00:00Sébastien Barthélémy va nous le prouver à travers deux chiffres. Bonjour Sébastien.
00:04Bonjour.
00:05Pour le plaire chevreux, c'est deux chiffres qui vont prouver à Emmanuel que l'Europe aussi a des forces
00:08et des atouts.
00:09Je sais que vous êtes d'accord Emmanuel, mais voilà, les voici.
00:1156 points de base et 274. De quoi s'agit-il ?
00:15Eh bien, on parle des indices HITRAX, MAIN et Crossover, qui signent tous les deux un retour au plus bas.
00:20Donc c'est des spreads de crédit européens. Ils ont quasiment effacé le choc du printemps de la guerre en
00:25Iran.
00:25Ça a été porté évidemment par les espoirs d'un accord US-Iran.
00:28Alors le MAIN, c'est ce qui représente les entreprises investment grade, donc de bonne qualité.
00:33On revient à 56 points de base. On a eu un pic à 114 points de base au début avril
00:372026.
00:38Et le Crossover, lui, représente les entreprises les plus risquées, ce qu'on appelle le high yield.
00:42Il ressort à moins de 275 points de base. On avait eu un pic à 362 points de base fin
00:47mars 2026.
00:48Et à ça s'ajoute aussi un primaire qui confirme cette bonne tenue.
00:52Hier, on a eu 34 émetteurs en 43 tranches qui sont intervenus sur le marché primaire européen.
00:56Et on a eu une demande moyenne presque de 4 fois supérieure à l'offre.
01:02Et pour mémoire aussi, c'est toujours intéressant de regarder un peu en arrière.
01:04C'est quand on regarde le stress de ce cycle qu'il y a en Iran, je vais l'appeler
01:08comme ça.
01:08Ça reste en deçà des pics d'avril 2025, lorsqu'on a eu le choc tarifaire toujours de Donald Trump.
01:13On avait vu ces indices, main à 85 points de base et Crossover à 428 points de base.
01:21Antoine.
01:22Alors, l'appétit pour le risque est le même pour les entreprises jugées à risque.
01:26Et celle plus solide, c'est homogène ?
01:28Oui, effectivement, c'est homogène.
01:30Je dirais que le marché hiérarchise bien les risques entre le main et le Crossover,
01:36donc entre le bassement de grade et le high yield.
01:39Clairement, le marché aussi fait un pari directionnel sur la résolution du conflit.
01:44C'est ce que je montre aussi les fondamentaux sur le marché primaire.
01:47Toutefois, il y a des signaux de prudence.
01:50Bon, le main reste au-dessus de ces planchers de janvier, qu'on était à 50 points de base.
01:54Le Crossover se compresse un peu moins vite que l'investissement de grade.
01:57Voilà, une marge d'erreur est toujours faible.
02:00Mais là, la communication du marché, c'est qu'il est très rassuré.
02:04Sabrina.
02:05Alors hier, on a eu un record d'émissions.
02:07Est-ce que c'est plutôt une bonne ou plutôt une mauvaise nouvelle ?
02:11Globalement, c'est une bonne nouvelle, évidemment.
02:13Surtout pour les émetteurs et évidemment pour les investisseurs qui sont contents d'acheter,
02:16visiblement, avec quatre fois de demande supérieure à l'offre.
02:19Mais voilà, on a une demande qui suit l'offre.
02:21On a une liquidité, on voit qu'elle est profonde.
02:23On voit également que les spreads sur le marché secondaire résistent.
02:27Évidemment, d'autres pourraient arguer, voire le verre à moitié vide
02:31et nous expliquer qu'une ruée aussi marquée des émetteurs sur le marché primaire
02:37peut être aussi lue comme un signal selon lequel la fenêtre d'ouverture ne durera pas.
02:42Et que les émetteurs comme les investisseurs cherchent à en profiter maintenant.
02:46Alors on a une phrase, bonne nouvelle pour la liquidité et la confiance du marché.
02:48La question reste ouverte sur la durée de ce momentum.
02:50– Question pleinement ouverte, en tout cas on a du muscle en Europe, ce sont nos entreprises.
02:54Eh oui, tremble Washington, Emmanuel.
02:57Vous avez vu le crossover là, de l'Europe ?
02:59– Oui, je ne serais pas aussi optimiste malheureusement.
03:02Si vous voulez qu'on fasse la liste, la colonne pour les raisons d'y croire
03:06et les raisons de ne pas y croire pour l'Europe,
03:08je ne suis pas sûr que la colonne raison d'y croire soit plus riche que l'autre.
03:13– Emmanuel Le Chypre, l'américain avec nous aujourd'hui.
03:15C'était le Bouchy-Thomas.
03:16Merci beaucoup, merci à Sébastien aussi qui nous a accompagné.
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