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  • il y a 9 heures
Les clefs d'une vie avec Benjamin Homs

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026_01_15##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Vous faites partie de ces soldats inconnus de l'écriture
00:08qui permettent à la flamme de la chanson française
00:11de réchauffer encore bien des cœurs.
00:13Vous parlez d'or à travers vos textes,
00:15mais aussi dans un roman qui se déroule au cœur d'une Louisiane
00:19où le blues est synonyme de joie.
00:21Bonjour Brice Holmes.
00:22Bonjour Jacques.
00:23Alors, il y a ce livre, Quelque chose comme de l'or,
00:25chez Calman Levy, qu'on va évoquer,
00:27mais aussi votre parcours, car votre nom est connu.
00:30Votre parcours beaucoup moins,
00:31alors que vous avez fait beaucoup de choses dans le cinéma,
00:33la chanson, je crois.
00:35Oui, tout à fait.
00:35Alors, on va évoquer ça à travers des dates,
00:38des dates clés de votre parcours,
00:39c'est le principe et les clés d'une vie.
00:41La première vous concerne indirectement.
00:43Le 15 avril 1971 est sortie cette chanson.
00:47Mais allons prendre un verre
00:51Et parle-moi de toi
00:54Le 24e album d'Aznavour,
00:57dont la première chanson est,
00:58non, je n'ai rien oublié,
01:00Et je crois, Brice Holmes,
01:01que cette chanson vous a marquée.
01:03Ah, c'est la chanson fondatrice,
01:06pour moi,
01:07de mon amour,
01:09de la chanson fond française.
01:11Ma mère écoutait beaucoup
01:13Charles Aznavour,
01:14et beaucoup cette chanson,
01:16quand elle est sortie,
01:16elle tournait en boucle à la maison,
01:18sinon on écoutait ce qui passait à la radio.
01:20Donc, j'avais déjà...
01:21Mais cette chanson-là,
01:22qui racontait une histoire,
01:25qui est une sorte de petit film en soi,
01:31j'écoutais ça en boucle,
01:32et je ne savais pas
01:33qu'on pouvait raconter des histoires
01:36aussi réelles
01:39et aussi émouvantes
01:41en chansons.
01:42Oui, en plus,
01:43cette chanson vous a tétanisé au début.
01:45Ah, complètement.
01:47Complètement.
01:47J'étais complètement fasciné,
01:49d'abord par la présence d'Aznavour,
01:53et le fait qu'il racontait des histoires,
01:56c'était des petits films,
01:57c'était des situations,
01:58il y avait des personnages,
01:59et l'intrusion des personnages
02:02comme ça dans les chansons,
02:03ça m'avait totalement transporté.
02:09Il se trouve en plus
02:10que sur le même album,
02:11vous parliez de cinéma et de film,
02:13il y avait Mourir d'aimer.
02:15Moi, évidemment.
02:15Chanson qui n'est pas celle du film,
02:17en fait,
02:17Aznavour, on ne le sait pas assez,
02:19a vu le film
02:19et ensuite a eu l'idée de la chanson
02:21et a demandé à Kayat
02:22l'autorisation d'utiliser son titre.
02:24Ah, je ne le savais pas.
02:26Alors, il se trouve que dans votre famille,
02:27on ne parlait pas beaucoup,
02:28vous étiez aux ordres,
02:30si j'ose dire,
02:30parce que votre père
02:31était officier dans l'armée, Brissoms.
02:32Oui, oui, mon père
02:33était officier supérieur.
02:34Et je crois que vous êtes né,
02:36vous avez grandi à Fontainebleau.
02:38À Fontainebleau, absolument.
02:40Et c'est une ville tranquille.
02:41Alors, il y a une légende
02:42qui compte sur Fontainebleau.
02:43Pendant le maccartisme,
02:45les Américains ont essayé
02:46de savoir d'où venait Charlie Chaplin
02:47et certaines rumeurs ont annoncé
02:49qu'il serait né à Fontainebleau.
02:51Ah bon, ça je ne savais pas.
02:52C'est extraordinaire.
02:52Alors après, ça a été démenti.
02:54Et je crois que la musique,
02:55vous l'avez découverte
02:56grâce à votre mère, je crois, Brissoms ?
02:58Oui, ma mère était violoniste.
03:00Elle jouait du violon.
03:02Elle avait joué dans des orchestres.
03:04Et puis après,
03:05elle avait suivi mon père
03:06quand elle l'avait rencontré.
03:09Mes parents s'étaient rencontrés
03:10dans la Résistance.
03:11Moi, j'étais déjà un fils de vieux.
03:13Ah oui.
03:14Et c'était des jeunes gens
03:16dans la Résistance
03:17et qui ont, après,
03:20mon père a mené une carrière militaire
03:22et ma mère l'a suivie.
03:24Les militaires bougent beaucoup.
03:26Oui.
03:27Donc, vous avez beaucoup voyagé.
03:28Mais il se trouve aussi
03:29que le violon,
03:30je crois que vous avez commencé
03:31à prendre des cours.
03:31Vous aviez cinq ans, Brissoms.
03:32Oui, oui.
03:33Bien sûr, mère violoniste,
03:34on était obligé avec mon frère
03:36de commencer par le violon.
03:37C'était un exercice imposé.
03:40Et alors ?
03:41Et alors, c'est douloureux,
03:42le violon,
03:43parce que c'est difficile.
03:46Et donc, oui,
03:46j'ai commencé par jouer du violon,
03:48ce qui m'a permis, après,
03:49de jouer de la mandoline
03:50parce que c'est exactement
03:51le même accordage.
03:52et puis, effectivement,
03:56à mon donné,
03:57vers l'âge de 14 ans,
04:00j'ai switché pour la guitare.
04:01Et c'est un point commun
04:02que vous avez avec Maxime Le Forestier
04:04et Catherine, sa sœur.
04:05Ils ont commencé par faire du violon
04:07avec les Fontenna Rosa,
04:09qui étaient eux aussi enfants,
04:10et après, ils ont dévié vers la guitare
04:12et autres instruments.
04:13Oui, mais d'ailleurs,
04:13Patrice avait joué avec Maxime
04:16sur des albums.
04:18Et la première chanson
04:19de Catherine et Maxime,
04:20c'était la petite fugue
04:21inspirée par ses souvenirs.
04:23Carrément.
04:24Alors, il se trouve que vous vous retrouvez
04:25au conservatoire, peut-être,
04:26qu'un petit peu, non ?
04:27Oui, alors, jeune, oui.
04:30Et alors ?
04:30L'école de musique,
04:31on appelait ça,
04:32l'école de musique à Fontainebleau.
04:33Après, c'est devenu le conservatoire,
04:35mais à mon époque,
04:35c'était une école de musique.
04:37Et puis, à l'époque,
04:38effectivement,
04:38on écoute beaucoup
04:39de chansons françaises,
04:40et je crois qu'il y a quelqu'un
04:41qui a marqué aussi
04:41vos jeunes années,
04:42c'est Marcel Amon.
04:44Oui, Marcel Amon,
04:45parce que c'est pareil,
04:46mes parents étaient du sud-ouest,
04:47originalement,
04:49et on écoutait Marcel Amon,
04:52Blanc, Blanc,
04:53le ciel de France.
04:54C'est vrai,
04:55et Marcel Amon,
04:56qui, à l'époque,
04:57avait réussi une performance
04:58unique dans son genre,
05:00il faisait Bobine en 1962,
05:01il avait chanté
05:02un de ses succès
05:03en faisant le poirier
05:04tout au long de la chanson.
05:05Ah, je ne savais pas.
05:06Il était grand sportif.
05:07J'apprends plein de trucs avec vous,
05:08c'est formidable,
05:09il faut que je vienne plus souvent.
05:10Et puis ensuite,
05:10votre culture musicale
05:11a évolué.
05:12Écoutez.
05:19Vous êtes passé de Marcel Amon,
05:22de Brice Holmes,
05:23à Simon & Garfunkel.
05:24Alors,
05:24c'est les premiers disques
05:25que j'ai eus à moi,
05:27parce que mon parrain
05:29était aussi militaire,
05:32mais en Alabama,
05:33sur la base de Huntsville,
05:34qui était une base d'aviation
05:36de l'OTAN.
05:38Et quand il revenait en France,
05:39il me ramenait des disques
05:40des 45 tours.
05:44Et puis,
05:45voilà,
05:46on a continué à alimenter
05:47un petit peu
05:48les disques
05:50qui arrivaient après.
05:51Et après,
05:52je tombe sur
05:52Simon & Garfunkel,
05:54je tombe sur
05:55des disques de country.
05:57et là,
05:59je suis totalement
06:00fasciné,
06:01alors là,
06:02non plus par les textes,
06:04mais par les mélodies,
06:05par la musicalité,
06:06par les voix.
06:07Et alors là,
06:08c'est là,
06:08je passe à la guitare.
06:10Et effectivement,
06:10là,
06:11tout d'un coup,
06:11j'ai envie de faire ça.
06:12Oui,
06:13votre première guitare,
06:14je crois,
06:14vous la devez
06:15à une jeune fille
06:17qui ne voulait pas
06:17faire de la guitare.
06:18Oui,
06:19vous l'avez très très bien
06:20renseignée.
06:20Oui,
06:21oui,
06:21c'était des voisins
06:22de mes parents
06:22qui avaient ramené
06:23une guitare classique
06:24d'Espagne
06:24pour leurs filles
06:25et elle n'a pas voulu
06:26apprendre la guitare,
06:27donc ils me l'ont passée.
06:28Voilà.
06:28Et résultat,
06:29vous avez appris ça
06:30d'instinct ?
