plus.
03:24Donc, il y a une nécessité dans cela, c'est-à-dire que les États-Unis ont toujours un très déficit.
03:31Il faut le financer, on le finance à travers les achats des étrangers.
03:34Donc, ça, c'est un peu une nécessité.
03:37Mais l'important est qu'on n'était pas, ou disons, les Américains, le gouvernement américain,
03:42n'était pas obligé à leur donner plus de rendement pour leur convaincre d'acheter les obligations.
03:48Disons, l'obligation des Américains à 10 ans, c'était plus ou moins à la fin d'année stable.
03:52Donc, on achète toujours, en fait, on achète plus en même temps.
03:56Donc, pour moi, ça veut dire que non, ça existe pour certains sens, mais globalement, non.
04:01Bon, le débat est lancé. L'euro, ce soir, franchit la barre d'un dollar 19.
04:05C'est le dollar qui recule plus que l'euro ne progresse.
04:07C'est Valéry Giscard d'Estaing qui disait le privilège exorbitant du dollar.
04:10Voilà, j'ai essayé de trouver la citation.
04:11Le privilège exorbitant du dollar associé au droit américain, l'extraterritorialité.
04:16Est-ce que, alors, même question, en l'occurrence, Rémi,
04:18est-ce que ce mouvement, quand même, cette réaccélération baissière du dollar en début d'année,
04:24vous l'attribuez à la dédollarisation ?
04:26C'est l'América, comme vous disiez, Daniel, où vous voyez des facteurs plus classiques à l'œuvre ?
04:31On parle beaucoup, quand même, de la baisse du dollar, mais surtout la hausse de l'euro.
04:36Parce que c'est la même chose contre le Yen, c'est la même chose contre le Remedy.
04:40Et ça, c'est un problème pour tous les exportateurs européens.
04:43Les grandes multinationales européennes, qui sont un grand facteur de la croissance des profits,
04:49sont pénalisées par cette forte hausse de l'euro.
04:54On avait bon espoir en début d'année de voir une stabilisation sur les derniers mois.
05:00Mais là, il faut croire que le trend continue.
05:03Donc, c'est vraiment quelque chose à prendre en compte
05:05et qui pénalise l'Europe plus que ça ne pénalise les États-Unis.
05:09Sur les marchés, comment tout cela se traduit-il ?
05:12On est sur la dernière semaine de janvier.
05:14Là, on entame la dernière semaine de janvier.
05:15Globalement, pour l'instant, janvier est positif.
05:17L'Eurostock 50 sur janvier gagne 2,5%.
05:19Madrid, 2%.
05:21Le DAX, 1,5% sur janvier.
05:23Le S&P aux États-Unis aussi progresse un peu moins que l'Europe, plus 1%.
05:26Et le CAC, lui, recule un peu, moins 0,2%.
05:28Mais pour l'instant, on a des marchés qui, K1, K1, K1 auront plutôt tenu.
05:33Est-ce que la résilience, même s'il y a eu des petites alertes au cours de certaines séances,
05:37mais la résilience des marchés ces deux, trois dernières semaines aux assauts de Donald Trump, quand même ?
05:42On n'est peut-être pas au bout, d'ailleurs, de ces assauts,
05:44mais est-ce que la façon dont les marchés ont réagi vous rassure ?
05:46Est-ce que vous vous dites qu'avec un Donald Trump qui ne cesse de sécouer l'arbre,
05:49les marchés sont en permanence en train, en ce moment, de se poser les bonnes questions,
05:53de s'assainir et échappent au sentiment d'euphorie qui, parfois, peut les menacer ?
05:59Il y a quand même un secteur qui est très porteur, avec une double détente aujourd'hui,
06:05une détente monétaire et une détente fiscale aux Etats-Unis.
06:08Et ça, c'est quand même des moteurs qui sont plus importants et plus puissants
06:12que des aléas de Donald Trump.
06:16Et puis ensuite, au bout d'un an, je crois que les marchés commencent à s'habituer à nouveau.
06:21On parle de plus en plus à chaque fois du taco trade,
06:25qui est toujours gagnant pour le moment en bourse.
06:28Les fondamentaux sont quand même solides.
06:31Le marché de l'emploi aux Etats-Unis reste quand même solide,
06:34malgré quelques faiblesses.
06:36L'inflation redescend.
06:37Et ça, c'est quand même porteur pour toutes les bourses,
06:41aussi bien européennes qu'européennes.
06:43On va parler des publications dans un instant,
06:46mais c'est vrai, il ne cesse de secouer les marchés et le monde,
06:49au-delà des marchés Donald Trump.
06:51Et les marchés, grosso modo, ont tenu.
06:53Comment est-ce que vous regardez ça ?
06:54Et la question subsidiaire, Philippe, Daniel,
06:57est-ce que, quelque part, on est dans des marchés d'autant plus sains
07:02que Donald Trump ne cesse de les secouer ?
