- il y a 12 heures
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NewsTranscription
00:00Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h02, nous sommes en direct, on ne vit pas dans la même France,
00:05cette émission qui casse les codes,
00:07cette émission qu'on ne retrouve nulle part, où chaque soir on a des créateurs de contenu, des personnalités publiques,
00:13en face de politiques.
00:14Alors pourquoi les politiques ? Parce que les politiques, on ne les comprend pas les amis, les politiques ils ont
00:19des codes de langage qui sont un peu compliqués,
00:22pour les gens comme nous, un peu lambda en fait, du moins comme moi en tout cas, pour nous, voilà,
00:27sur les réseaux, etc.
00:28C'est vrai que des fois on décroche et il y a une rupture qui se fait, et malheureusement à
00:33cause de ça, parce que du coup on ne suit plus, on n'arrive plus à comprendre,
00:35c'est barbant, c'est saoulant, et puis on n'y croit plus. Donc on s'est dit pourquoi pas
00:39ramener des personnalités publiques, des gens qui parlent au public,
00:43donc des influenceurs, des créateurs de contenu, des gens qui ont l'habitude de communiquer avec vous, et qui parlent
00:48d'une manière beaucoup plus fluide et beaucoup plus simple,
00:50et pour essayer de parler aux politiques dans ces termes-là, ce qui fait, on les sort un peu de
00:56leur zone de confort.
00:56Alors je ne sais pas, je pense que vous êtes avec nous tous les soirs, c'est assez drôle des
01:00fois, c'est assez triste des fois, mais en tout cas, ça change.
01:03Alors ce soir, on va parler d'un sujet, alors attention, ce soir on parle d'un sujet qui fait
01:10parler un peu tout le monde en ce moment,
01:12c'est la détention de Gleize, le journaliste en Algérie.
01:16« Macron doit-il taper du poing sur la table ? » Voilà, qu'est-ce qui se passe pour
01:22ce journaliste ?
01:23Et ça fait 300 jours aujourd'hui qu'il est... plus de 300 jours, pardon, qu'il est incarcéré.
01:28On reçoit Gamal Abina, qui est consultant sur des chaînes étrangères, qui est franco-algérien.
01:34C'est franco-algérien, Gamal.
01:35Voilà, qui s'y connaît extrêmement bien en politique algérienne, et qui va débattre de ce sujet avec Antonin Ferreira,
01:42qui est conseiller municipal UDR de Lyon-Cours, et qui est aussi...
01:47Président, enfin fondateur de l'Institut pour l'audace politique.
01:50De l'audace politique ?
01:51Oui, pour l'audace politique, l'IAP est très actif sur Twitter, X.
01:55On va y revenir, alors je veux savoir ce que c'est l'audace politique.
01:58Ils sont audacieux, ces politiques.
02:00Alors, Gamal Abina, toi tu es une figure très engagée dans la lutte contre le racisme et les discriminations.
02:06Tu as un parcours marqué par un militantisme constant et une forte présence médiatique.
02:11Alors toi, tu es issue d'une histoire familiale liée à la mémoire algérienne.
02:14C'est vraiment ton créneau, je pense que tu es un des hommes...
02:17Alors moi, tous ceux que j'ai rencontrés, tu es un des hommes les plus imbattables en culture,
02:22en termes de culture sur l'Algérie, le Moyen-Orient, etc.
02:26Tu as une culture qui bat tous les records.
02:30Et tu t'investis dans de nombreuses causes associatives et citoyennes,
02:34à travers tes prises de parole, tu défends des sujets liés à l'histoire,
02:37aux injustices sociales et aux questions identitaires.
02:39Ton engagement t'a conduit à intervenir régulièrement dans les médias,
02:43où tu portes un discours engagé et structuré sur les enjeux contemporains.
02:46C'est ok ?
02:47Oui, c'est parfait.
02:48Putain, on est trop fort.
02:49On est trop fort.
02:51Encore heureux qu'on soit gentil.
02:53Tu es gentil, on est gentil, nous ?
02:55Alors, Antonin Ferreira, toi, tu es conseiller municipal engagé au sein du groupe UDR.
03:02Tu es impliqué dans le développement et l'attractivité de ta commune.
03:06Tu es attaché aux valeurs de proximité.
03:08Tu travailles activement sur des sujets essentiels comme la sécurité,
03:11la vie locale et l'amélioration du cadre de vie.
03:13Tu es à l'écoute des habitants.
03:15Tu privilégies le dialogue et la concertation pour répondre au mieux aux attentes du terrain.
03:19Et grâce à ton engagement constant, tu contribues à porter des projets concrets
03:23au service de l'intérêt général et du dynamisme local.
03:28Magnifique.
03:28Très bien, oui, parmi d'autres engagements.
03:30Est-ce que vous ne trouvez pas que vous êtes super bien accueilli sur ces radios ?
03:33Franchement, c'est...
03:34Tu vois, on m'accuse souvent de complaisance.
03:37On me dit qu'elle n'y connaît rien, elle est trop gentille avec les gens qu'elle reçoit, etc.
03:40Mais en vrai, pourquoi être agressif ?
03:42Non, mais c'est vrai.
03:43Il y a des journalistes qui...
03:44Moi, je ne suis pas journaliste, de toute façon.
03:45C'est peut-être pour ça que je ne suis pas agressif.
03:46Je ne suis pas journaliste, moi.
03:47Les amis, je n'ai pas cette prétention.
03:49Moi, je suis une simple petite meuf qui vient du Sud,
03:51qui ne comprenait rien à la politique et qui me suis faite un peu toute seule.
03:54Voilà, mais moi, je n'aime pas la méchanceté gratuite avec qui que ce soit,
03:56que ce soit de gauche ou de droite.
03:58Chacun est au même niveau chez moi.