06:31Alors,
06:31la première chose,
06:32je promets que c'est vrai,
06:33je promets que c'est vrai,
06:34la première chose
06:35que j'ai fait
06:35quand j'ai eu cette guitare
06:36entre les mains
06:37sans savoir en jouer,
06:38mais je savais déjà
06:39poser mes doigts
06:39sur les cordes
06:40avec le violon,
06:41c'est avec une corde,
06:42j'ai fait une espèce
06:43de ligne de basse
06:44et j'ai écrit une chanson.
06:45J'avais la guitare
06:46depuis cinq minutes,
06:46la première chose
06:47que j'ai faite,
06:48c'est d'écrire une chanson.
06:50Votre première chanson ?
06:51Sans savoir jouer de guitare.
06:52C'est extraordinaire.
06:52Oui.
06:53Mais en même temps,
06:54petit à petit,
06:54vous vous êtes développé,
06:56mais en parallèle,
06:57vous avez fait des études
06:58parce que vous avez fait
06:59de la philosophie
07:00après le bac.
07:01Oui,
07:01j'ai fait un bac scientifique,
07:03mais j'ai fait des études
07:07et après le logique.
07:09Oui,
07:09le logique,
07:10c'est une matière nouvelle.
07:11Je crois que vous êtes
07:11l'un des premiers licenciés
07:13en logique en France.
07:15Oui,
07:16j'ai fait la première session
07:17qui existait,
07:18nous étions cinq.
07:20On a tous eu 19.
07:22Alors,
07:22qu'est-ce que c'était la logique ?
07:23La logique,
07:24c'est un terrain
07:25qui est commun
07:26aux mathématiciens
07:27et aux philosophes,
07:28c'est-à-dire,
07:28c'est du raisonnement.
07:30Tous les A sont B,
07:30tous les B sont C,
07:31donc tous les A sont C.
07:32La base de la logique,
07:34ça part de là.
07:35Et en même temps,
07:35c'est une réflexion
07:36sur les sciences
07:37et sur la philosophie.
07:38Et aujourd'hui,
07:38c'est beaucoup plus développé
07:40que lorsque vous l'avez étudié.
07:43Oui,
07:43l'épistémologie a pris
07:44un sens nouveau
07:46avec les technologies
07:47qui évoluent
07:47et puis,
07:49on s'est toujours intéressé
07:50au rapport
07:51entre la science,
07:52depuis Rabelais,
07:53la science sans conscience
07:54n'est que l'une de l'arme,
07:55mais on s'est toujours intéressé
07:57forcément au rapport
07:58entre la science
07:59et la philosophie.
08:00C'est à chaque fois
08:01qu'on résout une question,
08:02une nouvelle question surgit.
08:04Et moi,
08:05j'ai toujours été
08:06à la fois
08:06très attiré
08:08par la réflexion
08:09et puis,
08:10assez bon en maths.
08:12Donc,
08:13quand je pouvais allier les deux,
08:14ça m'allait très bien.
08:15Oui,
08:16et assez bon en musique aussi
08:17parce que
08:17vous avez fait partie
08:18comme d'autres brissons
08:19de groupes à l'école,
08:21mais votre particularité,
08:22c'est que vous écriviez
08:23des chansons pour les groupes.
08:24Alors oui,
08:25parce que
08:26j'ai commencé à écrire
08:27pour les groupes
08:28dans lesquels
08:28je jouais au lycée
08:30et puis très vite
08:31et en faculté.
08:33Et très vite,
08:34je me suis rendu compte
08:34que je n'étais pas chanteur,
08:36que ce n'était pas mon truc,
08:36que j'étais terriblement mal à l'aise.
08:39Donc,
08:39l'idée,
08:39c'était de trouver
08:40des chanteurs
08:41ou des chanteuses
08:41pour aller devant.
08:42Et j'ai commencé
08:45à écrire des chansons
08:46comme ça
08:47pour les groupes
08:48et qu'ils soient chantés
08:50par d'autres,
08:50pas simplement par moi.
08:52Et puis,
08:52vous savez,
08:52c'était à l'époque
08:53où il y avait
08:53une petite scène
08:54où tous les groupes
08:56tournaient à peu près
08:56dans les mêmes clubs,
08:57dans les mêmes endroits
08:58et puis c'était un peu
08:59la dent est rare
09:00les gens qui écrivaient
09:01des textes.
09:02Et donc,
09:03on m'a demandé des textes
09:05parce que
09:06peu de gens
09:07écrivaient des textes
09:08et des textes en français.
09:11Et donc,
09:11je me suis retrouvé
09:12écrire pour 4 ou 5 groupes
09:14comme ça
09:14qui tournaient
09:15sur le même circuit
09:15et c'est comme ça
09:16que j'ai appris
09:16à écrire pour d'autres
09:17parce qu'ils disaient
09:18« Non, tu ne peux pas
09:18me changer cette phrase. »
09:19Ah oui, mais là,
09:19tu vois,
09:20on ne pourrait pas
09:20plutôt dire ça.
09:21Et voilà.
09:22Et en même temps,
09:22vous avez fait
09:23de la figuration
09:23à la télévision,
09:25notamment sur cette chanson.
09:26En rouge et noir,
09:28je filerai ma peur,
09:30je filerai plus haut
09:32que ces montagnes.
09:33Car là,
09:34c'est aussi un grand...
09:34C'est votre première télé,
09:35finalement.
09:36C'est les premières télés,
09:38oui, oui.
09:38Alors là,
09:39c'est assez drôle,
09:39je dis figuration
09:40parce que j'étais
09:41effectivement musicien
09:42mais il se trouve
09:43que sur cette chanson-là,
09:44c'était l'époque
09:45des séquenceurs
09:46et c'est la basse
09:47et jouée par un séquenceur.
09:49Et moi,
09:49je jouais de la vraie basse
09:51débranchée.
09:52Donc en fait,
09:52je jouais de la basse
09:53sur un morceau
09:53où il n'y a pas de basse.
09:54Donc moi,
09:54j'appelle ça de la figuration
09:55mais c'était super sympa.
09:57Parce qu'on vous engageait
09:58à la télévision
09:59pour ces séquences
10:00où il fallait
10:00des musiciens
10:01derrière Jeanne Masse.
10:02Oui,
10:02il fallait des musiciens autour.
10:04Nous,
10:04on était un vrai groupe de rock.
10:06On a été presque tous embauchés.
10:09On venait presque tous
10:10du même groupe.
10:11Trois sur les quatre.
10:13Et puis,
10:14il y avait l'idée
10:16qu'il y avait un look.
10:17C'était l'époque quand même
10:18où il y avait
10:18beaucoup d'émissions.
10:20On faisait deux fois
10:20trois, quatre émissions par jour.
10:21C'était particulier en même temps.
10:23Oui,
10:23elle avait un look particulier.
10:24Nous,
10:24on avait le look de l'époque
10:25avec on écoutait du rock anglais.
10:28On avait le look qui convenait.
10:29Donc voilà,
10:29on nous a demandé,
10:30on s'est retrouvés là.
10:31C'était une super expérience.
10:33Et Jeanne Masse est arrivée en France.
10:34elle tenait encore
10:35une crêperie à Rome
10:36dont les crêpes
10:38portaient le nom
10:39de stars françaises
10:40de Belmondo à Delon.
10:41Et quand Musumara
10:43lui proposait cette chanson
10:44et l'a enregistrée
10:45sans imaginer
10:45que ce serait un succès.
10:46Vous ne l'imaginez pas non plus
10:47lorsque vous avez
10:48tourné avec elle.
10:50Elle avait déjà fait
10:51un succès avant
10:53avec toute première fois.
10:54Oui,
10:54il y a eu les deux.
10:56Il y a eu les deux.
10:57Roger Noir et toute première fois.
10:58Oui,
10:58c'était juste après.
11:00Mais en même temps,
11:00ça vous a appris
11:01votre métier.
11:02Ça nous a appris
11:03à passer en télévision,
11:06à rentrer un petit peu
11:08dans l'univers
11:11un petit peu
11:12du show business
11:14entre guillemets
11:15et de la musique.
11:18Oui,
11:18c'était une super expérience.
11:20Et après,
11:20il y en a eu d'autres.
11:21Et il y a une autre date
11:21importante dans votre parcours.
11:23C'est le 31 janvier 1987.
11:26A tout de suite
11:27sur Sud Radio
11:27avec Brice Holmes.
11:29Sud Radio,
11:30les clés d'une vie.
11:31Jacques Pessy.
11:32Sud Radio,
11:33les clés d'une vie.
11:33Celle de mon invité
11:34Brice Holmes.
11:36Nous parlerons tout à l'heure
11:36de ce roman
11:37« Quelque chose comme de l'or »
11:39qui se déroule en Louisiane
11:40chez Calman Levy.
11:42Là,
11:42on reparle
11:42de votre parcours.
11:4431 janvier 1987.
11:46Une première télé pour vous
11:47où vous n'êtes pas là.
11:48Écoutez.
11:49« C'est la vie qui va ! »
11:53« Viva la Vida ! »
11:57« Viva la Vida ! »
11:58C'est une émission
11:59de Champs-Elysées.
12:00Je ne sais pas si vous vous en souvenez.
12:01Il la crée
12:01dans Champs-Elysées
12:02de Michel Drucker.
12:03Et vous êtes devant
12:04votre télévision
12:05parce que vous avez écrit
12:06cette chanson
12:06mais vous n'êtes pas à l'antenne.
12:08Non,
12:08je ne suis pas à l'antenne
12:09mais quelle joie
12:11d'entendre
12:12sa première télévision.
12:17À l'époque,
12:18il faut savoir
12:18que Michel Fuguin
12:20avait traversé
12:20des moments difficiles.
12:22Il ne savait plus
12:23où il était.
12:24Il avait des problèmes personnels.
12:25Il chantait dans les mariages
12:26même pour s'en sortir.
12:28Et un jour,
12:29on vous dit
12:29qu'il fait un retour
12:30dans la chanson.
