- il y a 2 heures
Ce mercredi 14 janvier, Frederik Ducrozet, responsable de la recherche macroéconomique de Pictet Wealth Management, et Alain du Brusle, directeur général délégué, responsable gestion OPCVM chez Claresco Finance, se sont penchés sur la bonne performance de l'Europe par rapport à Wall Street sur les marchés boursiers, la tendance des marchés vers une probable rotation sectorielle, l'impact des actualités géopolitiques sur les marchés, les conséquences de la politique interventionniste de Donald Trump sur les marchés boursiers, Rick Rieder qui pourrait remplacer Jerome Powell à la tête de la FED, ainsi que la bourse de Londres qui pourrait créer la surprise en 2026, , dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Frédéric Ducrozet, responsable de la recherche macroéconomique de Piquet et Wealth Management.
00:09Bonsoir Frédéric.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Ravi de vous retrouver.
00:11Alain Dubrul, bonsoir Alain.
00:13Bonsoir Guillaume.
00:13Directeur général délégué de Claresco.
00:15On va parler bien évidemment de ce qui se passe aux Etats-Unis,
00:19les perspectives macroéconomiques globales.
00:21Juste avant, Alain, je le disais à l'instant,
00:23l'Europe met alors une pâtée à Wall Street depuis le début de l'année.
00:26L'Eurostock, non mais il faut se pincer pour y croire.
00:28L'Eurostock 5 ans gagne.
00:304% depuis le 1er janvier, le S&P ne gagne qu'un pourcent.
00:33Voilà, en ce qui concerne l'Eurostock 50,
00:35il faut rappeler qu'il y a SML dedans qui pèse pratiquement 10%
00:37et qui est en hausse maintenant depuis le début de l'année de pratiquement 25%.
00:41Donc c'est presque la moitié de la hausse, c'est à SML.
00:44Donc ça c'est déjà un premier point.
00:45Quand on parle de la concentration de l'Eurostock 50,
00:47il faut se regarder soi-même parfois.
00:48Voilà, et donc il y a SML qui a fait une bonne moitié,
00:52et puis le reste effectivement, on peut dire quand même que la cote européenne s'en sort plutôt bien.
00:56On a toujours eu une assez bonne performance des banques,
00:59qui continuent leur rallye ininterrompue depuis plusieurs années.
01:03Et globalement, il faut voir qu'en termes de perspectives de bénéfices par action,
01:07les attentes sur l'Europe sont de l'ordre de 10%,
01:10alors qu'aux Etats-Unis on est un peu au-dessus,
01:12mais l'écart Europe-US s'est quand même bien tassé par rapport à ce qu'on avait auparavant,
01:16et ce qui amène certains investisseurs à reconsidérer des investissements en dehors des US,
01:21vers une Europe qui demeure finalement pas très chère,
01:23et sur laquelle 2026 pourrait être malgré tout un peu meilleure,
01:28avec notamment le plan de relance allemand,
01:29et puis qui sait, peut-être la reconstruction de l'Ukraine.
01:31Oui, c'est votre choix à vous ?
01:33Vous avez tendance à plutôt renforcer les positions sur l'Europe
01:35au détriment de Wall Street pour cette année 2026 ?
01:38Alors, chez Clarisco, on a toujours eu un biais US quand même important,
01:43parce qu'on croit à la croissance de cette zone,
01:46l'innovation notamment liée par la technologie,
01:48rappelons à la technologie maintenant c'est presque 40% du S&P,
01:51c'est colossal,
01:52et là il y a quand même des sociétés qui sont objectivement incontournables,
01:55donc garder une position aux Etats-Unis,
01:57ça reste évidemment le point de tout portefeuille,
02:00mais en effet l'Europe,
02:01peut-être même en arbitrage par rapport à l'obligataire ou autre,
02:05renforcer les actions européennes en ce moment n'est pas absurde.
02:08Je veux bien, mais comparons les taux de croissance,
02:10rien à voir.
02:11Frédéric, l'Europe elle avance comme une tourtouille sprint,
02:14on a eu tout à l'heure la croissance allemande,
02:16la locomotive allemande.
02:170,2, un signe plus.
02:18Oui, ça signe plus,
02:19plus 0,2% de croissance en dernier,
02:21il n'y a pas de quoi pas vouloir.
02:22Mais c'est justement le point,
02:23je pense que le point de départ il est un peu similaire à l'année dernière,
02:26on a des valorisations en Europe
02:27qui sont effectivement encore raisonnables
02:28par rapport aux Etats-Unis
02:29et on peut imaginer,
02:31ce n'est pas cher.
02:32Or, la dérivée est seconde
02:33ou même la dérivée est toute simple
02:34dans l'immédiat des bénéfices en particulier,
02:37c'est elle qui a peut-être plus d'upside
02:39par rapport aux anticipations du marché.
02:41Et si on prend un peu de recul l'année dernière,
02:43l'Europe a déjà surperformé les Etats-Unis,
02:45même en monnaie locale,
02:46sans parler de la conversion ensuite avec l'effet de devise,
02:50et c'est devenu entièrement
02:52d'une évaluation des valorisations
02:55d'une expansion des valorisations,
02:57pas du tout des bénéfices.
02:58Là, si l'euro cesse de s'apprécier,
03:00si on a quelques vents contraires qui disparaissent,
03:02donc effectivement on passe de 0 à 0,2 à 1 péniblement,
03:06ce n'est pas extraordinaire,
03:08ça reste en dessous des Etats-Unis,
03:09mais la dérivée, elle est favorable à l'Europe.
03:11Donc ce n'est pas fini,
03:12on n'est peut-être pas au bout de ce chemin haussier pour l'Europe.
03:15Quand même, dans un entretien aux Echos,
03:17les co-dirigeants de JP Morgan Europe
03:19alertent et appellent au réveil européen,
03:20ils disent que les Etats-Unis sont passés à l'action
03:22économiquement et d'un point de vue réglementaire.
03:24Les Etats-Unis sont passés à l'action,
03:26le Royaume-Uni distille les passés à l'action,
03:27le Moyen-Orient est passé à l'action,
03:29tandis que l'UE est encore au stade des consultations.
03:31C'est vrai que l'année 2025,
03:33avec cette actualité extrêmement chargée,
03:34on a passé globalement tout notre temps
03:36et notre énergie, notre capital politique
03:37à gérer la crise, la guerre tarifaire
03:40et l'Ukraine qui n'en finit pas.
