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  • il y a 11 heures
Les clefs d'une vie de Paul Belmondo

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-05-04##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Vous avez su vous faire un prénom sur des circuits
00:08qui ont un point commun avec l'univers dans lequel vous avez grandi,
00:11le mot moteur.
00:12Vous avez roulé très vite avant de prendre votre temps
00:15pour vous lancer dans une nouvelle course au succès, le théâtre.
00:18Et cela sans jamais faire le moindre cinéma.
00:21Bonjour Paul Belmondo.
00:22Bonjour.
00:23Alors c'est vrai que vous avez une vie multiple,
00:25vous êtes au théâtre tout l'été, on va en parler,
00:27mais le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours
00:30et il est important et varié à travers des dates clés.
00:33Donc on va le faire.
00:35Et la première date que j'ai trouvée,
00:36elle est liée à une inauguration en famille le 13 septembre 2010.
00:41Au musée Paul Belmondo de Boulogne, les souvenirs sont légion.
00:43L'atelier du sculpteur figuratif est reconstitué dans les moindres détails.
00:46Ce jour-là, vous êtes aux côtés de Jean-Paul, votre père, de votre famille,
00:49pour inaugurer le musée Paul Belmondo à Boulogne-Biancourt.
00:53Alors je crois que votre grand-père n'en voulait pas,
00:55mais votre père y tenait plus que tout.
00:57Oui, c'est-à-dire que mon grand-père était quelqu'un de discret.
01:00Déjà, il ne voulait pas que les galeries vendent ses œuvres.
01:03Donc pour vous montrer à quel point il était...
01:05Pourtant, il a travaillé pour beaucoup de villes
01:07et il a vendu énormément d'œuvres.
01:09Mais il était très discret.
01:10Donc c'est vraiment mon père qui voulait la reconnaissance de son père.
01:13Et c'est la raison pour laquelle il avait insisté pour avoir un musée à son nom.
01:17Je crois qu'il y a 250 sculptures, 400 médailles,
01:202500 dessins donnés par la famille, justement.
01:23Oui, tout à fait.
01:23Donc c'était la famille qui a fait une donation à la ville de Boulogne.
01:26Et la ville de Boulogne a mis ce lieu de ce sublime musée.
01:31Voilà, donc on est très contents.
01:33En plus, qu'il y a à côté du parc Rothschild.
01:35Donc voilà, c'est un très très bel endroit.
01:36Et je signale à ceux qui vont au Palais de Chaillot
01:38qu'il y a des sculptures de Paul Belmondo au Palais de Chaillot.
01:41Ah oui, mais vous savez, dans Paris, il y a plusieurs endroits où il y en a.
01:44Il y a plusieurs villes.
01:45Et souvent, ça m'arrive d'arriver dans une ville où vous savez qu'il y a une sculpture de
01:49votre grand-père.
01:50Voilà, il y en a un peu partout en France et un peu à l'étranger aussi.
01:54Et je crois qu'il y a aussi une sculpture de votre père, enfant.
01:57Et il a causé avec des sucettes.
01:59Alors au musée, il y a son buste qui est là, qu'il avait fait.
02:03Je sais que mon grand-père avait beaucoup de mal à l'avoir pour qu'il reste calme.
02:09Et je crois que vous avez participé, Paul Belmondo, à la scénographie de ce musée.
02:12Oui, j'étais impliqué, en tout cas avec mon oncle aussi et mon père.
02:16Mais c'est vrai qu'il m'avait demandé à suivre justement le choix des architectes.
02:21Et puis après, j'avais suivi de très près.
02:23Et aujourd'hui, c'est moi et mon cousin Olivier qui s'en a fait en sorte que ce musée
02:29perdure.
02:30Oui, et je crois que vous avez passé pratiquement un an à un étage en dessous, rue Victor Considérant,
02:36lorsque vous avez déménagé avec votre père.
02:39C'est vrai, quand mon père a changé partie du Moulin des Corbeaux à Saint-Mort
02:43et avait acheté un appartement à Paris, le temps des travaux,
02:45on avait habité au-dessus de mes grands-parents.
02:48Et donc, quand lui n'était pas là, j'étais avec eux.
02:50Donc c'est vrai que j'ai passé beaucoup de temps avec mes grands-parents et avec mon grand-père,
02:54ce qui m'a permis d'aller souvent à son atelier à Danfer.
02:57Et voilà, donc c'est des très bons souvenirs d'enfance.
02:59Travailler tout le temps ?
03:01Tout le temps, tous les jours, 7 sur 7, en permanence.
03:03J'ai des souvenirs de lui.
03:05Alors ça n'existe plus maintenant.
03:06Vous savez, avant, dans les restaurants, même les restaurants chics,
03:08il y avait des nappes en papier, et il dessinait sur la nappe,
03:11et puis voilà, il arrachait le bout.
03:14Et voilà, donc j'ai toujours vu en train de travailler,
03:16dans le train, en vacances, au restaurant, en permanence.
03:19Mais il y avait une astuce, quand Jean-Paul Belmondo faisait un film,
03:22il n'accordait pas d'interview, on lui disait, on veut parler de votre père.
03:25Et là, il accordait tout de suite l'interview, et ensuite, on enchaînait.
03:28Oui, ça, je veux bien vous croire.
03:31D'ailleurs, je crois qu'il n'était pas mondain,
03:32mais je crois que le seul cocktail où il soit venu avec plaisir,
03:35c'est l'inauguration du musée de Jean-Paul Belmondo.
03:38Oui, il était ravi.
03:39Alors après, il y a eu d'autres.
03:40Vous savez, il y avait eu cette exposition à la monnaie de Paris aussi,
03:42qui avait été un moment important pour mon grand-père,
03:45et au petit palais aussi.
03:46Donc voilà, c'est des moments où mon père,
03:48alors à la monnaie de Paris, mon grand-père est encore là,
03:50et mon père était heureux de pouvoir faire ça,
03:53et qu'on parle de son père.
03:54Alors, il y a deux traditions dans la famille Belmondo,
03:57ce sont les prénoms de Paul et de Charles.
03:59Alors Charles, tous les enfants.
04:01Alors ça, j'ai continué, parce que tous mes garçons ont deuxième prénom Charles,
04:04et c'est vrai que par contre, j'ai coupé cette tradition-là,
04:06parce que mon arrière-grand-père s'appelait Paul,
04:08mon grand-père Paul, mon grand-père Jean-Paul,
04:10moi Paul, et bon, je l'ai coupé.
04:11Mais peut-être, si un de mes garçons a un fils,
04:14peut-être ils reprendront Jean-Paul ou Paul.
04:15Oui, ça ne m'étonnerait pas.
04:17Et je crois que les Belmondo viennent d'Italie via l'Algérie.
04:21Tout à fait, c'est vrai.
04:22Donc mon grand-père, donc ses parents étaient piémontais et siciliens,
04:26donc ils se sont mariés au Piémont,
04:28et après ils ont immigré en Algérie,
04:30et mon grand-père est né à Alger,
04:31donc voilà, on est d'origine pied-noir,
04:34et mon grand-père a vécu une bonne partie de sa vie en Algérie.
04:38Et vous-même, vous êtes né pas loin du musée Paul Belmondo,
04:40à Ville-Renumy-en-Cours,
04:42et vous avez passé les premières années de votre vie en Angleterre, à Londres.
04:45Oui, j'ai eu cette chance.
04:46Alors c'est vrai que, bon, c'est à cause que mes grands-parents,
04:49mes parents, pardon, ont divorcé, que j'ai vécu.
04:51Ça peut arriver, oui.
04:52Ça peut arriver.
04:53Et donc j'ai vécu, mais aujourd'hui, je suis tellement heureux d'avoir connu cette ville,
04:57et surtout, ça m'a permis de parler anglais et d'être bilingue, oui.
05:00Oui, et ça, ça a été très utile.
05:03C'est pas facile au début, je pense.
05:04Quand on est tout petit, on se retrouve à Londres.
05:06C'était pas facile, à tel point que j'ai étranglé un enfant.
05:10Pardon ?
05:10Parce qu'en fait, on m'a mis dans une maternelle.
05:13Donc au début, il ne parlait qu'anglais.
05:15Moi, j'avais trois ans et demi, je ne comprenais pas ce qu'il disait.
05:17J'avais attrapé un enfant par le col, parce que je ne comprenais pas.
05:20Et du coup, après, l'année d'après, ma mère m'a mis au lycée français de Londres.
05:25Et voilà, donc c'était plus facile.
05:26Alors, il faut rectifier quelque chose qui est sur Wikipédia.
05:29Votre mère ne s'appelle pas, ne s'appelle pas Constantin, mais Constant.
05:32Élodie Constant.
05:33Oui, c'est vrai.
05:34Alors, je ne sais pas pourquoi c'est venu.
05:35Et c'est toujours très difficile d'enlever ce nom Constantin.
05:38En fait, elle s'appelle Élodie Constant.
05:40Et d'ailleurs, elle s'appelait René au départ.
05:41Je crois que c'est votre père.
05:42Oui, son vrai prénom, c'est René Constant.
05:45Mais c'est mon père qui lui a donné le prénom d'Élodie et qui lui est resté toute sa
05:50vie.
05:50Et tout le monde l'appelait Élodie.
05:51Alors, il se trouve que vos premières années, donc c'est la maternelle, c'est aussi le lycée français de
05:55Londres.
05:56Car à Londres, il y a un lycée français où vous avez vraiment appris la langue et l'écriture et
06:01la lecture.
06:02Oui, donc le lycée Charles de Gaulle.
06:03Donc, c'est un lycée international.
06:05Et voilà, j'ai fait la première partie de mes études là-bas.
06:09Et c'est un très, très bon souvenir.
06:10Puis surtout, c'est multiculturel parce qu'il n'y avait pas que des Français.
06:14Donc, il y avait bien sûr beaucoup de diplomates, donc beaucoup d'enfants de différents pays.
06:18Oui, et s'il s'appelle le lycée Charles de Gaulle, c'est que ça a été pendant la guerre
06:21une partie des bureaux de la France Libre.
06:24Ah ben voilà, je ne le savais pas, vous me l'apprenez.
06:26Alors, il se trouve que là-bas, en plus, vous êtes tranquille parce que Belmondo, ça ne dit rien à
06:29personne.
06:30Oui, oui, alors c'est vrai que de ce côté-là, j'ai pu avoir une enfance excessivement tranquille.
06:33Même si ma mère vivait avec quelqu'un.
06:35Alors, il n'était pas très connu à l'époque parce que c'était Hugh Hudson.
06:37Il est devenu après parce qu'il a fait le film Les Chariots de Feu et Greystalk.
06:42Mais à cette époque-là, il n'était pas connu.
06:44Donc, moi, j'ai vécu vraiment très tranquille.
06:45Les enfants ne savaient pas qui était Belmondo.
06:47Donc, pour moi, c'était vraiment agréable.
06:49Vous étiez un bon élève, un peu turbulent parfois.
06:52Oui, c'est un peu le genre d'élèves qu'on ne voit pas trop, en fait.