03:59Et surtout, alors, explique-moi ce que c'est que tu es fondateur de...
04:03L'Institut pour l'audace politique.
04:05C'est un think tank qu'on a créé il y a deux ans.
04:07Et justement, dans ce que tu disais tout à l'heure sur le fait de parler vrai
04:11et de faire de la politique autrement,
04:13c'est exactement l'idée d'origine du think tank.
04:16C'était de pousser pour des idées et des réformes audacieuses
04:19tout en communiquant directement avec les citoyens, les Français,
04:23et leur faire comprendre aussi tout un tas d'enjeux économiques,
04:28sécuritaires, migratoires, avec des chiffres, des infographies,
04:31et en essayant aussi de faire du lobbying auprès des ressources apolitiques
04:35pour qu'ils entendent justement les aspirations des Français,
04:37notamment à payer moins d'impôts, à avoir une société plus libre,
04:41et aussi, qui est un gros sujet aujourd'hui,
04:43d'avoir une immigration qui est beaucoup plus régulée
04:46et un climat qui est beaucoup plus apaisé.
04:48Donc voilà, ça fait deux ans qu'on travaille là-dessus.
04:51Et voilà, donc on pousse pour des idées, des réformes audacieuses.
04:55Et comment, alors, t'as créé ça, comment tu la mets en œuvre ?
05:00On publie, on publie aussi de la recherche en ligne.
05:05On utilise évidemment les réseaux sociaux avant tout,
05:07donc X, Instagram, on a un site Internet.
05:10Après, c'est aussi beaucoup dans les médias.
05:12Depuis deux ans, on a fait pas mal d'interventions sur CNews.
05:17Je suis souvent invité aussi chez mes amis de frontières,
05:21qui nous donnent des tribunes, mais aussi, en parlant de tribunes,
05:24écrire des tribunes aussi dans le Figaro et sur tout un tas de sujets.
05:27C'est ça l'idée d'un think tank, c'est qu'on parle aussi bien d'économie
05:30que, par exemple, de France Télévisions,
05:33quand justement ça touche au sujet économique ou politique.
05:36Donc c'est très transversal, même s'il y a un angle, évidemment,
05:39qui est libéral, économique, assumé.
05:42Et aussi, plutôt, on va dire, c'est un mot qui fait peur,
05:46mais identitaire dans le sens de la défense de l'identité française
05:48et la défense du peuple français.
05:51Alors, toi, est-ce que tu t'es intéressé un petit peu à François Gleize,
05:55ce qui se passe aujourd'hui ?
05:57Christophe, non.
05:58Christophe, pardon.
05:59Christophe Gleize.
06:00Excusez-moi.
06:01Il fallait bien que j'en fasse une.
06:02Non, je suis obligée d'en faire une.
06:04C'est tous les soirs.
06:04En fait, si je ne la fais pas, il y a quelque chose qui ne va pas.
06:07C'est l'intro.
06:07Voilà, donc à ce moment-là, inquiétez-vous, les amis.
06:11Donc, n'importe quoi.
06:13Oui, sur Christophe Gleize,
06:16qui vient d'être condamné à une peine de 7 ans de prison,
06:21confirmée contre le journaliste sportif.
06:23Donc, on va expliquer un petit peu ce qui s'est passé.
06:27Donc, c'est la cour d'appel de Tizi Ouzou,
06:29qui a confirmé la condamnation à 7 ans de prison,
06:32prison ferme contre le journaliste français,
06:36prolongeant une procédure déjà longue de 18 mois.
06:39C'est reporter sans frontières,
06:41aux côtés du comité de soutien du journaliste.
06:44Il exprime sa consternation face à cette décision
06:47contre un professionnel de l'information confirmée et reconnue,
06:49qui n'a fait que son travail.
06:51Qu'est-ce que tu penses de cette décision, toi ?
06:53Oui, alors effectivement, ça fait déjà 300 jours que cette situation traîne.
06:58Évidemment que j'ai suivi ça, mais comme beaucoup de Français,
07:01et comme c'était aussi le cas pour Abu Al-Alem Sanzal,
07:03parce qu'il y a un moment où on avait...
07:04Qu'on a reçu sur Sud Radio, d'ailleurs.
07:05Voilà, et justement, j'étais assez, pareil, vocal sur le sujet,
07:10en rappelant que, pour moi, c'était, avant d'être des prisonniers,
07:15c'est surtout, utiliser les bons termes, c'était des otages, justement, politiques,
07:19que judiciairement, ça ne tient pas,
07:22que les accusations de terrorisme et de lien avec des groupes terroristes,
07:25ça ne tient pas du tout,
07:27que c'est toujours cette fameuse accusation de menacer l'intérêt national algérien,
07:32qui est extrêmement bancale, et en fait, on le sait,
07:34c'est pour museler, finalement, l'opposition,
07:36et dans un contexte où, justement, il y a des tensions extrêmement fortes avec la France.
07:39Donc, on a tout de suite compris que c'était une mesure, finalement,
07:41de, on va dire, de menaces, de répercussions contre la France,
07:47face aux tous les débats qu'on a eus, migratoires, sur les OQTF,
07:52sur la démocratie algérienne,
07:54et les vives, vives tensions qu'on a depuis deux ans.
07:57Et effectivement, moi, ce que j'ai regretté pendant ces 300 jours,
08:00c'est, on va dire, l'apathie et l'inaction du gouvernement français,
08:05du Quai d'Orsay, d'Emmanuel Macron,
08:07qui assurent faire de la diplomatie en coulisses,
08:11sans vouloir froisser le régime,
08:13mais qui, finalement, ont obtenu de très maigres résultats.
08:16Et même Boualem Sensal, c'est, finalement, le gouvernement allemand
08:19qui a réussi à négocier sa libération plus que le gouvernement français,
08:24puisque le dialogue, aujourd'hui, il est quasiment impossible.