03:42Donc peu de progrès sur les aspects structurellement
03:45beaucoup plus importants en Europe
03:47que sont l'achèvement du marché unique,
03:49l'union des marchés de capitaux,
03:52la mobilisation de l'épargne
03:53et l'aspect réglementaire.
03:55Et c'est un peu, pas un gros mot,
03:56mais en tout cas un mot technique,
03:58un peu ignoré en Europe,
04:00là où l'administration Trump
04:01fait vent dans toutes les directions
04:05avec des initiatives d'ailleurs radicales,
04:07voire même un peu dangereuses.
04:09Il serait bon que l'Europe se remette à la table
04:11des négociations et c'est le cas.
04:13Je vois des signaux de progrès
04:15suite au rapport l'État
04:16et des aspects vraiment concrets.
04:18On est de plus en plus à anticiper
04:19de vrais progrès sur le 28e régime
04:21qui est le building block,
04:23vraiment l'idée d'avoir enfin
04:24une réglementation européenne
04:26qui permette de contourner
04:27le problème fondamental
04:28qui est l'unanimité en Europe.
04:29On doit tout faire ensemble
04:30à 27, 28 et il y a toujours
04:32un plus petit pays qui bloque.
04:33C'est-à-dire qu'on créerait
04:34une forme de 28e membre
04:36d'une 28e régime juridique
04:40pour des entreprises
04:41qui permettent d'être créées,
04:43qu'on peut financer
04:44et qui peuvent croître éventuellement
04:46et sans aller chercher de l'argent
04:48et du capital aux États-Unis
04:49pour caricaturer.
04:50Ni l'unanimité des États membres,
04:52des 27 États membres.
04:52Je pense qu'on a essayé
04:53pendant des décennies
04:54de contourner ce problème d'unanimité.
04:56On ne peut pas avoir
04:57la majorité qualifiée
04:58dans des questions
04:59de souveraineté nationale.
05:01La défense, ça reste un sujet sensible.
05:03Le reste, une union budgétaire,
05:05malheureusement, de mon point de vue,
05:07n'est pas encore pour demain.
05:08Donc, il faut faire
05:08avec ce qu'on a de manière concrète.
05:10Et cette proposition d'Enrico Letta,
05:11elle est centrale
05:12et il y a unanimité, pour le coup,
05:15sur l'objectif d'une échéance à 2028.
05:18On verra si on y arrive.
05:19Mais tout le monde s'est mis d'accord
05:20sur cet objectif commun.
05:21Eh oui, mine de rien,
05:22la soul mourie sous la fureur de Donald Trump.
05:28L'Europe, quand même, discrètement,
05:29silencieusement,
05:30mais peut-être sûrement,
05:31est en train d'avancer, Alain.
05:33Oui, alors on reproche beaucoup,
05:34effectivement,
05:35on dit,
05:36la Chine produit,
05:37les États-Unis innovent
05:38et l'Europe réglemente.
05:40C'est sûr qu'il y a beaucoup d'irritants
05:42en Europe sur le fait
05:43qu'on est parfois trop zélés,
05:45que les choses n'avancent pas,
05:46que chacun joue dans son coin.
05:48Ce n'est pas faux.
05:49Pour autant,
05:50il y a quand même une dérivée seconde
05:51de l'effet Trump,
05:52c'est qu'en Europe,
05:53on est en train de se rendre compte,
05:54même si on réglemente beaucoup,
05:55on sent aussi que chez nous,
05:57on est en train un petit peu
05:58de se calmer sur la réglementation.
06:00On est un peu obligé,
06:01compte tenu de ce qui se passe
06:01chez nos concurrents.
06:03Et là aussi,
06:03on relâche un peu de pression.
06:04Par exemple,
06:05dans l'automobile,
06:06on a vu que les propositions
06:08de la Commission
06:09vont vers un assouplissement
06:10des contraintes.
06:11On voit que sur les questions
06:12de politique ISR,
06:15la mise en place
06:15des normes CSRD
06:16a été repoussée.
06:18Il y a pas mal de choses
06:18où on continue de garder
06:21son objectif de vertu,
06:23si je puis dire,
06:24mais sur les moyens
06:24pour y arriver,
06:25on sent que l'Europe
06:25commence à relâcher
06:26un peu la pression
06:27parce que les entreprises
06:28disent qu'on ne peut pas vivre,
06:30on ne peut pas être trop vertueux
06:31dans un monde
06:31qui l'est de moins en moins.
06:33Donc d'une certaine façon,
06:34là encore,
06:34en dérivée seconde,
06:35ça veut dire que la pression
06:37se relâche un peu
06:38sur les entreprises européennes
06:39et ça,
06:40ça redonne un peu d'air
06:41malgré tout.
06:42Oui,
06:42et en plus,
06:42le grand plan d'investissement
06:43allemand dans les infrastructures
06:44et la défense
06:45dont on attend,
06:46alors Monts et Merveille
06:47de moins en moins,
06:47j'ai l'impression
06:48qu'on en attendait
06:48Monts et Merveille
06:49au tout début,
06:49il y a un an d'ailleurs
06:50quand les marchés européens,
06:51déjà il y a un an,
06:52surperformaient largement
06:53Wall Street,
06:53on se disait,
06:54ah,
06:54ce grand plan allemand,
06:55il va changer la phase,
06:56la donne,
06:56le visage de l'Europe
06:57et finalement,
06:58aujourd'hui,
06:58plutôt que Monts et Merveille,
06:59on en attend de jolis vallons,
07:02c'est ça ?
07:02Ce sera toujours ce qu'on rapproche.
07:03La réalité de la montée
07:04en puissance du plan de relance,
07:05elle est tout à fait réelle,
07:07ça va avoir un impact
07:08sur l'année 2026
07:09et c'est vrai que jusqu'ici,
07:11on n'a pas vu grand-chose,
07:12c'est certain,
07:13mais bon,
07:13c'est reculé pour mieux sauter.
07:14En revanche,
07:15là où les Baires,
07:17pourrait-on dire,
07:18disent,
07:18oui,
07:18ok,
07:18il y aura un plan de relance allemand,
07:19mais peut-être que du côté
07:20des entreprises,
07:21de la consommation en général,
07:23des ménages,
07:24sur les autres agrégats économiques,
07:25au-delà des infrastructures,
07:27on pourrait avoir
07:28un peu de déception
07:28et c'est vrai que l'industrie allemande
07:30est quand même sous pression
07:31en raison des difficultés
07:32de l'automobile,
07:33du fait qu'ils exportent
07:34moins en Chine qu'auparavant,
07:35c'est un élément en effet
07:36qui peut freiner
07:36cet élément positif
07:38qui est le plan de relance allemand.