12:31Est-ce que tu pourrais
12:32faire quelque chose ?
12:33Oui,
12:33alors ça vient
12:34de ce dont nous avons parlé avant
12:37du fait que
12:37j'avais accompagné
12:39en figurant Jeanne Masse.
12:42Il y avait
12:43le manager
12:45de Jeanne Masse
12:46qui s'appelle
12:47Nicolas Dunoyer
12:48de second acte.
12:49Moi,
12:50j'avais continué
12:50à faire des chansons
12:51pour d'autres gens
12:52mais je faisais des chansons
12:53qui ne sortaient jamais
12:54dans des maisons d'édition.
12:56C'est souvent le cas.
12:58On vous commande des chansons,
12:59elles ne sortent jamais.
12:59Et puis un jour,
13:00je croisé Nicolas
13:01qui me dit
13:02mais toi,
13:03tu faisais des textes
13:03qui étaient bien.
13:05Maintenant,
13:05je m'occupe d'un chanteur
13:06qui revient,
13:07qui va faire un album.
13:09Il cherche des jeunes auteurs.
13:10tu devrais l'appeler.
13:12Et alors,
13:13je demande à Nicolas
13:14mais c'est qui ?
13:15Il me dit
13:15c'est Michel Fugin.
13:16Alors moi,
13:16je connaissais les Acadiens.
13:18Je connaissais mon frère.
13:20Mon frère aîné
13:21écoutait beaucoup
13:21Michel Fugin.
13:23Mais voilà,
13:24je ne connaissais pas
13:25plus que ça.
13:25Moi,
13:25à l'époque,
13:26j'écoutais du Ni Liang
13:28et je ne l'appelle pas.
13:33Et puis Nicolas
13:34me croise
13:34trois ou quatre fois.
13:35Tu l'as appelé,
13:36tu l'as appelé.
13:37Ben non,
13:37je ne sais pas faire ça.
13:39Et puis un jour,
13:40Michel Fugin m'appelle
13:41en me disant
13:42bon,
13:43tu es là,
13:44je peux venir ?
13:45Et Michel débarque
13:46une heure après
13:47dans ma chambre d'étudiant
13:48avec ma guitare.
13:50Ah non,
13:50j'étais en pleine période
13:51stricat.
13:52J'avais une grosse grèche.
13:53Michel m'en parle
13:54à chaque fois.
13:55Et Michel a déboulé
13:57chez moi,
13:59dans ma petite chambre
14:00égale à Michel,
14:04c'est-à-dire
14:04avec une énergie incroyable,
14:06avec...
14:08Avec une cassette,
14:09je crois.
14:10Avec une cassette
14:11où il avait enregistré
14:12des chansons en yaourt,
14:15ce qu'on appelle en yaourt,
14:16avec du faux anglais,
14:18du faux espagnol,
14:19du faux brésilien,
14:20mais avec des mélodies
14:21incroyables.
14:23Alors,
14:24moi,
14:24je me suis dit quand même
14:25qu'il a bossé
14:27avec les grands auteurs,
14:28Pierre Delanoé,
14:30Maurice Vidalin,
14:32Claude Lemel.
14:33Je me dis,
14:34bon,
14:34de toute façon,
14:34ça ne va pas sortir
14:35comme d'habitude,
14:36mais au moins,
14:36je vais apprendre des trucs.
14:38Alors déjà,
14:38je me dis,
14:39bon,
14:39c'est bien,
14:40avec un gars comme ça,
14:42je vais apprendre des trucs.
14:43Et donc,
14:43j'ai fait quelques textes
14:45sur les musiques
14:46qu'il m'avait laissées.
14:47Et puis,
14:47Michel m'a rappelé,
14:48ouais,
14:48tu comprends,
14:49c'est pour moi,
14:50il va falloir quand même
14:50que tu fasses un peu mieux.
14:52Ça,
14:52je l'ai chanté dix fois,
14:53je ne vais pas enfiler des paires.
14:54Michel est toujours un peu comme ça,
14:55alors c'est le mec
14:56le plus gentil du monde,
14:57mais il a toujours une façon
14:58un peu énervée
14:58de dire les choses,
14:59un peu abrute.
15:02Et moi,
15:02ce n'est pas grave,
15:02j'étais sûre
15:03que ça n'allait pas sortir.
15:04Donc,
15:04je me dis,
15:04c'est bon,
15:04je refais,
15:05je refais,
15:05je vais apprendre.
15:06Et puis,
15:06c'était intéressant
15:06ce qu'il me disait.
15:07Il me disait,
15:07tu vois,
15:08plus ci,
15:08plus ça.
15:09Et puis,
15:09à un moment donné,
15:10je fais un texte.
15:11Et là,
15:13alors à l'époque,
15:13je lui envoyais par fax.
15:24écoute,
15:24c'est super,
15:25tu veux faire tout l'album ?
15:28Et alors là,
15:29je tombe des nues,
15:29je dis,
15:29oui,
15:30demain en studio.
15:31Et je me suis retrouvé
15:32en studio
15:32chez Tréma,
15:34à côté des Champs-Elysées,
15:36la petite rue,
15:37le lendemain.
15:38Comment expliquez-vous ça,
15:40Brissoms ?
15:42Je pense que
15:45quand on travaille
15:46avec des gens
15:46comme Michel
15:47qui sont extrêmement talentueux,
15:49pour moi,
15:49c'est un des plus grands
15:50mélodistes vivants.
15:51J'ai eu la chance
15:52d'écouter des heures
15:53de bandes.
15:53Il a des merveilles.
15:57Et des gens
15:58d'une telle exigence.
16:00Parce que Michel,
16:01il pense à être sur scène.
16:02Donc,
16:02il pense à parler aux gens.
16:04Donc,
16:04dans son exigence,
16:06il y a le fait
16:06d'avoir des gens
16:08dans les yeux
16:08et d'avoir quelque chose
16:09à leur délivrer.
16:11Vous voyez ?
16:11C'est pas rien pour lui.
16:14C'est super important.
16:16Parce que les gens
16:17sont importants pour lui.
16:19Ce qu'il met en partage
16:20est important.
16:21Et moi,
16:22j'ai appris ça
16:22encore plus avec lui.
16:25Alors qu'à l'époque,
16:26vous écoutiez d'autres choses
16:27et je crois,
16:28Brice Ohm,
16:29que l'une des premières chansons
16:30qui vous a marquées,
16:31c'est celle-ci.
16:32Oh mon amour,
16:33emporte-moi.
16:34Les barbares de Bernard Lavillier,
16:39son quatrième album,
16:40premier succès.
16:42Il n'avait pas d'argent
16:43pour acheter un camion
16:44et faire sa tournée.
16:45Et comme le disque marchait bien,
16:46Barclay lui a donné
16:47de quoi acheter son camion.
16:49Et c'est vrai que ça vous a marqué,
16:50ça ?
16:50Moi, ce qui m'a marqué,
16:51c'est quand j'ai entendu
16:52les barbares.
16:54Les barbares habitaient
16:56dans les angles tranchants
16:57des cités exilées
16:58au large du business.
16:59Ils rivaient leurs blousons
17:00d'étranges firmaments
17:01où ils luisaient la folie,
17:03la mort et la jeunesse.
17:04Waouh !
17:06Waouh !
17:07J'étais...
17:08Là encore,
17:09moi je suis allé
17:09de révélation en révélation.
17:11C'est-à-dire,
17:12quand j'entends
17:13ces deux phrases-là,
17:15cette poésie,
17:15cette puissance,
17:17c'est un film
17:18et en même temps,
17:19il y a deux phrases
17:20et il y a cette énergie,
17:23il y a ce son.
17:25Vous savez,
17:25la phrase de Paul Valéry,
17:28la poésie,
17:29cette hésitation
17:30entre le son et le sens.
17:31Et là,
17:32il n'y a pas d'hésitation.
17:33Là,
17:33il y a quelque chose
17:34de tranchant
17:36comme le texte.
17:37Et là encore,
17:38vous apprenez quelque chose.
17:39Et là,
17:40j'apprends quelque chose.
17:41Je me dis,
17:41mais on peut faire ça
17:42en français.
17:43Oui.
17:44Et là,
17:46évidemment,
17:46il y a héritage de Ferré.
17:51Et vous allez écrire
17:52aussi pour d'autres.
17:53Vous allez écrire
17:53pour Daniel Lavoie,
17:55vous allez écrire
17:55pour Enzo,
17:58pour Isabelle Boulet,
17:59pour Florent Pagny,
18:01même pour
18:01Chansons Plus Properly Faure.
18:02Oui.
18:03A chaque fois,
18:03vous avez le style.
18:04Oui,
18:05mais j'adore ça.
18:06J'adore ça
18:07parce que moi,
18:07ce qui m'intéresse
18:08avant tout,
18:10c'est la rencontre.
18:12C'est rencontrer des artistes,
18:13c'est rencontrer des voix,
18:14c'est rencontrer des univers,
18:15c'est rencontrer des musiques
18:16différentes.
18:17J'ai travaillé
18:18avec Marcio Farrico,
18:19c'est des musiques brésiliennes,
18:20j'ai travaillé
18:21avec des groupes de rock,
18:22j'ai travaillé
18:22avec Chansons Plus Plus Fluor.
