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  • il y a 16 minutes
Les clefs d'une vie de Gérémy Crédeville

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-03-18##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Vous êtes originaire du Nord et vous ne l'avez jamais perdue.
00:08En ces temps difficiles, vous avez choisi de faire rimer humour avec amour de la vie.
00:13Une vie qui a fait de vous un enfant de la balle dans tous les sens du terme.
00:17Bonjour, Jérémy Crédville.
00:18Bonjour Jacques.
00:19Alors, on va évoquer bien sûr votre spectacle qui est en tournée et qui sera à La Cigale le 15
00:23mai.
00:23Un spectacle plein d'humour absurde.
00:26Mais ce qui ne va pas être absurde, c'est l'interview puisqu'on va évoquer votre parcours à travers
00:30des dates clés.
00:31C'est le principe des clés d'une vie.
00:32Très bien.
00:33Et la première que j'ai trouvée, elle est liée à quelque chose.
00:36Le 24 août 2023 est sortie une BD que l'on peut évoquer à travers cette chanson.
00:49C'est ça le rugby par les frères Jacques.
00:51Je ne sais pas si vous connaissez cette chanson.
00:52Je ne connaissais pas celle-là.
00:52Mais c'est extraordinaire parce qu'il répétait de façon incroyable pendant des semaines devant une glace pour que chaque
00:59geste soit précis.
01:00Et la parodie du rugby, c'était extraordinaire.
01:03Et le 24 août 2023 est sortie une BD sur le rugby, Ovali et troisième mi-temps.
01:08Or, les BD sur le football, il y en a avec Vincent Larcher, sur le tennis avec Jarry, sur l
01:14'automobile avec Michel Vaillant, mais rien sur le rugby.
01:16Bah oui. Alors que c'est un sport de plus en plus populaire en plus.
01:20Ah oui.
01:21À Sud Radio, c'est la station du rugby.
01:23Nous avons tous les week-ends les matchs en direct.
01:26Ah bah ça c'est cool, je suis dans la bonne station alors.
01:28Voilà.
01:28Non, non, et puis ce qui est bien dans ce sport, c'est que finalement tous les morphotypes se retrouvent.
01:32C'est-à-dire que tu sois petit, grand, gros, athlétique, on a besoin de toi pour former une équipe.
01:37C'est ça qui est chouette dans ce sport.
01:39Cette BD c'était quoi ? C'était quelque chose, c'était une évocation du rugby depuis ce qui se
01:44passe dans les coulis jusqu'au terrain.
01:46Oui c'est ça, on m'avait approché pour faire surtout un genre un dictionnaire du rugby.
01:51C'est-à-dire qu'ils faisaient des définitions, moi je collais des définitions plutôt humoristiques à cet univers-là
01:57et après ils ont fait une BD.
01:58Avec des définitions décalées bien sûr par rapport au rugby.
02:02Alors il se trouve que le rugby, vous évoquez ce sport comme un sport de gogol.
02:07J'ai dit ça à une époque.
02:08Oui, pourquoi ?
02:10J'ai dû dire ça, c'était face à, j'étais face à, comment il s'appelle ?
02:16Ah il jouait numéro 15, c'était à France Inter, j'avais fait une chronique là-dessus.
02:24Justement face, je me rappelle plus sur le nom.
02:27Mais oui, toujours est-il que oui, je lui dis que c'est quand même un sport de gogol, mais
02:29non évidemment que c'est tout l'inverse.
02:31Exactement, mais ça c'est de l'humour, et un humour absurde.
02:33Oui, oui.
02:34Alors le rugby, je pense que vous auriez pu, si vous aviez continué sur les terrains, être commenté sur Sud
02:40Radio par Alexandre Priam ou Philippe Spanguero,
02:42puisque le rugby, ça a été votre sport de départ, et je crois que c'est né par hasard.
02:46C'est un hasard, c'est mon prof d'EPS de l'époque au collège, il a vu que je
02:51courais vite, et il avait ouvert l'association sportive du rugby le mercredi au collège,
02:57et après il prenait un peu ceux en qui il croyait dans son club.
03:01Alors moi j'ai commencé à Armentière, j'avais 14 ans, j'ai démarré à l'Aile, après j'ai
03:06découvert la musculation,
03:07donc je suis passé les trois quarts centres, et après j'avais un beau placard, alors j'ai terminé la
03:10troisième ligne.
03:10C'est quand même pas mal, alors tout ça aussi s'est passé parce qu'après le bac, vous avez
03:14fait une faculté de sport qui s'appelle Science et Technique des Activités Physiques et Sportives.
03:19Oui, c'était pour se donner un nom plus prestigieux que le fac de sport.
03:23En fait c'est la FSSEP, donc Faculté des Sciences et de l'Éducation Physique et Sportive, c'est ça,
03:28en STAPS quoi.
03:29Mais tout ça a commencé avec un copain l'après-midi, vous êtes allé sur un terrain de rugby, mais
03:32un peu par hasard je crois.
03:33Ah oui, c'est justement ce prof là qui nous entraînait le mercredi, et j'étais avec mon meilleur pote,
03:39qui lui n'a pas suivi.
03:42Il a accroché le sport au collège, mais après quand il y avait un peu de compétition et de match,
03:46il s'éloignait un peu des terrains.
03:48Vous n'aviez pas eu d'envie particulière à cette époque-là ?
03:50Non, je savais que moi je voulais être prof de PS, c'était mon but. En tout cas je voulais
03:55être dans le sport.
03:56Vous faites une autre forme de sport avec la scène qui est un sport particulier.
04:00Alors le rugby bien sûr c'est Roger Coudert, vous avez forcément entendu parler de Roger Coudert.
04:04C'est un personnage incroyable. Vous savez qu'au départ il devait être maître d'hôtel, il a fait les
04:08beaux-arts, il est devenu journaliste à la radio par hasard, et puis il est devenu le 16ème homme de
04:12l'équipe de rugby.
04:13Bah clairement, ouais, allez les petits.
04:15Voilà. Alors il se trouve aussi que ce que vous évoquez dans cet album, et je pense dans le rugby,
04:20c'est la troisième mi-temps qui était un moment essentiel.
04:22C'est la plus importante. Non, ce qui est marrant, dans le rugby déjà il y a un respect de
04:27l'arbitre et un respect de l'adversaire qu'on voit rarement dans d'autres sports.
04:32Et en troisième mi-temps, on a beau se battre pour gagner le match pendant deux mi-temps, la troisième
04:37elle est essentielle aussi pour se retrouver.
04:39En fait le match, c'est ça qui est magique, c'est que tu peux avoir ton vis-à-vis
04:42qui va te courir le match, tu vas lui mettre des beignes pendant deux fois 40 minutes, et au final
04:47en troisième mi-temps on prend un pot ensemble.
04:50Bon, il y a eu une époque où la troisième mi-temps, il y avait une dizaine de Ricard dans
04:53la soirée, mais les temps ont changé.
04:55Ouais, bah ça s'est professionnalisé, donc il y a des matchs toutes les semaines, il faut tenir, il faut
04:59que l'organisme tienne aussi, donc il y a moins de bière, moins de Ricard.
05:04Alors, vous êtes rentré dans une équipe qui a disparu aujourd'hui, mais je crois que c'est pas votre
05:08faute, qui est le Ligne Métropole Rugby.
05:11Oui, non, c'est pas de ma faute si le LMR a disparu. Mais on est bien, il y a
05:15des anciens du LMR qui arrivent là maintenant à l'OMR, donc l'Olympique Marquois Rugby.
05:19Qui reste un club du Nord, qui est en national pour l'instant, et qui se débrouille pas trop mal.
05:23Et comment êtes-vous arrivé dans cette équipe ?
05:25Alors moi j'étais donc armantière étant jeune.
05:28La ville de Ligne-Renaud ?
05:30Ouais, c'est ça, le LMRC, donc le Lille Métropole Rugby Club, réunissait quelques clubs lillois, et ils ont choisi
05:39de faire une sélection pour créer un grand club dans le Nord de Paris.
05:42Et j'avais passé les détections, ils faisaient des matchs de détection quand on jouait, et finalement c'est comme
05:50ça qu'ils m'ont repéré, à 16 ans je crois que je suis allé jouer là-bas.
05:52Et vous aviez un maillot rouge avec des sponsors sur le maillot ?
05:56Eh ouais, rouge et blanc, on était rouge et blanc, rouge, rouge, rouge et blanc, c'était un petit peu
05:59notre...
05:59Et vous vous êtes coiffé un peu comme de la houze à l'époque ?
06:01Ah ouais ? Là, maintenant ?
06:03Non, non, sur la photo de l'époque.
06:04Ah oui, je suis coiffé comme un draus, surtout.
06:07Oui ! Alors finalement, tout ça se passe dans le Nord parce que vous êtes né à Lille, et une
06:12ville assez particulière, je crois que les Nillois sont discrets, mais rient beaucoup.
06:18Ah, je ne les sens pas discrets, moi, quand je joue à Lille.
06:21Mais dans la vie, au quotidien, ce sont des gens qui sont discrètement ?
06:24Ah oui, oui, on est dans nos mines, et puis on sort la nuit venue.
06:28Non, non, oui, on est très fiers de nos racines sans les prôner haut et fort, je pense.
06:34C'est-à-dire que vous venez d'une famille lilloise depuis longtemps, c'est-à-dire que vous avez
06:38vraiment des racines lilloises ?
06:39Ah bah complètement, je ne vais pas essayer de m'en défaire, mais j'ai vécu trois ans à Paris,
06:43j'ai vécu deux ans à Lyon,
06:44et je ne me sens jamais aussi bien que quand je suis dans le Nord, donc maintenant j'y habite
06:47et j'y reste.
06:48Et vous avez intérêt. Alors, il y a une chanson, curieusement, qui évoque le Nord, et il y a une
06:53anecdote sur cette chanson,
06:54bien que l'interprète ne soit pas du Nord.
06:56Les gens du Nord ont dans le quai le soleil qui n'empruntent pas de...
07:03Vous connaissez cette chanson, bien sûr.
07:05Masia chantant les gens du Nord, c'est extraordinaire.
07:08Bah ouais, ouais, c'est clair.