07:40Frédéric,
07:40quand même,
07:41une accélération,
07:42que l'économie allemande
07:43en 2026
07:43sera plus forte
07:46qu'en 25,
07:46ça paraît assez certain quand même.
07:48Oui,
07:48donc on le disait,
07:49l'Allemagne,
07:50l'Europe avance court
07:52en ce moment dans le jeu mondial
07:53à la vitesse d'une tortue au sprint,
07:55elle peut encore
07:55un peu accélérer cette tortue,
07:56on restera à ce rythme
07:57d'une tortue au sprint
07:58où on peut espérer
07:59que l'Europe,
07:59avec ce plan allemand,
08:00passe au stade supérieur
08:01quand même Frédéric.
08:02Les problèmes structurels allemands
08:03qui a bénéficié d'énergie,
08:05du gaz russe,
08:06pour le dire clairement,
08:07et d'une compétitivité
08:09vis-à-vis de la Chine
08:09à l'exportation,
08:11tout ça a disparu
08:12du jour au lendemain,
08:12vous ne le réglez pas non plus
08:13du jour au lendemain.
08:15Le carnet d'ordre
08:15dans la défense,
08:16puisque là c'est le plus concret
08:17et qu'on voit,
08:19c'est les seuls chiffres
08:20qui sont visibles
08:20dans les données dures d'activité.
08:22Une très forte augmentation
08:23de plus de 50%
08:24en fait depuis la guerre en Ukraine,
08:26des carnets d'ordre
08:27dans l'industrie de la défense.
08:30Mais ce sont des carnets d'ordre
08:31qui ont une maturité,
08:32une durée de vie
08:32de 4 ou 5 ans
08:33avant que la production
08:34et que les investissements
08:35ensuite fassent suite
08:37à ces commandes.
08:39Et donc c'est assez normal.
08:41On a vécu une année 2025
08:43en montagne russe
08:45avec les petites capitalisations
08:47du DAX
08:47qui ont explosé
08:49puis revenu au point de départ.
08:50Emballement,
08:51c'est un peu la nature
08:52peut-être des marchés.
08:53Je pense que la vérité
08:54est entre les deux
08:55que c'est un temps long
08:55et que l'Allemagne
08:56va vers un potentiel
08:58de croissance
08:58pour prendre le terme
08:59des économistes
09:00j'espère beaucoup plus élevé
09:02qu'aujourd'hui.
09:02Avec son plan d'infrastructure
09:03et de défense
09:03et Emmanuel Macron
09:04qui vient secouer
09:06l'industrie militaire française
09:07aujourd'hui.
09:08Il s'est exprimé
09:08à l'occasion des voeux aux armées
09:09et il a dit
09:10Emmanuel Macron,
09:11je le cite,
09:11si nous étions en guerre,
09:12j'ose espérer
09:12que nous ne produirions pas ainsi
09:14on ne nous attend pas
09:16on est en train de se faire
09:17sortir du marché
09:17a dit tout à l'heure
09:19Emmanuel Macron
09:19en levant les industriels
09:20du secteur militaire.
09:22C'est chaud,
09:23c'est fort quand même.
09:23Là, j'ai des éléments
09:24je ne peux pas citer
09:25toutes mes sources
09:26sur ce point
09:27mais j'en ai des très concrètes
09:28qui rappellent quand même
09:29que l'État dit beaucoup
09:30mais ne commande rien.
09:32Donc l'État
09:33a beaucoup d'intentions
09:34mais quand il s'agit
09:35de sortir le carnet de chèques
09:36faire des commandes
09:37etc.
09:37il est globalement
09:38aux abonnés absents
09:39en particulier en France
09:40à tel point
09:41que les entreprises
09:41de défense
09:42parfois doivent se tourner
09:43vers l'export
09:44pour essayer de trouver
09:45des premiers marchés
09:45notamment dans les start-up
09:46parce qu'entre le discours
09:49et la réalité
09:50il y a un abysse.
09:51Oui, CF,
09:52les débats budgétaires
09:52qui n'en finissent pas
09:53et qui ralentissent
09:54la prise de commande
09:54de l'État.
09:55C'est invraisemblable
09:57la dichotomie
09:57entre ce qu'on aimerait faire
09:58et puis on ne fait pas.
10:00Donc quelque part
10:00le président
10:00est un peu responsable
10:02parce que son ministre
10:03de l'État
10:04et les armées
10:05globalement
10:06ne commandent beaucoup
10:07enfin je crois
10:07qu'elles aiment recommander
10:08mais Bercy
10:08leur coupe un peu les vives.
10:09C'est intéressant
10:10d'avoir toujours
10:10un regard extérieur
10:11sur nous-mêmes
10:12il le porte ce regard extérieur
10:13Frédéric depuis la Suisse
10:14parce que vous travaillez
10:14depuis la Suisse
10:15avec vos équipes
10:15C'est piqueté.
10:16Comment vous regardez
10:16justement ce double langage
10:18ce double discours français ?
10:19Il n'est pas propre
10:20à la France seulement
10:21et dans ce cas-là
10:21c'est d'autant plus dommage
10:22et c'est peut-être
10:23la seconde grille de lecture
10:24des propos du président français
10:26qu'on a les outils
10:27le capital
10:28et que le problème
10:29n'est pas un problème
10:30de coûts de refinancement
10:31en Europe.