06:56On ne les voit pas, pas parce qu'on est mauvais élève ou bon élève.
06:59Mais justement, je suis passé entre les mailles comme ça.
07:02Et puis un jour, vous décidez de vivre à Paris parce que vous voulez retrouver votre père Jean-Paul Belmondo.
07:07Et là, ça va être une vie très discrète, loin des médias, Paul Belmondo.
07:10Oui, mon père, d'abord, mon père n'aimait pas les médias.
07:13Donc, déjà, c'est une autre époque.
07:15Et s'il y avait un photographe qui s'approchait un tout petit peu trop de nous,
07:18il lui faisait savoir à sa manière.
07:21Je l'ai vu courser quelques paparazzi quand j'étais enfant.
07:25Donc, il le savait, en général, qu'il évitait.
07:28Donc, on a été assez tranquille.
07:29Moi, je me souviens d'Yvon Samuel, journaliste à François,
07:31qui avait écrit un article sur lui, pas très gentil.
07:34Il le croise les ématignons.
07:36Il discothèque, j'étais là.
07:37Le point est allé directement sur le visage d'Yvon Samuel.
07:40Oui, oui.
07:41Non, non, mon père, voilà.
07:42Bon, c'est une autre époque.
07:43Aujourd'hui, on ne peut plus faire ça.
07:44Voilà, mais ça se réglait comme ça.
07:46Ça se réglait un petit peu d'homme à homme, on va dire.
07:48Et voilà, c'était une époque passée.
07:51Et ça se réglait aussi d'homme à enfant,
07:52parce qu'il était très strict sur l'heure du coucher,
07:54sur les fréquentations, sur les sorties, votre père.
07:56Mon père était très strict sur plusieurs choses.
07:58Sur le fait d'être à l'heure,
07:59sur le fait, bien sûr, de respecter les horaires,
08:01de dire bonjour, de dire au revoir.
08:03C'était primordial pour lui.
08:05Quand j'ai commencé comme assistant,
08:06il m'avait dit, tu dois arriver avant tout le monde
08:08et partir après tout le monde.
08:09Donc, j'ai suivi ça.
08:11Ça faisait des longues journées, mais c'était comme ça.
08:13Oui, mais en même temps, c'est très utile.
08:14C'est une chose que tout le monde devrait faire.
08:16Oui, oui, non, c'est vrai.
08:17Bon, après, quand j'avais la chance,
08:19d'abord, c'était des films qui étaient produits par Nouchkine,
08:22donc un grand producteur.
08:24Et même chose, ma première paye,
08:26donc c'était un chèque, il m'a donné le chèque.
08:28Il m'a dit, celui-là, tu ne l'encaisses pas, tu l'encadres.
08:30Je l'encaissais, mais bon.
08:31Vous avez gardé la photo connue pour l'encadrer.
08:33J'aurais dû garder la photo, oui.
08:35Alors, il y avait aussi une chose très importante
08:37avec Jean-Paul Belmondo,
08:38c'était les déjeuners du dimanche.
08:39Moi, je me souviens de la tendresse qu'il avait
08:41pour sa mère Madeleine
08:42quand je le croisais le dimanche dans les restaurants.
08:45Oui, c'était important pour lui
08:46qu'on aille déjeuner avec mes grands-parents.
08:47C'était important pour lui de déjeuner avec sa mère.
08:49Après, il s'en est énormément occupé
08:51jusqu'à la fin de sa vie.
08:52C'est vrai qu'il était,
08:54elle l'emmenait souvent au restaurant les dimanches.
08:57Voilà, il passait du temps avec eux.
08:58L'été aussi, on allait en vacances.
09:01Il voulait qu'on passe au moins quelques temps avec eux.
09:04Et puis, il y avait l'école.
09:05L'école, il était beaucoup plus cool.
09:06Je crois qu'il avait arrêté l'école à 14 ans.
09:08Et vos bonnes ou mauvaises notes,
09:10ça ne l'intéressait pas tellement, Paul Belmondo ?
09:11Non, ça ne lui était pas complètement égal
09:13parce qu'il faisait, bon, quand même un minimum.
09:16Mais il ne me disait rien.
09:17Je pense qu'à partir de...
09:18J'allais à l'école, une ou deux fois,
09:20on avait été chez le directeur
09:21qui était un homme charmant
09:22qui s'appelait M. Benhamou.
09:25En plus, c'était un homme de culture.
09:26Donc, il s'entendait bien avec mon père.
09:28Bon, on lui a fait comprendre
09:29que je n'étais pas un très bon élève,
09:30mais un gentil garçon.
09:31Donc, voilà.
09:32Mais mon père, il ne m'a jamais fait aucune remontrance.
09:34Il ne m'a jamais demandé
09:35si je faisais mes devoirs ou pas.
09:37Du moment que, voilà,
09:38que je ne me faisais pas remarquer.
09:39Et ça allait.
09:40Moi, je crois que c'est le cours
09:41Alfred de Musset à Paris, dans le 6e,
09:43et je crois que...
09:43Dans le 14e.
09:44Mais je crois que le fait
09:46que Jean-Paul Belmondo arrive au cours,
09:49à l'école, ça ne faisait pas une émeute, forcément.
09:51Non, c'était...
09:52Je crois que l'école existe toujours.
09:54C'était une école privée
09:55qui était très bien.
09:56En même temps, j'ai fait de la 6e jusqu'à la terminale.
09:59Donc, voilà.
09:59Tout le monde me connaissait.
10:00Il n'y avait pas beaucoup d'élèves dans chaque classe.
10:02Donc, c'était l'avantage.
10:03Et on était un petit peu les mêmes chaque année.
10:05Donc, il y avait un peu au début.
10:07Mais après, chacun...
10:08Non, non.
10:08Ça allait.
10:09C'était assez relax.
10:10Moi, je me souviens du petit-fils de Louis de Funès,
10:12Laurent de Funès,
10:13qui m'a dit qu'un jour...
10:14Louis de Funès est arrivé dans sa DS bleue à l'école.
10:17Ça a été une émeute.
10:18Tout le monde au garde-à-vous.
10:19C'était une autre époque aussi.
10:21Oui.
10:21Non, non, non.
10:21Non, non, non.
10:22Mon père était...
10:23Non, non, non.
10:23Il était très discret.
10:24Non, il était discret.
10:25Puis, il y avait d'autres personnes,
10:26alors moins connues,
10:27parce que c'était des personnes plus dans l'industrie,
10:29on va dire.
10:30Mais non, c'était une école assez...
10:32Voilà, c'était une école privée.
10:33Donc, voilà.
10:33C'était pas non plus un lycée public.
10:35Peut-être ça aurait été différent
10:36si j'avais été dans une école publique.
10:37Je pense qu'on l'aurait plus embêté.
10:39Et après le bac,
10:40Paul Belmondo,
10:41c'était la vie professionnelle.
10:42Pas question de faire des études supérieures.
10:44Non, parce que j'avais...
10:45Je savais déjà ce que je voulais faire.
10:51Parce que j'ai fait mon premier film comme assistant,
10:54quasiment dans la foulée au mois de septembre.
10:57Octobre, c'était après que j'ai eu mon bac l'été.
10:59Donc, je savais que j'allais travailler.
11:00Donc, je n'avais pas besoin de faire des études.
11:02Et très honnêtement,
11:03je n'avais pas envie non plus.
11:04Je comprends.
11:05Et ça n'a pas été un problème.
11:07Alors, une autre date importante dans votre parcours aussi,
11:09c'est le 19 novembre 1982.
11:12A tout de suite sur Sud Radio,
11:13avec Paul Belmondo.
11:15Sud Radio, les clés d'une vie.
11:17Jacques Pessis.
11:18Sud Radio, les clés d'une vie.
11:19Mon invité, Paul Belmondo.
11:21Nous évoquerons tout à l'heure
11:22votre nouvelle pièce de théâtre pour l'été
11:24à Paris, au Théâtre de Passy.
11:26On a évoqué vos débuts.
11:28Et puis, le 19 novembre 1982,
11:31c'est votre première télé
11:32dans ce journal télévisé.
11:37Journal télévisé de Bernard Giroux.
11:39Et je crois que vous êtes interviewé par Bernard Giroux
11:41après votre victoire au volant elfe
11:44sur le circuit du Castellet.
11:45Vous vous en souvenez ?
11:46Oui, bien sûr.
11:46Je m'en souviens.
11:47C'était un moment important pour moi
11:48parce que c'est ce qui a déterminé
11:51la suite de ma carrière de pilote, en fait.
11:53Et j'avais dit à mon père,
11:54si ça se passait bien au volant elfe,
11:55je continuais en tant que pilote.
11:56Si ça se passait mal,
11:58je continuais dans le cinéma.
11:59Et j'ai gagné le volant elfe,
12:00donc j'ai continué dans l'automobile.
12:02En fait, le volant elfe,
12:04c'était un concours
12:06qui était réservé aux jeunes pilotes
12:08à 18 ans.
12:09En fait, c'était une école de pilotage.
12:11Il y avait à peu près 220, 250 élèves.
12:14Donc, il y en avait une trentaine
12:15qui étaient sélectionnées
12:16pour une demi-finale.
12:18Il y en avait cinq pour la finale.
12:20Et le vainqueur de la finale
12:21gagnait une saison en Formule Renault.
12:23Donc, moi, j'ai passé les demi-finales,
12:25la finale,
12:26et j'ai gagné la finale.
12:27Et c'était quoi comme épreuve ?
12:28C'était avec des Formules Renault.
12:29On faisait, je crois que ça devait être
12:31cinq ou six tours chronométrés.
12:32Et celui qui faisait le tour le plus rapide
12:35et la moyenne la plus rapide
12:36était déclaré le vainqueur.
12:38Donc, voilà.
12:38Et j'ai dû le faire deux fois
12:39parce que, m'appelant Belmondo,
12:42ils ont eu peur qu'on dise
12:43que je n'étais pas le vainqueur
12:45de ce volant.
12:47Il y avait un autre garçon
12:49qui était passé.
12:50Il pleuvait.
12:51Donc, il pensait que peut-être
12:52moi, j'étais passé
12:52sur une piste un peu plus sèche que lui.
12:54Donc, on nous a fait repasser
12:55et j'ai regagné.
12:56Il se trouve que je crois
12:57que ça a commencé
12:58avec une voiture à pédale
12:59et avec un circuit pour les enfants.
13:03Oui.
13:04Je me souviens très bien
13:05d'un circuit,
13:05ça s'appelait le circuit Scalistrix.
13:07Voilà.
13:08Donc, j'ai eu ça.
13:09Après, j'ai eu voiture à pédale.
13:11Après, il y a eu le jardin d'acclimatation.
13:13Donc, ça a été...
13:14J'étais assez obsédé par les voitures
13:16et mon père entretenait bien ça.
13:19Oui.
13:19En même temps,
13:20le Scalistrix,
13:21au départ,
13:21il y avait le circuit 24
13:22qui était un jeu
13:23qui marchait très bien
13:24et qui a été inventé par Étienne Jouet.