18:24c'est de la chanson
18:25même pour le Québec
18:26pour le Québec c'est très différent
18:29j'ai travaillé pas mal avec Daniel Lavoie
18:31mais aussi avec des artistes québécoises
18:33avec Laurent Selly
18:34on a eu un Félix
18:36le Félix c'est l'équivalent des Victoires de la Musique
18:39c'est l'équivalent des Victoires de la Musique
18:41avec un premier album
18:44d'une jeune artiste
18:45et à chaque fois c'est une rencontre
18:48et puis à chaque fois c'est quelque chose
18:49que je n'aurais pas fait moi
18:51comme ça
18:52et un demeurant très discret
18:55parce qu'à chaque fois on connait le nom
18:57à part Piaf, personne ne cite les noms des auteurs
18:59c'est pas grave ça
19:01c'est pas grave
19:02moi j'ai pas de problème
19:05avec ça, il y a des gens qui ont des frustrations
19:07moi j'en ai pas par rapport à ça
19:09l'important c'est que les gens chantent mes chansons
19:11moi je vais vous dire que quand je suis heureux
19:12la première fois où j'avais des larmes aux yeux
19:14c'est quand j'étais dans un supermarché
19:17que je faisais la queue
19:18et que la dame devant moi fredonnait ma chanson
19:20j'ai fait waouh, là ça y est, c'est arrivé là
19:23c'est arrivé jusqu'aux gens, c'est à eux maintenant
19:25c'est ce que disait Piaf, elle disait
19:26un véritable succès c'est quand le petit télégraphiste
19:29la sifflote dans la rue
19:30exactement, exactement
19:31parce que là on se dit
19:32ouais je suis arrivé, ça tient compagnie aux gens
19:35vous voyez
19:36la deuxième fois, il n'y a pas longtemps
19:39j'étais dans un salon du livre
19:41et je ne dédicassais pas ce roman-là, celui d'avant
19:43et il y a un homme qui a dû avoir entre 35 et 40
19:49et il vient me voir, il me dit
19:49Brissom, vous n'avez pas écrit par Fred Blondin
19:52je lui dis si si
19:53il me dit c'est vous qui avez écrit le mal par le mal
19:55je lui dis oui oui, c'est moi qui ai fait ce texte
19:57il me dit
19:57je m'étais toujours promis que si je vous rencontrais
20:00je vous le dirais, cette chanson
20:01elle m'a aidé à passer un moment très difficile
20:03je l'écoutais en boucle
20:04et je lui dis ben voilà
20:05c'est pas une chanson qui a marché
20:06il y a peu de gens qui la connaissent
20:08mais si elle vous a tenu la main
20:09dans un moment difficile, je suis payé
20:11et puis il y a une chanson qui a eu un succès
20:14que vous n'imaginiez pas
20:16Les yeux ouverts par Beautiful Souls
20:26est devenue un succès international
20:28à votre grande surprise
20:29mais oui alors ça c'est
20:31les chansons ont une vie à elles
20:33c'est une chanson qui est
20:35à l'anecdote, elle vaut le coup d'être racontée
20:38parce que c'est exactement toute la magie d'une chanson
20:41c'est une chanson des années 30
20:45qui est reprise dans les années 60
20:48elle est reprise dans les années 60
20:50par un groupe qui s'appelle les Mamas & Papas
20:51qui ont fait un énorme tube
20:52et puis
20:55Enzo Enzo faisait un album
20:57et il lui manquait des chansons
21:00et elle avait envie de faire cette reprise
21:02qu'elle aimait beaucoup
21:03et son éditeur producteur
21:07qui s'appelait Max Anfoux
21:08qui était une figure de ce métier
21:10avec qui j'avais fait un album avant
21:12pour Sylvie Maréchal
21:13m'appelle en me disant
21:14écoute
21:14tu devrais
21:16toi tu sais faire ça
21:17les adaptations
21:17tu devrais essayer de faire ça
21:19avec elle
21:20etc
21:20et donc on fait l'adaptation
21:22avec Corine
21:23elle enregistre cette chanson
21:25et il se trouve que
21:28Laurence Casedan
21:29qui faisait un film en France
21:30qui s'appelle French Kiss
21:31avec Meg Ryan
21:33tombe dessus
21:35il adorait ce groupe anglais
21:37qui devait faire une version en anglais
21:39il leur demande de chanter en français
21:41et la chanteuse anglaise
21:43ne parle pas français
21:44donc elle chante en phonétique
21:46et ça devient une chanson
21:49interprétée en français
21:52et elle a été reprise depuis
21:55par d'autres films
21:55elle est dans le diable
21:56s'habiller en Prada
21:57à chaque fois qu'il y a une scène
21:58dans Paris
21:58on sort cette chanson là
21:59qui en fait est un standard américain
22:01des années 30
22:02chantée par un groupe anglais
22:04qui ne connait pas le français
22:06et j'adore ça
22:07c'est effectivement
22:08une très belle histoire
22:09j'adore ça
22:09une autre date importante
22:10dans votre parcours
22:11c'est le 25 mai 2006
22:13à tout de suite
22:14sur Sud Radio
22:15avec Brice Holmes
22:16Sud Radio
22:17les clés d'une vie
22:18Jacques Pessis
22:19Sud Radio
22:20les clés d'une vie
22:21mon invité Brice Holmes
22:22nous parlerons tout à l'heure
22:24de ce roman
22:24quelque chose comme
22:26de l'or
22:26chez Calman Levy
22:27on a évoqué vos débuts
22:28dans la chanson
22:29et vos succès
22:30avec Michel Fuguin
22:31et quelques autres
22:32et puis il n'y a pas
22:33que la chanson
22:34car le 25 mai 2006
22:36au festival de Cannes
22:37on présente ce film
22:38Indigène de Rachid Bouchareb
22:45et là je crois
22:47que c'est quelque chose
22:48qui tient à votre coeur aussi
22:49oui c'était intéressant
22:52parce que là
22:52c'est le premier job
22:53que j'ai fait
22:54comme script doctor
22:55c'est quoi un script doctor ?
22:57un script doctor
22:58c'est
22:58alors doctor
22:59c'est pas docteur
23:00en anglais
23:02to doctor something
23:03c'est
23:04c'est le modifier
23:05le transformer
23:06si vous avez des faux papiers
23:07ils sont doctored
23:08donc c'est transformé
23:10c'est modifié
23:11un script doctor
23:12c'est quelqu'un
23:13qui intervient en général
23:14sur les dernières phases
23:16d'un scénario
23:17quand il y a des problèmes
23:19à fixer
23:19en général
23:20c'est technique
23:22c'est un travail très technique
23:23et dont la première qualité
23:26est d'arriver neuf
23:27quand des gens
23:27travaillent déjà
23:28depuis deux ans
23:28sur un scénario
23:30et sont un peu usés
23:31donc ça
23:33c'est un des premiers
23:34on appelle ça
23:35des consultations aussi
23:37ah oui
23:37ce sont des termes médicaux
23:39mais il n'y a rien
23:40de médical là-dedans
23:40effectivement
23:43c'est un des premiers
23:44films
23:45qui a eu une audience
23:46alors formidable
23:47qui s'est retrouvée
23:48aux Oscars
23:49il a eu le grand prix
23:50il a eu un César
23:52des prix à Cannes
23:53une nomination aux Oscars
23:54dans la catégorie
23:55meilleur film étranger
23:56avec un scénario
23:57de Rachid Bouchareb
23:59et Olivier Laurel
24:00et moi
24:02je les avais accompagnés
24:03sur les dernières versions
24:06de réécriture
24:07pour que ça tienne
24:08dans le temps
24:08que ça tienne
24:09dans le budget
24:09qu'on caractérise
24:11un peu davantage
24:12les personnages
24:13dans l'idée quand même
24:14d'avoir un film international
24:16et comme moi
24:16j'avais déjà participé
24:18à des films américains
24:20ou aux Etats-Unis
24:21j'avais un peu cette culture
24:23et j'ai pu leur apporter
24:24ça dans leur travail
24:26alors ce film indigène
24:28ça se passait en 1943
24:29après le débarquement
24:30des américains
24:31en Algérie
24:31au Maroc
24:32et ça racontait
24:33la découverte de la guerre
24:34par trois tirailleurs
24:35algériens
24:36et un gommier américain
24:37et ce film
24:39c'était Jamel Debbouze
24:40qui l'a produit
24:40et je ne sais pas
24:41si vous le savez
24:42mais Jacques Chirac
24:43a assisté à une projection
24:44de ce film
24:45et le lendemain
24:46au Conseil des ministres
24:47qui était président
24:47de la République
24:48il a demandé au gouvernement
24:49de régler le problème
24:50de la cristallisation
24:51des pensions
24:52aux Algériens
24:53qui avaient fait l'armée
24:54oui ça je le savais
24:55oui oui
24:56alors il se trouve
24:57que ce métier
24:58de script docteur
24:59ça a commencé
25:00de façon étonnante
25:01c'est Shane Black
25:02qui a été la base
25:03de votre travail
25:05votre professeur
25:06Shane Black
25:06qui a écrit quand même
25:07L'arme Fatale
25:08et L'arme Fatale 2
25:09qui a fait je crois
25:10il a fait de lui
25:11le scénariste
25:12le mieux payé
25:12d'Hollywood
25:13oui oui
25:13il avait vendu
25:14je crois 5 millions
25:15de dollars
25:15en signant le pitch
25:16sur une nappe
25:17je crois que ça a commencé
25:18par un roman au départ
25:19pour vous
25:20oui alors j'ai publié
25:21mon premier roman
25:22chez Flammar Young
