- il y a 7 semaines
Les clefs d'une vie - Arnaud Lahrer
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2025-12-23##
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celles de mon invité.
00:05Vous avez débuté au bas de l'échelle, mais néanmoins à un sommet, celui de la Butte-Montmartre.
00:10Vous avez créé des chocolats en jouant la carte de l'innovation,
00:13tout en demeurant fidèle à votre façon à la tradition de Noël.
00:17Bonjour, Arnaud Larère.
00:19Bonjour Jacques.
00:19Alors, vous êtes un chocolatier pâtissier qui a un parcours exceptionnel,
00:23qu'on va évoquer, c'est le principe des clés d'une vie.
00:25Et puis, deux jours avant Noël, évoquer le chocolat,
00:28c'est presque une obligation.
00:31Oui, je suis prêt.
00:34Le principe, c'est des dates clés.
00:36La première, je ne sais pas s'il vous dit quelque chose,
00:38le 22 mai 2018, pour vous c'est un retour aux sources.
00:42Vous êtes à Brest et à Quimper,
00:44à la rencontre des apprentis de l'IFAC au Campus des Métiers.
00:48Exact. Très bonne date.
00:50C'est vrai que c'était un grand moment,
00:52parce que j'avais fait une interview au Japon avec le Telegram.
00:58Et ils étaient là par hasard.
01:02Donc, on a fait une interview et j'ai dit,
01:04j'aimerais bien un jour faire aussi une démonstration
01:07dans mon lycée professionnel,
01:11dans lequel j'ai démarré ma carrière.
01:14Elle a noté dans l'interview,
01:16c'est arrivé au Telegram de Brest,
01:18et aussitôt, dans la semaine,
01:20le directeur de l'IFAC m'a appelé pour me dire,
01:23mais monsieur Larère, on n'a pas les moyens
01:25de faire venir un grand chef comme vous.
01:27J'ai dit, mais vous rigolez ou quoi ?
01:29Moi, je viens, c'est avec plaisir,
01:32je ne vous demande rien,
01:33je veux juste exprimer,
01:36montrer mon savoir-faire aux apprentis de l'école.
01:38Oui, parce que c'est une école où on apprend
01:40la filière alimentaire pour devenir cuisinier ou pâtissier.
01:44Voilà, cuisinier, pâtissier, boulanger,
01:46voilà, exactement.
01:48Et donc, vous avez parlé pendant deux jours
01:49à ces étudiants qui étaient fascinés
01:51parce que c'est un véritable métier,
01:52ils ont compris ce qu'était le métier.
01:54Ah oui, oui, alors ça a été incroyable,
01:56c'est qu'en plus, quand ça s'est su,
01:59donc pour finir, ils ont arrêté tous les cours,
02:01parce que même, il y a eu une interview de 4 heures
02:04dans l'amphi, où ils ont arrêté tous les cours techniques
02:07dans tous les cours de métier
02:09pour écouter, on va dire, la bonne parole d'un chef.
02:13Et il y a même l'IFAC de Quimper à côté
02:15qui ont fait venir 3 quarts,
02:18parce qu'ils voulaient aussi que les apprentis de Brest
02:20puissent aussi être là,
02:23donc c'est un moment de partage incroyable.
02:25Alors, c'est un rose-to-ressource
02:26parce que vous êtes né à Brest
02:28dans une famille qui n'a rien à voir
02:29avec la pâtisserie ou la chocolaterie.
02:31Du tout.
02:32Je dirais même que toute ma famille
02:34n'est pas du tout dans l'alimentaire.
02:36Donc, voilà, j'étais un ovni
02:38quand je leur ai dit que c'était ma voie.
02:42Et que faisaient vos parents ?
02:43Ma mère était comptable
02:45et mon père était artisan peintre.
02:47Oui, donc rien à voir.
02:48Voilà.
02:49Alors, il se trouve que le goût vient de vos jeunes années
02:52où il y avait le sucre et les parfums des gâteaux
02:54qui vous attiraient dans l'arrière.
02:56Ah, toujours.
02:56J'ai toujours...
02:57Je pouvais manger un biscuit,
03:01quelque chose de sucré,
03:02même avant de démarrer un repas.
03:04Le sucre m'a toujours attiré
03:06et ça m'a donné de l'énergie.
03:08C'est une matière qui m'a toujours fait vibrer.
03:11Alors, en plus, bien sûr,
03:12la Bretagne sont les crêpes et les galettes.
03:14Et je crois que votre mère
03:15et votre grand-mère ont confectionné.
03:17Ah oui, ma grand-mère,
03:18elle était...
03:19On avait droit aux crêpes,
03:21aux biliques.
03:23C'était vraiment fait dans les règles de l'art,
03:25dans la cheminée,
03:26avec du beurre breton.
03:28Là, ça dégoulinait de partout.
03:30C'était des moments marqués à vie,
03:33dans ma mémoire.
03:34Et des crêpes au sucre et d'autres parfums ?
03:36Oui, au sucre, au beurre, au caramel.
03:39Et après, on est droit à une complète, à la fin.
03:42Je commençais par le sucré.
03:43Ah bon ?
03:43Oui, ma grand-mère,
03:45elle avait compris que moi,
03:46il fallait que ça me donne envie.
03:48Donc, je commençais par une crêpe au sucre, au beurre.
03:51Caramel, ça dépendait.
03:53Soit avant, soit après.
03:54Mais déjà, sucre et une au beurre.
03:56Et après, j'avais droit à la complète.
03:57C'est Eddie Barclay qui faisait des déjeuners à l'envers.
04:00Notamment pour les 65 ans d'Aris Salvador,
04:02je m'en souviens.
04:02On démarrait par le dessert
04:03et on finissait par le patrin en croûte.
04:06Bah oui, pourquoi pas ?
04:07C'était possible.
04:08Mais il y a aussi le Paris-Brest,
04:09dont on parle beaucoup.
04:10Le Paris-Brest qui a été créé en 1910
04:12par un pâtissier,
04:14qui s'appelait Louis Durand,
04:15je ne sais pas si vous le savez.
04:15Il y avait une course cycliste Paris-Brest-Paris.
04:18Exactement.
04:18Et la forme circulaire du gâteau
04:19est inspirée d'une roue de vélo.
04:21Exactement.
04:21C'est une tradition aussi de Bretonne.
04:25Oui, oui, c'est vrai que c'est arrivé.
04:27C'est un pâtissier qui a eu une idée de génie,
04:29on va dire.
04:29Parce qu'il a fait ça
04:31en pensant que c'était bien de faire un produit
04:33par rapport au Tour de France
04:35qui passait devant sa boutique.
04:37Et puis, pour finir,
04:38c'est devenu un emblème mondial.
04:40Je pense que des Paris-Brest,
04:42on peut aller dans n'importe quel hôtel dans le monde.
04:44On a une chance sur deux pratiquement d'en trouver.
04:47Oui, avec des recettes très différentes.
04:49Oui, complètement.
04:50Oui, tout à fait.
04:50Vous en avez préparé vous-même ?
04:52Oui, oui.
04:53Je me suis beaucoup amusé avec le Paris-Brest.
04:56Alors, Arnaud Larrière,
04:57il y a quand même une chanson que j'ai trouvée
04:58qui pourrait correspondre à votre métier.
05:01Prépare-nous un gâteau pâtissier.
05:05On a très faim, fais-le vite s'il te plaît.
05:09Vous connaissez la chanson du pâtissier ?
05:10C'est une comptine pour enfants
05:12qui a été écrite au temps du café-concert.
05:15Le pâtissier était le thème central de cette époque.
05:18Non, je ne connaissais pas.
05:19Cette chanson est devenue une comptine pour enfants
05:21qu'on fredonne à Noël et pendant le reste de l'année.
05:24Ah ok, très bien.
05:25Alors, je crois que la pâtisserie,
05:28ça a commencé à 10 ans pour vous ?
05:30Oui, ça a commencé.
05:31C'est que ma mère avait pas mal de livres de pâtisserie.
05:35Et donc moi, j'ai commencé à faire des expériences,
05:37on va dire.
05:38Parce que des fois, je mélangeais un peu n'importe comment.
05:41Mais ce que je trouvais génial,
05:42c'est de mélanger des produits,
05:44de mettre ça au four.
05:45Ça donnait des odeurs de dingue.
05:47Et après, on pouvait goûter ce qu'on avait fait.
05:50Et vous goûtiez aussi bien la pâte cuite que la pâte crue ?
05:52Ah oui.
05:53Ah oui.
05:53Même encore, j'adore manger la pâte crue.
05:57Je trouve que c'est là où on a le goût vraiment authentique du produit.
06:04Et vous vous êtes dit un jour, je crois,
06:06puisqu'on peut faire ce métier et goûter,
06:09c'est génial.
06:11Exactement, parce que ça permet de...
06:14On fait quelque chose et on voit si ça marche ou pas.
06:15Si on a bien cuit un cake, un gâteau, un biscuit, une petite madeleine.
06:23C'est pour ça que je trouve ça...
06:24Ça permet de voir aussi s'il faut ajuster ou pas.
06:29Et puis, on partage avec la famille.
06:31C'est des moments sympas.
06:32Et ma mère a toujours été là pour moi.
06:36Bon, comme elle dit, je mettais souvent le bordel dans la cuisine,
06:39parce que j'en mettais partout.
06:41Mais elle m'a toujours laissé m'exprimer.
06:43Et voilà, j'ai beaucoup de chance.
06:45Et à 15 ans, vous décidez de passer à l'action,
06:48de partir en apprentissage.