13:25Mais ça marchait tellement bien
13:27qu'il ne pouvait plus le construire.
13:28Donc, il ne pouvait plus
13:29le faire de facture
13:29et c'est tombé comme ça.
13:31Je ne savais pas.
13:32Je crois que ça existe toujours.
13:34Oui, ça existe toujours.
13:36Maintenant, il y a beaucoup d'autres choses.
13:37Maintenant, ils ont les consoles de jeux.
13:40Exactement.
13:41Il se trouve que vous gagnez le droit
13:43de faire une saison
13:44en championnat de France
13:45en formule Renault
13:45et je crois que Jacques Laffy
13:47qui l'a remporté en 71,
13:48ça a été le premier vainqueur
13:49de ce championnat.
13:50Oui, en fait,
13:51tous les pilotes français
13:51ont gagné cette école.
13:54C'était très important
13:56et le championnat de France
13:57de formule Renault
13:57était la première étape
13:59pour un jeune pilote.
14:00Donc, moi, je crois
14:01que j'ai dû finir
14:02cinquième ou sixième
14:03du championnat.
14:04J'ai gagné une course
14:04et j'avais fait trois podiums
14:05pour ma première saison.
14:06Voilà.
14:07Et Jacques Laffy, en fait,
14:08qui s'est toujours défini
14:08comme un branleur
14:09alors qu'il courait énormément,
14:11c'était un gros farceur aussi,
14:12un peu comme votre père,
14:13toujours prêt à faire
14:14un canular.
14:15C'est vrai qu'il y a
14:16quelque chose de similaire
14:17entre les deux,
14:17ce côté très décontracté,
14:20très agréable,
14:20très proche du public
14:21comme l'est Jacques Laffy
14:23et comme il l'était
14:23quand il était pilote.
14:25Mais en même temps,
14:26c'est quelqu'un
14:26qui travaillait beaucoup,
14:28c'est quelqu'un
14:28qui connaissait énormément
14:30son métier de pilote
14:31comme mon père.
14:31On pouvait penser
14:31que mon père,
14:32comme ça,
14:32mais en fait,
14:33c'était un gros travailleur.
14:34Voilà, donc son côté
14:35comme ça, relax,
14:36déconneur,
14:37à faire des blagues,
14:38c'était quelqu'un
14:38de très sérieux.
14:39Alors, le déclic,
14:40je crois,
14:41vous avez 10 ou 11 ans
14:43et vous êtes invité
14:44au Grand Prix de Monaco
14:45avec Jean-Paul Belmondo
14:46et Jacques Laffyte
14:47que vous reconnaissez là-bas.
14:48Alors, non,
14:49c'est Jacques X,
14:50en fait,
14:50que je croise là-bas
14:54avec mon père
14:54et qui m'invite
14:56à passer
14:57une séance d'essai
14:58dans les box avec lui
14:59et voilà,
15:00j'avais les yeux
15:02complètement grand ouverts
15:03et je me suis dit,
15:03voilà, c'est ce que je veux faire,
15:04je veux être pilote de Formule 1
15:05sans me rendre compte
15:06de ce que c'était,
15:06bien sûr,
15:07parce qu'à 11 ans,
15:08on ne s'en rend pas compte
15:09mais voilà,
15:09c'est comme ça
15:10que j'ai eu envie
15:10d'être pilote.
15:11Et puis,
15:11il y a aussi
15:12quelqu'un qui a compté
15:13chez Jean-Manuel Fangio
15:14à cause d'un documentaire
15:15ou grâce à un documentaire.
15:16Oui,
15:17justement,
15:17Hugh Hudson
15:18qui était la personne
15:19avec qui ma mère vivait à Londres
15:20faisait un documentaire
15:21sur Fangio
15:22donc on parlait
15:23beaucoup de Fangio
15:23il m'expliquait beaucoup
15:24ma mère m'expliquait
15:25pourquoi aussi
15:26Hugues n'était pas là
15:27où il allait
15:28et elle,
15:28elle était partie
15:29le rejoindre aussi
15:30en Argentine
15:31donc elle m'avait raconté
15:32ce voyage
15:33et elle avait été
15:34au Grand Prix de Monaco
15:35en 69 aussi
15:36donc voilà,
15:36ça m'avait permis
15:37de découvrir
15:38déjà tout ce monde
15:39à travers ma mère aussi
15:40et Fangio.
15:41Oui,
15:41Fangio qui a été
15:42le plus grand champion
15:44du monde
15:45à l'époque
15:46où la Formule 1
15:46on pouvait se tuer
15:47qui était beaucoup plus dangereux
15:48que aujourd'hui.
15:49c'était excessivement dangereux
15:50il a été 5 fois champion du monde
15:52donc voilà,
15:53c'était le 1
15:54il fait partie
15:55des plus grands pilotes
15:56de Formule 1
15:56tu vois des multis
15:57comme ça
15:575 fois il n'y a que lui
15:59après il y en a d'autres
16:00comme Prost
16:01qui a gagné 4 fois
16:03ou Vettel
16:04ou Verstappen.
16:05Et l'expression
16:05se prendre pour Fangio
16:06ou faire le Fangio
16:07c'est rentrer dans le langage courant
16:09c'est aller trop vite
16:09pratiquement.
16:10Oui,
16:11on avait cette expression-là
16:12c'est vrai qu'on disait
16:13tu te prends pour Fangio
16:14pour les gens
16:14qui roulaient trop vite.
16:16Et je crois
16:16que vos débuts
16:17dans l'automobile
16:18c'était à 10 ans
16:19dans l'auto bianchi
16:20de votre mère
16:20Paul Belmondo.
16:22Oui,
16:22c'est vrai
16:22donc c'est vrai
16:24que j'ai appris
16:24à rouler très jeune
16:25c'est vrai que je prenais
16:26la voiture de ma mère
16:27chez elle
16:28elle avait une maison
16:29avec un jardin assez grand
16:30et ce qui me permettait
16:31enfin il y avait une entrée
16:32et une sortie
16:33qui faisait tout le tour
16:35de la maison
16:35donc je prenais la voiture
16:36et je faisais le tour
16:37comme ça.
16:38En même temps
16:38je crois qu'il y a eu
16:39un problème un jour
16:40sur un tas de bois.
16:41Oui,
16:41un jour j'ai un peu
16:42sous-viré
16:43comme on dit
16:44et je suis rentré
16:45dans un tas de bois
16:46donc j'ai fait l'aile
16:47de la voiture
16:48et j'ai redressé
16:48avec un marteau
16:50je pensais que ça n'allait
16:51pas se voir
16:52que ma mère n'allait rien voir
16:52j'avais garé bien sûr
16:54caché le côté
16:55à pied bain de la voiture
16:57c'est comme quoi
16:57on fait des trucs
16:58quand on est enfant
16:58on pense que non
16:59et bien sûr
17:00elle l'a découvert
17:01mais bon ça me rappelle
17:02un jour mon fils
17:03Alessandro
17:03il avait fait la même chose
17:04un jour il avait cassé
17:07la télévision
17:08il l'avait fait tomber
17:09et pareil
17:09il avait tourné la télé
17:10pensant qu'on n'allait pas
17:11s'en rendre compte
17:12mais au moment où on l'allumait
17:13on a vu qu'elle était cassée
17:15et après il était tout rouge
17:16donc ça me fait
17:16les mêmes bêtises
17:17Oui, votre mère
17:18ne vous l'a pas reproché
17:19finalement ça ?
17:20Non, déjà
17:21elle n'était pas contente
17:22parce que bien sûr
17:22j'avais pris la voiture
17:23sans son autorisation
17:24donc ça
17:25ça m'avait grondé pour ça
17:27mais après
17:27bon voilà
17:28elle était assez
17:29je lui ai dit la chance
17:30j'avais des parents
17:31qui étaient sévères
17:32mais compréhensifs
17:33Oui, en même temps
17:33votre père vous a laissé
17:35votre passion
17:35mais je crois que
17:36Jean-Paul Belmondo
17:37était un peu inquiet
17:38que vous fassiez
17:38de la course automobile
17:39Il était très inquiet
17:41alors bien sûr
17:41il m'a laissé faire
17:43ce métier
17:44mais lui
17:44bien sûr
17:45il avait peur
17:46et il aurait aimé
17:47que je sois comédien
17:48ça c'est sûr
17:48que c'était son
17:49c'est ce qu'il aurait voulu
17:51mais c'est vrai
17:52qu'il m'a laissé faire
17:54quand même
17:54même quand j'ai eu
17:55mon accident
17:55Albi
17:57après il m'a pas dit
17:58c'est fini
17:59t'arrêtes tes conneries
18:00il m'a laissé
18:01continuer à courir
18:02il m'a laissé aller
18:02jusqu'au bout
18:03de ma passion
18:03Et puis il y avait
18:04une tradition entre vous
18:05c'est la lecture
18:06de l'équipe
18:07le journal de l'équipe
18:08Le premier livre
18:10que j'ai lu
18:11c'est l'équipe
18:12c'est sûr
18:13que c'était
18:14c'est pour moi
18:15à l'époque
18:15où l'équipe
18:16avait des pages jaunes
18:16et des pages roses
18:18donc ça remonte
18:18à très longtemps
18:19et c'est vrai
18:20que j'ai souvenir
18:20de mon père
18:21en train de lire l'équipe
18:21en train de chercher
18:22partout où trouver l'équipe
18:23c'était quelque chose
18:24de très important pour lui
18:26et ça m'a permis
18:27de découvrir d'abord
18:27tous les sports
18:28et puis voilà
18:29de commencer
18:30à apprendre à lire
18:31et de comprendre
18:31la lecture
18:32Alors les pages jaunes
18:33il y a une raison
18:34c'est qu'en fait
18:34l'équipe créée
18:36par Jacques Godet en 1946
18:37c'était la suite
18:38de L'Oto
18:38journal d'Henri Desgranges
18:40et Henri Desgranges
18:41avait créé le Tour de France
18:42et le journal était jaune
18:43et c'est comme ça
18:44qu'il a inventé
18:45le maillot jaune en 1919
18:46C'est la raison
18:48Alors il se trouve aussi
18:49qu'il y a eu le vélo
18:50et le vélo
18:50vous en avez fait
18:51beaucoup beaucoup
18:52avec votre père
18:52et le battre
18:54c'était pas facile
18:55Non non
18:55mon père m'a mis au vélo
18:56très jeune
18:57il m'a amené à la Cipale
18:58aussi très très jeune
18:59je m'en rappelle
19:00et il a développé
19:02cette passion chez moi
19:03et en même temps
19:04il regardait le Tour de France
19:05l'été
19:06donc aussi
19:06ça m'a permis
19:07de découvrir ce sport
19:08et en tant que pratiquant
19:09et aussi en tant que passionné
19:11c'est vrai qu'on a fait
19:12de nombreuses sorties
19:14en vélo
19:14et mon père adorait le vélo
19:15il allait même
19:16sur les tournages en vélo
19:17et quand il habitait sa mort
19:18il allait au studio de Joinville
19:19il partait avec son vélo
19:20et il allait comme ça
19:21Il était en avance
19:21sur son temps finalement
19:22En fait il était très en avance
19:24sur son temps
19:24de ce côté là
19:26Et je me souviens
19:27de Jean-Paul Belmondo
19:27avec Michel Drucker
19:28le samedi ou le dimanche
19:30dans le bois de Boulogne
19:31en train de rouler
19:33très très conscientieusement
19:35Il allait rouler à Longchamp
19:36avec Drucker bien sûr
19:38qui est aussi un grand passionné
19:39de vélo
19:39Il aimait bien
19:42le côté convivial
19:43le côté de discuter
19:44il avait des amis là-bas
19:45où ça bavardait
19:47ça parlait sport
19:47ça parlait boxe
19:48Il y a l'avantage du vélo
19:49c'est qu'on peut rouler
19:50et parler avec ses copains
19:51Mais tout était compétition
19:53Vous lanciez des voitures
19:54contre un mur
19:54c'était une compétition
19:55Mon père a développé
19:57ce côté compétition avec moi
19:58C'était ça
19:59En fait oui
19:59on faisait un jeu
20:01en fait c'était celui
20:01qui se rapprochait
20:02le plus près du mur
20:03en lançant une voiture
20:04et donc il y avait ça
20:05Après il y avait des parties de foot
20:07les parties de tennis
20:08et à chaque fois
20:09il fallait gagner
20:10c'était important
20:11celui qui marquait plus de buts
20:13aussi
20:14Oui mais en même temps
20:15je crois qu'il trichait parfois
20:18Au début il trichait
20:19pour me laisser gagner
20:19et après il trichait
20:20pour ne plus perdre
20:24Il trichait de quelle manière ?