07:09Je pense que de toute façon, c'est vrai, on a vu dans le film Bienvenue chez les Ch'tis,
07:14le slogan du Nord, tu pleures deux fois quand tu arrives et quand tu repars.
07:18Voilà.
07:19Je crois que c'est vrai, hein ?
07:20En même temps, les Ch'tis, aujourd'hui, a ouvert une voie royale au tourisme dans la région.
07:25Ouais. Mais il y a plein de trucs sympas.
07:28L'île, si vous voulez, c'est un croisement de capital.
07:33On est à une heure de TGV de Londres, on est à une heure de Bruxelles,
07:37on n'est pas très loin d'Amsterdam, on a une heure de Paris.
07:40Enfin, c'est plein de capital qui se rejoignent.
07:42Alors, j'en reviens au rugby, vous avez quand même joué pendant quelques années, je crois, en Fédéral 3.
07:47On a démarré en Fédéral 3, on est monté en Fédéral 2 avec Lille,
07:52on a accédé en Fédéral 1 aussi avec Lille, et on a failli accéder à la Pro des 2.
07:56C'est là que le club est descendu.
07:57Mais la naissance du club, c'est Fédéral 3, ouais.
07:59Et ça, c'était des moments fabuleux, parce que vous progressiez à chaque fois.
08:02Ah bah là, ouais, on a vécu presque 4 montées successives,
08:07parce que l'accession en Pro des 2, c'est pas fait,
08:08parce que les clubs du Sud, ça les faisait chier de monter dans le Nord, clairement.
08:12Donc, ils se sont dit, on va quand même enquêter, on va faire une commission.
08:15Ah, il manque de l'argent là.
08:17Donc, ça s'est pas fait, mais ouais, les accessions au niveau supérieur,
08:21c'est quand même un événement, quoi, dans la vie d'une équipe.
08:23Et je crois que les joueurs de rugby, vos partenaires et vos adversaires,
08:26Jérémy Crédville, ont été votre premier public.
08:28Oui, parce qu'on avait des...
08:31Au début, on démarre en Fédéral 3, donc ça reste de...
08:34C'est du national, mais c'est vraiment des petits trajets.
08:37C'est plus de la grande région qu'on fait.
08:39Fédéral 2, ça commence à bouger.
08:40Fédéral 1, on avait quand même 8, 9 heures de bus pour aller jouer.
08:44Et dans le bus, il y avait un micro.
08:46Moi, ça m'amusait d'imiter mes entraîneurs ou certains joueurs de l'équipe.
08:49Donc, il y avait une petite heure d'animation.
08:53Je faisais ça avec un pote qui s'appelait William,
08:56qui lui aussi imitait des gens, mais qui n'est pas sur scène, lui, actuellement.
08:59Et puis, j'ai retrouvé, c'est assez étonnant, la première chanson sur le rugby.
09:02Je ne sais pas si vous connaissez.
09:03Ça, c'est le rugby par un certain Piroulet.
09:07Ah oui, ça date.
09:09J'habite à Végennes-de-Levejoux, un petit village du Fembonne-de-la-Véronne.
09:15C'est un hymne totalement...
09:17Vous avez peut-être entendu sur les terrains.
09:20Je n'ai pas entendu celui-là.
09:21En fait, il l'a présenté une fois à la télévision, dans le Luiron du dimanche 73.
09:27Et ensuite, cette histoire a été reprise sur les terrains, avant les matchs.
09:32Il voulait un monsieur de Toulouse qui s'appelait Georges Vaur.
09:36Ok, Georges Vaur.
09:37C'est marrant que ce soit descendu aussi loin dans le sud, le rugby, alors que ça naît en Angleterre.
09:41C'est curieux.
09:42Oui.
09:42Mais le sud n'est pas très du rugby, de toute façon.
09:44Ah bah, clairement.
09:45Vous avez joué dans le sud ?
09:46J'ai joué dans le sud.
09:48Alors, j'ai fait...
09:49À la fac, on avait un tournoi, ils appellent ça le tournoi Hideki.
09:53Donc, c'est un tournoi universitaire de rugby à 7, qui se joue à Saint-Sébastien.
09:57Et il y a des équipes d'Irlande, d'Angleterre et tout.
09:59C'est plein d'équipes universitaires qui se rejoignent.
10:01Sur trois jours de tournoi, c'est assez festif.
10:03C'est pas mal.
10:07Mais vous êtes devenu coach ?
10:08J'ai fait ça.
10:09Comment c'est venu, ça ?
10:10Moi, j'étais en fac de sport.
10:12J'adorais le sport.
10:13Je voulais en faire mon métier.
10:15Enseigner le sport, c'était un truc qui me fascinait aussi.
10:18De pouvoir transformer des corps.
10:20En fait, notre corps, c'est vraiment une machine qu'on peut entretenir, développer.
10:24On peut lui donner un certain objectif.
10:27Et en l'entraînant, on peut lui faire faire ce qu'on veut, en fait.
10:30Moi, ça me fascinait un peu ce truc-là.
10:32Et je me suis rendu compte que j'aime bien faire du sport pour moi.
10:35L'enseigner, je prenais un peu moins de plaisir.
10:38Et une fois que j'avais mis un pied sur scène, c'était fini.
10:41J'avais plus envie de faire de...
10:41Mais le coach, vous faisiez du coach pour des particuliers, dans des écoles ?
10:46Non, je faisais du coaching à domicile.
10:49Le soir, je faisais de la réathlétisation de sportifs blessés.
10:53C'est-à-dire qu'en dehors de la kiné, je m'occupais d'une équipe féminine de rugby qui
11:00était en nationale 1.
11:01C'est pas désagréable.
11:02Voilà, c'est ça.
11:02Et je faisais la réathlétisation de blessés, quoi.
11:05Parce qu'en dehors du kiné, elles ne pouvaient pas s'entraîner.
11:08Mais si tu te blesses à la cheville, il y a plein de travail du haut du corps que tu
11:10peux faire en coordination qui te permettent d'améliorer.
11:13Ce qui fait que quand elles revenaient sur le terrain après blessure, elles étaient meilleures qu'avant.
11:15Voilà, et puis l'univers a changé.
11:17Et on va évoquer une date importante dans votre parcours, le 6 mars 2010.
11:21A tout de suite sur Sud Radio avec Jérémy Crédeville.
11:24Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:27Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Jérémy Crédeville.
11:31On connaît votre humour, on connaît maintenant votre passion pour le rugby, un sport cher à Sud Radio.
11:36Et puis on a évoqué justement vos débuts sur le terrain.
11:38Et vous êtes passé sur un autre terrain.
11:40Et le 6 mars 2010, à Villeneuve d'Ascq, vous avez remporté votre premier prix.
11:45Oui, à la ferme du pire, c'est vous dire.
11:48C'est vrai.
11:49Oui, ils avaient un festival là-bas.
11:52Les jeunes talents humoristiques du festival d'ailleurs et d'à côté.
11:54C'est ça, c'est ça.
11:56Et il y avait un festival de théâtre dont, parmi le festival, il y avait un tremplin de jeunes humoristes.
12:01Il y avait deux catégories.
12:02Des catégories professionnelles, donc pour ceux qui étaient déjà intermittents.
12:05Et des catégories amateurs pour ceux qui vraiment venaient au théâtre.
12:08Et ce jour-là, donc le 6 mars 2010, je remporte la catégorie amateur, parce que je n'avais jamais
12:13fait de théâtre avant.
12:14Et celui qui a remporté la catégorie professionnelle, c'est Emeric Lompré.
12:17Donc on vient du Nord tous les deux.
12:18Aujourd'hui, on fait les mêmes salles 15 ans plus tard, enfin 16 ans plus tard.
12:22Et je trouve ça chouette d'avoir un parcours comme ça qui se croise.
12:25Vous vous souvenez du sketch que vous jouiez ce jour-là ?
12:26Oui, parce qu'à l'occasion, je l'avais joué pour la première fois, deux semaines avant ce tremplin.
12:32C'était pour le mariage d'un ami qui ne m'avait pas choisi comme témoin.
12:35Donc je lui faisais les dix pires discours qu'un marié pouvait recevoir de son témoin.
12:38C'est ça que j'avais joué ce soir-là.
12:39Et ça a été le déclic parce qu'on vous a inscrit à ce concours presque à votre insu.
12:43Ah bah c'est la mariée qui m'a inscrit.
12:44Voilà.
12:45En fait, lors de leur mariage, je fais cette petite animation des discours
12:49parce que je voyais que tout le monde avait des animations sauf moi.
12:51Et on se retrouve une semaine après leur mariage à un stage d'impro.
12:55Durant le stage d'impro, donc moi je suis avec la mariée.
12:58Il y a un gars qui nous explique qu'il fait un concours d'humour la semaine suivante.
13:01Et elle, elle me dit « Mais attends, mais s'il reste des places, on t'inscrit. »
13:03Je dis « Non, mais c'est pas la peine. »
13:03Elle m'a inscrit et j'ai gagné ce truc-là, donc c'était chouette.
13:06Ce qui n'était pas prévu parce que vous aviez travaillé,
13:10vous aviez appris une base à la ligue d'improvisation.
13:13Mais au départ, pour le plaisir, vous aviez 17 ans.
13:15Oui, c'est ça. J'ai commencé à 17 ans l'impro.
13:17Je n'ai pas arrêté depuis, donc ça va faire...
13:20Ça fait 22 ans que je change l'impro.
13:21Quand on aime, on ne compte pas.
13:22Oui, c'est ça.
13:24Et l'impro, j'étais venu aussi par hasard, donc j'avais déjà goûté à la scène.
13:27Mais je ne savais pas qu'on pouvait en faire un métier.
13:29En fait, dans l'improvisation, c'est un milieu où il y a très peu d'improvisateurs connus.
13:33En fait, on est connu dans le petit milieu de l'impro.
13:35On prend énormément de plaisir à le faire, c'est du partage,
13:37mais il n'y a pas d'improvisateur très très connu.
13:40Et qu'est-ce qui vous a donné envie, Jérémy Crédville, d'aller vers l'impro au départ, pour le
13:44plaisir ?
13:44C'est ma meilleure amie de l'époque.