06:50Oui, exactement.
06:51C'est fini l'école, c'est autre chose.
06:52Voilà, c'est autre chose.
06:55C'est une nouvelle découverte.
06:57Et c'est vrai que j'ai eu la chance de tomber dans la meilleure pâtisserie de Brest,
07:00qui était à l'époque la pâtisserie de Michel Guilherme.
07:03Et comme je dis à tous les jeunes qui démarrent dans un métier,
07:07il faut aimer le métier.
07:08Mais les gens qu'on rencontre au départ, ils sont pour beaucoup.
07:12Et moi, j'ai rencontré des gens passionnants qui m'ont transmis le virus.
07:17Et ce qui fait qu'après, c'était nos limites.
07:21Mais vos parents ont accepté que vous quittiez l'école pour aller en apprentissage ?
07:24Non, au contraire, ils pensaient même que j'allais me décourager.
07:29Parce qu'au début, j'allais en vélo.
07:33Je commençais à 6h du matin et je partais à 5h.
07:36Et ils m'ont dit, j'avais 15 ans, ils m'ont dit,
07:38bon, il va faire ça pendant un mois ou deux.
07:41Ça va le calmer.
07:42Il va revenir dans le droit chemin.
07:44Sauf qu'ils ont vu qu'au bout de trois mois, j'y allais toujours.
07:47Je me levais tous les jours, même sous l'appui.
07:50Donc au bout d'un moment, ils m'ont acheté un cyclomoteur, comme on dit, à l'époque.
07:53Et voilà, c'était le début.
07:56Et puis, il y a eu un concours du meilleur apprenti de Brest.
07:59Et il y a eu un problème, parce que je crois que vous avez voulu confectionner un gâteau caramel poire, Arnaud.
08:05Jacques, il me rappelle des souvenirs de dingue.
08:07C'est vrai, c'était mon premier gâteau.
08:12Parce que j'avais fini premier à l'examen.
08:17Donc après, il y avait le concours du meilleur apprenti de Brest.
08:19Et il fallait faire un gâteau sur un support en sucre.
08:23Et voilà, c'était mon premier challenge.
08:27J'avais fait pas mal d'essais avec mon patron.
08:29Et voilà, le résultat, c'est que j'ai réussi.
08:34Vous êtes allé en finale du concours du meilleur apprenti de France,
08:37qui est un concours créé en 1985, départemental et national,
08:42qui est valable dans tous les métiers aujourd'hui.
08:44Oui, et en plus, il y a une petite anecdote à rajouter.
08:48C'est que quand j'ai fini le meilleur apprenti de Brest,
08:50après, il y a le concours du meilleur apprenti de Bretagne.
08:52Donc il y avait le Morbihan, le Finistère, Côte d'Armor.
08:56Et donc là, pareil, j'ai fini premier,
09:00mais à deux points près.
09:01Et celui qui était deuxième, c'était Christophe Adam.
09:04Un grand chocolatier en suite.
09:06Voilà, et on s'est jamais perdus de vue.
09:09Et on en rigole encore, parce que...
09:13Et il m'a dit à deux points près, quand même.
09:15Je lui dis, ben écoute, c'est la vie,
09:17mais voilà, c'est ce qui m'a permis après d'aller au concours du meilleur apprenti de France.
09:21Oui, et en plus, ensuite, partir à Paris.
09:23Et au départ, vous ne vouliez pas,
09:25parce qu'il y avait la mer, les copains, c'était bien.
09:27Ben exactement, c'est mon patron d'apprentissage qui m'a dit,
09:30bon maintenant, t'es parti, faut pas t'arrêter, faut monter à Paris.
09:33Et moi, j'ai dit, mais j'avais 18 ans, comme on dit,
09:37la mer, la plage, les copains,
09:40enfin, j'étais bien, tout simplement.
09:42Mais c'est vrai que j'étais piqué, franchement, à la pâtisserie.
09:48Il m'a montré des livres professionnels
09:50pour que je puisse voir vraiment tous les gâteaux que je pouvais encore apprendre.
09:53Et je dis, bon, écoutez, je vais voir,
09:55et je monte à Paris, et puis on va voir comment ça se passe.
09:59Et résultat, vous avez découvert un métier avec une organisation des brigades
10:02que vous ne connaissiez pas à l'arrière ?
10:04Exactement. Alors, c'était ma première surprise.
10:06Moi, j'étais dans une entreprise familiale avec un patron.
10:09Il y avait deux ouvriers, deux apprentis.
10:11Le dimanche, des fois, on mangeait dans la cuisine avec la patronne.
10:14On avait même des fois un petit apéro.
10:18Bon, c'était vraiment bon enfant, mais c'était des années incroyables.
10:22Et je suis arrivé chez Pelletier, rue de Sèvres.
10:24Qui était un grand pâtissier.
10:26Qui était un grand pâtissier.
10:27Et là, on était une cinquantaine de personnes.
10:31Et là, je me suis dit, je découvre la brigade.
10:35C'est-à-dire ?
10:35Ben, j'apprends ce que c'est qu'être commis, chef de poste, second,
10:42être dans différentes équipes, au tour, au four, aux entremets, aux tartes, aux petits fours.
10:48Et que, voilà, j'apprends ce que c'est que la pâtisserie, on va dire, un peu militaire et millimétrée.
10:54Et ça ne vous a pas découragé ? Vous n'avez pas eu envie de retourner en Bretagne ?
10:58Ah si, franchement, au début.
11:00Les six premiers mois, je me suis dit, qu'est-ce que je fous là ?
11:03C'est un truc de malade.
11:06Sauf que, bon, je progressais, mais les premiers mois ont été très durs.
11:12Une ou deux fois, je pense, j'ai failli rentrer.
11:15Mais j'ai appelé mon patron d'apprentissage, qui me disait, si tu rentres maintenant, je te mets un coup de pied au cul.
11:19Voilà.
11:20Bon, il me dit, je te demande de rester un an, et dans un an, on en repart.
11:23Et, bon, je dis, ok, je tiens le coup, je serre les dents.
11:28Et c'est vrai que, bon, après, après quelques mois, on va dire, d'apprentissage en Brigade,
11:36voilà, j'ai pris mes marques, et puis c'était parti.
11:39Voilà.
11:39Ça, c'était la première étape.
11:41Et il y a une autre date aussi, qui est liée à votre parcours, qui est importante.
11:44C'est le 21 avril 2019.
11:46À tout de suite sur Sud Radio, avec Arnaud Larère.
11:50Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:52Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Arnaud Larère, un pâtissier chocolatier connu mondialement aujourd'hui.
11:59On a évoqué vos débuts à Brest, effectivement, votre arrivée à Paris.
12:04Et puis, vous avez fait votre chemin.
12:06Et le 21 avril 2019, vous êtes au journal de France 3.
12:10Et vous présentez des œufs de Pâques, qui sont des œuvres d'art, le chocolat haute couture.
12:14Vous vous souvenez de cette présentation, de cette séquence ?
12:17Oui, oui, c'est vrai.
12:18C'était aussi un grand moment.
12:20C'était aussi la première fois où on voyait plein d'autres produits.
12:26Enfin, j'étais vraiment...
12:29C'était un beau moment.
12:29Il y avait des œufs en chocolat qui étaient des pièces uniques que vous aviez réalisées
12:34et qui valaient quelquefois une fortune.
12:35Mais c'est un travail de précision, d'orfèvorie.
12:38Oui, exactement.
12:40Mais c'est ça aussi qui est beau dans nos métiers.
12:42C'est qu'on peut se faire plaisir avec des produits simples.
12:46Mais on peut aussi se performer et aller...
12:48Voilà.
12:49Même se surprendre soi-même en se disant qu'à force de travail,
12:53on arrive à sortir des pièces vraiment uniques.
12:57Vous faites partie, Arnaud Larère, de ceux qui ont fait évoluer la pâtisserie.
13:01C'est-à-dire qu'on est passé de la tradition à quelque chose de plus moderne.
13:05Oui, je pense que j'en fais partie, oui.
13:08Exactement.
13:08C'est que moi, j'ai appris les traditions dans les règles de l'art.
13:12Vraiment, à savoir bien maîtriser tous les produits.
13:15Parce qu'on m'a toujours expliqué que l'apprentissage, c'est comme un arbre.
13:21Toutes les règles de la pâtisserie, on les apprend sur le tronc d'arbre.
13:25Et là, il ne faut pas déroger.
13:26C'est comme ça.
13:27Et une fois qu'on a toutes les recettes en tête,
13:31on arrive sur les branches et on peut s'éparpiller en tous les sens.
13:34Mais les bases sont bonnes.
13:35Oui, et c'était le moment parce que la pâtisserie n'avait pas beaucoup évolué avant vous.
13:39Exactement.
13:39Et puis après, ça a commencé à bouger.
13:46Et puis c'est vrai que moi, je trouvais qu'il fallait encore faire évoluer ce métier.
13:51J'avais encore envie d'aller par des chemins qu'on n'avait pas encore pris.
13:56Et ce qui fait que ça a boosté la pâtisserie, autant visuellement.
14:01Et aujourd'hui, on parle d'une pâtisserie moins sucrée, moins grasse.
14:04Mais ça fait déjà 30 ans qu'on est dessus.
14:06Oui, ça fait du temps.
14:09Alors effectivement, ce chemin a démarré par une toute petite rue,
14:11la rue du ruisseau à Montmartre,
14:13où vous avez ouvert votre première pâtisserie qui était très discrète.
14:16Je crois que ça s'appelait « Au péché mignon ».