20:25Au tennis il trichait pas mal
20:27au tennis
20:30mais le pire
20:31c'est quand il jouait
20:32avec Charles Gérard
20:32je pense que les deux
20:33je pense que là
20:34le terrain de simple
20:35était plus large
20:36qu'un terrain de double
20:37je crois
20:38C'était presque inconscient
20:40il trichait par plaisir
20:42Oui je pense que c'était
20:43par plaisir
20:44c'était par amusement
20:45c'était pour énerver l'autre
20:48il n'y avait jamais de
20:50il n'y avait pas un côté
20:51fanfaron non plus
20:52il n'y avait pas le côté
20:53je t'ai battu
20:53et après pendant des jours
20:54de parler de ça
20:55c'était sur le moment
20:56c'était comme ça
20:58mais après c'était fini
20:59une fois qu'il y avait eu
21:00le match était terminé
21:01c'était fini
21:02une bonne engueulade
21:03on ne parlait plus
21:03et puis voilà
21:04ça s'engueulait bien
21:04et puis c'était fini après
21:05et on a un peu oublié
21:06une équipe
21:07qui s'appelait
21:07les Polymusclés
21:08qui est une équipe
21:09d'ailleurs
21:09auquel Jean-Paul Belmondo
21:10et beaucoup d'autres
21:11ont participé
21:11il y avait Brasseur
21:12Robert Chappat
21:13Michel Drucker
21:14qui a vraiment marqué
21:16une époque
21:16puisque en ouverture
21:18des matchs importants
21:20il y avait les Polymusclés
21:21je ne sais pas si vous avez vu
21:21des matchs comme ça
21:22j'ai vu
21:23j'ai eu la chance
21:23de voir les matchs
21:24que ce soit
21:26à côté de Saint-Tropez
21:27que ce soit à Monaco
21:29donc j'allais voir mon père
21:30justement
21:30il y avait les matchs l'été
21:31donc on allait avec lui
21:32voir les matchs de foot
21:34et c'est vrai
21:34que c'était une belle ambiance
21:36mais il y avait
21:37Distel aussi
21:38il y avait Juste Fontaine
21:40Bianchiri
21:40donc il y avait
21:40des anciens joueurs pros
21:42qui étaient là
21:42et Adamo
21:43qui était là aussi
21:43voilà
21:44donc il y avait
21:44beaucoup de monde
21:45donc c'était
21:46je crois que c'est
21:47le variété
21:48le variété club de France
21:50qui a appris
21:50la relève
21:51des polymusclés
21:52mais bon
21:52ils avaient des gens
21:53très très très connus
21:54quand même
21:54c'était le haut
21:56du panier
21:57qui jouait
21:58et vous êtes ensuite
21:59devenu si j'ose dire
21:59un enfant de la balle
22:00et on va l'évoquer
22:01à travers la date
22:02du 30 novembre 1988
22:04à tout de suite
22:04sur Sud Radio
22:05avec Paul Belmondo
22:07Sud Radio
22:08les clés d'une vie
22:09Jacques Pessis
22:10Sud Radio
22:10les clés d'une vie
22:11mon invité
22:12Paul Belmondo
22:13nous parlerons tout à l'heure
22:14de cette pièce
22:14que vous allez jouer
22:15tout l'été
22:16à l'Apollo Théâtre
22:17à Paris
22:17et on évoque
22:18on a évoqué
22:19l'automobile
22:20le 30 novembre 1988
22:22ce sont vos débuts
22:23à l'écran
22:23dans ce film
22:31un classique du cinéma
22:32itinéraire
22:33un enfant gâté
22:33et là
22:34vous jouez
22:35le rôle
22:35de votre père
22:36à 20 ans
22:37oui
22:38mon père
22:38et Claude
22:39m'ont demandé
22:39si je voulais bien
22:40interpréter
22:41son personnage jeune
22:42dans le film
22:43alors moi j'ai dit
22:44oui bien sûr
22:45parce que ça me faisait plaisir
22:46de travailler
22:46avec Claude Lelouch
22:47et avec mon père
22:48ça me plaisait aussi
22:49d'aller passer 8 jours
22:50à Singapour
22:50pour être très honnête
22:53mais j'avais pas du tout
22:54l'ambition
22:54d'être comédien
22:56à ce moment là
22:56donc je l'ai fait
22:57voilà comme ça
22:58j'étais encore
22:59très concentré
22:59sur la course
23:00mais ça reste
23:00un très très beau souvenir
23:02en fait il y avait
23:03Firmin Gruss
23:04et Stéphane Gruss
23:04donc les enfants
23:06d'Alexis Gruss
23:06qui ont repris aujourd'hui
23:08la compagnie Gruss
23:09qui étaient aussi
23:10les enfants
23:11beaucoup plus jeunes
23:11de Jean-Paul Belmondo
23:12de Sam Lyon
23:13le personnage
23:13oui parce qu'il est
23:15il nait dans un cirque
23:17au début
23:17donc il fallait
23:18des vrais acrobates
23:20comme Claude
23:20prend toujours
23:21il prend toujours
23:21des personnes vraies
23:22et qui vont vraiment
23:23interpréter le rôle
23:24donc il avait pensé
23:25aux enfants gruss
23:26et c'était une très bonne idée
23:27et vous l'avez retrouvé
23:28Claude Lelouch
23:28dans Les Misérables
23:29quelques temps plus tard
23:30oui quelques temps plus tard
23:31il me dit
23:31bon est-ce que tu veux bien
23:32refaire ton père de nouveau
23:33est-ce que tu veux faire
23:34Jean Valjean jeune
23:35j'ai dit bah ok
23:35d'accord
23:36il me dit voilà
23:37donc on avait été tournés
23:38dans l'est de la France
23:39bon ça avait été plus compliqué
23:41parce que lui
23:42sur le scénario il avait écrit
23:43que ce jour-là
23:44il neigeait
23:45et ainsi de suite
23:46sauf que ce jour-là
23:46il y a vraiment neigé
23:47donc on a tourné
23:48j'étais en short de boxeur
23:49à faire un combat de boxe
23:51avec des milliers
23:52de figurants
23:53sous la neige
23:53mais c'était une image incroyable
23:55on s'y croyait
23:56et ça a fait un plan
23:57qui était très beau
23:58ce qui est incroyable
23:59c'est l'éternelle jeunesse
24:00de Lelouch
24:01qui après 90 ans
24:02continue à tourner
24:03à avoir des projets
24:04bah c'est sa vie
24:05je pense que c'est
24:06c'est indispensable
24:07qu'il continue de travailler
24:08c'est quelqu'un
24:09qui a besoin de ça
24:10et je pense qu'il
24:11qui travaillera jusqu'à la fin de sa vie
24:13et il est tellement productif
24:14que voilà
24:14il faut qu'il puisse assouvir
24:17cette passion
24:18et bon
24:19puis elle est tellement de qualité
24:20donc voilà
24:21en plus
24:22il a repris
24:24un bâtiment désinfecté
24:25qu'il a transformé
24:25à Trouville
24:26en ciné-concert
24:27il y a des productions
24:28toute la journée
24:28c'est un enfant
24:30devant ce jouet
24:31d'abord
24:33c'est quelqu'un
24:33qui essaye toujours
24:34de trouver quelque chose
24:35de différent
24:36avec le monde du cinéma
24:38qui essaye toujours
24:38de créer quelque chose
24:39voilà
24:40donc c'est lui qui a créé
24:41le Club 13 à Paris
24:42et qui crée un autre lieu
24:44comme ça
24:45c'est fantastique
24:47je pense que
24:47c'est une très bonne idée
24:49oui
24:49alors le cinéma
24:50je crois que vous l'avez découvert
24:51aussi en étant très jeune
24:53sur les tournages
24:54de votre père
24:55notamment le magnifique
24:56Paul Belmondo
24:57alors le magnifique
24:57c'est vrai que c'est un film
24:58sur lequel je suis resté longtemps
24:59puisqu'on était au Mexique
25:01et après quand je refais le compte
25:03je me rends compte
25:04que j'ai dû rater de l'école
25:05pour être là-bas
25:05parce que j'ai fait mes 10 ans
25:06et on a quand même fêté
25:08et l'anniversaire de mon père
25:09et le mien
25:10alors le sien c'est le 9 avril
25:11et le mien c'est le 23 avril
25:12donc si je fais un compte de vacances
25:13ça ne rentre pas
25:16donc
25:17mais mon père me faisait souvent
25:18rater l'école
25:19donc c'est des très bons
25:20j'allais
25:20après chaque
25:21à la sortie de l'école
25:22j'allais régulièrement
25:23sur les tournages
25:25quand ils étaient à Paris
25:27à Boulogne
25:27à Épinay
25:28justement
25:28ça me permettait
25:29de traîner
25:31dans les studios
25:32et ça vous fascinait
25:33Paul Belmondo ?