13:47Nos chemins scolaires allaient bifurquer.
13:51On allait à deux facs différentes et elle nous a inscrits à l'improvisation.
13:55Mais on était les plus jeunes du cours.
13:57On devait y aller en bus parce qu'on n'avait pas encore le permis.
14:00Le deuxième plus jeune improvisateur dans l'équipe qu'on a intégrée avait 34 ans, je crois.
14:05Donc on avait la moitié de son âge.
14:07Et non, moi j'ai tout de suite mordu.
14:09C'est-à-dire que tous les lundis, on n'avait qu'une hâte.
14:11C'était prendre le bus pour aller à Marc-en-Barreuil et faire deux heures d'impro.
14:15Parce que pendant ces deux heures, tu peux être pilote de Formule 1 comme pendule.
14:18Ça m'est arrivé de jouer une pendule, un arbre, un pigeon, un scientifique, le diable, le tueux.
14:24On peut tout faire en impro sans rien.
14:27C'est-à-dire qu'on n'a rien, on a juste un timing.
14:28On sait que ça va durer trois minutes.
14:30On a un thème et on joue le personnage qu'on veut.
14:33Les ligues de l'impro, je ne sais pas si vous le savez, elles sont nées au Québec.
14:35Les matchs de hockey étaient vides.
14:38Quand quelqu'un a eu l'idée, en ouverture des matchs de hockey, de proposer des improvisations.
14:44Et ça a explosé.
14:45Oui, et puis du coup, on a gardé ce décorum du match de hockey.
14:47C'est-à-dire que les arbitres, il y a l'arbitre, il y a un palais, on joue dans
14:51une patinoire.
14:52Ce qu'on appelle une patinoire, mais c'est imagé.
14:55Et on joue avec des maillots de hockey, oui.
14:56Et vous avez un point commun en tant qu'ancien rugbyman et aujourd'hui humoriste,
15:01avec celui dont vous allez entendre la voix.
15:03J'étais au conservateur de Toulon.
15:07J'ai décidé dès le départ...
15:09Jean Lepoulin. Je ne sais pas si vous connaissez l'histoire, il était joueur de rugby.
15:13Un jour, sur le terrain, la balle quitte le terrain, elle va de l'autre côté de la rue.
15:17Il rencontre, en reprenant la balle d'un copain, il lui dit, où tu vas ?
15:20Je vais au cours de théâtre. Oh, je te suis.
15:22Il est arrivé en maillot de rugby au cours de théâtre et il n'est jamais reparti.
15:25C'est génial.
15:25C'est comme ça qu'il a fait cette grande carrière.
15:27Ah, trop bien.
15:28C'est fou, hein ?
15:29Comme quoi tout est possible.
15:29Belle histoire.
15:30Alors, vous avez pris aussi quand même des cours de théâtre ensuite, après avoir décidé de tenter de faire ce
15:35métier.
15:36Bah, non, pas tant, parce qu'à part l'impro, je ne suis pas rentré...
15:40J'en ai donné, des cours d'impro, mais je ne suis pas rentré dans un...
15:44Directement dans les cafés théâtre ?
15:45Ouais.
15:46Et sous le nom de G au départ ?
15:48En fait, je m'appelle Jérémy Crédie, donc Jérémy, mais avec un G.
15:52Tout le monde m'appelle G autour de moi.
15:54Et du coup, j'avais gardé G.
15:55Mais quand tu recherches G sur Internet, tu ne tombes pas forcément sur un être humain.
16:00C'est autre chose.
16:01Ceux qui cherchent le point G.
16:02On n'est pas là pour faire ce point-là.
16:04Exactement.
16:06Jérémy avec un G, c'est quand même très rare.
16:10Mon père me dit que c'est fait exprès pour moi et c'est une faute d'attention.
16:14C'est-à-dire qu'en 87, quand je suis né, on devait déclarer la naissance dans les deux heures.
16:19Et mon père, je suis né très tôt le matin.
16:22Ma maman a beaucoup travaillé cette nuit-là, donc je pense qu'ils étaient tous les deux fatigués.
16:26Et quand lui est allé épler mon prénom, il l'a mal éplé.
16:29C'est-à-dire qu'elle dit Jérémy, vous voulez l'écrire comment ?
16:31Donc lui, il dit G-E-R-E-M-Y.
16:32Elle dit G-E-R-E-M-Y, vous êtes sûr ?
16:33Oui, oui.
16:34Donc elle l'écrit et lui, il n'a pas osé lui dire non mais c'est J et donc
16:37c'est resté.
16:38Au moins, c'est un prénom très rare.
16:39C'est ça, mais mon père me dit que c'est la fin de Roger qui fait le début de
16:43Jérémy.
16:44Oui, vous n'êtes pas le seul.
16:45Moi, je me souviens de Jean-Luc Azoulay, producteur bien connu,
16:48qui déclare son pseudonyme à la SACEM.
16:50Il voulait s'appeler Jean-François Pourri.
16:52Ah ouais ?
16:53Il y a eu une erreur à la SACEM, il s'est appelé Pourri.
16:55D'accord.
16:57Et il voulait Jean-François Pourri.
16:58Exactement.
16:59Et il y a eu aussi un refus étonnant.
17:02Après mai 68, René Gostini est papa.
17:05Donc il veut appeler sa fille Anne Barricade.
17:07Et ça a été refusé par l'officier d'Etat civil.
17:09C'est dommage, ça aurait pu être très drôle.
17:11Alors, vos débuts, c'est dans des salles modestes.
17:13Je crois que le Spotlight à Lille a été un de vos premiers tremplins.
17:17C'est la toute première scène lilloise dans laquelle j'ai démarré.
17:21Ce qui est bien, c'est qu'on a démarré ensemble, le Spotlight et moi.
17:23C'est-à-dire qu'à l'ouverture du Spotlight, le 18 juin,
17:26Ça tombe bien !
17:29Sachant que le concours d'humour était le 6 mars,
17:31donc trois mois plus tard, ouvre le Spotlight
17:34et je fais la première scène ouverte du Spotlight.
17:36C'est-à-dire qu'on est cinq humoristes à devoir passer.
17:39Il y a les petites télés locales qui sont là.
17:42Et sur les cinq, les quatre autres partent.
17:44Parce qu'ils ont fait l'interview et là, il y a sept spectateurs.
17:47On ne va pas jouer devant sept personnes.
17:48Parce qu'eux jouaient déjà, ils avaient déjà un spectacle.
17:50Moi, j'étais là, je n'avais pas de spectateurs à la base.
17:52Donc, sept, c'était toujours ça de pris.
17:55Et donc, j'ai joué ma première scène ouverte.
17:57Donc, mon premier passage de dix minutes au Spotlight devant sept personnes.
18:02Remarquez, moi, je viens d'un chansonnier qui entre dans la salle,
18:04il y avait un spectateur.
18:05Oui.
18:05Et regarde le spectateur, il fait, ça doit être un horrible malentendu.
18:09Il est reparti.
18:10Il est reparti.
18:11Il est reparti.
18:12Ah, moi, je joue, moi.
18:12Il faut jouer, bien sûr.
18:13On a tous joué devant cinq personnes, ce qui compte, c'est de jouer.
18:16Alors, finalement, vous avez créé un personnage à l'époque,
18:19un personnage de Bellâtre, de Beaugosse, de Mannequin.
18:22C'est venu comment, ça ?
18:23En fait, je n'arrêtais pas de voir à la télé Michael Vendetta,
18:26qui avait fait la bogostitude ou machin.
18:29Et je me dis, il ne peut pas être vrai, ce personnage-là.
18:31C'est forcément un personnage.
18:33Et moi, blond, yeux bleus, qui a l'air comme ça, d'être le genre idéal,
18:41je me dis, je vais jouer sur cette carte-là et faire un personnage bête.
18:45C'est pour ça que j'avais créé ce truc de parfait et modeste.
18:48Voilà.
18:49Qui était bête, mais à son insu, c'est-à-dire qu'il ne le voyait pas, quoi.
18:51Et puis, l'improvisation, vous ne l'avez pas oublié,
18:53puisqu'il y a eu un autre spectacle qui s'appelait Tournée Générale
18:56et qui a peut-être dû vous coûter cher, non ?
18:59Eh bien, pas tant que ça.
19:00Tournée Générale, oui.
19:01C'est mon père qui déménageait ses bureaux
19:04et il ramène un grand tableau blanc à la maison à un moment.
19:06Et moi, le Spotlight, pour lequel je commençais à être une petite vedette locale,
19:12me disait, on te propose un spectacle par mois.
19:14Et je me dis, je ne vais pas faire le même spectacle tous les mois,
19:17donc je vais faire un spectacle improvisé.
19:19Je vais prendre ce tableau, comme on joue dans un café-théâtre,
19:21il y a un bar à l'entrée, les gens vont noter un mot pour rentrer
19:25et moi, je vais devoir improviser avec tous les mots de ce tableau.
19:27S'il y a un mot que je n'arrive pas à citer,
19:29je dois une tournée générale à tout le monde.
19:31Donc, le but, c'était d'utiliser tous les mots à inscrire sur le tableau.
19:34Oui, ça prenait bien parce qu'il y avait ce truc de...
19:36Déjà, il y a le défi, c'est-à-dire que les gens,
19:38ils pouvaient écrire n'importe quel mot.
19:39Moi, je devais vraiment l'intégrer dans leur ennemi de spectacle.
19:42Et quand je voyais qu'il y avait moins de monde,
19:44je crois qu'on a fait une seule date où il y avait 35 personnes
19:47sur les 120 possibles.
19:50J'ai fait exprès de ne pas dire tous les mots.
19:52Comme ça, j'ai payé ma tournée.
19:54Et ça s'est un peu répandu dans l'île.
19:55Mais si, il peut vraiment payer sa tournée générale.
19:57Donc, la fois d'après, j'avais 130.
19:58On était bien.
19:59C'est ce qu'on appelle avoir le sens de la communication.
20:01Et puis, alors, il se trouve aussi que ce truc,
20:05les chansonniers des années 30,
20:06et Thierry Luron l'a repris,
20:08il demandait des mots dans la salle
20:10et il créait une chanson ou un poème en quelques instants.