14:18Oui, exactement Jacques.
14:20C'est vrai que j'ai quitté Fauchon.
14:24Là, c'était encore une belle brigade aussi.
14:25On va en reparler.
14:26Et puis, je suis arrivé chez moi avec ma femme et un apprenti.
14:32Donc, retour aux sources, on va dire, comme si j'étais en apprentissage.
14:37Mais après, c'est vraiment, on apprend aussi à retravailler sur l'essentiel,
14:43ne pas trop s'éparpiller.
14:46C'était tout petit chez vous au départ ?
14:48Ah oui, c'était tout petit.
14:49La boutique faisait 12 mètres carrés, 12 ou 15 mètres carrés.
14:52Ma femme n'avait pas assez de place pour mettre les gâteaux,
14:55donc elle vendait les gâteaux qui étaient derrière.
14:57Les gens ne les voyaient pas, mais ça marchait quand même.
15:00Et c'est vrai que, on va dire, les deux premières années ont été rudes,
15:05parce qu'on passe d'un confort à un inconfort, si on peut dire,
15:11où là, d'un seul coup, on allume la lumière et on éteint la lumière.
15:15Et des fois, entre les deux, il peut y avoir 16 heures de travail.
15:18Exactement.
15:19Alors, à cette époque-là, il y a la pâtisserie,
15:21mais il y a aussi autre chose qu'on peut évoquer
15:23à travers une chanson célèbre d'Annie Cordy.
15:31Cette chanson est universellement connue.
15:34Alors, on a accusé de racisme, ce qui n'est pas le cas.
15:35En fait, Vivien Vallée, qui est son auteur,
15:37il était gardien de nuit parce qu'il ne gagnait pas sa vie avec les chansons.
15:40Et un matin, il prend son petit déjeuner
15:42et il voit une boîte de cacao avec des guerriers partant à la chasse au lion.
15:46C'était une image.
15:47Et il a écrit cette chanson qui est devenue un succès universel.
15:50C'est fou, hein ?
15:51Ah, je ne connaissais pas l'anecdote.
15:53C'est la vérité.
15:54Ah, bravo.
15:54Alors, le chocolat, c'est venu finalement parce que vous vendez, je crois, du chocolat à Noël,
15:58mais pas le reste de l'année, Arnaud Larrière.
16:00Exactement, c'était ça parce qu'il y avait une demande.
16:04Donc, je me suis dit, bon, il faut s'y mettre, c'est Noël, c'est normal.
16:07Donc, on va commencer à travailler sur des produits chocolatés,
16:11sur des truffes, des mordiants, un peu de chocolat.
16:16Et d'un seul coup, quand j'ai commencé à dire,
16:18bon, c'est bon, les fêtes sont finies, on range le matériel.
16:21J'ai eu pas mal de retours en disant, mais pourquoi vous arrêtez ?
16:26Et ma femme m'a dit, bon, il faut peut-être continuer.
16:29Voilà.
16:30Alors, le problème, c'est qu'il fallait apprendre ce métier.
16:33Et vous êtes allé voir des copains pour avoir quelques tuyaux
16:35parce que vous connaissiez la pâtisserie, mais pas forcément la chocolaterie.
16:38Exactement.
16:38Et je me suis dit, de toute manière, pour moi, on ne peut pas s'inventer chocolatier.
16:45Donc, on peut, comment dire, bidouiller quelques trucs.
16:49Mais au bout d'un moment, pour vraiment comprendre la philosophie du chocolat,
16:53je me suis dit, il faut aller voir Pascal Brancheting,
16:55qui est un maître dans le chocolat.
16:58Et donc, j'ai été faire une formation chez lui.
17:01Et c'est lui qui m'a appris, pareil, les bases.
17:04On y revient toujours.
17:04Et quand on a les bases, après, on a le départ.
17:08Et là aussi, vous avez découvert un monde en pleine évolution.
17:11C'est-à-dire que le chocolat devenait un chocolat de qualité
17:14avec des références précises.
17:16Oui, parce qu'en même temps, comme je disais,
17:18les fournisseurs aussi ont évolué.
17:20Parce que quand j'ai démarré le métier,
17:22on avait deux, trois chocolats noirs, un chocolat lait.
17:26Il fallait se débrouiller avec ça.
17:27C'est pour ça que moi, j'ai connu l'époque
17:30où on mélangeait souvent deux, trois chocolats ensemble
17:32pour vraiment avoir une signature,
17:34pour mélanger un chocolat un peu amer
17:36avec un chocolat un peu acide, un peu fruité,
17:38pour qu'il y ait vraiment du caractère.
17:40Donc moi, j'ai tous mes chocolats.
17:41Il y a à peu près deux, trois couvertures différentes
17:44dans chaque ganache.
17:45Et voilà, ça m'a permis de me construire.
17:49Oui.
17:49Et en même temps, vous êtes arrivé à un moment
17:51où on commençait à parler de pourcentage de cacao dans le chocolat,
17:55de la santé par le chocolat.
17:57C'était un phénomène nouveau ?
17:59Complètement.
18:00C'est vrai qu'en même temps,
18:02on nous a parlé, enfin, dans les médias,
18:06que le chocolat noir avait beaucoup de vertus
18:08pour la santé, pour le bien-être.
18:11Donc ça a contribué aussi, je pense,
18:14à passer d'une période, on va dire,
18:17hivernale à vendre du chocolat
18:18à une seconde période où, pour finir,
18:21on en vendait toute l'année.
18:22Et moi, j'ai connu un jour le professeur Opfelbone,
18:24grand nutritionniste,
18:25qui m'a dit,
18:26le chocolat n'est pas un antidépresseur,
18:28mais il régénère le cerveau
18:30à certains moments de la journée.
18:32Oui, c'est vrai.
18:32En tout cas, moi, aujourd'hui,
18:34je ne sais pas si c'est une drogue,
18:35mais il n'y a pas un jour
18:37où je ne mange pas un bout de chocolat.
18:39Oui, vous avez bien raison.
18:40Le chocolat français, c'est devenu un pléonasme
18:42parce que depuis quelque temps,
18:44alors que les Suisses et les Belges
18:45avaient le monopole,
18:46le chocolat français est devenu
18:47le meilleur du monde.
18:49Complètement.
18:49Il faut le savoir,
18:50souvent on parle de nos voisins,
18:53du chocolat belge ou suisse.
18:55Souvent, on parle surtout en tonnage,
18:57c'est eux qui en mangent le plus.
18:59Au niveau qualité,
19:00le meilleur chocolat au monde,
19:01c'est français.
19:02Alors, pour ça, il faut un laboratoire
19:03et vous étiez, parce que c'est aussi important,
19:06vous aviez une toute petite boutique.
19:08Il fallait le confectionner dans un laboratoire.
19:10Oui, c'est ça.
19:11Donc, on va dire,
19:13on apprend à se débrouiller.
19:15Et puis, quand on est chez soi,
19:18on fait avec les locaux qu'on a.
19:20Et j'ai réussi à créer une gamme de chocolats,
19:23comme une gamme de pâtisseries,
19:25simple et efficace.
19:27Alors, il se trouve qu'en même temps,
19:28vous prenez une décision.
19:29Il y a un concours annuel
19:30avec le concours du meilleur ouvrier de France
19:32et vous décidez d'y participer.
19:34Et là, c'est une autre aventure,
19:35Arnaud Larrière.
19:36Là, c'est une autre aventure,
19:37parce que, disons que
19:38le concours du meilleur ouvrier de France,
19:40c'est quelque chose qui m'a fait rêver.
19:42Dès que je suis arrivé chez Pelletier à Paris,
19:43on m'a expliqué,
19:45parce que beaucoup allaient se former chez Pelletier,
19:46justement, pour passer le concours.
19:48Et je me suis dit,
19:49ça, c'est un de mes rêves.
19:50C'était l'aboutissement d'une carrière.
19:54Pourquoi ?
19:55Parce que, pour moi,
19:56c'était d'être le meilleur parmi les meilleurs.
20:01Appartement, vous avez ce titre,
20:03vous êtes reconnu par toute la profession.
20:05Alors, il se trouve que ce titre
20:06de meilleur ouvrier de France,
20:08il est né d'un critique d'art journaliste
20:09qui s'appelait Lucien Clotz.
20:11Il a l'idée en 1913
20:12de faire un concours
20:13où les travailleurs
20:14pourraient affronter
20:15le jugement des compétences.
20:17La guerre éclate,
20:18ça ne marche pas.
20:19Il revient en 1924
20:20à l'hôtel de ville
20:21avec le président de la République,
20:23Paul Doumer,
20:23et il monte le premier concours
20:25des ouvriers de France,
20:26du meilleur ouvrier,
20:27avec 144 lauréats.
20:28Et ça a évolué depuis.
20:31D'accord.
20:31Mais c'est un véritable marathon
20:32parce que c'est un concours
20:34où il y a des tas d'épreuves.
20:35C'est énorme.
20:35Alors déjà, c'est un concours
20:36qui a lieu tous les 4 ans.
20:37Oui.
20:39Et c'est vrai qu'il y a
20:40une demi-finale déjà,
20:41une sélection, on va dire.
20:43Et après, il y a la grande finale.
20:46La demi-finale dure un jour et demi
20:48et la finale dure trois jours.
20:50Et comment on fait pendant trois jours ?
20:52Pendant trois jours,
20:53on fait une pièce en chocolat,
20:54on fait une pièce en sucre,
20:55on fait des bonbons au chocolat,
20:57on fait des entremets,
20:58on fait un wedding cake.