07:04Et donc, ils sont amenés, les marchés, à tout le temps remettre en cause
07:07les scénarios qu'ils ont en tête, tout le temps se remettre en cause,
07:11tout le temps assainir, consolider, vendre ce qui était trop...
07:15Parce que les scénarios de Donald Trump, parfois,
07:17nous secouent au point qu'il faut sans cesse remettre le travail sur l'ouvrage.
07:22Est-ce que, quelque part, ce que fait Donald Trump évite au marché
07:25de monter trop en ligne droite sans se poser les bonnes questions ?
07:28Bon, je crois que c'est intéressant de comparer les réactions des marchés
07:32de ce qui s'est passé la semaine passée et ce qui s'est passé après Liberation Day,
07:36parce que c'est bien différent.
07:38Comme vous dites, il n'y a pas eu beaucoup de réactions dans les marchés d'action.
07:41Pourquoi ? Je crois qu'un facteur est que ce n'est vraiment pas la même chose.
07:46C'est-à-dire, ce qui s'est passé avec Erlande, avec aussi Venezuela,
07:50ce qui peut se passer avec Iran, c'est plutôt côté géopolitique.
07:55Donc, certes, c'est important, on parle de quel est l'avenir des Nations Unies,
07:59de NATO, alors c'est important, mais ce n'est pas évident ce que ça veut dire
08:03pour la croissance économique, pour les bénéfices des entreprises
08:07dans les 12 mois qui viennent.
08:08Ça, c'est moins clair.
08:09Alors, la réaction qui était assez peu, je crois, au niveau plus bas,
08:15c'était moins 2 %, c'est peu.
08:17Par rapport à Liberation Day, c'était moins 9, moins 12, OK ?
08:21Donc, je crois que les marchés avaient raison.
08:23Ce n'est pas que les investisseurs, peut-être, s'ennuient ou s'habituent.
08:26Ce n'était vraiment pas la même chose.
08:28Donc, c'est plutôt politique, pas économique.
08:31C'est pour ça qu'on avance.
08:33Là, d'ailleurs, où on a vu une réaction plus grande,
08:37c'était dans le prix d'or.
08:38Là, c'était différent.
08:40L'once d'or.
08:41C'est là où ça a monté et ça reflète ce qui est plutôt géopolitique,
08:45pas forcément financier.
08:46Oui.
08:47L'once d'or qui a franchi aujourd'hui, donc pour la première fois,
08:49le cap des 5 000 dollars.
08:50Et on regarde les futures, on est quasiment à 5 100 dollars.
08:52Ça va hyper vite.
08:54Pareil, alors c'est quoi le principal moteur ?
08:56C'est la peur ?
08:57C'est les émergents qui tentent de se dédollariser ?
08:59Vous allez me dire non, puisque vous ne croyez pas à cette thèse de la dédollarisation.
09:02Comment est-ce que vous regardez ce mouvement très puissant sur l'or ?
09:07Goldman Sachs pense qu'on est qu'au milieu de la hausse.
09:09Goldman Sachs voit l'or monter à 5 400 dollars.
09:12L'once d'or d'ici la fin de l'année.
09:135 400 dollars dès cette année.
09:16Rémi ?
09:16Oui, en effet, c'est un peu tous les éléments que vous avez mentionnés.
09:21On voit que les banques centrales émergentes ont accéléré l'acquisition d'or.
09:26L'année dernière, c'était la banque centrale de Pologne,
09:29qui a été le plus grand acheteur d'or.
09:31Après, on a aussi les particuliers qui suivent le trend
09:36et les institutionnels qui considèrent qu'aujourd'hui,
09:40les déficits partout dans le monde, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon,
09:43créent quand même de l'incertitude.
09:46Et une devise forte comme l'or, qui est très contrainte en termes d'offres,
09:53permet de se diversifier.
09:54Et donc, si on ne peut pas forcément parler de dédollarisation,
09:58on peut vraiment parler d'une diversification des principaux investisseurs du monde entier.
10:02Vous-même, vous renforcez l'exposition à l'or.
10:05Vous vous dites, là, on est à plus de 5 000 dollars.
10:06Vous vous dites, il n'est pas trop tard.
10:08Comment on se positionne maintenant qu'il est à plus de 5 000 et sur un nouveau record ?
10:11Oui, nous avons en effet, dans les différentes stratégies,
10:14que nous manageons une poche sur l'or ou les métaux précieux.
10:20Ensuite, c'est d'essayer de le faire le plus intelligemment possible,
10:25en attendant des soubresauts.
10:26Les matières premières, en général, sont quand même très volatiles.
10:31Et très souvent, on voit qu'il y a des opportunités pour renforcer.
10:34Chez BNP, comment est-ce que vous abordez cette thématique de l'or ?