20:13Oui, c'est ça.
20:14En fait, moi, j'avais divisé le tableau en six cases
20:18et j'utilisais trois cases pour faire toute une improvisation.
20:20Dont, à la moitié du spectacle, j'utilisais une des cases.
20:23Donc, les gens la choisissent par applaudissement.
20:24Et en une case, on va créer une chanson.
20:26Et c'est fou le nombre de jeunes humoristes et d'humoristes anciens
20:29qui sont dans le Nord.
20:30Je ne sais pas si vous venez de Pierre Repp,
20:32si ça vous dit quelque chose.
20:33Oui, ça me dit quelque chose.
20:33C'était un garçon qui faisait semblant de bégayer.
20:36Oui.
20:36Et en fait, les bégayements, c'était des contre-pétris.
20:40Exactement, je vois très bien qui c'est maintenant.
20:41Mais il y a beaucoup, beaucoup d'humoristes.
20:43Il y a beaucoup de salles dans le Nord dédiées aux humoristes.
20:46Oui, et souvent, les spectacles d'humor font complet dans le Nord.
20:51Il y a un public pour ce genre de choses.
20:53Nous, on n'a pas les terrasses, on n'a pas les plages.
20:57On a des salles de spectacle.
20:58Et en fait, le spectacle vivant, c'est un moment qu'on passe à rire ensemble.
21:02Et je pense que c'est pour ça qu'il y a un certain attrait
21:04pour ce genre de choses dans le Nord.
21:06Et vous, vous avez eu tout de suite un attrait pour l'absurde, Jérémy Créville.
21:09Pourquoi ?
21:10Moi, j'aime bien l'humor à l'anglaise.
21:12Je me souviens de Sacré Graal que j'avais vu.
21:14Ça me faisait mourir de rire.
21:17C'est absurde et je me dis, c'est des leviers.
21:20Moi, j'aime bien le rire limite presque puéril, enfantin,
21:25pas forcément recherché, c'est pas la belle phrase qui va vous faire rire.
21:27Par exemple, un Raymond De Vos, moi, ça m'a jamais fait pleurer de rire.
21:32Je trouvais que c'était plein d'esprit, c'était bien fait.
21:34Mais ça amenait pas forcément du rire.
21:36C'était plutôt du « ah, oh ».
21:38Alors qu'un truc tout bête, tout absurde, une chute où un gars qui se prend pour un beau gosse
21:44qui ne fait que se manger son micro parce qu'il veut faire son lacet, c'est bête.
21:47Et au lieu de déplacer le micro, il va déplacer sa chaussure, mais il reste...
21:50Enfin, tu vois, c'est des petits mécanismes comme ça qui, moi, me font marrer.
21:53Voilà.
21:53Et ça fait rire le public de plus en plus.
21:55Et c'est bien ainsi.
21:57Autre date importante dans votre parcours pour un autre marathon, le 17 septembre 2021.
22:01A tout de suite sur Sud Radio avec Jérémy Crédville.
22:04Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessy.
22:07Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Jérémy Crédville.
22:10On a évoqué vos débuts dans le rugby, ce sport si cher à Sud Radio.
22:14On a évoqué vos débuts dans le sol en scène avec ses spectacles à Lille, totalement délirant.
22:19Et puis, le 17 septembre 2021, une nouvelle activité.
22:23Écoutez.
22:25Pour la vache.
22:27Danse avec les stars.
22:28Alors, passer du rugby et des sainilloises à Danse avec les stars, ça s'appelle un grand écart.
22:33C'est un sacré grand écart.
22:36C'est à des milliers de kilomètres de ma zone de confort.
22:40Ça faisait deux ou trois ans que la production m'approchait pour faire ce truc.
22:44Et mon agent, l'année 2021, donc il m'approche en juin, je dis non.
22:49Et mon agent dit, mais fais le casting, ils ne vont pas te prendre.
22:52Je dis, oui, d'accord.
22:53Donc, je passe le casting de Danse avec les stars avec Inès Van Damme.
22:56Et le truc, c'était, on a trois heures de danse et trois heures d'interview.
23:00Dans les trois heures de danse, j'ai su faire 20 secondes de danse à la fin.
23:03Et après, l'interview, je pense que c'est ce qui leur a plus parlé.
23:06Mais de toute façon, ils cherchent toujours les mêmes types de candidats dans chaque saison de Danse avec les stars.
23:12Il y aura un ou une humoriste.
23:13Il y a une ancienne Miss France.
23:14Il y a une star internationale.
23:16Il y a quelqu'un issu de YouTube.
23:18Enfin, ils construisent un peu le casting comme ça.
23:19Et j'ai adoré faire cette émission.
23:21Ça a été quand même un gros boulot parce que chaque...
23:23C'est énorme.
23:24Énorme parce que je n'ai pas de mémoire corporelle.
23:26Je m'en suis rendu compte en faisant la danse.
23:29Et d'une, je n'arrive pas à apprendre sans m'amuser.
23:32Et quand ils disent Pascal, ils ne voulaient pas toujours rigoler.
23:34Et de deux, je n'ai pas de mémoire corporelle.
23:35C'est-à-dire qu'un truc que je maîtrise la veille corporellement parlant, le lendemain, je ne le connais
23:39plus.
23:40Comment vous avez fait alors ?
23:41Eh bien, on bossait deux fois plus que les autres parce qu'en fait, dans le contrat qu'on a,
23:44on a des demi-journées de répétition.
23:47Et nous, moi, j'étais dans l'année où il y a eu Taïk, il y a eu Bilal, Hassani,
23:52il y a eu Dita Vantiz.
23:54Et ces trois personnes-là étaient des danseurs.
23:55Enfin, ils savaient danser.
23:56Donc, ils utilisaient le studio 20 minutes, le temps de faire les interviews et tout.
23:59Et après, ils rentraient chez eux.
24:00Ce qui fait qu'il y avait un studio de libre le matin ou l'après-midi quand nous, on
24:04s'entraînait.
24:04En gros, si on s'entraînait le matin, mais que Bilal avait le studio l'après-midi,
24:07nous, on prenait le studio l'après-midi vu qu'il n'était pas là.
24:10Donc, on faisait toute la journée, on faisait 9 heures de danse par jour.
24:12Oui, mais le rugby, ça a dû servir.
24:14Il restait quelque chose.
24:15Je crois que c'est ce côté-là, c'est ce côté compétition, côté...
24:21Comme je disais tout à l'heure, le corps, on peut en faire quelque chose.
24:23On peut tout apprendre en persévérant.
24:25Et je pense que c'était le cas là-bas.
24:26Dans cette saison, il y avait aussi Jean-Baptiste Meunier, révélé par les choristes.
24:30Et je ne sais pas si vous le savez, mais au départ, il ne voulait pas être chanteur,
24:33mais commandateur sportif de rugby.
24:34Ah ouais ? Il n'est pas trop tard.
24:35Il peut s'y mettre.
24:38Alors, finalement, au départ, vous n'aviez aucune chance.
24:40Vous avez été la révélation.
24:42Vous avez fini 6e aux portes des quarts de finale.
24:44C'est ça, oui.
24:45Je crois qu'il y a eu 10 avant-tis qui s'est absenté.
24:49Donc, elle a pu faire l'écart.
24:50Si elle avait été là, je pense que ça passait.
24:51Mais oui, et j'avais fait un post sur Instagram sur les gens du milieu de tableau.
24:57Parce qu'on savait qu'on n'allait pas gagner.
24:58Et on était une petite équipe dans l'équipe.
25:01On était content d'avoir un 6 sur 10.
25:04Ça nous suffisait.
25:05Et non, non, je savais en faisant cette émission que je n'allais pas la gagner.
25:07Mais je ne savais pas que j'irais aussi loin.
25:08Parce que j'ai fait 9 émissions sur les 12.
25:12Oui, c'est quand même pas mal.
25:13Oui, c'est bien, oui.
25:14Et du jour au lendemain, vous avez acquis une popularité que vous n'imaginez pas.
25:18Oui.
25:18Oui, et ce qui est bien aussi dans ce programme, c'est que comme j'étais le seul humoriste du
25:22programme, moi j'y allais pour vendre des places de spectacle.
25:24Donc, il fallait que je fasse un petit peu le show.
25:28Ça marchait bien parce qu'à le côté, il fait des blagues.
25:30Et en plus, il s'entraîne quand même.
25:32Je ne prenais pas ça à la légère.
25:34Je m'impliquais vraiment dans le programme.
25:37J'ai évité, moi, parce qu'ils me proposaient toutes les semaines.
25:40Ce serait bien qu'on aille quand même chez toi, qu'on filme ta famille et tout.
25:42Non, non, ils n'ont pas signé pour ça.
25:44C'est moi qui ai signé.
25:46Mais non, je ne suis pas mécontent de l'avoir fait.
25:48Et je sais que chaque année, les humoristes me téléphonent quand ils sont approchés par dans ça avec les stars.
25:52Et je leur dis, mais fonce, il n'y a rien à perdre.
25:54En fait, si tu es ridicule, tu es humoriste.
25:56Donc, c'est bien, tu ne feras rire les gens.
25:57Et si tu ne dures pas longtemps dans l'émission, tu es humoriste.
26:00Donc, ce n'est pas grave.
26:00Si tu dures longtemps dans l'émission, tu peux te révéler chez certains spectateurs.
26:04Donc, ça ne peut être que positif.
26:06Et l'humour à la télévision qui est devenu rare aujourd'hui.
26:09Vous en avez donné un exemple, je crois, le 1er avril 2022, dans N'oubliez pas les paroles.
26:15Ah oui, Nagui m'avait invité.
26:17En gros, il voulait piéger Nagui dans l'émission N'oubliez pas les paroles.
26:21Donc, ils m'ont fait faire chanter, je ne sais plus quoi, un truc pour piéger Nagui.
26:24Seulement, Nagui est forcément au courant de ce qui se passe sur son émission.
26:27Donc, il a fait un contre-quemps.
26:29Il a eu un contre-piège.
26:30Donc, j'avais piégé les deux, et Nagui, et l'équipe de Nagui.
26:33C'est fou, ça.
26:34Oui, c'était marrant.