20:59Moi, j'ai fait de la vinoiserie aussi,
21:01briochée et feuilletée.
21:03On fait des desserts sur assiette,
21:05on fait des petits fours,
21:06on fait de la confiserie,
21:07on fait des bonbons au chocolat.
21:09Voilà.
21:09Tout ça en partant sur une feuille blanche,
21:12comme on dit.
21:13Et il faut tout construire
21:14et on est tout seul.
21:16Et on est seul au monde,
21:17comme on dit.
21:18Et voilà.
21:19On ne dort pas pendant trois jours, quoi.
21:20Comme on dit,
21:21c'est comme si un alpiniste
21:23veut monter l'Everest,
21:25on part dans la même aventure.
21:28C'est-à-dire que tout est imposé
21:29ou vous êtes libre de faire ce que vous voulez ?
21:30On va dire que c'est moitié-moitié.
21:32Il y a des choses millimétrées,
21:33pesées,
21:34pour voir si vraiment
21:35on sait maîtriser les choses.
21:37Et après,
21:38on va peut-être nous demander
21:39juste un gâteau au chocolat,
21:40six personnes.
21:41Voilà.
21:42Il faut du chocolat dedans.
21:44Et vous avez un col bleu-blanc-rouge ensuite.
21:47Voilà.
21:47Et après,
21:48on a un col bleu-blanc-rouge
21:49et après,
21:50on va à l'Elysée.
21:52Et puis,
21:53moi,
21:54à l'époque,
21:54c'était Nicolas Sarkozy
21:55qui nous avait remis
21:56la médaille
21:58du meilleur ouvrier de France.
22:00Et il aimait le chocolat.
22:01Et il aimait toujours le chocolat.
22:03Exactement.
22:04Alors ça,
22:04c'est le parcours traditionnel.
22:07Mais il y a aussi
22:07le retour aux sources
22:08qu'on va évoquer
22:09à travers une date récente,
22:10le 9 mai 2025.
22:12A tout de suite
22:12sur Sud Radio
22:13avec Arnaud Larère.
22:15Sud Radio,
22:16les clés d'une vie.
22:17Jacques Pessis.
22:18Sud Radio,
22:18les clés d'une vie.
22:19Deux jours avant Noël,
22:20mon invité,
22:21Arnaud Larère,
22:22chocolatier,
22:23pâtissier,
22:23meilleur ouvrier de France
22:24qui a débuté à Brest.
22:26Et puis,
22:26on a évoqué
22:27les débuts de votre parcours
22:28à Montmartre,
22:29votre découverte du chocolat
22:30et les progrès.
22:31Et puis,
22:32le 9 mai 2025,
22:34un retour aux sources
22:34qu'on va évoquer
22:35à travers une chanson.
22:36C'est roulant Ferrari
22:38à la place
22:38comme à la ville
22:39qui vont s'écarter
22:40comme ils vont chez Fauchon.
22:41Et oui,
22:42Jacques Littron,
22:42les playboys.
22:43Alors,
22:43Fauchon,
22:44il se trouve
22:45que c'est un souvenir
22:45pour vous
22:46car vous avez débuté
22:48par hasard
22:48chez Fauchon
22:49en allant voir
22:50un ami un jour.
22:51Oui,
22:51exactement.
22:52C'est un copain
22:53avec qui je travaillais
22:54à l'époque
22:54chez Pelletier
22:55et qui est parti
22:56travailler chez Fauchon.
22:57Donc,
22:57il me dit,
22:58si tu veux,
23:00passe-moi voir
23:01après le travail.
23:05Et moi,
23:06je l'attends
23:06devant chez Fauchon.
23:07Je vois la vitrine,
23:08je trouvais ça
23:08aussi,
23:10c'était une vitrine
23:11incroyable
23:11avec des produits
23:12vraiment magnifiques.
23:16Et il me dit,
23:16si tu veux,
23:17on peut visiter le labo.
23:18Je dis,
23:18oui,
23:19bien sûr.
23:19Allez,
23:20on y va.
23:21En plus,
23:22à l'époque,
23:22c'était sous la madeleine.
23:23On travaillait dans les caves.
23:25Et donc,
23:26il me fait visiter le labo
23:27et puis,
23:28au même moment,
23:29voilà qu'il arrive,
23:30Pierre Armé.
23:31Qui était à l'époque
23:32directeur de l'artistique
23:33de Fauchon.
23:33Exactement.
23:34Et je discute avec Pierre
23:37comme ça,
23:38tranquillement,
23:39pendant un petit quart d'heure.
23:41Et quoi,
23:43une semaine après,
23:44mon copain,
23:44il vient me voir
23:45et il me dit,
23:45tu sais que tu as tapé
23:46dans l'œil de Pierre Armé,
23:47il aimerait bien
23:48que tu viennes
23:48chez Fauchon.
23:49Mais il me dit,
23:50prends ton temps,
23:51il veut la réponse
23:51que demain.
23:53Et vous avez dit oui,
23:54bien sûr.
23:55Je lui ai dit oui,
23:56tout de suite.
23:56Et vous avez passé
23:57quatre ans
23:57en apprentissage
23:59chez Fauchon.
23:59Oui,
24:00quatre ans et demi,
24:01j'ai passé chez Fauchon
24:02et j'ai fait tous les postes.
24:04J'ai commencé en bas,
24:05comme on dit,
24:06comme commis.
24:07Et puis,
24:07j'ai fini chef décorateur.
24:09Voilà,
24:09je faisais toutes les pièces
24:10artistiques
24:10pour toutes les soirées.
24:11Alors,
24:12il faut savoir que Fauchon,
24:12c'est une enseigne mythique.
24:14En 1886,
24:15je crois,
24:15Auguste Fauchon
24:16ouvre place de la Madeleine,
24:18une épicerie spécialisée
24:20en produits français
24:20et notamment normands.
24:22Et c'est comme ça
24:23que ça a démarré,
24:23que c'est devenu
24:24un symbole du luxe
24:25à Paris.
24:26Et il se trouve
24:27que cette maison
24:27a eu des problèmes
24:28et qu'on vous a appelé
24:29il y a quelques mois
24:30pour faire partie
24:31de la relance.
24:33Oui,
24:34la maison Fauchon
24:36a été rachetée
24:37par le groupe Galapagos
24:39avec,
24:41à sa tête,
24:42Jérôme Takar.
24:43Et ils sont venus me voir
24:44pour me demander
24:45de revenir aussi
24:47dans le groupe Fauchon
24:49pour relancer,
24:51on va dire,
24:51l'ADN Fauchon
24:52avec vraiment
24:54le savoir-faire
24:55à la française,
24:56pour utiliser
24:58les meilleurs produits,
25:00de redonner
25:00des étoiles
25:02dans les yeux
25:02aux gens
25:03que cette maison
25:04revive
25:05comme elle a toujours été
25:06dans les années 90.
25:08Il faut savoir
25:09que le groupe
25:10qu'il a repris
25:10est spécialisé
25:11dans les crêpes dentelles,
25:12je crois.
25:13Moi, je me souviens
25:13de Jerry Lewis
25:14qui était fou
25:14de ses crêpes dentelles.
25:16Chaque fois que je le voyais,
25:17on lui apportait un paquet,
25:18il prenait,
25:19il goûtait comme un castor
25:20qui goûte le bois
25:21et après,
25:21il crachait tout
25:22en éclatant de rire.
25:23C'était ce qu'il aimait
25:25en France.
25:25Et c'est vrai qu'en plus,
25:26ce sont des bretons.
25:27Donc, il y a un lien.
25:29Il y a un lien, oui.
25:30Donc, vous avez relevé
25:31le défi
25:31et c'est vrai
25:32que ce n'est pas facile
25:33parce que c'est une maison
25:34qui a été au sommet
25:35et qu'il faut relancer
25:36en la revisitant.
25:37Exactement.
25:39Ça va être un beau challenge.
25:41On est en train
25:42de commencer
25:44à travailler
25:45justement
25:45sur les futurs projets.
25:48Mais voilà,
25:48c'est des gens
25:48qui ont vraiment
25:49des valeurs
25:50et qui veulent
25:51faire les choses
25:52dans les règles de l'art,
25:54pas faire n'importe quoi.
25:55Voilà,
25:55on est vraiment
25:56sur la même longueur d'onde.
25:58Voilà,
25:58c'est de remettre
25:59les choses en place
26:00et après,
26:01dans un second temps,
26:03une fois que les bases
26:03seront mises en place,
26:04de pouvoir
26:05s'éclater,
26:06comme on dit,
26:07à faire plein de produits
26:08à la française
26:09et qui pourront aussi
26:10s'exporter
26:11à l'étranger.
26:12Oui, car justement,
26:13Fauchon est une marque
26:14internationale
26:15donc les pâtisseries
26:17que vous pouvez imaginer
26:18peuvent être exportées
26:19à New York
26:20ou ailleurs.
26:21Oui,
26:21ils ouvrent
26:22dans deux semaines
26:23à New York.
26:24Donc,
26:24Fauchon revient
26:25à New York.
26:27Donc,
26:27ils ouvrent là
26:28dans quelques pays.
26:29Donc, c'est vrai
26:29qu'il y a des beaux projets
26:31et voilà,
26:32je pense qu'ils voulaient
26:33quelqu'un
26:33qui
26:33aient des valeurs
26:36et puis aussi
26:37un savoir-faire
26:38solide
26:39pour être sûr
26:40de pouvoir avancer
26:41comme ils veulent.