25:34oui ça me fascinait
25:35j'aimais beaucoup
25:35j'étais très
25:36et d'abord
25:37toutes les personnes
25:37qui travaillaient autour
25:38de mon père
25:39que ça soit
25:41cadreur, chef opérateur
25:42les machinots
25:43les électros
25:44la cantine
25:45avec Henriette
25:46tout le monde
25:46s'occupait de moi
25:47je rigolais avec tout le monde
25:48en fait
25:49j'ai pu découvrir
25:50tous les métiers du cinéma
25:51très très jeune
25:52et je savais exactement
25:53qui faisait quoi
25:54donc le jour où moi
25:55j'ai commencé à tourner
25:56je savais exactement
25:57ce qui se passait
25:58et c'était vraiment
25:59pour moi
26:00un apprentissage
26:00très important
26:01vous avez parlé d'Henriette
26:02dans mes souvenirs
26:03c'est celle qui était
26:04pratiquement obligatoire
26:05sur chaque film
26:07Gabin, Audiard
26:07ou Belmondo
26:08ne refusait de tourner
26:09s'il n'y avait pas Henriette
26:10ah non
26:10c'était elle
26:12qui faisait
26:12la bouffe de tout le monde
26:14c'était elle
26:16mais où qu'on soit
26:17que ce soit
26:19n'importe où en France
26:20ou à Paris
26:20elle venait
26:21c'est elle qui s'en occupait
26:22c'était un personnage incroyable
26:23très très drôle
26:24et mon père
26:25arrêtait pas de faire
26:25des blagues avec elle
26:26et je crois que
26:27vos débuts à la caméra
26:28c'est dans le premier film
26:29de Gérard Lozier
26:30qui s'appelait
26:31T'empêche tout le monde
26:32de dormir
26:32oui c'est le premier film
26:33j'étais assistant
26:34de Jean-Paul Schwartz
26:36ça a été ma première expérience
26:38c'était Gérard Lozier
26:41avec Catherine Alric
26:42et Daniel Auteuil
26:43qui était jeune comédien
26:44à l'époque
26:45c'est des très très bons souvenirs
26:47et vous étiez arrivé comment
26:48dans cette aventure ?
26:49par mon père
26:50et par Alexandre Nouchkine
26:51qui était le producteur du film
26:52donc c'est lui
26:53qui m'a permis
26:54d'aller là
26:55et puis Jean-Paul Schwartz
26:56je le connaissais
26:57parce qu'il me connaissait
26:57quand j'avais 10 ans
26:58sur le magnifique
27:00donc pareil
27:01je savais qui c'était
27:02il m'a fait découvrir
27:03et c'est à une époque
27:04où j'ai changé
27:06beaucoup de pellicules
27:07avec un charging bag
27:08donc vous mettiez
27:08vos mains dans un sac
27:09et vous enleviez
27:10la pellicule du jour
27:12vous mettez une nouvelle
27:12dans le boîtier
27:13qui servait ensuite
27:14à tourner
27:15donc j'ai fait ça énormément
27:16après j'ai appris
27:17à faire le point
27:18voilà
27:18donc j'ai eu le droit
27:19à apprendre tout ce métier là
27:20et j'ai eu cette chance
27:22d'être tout de suite
27:22d'être sur le tas
27:24et de gagner énormément de temps
27:25en même temps
27:26on ne peut pas imaginer ça
27:27aujourd'hui avec le numérique
27:28la nouvelle génération
27:29ne sait pas
27:30qu'on chargeait des pellicules
27:31dans un boîtier
27:32ah ben non
27:32mais ça n'a rien à voir
27:33aujourd'hui
27:33il y avait
27:34d'abord
27:34il y avait l'attente
27:36du résultat
27:37moi je me souviens
27:37justement
27:38donc j'avais les bobines
27:40j'étiquetais les bobines
27:41on les donnait au laboratoire
27:42elles étaient développées
27:43et le surlendemain
27:45le chef opérateur
27:46attendait le résultat
27:47déjà pour savoir
27:48qu'il n'y avait pas eu de problème
27:49qu'il n'y avait pas eu
27:49un cheveu ou quelque chose
27:50sur la pellicule
27:52et que la lumière
27:53était bien raccord
27:54avec ce qu'il y avait fait
27:54donc voilà
27:55il y avait une vraie attente
27:55aujourd'hui
27:56tout le monde regarde
27:57sur son combo
27:58on voit tout de suite
27:58le résultat
27:59dans la seconde
28:00voilà
28:00le métier a changé
28:01il est différent
28:02mais c'est comme ça
28:03la confésie à la lumière
28:04c'était des heures
28:05pour régler la lumière
28:06aujourd'hui c'est beaucoup plus
28:07ils étaient là
28:07à regarder
28:08attendre
28:09être sûrs
28:09que maintenant
28:10ils sont là
28:10oui c'est bon
28:11on corrige un peu ça
28:13et je crois qu'en plus
28:13avec L'Osier
28:14vous aviez un point commun
28:15c'était vos débuts
28:16et c'était les siens aussi
28:17comme réalisateurs
28:18c'était son premier film
28:20et il avait lui aussi
28:22appris ce métier
28:23oui c'était son premier film
28:25donc il avait
28:25c'était Grenier de Fer
28:26qui était son
28:27Denny Grenier de Fer
28:27son premier assistant
28:29et donc
28:30qui lui a permis
28:31qu'il était proche de lui
28:32et qu'il l'a aidé
28:33à faire son film
28:34c'était quelqu'un
28:35qui faisait la bande dessinée
28:36donc il avait les images
28:37et ses plans déjà dessinés
28:39puisque quand vous faites
28:40une bande dessinée
28:40c'est comme ça
28:41mais voilà
28:42c'était son premier film
28:43il avait une caractéristique
28:45L'Osier
28:45il était fâché avec l'orthographe
28:47je ne sais pas si vous le savez
28:47on est deux alors
28:48ah non mais
28:49lui c'est pire
28:50j'ai travaillé
28:51dans une maison d'édition
28:52où j'ai vu ces bulles
28:53d'une bande dessinée
28:54c'était une faute par mots
28:55il était incapable
28:57d'écrire
28:58sans faire une faute
28:59je le comprends
29:02je me soigne
29:02j'essaye
29:04non mais
29:04de toute façon
29:05vous avez d'autres qualités
29:06et j'en reviens justement
29:08à un autre circuit
29:10parallèle au cinéma
29:11qui est la course automobile
29:12parce que finalement
29:13vous avez commencé
29:14avec le karting
29:15comme Prost
29:16comme beaucoup d'autres
29:16oui le karting
29:18est un petit peu
29:18le passage obligé
29:20alors on commençait
29:20beaucoup plus tard
29:21qu'aujourd'hui
29:21parce qu'aujourd'hui
29:22les enfants
29:23parce que maintenant
29:23ils commencent à 8-10 ans
29:25nous on commençait
29:26à 16 ans
29:28et puis pour faire de la course
29:29il fallait son permis de conduire
29:30ce qui n'est pas le cas
29:31aujourd'hui
29:32vous prenez le jeune Antonelli
29:33à 19 ans
29:34il est déjà en Formule 1
29:35et il n'avait pas son permis de conduire
29:37qu'il faisait de la Formule 1
29:38donc voilà
29:39et en même temps
29:39Prost il a commencé
29:40un peu par hasard
29:41ses parents avaient demandé
29:43des meubles
29:44son frère est malade
29:45et il va prendre sa place
29:46au karting
29:47et c'est comme ça
29:47qu'il va découvrir cet univers
29:48oui je crois qu'à l'improst
29:50son rêve c'était d'être footballeur
29:51exactement
29:52et pas du tout pilote
29:54alors peut-être
29:55il aurait fait un très bon footballeur
29:56mais ce qui est sûr
29:57c'est qu'il a fait
29:57un grand champion automobile
29:59un énorme champion
30:00alors votre cheminement
30:02après le karting
30:02je crois que c'est la Formule 3
30:03la Formule 3000
30:04c'est le passage obligé
30:06oui c'était le passage obligé
30:07à l'époque
30:08voilà
30:09et au moment où je pensais
30:11que je n'arriverais pas
30:12en Formule 1
30:13c'était ma dernière année
30:13de Formule 3000
30:14je me suis dit
30:15bon j'étais sur le point
30:16d'arrêter
30:17et j'ai un ami
30:18donc
30:20qui m'a dit
30:20écoute
30:22il y a peut-être
30:22une possibilité
30:23pour que tu roules
30:24chez March en Formule 1
30:24est-ce que ça t'intéresse
30:25j'ai dit
30:26bah écoute
30:26oui tu demandes un aveugle
30:27s'il veut voir
30:28si mais
30:29donc il me dit
30:30écoute on va voir
30:30donc il connaissait
30:31la personne
30:32qui avait racheté l'écurie
30:34voilà
30:34donc il fallait trouver
30:36un budget
30:36j'ai trouvé un bout
30:37du budget
30:37ce qui m'a permis
30:38de faire ma première saison
30:39de Formule 1
30:40et de me retrouver
30:42enfin être pilote
30:43de Grand Prix
30:43voilà
30:44parce que dans votre
30:45première interview
30:45qu'on a évoqué tout à l'heure
30:47vous dites
30:47la Formule 1
30:48j'y rêve
30:48j'en rêve
30:49mais j'y crois pas trop
30:50oui parce qu'il y a
30:51très peu d'élus
30:52c'est très difficile
30:54les gens
30:54enfin je pense que si
30:55on s'en rend compte
30:57mais voilà
30:57c'est une pyramide
30:59qui se rétrécit
31:00au fur et à mesure
31:00et qui se rétrécit
31:01de plus en plus
31:01et à la fin
31:02on est très très peu
31:03mais je fais quand même
31:04partie d'une génération
31:05de pilotes français
31:06où on est nombreux
31:07à avoir accédé
31:07à la Formule 1
31:08en fin de compte
31:08si on regarde
31:09tous ceux qui ont roulé
31:10à mon époque
31:12qui étaient dans
31:12on va dire
31:13dans les 4-5 premiers
31:14de la F3 en France
31:15on fait de la Formule 1
31:16donc on a eu
31:17beaucoup de chance
31:17oui
31:18et en même temps
31:19le travail que ça demandait
31:20parce que
31:21les conditions athlétiques
31:22étaient déjà très importantes
31:23elles sont encore plus importantes
31:24aujourd'hui
31:25mais pour être pilote de Formule 1
31:26il ne fallait pas
31:27s'endormir tôt le soir
31:28et se réveiller tôt le matin
31:30surtout à cette époque-là
31:31à l'époque
31:32on n'a pas de direction assistée
31:34on a une boîte de vitesse
31:36on change les vitesses
31:38on n'a pas d'assistance
31:38au freinage
31:39c'est des voitures
31:40qui étaient excessivement lourdes
31:41excessivement physiques
31:42on n'a pas de petites dosserées
31:44sur le côté