26:35Et c'était un peu ma première approche dans la chanson.
26:37Oui.
26:38Avec ce truc-là, j'avais chanté pour une asso avec Virginie Hock.
26:41Oui.
26:41J'avais trouvé l'émission incroyable.
26:43Et le fait de chanter avec un orchestre aussi, ça m'avait marqué.
26:47Parce que je n'avais jamais fait ça.
26:48Qu'est-ce que vous chantez ce soir-là ?
26:49J'avais chanté du Johnny.
26:52J'avais chanté Je te promets.
26:53Et je n'avais jamais chanté de Johnny avant.
26:56Et ça m'a un peu suivi après derrière.
26:57Mais les canulars de ce genre, finalement, vous aimez ça, c'est devenu très rare aujourd'hui.
27:03Vous savez que la tradition du 1er avril, ça vient du roi Charles IX, qui avait changé le calendrier.
27:08À l'époque, les années se terminaient en mars.
27:13Et donc, les gens n'étaient pas prévenus qu'elles allaient débuter en janvier.
27:18Donc, les gens qui n'étaient pas prévenus, ils se moquaient d'eux.
27:20Et c'était le 1er avril, la tradition du poisson.
27:22Le poisson qui correspondait à la fin du carême.
27:25Ok, je prends.
27:26Voilà, c'est faux, je la mets dans la petite besace.
27:27Mais c'est vrai que les canulars, c'est une chose qui se perd et que vous aimez bien aussi.
27:31Je trouve ça chouette.
27:33Quand ce n'est pas méchant, quand c'est bienveillant, c'est cool.
27:37On se souvient de plein de caméras cachées de François Lambrouille, des conneries comme ça.
27:41Bien sûr.
27:42Mais oui, non, c'est vrai que ça ne se fait plus.
27:43Je ne sais pas pourquoi.
27:44Et alors, vous dites qu'il y a de moins en moins d'humour.
27:47Non, je pense qu'ils essaient d'en mettre partout.
27:49Ils mettent des humoristes aux infos.
27:51Il y a toujours, à 7h55, il y a l'humour de machin sur tel événement politique.
27:58J'ai l'impression que des humoristes, ils essaient d'encaser dans toutes les émissions possibles.
28:01Oui, je sais.
28:02Oui.
28:02Mais peut-être parce que l'actualité est pleine d'humour.
28:04Ah, peut-être.
28:05Ah bah, ça, ils ne seront jamais...
28:06On ne sera jamais plus drôles que l'actualité.
28:08Alors, il se trouve que danser avec les stars, ça a été une performance physique.
28:12Il y en a eu une autre, c'était Fort Boyard.
28:14Oh, l'enfer.
28:15Fort Boyard.
28:16On m'avait prévenu.
28:18On m'avait prévenu.
28:19Il y a peu de gens qui y retournent, finalement, à Fort Boyard.
28:22Oui, parce que tu te fais mal.
28:24Tu te fais vraiment mal.
28:25Et puis, il y a des trucs que tu n'as pas envie de faire.
28:28Ce n'est pas qu'ils te l'imposent.
28:29C'est que tu as quand même une fiche à remplir.
28:32Avant, ils font un petit listing de tes phobies.
28:35Et clairement, ils font aller dans toutes tes phobies possibles.
28:37Ah, c'est...
28:38Les rats, les phobies.
28:39Ah, oui, oui.
28:39Vous avez eu trois.
28:40La tête chercheuse, vous l'avez vu.
28:41Ah, ça, je m'en souviens, oui.
28:42Et le pire animal, c'est quand même le pigeon.
28:44Parce qu'il est plus grand que ta tête.
28:45Oui.
28:46Et le bec paraît dix fois plus long quand il est devant ton oeil.
28:49Et puis, il y a Mask Singer.
28:50Parce que là, aussi, vous avez réussi une performance.
28:52Parce qu'en épouvantable, peu de gens vous ont reconnu.
28:55Oui, j'étais content de ça.
28:56Et en fait, je ne comprenais pas bien le but de cette émission.
28:58Parce qu'il y en a qui sont découverts dès la première émission, mais qui vont au bout.
29:02Il y en a qui ne sont pas découverts et qui sont quand même démasqués.
29:05Il y a un peu un double jeu là-dedans qui était assez étrange.
29:07Et non, j'étais content de faire cette émission.
29:09Parce que, justement, en masqué, on ne te reconnaît pas.
29:12Et c'était la seule fois où j'ai pu chanter avec ma vraie voix.
29:16Parce que sur France Inter, quand je faisais des parodies de chansons,
29:19j'essayais de m'approcher vocalement de la voix de l'interprète.
29:23Donc, je faisais plus des imitations que des chansons.
29:24Et là, pour le coup, derrière ce masque, on me demandait d'être moi.
29:28Et en même temps, vous avez fait aimer le rap à ceux qu'il déteste.
29:32C'était la première fois qu'il y avait du I am dans Mask Singer.
29:36Parce qu'en fait, ils nous demandent une dizaine ou une quinzaine de chansons qu'on aime bien.
29:43Seulement sur les 10 ou 15, ils ne les aiment pas toutes.
29:45Et il y a des chansons qu'ils veulent, eux, mettre en avant.
29:47Donc, ils proposent aussi un listing.
29:49Et non, je me suis dit...
29:51L'avantage d'être en épouvantail, c'est de pouvoir jouer justement le côté obscur.
29:55Et c'est pour ça qu'ils l'ont gardé.
29:56Et finalement, ils l'ont bien marché.
29:58Et l'épouvantail le plus célèbre, c'est celui du magicien d'Oz, bien sûr.
30:01Le comédien qui le jouait avait une prothèse en caoutchouc qui imitait le tissu.
30:06Et la prothèse avait laissé de nombreuses marques sur son visage.
30:09Et ça a mis un an à partir après le tournage du magicien d'Oz.
30:13Ah oui, d'accord.
30:13C'est fou, comme quoi le cinéma, c'est pas des risques.
30:17Et le cinéma, vous en avez fait...
30:18Alors, il y a eu, moi je me souviens, du premier Joyeuse Retraite,
30:21où vous faisiez un fils homosexuel de Thierry Lhermitte et Michel Larocque,
30:25qui était une joyeuse composition.
30:26Ah ben c'était chouette, moi, quand on me propose justement un film
30:30qui sort au cinéma avec Thierry Lhermitte et Michel Larocque,
30:32où je dois jouer leur fils, je dis oui, et je n'ai pas lu le scénario au départ.
30:35Et du coup, oui, il est homosexuel à la fin du film.
30:38C'est le plot twist.
30:39Ce qui fait qu'ils ne l'ont pas repris dans le 2.
30:41Parce qu'il y a un Joyeuse Retraite 2,
30:42donc ils assument de faire une vanne sur le fils qui devient homosexuel,
30:45mais ils n'ont pas assumé de faire des vannes sur l'homosexualité dans le 2.
30:48Donc ils ont dit, il est resté à Paris pendant que nous, on est à Lisbonne.
30:51Je trouvais ça dommage.
30:52Vous l'avez appris dans la presse, justement.
30:53L'avez appris dans la presse, je l'ai appris.
30:55Ouais, c'est ça qui me...
30:57Ouais, je l'ai un peu mal vécu.
30:59C'est-à-dire que je vois Constance Labbé qui tourne là-bas,
31:04et je vois sur une story JR2,
31:06je dis JR2, ça fait quand même penser à Joueruse Retraite 2,
31:08tu tournes au Portugal.
31:09C'était dans la fin du 1, on sait qu'ils ont une maison au Portugal.
31:12Je dis, oui, oui, mais ils n'ont pas pris tout le casting.
31:15L'histoire, elle est centrée sur moi et celui qui joue l'agent immobilier.
31:18D'accord ?
31:19Et un jour, pareil, story Instagram, je vois tout le casting partir.
31:22Je dis, il y a quand même un souci, quoi.
31:23Et ouais, non, le réalisateur ne m'avait pas appelé.
31:25Il s'est excusé par la suite,
31:27pensant que j'étais au courant.
31:28Et il dit, non, mais c'est juste que voilà,
31:30c'était un peu touchy les vannes qu'on pouvait faire sur toi,
31:32donc on a décidé de ne pas te mettre dans le film.
31:34Je l'ai su, ouais, je l'ai su.
31:35Vous remarquez, je ne suis pas sûr que le second ait marché aussi bien que le premier.
31:38Je ne crois pas.
31:38Donc vous n'avez rien perdu, si j'ose dire.
31:41Moi, j'ai tourné trois semaines à Troyes,
31:42ils ont tourné trois semaines à Lisbonne,
31:43donc on a perdu un peu de soleil.
31:46Mais vous avez le seuil au fond de votre cœur.
31:48Exactement.
31:48Alors, il y a aussi des petits rôles que vous avez eus dans certains films,
31:53et à la télé, dans 10% notamment,
31:55vous faites une apparition ?
31:56Oui, j'ai joué mon rôle.
31:59J'avais quand même failli rater le casting pour jouer mon rôle.
32:01C'est-à-dire qu'il y avait un casting pour un court passage dans,
32:06je crois que c'était la quatrième saison,
32:08ça doit être l'épisode 3 ou 4.
32:10Épisode 4, oui.
32:11Épisode 4, voilà.
32:13Où Sandrine Kiberlin va dans un comédie club,
32:16découvre des comédiens de stand-up et veut se lancer.
32:18Et donc moi, je faisais partie des comédiens de stand-up.
32:19Mais quand tu es au casting, c'est-à-dire que tu joues Jérémy Crédville.
32:22Et moi, il ne m'appelle pas au départ.
32:24Donc ça veut dire que j'avais raté le casting pour jouer mon rôle.
32:26Donc je ne savais pas qui allait jouer Jérémy Crédville à ma place.
32:28Et toujours est-il que 4 jours avant le tournage,
32:30ils m'appellent, donc on est le 1er décembre,
32:32ils font 1, on tourne le 5.
32:33J'ai dit, mais qui s'est désisté ?
32:34Ah non, non, non, mais on pensait à toi.
32:36J'ai dit, ben non, 3 jours avant le tournage,
32:38tu pensais à quelqu'un d'autre.