26:42Avec des produits
26:43qui ont évolué
26:44parce que je crois
26:45aujourd'hui
26:46que la légèreté
26:46dans le chocolat
26:47ou dans la pâtisserie
26:48est nécessaire,
26:49Arnaud Larère.
26:50Oui, complètement.
26:50C'est un équilibre
26:52tous les jours.
26:53Comme je dis,
26:54alors,
26:55il faut faire attention
26:55comme on dit des fois
26:56de désucrer
26:58parce qu'il faut savoir
27:00que le sucre
27:00c'est comme la locomotive
27:01du goût.
27:03Quand il n'y a plus de sucre,
27:04il n'y a plus de goût.
27:05Donc,
27:05j'ai déjà goûté
27:06des produits
27:07pratiquement sans sucre.
27:09Ça devient ennuyeux.
27:11Donc,
27:11c'est trouvé
27:11un équilibre des choses
27:12mais c'est vrai
27:13qu'on fait toujours
27:14attention à la texture
27:16aussi,
27:17que ça soit toujours
27:18agréable en bouche,
27:20que ce soit pour
27:20du moelleux,
27:21du croquant,
27:22du croustillant,
27:22de la légèreté.
27:24Voilà,
27:24on est un peu
27:25comme un chef d'orchestre.
27:27Il faut simplement
27:27que quand on goûte
27:28un produit,
27:29on a juste envie
27:30de remettre un petit coup
27:30de cuillère,
27:31comme je dis.
27:32Voilà.
27:32Oui,
27:32et aussi à consommer
27:33avec modération
27:34parce que ceux qui disent
27:35je mange une tablette
27:36de chocolat le soir,
27:37ce n'est pas forcément
27:38des amateurs de chocolat.
27:40Non,
27:40exactement.
27:41Non,
27:41non,
27:41je pense qu'on a
27:43des envies différentes
27:44selon la journée,
27:46si on est en forme,
27:47si on a un petit coup
27:48de pompe
27:48qu'on a besoin
27:49de se rebooster.
27:52Mais ce n'est pas
27:53forcément exagéré.
27:54Moi,
27:54j'ai toujours dit
27:55il faut mieux
27:55manger moins
27:56mais manger bien.
27:57Alors,
27:58il se trouve que
27:58parallèlement,
27:59vous avez conservé
28:00votre adresse
28:01et Arnaud Larère,
28:02ce que vous faites
28:03dans vos boutiques.
28:04Et ça,
28:05je crois que le développement
28:05est né
28:06parce que vous étiez
28:07à Montmartre
28:08et les Japonais
28:09dans les années 80
28:10viennent à Montmartre.
28:11En fait,
28:12c'est l'époque
28:12où c'est un haut lieu
28:13du tourisme,
28:14l'essor du tourisme
28:15au Japon.
28:16On vient à Paris,
28:17on vient à Montmartre,
28:19on vient voir
28:20le décor
28:21d'Amélie Poulain
28:22et de Jean-Pierre Genet
28:23et on tombe
28:24sur Arnaud Larère.
28:25Oui,
28:26c'est vrai que
28:26la première fois,
28:29je crois que c'était
28:29en 99
28:30ou 2000,
28:32ils sont venus me voir
28:33pour me dire
28:33M. Larère,
28:34on voudrait
28:35vos chocolats
28:36à Tokyo.
28:37J'ai dit,
28:37pardon,
28:38je n'ai pas compris.
28:40Je ne sais même pas
28:41comment les envoyer,
28:42comment les conditionner
28:43mais ils ne m'ont pas lâché
28:46et pour finir,
28:48l'aventure a démarré.
28:50Ils vous avaient repéré
28:51en traînant comme ça
28:52dans les rues de Montmartre ?
28:53Ah, mais je pense
28:54que les Japonais
28:56connaissent mieux Paris
28:57que beaucoup de Parisiens.
28:59Ils sont incroyables
29:00parce que moi,
29:02à l'époque,
29:02il fallait trouver
29:03ma boutique.
29:03On était dans
29:04une petite rue,
29:06aucun commerce autour.
29:07C'est clair.
29:07Une école maternelle,
29:09je crois.
29:10Une école maternelle,
29:11exactement.
29:11Une école maternelle
29:12et c'est vrai que
29:13comme la boutique
29:14était petite,
29:15les gens faisaient
29:16facilement la queue dehors.
29:18Les gens qui passaient
29:19devant par hasard
29:20se disaient
29:20pourquoi il y a la queue là.
29:22Mais voilà.
29:23Et donc,
29:23les Japonais,
29:24je ne sais pas comment
29:25ils font mais
29:25ils ont un réseau
29:27que dès qu'il y a
29:28un truc qui se passe
29:28en Paris,
29:29ils sont au courant
29:30et le Japonais
29:31se déplace,
29:32il est très curieux
29:34et puis il adore
29:35les produits français
29:36et voilà.
29:38Oui,
29:38parce que d'ailleurs
29:39beaucoup de chocolatiers
29:40du Japon
29:41sont venus apprendre
29:42leur métier en France
29:43et repartent
29:44en ouvrant des enseignes
29:45qui correspondent à Paris
29:46comme le Palais d'Or
29:47ou autre chose.
29:48Exactement.
29:49Moi,
29:49j'ai formé
29:50pas mal de Japonais.
29:51Je pense
29:52une bonne trentaine
29:53depuis que j'ai démarré
29:55et puis il y en a
29:57qui sont devenus
29:57aujourd'hui
29:58parmi les 10 meilleurs
30:00pâtissés japonais
30:01au Japon.
30:02Et comment ça se fait
30:03que les Japonais
30:04aiment nos pâtisseries
30:05et nos chocolats ?
30:07Ils aiment
30:08notre sensibilité,
30:09ils aiment
30:10ce côté
30:12très élégant,
30:13la finesse
30:14qu'on peut mettre
30:15dans le produit.
30:16Eux,
30:16ils ont aussi
30:17cet amour
30:18du produit
30:19mais sur d'autres produits,
30:20des produits japonais.
30:21Mais je comprends
30:23qu'ils ont une vraie sensibilité
30:24sur le produit.
30:26Voilà.
30:26Et ce qui fait
30:26que pour nous,
30:27on va dire
30:28qu'on est un peu
30:28un cousin
30:28des produits japonais
30:30et c'est pour ça
30:31qu'ils s'intéressent
30:32beaucoup à ce qu'on fait.
30:34Oui,
30:34et en même temps,
30:35vous vous intéressez
30:36à ce qu'ils font
30:36puisqu'il y a de plus en plus
30:37de chocolatiers
30:38et de pâtissiers français
30:39qui ajoutent
30:39quelques ingrédients japonais
30:41dans leur préparation.
30:42Oui,
30:43ça c'est génial.
30:44Ça c'est une richesse.
30:46C'est que le fait
30:46de voyager,
30:48nous,
30:48dès qu'on va au Japon,
30:51au contraire,
30:51ils sont contents
30:52aussi de nous faire
30:53découvrir leurs produits
30:54et on se dit
30:55mais c'est vrai
30:55que nous,
30:56on n'a jamais pensé
30:56à faire ça ou ça
30:57ou autre chose
30:58mais on se dit
30:59tiens,
30:59on va ramer ça
31:00dans les valises
31:00et on va essayer
31:02le yuzu
31:03qui est un peu
31:04comme le citron japonais
31:06qui est pour moi
31:09le meilleur agrume au monde.
31:11Après,
31:11il y a le sésame,
31:12il y a le pavot,
31:14il y a plein de choses
31:15et ce qui fait
31:16qu'aujourd'hui,
31:17que ce soit
31:18de leur côté
31:18ou d'une autre,
31:19on mélange nos cultures
31:20et c'est très intéressant.
31:21Vous avez commencé
31:22à Tokyo,
31:23Arnoux Larère,
31:23par ouvrir un stand
31:25dans un centre commercial
31:26qui n'a rien à voir
31:28à Tokyo
31:28avec ce qu'on voit
31:29en France,
31:29c'est beaucoup plus grand.
31:30Oui,
31:31on va dire
31:31que c'est l'équivalent
31:33voire même plus
31:34que l'équivalent
31:35des galeries Lafayette
31:36ou du printemps.
31:37C'est vraiment
31:38le luxe.
31:40Là-bas,
31:41vous allez au sous-sol
31:42où il y a
31:43les fruits et légumes,
31:44vous avez les fraises
31:45qui sont dans
31:45des petites alvéoles d'œufs.
31:47Il y a une fraise
31:48dans chaque alvéole.
31:49Il y a un souci
31:50du détail
31:51qu'il ne faut pas
31:52qu'il y ait un fruit
31:52d'abîmé.
31:53C'est un truc de fou.
31:55Et vous,
31:56vous êtes installé,
31:56vous avez pris
31:57votre position
31:58tout de suite
31:58dans ce centre commercial.
31:59Oui,
32:00c'est ça.
32:00On a commencé là-bas
32:01et puis après,
32:02on a ouvert
32:03trois boutiques
32:05à Tokyo.
32:06Oui,
32:06et des boutiques
32:07très pressées.
32:08C'est Jean-Paul Levin,
32:08un de vos confrères,
32:09qui m'a dit
32:09que le jour
32:10de la Saint-Valentin,
32:11il y a six heures
32:12d'attente
32:12devant les boutiques.
32:14Alors,
32:14exactement.
32:15Alors,
32:15il faut le savoir
32:16pour ceux qui ne connaissent pas.
32:17Nous,
32:17on a envie de dire
32:18que la plus grande fête,
32:22la fête la plus importante
32:23dans l'année,
32:24c'est Noël pour nous.