10:31On a des facilités
10:32safe
10:33on a des outils européens
10:34on a émis de la dette
10:35et dès lors que l'Union Européenne
10:37en tant qu'entité
10:38émet de la dette
10:38sur les marchés
10:39la demande est stratosphérique
10:41pas de problème
10:41de taux d'intérêt
10:42pas de problème de coûts
10:43problème capital politique
10:45parce qu'à la fois
10:46lui en France
10:47dépensait plus
10:48aujourd'hui je pense
10:49que pas besoin
10:49d'être sur place
10:50pour comprendre
10:51que c'est délicat
10:51et en Allemagne
10:53c'est le cas aussi
10:53Frédéric Merz
10:54sur lequel on porte
10:55beaucoup d'espoir
10:56et quand même
10:57sous une énorme pression
10:58avec des échéances
10:58politiques régionales
11:00qui vont probablement
11:01mal se passer
11:01avec l'extrême droite
11:02qui progresse
11:03il n'est pas populaire
11:04alors ça va un peu mieux
11:06depuis quelques mois
11:07parce que là aussi
11:07l'effet Trump
11:09est là
11:09depuis le discours
11:10du vice-président américain
11:12à Munich
11:12l'année dernière
11:13je crois qu'on ne reviendra
11:14pas en arrière
11:14mais il va falloir passer
11:15par des sous-bresseaux
11:16et il a une ligne politique
11:18aussi fragile en Allemagne
11:19donc pour mobiliser
11:20ce capital
11:20à la fois financier
11:21et politique
11:22c'est pas évident
11:23bon on a un CAC 40
11:25qui aujourd'hui recule
11:25un petit peu
11:26dans des marchés
11:27qui hésitent
11:27toujours proche
11:28de leur record
11:28Wall Street est en hausse
11:29quand même
11:29notez-le
11:30le S&P 500
11:31après avoir sous-performé
11:31depuis quelques jours
11:32gagne 0,6
11:33le Nasdaq gagne 0,9%
11:34en ce moment
11:35est-ce qu'il faut diversifier
11:36de plus en plus
11:37d'après vous
11:38face à ce contexte géopolitique
11:39très incertain
11:40Alain
11:41jusqu'à peut-être
11:43faire encore plus monter
11:44les small limit cap
11:45dans les portefeuilles
11:45c'est une question
11:46que nous pose pas mal d'auditeurs
11:47est-ce qu'il faut se réfugier
11:48sur les small limit
11:48pour accompagner
11:50les histoires d'entreprises
11:51et moins subir
11:51les mouvements des ETF
11:52qui les ETF
11:53c'est vrai
11:53subissent la géopolitique
11:54alors se réfugier
11:56il faut bien comprendre
11:56qu'en général
11:57les small limit cap
11:58elles ne font qu'amplifier
11:59des mouvements
12:01donc c'est plutôt
12:03si on pense que les choses
12:04vont aller très mal
12:05c'est pas la peine
12:05d'aller sur les small limit cap
12:06mais en effet
12:07on a eu un mouvement
12:08en Europe en tout cas
12:09de redécouverte
12:10des petites et moyennes valeurs
12:11qui pour le coup
12:12avaient extrêmement sous-performé
12:13pendant 6 ans
12:14et avaient atteint
12:15des niveaux de valorisation
12:17qui étaient inférieurs
12:17à celles des grandes valeurs
12:19alors qu'en général
12:20elles ont des dynamiques
12:20de croissance
12:21qui sont meilleures
12:21donc c'était tout à fait anormal
12:23on a eu un début de correction
12:25l'année dernière
12:26en France un petit peu
12:27masqué par le fait
12:29que certains indices
12:29ont beaucoup monté
12:30mais grâce à un nombre
12:31très réduit de valeur
12:32donc ça veut dire
12:33qu'en fait
12:33la plupart des valeurs
12:34sont encore tout à fait
12:35raisonnables et accessibles
12:36maintenant sur la diversification
12:38oui je pense que c'est important
12:40d'être relativement diversifié
12:41dans un monde
12:41où les choses peuvent changer
12:43très vite
12:43on voit même dans la technologie
12:45il y a un an
12:45tout le monde parlait
12:46d'OpenAI
12:47comme l'unique fournisseur
12:48l'unique solution
12:50pour l'IA
12:50on voit qu'entre temps
12:51il y a les chinois
12:52qu'il y a plein de modèles
12:53qu'Alphabet arrive
12:55qu'il y a au moins 3 ou 4 modèles
12:56LLM
12:57qui commencent à émerger
12:58la concurrence arrive
12:59donc les choses peuvent bouger
13:00quand même assez rapidement
13:01donc il faut aussi changer de secteur
13:02un peu moins miser sur la tech
13:03ou au sein de la tech
13:04changer de valeur
13:05pareil dans la défense
13:06pareil peut-être
13:07il faut être assez flexible
13:08c'est le cas de le dire
13:08on a un fonds
13:09Clarisco Innovation
13:10où le gérant est extrêmement mobile
13:11parce qu'il est fondé
13:13sur des thématiques
13:13pas une seule
13:14on n'est pas juste
13:16terre rare
13:16on n'est pas juste
13:16intelligence artificielle
13:17parce que c'est des choses
13:18qui peuvent être très hype
13:19à un moment
13:19et moins le mois d'après
13:21donc il faut savoir
13:21jongler avec ça
13:22mais en revanche
13:23oui il y a des gisements
13:24de croissance très importants
13:25la technologie au sens large
13:26l'innovation
13:27c'est ça qui dit
13:28quand on regarde
13:28les performances des marchés
13:29on conserve
13:31des polarisations importantes
13:32on voit que
13:34tout ce qui est lié
13:34au cycle d'investissement
13:35l'IA
13:36il y a eu des interrogations
13:37mais là finalement
13:38ce que nous dit TSMC-IA
13:39ce que nous disent
13:40les boîtes d'énergie
13:40aux Etats-Unis
13:41c'est que le cycle
13:42d'investissement
13:42continue très fortement
13:43record de vente
13:44pour la première fois
13:45TSMC franchit
13:46les 100 milliards de dollars
13:47de chiffre d'affaires annuels
13:47et si le marché rebondit
13:49aux Etats-Unis
13:49c'est tout simplement
13:50deux choses
13:50un que la tech repart
13:51grâce à TSMC
13:52comme ASML et ASMI
13:54repartent en Europe
13:55mais aussi
13:56du côté des banques
13:57qui a eu 2-3 journées
13:58assez pénibles
13:59et là aujourd'hui
14:00Goldman Sachs
14:01et Morgan Stanley
14:01ont sorti des résultats
14:02un peu plus encourageants
14:03et tout le secteur
14:03des bancaires
14:04qui pèse quand même
14:04un peu
14:04rebondit aux Etats-Unis
14:06ce qui participe
14:07à la hausse des indices
14:08c'est vrai
14:08et les publications
14:09aujourd'hui
14:09qui pour une fois
14:11on a envie de dire
14:11sont appréciées par le marché
14:12parce que depuis le début
14:13de la semaine
14:13c'était un peu ingrat
14:14un peu dur
14:14pour les banques américaines
14:15Morgan City
14:16tous les bancaires
14:17il y a eu un moment
14:17les ursales
14:18n'étaient pas atroces
14:18mais ça
14:20plus les menaces de Trump
14:21pour plafonner
14:27depuis quelques jours
14:28et là on a un petit retour
14:29Voilà
14:29Goldman Sachs
14:30gagne en ce moment
14:30par exemple 2%
14:31Morgan Stanley aussi
14:32qui a publié ses résultats
14:33tout à l'heure
14:34Est-ce que Donald Trump
14:35justement est en train
14:35de devenir l'ennemi
14:36de Wall Street ?