32:39Bon, ce n'est pas grave, rendez-vous le 5.
32:41Donc j'ai quand même joué mon rôle,
32:42mais c'était drôle de me dire,
32:43j'ai quand même loupé le casting de moi.
32:45Enfin, c'est quand même improbable.
32:47Ça peut être un excellent sketch, ça.
32:48Ah oui.
32:49Alors il se trouve aussi dans le stand-up,
32:51vous avez vraiment commencé le stand-up
32:53avec Vendredi Tout est Permis,
32:55avec Jamel Comédie Club.
32:56Vraiment, ça a été une école aussi.
32:58Ouais, ouais, ouais.
32:59Pour le coup, le Vendredi Tout est Permis,
33:03je suis rentré dans cette émission
33:04grâce à Philippe Lelievre.
33:06En fait, pour la petite anecdote,
33:07j'avais fait une émission sur Gulli avec lui,
33:10qui était un Time's Up.
33:11Donc on avait deux équipes d'enfants,
33:13on jouait pour eux et on faisait un Time's Up.
33:15Et à la fin de l'émission,
33:16on passe deux heures ensemble, ça se passe bien.
33:18Et lui dînait avec Arthur le soir même.
33:19Et Philippe Lelievre dit à Arthur,
33:20là, j'ai fait une émission avec un gars
33:22qui fait de l'impro,
33:23il est hyper bienveillant.
33:25Prends-le sur Vendredi Tout est Permis.
33:26C'est comme ça que je suis rentré
33:27dans Vendredi Tout est Permis.
33:29Et le Jamel Comédie Club,
33:31c'était une saison où il s'ouvrait un peu plus,
33:34il tendait à moins faire de l'humour communautaire
33:36et plus il ouvrait un peu le spectre de l'humour.
33:39Et j'étais content de faire partie de cette émission-là.
33:41Et puis alors, Jérémy Crézville,
33:42je crois que l'une des choses les plus performantes
33:45de votre parcours de sportif,
33:47c'est votre combat contre Mike Tyson pour les pubs.
33:50Ah ouais.
33:50Ça, j'étais content parce que l'année d'avant,
33:52ils avaient pris Brad Pitt
33:53et l'année d'après, c'était moi.
33:55Enfin, c'était Mike Tyson, mais c'était moi.
33:57Mais comment c'est venu ça ?
33:59Eh bien, plein confinement,
34:01enfin, c'était le début du confinement,
34:02moi, je perdais toutes mes dates de spectacle.
34:04J'avais une quarantaine de dates qui tombaient à l'eau,
34:07donc elle est revenue avec.
34:09Et je vois, il y a un casting,
34:10une amie m'envoie casting pour Boursorama
34:12ou je ne sais pas quoi,
34:13il cherche un comédien qui a de l'humour et sportif.
34:16Elle dit, je pense que tu corresponds,
34:18envoie une tape.
34:19Et moi, je ne sais plus, j'étais confiné,
34:21on s'était foutu en forêt.
34:23Donc, j'ai fait un faux entraînement de boxeur et tout.
34:26Ils l'ont gardé.
34:27Et ils m'ont pris.
34:28J'ai tourné, ouais, cinq jours à Kiev.
34:30Quand ça existait encore.
34:31Oui.
34:33Et ouais, canon, c'était super.
34:35Mais Mike Jackson, en plus, c'est un danger.
34:36Vous savez qu'il a dit un jour qu'il avoue être déçu
34:39de ne jamais avoir tué quelqu'un lors d'un combat.
34:42Ouais, ça ne m'étonne pas de lui.
34:44Il a ce petit côté dangereux.
34:46Voilà.
34:46Mais vous ne l'avez jamais rencontré.
34:47Eh ben, j'ai eu la joie de partager de savoureux moments
34:51avec sa doublure.
34:52Et lui, non, il a tourné.
34:54Mais en plus, c'est comme ça qu'on m'avait appâté aussi.
34:56On dit, ah, tu vas faire une pub.
34:57Bon, on hésite à te dire avec qui.
34:59Je dis, bah, dites-moi quand même avec qui.
35:01Eh ben, c'est avec Mike Tyson.
35:02Génial et tout.
35:03On arrive en Ukraine.
35:05Je vois quand même un gars qui lui ressemble.
35:06Je dis, ah, d'accord,
35:07donc il va faire tous les plans lumière.
35:09Non, non, c'était lui.
35:10Et Mike Tyson a tourné ses plans.
35:12Je crois qu'il était à Las Vegas.
35:13Oui, c'est ça.
35:14Ou Los Angeles, un truc comme ça.
35:15Vous l'avez échappé, Belle.
35:16Ouais.
35:17Alors ça, c'est le parcours d'hier.
35:19Celui d'aujourd'hui et de demain.
35:20On va l'évoquer à travers la date du 15 mai 2026.
35:24A tout de suite sur Sud Radio avec Jérémy Crédville.
35:27Sud Radio, les clés d'une vie.
35:29Jacques Pessis.
35:29Sud Radio, les clés d'une vie.
35:31Mon invité Jérémy Crédville.
35:33Alors, on a évoqué votre parcours de rugbyman.
35:35Vos débuts à la scène.
35:36Vos premiers triomphes à la scène.
35:38Et puis au cinéma avec quelques rôles.
35:41Et puis, le 15 mai 2026,
35:43vous êtes sur une grande scène parisienne.
35:45La Cigale.
35:46Je l'adore.
35:47J'aime trop cette scène-là.
35:48Elle est belle.
35:49En fait, on m'avait proposé,
35:50parce que j'avais déjà fait l'Olympia,
35:51on m'avait proposé de refaire l'Olympia.
35:53Et j'ai demandé s'il était possible de faire deux Cigales.
35:55Donc, on joue les 15 et 16 mai à La Cigale.
35:57J'aime bien ce côté cocon,
35:58ce côté bouillonnant qu'à cette salle,
36:01elle me va bien, je trouve.
36:04Et puis, justement, c'est un travail de fourmi
36:06qui vous a conduit sur cette salle.
36:08Oh oui, l'attendez, elle, là.
36:09Avec un spectacle enchanteur.
36:11Alors, enchanteur, c'est un jeu de mots.
36:14Oui, voilà.
36:15Alors, ça s'écrit tout attaché, enchanteur.
36:16Je pense que...
36:18En fait, quand on se présente et qu'on dit
36:21Jérémy Créville, enchanté, on ne l'est pas encore.
36:23Oui.
36:24C'est au fil de la conversation,
36:25on devient enchanté par les choses.
36:27Je trouve ça presque dommage de dire
36:29enchanté quand on ne l'est pas encore.
36:32Et tu vois, le côté enchanteur,
36:34c'est aussi un truc qui reste.
36:35C'est-à-dire qu'il y a un côté magique
36:36et il y a ce jeu de mots enchanteur.
36:38Donc, je voulais mêler tout ça dans un spectacle.
36:40Et justement, un spectacle où il y a des sketchs,
36:43mais aussi des chansons.
36:44Et ça, c'est un désir de toujours.
36:46En fait, je l'ai découvert en faisant des parodies de chansons
36:49sur France Inter via quelques chroniques.
36:51Sur le spectacle précédent, il y avait juste deux chansons.
36:54Mais on m'en parlait à la fin du spectacle.
36:56On disait, quand vous chantez, c'est super,
36:57ça apporte un truc, quelque chose en plus.
37:01Ensuite, je suis pris pour ma singer
37:02et je me dis, j'aime quand même ça chanter,
37:05mais je ne veux pas en venir à faire des albums.
37:06Moi, mon métier, la chose qui m'anime,
37:10c'est vraiment d'amuser les gens,
37:11de les faire rire, de les enchanter.
37:13Et je me suis dit, créer un spectacle
37:16avec sketch et chansons, ça peut être bien.
37:18Entre deux, je croise Ben Mazoué
37:21autour d'une bière, on discute.
37:22Il fait, c'est quoi, toi, tes projets ?
37:23Je dis, moi, j'aimerais bien faire un spectacle
37:25où il y a quand même quelques chansons dedans.
37:27Il dit, ah, donc tu voudrais des moments
37:28où tu t'adresses à ton public
37:29et des moments où tu chantes.
37:30Je dis, bah oui.
37:31Il dit, parce que moi, je connais quelqu'un
37:32qui fait ça, qui pourrait te mettre en scène.
37:33Donc, je lui demande qui ?
37:34Il dit, bah, moi.
37:35Et lui, c'est clairement ce qu'il fait
37:36dans ses concerts, ceux qu'ils connaissent
37:37savent que, voilà, c'est un chanteur,
37:39mais sauf que dans tous ses concerts,
37:41il a une trame.
37:42Il y a des petits moments de vie
37:43qu'il fait entre ses chansons,
37:44des sortes de petits sketchs, en fait.
37:46Et c'est là où on se retrouve tous les deux.
37:48Et la question qu'on se pose
37:49et qui se pose dans ce spectacle
37:51et qui correspond exactement à ça,
37:52pourquoi choisir entre la chanson et les sketchs ?
37:55Bah ouais, moi, ça a toujours été ça.
37:57J'ai eu une production pendant trois ans
37:59qui s'appelle Olympia Prod
38:01qui, à la fin des trois années,
38:04m'a dit, on ne sait pas si on va continuer
38:06parce qu'on ne sait pas sur quel pied tu danses.
38:08C'est-à-dire que tu passes au Jamel,
38:10tu es dans Vendendité Permi,
38:13tu es à Vétep, il y a trop de choses.
38:16On ne sait pas sur quelle ligne tu prends.
38:18Et en fait, moi, j'ai dit,
38:19là où je m'amuse, c'est ma ligne,
38:20c'est ma ligne de conduite.
38:21Et ils m'ont dit,
38:22c'est un peu difficile à lire pour le public.
38:23On ne sait pas si tu chantes,
38:24si tu danses, si tu fais des imitations,
38:26si tu fais du sketch ou du stand-up.
38:27J'ai dit, je fais tout ça,
38:28j'aime bien faire ça.
38:29Et moi, c'est un peu ça, en fait.
38:30Je me demande pourquoi choisir un truc
38:31quand on peut tout faire.