08:27– Et Gamal, quand tu entends, je reprends tes propos,
08:32tu dis que c'est un otage politique, c'est ça, pour toi ?
08:35– Oui, pour moi, c'est un otage, oui.
08:36– C'est un otage politique. Qu'est-ce que tu en penses, Gamal ?
08:38– On va déjà utiliser les termes et corriger un paquet de termes mal appropriés.
08:42Ce n'est pas l'intérêt national qui a été mis en question,
08:44c'est la sûreté nationale.
08:45– Oui.
08:45– Une petite différence.
08:46On ne parle pas d'intérêt financier ou d'intérêt quelconque,
08:48c'est une question de sûreté, de sécurité.
08:50S'il a été condamné à Tiziouzou, ce n'est pas un accident,
08:52c'est un Kabylie, le cœur de la Kabylie,
08:54et qu'il y avait été précisément, c'est le lieu dans lequel il a commis son infraction,
08:58il a été parlé d'un groupe qu'on connaît tous, qui s'appelle le MAC,
09:01et qui pose probablement l'Algérie, qui est considéré comme terroriste.
09:04Il y a des groupes comme ça, qui sont considérés comme terroristes,
09:06c'est le cas pour le MAC.
09:07Alors, le terme de régime ne me plaît pas, parce qu'on appelle ça un gouvernement.
09:10C'est peut-être gênant de voir une démocratie différente de la vôtre,
09:12mais c'est un gouvernement.
09:13Et l'autre, il s'appelle démocratie, comme en France, c'est une démocratie,
09:15où alors que Macron perd les élections, il ne donne pas le pouvoir à l'opposition,
09:18c'est une démocratie, donc ça ne change rien.
09:19Je sais que c'est difficile à entendre quand on ne connaît pas le pays,
09:22vous ne le connaissez pas.
09:23Il y a des élections régulièrement qui sont faites,
09:25où il y a régionales, nationales, présidentielles,
09:28qui fonctionnent plutôt bien, mais il faut y aller, pour savoir.
09:31Ensuite, dernier aspect,
09:32il y a vraiment le terme d'otage qui commence à me déranger,
09:34parce que c'est toujours pareil.
09:36Quand on est en position offensive vis-à-vis de l'Algérie,
09:38on utilise des termes outranciers.
09:39Un otage, en règle générale, donc pas ça.
09:41C'est quelqu'un qui va être pris, moyennant,
09:45rençon, volonté de s'échapper, n'importe quoi.
09:47C'est la voyoucratie.
09:48Là, on parle d'un État qui a fait un jugement sur un homme,
09:51qui a enfreint quelques règles,
09:53et on va les rappeler quand même,
09:53parce qu'il faut quand même redonner un petit peu le contexte.
09:55Il rentre en Algérie, non pas avec une carte de presse,
09:57mais pour des raisons privées,
09:59qui n'ont rien à voir avec la presse.
10:00Il va voir des gens qui ont, effectivement,
10:02une personne qui avait un lien avec le MAC.
10:04MAC, qui est très très mal vu en Algérie,
10:06on comprend pourquoi, puisqu'il veut atteindre la sûreté de l'État.
10:08Le MAC, il a quand même appelé à prendre les armes,
10:10je le rappelle, donc on parle bien théorisme.
10:12Et surtout, il va en Algérie,
10:14dans des conditions qui sont un petit peu fumeuses,
10:16il se fait flasher, attraper,
10:18et il n'est pas capable de se défendre.
10:19Moi, ce qui me pose problème,
10:19ce n'est pas tellement le fait,
10:20je ne rentre pas dans le détail de l'affaire,
10:21ce que je ne suis pas juge,
10:22je n'étais pas témoin,
10:23je n'ai pas vu ce qui s'est passé.
10:24Il y a un jugement qui a été rendu,
10:26et il se trouve que la relation avec l'Algérie
10:28s'est dégradée,
10:29parce qu'un homme, M. Rotaillot,
10:30a décidé de faire sa petite croiseuse anti-algérienne.
10:33Et à cause de lui,
10:33Sansal, qui aurait pu sortir très vite de prison,
10:35a été maintenu pour des raisons d'orgueil,
10:37qui est normal.
10:38A cause de M. Rotaillot,
10:39cet homme, Christophe Gleies,
10:40que personne ne connaissait, je le rappelle,
10:42c'est depuis l'affaire Sansal
10:42qu'on en parle de lui.
10:43Avant, on ne parlait pas de lui.
10:44Donc, attends, tu dis qu'il est retenu
10:45pour des raisons d'orgueil ?
10:46Non, je parle de Sansal.
10:48Sansal, parce qu'effectivement,
10:49il a été condamné.
10:49Il aurait pu sortir rapidement.
10:51Le président algérien, en règle générale,
10:52laisse sortir les gens
10:53qui ne considèrent comme étant
10:54pas vraiment de vrais dangers,
10:55même s'ils ont des propos outranciers.
10:57C'était fait avec Rachiné Casse, par exemple.
10:58Rachiné Casse, personne n'est venu
11:01exagérer la relation ou l'attendre.
11:02Eh bien, il est sorti simplement
11:03par des décisions présidentielles
11:05parce qu'il est assez généreux là-dessus.
11:06Et il se trouve que Sansal
11:07était retenu 20% de sa peine à peu près,
11:09alors qu'il a dit des choses graves
11:10quand même sur Frontière,
11:11médias d'extrême droite, je le rappelle.
11:13Simplement parce que M. Sansal
11:15s'est cru pousser des ailes
11:16et faire n'importe quoi.
11:17Donc, il était condamné.
11:18Il connaît très bien la loi Sansal.
11:19C'est un fonctionnaire d'Algérie, je le rappelle.