10:38Plus de 5 000 dollars, c'est encore investissable ou ça devient un peu chaud, là ?
10:41Bon, pour nous, on privilège plutôt les actions des mineurs d'or,
10:46parce qu'on voit qu'ils sont un peu en retard par rapport au prix.
10:49Donc, c'est de ce point de vue où on voit toujours l'or plus tôt.
10:51Ils ont des valeurs en retard sur l'once d'or, les acteurs ?
10:53Oui, ils n'ont pas augmenté autant que le prix d'or.
10:55Donc, la marge, c'est une opportunité.
10:57Et aussi, je veux préciser, comme tu dis,
11:00qu'il n'y avait pas cet achat ou cette sale de dollars.
11:03Mais en même temps, on croit bien qu'on achète de l'or
11:06et qu'on vend les obligations américaines.
11:08Mais ça peut aller parallèle,
11:11parce qu'il y a une chose vraiment purement géopolitique,
11:13vu qu'on voit ça commencer plutôt avec l'Ukraine,
11:17les guerres en Ukraine.
11:18Et cette idée pour certaines banques centrales
11:20qui ne veulent pas avoir beaucoup de trégéries dans leurs réserves
11:23et cette exposition vers les États-Unis.
11:26Donc, ça, c'est un peu à part.
11:27Ce qui se passe autrement, c'est clair, comme Rami a dit,
11:31il y a l'incertitude qui augmente et ça va continuer.
11:35Et on cherche les assets qui, on pense, peuvent nous agir
11:39s'il y a des problèmes.
11:41Et l'or, c'est évidemment une option.
11:43Oui, au rayon incertitude,
11:45qui est sans doute le rayon le plus fourni du supermarché en ce moment,
11:48il y en a d'autres à venir.
11:49On parlera de la fête dans un instant
11:50et surtout d'un possible shutdown.
11:51Juste avant, au contraire, on va regarder l'autre rayon,
11:54les certitudes, en tout cas,
11:55ce qui pourrait nous amener un peu plus de visibilité.
11:57Les publications, on va rentrer cette semaine vraiment dans la saison des résultats.
12:01Demain, LVMH va ouvrir sérieusement le bal pour le marché parisien.
12:05Puis, il y aura les GAFAM aux États-Unis
12:06qui publieront cette semaine également,
12:08notamment Meta, Apple ou encore Microsoft.
12:11Tesla aussi publie cette semaine.
12:12Est-ce que cette saison de publication apportera un moteur de plus à la hausse
12:16ou plutôt un frein moteur au marché, Daniel ?
12:19Bon, on peut prendre l'Europe et les États-Unis.
12:22Donc, quelqu'un a mentionné le fait que le Nasdaq, par exemple,
12:25c'est une des performances les plus bas parmi les gros indices.
12:31Mais pour nous, on ne croit pas que ça continue
12:33parce que si on voit les attentes pour la croissance bénéfice pour l'année,
12:38c'est environ 20 % pour le Nasdaq.
12:42Par rapport au Ressau-Variu,
12:43qui quand même a eu une performance supérieure pour 2026,
12:47pour les trois premières semaines,
12:49mais ça va être plutôt 8 %.
12:50Alors, pour moi, s'il y a une croissance,
12:52c'est un indice de bénéfice de 8 % par rapport aux 20,
12:56bon, vraiment, celui avec 20 doit aller mieux dans l'année,
13:01surtout si les valorisations sont attractives, ce qu'on voit.
13:04Donc, Nasdaq, c'est oui.
13:05Pardon ?
13:06Donc, du coup, en termes d'indices, d'exposition sectorielle,
13:09compte tenu des attentes autour des publications,
13:11vous iriez plutôt sur quoi ?
13:12Oui, exact, c'est Nasdaq.
13:14Nasdaq, c'est ça.
13:14Parce qu'avec ces attentes bénéfices,
13:16la croissance, il faut que ça soit reflété dans les prix.
13:19Ça va être surtout quand les valorisations ne sont pas élevées.
13:23Donc, pour nous, on va voir les résultats,
13:26mais vraiment, cet an, ça va être positif
13:27et ça va donner un peu de relance,
13:29on suppose, au secteur technologie aux États-Unis.
13:33La différence en Europe est que si on regarde
13:36la croissance attendue au moins pour le quatrième trimestre,
13:39c'est plus ou moins zéro, plus ou moins ça,
13:42donc pas grand-chose.
13:44Et vous venez de le dire en formule,
13:45une grimace terrible, zéro en Europe.
13:47Oui, c'est vrai.
13:48Bon, c'est pas intéressant.
13:49On souffre de la comparaison, c'est vrai.
13:51Mais l'opportunité, et quand on regarde dans les détails,
13:54et c'est là où il y a ce qui est intéressant en Europe,
13:56si on regarde par secteur ou par entreprise,
13:59il y a une grande gamme entre les bons et les mauvais.