38:33Vous êtes une exception
38:34dans ce monde de technocratie
38:35où chacun est dans une case
38:38et c'est une qualité de palètre.
38:40C'est rarissime.
38:41C'est ça qui est bien.
38:44Moi qui viens du monde de l'impro,
38:45souvent, on cadre.
38:46Mais le but, c'est de s'amuser
38:48un peu autour de la case qu'on nous a donnée.
38:49Mais quand on nous donne une catégorie
38:51Molière ou Shakespeare,
38:52l'avantage, c'est de prendre le vocabulaire
38:55shakesperien ou de Molière,
38:56mais d'aller dans d'autres directions.
38:58Je crois que c'est ce qui m'amuse.
39:00Oui, et puis c'est quand même un défi
39:01parce que mêler chansons et sketch,
39:03ce n'est pas si courant aujourd'hui.
39:05Non, et puis même moi,
39:06je ne sais pas si j'irais voir
39:07un truc qu'on m'annoncerait comme ça.
39:08Je ne sais pas si j'ai envie
39:09de voir un humoriste chanter.
39:11En même temps,
39:12les grands spectacles de revue des années 30,
39:14c'était un mélange de sketch et de chansons.
39:16Toujours.
39:17Et cette tradition a disparu.
39:18Et c'est ce qui faisait la gloire de Paris.
39:20Ben voilà, je dois être un gars à l'ancienne.
39:23Exactement.
39:24Et restez-le tout en étant moderne.
39:26Alors, il y a parmi les évocations de ce spectacle,
39:29il y a Johnny Hélidé,
39:30qui chère à votre cœur.
39:32Oui, parce que ça fait,
39:35depuis, n'oubliez pas les paroles notamment,
39:37des années qu'on me dit
39:37s'il y a un biopic sur Johnny,
39:39mais c'est pour toi, c'est sûr.
39:40Évident.
39:41Il y en a eu deux en préparation.
39:42On ne m'a pas appelé une seule fois.
39:44Donc ça fait des années qu'on me dit
39:45s'il y a un biopic sur Johnny,
39:46c'est pour toi,
39:46il y en a eu deux, pas pour moi.
39:49Il y a peut-être une chance.
39:50Ah non, il a vite été remplacé.
39:51Il était remplacé avant d'annoncer qu'il disparaissait.
39:53C'est Benjamin Voisin qui incarnera Johnny Hélidé.
39:55Je ne sais même pas si je suis autorisé à le dire.
39:57Oui, on peut tout dire.
39:58Ici, nous parlons vrai.
40:00Donc non, non, il avait commencé le tournage
40:03avant même que Raphaël Quenard
40:05n'annonce qu'il ne le quitte, le tournage.
40:08Donc moi, je n'ai pas du tout été approché.
40:10Et vous le regrettez ?
40:10Oui.
40:11Moi, j'aurais aimé au moins faire le casting.
40:13Et si on me dit non,
40:15c'est que je n'étais pas bon en casting
40:17et que je n'étais pas fait pour ce truc-là.
40:18Mais là, non, il y avait comme une envie,
40:20comme une promesse.
40:21En fait, c'est comme si,
40:23depuis que je fais ce métier,
40:24on me promettait quelque chose qu'on m'enlève.
40:26Alors que je pense que je l'aurais bien fait.
40:29Oui, je pense que vous auriez été à votre place
40:31parce que moi, j'ai bien connu Johnny
40:32et il avait un humour pince sans rire énorme.
40:35Il faisait des blagues sans arrêt.
40:37Il vient d'un dîner où il a fait croire à son collaborateur
40:39qu'il avait mangé un plat avarié.
40:41L'autre a filé chez le médecin
40:42avec un tel sérieux que ça passait.
40:44Oui, ça ne m'étonne pas de lui.
40:46Donc ça aurait pu marcher.
40:47Et vous ne l'avez jamais rencontré ?
40:48Non, j'ai été à son concert à Lens
40:51pour son tour 66.
40:52Mais évidemment, non, je ne l'ai pas rencontré.
40:54C'est un des regrets aussi que j'ai.
40:55Je n'ai pas beaucoup de regrets,
40:56mais j'aurais bien aimé le croiser.
40:58Et puis un peu comme vous,
40:58il n'était dupe de rien
40:59car je crois, Jérémy Crédville,
41:00que vous n'êtes dupe de rien.
41:01Non, non.
41:03Et Johnny, on l'a longtemps fait passer
41:05pour un bonnet,
41:06mais il savait très bien ce qu'il faisait.
41:08Et je pense qu'il était
41:10beaucoup plus intelligent
41:10que ce qu'on ne croit.
41:12Il avait un truc,
41:13il avait une cour autour de lui.
41:14Donc on disait, on va au restaurant.
41:16La cour commandait vraiment
41:17le maximum, le plus cher.
41:18Et à la fin du dîner,
41:19il avait un truc,
41:20il faisait un signe à son chauffeur,
41:21il disait, je vais aux toilettes
41:22et il partait en laissant la note au centre.
41:24Il avait bien raison.
41:25Il avait bien raison.
41:26Alors, il se trouve que
41:28il y a aussi dans ce spectacle
41:29les relations amoureuses
41:30qui sont importantes.
41:31Oui.
41:32Bah ouais, en fait,
41:33je pense que c'est
41:34un truc universel.
41:36C'est marrant parce que
41:36dans l'amour, il n'y a pas de recette.
41:37Il n'y a pas de manuel.
41:38On ne sait pas de qui
41:38on va tomber amoureux
41:39ou comment c'est fait l'amour.
41:44Le sentiment qu'on éprouve.
41:46Donc moi, ouais,
41:47je tourne ça en dérision
41:47avec mes enfants,
41:49l'amour de tes enfants
41:50qui est inconditionnel
41:50avec ma compagne
41:53sur lesquelles
41:53les joies du couple,
41:55ça résonne
41:56parmi les spectateurs.
41:57Donc ouais, je m'amuse de ça.
41:59Eh bien, c'était Daniel Prévost
42:00qui avait dit un jour
42:01l'amour, il faut être deux.
42:03J'ai essayé tout seul,
42:03c'est crevant.
42:05C'est le comble de l'absurde.
42:06Et vous évoquez Brel aussi,
42:08Jérémy Crédon.
42:09J'adore, j'adore Brel.
42:10Brel, j'ai une admiration
42:14incroyable pour cet homme,
42:15pour ce qu'il chante,
42:16pour ce qu'il transmet.
42:18C'est un chanteur
42:19et un interprète.
42:19C'est-à-dire que
42:20quand il interprète
42:21la chanson des vieux amants,
42:23il raconte toute une histoire
42:25en rime,
42:25il souffre au moment
42:26où il doit souffrir.
42:26Enfin, c'est beau du Brel.
42:28Il faisait 45 minutes de scène,
42:30il changeait deux fois de chemise
42:31tellement il transpirait.
42:32Il ne se m'étonne pas.
42:33Et il vomissait vraiment
42:33avant chaque spectacle
42:34de peur de ne pas réussir.
42:36Mais alors, Brel,
42:36il y a une chanson,
42:37la Vals à mille temps
42:38que vous connaissez.
42:39Et vous qui êtes humoriste,
42:40est-ce que vous connaissez
42:40cette parodie
42:41par Jean Poiré ?
42:49C'était l'époque où la vie
42:51est montée déjà
42:52et Jean Poiré avait réalisé
42:53cette parodie de Brel
42:54que Brel adorait.
42:55Ah bah, ça ne m'étonne pas.
42:56Non, c'est chouette.
42:57Moi, je fais une chanson
42:59sur les Saint-Valentin
43:01qui passent
43:01et c'est sur le rythme
43:02de la valse à mille temps.
43:04Et il me semble,
43:04on m'a dit qu'Arthus
43:05faisait la vanne à mille temps.
43:07Je ne sais plus ce qu'il disait.
43:09Le premier temps de la vanne.
43:10Il n'y a rien de plus difficile
43:11à chanter que la valse à mille temps.
43:13C'est ça qui est cool.
43:14Elle est assez virtuose
43:15et une fois qu'on l'a bien en bouche
43:17et qu'on arrive à bien
43:17tout articuler,
43:19même au bout où ça s'accélère,
43:21les gens sont toujours
43:22un peu impressionnés
43:23par ce truc.
43:24Et ouais,
43:24elle nous emporte la musique
43:26sur un...
43:27Elle ne fait que monter, quoi.
43:28Et Patrick Sébastien
43:29aussi est présent.
43:30J'adore.
43:31Moi, j'aime bien
43:31le personnage de Patrick Sébastien
43:32parce que pareil,
43:33il passe pour un bonnet
43:33alors que c'est quelqu'un
43:34de très intelligent.
43:37Il a la vie
43:37qu'il a envie de mener.
43:38Il est un peu déçu
43:41du monde de la télé
43:42qui lui a quand même
43:43craché dessus
43:44alors qu'il a fait
43:44des audiences.
43:46Il a fait des meilleures audiences
43:47que certaines finales
43:48de match de foot
43:48sur des trucs.
43:49Et il a créé des émissions
43:51où même il se transformait.
43:53C'était assez impressionnant.
43:55Alors là,
43:55il a un côté beauf
43:56qui cultive
43:58parce qu'on attend ça aussi
43:59de lui.
44:00C'est-à-dire que du Patrick Sébastien,
44:01t'as envie que ce soit...
44:01T'as envie d'entendre...
44:04T'as envie de t'amuser
44:05que ce soit dans son chantage.
44:06Non, j'ai aussi
44:08du respect
44:09pour cet homme
44:11qui fait
44:11ce qu'il veut,
44:12ce qui lui plaît
44:15et auquel les gens
44:16ont un peu honte
44:17d'adhérer des fois.
44:18C'est ça qui me fait marrer.
44:18Déçu est un mot fable
44:19pour la télé.
44:21Ah voilà, oui.
44:21Mais c'est aussi
44:22un ancien joueur de rugby
44:23passé de Brive.
44:24Oui, oui.
44:25Il était président de Brive.
44:26Oui, oui.
44:26Il a sauvé Brive
44:27à une époque.
44:28Oui.