11:21Donc, il savait ce qu'il faisait.
11:22Donc, le problème, c'est qu'on a un type,
11:24Christophe Gleies, qui est rematené en prison,
11:26qui a été condamné avec une enquête
11:27et qui, pareil, devient un véritable...
11:31C'est presque une victime
11:32de la politique offensive de la droite française
11:34de presque extrême droite,
11:35alors que ça pouvait se calmer assez facilement
11:37s'il y avait eu des gens qui étaient résolables.
11:39Et je parle maintenant d'une femme de droite,
11:40une femme de gauche et un homme de droite.
11:42On parle de M. de Villepin
11:44qui se comporte bien avec l'Algérie.
11:46On parle de Mme Royale.
11:47Je n'ai pas de sympathie pour elle en particulier,
11:48mais elle se comporte bien.
11:49Et bizarrement, les canaux de discussion fonctionnent.
11:51Donc, quand on parle, sans insulter son interlocuteur,
11:54quand on a des termes choisis,
11:55non pas l'agent, ces régimes idiots,
11:57le régime, ces termes ridicules,
11:59mais qu'on parle d'un gouvernement légitime,
12:02qu'on lui parle d'homme à homme,
12:04normalement, face à face,
12:05alors qu'il y a un passif qui est difficile,
12:06je le rappelle,
12:07tout peut aller bien.
12:08J'en veux pour preuve que les Allemands
12:09ont demandé au président algérien
12:10la libération de Sansal.
12:12Il a été libéré.
12:13Donc, c'est une question de façon de faire.
12:14Quand on se comporte de façon outrancière,
12:16insultante, méprisante,
12:18ça ne peut pas fonctionner avec les Allemands,
12:19parce que ça reste un État souverain.
12:21Alors, moi, j'ai une question,
12:24Gamal,
12:25tu dis qu'il est allé d'un point de vue
12:26pour des raisons personnelles en Algérie,
12:29mais toute la presse dit qu'il est parti
12:31pour faire un reportage en Algérie.
12:33Il n'est pas parti pour faire des vacances, là-bas.
12:35La presse française, sans doute,
12:36mais dans les faits,
12:37je parle de ce qui s'est passé.
12:38Je n'étais pas là,
12:38je n'ai pas vu le jugement.
12:39Juste qu'il est rentré,
12:40non pas en tant que journaliste,
12:41mais en tant que touriste,
12:42avec un visa de touriste qui est rentré.
12:44Donc, ça a attiré l'attention des autorités
12:46parce qu'ils se disent
12:46mais pourquoi il va,
12:47avec un visa de touriste,
12:48rencontrer un acteur
12:49qui est en lien avec le MAC,
12:50on l'a su,
12:51qui avait des relations avec le MAC,
12:52dans le domaine du foot.
12:53Et il a été entendu,
12:55effectivement,
12:55il a parlé de ces questions du MAC.
12:56Et ce qui a étonné les juges,
12:58ils ont dit
12:58pourquoi vous parlez du MAC
12:59alors par le foot ?
13:00C'est quoi le sujet ?
13:01Quel rapport ?
13:02Tu peux dire aux auditeurs
13:03ce que c'est le MAC ?
13:05Le MAC,
13:05c'est le mouvement
13:06pour l'autonomie de la Kabylie
13:07qui aujourd'hui se réclame
13:08d'une volonté de sécession.
13:10Clairement,
13:10il parle d'indépendance,
13:11il faudrait s'appeler le MIC d'ailleurs,
13:12parce que c'est le mouvement
13:13pour la dépendance de la Kabylie,
13:15emmené par un dirigeant
13:16qui n'est d'ailleurs pas très clair
13:17dans ses positions,
13:18mais qui dit
13:18voilà, la Kabylie serait occupée
13:19par l'Algérie,
13:20nous sommes opprimés.
13:21Alors, dans les faits,
13:22c'est faux,
13:22la Kabylie dans son immense majorité
13:24se réclame de l'Algérie,
13:25il suffit de voir les matchs de foot
13:26et le rapport algérien est sorti,
13:27vraiment,
13:27il y a un apaisement de tension
13:28qui a existé,
13:29il ne faut pas nier la tension
13:30avec le phénomène berbère et Kabylie,
13:32parce qu'effectivement,
13:33à l'époque de l'indépendance,
13:34l'Algérie est parie sur le pas
13:35à l'arabisme,
13:36on arabise tout le monde,
13:37on a un petit peu écrasé
13:37les minorités
13:38sur un plan culturel et linguistique,
13:40ça a été réglé ça,
13:41depuis une vingtaine d'années,
13:42et tant mieux,
13:42aujourd'hui,
13:43c'est encore plus que réglé,
13:44aujourd'hui,
13:44les Algériens sont très fiers
13:45de ce qu'ils sont,
13:45et les Kabylie qui ont participé
13:47de long, largement
13:48à la dépense de l'Algérie,
13:49voulaient l'Algérie,
13:50pas la Kabylie.
13:51Donc, cet homme qui vit en France,
13:52maintenant,
13:53est recherché par l'Algérie
13:54pour faire, effectivement,
13:55terrorisme,
13:55pourquoi ?
13:55Parce que, je finis mon propos,
13:57parce qu'il a réclamé
13:58que les gens de Kabylie
13:59prennent les armes
13:59contre le gouvernement,
14:00donc là,
14:00on parle d'insurrection.
14:01Alors, restez avec nous,
14:02on revient tout de suite
14:03après cette petite pause
14:04sur Sud Radio.
14:12en direct,
14:13on ne vit pas dans la même France.
14:14Cette émission
14:15qui casse ses codes,
14:16alors ce soir,
14:16on parle du journaliste
14:17français Christophe Gleize
14:19qui est détenu en Algérie
14:20depuis 2025,
14:22qui a passé plus de 300 jours
14:23aujourd'hui incarcéré,
14:25après avoir été arrêté
14:26en mai 2024
14:27lors d'un reportage
14:29sur la J.S. Kabylie,
14:31donc c'est le club de foot.