14:37Wall Street l'attendait
14:38comme le grand libérateur
14:39de l'économie
14:39le grand dérégulateur
14:41il promet la dérégulation
14:42la déréglementation
14:43de Donald Trump
14:43et finalement
14:44vous le disiez Alain
14:45il demande
14:46à ce que les prix
14:47les taux des cartes de crédit
14:48soient plafonnés
14:49il demande
14:50à ce que le marché
14:51de l'immobilier
14:51soit protégé
14:52le marché des maisons individuelles
14:53notamment
14:54il demande
14:57il va falloir arrêter
14:58de verser des dividendes
14:59les acteurs de la défense
15:00arrêter de réaliser
15:01des rachats d'actions aussi
15:02bref au lieu du grand dérégulateur
15:04est-ce qu'on n'a pas
15:04un interventionnisme d'Etat
15:06qui est en train
15:06de se mettre en place ?
15:07Est-ce que Wall Street
15:08est en train de le prendre
15:09en grippe là Donald Trump ?
15:10Alors sur la défense
15:10il vient d'annoncer
15:11qu'on avait passé
15:12de 1000 milliards
15:13à 1500 milliards
15:14d'ici 2030
15:15donc je crois que la demande
15:16dans ce secteur
15:16va rester très bonne
15:17en revanche
15:18il se trouve que
15:19Trump reste quand même
15:21un politicien
15:21et les politiciens
15:23ont besoin d'être réélus
15:24et là on commence
15:25à se rapprocher dangereusement
15:26d'élections en novembre prochain
15:28qui en général
15:29sanctionnent le pouvoir
15:30en place
15:30c'est toujours le cas
15:31mais il faut bien rappeler
15:32que Trump a été élu
15:34par la classe moyenne
15:36sur l'idée
15:36qu'il y aurait
15:37des gains de pouvoir d'achat
15:38et que l'inflation
15:40serait maîtrisée
15:41en l'occurrence
15:42les hausses de salaire
15:43la situation de l'emploi
15:45est un peu moins favorable
15:46qu'avant
15:46les hausses de salaire
15:47commencent à se tasser
15:48un petit peu
15:48et parallèlement
15:49l'inflation
15:50même si elle n'est pas
15:51aussi horrible
15:52qu'on aurait pu le craindre
15:53elle est quand même là
15:54et sur certaines denrées
15:55qui sont sensibles
15:56pour la classe moyenne
15:57comme l'alimentation
15:58etc
15:59il a besoin
16:01quelque part
16:01de montrer
16:02qu'il en fait un peu aussi
16:03pour le consommateur
16:04oui et il a annoncé
16:04il y a quelques mois
16:05un chèque à venir
16:06pour chaque américain
16:07classe moyenne
16:08et classe populaire
16:09de 2000 dollars
16:09il a été réinterrogé
16:10là-dessus
16:11sur ce chèque de 2000 dollars
16:12c'était hier
16:12un journaliste
16:13lui a demandé
16:13au fait
16:13vous aviez parlé
16:14d'un chèque de 2000 dollars
16:15à venir cette année
16:15est-ce que vous confirmez
16:16et Donald Trump
16:17a répondu au journaliste
16:18un chèque de 2000 dollars
16:19mais quand est-ce que
16:20j'ai parlé de ça
16:20je ne m'en souviens pas
16:21voilà ce qu'a dit hier
16:22Donald Trump
16:22le monde dans lequel on vit
16:23donc on ne pourrait même pas
16:24sur le moment
16:24fact-checker le président américain
16:26immédiatement
16:26bon il n'y a quasiment
16:28aucune chance
16:28qu'un chèque de 2000 dollars
16:29soit envoyé à tous
16:30les ménages américains
16:31pourquoi pas un montant inférieur
16:33jusqu'à un certain seuil
16:34mais effectivement
16:35on est dans une année
16:36d'élections
16:36qui se présente très mal
16:38en général
16:39et en particulier
16:40pour ce président là
16:40et donc
16:42ce n'est pas une surprise
16:43venant de lui
16:44que le discours
16:45bascule un petit peu
16:46dans ce domaine
16:47le problème c'est que
16:48c'est là non plus
16:49pas quelque chose
16:49que vous changez du jour au lendemain
16:50la perception
16:51de ces pertes
16:52de pouvoir d'achat
16:52pour la part
16:53des ménages
16:55aux revenus les plus modestes
16:56ce fameux
16:56K-shaped economy
16:57ce cas dans l'économie
16:59ces inégalités
16:59se sont creusées
17:00il peut peut-être
17:02amorcer un début
17:04de changement de perception
17:05avec ce type de mesures
17:06mais il y aura également
17:07deux problèmes
17:08très concrets
17:08politiquement
17:09ce même congrès
17:10risque de ne pas
17:11lui donner un blanc-seing
17:12on n'est plus
17:13dans l'orgie budgétaire
17:14de la pandémie
17:15ou du premier mandat
17:17et deuxièmement
17:18il y a un aspect
17:19lié au tarif
17:20parce que toute la rhétorique
17:21et le calcul
17:23savant du président américain
17:24repose sur le fait
17:25qu'il y a de l'argent
17:26qui rentre dans les caisses
17:27aux Etats-Unis
17:27300 milliards par an
17:29et que ça permettrait
17:30de financer
17:30ces 2000 dollars
17:32par ménage
17:33à voir
17:34si c'est le cas
17:35pour combien de temps
17:36et si le calcul
17:36en fait boucle
17:37la Cour suprême
17:38c'est un vrai risque
17:39où ils trouveront
17:39une parade
17:39pour un plan B
17:40pour maintenir
17:41les droits de loi
17:41si la Cour suprême
17:44d'abord donne un avis négatif
17:45ce qui est loin d'être certain
17:46je pense que le marché
17:46surestime ce risque là
17:47et si Trump trouve
17:50une parade
17:51il y a au moins
17:51trois ou quatre possibilités
17:52à court terme
17:53elle sera un peu bancale
17:54elle prendra du temps
17:55elle pourrait même
17:56éventuellement demander
17:57l'implication
17:58d'agences
17:59ou d'enquête supplémentaire
18:02et de perte du temps
18:03grosso modo
18:04et donc vous vous rapprochez
18:05de l'échéance
18:05on continue
18:06on poursuit nos échanges