25:23il s'appelle Blue
25:24en 91
25:25enfin un roman
25:27que vous avez publié
25:28mais qui en même temps
25:29a été refusé
25:30ah
25:31vous êtes très très bien
25:33renseigné
25:33non ça c'est assez drôle
25:34parce que
25:35j'ai écrit un roman
25:36et je ne savais pas
25:38comment faire
25:38donc je suis allé voir
25:39ma libraire
25:40en bas de ma rue
25:41et je lui ai demandé
25:42comment on fait
25:43elle m'a dit
25:43écoutez moi
25:44je vous conseillerai
25:46il y a Flammarion
25:47qui crée une petite collection
25:48qui s'appelle
25:48rue Racine
25:49vous devriez le renvoyer
25:50donc je lui ai dit
25:51est-ce que vous pouvez me donner
25:52l'adresse de Flammarion
25:53ma libraire me donne
25:54l'adresse de Flammarion
25:55parce que j'allais souvent
25:56acheter des livres
25:57là-bas
25:57elle me conseillait des livres
25:59moi j'ai toujours eu
25:59ce rapport au libraire
26:00j'ai une grande partie
26:03de ma culture
26:03du roman
26:06je la dois
26:07aux libraires successifs
26:09que j'ai eu en bas de chez moi
26:10et qui m'ont conseillé
26:11dans mes lectures
26:11et qui m'ont partagé
26:13leur lecture
26:14donc merci les libraires
26:16et je vous dois ça
26:18et je leur dis à chaque fois
26:20et donc ma libraire me donne ça
26:22et je l'envoie par la poste
26:24et puis
26:24je n'ai pas de nouvelles
26:25pendant six mois
26:26et un jour
26:27je ne sais plus comment
26:28dans un dîner
26:30ou dans une fête
26:31je croise une journaliste
26:32qui travaillait au Monde
26:33qui s'appelle Daniel Cohen
26:35et je lui dis ça
26:37elle me dit
26:37mais attends
26:38moi j'ai un copain
26:38qui est publié
26:39chez Flammarion
26:40je vais lui demander
26:41qu'il regarde
26:42et elle me tient parole
26:45incroyable
26:46elle tient parole
26:47et puis elle me dit
26:49écoute j'en ai parlé
26:50à mon copain
26:51il s'est renseigné
26:52renvoie-le
26:54je renvoie mon roman
26:56mais alors cette fois-ci
26:57à Catherine Colombani
26:58qui était directrice littéraire
27:00et Catherine Colombani
27:03m'appelle
27:04quelques jours plus tard
27:07en me disant
27:07je vous appelle
27:09pour vous dire
27:10que je vais défendre
27:11votre roman
27:11en comité de lecture
27:12ce soir
27:13je l'ai beaucoup aimé
27:13alors je lui ai dit
27:14je vous remercie
27:14de m'appeler avant
27:15mais j'aurais préféré après
27:19parce que là
27:19je ne vais pas vivre
27:20pendant une heure
27:21et puis elle me rappelle
27:22une heure après
27:23elle me dit
27:23bon c'est bon
27:23on vous publie
27:24et puis on commence
27:25à travailler sur le texte
27:27parce qu'on travaille
27:27avec son éditrice
27:30ou son éditeur
27:31mais ça je savais faire
27:33avec les chansons
27:33refaire
27:34c'est quelque chose
27:36qui m'est familier
27:37et puis
27:38on travaille pendant
27:40quand même
27:40quelques semaines
27:42et puis peut-être
27:42allez
27:43deux ou trois mois
27:44plus tard
27:45on a un manuscrit
27:46qui tient à peu près
27:47la route
27:47et là je reçois
27:48une lettre de Flammarion
27:49qui me dit
27:50on est désolé
27:51mais on ne peut pas
27:51publier votre texte
27:53ça ne correspond pas du tout
27:54à ce que nous publions
27:56et là je m'effondre
27:57en me disant
27:58mais ce n'est pas possible
27:58on n'a pas fait tout ça
27:59pour rien
28:00j'appelle Catherine Colombani
28:01et me dit
28:01non mais qu'est-ce que c'est
28:02que ce truc
28:03et en fait c'était
28:03le premier manuscrit
28:04que j'avais envoyé
28:05par la Poste
28:06qui était refusé
28:07par d'autres gens
28:09qui ne l'avaient pas lu
28:09par d'autres gens
28:10qui l'avaient lu
28:11mais qui ne l'avaient pas
28:12retenu
28:13oui remarquez
28:14moi je me souviens
28:15de journalistes
28:16qui ont recopié
28:17un roman de Marguerite Duras
28:18qui l'ont envoyé
28:19tel qu'est l'éditeur
28:20et le manuscrit
28:21a été refusé
28:22oui
28:22mais parce qu'il y a
28:24un rapport au texte
28:26qui est intime
28:26et moi je comprends
28:28parfaitement
28:28que quelqu'un
28:30n'ait pas été touché
28:31par ce roman
28:33où il y avait
28:34plein de défauts
28:36et Catherine Colombani
28:37elle a su voir
28:39dans les défauts
28:40là où ça pouvait
28:42devenir quelque chose
28:43de mieux
28:44et cette intuition
28:46et cette capacité
28:49à se dire
28:49moi avec cet auteur
28:51je sais que je peux
28:51l'emmener là-bas
28:52alors ce roman
28:53c'était dans l'univers
28:55de Schettbacher
28:55de jazz
28:57il se trouve que vous en faites
28:58une adaptation pour le cinéma
28:59qui va se révéler
29:00catastrophique
29:01et que c'est là
29:02où va commencer
29:02votre aventure
29:03de script doctor
29:04oui parce que les droits
29:06le roman a un petit succès
29:07d'estime
29:08c'est à dire
29:09que j'ai des nominations
29:10au prix du premier roman
29:12j'ai de très beaux papiers
29:13dans la presse
29:14dans Télérama
29:15j'ai une page entière
29:17et donc le roman
29:19est un peu remarqué
29:20et il y a plusieurs propositions
29:22d'achat des droits
29:22pour le cinéma
29:24ou la télévision
29:25et on avait choisi
29:27dans les offres
29:29que nous avions
29:30avec Catherine
29:31Colombani
29:31nous avions choisi
29:32un jeune assistant réalisateur
29:35qui voulait faire
29:35son premier film avec
29:36et moi sur le premier roman
29:38premier film
29:38ça me va
29:38et donc il me demande
29:40de participer au scénario
29:43et moi je lui dis
29:44bah non
29:44faites votre film
29:46trahissez tout ce que vous voulez
29:49ça effacera pas les pages
29:50mais faites votre film
29:52et là il a dû se dire
29:54bah en plus il est pas chiant
29:55et il me dit
29:57non non
29:58il y a un ton
29:58que je voudrais garder dedans
29:59et j'ai besoin de vous
30:00donc je fais l'aventure
30:02et puis il se trouve que
30:03comme c'était un premier assistant
30:05qui travaillait beaucoup
30:06il a enchaîné les films
30:07et pendant deux ans
30:08je me suis retrouvé
30:09à écrire tout seul
30:10un scénario
30:11ne sachant absolument pas le faire
30:12donc j'ai fait un truc
30:13très mauvais
30:14et je me retrouve
30:16à la tête
30:17après il ne renouvelle pas
30:20les droits
30:21parce qu'il continue
30:22à travailler
30:22comme premier assistant
30:23et il ne fait pas
30:25de premier film
30:26et je me retrouve
30:27à la tête
30:27d'un mauvais scénario
30:28et je me dis
30:29quand même
30:29c'est trop bête
30:30il faudrait que j'apprenne
30:30et là je découvre
30:32que par la SACEM
30:33je pouvais avoir accès
30:34au fonds culturel
30:35franco-américain
30:36qui créait
30:38des ateliers d'écriture
30:40pendant le festival
30:41du cinéma américain
30:41de Deauville
30:42pour les étudiants
30:44en cinéma
30:44et alors moi
30:46je n'étais pas
30:47étudiant en cinéma
30:48mais il se trouve
30:49qu'il y a eu des gens
30:50qui se sont désistés
30:51au dernier moment
30:52et que
30:53Angelica Schuller
30:56qui dirigeait
30:57le fonds culturel
30:58franco-américain
30:58m'a appelé
30:59en me disant
30:59écoutez
31:00on a des places
31:01libres
31:02des chaises vides
31:03je ne peux pas
31:04prendre en charge
31:05votre séjour
31:07mais si vous voulez venir
31:08il y a un siège libre
31:09venez
31:09et donc
31:10j'ai pris un train
31:13je suis allé à Deauville
31:13et j'ai fait
31:14un masterclass d'écriture
31:16une masterclass
31:17avec Shane Black
31:18qui nous a donné
31:19des cours de pitch
31:20et c'était génial
31:21parce que
31:21la première chose
31:22qu'il nous a expliqué
31:23c'était le pitch
31:24de l'arme fatale
31:25dont vous parliez
31:26tout à l'heure
31:27et je n'aurais jamais pensé
31:29à ça comme pitch
31:30vous savez sur quoi
31:31il l'a vendu ?
31:32Une famille adopte
31:33un monstre
31:34tout simplement
31:36c'est ça le pitch
31:37si vous le regardez
31:38c'est exactement ça
31:40que je vous mets
31:41le Gibson
31:41et c'est ça qu'ils font
31:42qu'ils en font 4 derrière
31:43c'est ça
31:44sinon c'est juste 48h
31:45une deuxième fois
31:46le film de Walter Hill
31:48c'est incroyable
31:49alors il se trouve
31:50que ça vous a ouvert
31:50la voie au scénario
31:51vous avez fait
31:52plusieurs séries
31:53plusieurs films
31:54et plusieurs séries de télévision
31:55et il y en a une
31:56qui a vraiment bien marché
31:57Elodie Carlier
31:58étudiante en médecine
31:59Police
32:00vous avez une idée
32:01de pourquoi nous sommes là ?