14:02Il y a certains secteurs où la croissance est très forte,
14:04d'autres, c'est très négatif,
14:06si on pense, par exemple, au secteur automobilier,
14:08avec les tarifs.
14:09Donc là, il souffle beaucoup,
14:11mais il y a d'autres qui bénéficient.
14:12Donc il y a vraiment d'opportunités pour un active fund manager,
14:15pour, je crois, trouver les opportunités.
14:18Acheter l'indice en Europe,
14:19pour moi, c'est un peu plus difficile à suggérer.
14:22Là, c'est le responsable de la stratégie de marché mondial,
14:24de BNP Asset Management,
14:26qui est en train de s'exprimer.
14:27Rémi, vous représentez, vous, aujourd'hui,
14:29Swiss Lab Gestion Privée,
14:30et c'est très intéressant de vous entendre l'un et l'autre,
14:32parce que vous avez un regard franco-américain,
14:33vous êtes franco-américain,
14:34vous êtes américain, Daniel.
14:35Donc c'est super de vous entendre,
14:36et de vous avoir l'un et l'autre en même temps ce soir.
14:38Les publications, vous en attendez quoi ?
14:42Je pense que plus que les publications,
14:44ce sera vraiment les perspectives pour 2026,
14:46qui seront un moteur ou non pour les marchés.
14:49Ce qu'il faut avoir en tête,
14:51c'est qu'on ne va pas avoir le frein des droits de douane.
14:54Tout ça va être analysé,
14:55donc ça va être positif.
14:57La productivité, surtout aux Etats-Unis,
15:00elle s'améliore avec les outils d'IA.
15:02Ça aussi, ça va être quand même positif.
15:04Et encore une fois, il y a le plein emploi,
15:05il y a la croissance qui continue,
15:07donc ça, c'est positif.
15:08En Europe, on parlait de frein,
15:11c'était plutôt la devise.
15:12L'euro, quand même,
15:13qui a été très fort l'année dernière,
15:15on espère qu'on va avoir plus de stabilité cette année,
15:18et toute la croissance qu'on espérait plutôt vers les 10%,
15:21une grande partie a été effacée par les devises.
15:25Avec une devise stable,
15:26ça, on va pouvoir les avoir.
15:28Puis enfin, en Europe,
15:29on a la relance allemande,
15:31qui va aussi être un support plutôt positif.
15:35Donc voilà, 2026,
15:37puis les pays émergents
15:38qui vont bénéficier de la baisse du dollar,
15:41eux aussi vont pouvoir continuer à croître,
15:44ce qu'on n'en parle pas beaucoup,
15:45mais les pays émergents,
15:46la Chine,
15:47le Mexique,
15:47continuent de croître fortement.
15:49Oui, ce sera sans doute
15:50une année émergente très, très forte.
15:51Alors, ce n'est pas un marché émergent
15:52depuis longtemps,
15:53la Corée du Sud,
15:54mais quand même,
15:55la performance de la bourse sud-coréenne
15:56depuis le 1er janvier
15:57est complètement stratosphérique.
15:58On est à plus de 15 ou 20,
16:00je ne sais plus loin,
16:00on est à plus de 20% peut-être,
16:01pas loin,
16:02enfin, c'est complètement dingue.
16:03Vous vouliez réagir là-dessus
16:04sur les émergents, Daniel ?
16:05Bon, il a parlé de ce qui va compter
16:07sur les perspectives,
16:09je suis tout à fait d'accord.
16:10Et une mesure qu'on regarde
16:11est le pourcentage de guidance positif,
16:14c'est-à-dire quand les entreprises
16:15annoncent leur résultat,
16:17ils vont dire,
16:18OK, on pensait qu'on allait gagner ceci
16:19pour l'année,
16:20maintenant, on pense que ça va être
16:21un peu plus, un peu moins,
16:22ou pareil.
16:23Et normalement, en fait,
16:25il n'y a que 25% plus ou moins
16:27des entreprises qui augmentent
16:28les guidance quand ils donnent
16:29les résultats.
16:31Actuellement, c'est plutôt 40%.
16:33Donc, ça veut dire,
16:33d'un tipi du tout, le chaos,
16:36les CEOs sont plutôt optimistes
16:39par rapport à ce qu'ils pensaient
16:40il y a trois mois, il y a six mois.
16:42Et ça, aussi, ça indique que,
16:44pour l'instant,
16:45ils sont en perspective positive.
16:46C'est hyper encourageant quand même,
16:47tout ça.
16:48On va continuer d'en parler
16:48de ces publications.
16:49On est à 14 minutes de la clôture.
16:51On accélère.
16:52Dans la dernière ligne droite
16:53de cette séance,
16:54le CAC perd gentiment 0,1%.
16:55Il sous-performe à nouveau.
16:57D'ailleurs, le CAC,
16:57puisque l'Eurostox,
16:58lui, gagne 0,2%.