18:07dans un instant
18:08on parlera de vos portefeuilles
18:09actions bien sûr
18:10mais d'abord
18:10on est à quoi
18:1012 minutes maintenant
18:11de la clôture
18:12on accélère
18:12dans la dernière ligne droite
18:14de cette séance
18:15le CAC 40 perd 0,1%
18:16en ce moment
18:17l'interne rouge
18:18donc on le disait
18:18c'est le secteur du luxe
18:19avec Richemont
18:19dont on parlera beaucoup
18:20tout à l'heure
18:21après la clôture
18:22Richemont
18:22pourquoi ça coince
18:23alors que le chiffre d'affaires
18:24est supérieur aux attentes
18:25dans son sillage
18:29on a aussi LVMH
18:30qui va publier en fin de mois
18:31dans 15 jours
18:32moins de 15 jours LVMH
18:33le titre LVMH perd 1,5
18:34à suivre aussi Thalès
18:36alors il y a une opération financière
18:37qui explique la baisse
18:37de Thalès aujourd'hui
18:38moins 3%
18:39et puis à la hausse
18:40Bureau Veritas
18:40plus 1,5
18:41et on le disait
18:42même STMicroelectronics
18:43dans la tech progresse
18:44alors quand STM
18:45Soitech et Infineon progresse
18:46c'est qu'il se passe peut-être
18:47un truc dans l'univers
18:48des semi-conducteurs
18:49parce que l'an dernier
18:50dans les semi-conducteurs
18:50c'était les éternels délaissés
18:52ces trois valeurs
18:52Infineon, Soitech, STM
18:54aujourd'hui c'est mieux
18:54ces trois valeurs
18:55profitent de la hausse du secteur
18:57on va se demander
18:57si c'est le début
18:58d'un petit quelque chose
18:59pour les délaissés de la tech
19:01le CAC est en baisse
19:02en tout cas
19:02on en parle avec
19:03Alain Dubrul
19:03et Frédéric Ducrozet
19:05Frédéric
19:06vous évoquiez l'économie
19:07en cas
19:07c'est impressionnant
19:09de voir
19:09la dichotomie
19:11pour le coup
19:11entre ceux qui sont
19:12investis en actions
19:14et les autres
19:14les vrais gagnants
19:15du 21ème siècle
19:16sont-ils les détenteurs
19:17d'actifs en bourse
19:18l'écart abyssal
19:19entre la valeur
19:20des actifs financiers
19:21et le pouvoir d'achat
19:21réel issu du travail
19:22regardez le Dow Jones
19:23pour acheter
19:24ne serait-ce qu'une unité
19:26de l'indice Dow Jones
19:27il faut aujourd'hui
19:28travailler
19:29une fois et demie
19:30plus longtemps
19:30qu'en 2020
19:31c'était hier
19:31en 2020
19:32et quatre fois plus longtemps
19:34qu'en 2008
19:34il faut aujourd'hui
19:35quatre fois plus
19:36d'heures de travail
19:37qu'en 2008
19:37pour acheter
19:38un point de Dow Jones
19:39quand on est investisseur
19:40autre chiffre
19:42depuis 2008
19:42aux Etats-Unis
19:43le salaire horaire moyen
19:44a progressé
19:44dix fois moins
19:45que le Dow Jones
19:46c'est ça aussi
19:47l'économie en cas
19:48oui et c'est l'accumulation
19:49de beaucoup de mesures
19:51qu'on peut juger
19:52mal calibrées
19:53après coup
19:54mais sur le moment
19:55dans une pandémie
19:55en particulier
19:56c'est toujours
19:57plus facile à dire
19:58qu'à faire
19:58et qui ne sont pas
19:59le seul résultat
20:00des politiques de Trump
20:01il faut le dire très clairement
20:02il hérite aussi
20:03d'une situation
20:03qu'il n'a pas
20:04complètement généré
20:06lui-même
20:06l'économie était déjà en cas
20:07quand il arrivait
20:08absolument
20:08et les deux branches
20:11du policy mix
20:12monétaire et budgétaire
20:13y ont contribué
20:14à divers degrés
20:15à différents moments
20:15parce que
20:16vous venez de l'évoquer
20:18d'ailleurs dans les discussions
20:18précédentes aussi
20:19les banques centrales
20:20ont fait
20:20whatever it takes
20:21et tout ce qui était nécessaire
20:22pour éviter des catastrophes
20:24ont gonflé les prix d'actifs
20:25comme effet collatéral
20:26c'était probablement
20:28la moins mauvaise
20:29des solutions
20:30dans certains cas
20:30mais le résultat est là
20:32et il y avait un rapport
20:34de S&P en particulier
20:35qui d'ailleurs
20:35est un peu discuté
20:36sur la conclusion
20:37concluant que 10%
20:39des ménages américains
20:41les plus riches
20:41étaient responsables
20:42de 50% de la consommation
20:43même si c'est plus proche
20:45de 35 ou 40%
20:46on a l'idée
20:46que ce constat-là
20:48avant une élection
20:50de mi-mandat
20:50quand vous avez vraiment
20:52fait campagne
20:53pour le pouvoir d'achat
20:54et c'est également
20:56pour ce problème
20:56c'est la raison pour laquelle
20:57je pense
20:57c'est l'origine
20:58de la pression
20:59de Donald Trump
20:59sur la politique monétaire
21:01puisqu'il reste cet outil-là
21:02que vous pouvez activer
21:04notamment pour réactiver
21:06l'activité
21:07sur le marché immobilier
21:09qui là est un levier
21:10très important aussi
21:11pour une autre partie
21:12de la population américaine
21:13oui
21:13allez-y Alain
21:14vous vouliez rebondir
21:15c'est quand même
21:16les prix du pétrole
21:16parce que
21:18aussi enfin
21:19au-delà des questions
21:20de souveraineté
21:21je pense que
21:22le fait de récupérer
21:23le pétrole vénézuélien
21:25de pouvoir avoir
21:25un meilleur accès aux ressources
21:27et potentiellement
21:28faire baisser les prix du pétrole
21:29même si ce n'est pas
21:29forcément extraordinaire
21:30pour l'industrie du Texas
21:32pour les raffineries
21:33on peut discuter
21:34mais globalement
21:34le pétrole est un élément
21:35important dans le pouvoir
21:37d'achat des ménages
21:38et quelque part
21:39on peut dire d'ailleurs
21:40qu'en 2025
21:41la modération
21:42des prix du pétrole
21:43a clairement contribué