44:28Et là aussi,
44:29c'est un point commun
44:30que vous avez avec lui
44:31parce que finalement,
44:32cette passion du rugby
44:34déclenche peut-être
44:35une forme d'humour,
44:35une forme de joie
44:36et de bonheur.
44:36C'est possible.
44:37De toute façon,
44:37je pense qu'une équipe solide,
44:39c'est une équipe
44:39qui arrive à rigoler.
44:41C'est aussi un spectacle familial
44:42parce que le Roi Lion
44:43est très présent.
44:44Oui.
44:45Oui, le Roi Lion,
44:45c'est un classique
44:47que tout le monde connaît.
44:48Ma génération,
44:48les générations d'avant,
44:49mes enfants l'ont vu.
44:52Et le Roi Lion,
44:53je partais du principe
44:54qu'on répétait
44:55sans faire exprès
44:55des phrases
44:56qu'on entendait
44:56de nos parents.
44:57Donc j'ai pris
44:58la base de
44:58C'est l'histoire de la vie,
44:59sauf que j'ai fait
45:00C'est pas Versailles ici.
45:01Et en fait,
45:06c'est que je vois justement
45:06plusieurs générations venir.
45:08C'est-à-dire qu'il y a
45:08des grands-parents
45:09qui viennent avec les parents
45:10et les ados.
45:11Et j'adore voir des fois
45:12des familles
45:13quand on prend des photos
45:14de groupe.
45:15Ça m'amuse de voir
45:15les anciens
45:16avec les tout jeunes
45:17alors que c'est les parents
45:18qui ont choisi le spectacle
45:18mais ils emmènent
45:19toute la famille.
45:20Oui, parce que c'est
45:20un spectacle absurde
45:21et à la portée de tous.
45:23Oui.
45:24Il n'y a pas de vulgarité.
45:26Non.
45:27Alors vraiment,
45:28c'est très imagé
45:29ou c'est quelques passages
45:30pour dire de détendre
45:31un peu les gens
45:31qui s'attendaient un peu.
45:34On m'a déjà dit
45:36ça m'avait amusé
45:37comme commentaire
45:37je joue en Guadeloupe
45:38il y a deux semaines
45:39et un gars m'arrête
45:39il fait
45:40j'adore ce que vous faites
45:40c'est trop bien
45:41vous me faites du bien
45:42et en plus
45:42ce qui est chouette
45:43c'est que ça vole pas haut.
45:44Et alors j'aurais pu
45:44mal le prendre
45:45et en fait
45:46j'ai une amie
45:48qui était avec moi
45:50elle dit
45:50mais il ne faut pas mal
45:51le prendre
45:51elle dit
45:52mais non
45:52mais moi j'aime bien
45:53le fait qu'on puisse rire
45:54comme ça d'un coup
45:54et elle dit
45:55et toi ça vole
45:57hautement pas haut.
45:58Ce qui fait qu'il y a
45:59des fois des phrases
45:59un peu bien alambiquées
46:03Oui mais en même temps
46:03c'est des sketchs
46:04pardon de le dire
46:05qui ne sont pas écrits
46:05sur un point de table
46:06en trois minutes.
46:07Non, oui, non.
46:08C'est un lourd travail
46:09l'écriture.
46:10Oui et c'est ça
46:11qui est bien
46:12c'est qu'il faut
46:13que les gens aient l'impression
46:14que ce soit un peu
46:16un ami qui vient raconter
46:17des blagues
46:17comme ça
46:18sauf qu'elles sont
46:19travaillées
46:19il faut que ça ait l'air naturel
46:21en fait les gens
46:21il ne faut pas
46:22qu'ils aient l'impression
46:23qu'il y a un texte
46:23qui se déroule dans ma tête
46:24il faut qu'ils aient l'impression
46:25que ce soit une soirée unique
46:26où je viens leur raconter des choses.
46:32C'est presque un pionnier
46:33d'une nouvelle génération.
46:34Ah peut-être
46:35je me le souhaite.
46:37Alors il y a aussi
46:38il y a un piano
46:39dans le spectacle
46:40mais le piano
46:40il ne sert pas à grand chose.
46:42C'est beaucoup d'argent
46:44beaucoup de frais
46:44pour pas grand chose.
46:45Il était là
46:46il était dans la cave
46:47non non
46:47c'est vrai que quand je sors le piano
46:50parce que je reprends
46:51la beaufitude sur scène
46:51la beaufitude
46:52c'était un truc
46:52que j'avais chanté
46:53dans le spectacle précédent
46:55qui fait un tour d'horizon
46:56de tout ce qui est beauf
46:57sur l'air de
46:57comme d'habitude
46:58de Claude François
46:59et je me dis
47:00ce serait quand même beau
47:00de le faire avec un piano
47:01mais ça ne veut pas dire
47:03que je joue avec
47:03c'est-à-dire qu'il y a un piano
47:04sur scène à un moment
47:05et je joue avec
47:06mais pas de la façon
47:07dont on s'attend
47:08à ce que je joue.
47:09Je me souviens du piano
47:10qui était dans
47:11la maison de la radio
47:12dans la grande salle
47:13réservée aux orchestres
47:14et un jour
47:15il y a deux déménageurs
47:16qui passent
47:16on vient pour le piano
47:17ils l'ont emporté
47:18c'était deux cambrioleurs
47:19qui s'apportaient avec le piano
47:20personne n'a rien dit à l'époque.
47:22Le piano de la maison de la radio
47:23en plus.
47:23Donc ça ne serait pas possible
47:25aujourd'hui.
47:26Et puis il y a la thalasso aussi
47:27un sketch de thalasso.
47:28Ouais
47:28sur le spectacle
47:30enfin
47:31donc sur le spectacle d'avant
47:33il y avait un truc
47:33sur la thalasso
47:34en fait
47:34il y avait un festival
47:35qui se passait
47:36près de Carnac
47:38dans la thalasso-thalasure
47:39et en fait
47:39on devait jouer
47:40notre spectacle
47:41et en échange
47:41on avait
47:43quatre jours
47:43cinq jours
47:44en thalasso
47:45et moi en fait
47:46en voyant comment ça se passait
47:47là-dedans
47:47je me suis dit
47:48autant faire
47:49un sketch
47:49sur la thalasso
47:50dans la thalasso.
47:51Exactement.
47:52Ouais.
47:52Et vous savez que la thalasso
47:53elle doit beaucoup au sport
47:54puisque c'est un sportif
47:55qui l'a introduit en France
47:56qui est Louis-Zombobé.
47:57Ok.
47:58Triple vainqueur
47:59du Tour de France
47:59il s'est soigné un jour
48:01avec la thalasso
48:02et il a ouvert
48:03les premiers centres
48:04avec Ibron
48:04et ensuite
48:05c'est devenu universel.
48:06Oh bah merci monsieur Vélo.
48:07Alors ce spectacle
48:08donc il est à la Cigale
48:10le 15 et le 16 mai
48:11mais il est en tournée
48:13dans toute la France
48:14on peut voir les dates
48:14sur internet
48:15c'est vraiment
48:15une longue tournée
48:16qui débute.
48:17Ouais.
48:18Moi quand je pars en tournée
48:18je pars pour trois ans
48:19en général.
48:20Oui.
48:21J'aime bien faire
48:22les grandes villes
48:22j'aime bien aller dans
48:23les villes
48:24où on n'a pas l'habitude
48:25de voir des spectacles aussi
48:26parce que l'accueil
48:27est à chaque fois
48:28assez incroyable
48:29et c'est chouette
48:30de se dire
48:32là dans la tournée
48:32il y a des villes
48:33je ne sais pas où c'est
48:34je ne sais pas où je vais
48:35je vois un peu
48:35le numéro du département
48:36mais l'accueil
48:37est à chaque fois chouette.
48:38Oui parce que le public
48:39est content
48:39qu'on vienne vers lui.
48:40Ouais.
48:41Et moi je ne suis pas du genre
48:42à m'installer à Paris
48:43un an
48:44et à jouer
48:45dans une 400 places
48:46pendant du mardi
48:48au samedi
48:48ça ne m'intéresse pas
48:49j'aime bien voyager.
48:51je trouve ça virtuose
48:52de le faire
48:52et puis je ne pense pas
48:53je ne tiendrai
48:54trois mois
48:54dans la même salle.
48:55Non et puis je ne pense pas
48:56que trois mois
48:57le public viendrait à Paris
48:58en ce moment
48:58vu les embouteillages.
48:59Oui en plus.
49:00Alors il se trouve que
49:00dans votre spectacle
49:01le thème c'est le bonheur
49:03il faut être heureux
49:04et ça c'est un thème
49:05dont on a plus
49:06que jamais besoin aujourd'hui
49:07c'est quelque chose
49:08de très profond en vous ?
49:09Oui mais ça ne se commande pas
49:10enfin ça ne se commande pas
49:11je pense qu'on peut
49:12choisir d'être heureux
49:13moi je suis foncièrement optimiste
49:16et je me dis
49:16si quelque chose va mal
49:18je vais trouver la chose
49:18qui va bien autour de ça
49:20et je vais me concentrer là-dessus
49:23je crois que le bonheur
49:25ça se choisit
49:26si on n'est pas bien
49:27dans son taf
49:28il y en a plein d'autres
49:29alors ce n'est pas évident
49:29de se dire
49:30j'arrête
49:31et je me voue à autre chose
49:32puis moi j'ai la chance
49:33de faire un métier patient
49:34donc j'ai la chance
49:36mais je pense que
49:37la vie est trop courte
49:37pour être malheureux
49:38En tout cas
49:39le public partage ce bonheur
49:41avec Enchanteur
49:43et moi j'ai été enchanté
49:44de vous retrouver
49:44dans l'Église d'une vie
49:46La Cigale le 15 et le 16 mai
49:48et les autres dates
49:49sur internet
49:49et continuez ainsi
49:51parce que vous êtes rares
49:52Oh c'est gentil
49:53merci beaucoup
49:53Merci
49:54L'Église d'une vie
49:54c'est terminé pour aujourd'hui
49:55on se retrouve bientôt
49:56restez fidèles
49:57à l'écoute de Sud Radio
49:58Merci
49:59Merci
49:59Merci
50:00Merci
50:00Merci
50:00Merci
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