14:33Les autorités l'accusent
14:34d'apologie du terrorisme
14:36en raison d'anciens échanges
14:37avec un membre du MAC.
14:38Donc, le MAC,
14:39c'est ceux qui revendiquent
14:40la liberté.
14:41Pas la liberté,
14:41c'est la sécession
14:43avec l'Algérie,
14:43une indépendance
14:44d'un territoire
14:44qui est encablé d'ailleurs.
14:47Classé organisation terroriste
14:49par l'Algérie ?
14:49Tout à fait.
14:50Par l'Algérie ?
14:50Par l'Algérie.
14:51Ou par d'autres organisations ?
14:52Par l'Algérie.
14:52Ok.
14:54Condamné à 7 ans de prison,
14:55il a vu sa peine
14:56confirmée en appel.
14:57Aujourd'hui,
14:57la situation évolue.
14:58Il a renoncé
14:59à un recours en cassation
15:00ouvrant la voie
15:01à une possible grâce présidentielle.
15:03Son cas dénoncé
15:04par des ONG
15:04reste au cœur
15:05des tensions diplomatiques
15:06entre Paris et Alger.
15:08Alors,
15:08de ce que je viens de voir,
15:09ses parents ont communiqué.
15:11On dit qu'il était
15:12placé en isolement,
15:13qu'il recevait une visite
15:14tous les 15 jours
15:14de 30 minutes maximum
15:15à travers une vitre.
15:18Moi,
15:18j'aimerais comprendre
15:19Gamal.
15:20Alors,
15:20toi,
15:20tu es consultant
15:21sur des chaînes étrangères,
15:22tu es franco-algérien,
15:23tu es le mec
15:24le plus cultivé
15:25sur le régime algérien,
15:27sur la politique,
15:30sur le gouvernement.
15:31C'est toi
15:32qui m'as mené en erreur.
15:34Sur le gouvernement algérien,
15:36sur la vie en Algérie.
15:37Je pense que tu es vraiment...
15:39Celui qui en parle
15:40le mieux ici,
15:41à mon sens.
15:42Et tu débats
15:43avec Antonin Ferreira,
15:45qui est conseiller
15:46municipal.
15:48Ce n'est pas possible.
15:49Ce soir,
15:50ça ne va pas ce soir.
15:51Ça ne va pas,
15:52les amis.
15:53Mais,
15:54non,
15:54écoute,
15:54je ramène un peu
15:55de bonne humeur
15:57à cette histoire
15:57qui est quand même dramatique,
15:58de légèreté,
15:59à cette histoire
15:59qui est quand même dramatique.
16:01Moi,
16:01j'aimerais comprendre.
16:02Gamal,
16:03parce que moi,
16:03tu sais que j'ai une vision
16:04très...
16:05très...
16:05voilà,
16:06très non,
16:07très bébête
16:09de la situation.
16:10J'aimerais juste comprendre.
16:12Tu as ce journaliste
16:13qui part en Algérie.
16:14Il part de ce que tu me dis
16:15sans prévenir
16:16le gouvernement algérien
16:17qu'il vient pour un reportage.
16:21Il vient en tant que touriste.
16:22Ce qui se passe,
16:23c'est qu'en Algérie,
16:24la France,
16:24il y a des visas
16:24qui sont installés malheureusement
16:25parce qu'il y a eu des tensions.
16:26Les Français ont installé des visas.
16:27Les Algériens ont fait
16:28une mesure réciprocité.
16:30Il y va en Algérie
16:31avec...
16:31Alors que c'est un journaliste professionnel,
16:32il y va avec un visa de tourisme.
16:33Donc logiquement,
16:34si on y va en tourisme,
16:35on ne parle pas de...
16:35Oui, il va passer des vacances.
16:36Finalement,
16:37il arrive là-bas,
16:37il fait son reportage.
16:39C'est-à-dire qu'il fait autre chose
16:40que ce qui est prévu
16:40alors qu'il aurait eu son visa
16:41normalement
16:41s'il avait été journaliste.
16:43Oui, oui, je comprends bien.
16:43Donc ça, ça a posé problème.
16:44C'est ce qui a attiré l'attention.
16:45Pourquoi va-t-il en Kabylie,
16:47pour parler de sujet touché quand même,
16:48ce n'est pas un petit sujet,
16:50alors qu'il se présentait
16:51comme un touriste ?
16:51Ça, ça a déjà été un problème.
16:53Et ensuite,
16:53il a parlé de questions
16:54qui ont été relevées
16:55sur la question effectivement du MAC.
16:56Et ça, c'est vraiment quelque chose
16:58qui n'est pas accepté.
16:59C'est le mouvement
17:01pour l'autonomie de la Kabylie.
17:05Donc ça voudrait dire,
17:07si je comprends bien,
17:08tu me dis si je comprends,
17:09que je vais là-bas,
17:11je rencontre une personne
17:12tout simplement
17:14qui représente l'autonomie de la Kabylie
17:15et je prends 7 ans de tôle.
17:17Alors ce qui se passe,
17:18c'est un peu pas...
17:19C'est dur quand même ?
17:19Non, c'est pas...
17:20Non, c'est pas...
17:21C'est comme si...
17:22Je vais prendre un parallèle
17:22pour vraiment comprendre la logique.
17:24En Algérie,
17:24la question du MAC
17:25a été un vrai problème
17:25parce qu'il y a eu
17:26des incendies,
17:26des feux de forêt
17:27et l'État algérien
17:28a fait des enquêtes
17:29et a considéré
17:29que c'était le MAC
17:29effectivement qui était
17:30à l'origine de ça.