32:25Il faut savoir
32:26qu'au Japon,
32:27c'est la Saint-Valentin.
32:29Voilà.
32:29Donc,
32:30on vend plus de chocolat
32:31à la Saint-Valentin
32:32qu'à Noël.
32:33C'est fou,
32:33hein ?
32:34Et ça,
32:35le chocolat
32:36fait partie des traditions.
32:37Complètement.
32:38Ils en...
32:39Au début,
32:40ils n'avaient pas
32:41cette tradition,
32:41mais aujourd'hui,
32:42c'est vraiment
32:42rentré dans leurs mœurs
32:45parce qu'ils achètent
32:48beaucoup de petites boîtes
32:49de chocolat
32:50parce que les chocolats
32:51sont aussi plus chers
32:52qu'en France,
32:53mais ils vont offrir
32:54à leurs collègues de travail,
32:55à leurs supérieurs,
32:57aux membres de leur famille.
32:58Il y a un vrai échange
32:59ce qui fait qu'il peut y avoir
33:02des heures et des heures
33:03de queue
33:04avant l'ouverture.
33:05Alors,
33:06pour vous,
33:06il y a le Japon,
33:07mais il y a eu aussi la Grèce,
33:08je crois.
33:08Vous avez fait une carte d'hôtel.
33:10Il y a Dubaï et New York.
33:12Il y a la Corée du Sud.
33:13Vous êtes archi développé
33:14dans le verre.
33:19On avance.
33:20Non,
33:20mais on vous a appris,
33:21il faut aller dans ces pays-là
33:22faire découvrir
33:23le chocolat français
33:23ou la pâtisserie française.
33:25Oui,
33:25c'est vrai.
33:26Je pense que j'ai été
33:26dans à peu près
33:27une vingtaine de pays
33:28et à chaque fois,
33:31je suis toujours honoré
33:32et heureux
33:33de pouvoir partager
33:34mon savoir-faire,
33:35de pouvoir aussi échanger.
33:37Et ce que je vois
33:38dans beaucoup de pays,
33:40c'est qu'ils ont soif
33:41d'apprendre
33:41et ils sont vraiment intéressés.
33:43ils veulent vraiment progresser
33:45et ça me fait penser
33:47que des fois,
33:48il y a beaucoup de pâtissiers
33:49même en France
33:50qui ne se rendent pas compte
33:50de la chance qu'ils ont.
33:52Parce qu'aujourd'hui,
33:53avec tous les livres qu'on a,
33:54toutes les techniques,
33:55les laboratoires,
33:56les professionnels aussi
33:57qu'ils nous fournissent,
33:59dans d'autres pays,
33:59ils n'ont pas tout ça.
34:00Il faut qu'ils aillent chercher
34:01tout ça.
34:02Et donc,
34:02ils ont cette soif
34:03de me dire
34:05chef,
34:05on fait comment ?
34:05Chef,
34:06où on peut trouver ça ?
34:07Chef,
34:07comment vous faites ça ?
34:09Et je trouve
34:09qu'il y a un échange
34:10qui est incroyable.
34:11Et je crois que le chocolat
34:12est devenu l'image
34:13de la France dans le monde
34:14aujourd'hui.
34:15Oui.
34:15Et on en manque
34:16de certaines images.
34:17Oui,
34:17oui,
34:17c'est vrai qu'à chaque fois,
34:20le chocolat qui se vend
34:21le plus dans ces pays-là,
34:22c'est toujours
34:23le chocolat français.
34:24Et comment on fait
34:25pour passer d'un pays
34:25à un autre
34:26tout en étant à Montmartre
34:27et chez Fauchon,
34:28Arnaud Larère ?
34:28On apprend à se diversifier,
34:31on apprend aussi
34:32à déléguer
34:32parce que je ne suis pas seul,
34:34j'ai aussi beaucoup
34:36de gens qui m'accompagnent
34:37et ce qui fait que
34:38ça me permet
34:39de pouvoir développer
34:41mon business,
34:42de faire attention
34:44et puis,
34:45il faut aussi être rigoureux
34:46dans les entretiens,
34:47dans les rendez-vous
34:48pour à chaque fois
34:50checker,
34:51être au courant de tout.
34:53Voilà,
34:53il ne faut pas se laisser...
34:55Il faut toujours,
34:56comme disait
34:56mon patron d'apprentissage,
34:57l'ennemi dans nos métiers,
34:59c'est la pente douce
35:00parce que la chute,
35:02on la voit,
35:03la chute.
35:03On monte,
35:04on descend.
35:05Mais le faux plat,
35:06on ne le voit pas.
35:08Et nous,
35:09notre travail,
35:10c'est de faire attention
35:11de rester toujours
35:12au niveau.
35:14Vous êtes au niveau
35:15et au niveau au-dessus
35:16et puis,
35:16il y a une tradition
35:17qui est celle de Noël.
35:18On va l'évoquer
35:19à travers la date
35:20du 25 décembre 2025.
35:21A tout de suite
35:22sur Sud Radio
35:22avec Arnaud Larère.
35:24Sud Radio,
35:25les clés d'une vie.
35:26Jacques Pessis.
35:27Sud Radio,
35:27les clés d'une vie.
35:28Mon invité,
35:29Arnaud Larère.
35:30On a évoqué
35:30votre parcours
35:31depuis Brest
35:32où vous deviez partir
35:34un an,
35:35ça fait quand même
35:35quelques années.
35:36Votre succès
35:37avec votre boutique,
35:38on a évoqué Fauchon,
35:40on a évoqué
35:40votre côté
35:41meilleur ouvrier de France.
35:42Et puis,
35:43le 25 décembre,
35:45c'est dans deux jours
35:45et il y a bien sûr
35:46une chanson
35:47qui fait penser
35:48à cette date.
35:48On pense toujours
35:58à Petit Père Père Noël
35:58mais on oublie
35:59Noël Blanc
35:59qui est en fait
36:00une chanson écrite
36:02composée par un ex-sergent
36:03de l'armée américaine,
36:04Irving Berlin,
36:05qui est devenu
36:06un maître
36:06de la comédie musicale
36:07aux Etats-Unis
36:08et qui a créé
36:09cette chanson
36:10traduite en français
36:11par Francis Blanche.
36:12Voilà.
36:13Et c'est vrai que Noël,
36:14pour vous,
36:15il y a deux périodes
36:15chargées dans l'année
36:16pour un chocolatier,
36:17c'est Pâques et Noël.
36:18Exactement.
36:19Je crois qu'on s'y prépare
36:20bien à l'avance
36:21un peu comme
36:21la haute couture
36:22prépare les collections.
36:25Oui, on va dire
36:25que nous,
36:26par exemple,
36:26Noël,
36:27on va commencer
36:27souvent entre mai et juin.
36:30On commence déjà
36:31à faire nos essais,
36:32à voir un peu
36:33les produits
36:34qu'on veut mettre en avant.
36:36On écoute aussi
36:36nos clients.
36:37Des fois,
36:37il y a peut-être
36:39une année
36:39où je ne vais pas
36:39travailler le citron
36:40ou le praliné.
36:41Il dit,
36:42chef,
36:42on aimerait bien
36:43avoir une bûche
36:43au praliné.
36:44j'adore vos pralinés.
36:45Je dis,
36:45tiens,
36:45pourquoi pas ?
36:46Des fois,
36:47ça part sur une idée
36:48comme ça
36:49et on commence
36:49à faire nos essais
36:52parce que
36:53ça met du temps
36:55à faire des essais,
36:55à mettre les choses
36:56en place
36:57parce que de faire
36:59un produit dans l'instinct,
37:00on va dire,
37:00c'est top,
37:01mais on vend
37:02un produit dans une boutique
37:03qui doit aussi
37:04se garder toute une journée,
37:06toute sa fraîcheur.
37:07On fait des tests
37:09aussi de longévité,
37:10de voir si le produit
37:11ne s'abîme pas.
37:12et l'idéal,
37:14c'est pour ça,
37:15c'est de se donner
37:15une pression,
37:16mais une pression positive.
37:17C'est-à-dire qu'on se dit,
37:18allez,
37:19on se challenge,
37:20il faut qu'on trouve
37:21quelque chose.
37:21Mais on n'a pas
37:22la date du 25 décembre
37:25qui est dans un mois.
37:26Vous voyez ce que je veux dire ?
37:27Donc,
37:28on se met une pression,
37:28mais lucrative,
37:30on va dire.
37:31Et c'est là,
37:32souvent,
37:32on trouve des très belles idées
37:34parce que ce qui fait
37:35qu'après,
37:36on a les recettes,
37:37on les cale
37:37et on sait qu'on part
37:39en vacances,
37:39là,
37:40les recettes sont calées,
37:42on pourra rattaquer.
37:44Oui,
37:45ce qu'on n'imagine pas.
37:46On n'imagine pas
37:47que tout ça
37:47est préparé six mois
37:48à l'avance
37:48et puis,
37:49il faut du temps
37:50pour trouver une bonne recette.
37:51Il faut du temps,
37:52il faut...
37:53Des fois aussi,
37:54on a besoin
37:55de venir la goûter.
37:56Moi,
37:56des fois,
37:56quand je fais des essais,
37:57justement,
37:58je vais la goûter le matin,
37:59je vais la goûter le midi.
38:01Si le soir,
38:02des fois,
38:02je vais chez des amis,
38:03hop,
38:04ils servent de cobayes,
38:05c'est bien ce côté
38:07un peu spontané.