16:59Les valeurs qui se distinguent,
17:00Essilor Luxottica,
17:01perd 3%.
17:02On a Danone,
17:02qui procède à de nouveaux rappels
17:04de lait infantile,
17:05mais plutôt par anticipation,
17:07pour le coup.
17:07Le tip Danone perd 2%.
17:09Et puis, à la hausse,
17:10alors, le secteur bancaire,
17:11on va en reparler,
17:11Société Générale,
17:12gagne un peu plus de 2%.
17:13On a, bien sûr,
17:14Fnac Darty,
17:14avec cette offre de Daniel Kretinsky
17:16sur la majorité du capital.
17:17Le tip gagne 16%.
17:18Et Nexity,
17:19après un plan logement
17:20assez puissant,
17:21lancé par le gouvernement.
17:22En tout cas,
17:22ça permet à Nexity
17:23de gagner 15%.
17:24Mais le tip Nexity,
17:25sur un an,
17:25perdait 70%.
17:26Donc, il revient de très, très loin.
17:27Il reste encore beaucoup de chemin
17:28pour rattraper les paires.
17:30On en parle ce soir
17:31avec nos deux experts,
17:32Rémi Gickel
17:32pour SwissLab Gestion Privée
17:34et Daniel Morris
17:35pour BNP Paribas
17:36Asset Management.
17:37Les publications,
17:38donc,
17:38les GAFAM aussi,
17:39qui vont ouvrir le bal
17:40aux Etats-Unis cette semaine.
17:42Apple sort de 8 semaines
17:44de baisse d'affilée.
17:44Apple,
17:458 semaines de baisse d'affilée,
17:46c'est la pire série
17:47pour ce titre
17:47depuis 2022.
17:48Les GAFAM, Rémi,
17:49ce sera quoi le principal enjeu
17:51de leur publication
17:51qui, donc,
17:52cette semaine,
17:53entre dans le dur ?
17:54Voilà,
17:54ça va être très clairement
17:55le cloud,
17:57tout ce qui est
17:58la vente de data
18:00à leurs clients,
18:01quand je pense
18:01à Amazon
18:02ou à Microsoft,
18:03voir s'il y a vraiment
18:05une accélération
18:06ou en tout cas
18:07un trend
18:08qui continue
18:09sur un rythme
18:09très élevé.
18:11C'est ça,
18:11tout particulièrement,
18:12qui va être surveillé.
18:15Puis ensuite,
18:15les possibilités de marge
18:16parce qu'on n'en parle pas beaucoup,
18:17mais l'intelligence artificielle,
18:19à nouveau,
18:20c'est des gains
18:20de productivité
18:21et ça devrait arriver
18:23en premier
18:23dans les grands acteurs
18:24de la tech.
18:26Donc,
18:26voilà,
18:26ça va être les deux choses
18:27vraiment à regarder,
18:28la croissance
18:29de leur data center
18:30et la révision
18:31de marge.
18:32Vous attendez des géants
18:33de la tech
18:34qui apportent les preuves
18:35de l'utilité de l'IA
18:36en matière de productivité
18:37dans les bilans comptables.
18:38Vous pensez que l'utilité
18:39de l'IA
18:39commencera dès cette année
18:41à apparaître
18:41dans les bilans comptables,
18:42à améliorer
18:43les bilans comptables
18:44des entreprises,
18:45Daniel ?
18:45Pour moi,
18:46il est faux
18:46parce qu'on parle souvent
18:48d'un bout dans l'IA.
18:50Nous n'y croyons pas,
18:52mais si,
18:53bon,
18:53pour qu'on ait raison,
18:55il faut qu'on continue
18:56à voir,
18:57parce que ça a déjà commencé,
18:58mais on continue à voir
18:59que les entreprises tech
19:01arrivent à vendre
19:02les modèles
19:03aux entreprises non-tech.
19:06Donc,
19:06c'est comme ça,
19:07ils vont avoir
19:07les bénéfices
19:08pour justifier
19:09les investissements
19:10qu'ils ont faits.
19:11OK,
19:11ils le vendent,
19:11mais pourquoi
19:12les autres achètent ?
19:13Parce qu'on peut l'utiliser
19:15soit pour augmenter
19:16les revenus
19:17ou bien réduire les coûts.
19:18Et pour l'instant,
19:19c'est plutôt réduire les coûts.
19:20Donc,
19:21on le voit déjà
19:22et on se pose
19:22en quoi ça va continuer
19:24et c'est ça
19:25où vraiment,
19:27si ça marche à la longue,
19:28ça va prendre du temps,
19:28on comprend.
19:29Mais maintenant,
19:30c'est non seulement
19:31qu'il y a la croissance bénéfice
19:32pour les secteurs non-tech,
19:34mais le rythme de croissance,
19:36ça doit aussi augmenter.
19:37Et on s'y attend.