21:45à modérer
21:47l'impact négatif
21:48des tarifs
21:48et donc pour Trump
21:50le fait que le pétrole
21:51ne soit pas cher
21:52dans les prochains mois
21:53ça peut aider aussi
21:53on avait réussi
21:55jusqu'ici
21:56à ne pas parler de géopolitique
21:57franchement
21:58vous avez cassé le truc
21:59du coup
22:00on va sauter à pieds joints
22:01dans cette brèche
22:02que vous ouvrez
22:03oui la question vénézuélienne
22:04la question iranienne
22:05Donald Trump dit
22:06finalement cet après-midi
22:07qu'il n'attaquerait
22:08sans doute pas
22:08l'Iran
22:09l'Arabie Saoudite
22:11semble en avoir
22:12dissuadé
22:12ainsi que le Qatar
22:13et Oman
22:14qui souhaitent
22:15ne pas trop déstabiliser
22:16la région
22:16et donc Donald Trump
22:17qui vient apaiser
22:18son discours
22:18les cours du pétrole
22:19sont en repli
22:20il y a une forme
22:20de désescalade
22:21aujourd'hui
22:22entre l'Iran
22:23le Venezuela
22:23le Groenland aussi
22:24pour les marchés
22:26je parle vraiment
22:27du point de vue des marchés
22:28je parle pas évidemment
22:29de situation humanitaire
22:29catastrophique
22:30les attaques du régime
22:31iranien contre le peuple
22:32etc
22:33mais d'un point de vue marché
22:34c'est quoi le plus grand risque
22:35c'est le Groenland
22:36c'est l'Iran
22:36c'est autre chose
22:37c'est Frédéric
22:37à court terme
22:39c'est probablement
22:39une attaque
22:40qui semble pas
22:41à l'ordre du jour
22:42de manière imminente
22:43mais sur l'appareil stratégique
22:46iranien
22:46et ensuite un blocage
22:47éventuellement
22:47des canaux
22:49par lesquels passe
22:50plus d'un tiers
22:50des barils de brut
22:53et ça effectivement
22:53même si c'est à court terme
22:54c'est un problème
22:55pour Trump lui-même
22:58à commencer par lui
22:58et pour toute la région
23:00à long terme
23:00je pense que la question
23:01de l'OTAN
23:01liée au statut
23:03du Groenland
23:04me semble plus importante
23:05de manière à redéfinir
23:07mais là aussi à redéfinir
23:08peut-être les équilibres
23:09en Europe
23:09et jusqu'à la Russie
23:10mais il y a une forme
23:11de taco là
23:12sur l'Iran
23:12de la part de Donald Trump
23:13il semble vouloir reculer
23:14à moins que ce soit
23:15un brouillard de guerre
23:16c'est un fil rouge
23:17dans toute notre discussion
23:17de bonne tenue des marchés
23:19malgré tout ça
23:19alors oui
23:20on grimpe le mur
23:21des inquiétudes
23:22c'est là aussi
23:23le fonctionnement des marchés
23:24mais jusqu'à un certain point
23:25l'idée sous-jacente
23:26c'est que Trump
23:27reste business friendly
23:29reste capitaliste
23:30reste orienté croissance
23:31il ne peut pas se permettre
23:32d'aller jusqu'à la rupture
23:34et donc sur ce point là
23:35en particulier
23:36mais sur tous les autres sujets
23:37il s'arrêtera
23:39avant de franchir
23:39la ligne rouge
23:40oui
23:40vous pensez aussi à l'un ?
23:41ce qu'on note
23:42ce qu'on voit
23:43entre le Venezuela
23:44et l'Iran
23:44c'est qu'on a l'impression
23:45qu'en fait Trump
23:46ça ne le dérange pas
23:46qu'il y ait des dictatures
23:47qui soient pénibles
23:48avec leur population
23:50ce qu'il veut
23:50c'est des gens
23:51qui lui soient
23:51un peu plus inféodés
23:52donc en ce sens
23:53il a maintenu le régime
23:55même si Nicolas Maduro
23:56finalement si
23:57plutôt que
23:58tout catapulté en Iran
24:00et on ne sait pas
24:01ce qui sort derrière
24:01parce que dans tous ces pays là
24:03quand ils ont viré
24:04Saddam Hussein
24:05quelque part
24:06je ne sais pas
24:07si c'est mieux après
24:08mais en tout cas
24:08c'est des environnements
24:09non maîtrisés
24:10donc d'une certaine façon
24:11faire un deal
24:12avec un gouvernement
24:13proche de l'actuel
24:14mais un peu plus modéré
24:15et un petit peu
24:16un peu moins
24:17qui mettrait moins
24:17le souk dans toute la région
24:18c'est déjà pas mal
24:19vu leur produit
24:20je ne dis pas que c'est bien
24:21mais
24:21bon et puis la question
24:23de la Fed aussi
24:24indépendante
24:25pas indépendante
24:25il reçoit aujourd'hui
24:26d'ailleurs Donald Trump
24:27à la Maison Blanche
24:27l'un des peut-être
24:29nouveaux favoris
24:30le patron
24:31de l'investissement
24:32obligataire mondial
24:32de BlackRock
24:33si c'était lui
24:34le nouveau président
24:34de la Fed
24:35ce serait le meilleur choix
24:35pour les marchés
24:36je pense
24:36Chris Waller aussi
24:38qui est une option
24:40qui regagne à mon avis
24:41en probabilité
24:41avec tout ce qui se passe
24:42la conclusion
24:43de tout ce qu'il a fait
24:45lui-même
24:45directement ou indirectement
24:46et ses attaques
24:47contre Powell lui-même
24:48c'est qu'à mon avis
24:48on va arriver
24:49avec un scénario
24:49plus favorable
24:50pour les marchés
24:51in fine
24:51et une banque centrale
24:52plus indépendante
24:53on l'a dit
24:54Powell pourrait être
24:55amené à rester
24:56finalement
24:56au moins en tant que
24:57membre gouverneur
24:58classique
24:59entre guillemets
24:59et vous allez devoir
25:01rassurer le marché
25:02à un moment
25:03la seule chose
25:03qui m'a inquiété
25:04dans cet épisode
25:05et cette saga
25:05c'est la perte peut-être
25:06d'influence de Scott Besant
25:07parce que lui
25:08était clairement contre
25:09ce type d'attaque
25:10et Trump l'a laissé faire
25:12quand même
25:12pendant quelques jours
25:13donc Rick Reader
25:14si c'est un outsider