38:08Ça permet nous
38:09de savoir
38:09si on a pris la bonne route
38:10ou s'il faut se dévier
38:11un petit peu.
38:12Parfois,
38:13il faut dévier.
38:13Des fois,
38:14il faut dévier
38:14ou alors,
38:15il faut reculer.
38:16Des fois,
38:16on n'a pas pris
38:17la bonne route
38:18et c'est hyper intéressant
38:20mais c'est vrai
38:20que la créativité,
38:24pour moi,
38:25elle est importante
38:26pour moi
38:26parce que c'est ce qui me permet
38:28de rester en éveil.
38:29Et en plus,
38:30il faut mélanger
38:30la tradition
38:31et l'innovation.
38:32Tout le temps.
38:33Tout le temps.
38:34Voilà.
38:34Et surtout,
38:36ne jamais oublier
38:36les classiques.
38:38Parce que des fois,
38:39certains journalistes
38:40peuvent nous dire
38:41vous ne pouvez pas
38:42faire une bûche
38:45que jamais personne n'a fait
38:46avec des goûts innovants.
38:48Alors moi,
38:48je les invite aussi
38:50à venir le 24 décembre
38:51avec moi
38:51dans une de mes boutiques
38:52et à écouter les clients.
38:54Voilà.
38:55Donc,
38:55il faut innover
38:57mais il ne faut pas
38:57faire n'importe quoi.
38:58Alors,
38:58la tradition du chocolat de Noël,
38:59je me suis un petit peu renseigné.
39:01En fait,
39:01on la doit
39:02au Saint-Nicolas belge.
39:03Et c'est Nicolas Demire
39:05qui a commencé
39:05le 6 décembre
39:06à offrir des chocolats
39:08et des friandises
39:09aux enfants sages
39:10pour contrebalancer
39:12le père fouettard
39:13qui était
39:14l'ennemi des enfants.
39:16Et c'est vrai
39:16que la tradition,
39:17c'est aussi
39:17la bûche de Noël.
39:19Oui,
39:19exactement.
39:19Alors ça,
39:20c'est une chose
39:20à laquelle
39:21on ne peut pas échapper
39:22l'art de l'arrière.
39:23Ah oui,
39:23on ne peut pas
39:24et puis moi,
39:25j'adore cette période
39:27et puis c'est vrai
39:27que c'est un grand moment
39:30de créativité
39:31où aussi,
39:33il ne faut pas se tromper
39:35parce que les clients
39:37à Noël,
39:37ils veulent des produits
39:39valeurs sûrs.
39:40Ils ne veulent pas se tromper
39:41donc quand ils viennent
39:43chez vous,
39:43c'est un honneur.
39:44Ils se disent,
39:44voilà,
39:45c'est comme ma maison
39:46qui a été choisi
39:48par telle ou telle famille
39:49donc tous les gens
39:50qui viennent
39:51toute l'année
39:52bien sûr
39:52sont importants
39:53mais je sais que
39:54pour eux
39:55quand c'est des moments
39:55très importants
39:56et qu'ils viennent chez vous
39:57c'est une fierté pour moi.
39:59Et pour celles et ceux
39:59qui ne le savent pas
40:00au départ,
40:01la bûche de Noël
40:01c'était une souche de bois
40:03qu'on faisait brûler
40:04le plus longtemps possible
40:04et c'est seulement
40:06vers la moitié
40:07du XXe siècle
40:08après la Seconde Guerre mondiale
40:09que la bûche de Noël
40:10est arrivée dans les foyers.
40:12Avant ça n'existait pas
40:13et je crois
40:14que votre première télé,
40:16je ne sais pas
40:16si vous en souvenez
40:16c'était le 24 décembre 2011
40:18Arnaud Larère
40:19et vous êtes
40:19au 20h de TF1
40:21pour un reportage
40:22intitulé
40:23Les pâtissiers
40:24réinventent la bûche de Noël.
40:27Vous en souvenez de ça ?
40:27Exact !
40:28Oui,
40:28je ne me rappelais pas
40:29mais avec le titre
40:32oui ça me revient.
40:34C'est-à-dire que vous disiez
40:34qu'il faut mettre
40:34un peu de couleur
40:35pour que Noël soit une fête ?
40:38Oui exactement
40:39moi je dis
40:39on habille
40:40on crée les bûches
40:43on crée les goûts
40:44on crée les textures
40:45parce qu'il ne faut pas oublier
40:46que la texture
40:47c'est ce qui booste le goût
40:48et après on habille les bûches
40:51voilà
40:51moi je
40:52c'est en ayant trouvé
40:53l'équilibre des parfums
40:54qu'après on les décore
40:55et je pense que c'est très important
40:57qu'il faut que le produit soit
40:59il y ait de l'élégance
41:00à la française
41:01et qu'on a envie de l'acheter
41:03voilà
41:04donc je pense que
41:05il faut autant travailler
41:06l'intérieur
41:07que l'extérieur
41:09oui et puis il faut innover
41:10à chaque fois
41:10on ne peut pas faire deux fois
41:11la même décoration
41:12bah non ça ne serait pas marrant
41:14mais on trouve toujours quelque chose ?
41:18bah oui on trouve
41:18on trouve
41:19parce que c'est
41:20je pense que
41:21tant qu'on a la passion
41:23ça
41:24bah on va chercher
41:26on a envie de
41:26de faire autre chose
41:28et
41:28c'est un essai
41:30plus un essai
41:30plus un essai
41:31qui découvre encore
41:32sur d'autres produits
41:33et ce qui fait que
41:34bon pour l'instant
41:35je m'amuse encore
41:36et cette année
41:37je crois Arnaud Larère
41:38que vous avez créé
41:39une bûche
41:39avec un reine
41:40baptisé Comète
41:41le reine du Père Noël
41:43exactement
41:44comment est venue cette idée ?
41:45c'est pas facile à réaliser en plus
41:46non c'est pas facile
41:48mais l'idée
41:49elle est venue
41:49que je voulais faire
41:50un produit pour les enfants
41:51parce que
41:52j'entendais ça pas mal
41:54dans mes boutiques
41:56où les gens
41:56je voudrais une bûche
41:57mais c'est surtout
41:58pour les enfants
41:59qu'est-ce que vous avez
42:00pour les enfants
42:01et je me suis dit
42:02c'est vrai que
42:03je voulais faire un clin d'oeil
42:06donc
42:07j'ai fait
42:08une demi-sphère
42:09en forme de gâteau
42:11où que j'ai habillé
42:12après avec des décors
42:13en chocolat
42:14pour faire vraiment
42:14le reine
42:15et avec à l'intérieur
42:17il y a
42:17une petite décoise
42:18au praliné
42:19un petit croustillant
42:20au praliné
42:20et avec une mousse
42:22et une ganache montée
42:23au chocolat lait
42:23voilà
42:24et comme je dis
42:25c'est que pour les enfants
42:26enfin les grands
42:27en profitent aussi
42:28et je crois que
42:29la première mention
42:30littéraire des reines
42:31tirant le traîneau
42:32du Père Noël
42:33c'est en 1823
42:34j'ai retrouvé un poème
42:35qui s'appelle
42:35une visite vers Saint Nicolas
42:37d'un certain
42:38Clément de Clark Mour
42:39et il y a 8 reines
42:40alors que le Père Noël
42:41en a 9
42:41c'est une différence extrême
42:45et puis
42:45il y a aussi quelqu'un
42:47que vous évoquez souvent
42:47dans vos boutiques
42:48c'est Toulouse-Lautrec
42:49parce que vous êtes
42:50à Montmartre
42:51oui exactement
42:52et que Toulouse-Lautrec
42:53a habité rue Collincourt
42:55oui
42:55et c'est pour ça
42:56que l'idée m'est venue
42:58de
42:58en même temps
42:59je voulais créer
43:00un gâteau
43:01on veut tous créer
43:02notre gâteau au chocolat
43:03oui
43:04voilà
43:04et aujourd'hui
43:05c'est une de mes meilleures ventes
43:06depuis je pense 25 ans
43:08et je me suis dit
43:10bon bah j'ai trouvé le produit
43:11maintenant
43:12il faut lui trouver un nom
43:13oui
43:13et c'est ma femme
43:14qui l'a trouvé
43:15et on prête
43:16à Toulouse-Lautrec
43:17d'avoir inventé
43:18la recette
43:18de la mousse au chocolat
43:19en mélangeant le cacao
43:20à des oeufs montés en neige
43:22et en ajoutant du sucre
43:23et du beurre
43:24ah bah voilà
43:24c'est lui
43:25qui est l'inventeur
43:26de la mousse au chocolat
43:27c'est Toulouse-Lautrec
43:28donc le mot mousse au chocolat
43:29c'est un
43:30c'est né je crois
43:32un Suisse
43:32Charles Vasi
43:33cuisinier de Louis XVI
43:34qui a fait
43:35sa première mousse au chocolat
43:37je sais pas si vous le saviez
43:38bah non je savais pas
43:39voilà
43:39vous voyez vous avez
43:40une double raison
43:41d'évoquer Toulouse-Lautrec
43:43ouais merci Jacques
43:44c'est sympa
43:44et puis il y a aussi
43:45une autre tradition
43:46qui est beaucoup plus récente
43:47c'est le calendrier de l'Avent
43:48ça aussi c'est important
43:49pour un chocolatier
43:50ou un pâtissier
43:51ah oui complètement
43:51c'est vrai que depuis
43:52quelques années
43:53on a fait revivre
43:55on va dire
43:55le calendrier de l'Avent
43:56en étant
43:57en imaginant
44:01des nouvelles choses