17:31Ce qui n'est pas impossible.
17:32Tout est possible.
17:33Pour créer des tensions
17:33à l'intérieur d'un...
17:34Il y a eu des conséquences.
17:35Il y a eu un homme
17:36qui est mort d'ailleurs
17:36à la suite de ces incendies
17:38parce qu'il y a eu
17:38des mouvements un peu...
17:39On dirait régionalistes
17:40un peu racistes.
17:41Des gens ont tué un malheureux
17:42qui ne l'ait aidé
17:42à éteindre les incendies.
17:43Donc, c'était très tendu.
17:44Pour baisser la tension,
17:45on l'a dit,
17:46le MAC organisait son terrorisme
17:47parce qu'il a appelé
17:48effectivement à prendre les armes.
17:49Pas obligé,
17:49ce n'est pas des rigolos.
17:50Et ce qui se passe,
17:51c'est que quand on parle
17:52de ces questions en Algérie,
17:53c'est le même parallèle
17:54que ce qu'on pourrait dire
17:55par rapport à France
17:56si on parlait
17:56de quel groupe terroriste connu ?
17:58Je ne sais pas...
18:00Daesh.
18:01Voilà, Daesh.
18:01On va prendre l'exemple Daesh.
18:02Quelqu'un fait l'apologie
18:03de terrorisme en France,
18:04parle de terrorisme,
18:05est en communication,
18:06parle de ce sujet-là,
18:07il peut avoir des conséquences.
18:08L'apologie de terrorisme,
18:09de dire c'est bien le terrorisme,
18:11c'est condamné par un droit.
18:12Mais le journaliste en question,
18:13il n'a jamais dit
18:13c'est bien le terrorisme ?
18:14Non, c'est pas ce qu'il a dit.
18:15Là, je vais me dire
18:15ce que je sais,
18:16de ce que j'ai entendu.
18:17Parce que moi,
18:17j'ai travaillé pendant...
18:18Ça fait quoi ?
18:18Ça fait 16 ans
18:19que je suis parti
18:19pour le média algérien,
18:20les grandes chaînes internationales,
18:22Canal Algérie,
18:22L24 News,
18:23et les journaux
18:32oubliés,
18:32qu'un homme qui vient de France,
18:34qui est français,
18:35parle à un type
18:36qui parle d'un groupe terroriste
18:37hébergé par la France,
18:38avec une tension générale
18:40depuis 2022
18:40avec Macron
18:41qui reconnaît
18:41la souveraineté
18:42du Sahara occidentale
18:43pour les Marocains.
18:44Donc ça crée
18:44une tension assez malsaine.
18:45Et malheureusement,
18:46j'ai envie de le dire,
18:47cet homme-là,
18:47peut-être que quelque part,
18:48c'est un peu
18:49une sorte de personne
18:50qui va prendre pour les autres,
18:51même si ce qu'il a fait
18:52n'est pas bien.
18:53C'est condamné en Algérie,
18:54les Algériens qui feraient ça
18:55sont condamnés.
18:55Qu'est-ce qu'il a fait ?
18:57Il a parlé du MAC
18:58en Algérie,
18:58il a dit voilà,
18:59qu'est-ce que vous pensez du MAC ?
19:00En gros,
19:00il a commencé un petit peu
19:01à fisser un dossier,
19:02alors que ce n'est pas du sport.
19:03Le problème,
19:03c'est que l'objet de sa visite
19:04ne correspond pas
19:05à ce qu'il a déclaré à la douane
19:06et encore moins
19:06à ce qu'il a dit
19:07aux gens de la JSK,
19:08de l'association sportive.
19:10Mais est-ce que lui,
19:10personnellement,
19:11il a tenu des propos ?
19:13C'est ça que moi,
19:13je voudrais comprendre.
19:14Est-ce que quand tu as
19:15l'apologie du terrorisme,
19:16on voit en France,
19:17il y a plein de gens
19:17qui sont aujourd'hui,
19:18surtout depuis le 7 octobre,
19:20il y en a plein
19:21qui se font arrêtés
19:21pour l'apologie du terrorisme.
19:23Ils font de la garde à vue,
19:24bon, ils ressortent.
19:24Ils ne font pas cette prison.
19:26Et pourtant,
19:27Dieu bénisse,
19:27il y en a certains
19:28qui vont fort.
19:31Mais ma question,
19:32c'est,
19:33est-ce que ce journaliste
19:34a tenu des propos
19:37du coup,
19:38d'apologie au terrorisme ?
19:40Ou est-ce que c'est le simple fait
19:41qu'il ait posé des questions
19:43sur le MAC ?
19:44Le problème,
19:45c'est que ce qui pose problème,
19:46il n'y a pas d'apologie du terrorisme
19:47à proprement parler
19:48parce que cette loi
19:48n'existe pas en Algérie.
19:49Mais par contre,
19:50parler à une organisation
19:51du terrorisme,
19:51parler de cette organisation
19:53comme si c'était positif,
19:54c'est ce qui a été relevé apparemment,
19:55mais je n'ai pas vu
19:56les conclusions.
19:58Ça a posé problème.
19:59Moi, je rappelle quand même
19:59qu'en Algérie,
20:00même si ça choque les gens,
20:01parce qu'il y a beaucoup de gens
20:01qui n'aiment pas l'Algérie,
20:02ça reste un état de droit.
20:03Ah moi, j'adore l'Algérie,
20:04mais même en Algérie.
20:05J'entends bien,
20:05mais il y en a qui considèrent
20:06que l'Algérie,
20:07c'est une caricature.
20:07Je ne connais pas l'Algérie,
20:08je ne connais pas le pays,
20:10mais c'est un pays que je respecte.
20:11Et en attendant,
20:12c'est un pays qui a fait naître
20:13ma mère née là-bas.