31:44pour retenir la tête
31:45voilà
31:45c'est une époque
31:48la F1 a évolué
31:49les voitures étaient moins fiables
31:50donc il fallait aussi les gérer
31:51donc on avait un rythme de course
31:52peut-être moins élevé
31:53que ce qu'ils ont aujourd'hui
31:54parce que maintenant
31:54les voitures sont très fiables
31:56ils peuvent pousser
31:57à 100% dessus
31:58mais voilà
31:59donc c'est des époques différentes
32:00avec un besoin physique
32:03qui est différent
32:04Stéphane Degrote
32:05qui a été pilote
32:05avant de devenir comédien
32:07dit qu'un jour
32:08il a essayé une Alpine
32:09en Formule 1
32:09il a tenu quelques secondes
32:11il a dit
32:11si je fais quelques minutes de plus
32:13je suis à ramasser
32:14la petite cuillère
32:14oui mais bon
32:15il a essayé ça
32:17de nombreuses années
32:18après avoir été pilote
32:21quand vous avez en Formule 1
32:23je crois que c'est David Coulthard
32:23qui a dit ça
32:24et c'est très très juste
32:25qui est un ancien pilote de Formule 1 aussi
32:26il dit en fait
32:27on arrive après un cheminement
32:28où on s'habitue physiquement
32:29vous commencez avec la Formule Renault
32:31après vous avez une F3
32:32qui va un peu plus vite
32:33qui est un peu plus dure physiquement
32:34après vous faites de la Formule 3000
32:35qui va un peu plus vite
32:36et qui est un peu plus dure physiquement
32:37et vous arrivez en Formule 1
32:39donc votre cerveau
32:40votre acuté visuelle
32:41votre physique
32:42s'est habitué au fur et à mesure
32:43c'est comme quelqu'un
32:43qui va courir
32:45qui va courir
32:45je ne sais pas
32:46à 10 à l'heure
32:47à 11 à l'heure
32:47à 12
32:47et puis si vous voulez gagner un marathon
32:49il faut courir à 19 ou à 20 à l'heure
32:50c'est la même chose
32:51mais si vous faites un marathon
32:53après vous êtes arrêté
32:54pendant 10 ans
32:54et que vous voulez courir à 20 à l'heure
32:55c'est impossible
32:56c'est la même chose
32:57ensuite il y a eu l'écurie
32:58qui a été presque la consécration
33:00l'écurie Paul Belmondo
33:01là aussi
33:01c'était quelque chose
33:02que vous ne pouviez pas imaginer au début
33:04non je ne pensais pas
33:06comme quand j'ai fait de la Formule 1
33:07j'étais arrivé au bout
33:08de mon cheminement de la F1
33:09en 1994
33:10j'avais décidé d'arrêter
33:11je me suis dit
33:12bon si je refais de la F1
33:13je vais encore payer un budget
33:14je vais encore me retrouver
33:15dans une petite écurie
33:16si c'est juste pour dire
33:17que je suis pilote de Formule 1
33:18j'ai fait le tour
33:18je ne me suis pas fait suffisamment remarqué
33:20pour accéder dans une grande équipe
33:22donc maintenant j'arrête
33:23et puis j'ai un ami
33:24qui m'a proposé de faire de l'endurance
33:25ça s'est bien passé
33:27j'ai couru pendant quelques années
33:29en tant que pilote
33:30et puis après
33:30j'ai rencontré
33:33Claudive Gosselin
33:33et qui m'a proposé
33:35de m'associer avec lui
33:36et de faire une écurie en GT
33:37et on a été
33:39vice-champion du monde
33:41en GT
33:41et on a fini deuxième
33:42des Le Mans-Series aussi
33:44avec une courage
33:45donc c'est une écurie
33:46qui a eu beaucoup de succès
33:47et j'ai pu gagner
33:48aussi avec
33:49la voiture de mon écurie
33:51ce qui était aussi
33:52très agréable
33:53Oui
33:54et ce qui était
33:54je pense la fierté aussi
33:56de votre père
33:56Mon père était très heureux
33:58il est venu plusieurs fois
33:58il nous a porté chance
33:59parce que souvent
34:00quand il venait
34:00soit on gagnait
34:01soit on faisait des podiums
34:02donc c'était agréable
34:03notamment j'avais gagné
34:04une manche du championnat de France
34:05GT au Mans
34:06il était là
34:06il était monté avec nous
34:07sur le podium
34:08donc c'est des bons souvenirs
34:10d'avoir ça
34:11Et la reconversion
34:12ça a été
34:13les commentaires à la télévision
34:15sur Direct 8
34:15sur la chaîne L'Équipe
34:17et le journalisme
34:19Oui
34:19j'ai fait ça
34:20j'ai travaillé pour Canal
34:21pendant longtemps aussi
34:23pour l'AF1
34:24alors aujourd'hui
34:25je continue encore
34:25un tout petit peu
34:26avec Eurosport
34:27mais bon
34:28comme quand j'ai arrêté l'AF1
34:29parce que ça faisait
34:3030 ans que j'avais fait
34:31de l'AF1
34:31je me suis dit
34:32bon maintenant
34:33il faut je pense
34:34des personnes
34:34qui sont plus proches
34:35de la génération
34:36des pilotes d'aujourd'hui
34:37j'arrive tout doucement
34:38pour la même chose
34:39avec l'endurance
34:40je crois que j'ai arrêté
34:41l'endurance
34:42un peu plus
34:4310 ans après l'AF1
34:44donc là
34:45j'arrive proche
34:46de la fin
34:46de mon cursus
34:48à la télé
34:48mais vous l'avez réussi
34:49ce cursus
34:50avec plaisir
34:51tant qu'on vous demande
34:52de travailler
34:53c'est qu'on n'est pas mauvais
34:54donc voilà
34:55donc chaque année
34:56Eurosport me propose
34:57de continuer
34:57c'est qu'ils sont contents
34:58du travail que je fais
34:59oui et puis en plus
35:00vous avez l'expérience
35:01oui bien sûr
35:02l'expérience
35:03le moins en plus
35:04plus particulièrement
35:05surtout quand vous commentez
35:06une course de 24 heures
35:07c'est vrai qu'il vaut mieux
35:08des vieux pilotes
35:09qui ont fait beaucoup de courses
35:10qui ont beaucoup de choses
35:11à raconter
35:12ça meuble un petit peu
35:13parce que c'est des longues courses
35:14quand même
35:14oui parce qu'il faut avoir
35:15les réflexes
35:16pour raconter des anecdotes
35:18et s'en souvenir
35:18c'est pas simple
35:19tout à fait
35:20il faut se souvenir
35:20ce qui est passé
35:21il faut être passionné
35:22par ça aussi
35:23il ne faut pas oublier
35:23moi j'étais un passionné
35:25de sport automobile
35:26avant de devenir pilote
35:27donc j'ai suivi
35:28justement tout ce qui s'est passé
35:29donc je connais bien
35:31le métier de l'automobile
35:32oui et vous découvrez
35:33le métier du théâtre
35:34que vous connaissez bien
35:34aussi maintenant
35:35une autre passion
35:36qu'on va évoquer
35:37à travers la date
35:37du 16 mai 2026
35:39à tout de suite
35:39sur Sud Radio
35:40avec Paul Belmondo
35:41Sud Radio
35:42les clés d'une vie
35:43Jacques P6
35:44Sud Radio
35:45les clés d'une vie
35:46mon invité Paul Belmondo
35:47on a évoqué
35:48votre parcours au cinéma
35:49avec Jean-Paul Belmondo
35:52on a évoqué aussi
35:53la course automobile
35:54votre passion
35:54et puis il y a le théâtre
35:56et le 16 mai 2026
35:57vous êtes de retour
35:58à l'Apollo Théâtre
36:00à Paris
36:01avec le complexe
36:02des inséparables
36:03qui est une comédie
36:04de couple à l'envers
36:05c'est très curieux
36:05oui en fait
36:07c'est un couple
36:08qui arrive
36:10à un moment donné
36:11de leur vie
36:11surtout sa femme
36:13qui s'ennuie
36:14un petit peu
36:15dans son couple
36:16a envie de quelque chose
36:17de nouveau
36:17a envie de bouleverser
36:19ce couple
36:19et forcément moi
36:20je suis son mari
36:21je ne suis pas du tout
36:22au courant de ça
36:22moi je pense que tout va bien
36:25et voilà
36:26et d'un seul coup
36:27elle va me dire
36:27en fait non
36:28qu'elle a envie
36:28que notre vie
36:29soit plus excitante
36:30qu'elle soit plus moderne
36:31qu'elle soit plus comme les autres
36:32qu'elle soit différente
36:35et donc je prends ça
36:35dans la figure
36:36mais par amour
36:37je vais la suivre
36:38en même temps
36:39c'est l'antithèse
36:40des dévots de ville
36:41et des communes de boulevard
36:42puisque tout va bien
36:43dans le couple
36:43au départ
36:44au départ tout va très bien
36:45tout se passe très bien
36:46c'est un couple
36:47qui ne se trompe pas
36:47c'est un couple
36:48qui s'aime
36:49c'est un couple
36:49justement au contraire
36:50justement des dévots de ville
36:51où il y a toujours
36:52justement la tromperie
36:53avec un amant dans le placard
36:54là c'est pas du tout le cas
36:55là au contraire
36:56elle va arriver
36:56pour lui dire
36:58qu'elle veut
36:58un peu de piment
36:59dans sa vie
37:00et elle veut
37:00que tout ça
37:01tout ça change
37:02et qu'on soit justement
37:03avec des gens
37:04qui divorcent
37:06avec des gens
37:06qui se trompent
37:07qu'on soit différent
37:09et c'est aussi
37:10une question
37:10qu'on peut se poser
37:11est-ce que l'excès d'harmonie
37:12n'est pas une erreur
37:13finalement ?
37:14c'est possible
37:15mais à la fin
37:17bien sûr
37:18c'est le danger
37:19des couples
37:20c'est le côté
37:20c'est le ronron
37:21de la vie
37:22qui est toujours
37:22un danger
37:23pour un couple
37:24donc voilà
37:24c'est ça
37:25c'est un petit peu
37:26ce qui se passe
37:26mais rarement
37:27on se rend compte
37:28des alertes
37:29ou des signes
37:29qui peuvent dire
37:30tiens attention
37:31et là
37:32ça arrive un moment
37:33où elle lui dit
37:33ben non voilà
37:34on va faire ça
37:35et par amour
37:35il va la suivre
37:36c'est une comédie
37:37une comédie
37:38sur la liberté
37:39d'être soi
37:39justement
37:40oui tout à fait
37:42et c'est aussi
37:43jusqu'où on est prêt
37:44d'aller en amour
37:45jusqu'où on est prêt
37:45à suivre
37:48son compagnon
37:49ou sa compagne
37:50pour sauver son couple
37:52en tout cas
37:53réussir son couple
37:54comment êtes-vous arrivé
37:55dans cette aventure
37:56Paul Belmondo ?