44:01avec
44:02en mettant aussi
44:03nos dernières créations
44:04qui est aussi
44:05un côté ludique
44:06sur le calendrier
44:07et nous cette année
44:09on a fait
44:09tout un décor de Montmartre
44:10donc quand on ouvre
44:12le calendrier
44:12voilà
44:13on voit le Sacré-Cœur
44:14c'est en plusieurs pièces
44:16et c'est vrai que
44:17ça met en bouche
44:18les gens
44:19avant de démarrer
44:21les fêtes de fin d'année
44:22oui et les enfants surtout
44:23mais là aussi
44:24c'est une tradition
44:24qui avait disparu
44:25qui est revenue
44:26voici quelques années
44:27oui exactement
44:28et on fait même
44:29des calendriers
44:29même pour les femmes
44:30avec des petits flacons de parfum
44:32et même pour les chiens
44:33maintenant
44:34il y a un calendrier
44:34de l'Avent pour chiens
44:35avec des petits biscuits
44:36à l'intérieur
44:37ah ben ça donne des idées
44:38aux autres
44:38et puis il y a le sapin
44:40car le sapin aussi de Noël
44:41c'est une tradition
44:42et je crois que le vôtre
44:43il est en chocolat
44:44avec des amandes
44:46oui avec des amandes
44:46et des éclats de nougatine
44:48parce que
44:48je voulais le remettre en avant
44:52et c'est pareil
44:54c'est une copine
44:56qui m'avait demandé
44:57pour son anniversaire
44:58un gâteau
44:58elle va me dire
44:59je suis hasbin
45:00mais avec des décors
45:01de nougatine
45:02parce qu'elle me dit
45:03quand j'étais petite
45:04j'adorais ça
45:05je dis mais bien sûr
45:06mais la nougatine
45:07on va t'en faire
45:08et donc cette idée
45:10m'est revenu
45:11et c'est pour ça
45:11que j'ai recouvert
45:12le sapin d'amandes grillées
45:14de sucre caramel
45:16mais le sapin de Noël
45:17ça fait partie
45:18des traditions incontournables
45:19aussi pour les enfants
45:21les parents
45:21et les chocolatiers
45:22pâtissiers
45:23exactement
45:24exactement
45:24alors j'ai trouvé
45:25la trace
45:26du plus ancien témoignage
45:28connu sur un sapin de Noël
45:29en 1492
45:31l'achat d'un sapin
45:33par l'oeuvre Notre-Dame
45:34de neuf sapins
45:35pour les neuf paroisses
45:36de la ville
45:37de Strasbourg
45:37Strasbourg
45:38qui est en plus
45:39devenu la ville mondiale
45:40du marché de Noël
45:41et ça le marché de Noël
45:42c'est aussi
45:43une de vos préoccupations
45:44Arnaud Larère
45:44oui oui c'est vrai
45:46que moi j'adore ça
45:48et en plus
45:48j'ai eu la chance
45:49en 2005
45:51Jean-Pierre Coff
45:53m'avait contacté
45:54parce que
45:55il était parrain
45:56du marché de Noël
45:57à Annières-sur-Seine
45:58et justement
46:00comme il disait
46:01je ne veux pas
46:02un marché de merde
46:03je ne veux que
46:03des bons produits
46:04donc c'est vrai
46:06qu'il y avait
46:08une personne
46:08qui faisait
46:08les huides
46:09le foie gras
46:10les vins
46:11les biscuits
46:12le pain
46:14il voulait vraiment
46:14moi je faisais
46:15le chocolat
46:16et ce qui fait
46:18qu'on y est encore
46:19et bien d'ailleurs
46:19on y sera ce week-end
46:20on sera encore
46:21au marché de Noël
46:22et il n'y a que
46:24des artisans
46:25et tout est fabriqué
46:27en France
46:27ou sur place même
46:28voilà
46:29c'est une anecdote
46:30où vraiment
46:31ce marché
46:32met l'artisanat
46:34à l'honneur
46:35vous avez même ouvert
46:36une boutique à Annières
46:37dans la continuité
46:39oui parce que
46:40à force
46:40le maire
46:41n'arrêtait pas
46:42de me dire
46:43monsieur Larère
46:43ça serait quand même
46:44bien de venir à Annières
46:45donc j'ai dit
46:46écoutez
46:46trouvez-moi
46:47un emplacement sympa
46:48et je viendrai
46:48et puis Noël
46:50c'est en France
46:50et dans votre boutique
46:51mais aussi dans les autres pays
46:52et il faut éventuellement
46:54savoir ce qui se passe
46:56au Japon
46:56en Corée du Sud
46:57et ailleurs
46:58et ça vous en préoccupez
46:59aussi Arnaud Larère
47:00oui je regarde beaucoup
47:02on passe beaucoup de temps
47:03aussi pour savoir
47:04un peu
47:04les tendances
47:06aussi
47:06on regarde
47:07les choses
47:08c'est vrai qu'avec les réseaux
47:10on peut voir plus de choses
47:11qu'avant
47:11mais voilà
47:13c'est un
47:13appui d'idées
47:14et ça permet aussi
47:15de toujours
47:16comme je le dis souvent
47:18il faut rester en éveil
47:19il faut aller chercher
47:21les idées
47:22parce qu'elles ne viennent pas
47:23tout seules
47:24et puis
47:24vous travaillez à Noël
47:26bien sûr
47:27mais ça n'empêche pas
47:28de respecter la tradition
47:28en famille
47:29parce que même
47:29les chocolatiers
47:30et les pâtissiers
47:31fêtent Noël
47:31Arnaud Larère
47:32exactement
47:33on va dire
47:34on est un peu décalé
47:36mais
47:36il est hors de question
47:38de passer à côté de ça
47:39parce que
47:40qu'est-ce que c'est
47:40la fête de Noël
47:41pour vous
47:41en famille
47:42alors nous
47:43c'est très simple
47:44c'est le 25 décembre
47:46parce que le 24
47:47on est un peu
47:47sur les rotules
47:48mais
47:49c'est très simple
47:51c'est le foie gras déjà
47:52champagne
47:54foie gras
47:55saumon
47:56et après
47:59un peu de
48:00un peu de trucs apéro
48:03autour
48:03et on finit par la bûche
48:05exactement
48:05donc la tradition
48:06voilà
48:07c'est ça
48:07ça nous va très bien
48:10et l'avenir maintenant
48:11Arnaud Larère
48:12parce que vous avez quand même
48:12fait de grands pas en avant
48:14qu'est-ce que vous préparez
48:15maintenant
48:16qu'est-ce que vous avez
48:16envie de faire pour continuer
48:17ce rêve
48:18avec
48:21maintenant avec
48:22Fauchon comme partenaire
48:24on a pas mal de choses
48:26donc on va
48:26on va continuer de développer
48:28la maison Larère
48:28donc
48:29c'est bien
48:30parce que ça leur
48:31ça leur tient à coeur
48:32et
48:33et on va aussi
48:35développer justement
48:36on va faire
48:37revivre la maison Fauchon
48:38donc il y a
48:40il y a plein de projets
48:41en cours
48:41voilà
48:42on commence à mettre
48:44pierre par pierre
48:45et puis voilà
48:45et
48:46il y a pas mal de projets
48:48avec ceux qui vous
48:50qui vous savourent
48:51et qui sont de plus en plus
48:52exigeants
48:52parce que
48:53les français savent exactement
48:55le goût qu'ils souhaitent
48:57oui
48:58en plus
48:58c'est vrai que
48:59nos clients
49:00bah plus on monte le niveau
49:01puis ils deviennent experts aussi
49:02donc
49:03mais
49:04on rencontre beaucoup de gens
49:06qui
49:06comme on dit
49:07qui aiment la bonne bouffe
49:08et c'est
49:08ça c'est vraiment
49:10c'est agréable de pouvoir échanger
49:12avec nos clients
49:14dans les boutiques
49:14parce que
49:16même des fois
49:17ils vont aller
49:17à Biarritz
49:19ou à Strasbourg
49:20ou à Lyon
49:21et
49:22des fois ils me ramènent des produits
49:23même
49:23ou alors des fois
49:24ils me disent
49:25ah chef j'ai goûté ça
49:27j'ai goûté ça
49:27il faut
49:28il faut que vous goûtiez
49:29il faut que vous aille voir
49:30bon voilà
49:31donc
49:32c'est une chance
49:33moi je trouve que
49:34c'est la chance d'une vie
49:35c'est qu'on a des produits
49:37exceptionnels
49:38et de pouvoir les partager
49:39à nos clients
49:40ça n'a pas de prix
49:41voilà
49:41c'est un cadeau
49:42que vous faites toute l'année
49:43avec vos clients
49:44et vos partenaires
49:45et pour ce cadeau de Noël
49:47je vous remercie
49:48d'être venu
49:48d'avoir pris le temps
49:49de venir pour les clés d'une vie
49:50et au nom de celles
49:52et ceux qui nous écoutent
49:53je vous souhaite un très joyeux Noël
49:54et continuez ainsi
49:55ouais merci Jacques
49:56joyeux Noël à tout le monde
49:57et allez-y
49:59et profitez de Noël
49:59et profitez de la fête
50:01et profitez de la pâtisserie
50:02et du chocolat
50:02et notez-les sur vos tablettes
50:04merci Arnaud Larère
50:05les clés d'une vie
50:06c'est terminé pour aujourd'hui
50:07on se retrouve bientôt
50:08restez fidèles
50:09à l'écoute de Sud Radio
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