25:15qui n'a jamais été à la Fed
25:16un investisseur
25:18qui a un très bon
25:18track record macro
25:19je ne peux pas juger
25:20sur le reste
25:21ou ce n'est pas mon métier
25:22qui a bien compris
25:23ce qui se passait
25:24dans l'économie américaine
25:25mais c'est important
25:26parce que
25:27si vous baissez les taux
25:28parce que c'est le scénario
25:29quand même
25:29que veut le président
25:30et quelque part
25:30le marché aussi
25:31ou au moins
25:32ne pas les monter
25:32c'est un autre monde
25:33vous devez le faire
25:35sur la base
25:35des faits
25:36et d'une analyse
25:37jugée crédible
25:37par les marchés
25:38et Rick Reader
25:38fait partie de ceux
25:39qui présentent
25:40ce type de scénario
25:41bon pour vous
25:42qui hésitez peut-être
25:43comment ajuster vos portefeuilles
25:45on saura dans les prochaines semaines
25:46qui présidera la Fed
25:47d'après JP Morgan
25:48en tout cas
25:48la Fed ne baissera pas
25:49ses taux cette année
25:50c'est la première
25:51grande banque américaine
25:52à scénariser
25:53à prévoir désormais
25:54que la Fed ne baissera pas
25:56ses taux cette année
25:56on en parlait tout à l'heure
25:58avec John Plassard
25:58c'est dans USA Today
25:59alors est-ce que ça changerait
26:00grand-chose ou pas au marché
26:01la réponse de John Plassard
26:02la retrouvée en replay
26:03sur l'application BFM Business
26:04et du coup
26:05ça participera
26:06peut-être vous qui nous suivez
26:07qui nous regardez
26:07à nourrir vos hésitations
26:08est-ce que j'investis en Europe
26:09est-ce que j'investis à Wall Street
26:11et bien cette question
26:12ah voilà Chris
26:13qui débarque
26:14notre réalisateur
26:1517h31
26:16bonsoir Chris
26:17Chris va vous interroger
26:18messieurs
26:19salut Chris
26:19ouais salut Guillaume
26:20bonsoir les experts du club
26:22on parle beaucoup
26:23des Etats-Unis
26:23et de l'Europe continentale
26:25oui
26:25mais qu'en est-il
26:26de l'Angleterre en 2026
26:27opportunité à saisir
26:29ou marché à éviter
26:30je peux peut-être
26:32commencer côté macro
26:32et puis on peut discuter
26:33des marchés
26:34c'est la difficulté
26:35d'ailleurs au Royaume-Uni
26:36parce qu'il y a parfois
26:37une dichotomie importante
26:38entre les deux
26:38la macro va aller moins mal
26:40mais c'est un peu
26:41l'histoire européenne aussi
26:42et française quelque part
26:44avec une politique budgétaire
26:45toujours très compliquée
26:46très contrainte
26:46des risques politiques
26:47même pourquoi pas
26:48sur la coalition
26:50et une politique budgétaire
26:52qui malgré tout
26:53a été calibrée
26:54péniblement
26:55avec des hausses d'impôts
26:56notamment qui vont peser
26:57sur la croissance
26:57une inflation toujours élevée
26:58malgré tout
27:00en reflux progressif
27:01et donc une banque centrale
27:02qui peut baisser les taux
27:03on va dire moins
27:03mauvais en 2026 également
27:05pour ceux qui hésitent
27:06entre Wall Street et l'Europe
27:07pourquoi pas s'arrêter
27:08entre les deux
27:08sur le marché britannique
27:09c'est une bonne idée
27:10le marché britannique
27:10la bourse de Londres
27:11cette année ou pas alors ?
27:12moi ça ne m'excite pas beaucoup
27:13une maladie macro est difficile
27:14la consommation est sous pression
27:15les taux d'intérêt
27:16sont à des niveaux stratosphériques
27:17même par rapport aux nôtres
27:19le seul point
27:19qui pourrait aider quand même
27:20c'est qu'une bonne partie
27:22des grandes valeurs londoniennes
27:23sont des valeurs mondiales
27:24qui sont sur l'énergie
27:26les matières premières
27:27c'est les bons secteurs
27:28etc
27:28et ça quelque part
27:29ces secteurs qui pourraient
27:30profiter d'un rebond mondial
27:31finalement pourraient bien se tenir
27:33mais pas pour des raisons UK
27:34mais parce que tout simplement
27:35elles sont présentes là-bas
27:36c'est ce qu'on a vu au moment du Brexit
27:37le jour du Brexit
27:38le FTSE et Wall Street
27:39avaient fait presque mieux
27:39que l'Eurostock
27:40parce que les valeurs
27:41qui étaient dedans
27:42n'étaient pas si anglaises que ça
27:43les experts de Société Générale
27:45ils disent
27:45il y a vraiment un coup
27:45à jouer cette année
27:46à la bourse de Londres
27:50sur lesquels le marché mis cette année
27:52et puis il y a une prime de stabilité
27:53au Royaume-Uni
27:54par rapport à la France
27:55prime de stabilité politique
27:56désormais britannique
27:57par rapport à la France
27:58disent-ils
27:58ils expliquent aussi
27:59qu'il y a eu tellement de flux négatifs
28:01depuis Brexit
28:02depuis 2016
28:03qu'aujourd'hui les institutionnels
28:04sont obligés de renforcer à nouveau
28:06repondérer un peu le Royaume-Uni
28:07presque de façon mécanique
28:08c'est vrai que le Royaume-Uni
28:10est assez under-own
28:11a priori
28:11oui
28:12sous-investi par les institutions
28:14oui oui
28:15et ça
28:16ce genre de truc
28:17malheureusement
28:17c'est toujours un peu temporaire
28:18merci à tous les deux
28:20Frédéric Ducrozet
28:21nous a accompagné
28:21responsable de la recherche macroéconomique
28:23de Pictet West Management
28:24et Alain Dubrul
28:25il y a beaucoup de valeurs
28:26à évoquer ce soir
28:27si ça vous dit
28:29vous pouvez rester avec nous
28:29jusqu'à 18h
28:30pour rentrer dans le portefeuille
28:32de nos auditeurs
28:32on va le faire dans un instant
Écris le tout premier commentaire