37:57c'est Vincent Messager
37:59qui m'a
37:59alors
38:00oui c'est Vincent Messager
38:02qui m'a envoyé
38:03le metteur en scène
38:04qui m'a envoyé la pièce
38:05qui m'a demandé
38:05si je voulais la lire
38:08à ce moment-là
38:09il jouait une pièce
38:10avec Andrea Ferreol
38:11et Alexandra Vandernout
38:13et j'avais été les voir
38:14alors Andrea
38:14j'avais tourné avec elle
38:16dans un film
38:16pour France 3
38:17donc j'ai été les voir
38:19au théâtre
38:19j'ai dit
38:20voilà on s'est rencontré
38:21il m'a donné la pièce
38:22je l'ai lue
38:22et puis j'ai dit
38:23une fois que j'avais lu la pièce
38:24que ça me plaisait
38:25que j'étais ok
38:26pour la jouer
38:27et Alexandra Vandernout
38:28en plus
38:29qui avait joué
38:30on la connait
38:30parce qu'elle a joué
38:31dans le Dîner de Con
38:32dans Highlander
38:33dans plein de séries
38:33et là aussi
38:35c'est aussi une nouveauté
38:36de la réplique
38:37pour moi
38:38oui je la connaissais
38:39mais on ne se connaissait pas
38:40alors c'est vrai que c'est drôle
38:41parce qu'au théâtre des variétés
38:42on avait fait la création
38:44du Dîner de Con
38:45qu'on a joué
38:45pendant de nombreux mois
38:48même je crois
38:49deux ans
38:49on l'a joué
38:50et c'est marrant
38:51qu'elle avait joué
38:52dans le Dîner de Con
38:53au cinéma
38:53et qu'aujourd'hui
38:54on se retrouve ensemble
38:55sur scène
38:56donc on a
38:56un petit côté
38:57on a quelque chose
38:58en commun
38:59alors elle a vraiment joué
39:00dans le film
39:00moi j'étais juste
39:01à la direction du théâtre
39:02à ce moment-là
39:02et en plus
39:05vous aviez débuté au théâtre
39:06je crois
39:06aux nouveautés
39:06en face
39:07en face du théâtre
39:09dirigé par votre père
39:10et votre oncle
39:10la première salle
39:12dans laquelle je jouais
39:12à Paris
39:12c'était aux nouveautés
39:15en plus
39:16je connaissais très bien
39:17les Moreau-Chant de Grille
39:18parce qu'on faisait souvent
39:19des coproductions
39:20avec eux
39:21et c'est vrai
39:22qu'ils étaient venus
39:22me voir jouer
39:23avec Delphine Depardieu
39:25on jouait une pièce
39:25à Avignon
39:26et puis ils avaient voulu
39:27qu'on vienne chez eux
39:28à la rentrée
39:29donc voilà
39:29donc ça avait été
39:30une belle expérience
39:31et je crois
39:32que les Moreau-Chant de Grille
39:33faisaient du théâtre
39:33parce qu'ils avaient hérité
39:35d'une autre école
39:36très importante à Paris
39:37Versigny je crois
39:38et que ce qu'ils gagnaient
39:39dans l'école
39:40leur première était
39:40de perdre de l'argent
39:41au théâtre
39:41non non c'est vrai
39:42et puis lui
39:43il écrivait des pièces aussi
39:45beaucoup avec Jean Lefebvre
39:46notamment
39:47oui que Jean Lefebvre
39:48n'apprenait pas d'ailleurs
39:49oh ben non
39:49il jouait autre chose
39:50moi je me souviens
39:50d'avoir été voir
39:51Jean Lefebvre
39:52avec mon père
39:52et ma grand-mère
39:53justement
39:54et il s'était carrément
39:55arrêté pendant la pièce
39:56il était carrément
39:57il avait commencé
39:58à discuter avec mon père
39:59avec ma grand-mère
40:01je me disais
40:01mais aujourd'hui
40:02comment les autres comédiens
40:04faisaient avec lui
40:05pour reprendre
40:06le chemin de la pièce
40:08c'était quelque chose
40:09mais les gens riaient
40:10au possible
40:10il lançait aussi
40:11des coussins dans la salle
40:12et la femme lui renvoyait
40:13il faisait ce qu'il voulait
40:14l'univers de la comédie
40:15vous l'avez découvert
40:16finalement
40:16et c'est presque
40:17une nouvelle passion
40:18pour vous Paul Belmondo
40:19oui je l'ai découvert
40:20bien sûr à travers mon père
40:22et c'est vrai que le théâtre
40:23me faisait très peur
40:23et je ne pensais pas du tout
40:25jouer au théâtre
40:25et aujourd'hui
40:27c'est ce que je fais le plus
40:28et j'aime bien
40:29et c'est un vrai plaisir
40:30et c'est très agréable
40:31justement
40:32de jouer dans des comédies
40:33différentes
40:35et j'ai cette chance là
40:36donc je profite
40:37de ce que la vie me donne
40:39au départ
40:40il y a eu quelques tournages
40:41pour le cinéma
40:41et la télévision
40:42je crois qu'il y a eu
40:43la version cinéma
40:44de Ma femme s'appelle Maurice
40:46avec la spalèche et chevalier
40:47mais là c'était
40:48un petit rôle
40:50il m'avait proposé
40:51je faisais un vendeur
40:52de voitures
40:52donc c'est vrai
40:52c'était en rapport
40:53avec un peu
40:53à ce que je faisais
40:54encore à l'époque
40:56voilà
40:56non j'ai tourné
40:57des petites choses
40:57oui j'ai tourné
40:58l'année dernière
40:59j'ai tourné
40:59dans Demain nous appartient
41:00donc quand on me demande
41:01je le fais
41:02si j'ai le temps
41:02je le fais
41:04mais c'est vrai
41:05qu'aujourd'hui
41:05le théâtre me prend
41:06beaucoup de temps
41:06et c'est quand même
41:07compliqué pour moi
41:08de faire autre chose
41:09donc voilà
41:10et c'est un point commun
41:11encore que vous avez
41:12avec Alexandra Vanternot
41:13votre partenaire
41:14elle a tourné
41:15elle dans
41:16ici nous appartient
41:16un autre feuilleton
41:17oui en fait
41:18elle a tourné
41:18donc ce qui est juste
41:19la série qui est juste avant
41:22donc c'est vrai
41:23qu'on a ce point commun
41:24tous les deux
41:24d'avoir tourné
41:25dans le même type
41:28alors pas la même série
41:29parce qu'une est avant
41:30et l'autre s'enchaîne derrière
41:31dans Demain nous appartient
41:32vous êtes un père de famille
41:33qui fera tout
41:35pour récupérer ses enfants
41:37et des choses pas toujours
41:38très très belles
41:38c'est pas de la comédie
41:40là aussi
41:41on vous avait proposé
41:41plusieurs fois
41:42d'intervenir dans ce feuilleton
41:43et certains vous ont dit
41:44mais pourquoi tu vas faire ça
41:45alors j'ai pas pu le faire
41:48parce qu'il y a un problème de date
41:49et là j'ai pu le faire
41:50mais c'est le plaisir
41:51c'est de découvrir des choses
41:52très sincèrement
41:53de faire comme ça
41:54des unitaires
41:54et je connaissais pas
41:56j'avais fait donc
41:58ce film avec Andréa Ferreol
41:59mais qui était
42:01un unitaire
42:01donc c'était quasiment
42:02dans les conditions du cinéma
42:03un peu plus
42:04parce qu'on tourne quand même
42:05plus de minutes
42:05que ce qu'on fait dans le cinéma
42:07mais là je voulais voir
42:08ce que c'était justement
42:09de faire
42:09voilà ces séries
42:11qui sont jouées
42:11qui sont
42:13qui sont présentées au public
42:14tous les soirs
42:14et c'est vrai que c'était
42:15une nouvelle expérience
42:16mais c'est très difficile
42:18parce que le nombre de minutes
42:19qu'on tourne
42:20puisqu'il tourne quasiment
42:21un épisode par jour
42:22c'est vraiment très difficile
42:23et c'était une très belle expérience
42:25et comment on fait ?
42:26C'est un peu comme un corps automobile
42:27on se met dans les mêmes conditions ?
42:29c'est pas facile
42:29c'était pas facile
42:30parce que j'étais au théâtre
42:31en même temps
42:32donc voilà
42:33donc les peu de jours
42:35que j'avais
42:36je jouais pas au théâtre
42:37j'ai tourné
42:38du coup
42:40j'avais une première journée
42:41je me rappelle
42:41qui était une grosse première journée
42:43qui aurait presque pu être faite
42:44en deux jours
42:45mais voilà
42:46mais non non
42:48je garde un bon souvenir
42:49bon mon rôle
42:49était pas un mec sympa
42:50j'aurais préféré jouer
42:51quelqu'un de peut-être
42:53un peu plus sympathique
42:54mais bon justement
42:55c'est toujours intéressant
42:56de pouvoir jouer
42:56ce qu'on n'est pas
42:57oui et en même temps
42:58il faut apprendre très vite le texte
42:59il faut apprendre très vite
43:00il y a beaucoup de textes
43:02voilà
43:02alors ceux qui font
43:03qui jouent en permanence
43:05c'est encore pire
43:06parce que moi je suis venu
43:07j'ai fait qu'une semaine
43:08mais quand vous êtes là
43:09tout le temps
43:10et le texte
43:11on vous le donne pas
43:12un mois à l'avance
43:13vous l'avez deux jours
43:15voire l'avant-veille
43:17voire le matin même
43:17et vous faites
43:19une, deux
43:20voire trois prises
43:21maximum
43:21donc vous n'avez pas le temps
43:22d'en faire dix
43:23et souvent
43:25notamment là
43:25dans la première scène
43:27que j'avais
43:27c'était une scène
43:28j'étais tout seul
43:30je parlais tout seul
43:30et c'était quand même
43:31très très long
43:31alors je crois que
43:33vos débuts au théâtre
43:34vous les devez je crois
43:35Paul Belmondo
43:35à Delphine Depardieu
43:36qui est la nièce
43:37de Gérard Depardieu
43:38oui et mon cousin
43:39surtout Olivier Belmondo
43:40donc c'est lui
43:41qui m'a appelé
43:42et qui m'a dit
43:42coude voilà
43:42j'ai un ami
43:43qui s'appelle
43:43Chris Orlandi
43:44qui a écrit une pièce
43:45et qui te la propose
43:46pour la jouer
43:46avec Delphine Depardieu
43:47à Avignon
43:48donc je lui ai dit
43:48ok Avignon
43:50voilà
43:51et bon
43:52j'ai rencontré Delphine
43:53j'ai rencontré
43:54Chris Orlandi
43:55et puis avec mon cousin
43:57et on s'est entendus
43:58et on est partis
44:00et on a fait
44:00on a joué à Bruxelles
44:02on a fait 2-3 dates
44:03avant d'aller à Avignon
44:04et puis on a fait
44:04toute la saison d'Avignon
44:05et puis bon
44:06la pièce avait bien marché
44:08et puis derrière
44:08on avait joué une autre pièce
44:09justement au théâtre des nouveautés
44:11oui
44:11en fait Avignon
44:12c'est quand même
44:12c'est presque un cirque
44:14parce qu'il fait chaud
44:15il y a le tractage
44:16c'est de la folie
44:17Avignon c'est quelque chose
44:19c'est une expérience
44:19je pense que tout comédien