20:16Tu y vas maintenant,
20:17tu seras bien reçu.
20:17C'est extraordinaire
20:18d'arriver à l'Algérie.
20:19Ce n'est pas le pays qu'on imagine.
20:20Quand on arrive là-bas,
20:21c'est incroyable.
20:22Non, ce n'est pas le pays
20:22que certains décrivent.
20:23Oui, que certains décrivent.
20:24Parce que moi,
20:24j'imagine l'Algérie très beau
20:25puisque ma grand-mère,
20:27quand elle en parlait,
20:27elle pleurait tellement c'était beau.
20:29Bon pays,
20:29bel accueil,
20:31belles infrastructures.
20:31C'est un pays qui a changé
20:32de façon extraordinaire.
20:33Et il y en a qui ont oublié
20:34que depuis 64 ans,
20:35l'herbe a repoussé.
20:36Mais bon,
20:36pour dire que c'est un état de droit.
20:38C'est-à-dire que quand on va en justice,
20:39on a des juges,
20:39des jurés,
20:40des gens font le travail.
20:41Alors peut-être que parfois,
20:42il y a une dimension politique
20:43qui intervient, c'est vrai.
20:44Parce que tous les juges
20:45peuvent être influencés.
20:46Mais il n'en demeure pas moins
20:47que pour un née l'affaire
20:48Georges-Ibrahim-Abdala,
20:49c'est pareil,
20:49c'est une question de terrorisme.
20:50C'est un homme qui a pris
20:5142 ans de prison.
20:52Ça n'existe pas en France.
20:53La sûreté,
20:54c'est 22 ans.
20:54Parce que des raisons d'État
20:57ont imposé à la France,
20:58je parle des États-Unis,
20:59qu'ils ne sortent jamais de prison,
20:59ils finissent par sortir.
21:00Mais quand on parle de terrorisme,
21:02c'est un phénomène
21:02qui est quand même extrêmement tendu
21:04dans un pays qui a subi,
21:05je rappelle quand même,
21:0610 ans de guerre civile.
21:07Je crois qu'il n'y a pas
21:08beaucoup d'États dans le monde
21:09qui ont subi une guerre civile
21:11aussi longue,
21:11à part peut-être le Sri Lanka.
21:14Alors, Antonin Ferreira,
21:16qu'est-ce que vous pensez
21:17quand t'entends Gamal expliquer
21:21toute cette histoire ?
21:22Qu'est-ce que t'en penses, toi ?
21:25Toi, t'es personne de droite ?
21:26Oui, clairement.
21:28Non, mais je trouve ça
21:30à la fois drôle et triste.
21:32J'assume le terme de régime de 1,
21:33parce que comme vous l'avez dit,
21:34en plus dans votre propos,
21:35quand une décision de justice
21:36tient la bonne volonté
21:37d'un président dont l'élection
21:39et la légitimité de l'élection...
21:41Ah bah si, vous avez dit
21:42qu'on aurait pu...
21:43Si jamais, c'est un peu
21:44le chantage habituel
21:46de dire...
21:47Ah mais si le gouvernement français
21:48était plus sympa
21:49avec les Algériens,
21:50qu'ils étaient moins menaçants,
21:52peut-être qu'on aurait pu faire
21:53preuve de plus de grâce,
21:54mais dans un état de droit,
21:55ce qui n'est pas le cas de l'Algérie.
21:57Le principe de l'état de droit,
21:59c'est que justement,
21:59la justice est indépendante
22:00du pouvoir politique
22:01et que le président Tebboune
22:02ne devrait même pas avoir
22:02son mot à dire.
22:03Ah bon ?
22:03Et que quand on invoque
22:05la sursuité de l'État
22:05pour un journaliste
22:06qui va juste interviewer
22:08un footballeur dans une région...
22:10C'est pas ce qui s'est passé,
22:10mais c'est pas grave.
22:11C'est pas le footballeur ?
22:11Non, c'est pas le footballeur qui a été vu.
22:12Vous dites qu'il a tenu des propos.
22:13C'est l'entraîneur, mais c'est pas grave.
22:15Entraîneur, pas footballeur.
22:16Très bien.
22:16Donc, un journaliste sportif
22:18spécialiste du football
22:19qui interview
22:20un entraîneur de football,
22:22je veux dire...
22:23On n'est pas dans l'apologie
22:25de terrorisme.
22:25Vous connaissez le sujet ou pas ?
22:26Si vous avez des preuves
22:27à avancer, avancez-les.
22:28Vous-même, vous dites
22:29que vous ne les avez pas.
22:30Non, non.
22:30J'ai lu ce que la presse a dit.
22:31Voilà, la presse algérienne
22:32qui, évidemment,
22:33aussi d'une impartialité
22:35que tout le monde connaît.
22:37Donc, pour moi,
22:38ce n'est ni une démocratie
22:39ni un état de droit
22:40et le fait même que
22:41pour Sansal,
22:42comme pour Christophe Gleize,
22:43on soit dépendant
22:44de la bonne volonté
22:45d'un homme,
22:46M. Théboun,
22:47et qu'on en fasse
22:48un sujet, justement,
22:49international de politique,
22:51de négociation,
22:52même sur les visas,
22:53les machins,
22:53c'est quelque chose
22:54d'extrêmement grave.
22:54Les négociations sur les visas ?
22:56Et qu'en France,
22:56on n'arrête pas,
22:57et en Europe,
22:58on n'arrête pas des journalistes,
22:59même des journalistes
23:01qui vont, par exemple,
23:01interviewer,
23:02j'en sais rien,
23:03des gens qui sont
23:04des criminels,
23:05des actes terroristes,
23:06ce sont des journalistes.
23:07C'est déjà arrivé,
23:08mais ce n'est pas grave.