19:39C'est le patron de Microsoft
19:40lui-même
19:40qui a mis la pression
19:41la semaine dernière
19:41en disant,
19:42c'était à Davos
19:42en disant que
19:43si l'usage de l'IA
19:46n'accélérait pas sérieusement,
19:47il serait compliqué
19:48de justifier
19:48les valorisations actuelles.
19:49C'est ce qu'avait dit
19:50le patron de Microsoft.
19:50Il faudrait que l'usage
19:51de l'IA accélère.
19:52Donc, voilà.
19:53Ça se jouera aussi
19:54dans les publications
19:54des différentes entreprises.
19:56Il faut que l'utilité de l'IA
19:58apparaisse dans les bilans comptables aussi.
19:59Mais là où ça devient intéressant,
20:01donc au point où
20:02ça va au tour
20:04de réduire les coûts,
20:05c'est une manière gentille
20:06de dire
20:07réduire la main-d'oeuvre,
20:08OK ?
20:09Et pour moi,
20:10l'opportunité
20:12est que, au moins,
20:13je crois que ça va se passer
20:14plus rapidement
20:15et plus profondément
20:17aux États-Unis
20:18vu la flexibilité
20:20du marché de travail
20:22aux États-Unis
20:23par rapport, disons,
20:24au Japon ou à l'Europe.
20:25Donc, il y a
20:26la même possibilité,
20:27mais est-ce qu'on va
20:28prendre davantage
20:29autant en Japon
20:30ou en Europe
20:31qu'aux États-Unis ?
20:32Et je me demande
20:33si ça va se passer.
20:35Oui, on va voir
20:35le marché de l'emploi.
20:36La fête suit très près
20:37le marché de l'emploi.
20:38Cette semaine,
20:39elle doit annoncer
20:39sa décision de politique militaire.
20:40Ce sera mercredi soir.
20:42Statu quo attendu.
20:44Tout à l'heure,
20:45un de nos experts,
20:45Sébastien Drou,
20:46nous disait
20:46« Moi, je m'attends
20:47à un truc.
20:48C'est pendant la conférence
20:49de presse
20:50mercredi soir
20:50de Jérôme Powell
20:51que Jérôme Powell
20:51soit complètement disrupté
20:53par Donald Trump.
20:54Que Donald Trump,
20:55le troll Donald Trump,
20:57annonce le nom
20:58du successeur
20:58de Jérôme Powell
20:59pendant la conférence
21:00de presse
21:01de Jérôme Powell
21:01mercredi soir.
21:02Pourquoi pas,
21:03nous disait-il.
21:04Et la presse serait amenée
21:05dans ce cas
21:05à interroger Jérôme Powell
21:06à lui apprendre en direct
21:07qui sera son successeur.
21:09Vous imaginez
21:09la tête de Jérôme Powell.
21:10Voilà.
21:10Pourquoi pas s'attendre à ça
21:11pendant la réunion
21:12de la fête
21:12de mercredi soir, Antoine ?
21:13Alors, a priori,
21:15les Trump always chickens out
21:17sont provoqués
21:18par des situations
21:19où les taux obligataires
21:21commencent à poser problème
21:22à tout un tas
21:23d'intervenants
21:23et notamment
21:24les institutionnels américains.
21:26Et on se souvint
21:26que Jamie Dimon
21:28dans son temps
21:28et d'autres banquiers
21:29étaient allés le voir
21:30en disant
21:31on va peut-être se calmer
21:31maintenant.
21:33Généralement,
21:33c'est là qu'il recule.
21:36Je dois dire
21:37qu'une disruption
21:37de l'annonce
21:38d'un nouveau banquier central
21:40au milieu du discours
21:41du banquier central
21:42qui est en train
21:42de justifier sa position
21:43en matière de politique monétaire
21:45mettrait un tel chantier
21:46d'un coup
21:47et ferait remonter
21:48tellement les indicateurs
21:49de volatilité
21:50que je pense
21:51qu'il s'en passera
21:52peut-être de celle-là.
21:53Oui, ce serait contre-productive.
21:55Ça lui ferait du bien
21:56vis-à-vis de Jérôme Powell
21:57qui a le droit
21:57mais ça ferait monter
21:58les taux.
21:58Ce n'est pas la première fois
21:59qu'il fait des choses
21:59contre-productives
22:00mais bon,
22:01celle-là,
22:02enfin bon.
22:04Vous imaginez la scène Rémi ?
22:05Alors je ne sais pas,
22:06c'est de la fiction
22:06mais pourquoi pas ?
22:07On a vu
22:09que Donald Trump
22:10a un track record
22:11très fort
22:13en termes de surprise
22:15donc tout est possible.