44:21passe une fois dans sa vie
44:22par Avignon au moins
44:24mais non
44:25c'est une belle expérience
44:26c'est peut-être
44:27un tout petit peu trop
44:28quand même aujourd'hui
44:29je crois qu'il y a quand même
44:30énormément de spectacles
44:311700 je crois
44:32c'est un peu trop
44:32sur cette période assez courte
44:34mais voilà
44:35après chacun y va
44:36et moi j'en garde
44:38un très bon souvenir
44:38mais c'est vrai
44:39la chaleur
44:40le tractage
44:40vous êtes là
44:41avec votre costume dans la main
44:4210 minutes avant de rentrer en scène
44:44vous rentrez
44:44vous posez le décor
44:45vous vous habillez
44:46vous jouez
44:46vous ressortez 10 minutes après
44:48mais voilà
44:49il y a un côté festif
44:50tout le monde est dans les mêmes conditions
44:51et c'est sympa
44:52finalement
44:53remarquez
44:54quand on est pilote
44:55dans une tenue aussi
44:56très très chaude
44:57oui oui
44:58la chaleur
44:59c'est pas un problème
44:59quand vous avez été pilote
45:01et notamment
45:01quand j'ai roulé avec les Viper
45:03à l'époque
45:03ou la F40 aussi
45:05il faisait peut-être
45:0760
45:0865
45:08voire jusqu'à 70 degrés
45:10dans la voiture
45:10et vous avez un casque
45:11une combinaison
45:11une cagoule
45:12des sous-vêtements
45:12des gants
45:13et des chaussettes
45:14donc moi pour m'habituer
45:16je me mettais dans un sauna
45:17habillé
45:17et je restais dans le sauna
45:18comme ça
45:18et je faisais des pompes
45:19pour m'habituer à la chaleur
45:20pour vous dire
45:21à quel point
45:22il faisait chaud
45:22dans les voitures
45:22aujourd'hui
45:23ils ont une limite
45:24de chaleur
45:24donc ils ont l'air conditionné
45:26donc il fait moins chaud
45:27en même temps
45:28il fait quand même
45:28je crois
45:29pas loin de 40 degrés
45:30donc il est encore très chaud
45:32c'est pas facile
45:33c'est autre chose
45:34alors il se trouve
45:34en même temps
45:35que la tension
45:35de rentrer en scène
45:36c'est aussi une tension
45:37très particulière
45:38c'est un peu comme
45:39un départ de course
45:40c'est la même chose
45:41moi je trouve
45:42beaucoup de similitudes
45:43entre les deux
45:43vous avez une approche
45:45d'abord on a le même tract
45:47moi j'ai beaucoup le tract
45:48et c'est vrai que
45:50c'est un peu la même chose
45:51et que ce soit
45:52le départ d'une course
45:53ou derrière le rideau
45:54c'est un moment
45:55qui est toujours
45:55très difficile
45:56et c'est un moment
45:57important
45:58parce que c'est important
45:58pour moi
45:59où il faut toujours réussir
46:00le début d'une pièce
46:01en plus une pièce
46:01c'est difficile
46:02parce qu'il y a toujours
46:02une période un peu lente
46:04pas très vivante
46:06parce qu'on installe
46:07la situation
46:07on installe
46:08les personnages souvent
46:09donc c'est là
46:10où il faut garder
46:10le public avec soi
46:11et lui donner envie
46:12d'être actif
46:14pour la suite
46:14et un départ d'une course
46:15c'est la même chose
46:15il faut réussir son départ
46:16si on va avoir une chance
46:18de gagner la course
46:18oui mais la comédie
46:19c'est un univers
46:20très particulier aussi
46:22oui c'est un univers
46:22particulier
46:23c'est un univers
46:23de rythme
46:24c'est un univers
46:25de précision
46:27voilà
46:27donc c'est
46:28une réplique
46:29dite un tout petit peu
46:29trop tôt
46:30ça fait pas rire
46:31dite un tout petit peu
46:31trop tard
46:32elle fera pas rire
46:33il faut la dire
46:33au moment pile
46:34au moment juste
46:35et c'est vrai
46:36que la comédie
46:37c'est difficile
46:37et vous avez le retour
46:38tout de suite
46:39dans la comédie
46:39parce que vous attendez
46:40des rires
46:40si ça rit pas
46:41vous vous le prenez
46:42dans la figure
46:42si vous faites un drame
46:44vous savez pas
46:45si les gens dorment
46:46ou s'ils ont apprécié
46:47on en sait rien
46:47ils disent rien
46:48de toute façon
46:49moi je me souviens
46:50des branquignols
46:50et un jour
46:51un des comédiens
46:52Pierre Tornade
46:52a eu le malheur
46:53d'ajouter un mot
46:54Robert Desry
46:55s'est mis très en colère
46:56parce qu'on ne rajoute pas
46:56un mot dans une comédie
46:57oui parce qu'en fait
46:58c'est une question de rythme
47:00en fait c'est
47:01rajouter un mot
47:02peut casser le rythme
47:03et c'est
47:04très souvent
47:05on le voit
47:06si vous êtes
47:07avec une salle difficile
47:08on peut avoir envie
47:09d'en rajouter un peu plus
47:10parce qu'on veut
47:12donner plus d'intention
47:12en fait non
47:13en fait il faut rester
47:14sur ce qu'on sait
47:15sur ce qu'on fait
47:16parce que c'est ça qui marche
47:17et c'est vrai que c'est
47:17très difficile
47:18et c'est très précis
47:19la comédie
47:20l'expérience des 4 pièces
47:21avec Delphi Depardieu
47:22et puis d'autres pièces
47:23je crois que vous avez joué
47:24Boeing Boeing
47:24comme tout le monde
47:25oui
47:25j'ai joué Boeing Boeing
47:26et justement
47:27voilà une pièce de précision
47:28parce que là
47:29tout se joue justement
47:30sur les entrées
47:31et les sorties
47:32et on ne peut pas
47:33rentrer plus tard
47:34ou plus tôt
47:35c'est-à-dire que la maîtresse
47:36ne peut pas rentrer plus tôt
47:37elle ne peut pas rentrer plus tard
47:38moi je ne peux pas rentrer trop tôt
47:39si ma maîtresse est encore là
47:40ou ainsi de suite
47:41donc on dit toujours
47:42que dans Boeing Boeing
47:43les portes qui claquent
47:45sont les autres comédiens aussi
47:46donc c'est très important
47:47et pareil
47:48c'est écrit sur un rythme
47:49et c'est la raison pour laquelle
47:50ça se joue toujours
47:51et ça marche toujours
47:52c'est pas pour rien
47:53elle a été jouée pendant 20 ans
47:54la comédie
47:55comme Martin
47:56et les gens venaient de province
47:57c'était à l'époque
47:57où le Boeing justement existait
47:59ils disaient
47:59on vient voir Boin Boin
48:02mais c'est vrai que tout ça
48:03vous l'avez appris sur le terrain
48:04Paul Belmondo
48:05oui je l'ai appris
48:06mais je l'ai appris aussi
48:07d'abord en voyant
48:08l'auteur des variétés
48:10en voyant mon père
48:10en voyant ce qu'il faisait
48:12notamment un jour
48:13il m'a dit un truc
48:13assez important
48:14que j'ai gardé
48:15quand il jouait Cyrano
48:18il me parlait
48:19et quelqu'un discutait
48:20il disait
48:21mais si t'as un trou
48:22il disait
48:22mais si t'as un trou
48:24il gardait le rythme
48:25en fait
48:25il disait
48:25s'il avait un trou
48:26il faisait
48:28comme ça
48:29il disait pas de mots
48:30il disait
48:30les gens ne s'en rendaient pas compte
48:31parce qu'en fait
48:32ils gardaient le rythme
48:33de la pièce
48:34et c'est ça qui est important
48:35en fait
48:35c'est d'être toujours
48:36dans le rythme
48:37même si à un moment
48:37on a un trou
48:38il vaut mieux dire
48:40n'importe quoi
48:40mais restez dans l'actif
48:42les gens ne vont pas
48:43s'en compte
48:44si d'un coup
48:44vous êtes figé
48:45là ils vont voir
48:45qu'il y a un problème
48:46alors la pièce
48:47du 16 mai au 21 septembre
48:49samedi 16h30
48:50dimanche 14h30
48:51lundi 19h
48:52ça veut dire
48:53un été un peu chargé
48:54mais ça vous gêne pas
48:54non non
48:55ça me gêne pas
48:56comme je vous dis
48:56c'est des expériences
48:57je suis ravi de passer
48:58l'été à Paris
48:59de travailler
49:01je l'avais vu
49:02encore une fois
49:03quand on avait
49:03le théâtre des variétés
49:04on accueillait justement
49:06des pièces l'été
49:07et ça permet
49:08c'est un autre public
49:08c'est un public différent
49:09et c'est une bonne chose
49:11Votre avenir aujourd'hui
49:13c'est le théâtre
49:13Paul Belmondo ?
49:14Ah bah là oui
49:15parce que je sais
49:15que je joue derrière
49:16après cette pièce là
49:17je joue quasiment
49:18enfin si je joue
49:19jusqu'en 2028
49:19donc je sais
49:20que j'ai deux pièces derrière
49:21et celle-ci
49:23qui partira en tournée
49:24c'est pour ça que j'ai jusqu'à 2028
49:26donc non non
49:27question théâtre
49:28je suis bien occupé
49:29et très heureux de ça
49:30Et justement
49:31c'est presque un second rêve
49:32que vous avez concrétisé ?
49:33Oui oui non
49:34tout à fait
49:34je suis ravi
49:36le jour où j'ai décidé
49:37d'arrêter de courir
49:38et d'être comédien
49:39alors je pensais pas
49:41faire autant de théâtre
49:41très sincèrement
49:43mais aujourd'hui
49:43je suis très heureux
49:44et j'ai vraiment
49:45beaucoup de plaisir
49:47à jouer au théâtre
49:47j'ai passé la période
49:49que j'aime pas du théâtre
49:49c'est-à-dire d'apprendre son texte
49:51maintenant ça y est
49:51je le sais
49:52mais au début
49:52c'est chiant d'apprendre le texte
49:54et puis une fois qu'on le sait
49:55ça va
49:56ça va oui
49:57c'est-à-dire que vous n'avez pas
49:57à courir après le succès
49:58il est là directement
50:00on court toujours
50:01après le succès
50:01on va continuer à courir
50:03de cette façon
50:04et aussi bien
50:04donc je rappelle
50:06que cette pièce
50:07le complexe des inséparables
50:09est à l'Apollo Théâtre
50:10à partir du 16 mai
50:11jusqu'au 21 septembre
50:12samedi 16h30
50:13dimanche 14h30
50:14lundi 19h
50:15une bonne façon
50:16de passer ces week-ends
50:17oui
50:18merci Paul Belmondo
50:19et puis à bientôt
50:20pour vos pièces suivantes
50:21avec plaisir
50:22et c'est une visite terminée
50:23pour aujourd'hui
50:24on se retrouve bientôt
50:25restez fidèles
50:25à l'écoute de Sud Radio
50:26Sous-titrage Société Radio
50:26Sous-titrage Société Radio
50:26Sous-titrage Société Radio
50:26Sous-titrage Société Radio
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