32:03Antigone 34
32:04qui est un commissariat
32:05à Montpellier
32:06et vous avez écrit
32:07c'est votre première
32:08mini-série télé
32:09importante
32:10ouais
32:10première mini-série
32:11que j'ai co-écrit
32:11avec Alexis Noland
32:14qui est un scénariste
32:15aussi de BD
32:17sous le nom de Matz
32:18et avec Alexis
32:20on a co-créé
32:22et co-écrit
32:23cette série
32:24qu'on a ensuite
32:26tournée à Montpellier
32:27et là aussi
32:28des séries de télévision
32:29sur la police
32:30il y en a beaucoup
32:31à chaque fois
32:31il faut être original
32:32comme pour la chanson
32:33oui alors nous
32:34on arrivait avec
32:35une culture un peu américaine
32:36parce que
32:37que ce soit Alexis
32:38que ce soit moi
32:39que ce soit Dan Veil
32:39qui a travaillé avec nous
32:40au début
32:41on avait tous travaillé
32:43ou participé à des projets
32:45qui se développaient
32:46à Los Angeles
32:46donc on avait
32:47cette culture
32:48un petit peu
32:49de
32:49des nouveaux codes
32:51de la série
32:53c'était plus
32:56j'allais dire
32:59c'était plus rapide
33:00c'était plus découpé
33:01c'était pas des feuilletons
33:02c'était vraiment
33:02des séries
33:03donc on avait
33:05un peu incorporé
33:06ces codes
33:06à notre travail
33:07et on était
33:09je crois
33:10encore aujourd'hui
33:11très en avance
33:13par rapport
33:14à ce qui se faisait
33:15couramment
33:16ici
33:17et maintenant
33:17voilà
33:18ces codes
33:18sont devenus
33:19ceux de tout le monde
33:19et Brissom
33:20je crois que vous avez
33:21une autre fonction
33:22vous êtes vice-président
33:23à la SACEM
33:24et que votre souci
33:25justement
33:25ce sont des nouveaux codes
33:26l'intelligence artificielle
33:28oui alors je suis vice-président
33:30du conseil d'administration
33:31de la SACEM
33:31cette année
33:32et je suis président
33:34du conseil pour l'innovation
33:35que nous avons monté
33:36à la SACEM
33:37sous le parrainage
33:38de Jean-Michel Jarre
33:39et effectivement
33:40on s'intéresse
33:42alors de très très près
33:43à tout ce qui est tech
33:45à tout ce qui est
33:46nouvelles technologies
33:47à tout ce qui est
33:48j'allais dire
33:52innovation
33:52comme son nom l'indique
33:54parce que
33:56le monde de la musique
33:58a subi
34:00beaucoup de disruptions
34:01après le CD
34:02il y a eu le MP3
34:03ensuite
34:05il y a eu
34:05les NFT
34:06ensuite
34:07il y a eu
34:07les streamers
34:09avant
34:10avant les NFT
34:11donc on est passé
34:12du peer-to-peer
34:13où tout a été
34:14piraté
34:14au streamer
34:16où tout est
34:18à disposition
34:19ensuite les NFT
34:21maintenant l'intelligence artificielle
34:22donc
34:23on est toujours
34:24les premiers
34:24à absorber
34:25les disruptions
34:26et donc là
34:27on s'est dit
34:28on est toujours
34:29en train de faire
34:30du damage control
34:31il faudrait qu'on se dote
34:32d'un espace
34:33de prospective
34:34de réflexion
34:35d'échange
34:35pour ne plus être
34:37simplement
34:38en réaction
34:39mais pour faire partie
34:40de ce qui se crée
34:40et c'est ce qu'on fait
34:42on rencontre des gens
34:42de la tech
34:43on discute avec eux
34:44on suit tout ça
34:46de très près
34:46et puis on échange
34:48et puis on essaie
34:49de faire
34:51d'imprégner
34:52aussi
34:53leur façon
34:55d'aborder
34:55ces technologies
34:56de notre culture
34:58et de nos valeurs
34:59qui sont celles
35:00du droit d'auteur
35:01oui parce que justement
35:02l'intelligence artificielle
35:03il y a un danger
35:04aujourd'hui
35:04d'ailleurs les comédiens
35:06de doublage
35:07sont très inquiets
35:07ça peut prendre leur place
35:09on peut très bien
35:09ne plus avoir besoin
35:10de nous et des auteurs
35:11oui mais
35:12alors
35:13il y a cette dimension-là
35:15effectivement
35:15mais il y a aussi
35:16le fait que
35:18ces algorithmes
35:21ces
35:22ces intelligences artificielles
35:25génératives
35:26on parle bien
35:26des intelligences
35:28artificielles
35:30génératives
35:30pardon
35:31sont
35:32entraînés
35:33sur nos oeuvres
35:34ça veut dire quoi
35:35entraîner ?
35:35ça veut dire
35:35qu'on a utilisé
35:36nos oeuvres
35:37pour en absorber
35:39les codes
35:40les textes
35:41les mélodies
35:41le genre
35:42le style
35:43et puis ensuite
35:44on va piocher
35:45là-dedans
35:45ça va les atomiser
35:47ça va les reconstituer
35:49et sort en bout de chaîne
35:51un contenu
35:54parce que c'est pas une oeuvre
35:55c'est pas une création
35:56de l'esprit
35:56mais un contenu
35:57qui va venir
35:58par contre
36:00en concurrence directe
36:02sur les streamers
36:03avec nos oeuvres
36:03et donc là
36:05aujourd'hui
36:06on est à plus de 30%
36:07d'oeuvres
36:09qui ne sont pas
36:11des oeuvres
36:12qui sont des contenus
36:13générés par
36:14intelligence artificielle
36:15donc par statistiques
36:16utilisant nos oeuvres
36:18qu'on vient placer
36:19à la place de nos oeuvres
36:20dans des playlists
36:22voilà
36:22donc
36:23on va diluer
36:24le droit d'auteur
36:26c'est un autre combat
36:28un combat différent
36:29de celui
36:30qu'on va évoquer
36:30à travers la date
36:32du 8 octobre 2025
36:33à tout de suite
36:33sur Sud Radio
36:34avec Brice Holmes
36:35Sud Radio
36:36les clés d'une vie
36:37Jacques Pécy
36:38Sud Radio
36:39les clés d'une vie
36:40Brice Holmes
36:41mon invité
36:41on a évoqué
36:42votre parcours
36:43les chansons
36:44avec Michel Fuguin
36:44le cinéma
36:46comme script docteur
36:47et puis il y a le romancier
36:48et le 8 octobre 2025
36:50est sorti un roman
36:51qui s'appelle
36:53quelque chose
36:54comme de l'or
36:54chez Calman Levy
36:55qui se déroule
36:56au coeur de la Louisiane
36:58et je crois que la Louisiane
36:59est chère à votre coeur
37:00Brice Holmes
37:01car vous avez découverte
37:02dans les années 90
37:03oui au milieu
37:04des années 90
37:05je me suis retrouvé
37:08à Lafayette
37:09en Louisiane
37:10j'étais parti
37:11faire des ateliers
37:13d'écriture
37:13dans les écoles
37:14qui ont des classes
37:16d'immersion
37:16en français
37:17on parle beaucoup
37:19le français
37:20là-bas
37:20alors
37:21il y avait
37:22un million
37:23de francophones
37:24en Louisiane
37:25c'est redescendu
37:26à 50 000
37:27au début
37:29des années 70
37:29et maintenant
37:30on est remonté
37:31à 150 000
37:32j'en parlais
37:33avec l'ancienne
37:34consul de France
37:36à la Nouvelle-Orléans
37:37Nathalie Béras
37:38hier
37:38parce que
37:40dans les années 70
37:41on a recréé
37:42des classes
37:43avec le conseil
37:44pour le développement
37:45du français
37:45en Louisiane
37:46le codophile
37:47on réapprend le français
37:48et le français
37:49Cajun
37:49et pas le français
37:51de France
37:51le français Cajun
37:52le français de la Louisiane
37:53des Acadiens
37:54exactement
37:54des Acadiens
37:55et donc
37:56effectivement
37:57moi je me retrouve
37:58là-bas
37:58pour aller dans ces classes
37:59pour partager
38:00des petits ateliers
38:01d'écriture de chansons
38:02avec des enfants
38:03et je rencontre
38:05un poète
38:06louisianais
38:08qui à l'époque
38:09dirigeait le codophile
38:10qui s'appelle
38:11David Cheramey
38:12il m'a dit
38:12tu vas voir
38:13au début
38:13on vient pour les arbres
38:14après on revient
38:15pour les gens
38:16c'est ça que j'ai fait
38:17c'est-à-dire que
38:17vous êtes parti
38:18pour quelques jours
38:18et vous êtes revenu
38:19régulièrement ensuite
38:20oui
38:20je suis revenu régulièrement
38:21plusieurs mois par an
38:22le cadien c'est un français
38:24de la Louisiane
38:24qui est très particulier
38:25oui alors le Cajun
38:28c'est une langue parlée
38:30parce que c'était
38:31des petits métayers
38:32c'est des gens
38:33qui pour la plupart
38:33ne savaient pas écrire
38:34donc en fait
38:35ils n'ont gardé
38:36que les mots
38:36dont ils avaient besoin
38:37donc par exemple
38:40un animal
38:41un chien
38:41c'est un bétail
38:42un petit bétail
38:43parce que bétail
38:44voilà un métayé
38:45une fille
38:46ou une femme enceinte
38:48on dit
38:49vous savez comment on dit
38:50non
38:50elle est en famille
38:51c'est assez joli
38:53c'est joli
38:53ce sont des images
38:54ce sont des images
38:55c'est une poésie
38:56en même temps
38:56c'est les mots
38:58dont on a besoin
38:59dans la vie de tous les jours
39:01alors il se trouve
39:02que ça a tellement bien marché
39:03que vous avez été
39:04une sorte d'ambassadeur
39:06vous avez créé un festival