22:17Après,
22:18quand on a une vision
22:18sur les marchés
22:19à moyen et long terme,
22:21la réalité,
22:21ça sera sûrement
22:22un épiphénomène
22:23et ce qui sera
22:24plus important
22:25c'est de connaître
22:26la direction
22:27de la banque centrale américaine
22:28une fois le nouveau président
22:30choisi en mai 2026.
22:32Le marché n'attend plus
22:33de baisse de taux
22:34avant le mois de juin
22:35aux Etats-Unis
22:35et puis à suivre aussi
22:36cette semaine
22:37un probable shutdown.
22:38Probable ?
22:39Parce que la deadline
22:40c'est vendredi soir
22:40et là,
22:41les deux camps
22:41républicains et démocrates
22:42se braquent
22:43notamment autour
22:43de la question migratoire.
22:45Les démocrates demandent
22:46aux républicains
22:47de renoncer au budget
22:48du ministère
22:49de l'immigration
22:51aux Etats-Unis.
22:52on sent que c'est vraiment
22:53en train à nouveau
22:54de devenir extrêmement difficile
22:55entre les deux camps
22:56et s'ajoute, Daniel,
22:58en plus,
22:58cette immense vague de froid
22:59qui devrait ralentir
23:00le rythme des réunions
23:01au Congrès cette semaine.
23:02Il y a plein de réunions prévues
23:03qui ne pourront pas avoir lieu
23:04si bien que républicains
23:06et démocrates auront
23:06d'autant plus de mal
23:07sans doute à trouver cet accord.
23:08D'ici vendredi soir,
23:09minuit,
23:09c'est la deadline
23:10heure de Washington.
23:11Bon, à vrai dire,
23:12je ne sais pas.
23:13Et la raison,
23:14je ne suis pas de trop près,
23:16c'est parce que
23:17ce n'est pas la première fois
23:19qu'on a eu les shutdowns
23:21ou le risque d'un shutdown
23:22et à vrai dire,
23:23l'effet sur les marchés,
23:25c'est assez court terme.
23:27C'est plutôt embêtant
23:27pour les économistes
23:28qui cherchent des statistiques
23:29et qui ont besoin d'indicateurs
23:30plus que pour les marchés.
23:31Donc, si ça se passe,
23:33ça va se rebondir après.
23:36Oui, mais enfin,
23:36les faits dans l'opinion,
23:37on est maintenant
23:38à un peu plus de 10 mois
23:39des mi-termes.
23:39Bon, tout ça est cumulatif.
23:42Non, ce n'est pas tant que ça.
23:45Pour les mi-termes,
23:46on est toujours loin
23:48et pour l'instant,
23:50encore une fois,
23:51point de vue marché,
23:52je ne crois pas,
23:53c'est très important.
23:55Bon, on va suivre ça.
23:56Ça va occuper la semaine.
23:57Ce sera un des enjeux de la semaine.
23:58Shutdown ou pas shutdown.
23:59La Fed, mercredi soir,
24:00pour le coup,
24:01il n'y a pas énormément de suspense.
24:02Ce sera sans doute
24:02un statu quo.
24:04Si on regarde les choses
24:04à un peu plus long terme,
24:06on voit que l'Europe
24:06continue d'essayer
24:07de diversifier ses partenariats.
24:10cette semaine
24:10pourrait être annoncé
24:12un accord commercial,
24:13demain peut-être même,
24:14dès demain,
24:14un accord commercial
24:15entre l'Inde
24:16et l'Union européenne.
24:17Voilà.
24:17Donc là,
24:17le but des Européens,
24:18c'est clairement
24:18de moins dépendre
24:20des Chinois,
24:20moins dépendre aussi
24:21des Américains
24:21et aller diversifier
24:22avec l'Inde.
24:23L'Inde comme marché,
24:25comme troisième voie.
24:26Comment vous regardez cela,
24:27Rémi ?
24:27Ça, c'est une très bonne nouvelle.
24:29Comme vous le dites,
24:30aujourd'hui,
24:31l'Europe est quand même
24:32coincée entre les États-Unis
24:34d'un côté
24:35et la Chine de l'autre.
24:36Il est important,
24:37en termes de souveraineté,
24:39d'arriver à trouver
24:39de nouvelles opportunités commerciales.
24:42Tant plus que l'Inde
24:43a une consommation domestique
24:45toujours dynamique
24:46et qui gagne des parts de marché
24:48sur la Chine
24:49parce que le Made in India,
24:51c'est un mouvement
24:52qui, depuis les annonces
24:55sur les droits de douane,
24:56qui s'amplifient.
24:57Donc ça, c'est vraiment
24:58une bonne nouvelle pour l'Europe.
25:00Oui.
25:00Comment vous regardez aussi
25:01ce possible accord commercial ?
25:03Ça fait 20 ans
25:04que les Européens
25:04et les Indiens discutent
25:05et peut-être demain
25:06l'accouchement.
25:08Antoine ?
25:09Justement,
25:10le mot que vous donniez
25:11qui est celui de souveraineté,
25:13c'est toujours un problème
25:13avec l'Inde.
25:14Et là, je parle uniquement
25:15de l'activité industrielle,
25:16c'est que quand on veut
25:17commercer avec eux
25:18et c'est le cas pour Renault,
25:19c'est le cas pour Dassault Aviation
25:21en particulier,
25:22mais pour tout le monde,
25:23c'est qu'il faut fabriquer en Inde.
25:26Et ça, ça pose un léger
25:28petit problème de souveraineté
25:30en matière d'orientation industrielle.
25:32Cela dit, c'est peut-être
25:33le prix à payer
25:33pour avoir de plus en plus
25:35de partenariats.
25:35Il y a des tas de pays
25:36qui agissent comme ça.
25:38En Chine, si on veut investir,
25:39on est toujours obligé
25:40d'avoir une contrepartie chinoise
25:43qui fait du business avec nous
25:44alors qu'on ne le désire pas forcément,
25:46mais on est bien obligé.
25:47Mais je pense que c'est
25:48une contrepartie tout à fait acceptable
25:50de manière à nous ouvrir
25:50ce marché-là
25:52qui est le marché
25:53qui va être le plus dynamique
25:54ces prochaines décennies.
25:55Daniel ?
25:56Bon, c'est un facteur positif.
25:58C'est clair,
25:58c'est juste à voir
25:59combien de plus
26:01on peut exporter vers l'Inde
26:02par rapport à combien
26:03on a perdu
26:03par rapport aux Etats-Unis.
26:05Donc, l'Etat-Unis,
26:06l'économie est grande,
26:07c'est difficile
26:08pour tous les autres pays
26:09à part la Chine.
26:10L'autre chose
26:11qui va peut-être
26:12limiter l'avenir
26:13est que l'Inde
26:15n'est pas vraiment
26:16une économie ouverte.
26:18Il y a beaucoup
26:19de tarifs extrêmement levés
26:20qu'on commence à réduire.
26:22Donc, ça, c'est une bonne chose.
26:23Mais c'est à voir
26:24si vraiment
26:25ça va donner
26:26beaucoup de possibilités
26:28aux entreprises européennes.
26:29Oui.
26:29À suivre, peut-être demain
26:30l'annonce de cet accord commercial
26:32entre l'Europe et l'Inde
26:33qui aura mis 20 ans
26:34à coucher.
26:36C'est des discussions
26:36qui, au long cours,
26:37il se trouve qu'elles pourraient
26:39aboutir là
26:40dans le contexte
26:40que l'on connaît
26:41où les Etats-Unis
26:42tournent de plus en plus
26:43le dos à l'Europe.
26:43Du coup, l'Europe a aussi
26:44de plus en plus envie
26:45de tourner le dos
26:46vers d'autres régions du monde.
26:48Les Etats-Unis
26:48où Donald Trump envisage
26:50un investissement
26:50dans les terres rares
26:51dans le groupe
26:52USA Rare Earth.
26:54Un milliard et demi de dollars
26:55à venir d'investissement
26:56de l'État fédéral américain
26:58dans USA Rare Earth.
27:00Les terres rares.
27:00Donc, ce titre
27:01est en train de gagner
27:01en ce moment
27:02un peu plus de 20%
27:03aux Etats-Unis.
27:03Et puis, cette vague de froid
27:04qui concerne
27:05230-240 millions
27:07d'Américains.
27:08C'est rare
27:08qu'une vague de froid
27:09touche autant de monde,
27:11descende aussi au sud
27:12jusqu'au Texas.
27:13Ça impacte certaines valeurs
27:14parce que, par exemple,
27:15le trafic aérien
27:16est paralysé
27:17là aux Etats-Unis.
27:18On a eu une baisse
27:19du nombre de vols
27:20équivalente
27:21à celle du Covid.
27:22En tout cas,
27:23on n'avait pas vu
27:23autant d'annulations
27:25de vols
27:25depuis le Covid
27:26là-bas aux Etats-Unis.
27:27Résultat donc,
27:28Delta Airlines
27:28recule en ce moment
27:29d'1%.
27:29On a les acteurs
27:30du chauffage
27:31en revanche
27:31qui progressent
27:32avec cette vague de froid.
27:32Duke Energy
27:33gagne 1,2%.
27:34Next Terra
27:34plus 0,8%.
27:36Voilà, c'est assez...
27:37Les Etats-Unis
27:39voulaient envahir
27:39le Groenland.
27:40C'est le Groenland
27:40qui envahit
27:41les Etats-Unis,
27:41Daniel,
27:42avec cette vague de froid.
27:45Théorétiquement...
27:46Oui, c'est théorique,
27:47on est d'accord,
27:47c'est une blague.
27:48Non, c'est difficile,
27:50l'événement.
27:50On espère que ça passe
27:52bientôt pour les gens.
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