39:06de la chanson
39:08francophone
39:09en Louisiane
39:11alors le festival
39:12existait déjà
39:13c'est le festival
39:14international de Louisiane
39:15mais on a développé
39:16à l'intérieur
39:17de ce festival
39:18beaucoup d'échanges
39:20avec des artistes francophones
39:22basés en France
39:23avec des festivals
39:25on avait des échanges
39:26avec le festival interceltique
39:27de l'Orient
39:28avec le festival
39:29des musiques métisses
39:30d'Angoulême
39:30et avec le festival
39:32des Hauts-de-Seine aussi
39:33et ça nous a permis
39:34le chorus des Hauts-de-Seine
39:35ça nous a permis
39:36de faire des échanges
39:37d'artistes
39:38de recevoir
39:39Angélique Kijow
39:41Charley Likouture
39:42Amadou et Mariam
39:44ceux qui marchent debout
39:46voilà
39:49plein d'artistes
39:50francophones
39:51et c'est votre connaissance
39:52de la Louisiane
39:53qui a permis
39:54d'écrire ce roman
39:54quelque chose
39:55comme de l'or
39:56chez Calman Levy
39:57qui est en fait
39:58une histoire
39:58qui se déroule
39:59au départ
40:00dans une maison de retraite
40:01ceux qui vivent là-dedans
40:02risquent de disparaître
40:03d'être expulsés
40:04oui nous sommes
40:05après Katrina
40:07après l'ouragan Katrina
40:08qui a été terrible
40:10c'est l'un des plus forts
40:11de l'histoire des Etats-Unis
40:12ah c'est terrible
40:13et notamment sur la Nouvelle-Orléans
40:15qui a été en grande partie
40:16submergée par les eaux
40:171836 morts
40:18ouais
40:19c'est ça
40:20et c'était absolument terrible
40:21et on a là
40:24des vieux bluesmen
40:25de la Nouvelle-Orléans
40:26qui ont été
40:27comme beaucoup de gens
40:28déplacés vers Lafayette
40:30qui se trouve
40:31à trois heures de route
40:32vers l'ouest
40:32Lafayette
40:33il faut savoir qu'au départ
40:34c'est une ville fondée
40:35par un certain Jean Mouton
40:36qui s'appelait
40:37Vermillionville
40:38et qui a pris le nom
40:39de Lafayette
40:40ensuite en hommage
40:40bien sûr au Marquis
40:41oui parce qu'à l'origine
40:42Lafayette
40:43c'était un quartier
40:43de la Nouvelle-Orléans
40:44et changeant de nom
40:46ils ont pu récupérer le nom
40:47pour rebaptiser
40:49Vermillionville
40:50Lafayette
40:51vous avez parfaitement raison
40:52et donc
40:53Brice Holmes
40:54ces bluesmen
40:57se retrouvent
40:57presque à la rue
40:58au départ
40:58alors ils se retrouvent
40:59à la rue
40:59parce qu'ils ont été
41:00donc déplacés là-bas
41:01ils se retrouvent
41:02dans une petite maison
41:03de retraite de fortune
41:04il en reste cinq ou six
41:05et puis alors
41:06il y a cinq vieux bluesmen
41:08noirs
41:08des quartiers
41:09de la Nouvelle-Orléans
41:10qu'on avait tout perdu
41:11et avec eux
41:11il y a un blanc
41:12alors c'est très original
41:14celui-là
41:15on ne sait pas trop
41:15pourquoi il est là
41:16peut-être
41:17parce qu'il s'est retrouvé
41:20à la rue
41:21mais en fait
41:21bon alors évidemment
41:22c'est pas un bluesman noir
41:24on ne l'a jamais entendu
41:25jouer de musique
41:26alors on l'appelle
41:27le public
41:28et donc il y a
41:29cinq vieux bluesmans
41:30et un public
41:30et il est très important
41:32le public
41:32parce que
41:33pour les autres
41:34il est très important
41:35parce que tant qu'on a un public
41:36on est encore un musicien
41:37et donc ce personnage
41:38est super important
41:39pour eux
41:40et il se trouve
41:41que ces bluesmans
41:42portent des noms français
41:44il y a Fontenot
41:45Arsenault
41:45Bergeron
41:46mais aussi ce nom
41:47lié à une chanson
41:48que vous connaissez forcément
41:49Rufus Thibodeau
42:03et dans votre
42:03Michel Fulga
42:04bien sûr
42:04les Acadiens
42:05la boucle est bouclée
42:06la boucle est bouclée
42:07et Thibodeau
42:08c'est un personnage
42:09de votre roman
42:10ce n'est pas Rufus
42:11non c'est Thibone Thibodeau
42:12alors il faut savoir
42:14qu'en Louisiane
42:15les gens ont des noms français
42:16alors si vous vous appelez
42:17Thibodeau
42:18vous pouvez très bien être
42:19blanc
42:21vous pouvez très bien être
42:22noir
42:23vous pouvez très bien
42:24être amérindien
42:25parce que les gens
42:27partagent les mêmes noms
42:28donc effectivement
42:31c'est des noms
42:31typiquement
42:32Cajin
42:33Thibodeau
42:33Arsenault
42:34Babineau
42:35Bergeron
42:36et les gens sont très fiers
42:39de porter des noms français
42:41il se trouve que Rufus Thibodeau
42:43le vrai
42:43le violonisme
42:44il a chanté
42:45la première chanson
42:47en français canien
42:48qui a obtenu un disque d'or
42:49qui s'appelait
42:50Lâche pas la patate
42:51Lâche pas la patate
42:52voilà
42:53alors il se trouve que
42:53ces cinq personnages
42:54vont se retrouver
42:55donc pris à la gorge
42:57pratiquement
42:57et qu'une jeune infirmière
42:59va arriver dans l'histoire
43:00pour tenter de les aider
43:01alors c'est jeudi
43:01jeudi le blanc
43:02elle a 24 ans
43:03elle a été embauchée
43:04à la sortie de l'école d'infirmière
43:05et puis elle s'est fait
43:05un peu arnaquer
43:06parce qu'on l'a embauchée
43:07pour s'occuper
43:08de cette petite maison de retraite
43:10et puis au bout de deux jours
43:11il n'y a plus personne
43:11tout le monde a disparu
43:12elle se retrouve seule
43:13avec les cinq petits vieux
43:14et elle décide
43:15de ne pas les laisser tomber
43:17parce qu'elle est comme ça
43:18jeudi
43:18elle ne va pas
43:19c'est une petite cagein
43:21de Lafayette
43:22elle ne va pas baisser les bras
43:23et elle décide
43:24qu'elle ne va pas
43:24les laisser tomber
43:25donc elle va essayer
43:26de fédérer autour d'elle
43:27tout un tas de gens
43:29et improbables
43:30et ça va aller
43:31de catastrophe en catastrophe
43:32et alors votre connaissance
43:33de la Louisiane
43:34Brisson
43:34permet de créer
43:36des personnages
43:37qui sont caractéristiques
43:38de la Louisiane
43:39ils sont imaginaires
43:41mais par exemple
43:41il y a le docteur Chance
43:42qui a chanté le gospel
43:43sur l'équivalent
43:44des Champs-Elysées
43:45tout ça ça existe vraiment
43:46ah oui ça existe vraiment
43:47c'est des personnages
43:48qui sont très en prise
43:50sur des traditions
43:52soit de Lafayette
43:54soit de la Nouvelle Orléans
43:54oui
43:55tradition qu'on connaît peu
43:56en France
43:56mais qui existent
43:57et qui sont très chères
43:58aux Acadiens
43:58oui
43:59alors il y a les Acadiens
44:00il y a les Créoles
44:01il y a les Indiens du Mardi Gras
44:03à la Nouvelle Orléans
44:03et moi ce que j'avais envie
44:05c'est de partager ça aussi
44:07au travers de ces personnages
44:08parce que quand on parle
44:08de la Louisiane
44:09c'est souvent les plantations
44:11c'est souvent le bagne
44:12le 15ème siècle
44:13on ne parle jamais
44:14de la Louisiane francophone
44:15d'aujourd'hui
44:16oui
44:16il y a la série
44:18des romans
44:18de Maurice de Nuzière
44:19Maurice de Nuzière
44:20qui nous a quitté
44:20voici quelques semaines
44:21à 100 ans
44:22qui a été un succès monstrueux
44:23je crois que c'est le record
44:25de vente des livres
44:26dans le monde entier
44:27pour la France
44:28pendant une vingtaine d'années
44:29il a fait 45 millions
44:30d'exemplaires
44:30c'est incroyable
44:31mais c'est les plantations
44:32voilà
44:33alors que vous
44:33c'est autre chose
44:34par exemple ce chef
44:35du Mardi Gras
44:35qui est un personnage
44:36qui s'appelle
44:37Antoine de Ville
44:38ça existe vraiment
44:40alors oui
44:41chaque quartier
44:42de la Nouvelle Orléans
44:43a
44:43les quartiers noirs
44:45du sud du lac
44:47Montchartrain
44:47du nord
44:50pardon
44:50ils sont
44:51ils ont cette tradition
44:53des indiens du Mardi Gras
44:54c'est à dire que
44:55toute l'année
44:55ils vont se réunir
44:56ils vont coudre
44:57des costumes
44:58de plumes
44:58de sequins
44:59ça peut peser
45:00jusqu'à 70 kilos
45:01un costume
45:01et ils vont aller parader
45:03le jour du Mardi Gras
45:05et c'est en même temps
45:07c'est un social club
45:08c'est à dire que
45:08les gens se retrouvent
45:09chaque semaine
45:10ils parlent ensemble
45:11si vous avez vu
45:12la série Trémé
45:13on découvre ça dedans
45:15et il y a une espèce
45:18de fierté
45:18chacun a ses couleurs
45:19chacun a ses danses
45:20chacun a ses codes
45:21et ce personnage
45:22Antoine de Ville
45:23c'est le dernier
45:24d'un quartier imaginaire
45:25alors là
45:25que j'ai inventé
45:27pour le roman
45:28ne le cherchez pas
45:29sur une carte
45:29qui a été détruit
45:32et lui
45:32est le dernier
45:33qui est resté
45:34et il porte
45:34à la fois
45:35cette tradition
45:36qu'il va vouloir
45:37transmettre
45:37parce que
45:38cette tradition
45:39c'est transmettre
45:40quelque chose
45:40et l'origine
45:42des Indiens du Mardi Gras
45:43c'était de rendre
45:44grâce
45:45en tout cas
45:46de remercier
45:47les tribus indiennes
45:49qui donnaient refuge
45:50aux esclaves
45:51qui s'échappaient
45:51c'est pour ça
45:53que ces Amérindiens
45:54sont représentés
45:55dans ces costumes
45:56par les Afro-Américains
45:58et par les Créoles
46:00qui les célèbrent
46:01au travers
46:02de ces
46:03tribus
46:04entre guillemets
46:04du Mardi Gras
46:05alors il se trouve
46:06que cette héroïne
46:07cette infirmière
46:08va tenter
46:09de sauver
46:09cette entreprise
46:10et là c'est véritablement
46:11une course au trésor
46:12si j'ose dire
46:13parce que le titre
46:14quelque chose comme de l'or
46:15n'a pas été choisi
46:16au hasard
46:17non alors
46:18ce qui va se passer
46:20c'est
46:21c'est
46:21c'est que le public
46:22va disparaître
46:23et qu'on va découvrir
46:25que non seulement
46:25il n'était pas noir
46:26ça on l'avait vu
46:27non seulement
46:28il n'était pas musicien
46:29on l'avait compris
46:30mais qu'il n'était
46:31même pas pauvre
46:32il avait une maison
46:33une belle maison
46:34à colonnade
46:34qui n'habitait pas
46:35et il leur lègue
46:37cette maison
46:37par testament
46:38il leur avait légué
46:40il y avait préparé
46:41quand même
46:41et c'est là
46:43que les ennuis commencent
46:44donc il va falloir
46:46la garder
46:46cette maison
46:47et en essayant
46:49de garder
46:50cette maison
46:51de trouver de l'argent
46:52ils vont se lancer
46:52dans une espèce
46:53de chance
46:53j'allais dire
46:56pour avoir la chance
46:58de pouvoir la garder
46:59ils vont se lancer
46:59dans une chasse au trésor
47:01et donc cette chasse au trésor
47:02va les emmener
47:03dans des aventures
47:05de plus en plus épiques
47:06c'est drôle
47:06c'est un roman drôle
47:08où ils vont
47:10à chaque fois
47:10aller de catastrophe
47:11en catastrophe
47:12de solution en solution
47:13de pire en pire
47:14jusqu'au moment
47:15où ils vont trouver
47:15autre chose
47:16que de l'or
47:17pour s'en sortir
47:18et parmi les solutions
47:20il y a un film
47:21que vous évoquez
47:22Briss Holmes
47:22La grande évasion
47:33avec Steve McQueen
47:34premier succès au cinéma
47:35après au nom de la loi
47:36et ça
47:37c'est un film aussi
47:37qui vous a marqué
47:38que vous évoquez
47:38dans ce roman
47:39c'est un film mythique
47:40quand même
47:41mais après
47:42c'est la débrouille
47:42parce qu'il y a
47:44l'histoire
47:45de ces personnages
47:46qui sont enfermés
47:47dans ce camp
47:47qui vont creuser
47:48et puis qui vont
47:49disséminer
47:50la terre
47:51voilà
47:51et donc
47:53ils vont eux
47:53se retrouver
47:54à faire un peu
47:54la même chose
47:55c'est-à-dire
47:56à devoir creuser
47:58des trous partout
47:58et à ce que personne
47:59ne s'en aperçoive
48:00donc effectivement
48:01c'est le côté burlesque
48:02du roman
48:02avec des références historiques
48:04puisqu'on se retrouve
48:05plongé en pleine guerre
48:06de sécession
48:06au moment où la Louisiane
48:08se retrouve
48:09dans ses derniers combats
48:10en 1863
48:10alors
48:12cette maison
48:13dont ils héritent
48:15elle a
48:16un problème
48:17c'est qu'elle est
48:19à l'endroit
48:19où s'est déroulée
48:20la dernière bataille
48:22de la guerre
48:22de sécession
48:23en Louisiane
48:23alors que le sud
48:25avait déjà perdu
48:26mais ils ont quand même
48:27livré la bataille
48:28ils l'ont gagnée
48:29et ça a créé
48:31un bazar
48:31pas possible
48:32parce que personne
48:33ne pouvait imaginer
48:34que le sud
48:34allait gagner une bataille
48:35alors qu'ils avaient
48:36déjà perdu
48:36et donc ça a séparé
48:39des gens
48:39et en essayant
48:40de garder cette maison
48:41ces personnages
48:43vont réparer
48:43une injustice
48:44qui remonte
48:46à cette époque
48:46et qui est plus grande
48:47que sans le savoir
48:48ça veut dire
48:49une recherche
48:50de documentation importante
48:51pour restituer
48:52pour reconstituer
48:53la guerre
48:54en 1863
48:54oui c'est à dire
48:56il faut comprendre
48:57qu'à ce moment là
48:58en Louisiane
48:58les gens ne parlent pas anglais
49:00l'inventeur du Zaydeco
49:03qui s'appelle
49:04Amédée Ardouin
49:05Zaydeco c'est la musique
49:06de Louisiane
49:07des créoles
49:08en 1930
49:10il est fils d'esclave
49:11il chante en français
49:12parce qu'il ne parle pas anglais
49:13vous voyez
49:14il faut attendre
49:15les années 50
49:15pour que les gens
49:16commencent à parler anglais
49:17à l'école
49:18oui mais alors
49:19quand on lit ce roman
49:20du début jusqu'à la fin
49:21il y a des surprises
49:22à la fin
49:22qu'on ne dévoilera pas
49:24on dit
49:24mais c'est un véritable film
49:26c'est un scénario
49:26Brice Holmes
49:27ah oui alors
49:29on pose tout le temps
49:30cette question
49:30on dit
49:30mais toi qui fais des scénarios
49:32pourquoi tu n'as pas fait
49:32un scénario
49:33mais vous avez vu
49:34combien ça coûte
49:34non c'est un gros budget
49:36non moi j'avais envie
49:39de raconter
49:39cette histoire
49:40c'est vrai que
49:42quand je travaille
49:43pour le cinéma
49:43je suis dans les structures
49:45beaucoup
49:45je suis dans les caractérisations
49:46je suis dans les budgets
49:47et quand j'écris
49:49c'est mon espace
49:50de liberté
49:51et là
49:53je ne regarde pas
49:54combien ça coûte
49:55je ne regarde pas
49:55combien de lieux
49:56combien de personnages
49:57qui va faire le casting
49:58qu'il ne faut pas
50:00la durée
50:02je voyage avec les personnages
50:04comme
50:04très modestement
50:06comme faisait Hemingway
50:07je me mets en route avec eux
50:08je sais à peu près
50:08où je veux aller
50:09mais je les laisse m'emmener
50:10et puis
50:11et je vais très très
50:13je vais vous faire une confidence
50:14c'est aussi une façon
50:16pour moi
50:16de passer plus de temps
50:17en Louisiane
50:18oui car vous aimez ce pays
50:19et vous nous le faites découvrir
50:21car on le connait peu
50:22finalement en France
50:23oui alors on connait peu
50:24la Louisiane
50:25et on connait peu
50:26cette Louisiane francophone là
50:27autour des Bayou
50:28de Lafayette
50:29c'est un des plus beaux
50:29endroits du monde
50:30et il y a les plus beaux
50:32gens du monde
50:33et on connait peu
50:36cet endroit là
50:37et c'est vrai
50:38que le fait
50:38de les raconter
50:39le fait de
50:40de les mettre en scène
50:41le fait que ça se passe là-bas
50:43ça me permet
50:44d'y passer plus de temps
50:45et c'est cet amour
50:46de la Louisiane
50:46que j'avais
50:47de cette Louisiane là
50:48où il se passe des choses
50:50qui ne se passent pas ailleurs
50:51parce que
50:52vous allez à Lafayette
50:54vous allez dans les Bayou
50:55les gens sont unis par
50:58le fait d'avoir des noms français
51:00le fait de parler français
51:02le fait de manger
51:04la même nourriture
51:05la cuisine
51:07vous voyez
51:07le gumbo
51:08le jambalaya
51:09la musique
51:10la danse
51:11les arts
51:12et partout où il y a ça
51:14les gens sont ensemble
51:15qu'ils soient noirs
51:16blancs
51:16latino
51:17créoles
51:18cadien
51:18français
51:19latino
51:21peu importe
51:24dès qu'il y a de la musique
51:25il y a un nous
51:25il y a un nous quelque part
51:27il y a quelque chose
51:28qu'on peut mettre en commun
51:29où on peut se reconnaître
51:30qu'on peut mettre en partage
51:31et c'est festif
51:33et c'est joyeux
51:33et tant que ça
51:34ça dure
51:35tout va bien
51:36et moi
51:36j'avais envie
51:37de raconter ça
51:38un endroit où
51:39quand on veut
51:40avoir quelque chose
51:42en commun
51:42dès qu'on peut trouver
51:44un nous
51:44c'est super important
51:46ce voyage
51:47quelque chose
51:48comme de l'or
51:48chez Calman de Lévis
51:49je recommande à celles et ceux
51:50qui nous écoutent
51:51vous en parlez très bien
51:53et vous me donnez envie
51:54de le lire
51:54merci beaucoup
51:55merci Brissom
51:56c'est à bientôt
51:56merci à vous Jacques
51:57l'écrit d'une vie
51:58c'est terminé pour aujourd'hui
51:59on se retrouve bientôt
52:00restez fidèles
52:01à l'écoute de Sud Radio
52:02merci Brissom
52:04merci Brissom
52:04merci Brissom
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