23:08Tu donnes l'exemple.
23:09Non, mais en démocratie,
23:11on a le droit
23:13d'aller télécharger
23:13des entraîneurs de foot.
23:14Après, je te donne la parole.
23:15Et en l'occurrence,
23:17moi, ce qui m'intéresse,
23:18c'est qu'on a un compatriote,
23:19j'ai un compatriote
23:20qui est dans une jôle
23:21depuis 300 jours,
23:22qui, comme tu l'as dit,
23:23a un droit de visite
23:24tous les 15 jours,
23:25qui, aujourd'hui,
23:26doit subir
23:28des pressions atroces
23:29et qui est éloigné
23:30de sa famille,
23:31qui est loin de chez lui,
23:32alors qu'il faisait
23:33simplement son métier.
23:34Et je trouve ça
23:35assez indécent
23:35de le qualifier
23:37comme si c'était
23:39un quasi-terroriste,
23:41qu'il avait quasiment
23:42pris les armes
23:43pour libérer la Kabylie,
23:44ce qui n'était visiblement
23:45pas du tout
23:45l'objet de son voyage.
23:47Et ça m'étonnerait
23:47que les journalistes
23:48de SoFoot
23:50aient cette ambition-là.
23:51Ils ne sont pas connus
23:52pour faire de la politique
23:53et ils ne sont pas non plus connus
23:54pour faire de la propagande
23:55anti-algérienne
23:56ou des contenus racistes
23:58ou des contenus...
23:59Ce n'est pas le but.
24:00Et ce monsieur,
24:00il travaillait ni pour la DGSE,
24:01ni pour le gouvernement,
24:03ni pour M. Macron.
24:04Et encore une fois,
24:05il est victime totalement
24:07d'une espèce de machination.
24:09Et le fait que,
24:09justement,
24:10il ne se pourvoit pas
24:11en cassation
24:12en espérant
24:13une grâce présidentielle,
24:14ça montre aussi
24:15comment fonctionne
24:16ce régime juridique,
24:17comment fonctionne
24:18cet état de droit.
24:19Et c'est assez dramatique
24:20qu'on ne puisse pas,
24:22ils ne puissent même pas
24:22se défendre en cassation,
24:24qu'ils doivent faire,
24:25montrer pas de blanche
24:26finalement au président
24:27pour espérer
24:28peut-être une libération.
24:29Donc c'est-à-dire
24:30qu'il est complètement suspendu
24:31à une décision politique.
24:32Donc ce n'est pas
24:33un procès équitable,
24:34ce n'est pas
24:35une condamnation juste,
24:36c'est un procès politique
24:37et encore heureux
24:39qu'en France,
24:40on ne fait pas
24:40ce genre de choses.
24:42Il y a plein de choses
24:42qui ne vont pas en France,
24:43mais encore une fois,
24:45on est encore,
24:45pour le coup,
24:46dans une démocratie,
24:47un état de droit
24:47et on n'arrête pas les gens
24:49parce qu'ils ont des propos
24:50ou ils font des choses
24:50qui ne nous plaisent pas.
24:51Et surtout,
24:52ce n'est pas le ministre
24:53ou le président de la République
24:54qui décide ou non
24:55d'incarcérer et libérer.
24:56Alors,
24:57restez avec nous
24:57sur Sud Radio.
24:58Je te donne la parole
25:00juste après cette petite pause,
25:02Gamal,
25:02pour répondre
25:03à ce que nous dit
25:04Antonin Ferreira.
25:05A tout de suite
25:05sur Sud Radio.
25:07Magali Berda,
25:08Sud Radio,
25:09on ne vit pas
25:10dans la même France.
25:11Magali Berda,
25:12sur Sud Radio,
25:12il est 20h29,
25:13nous sommes en direct,
25:14on ne vit pas
25:15dans la même France.
25:16On parle de la détention
25:18de Gleize en Algérie.
25:19Macron doit-il taper
25:21du poing sur la table ?
25:23Alors,
25:24on expliquait avant
25:25cette petite pause,
25:25je le rappelle
25:26pour nos auditeurs,
25:27que le journaliste français
25:28Christophe Gleize
25:29est détenu en Algérie
25:30depuis 2025.
25:31Il a été arrêté
25:32en mai 2024
25:33lors d'un reportage
25:34sur la JS Kabylie.
25:37La JS Kabylie,
25:37c'est le club de foot
25:38de Kabylie.
25:39Les autorités
25:40l'accusent
25:41d'apologie du terrorisme
25:42parce qu'il a pris contact
25:43avec ou il aurait eu
25:44des échanges
25:44avec le MAC.
25:46Le MAC,
25:47c'est
25:49on va dire
25:49l'organisation
25:51séparatiste
25:52qui revendique
25:53l'indépendance
25:54de la Kabylie.
25:55A partir du moment,
25:56je répète ce que tu dis
25:58Gamal,
25:58pour être sûr,
25:59j'ai bien compris,
25:59à partir du moment
25:59où tu communiques
26:00avec ces gens-là,
26:01tu es d'office
26:03en gros condamné
26:04à l'apologie.
26:05On n'est pas condamné d'office
26:06mais on peut considérer
26:07que tu...
26:07Là, c'est clairement le cas.
26:09Parce que lui,
26:10c'est un étranger
26:10mais je savais
26:10qu'il y avait un type
26:11là-bas qui en parle,
26:12il peut avoir des problèmes
26:12effectivement.
26:13Parce qu'on considère
26:13que c'est une organisation
26:14dangereuse.
26:15D'accord.
26:16Mais dans son cadre
26:18de...
26:18Dans le cadre
26:19de son travail
26:19en tant que journaliste,
26:21par exemple,
26:22je prends un exemple
26:23qui n'a strictement
26:24rien à voir,
26:25d'accord ?
26:25Mais tu parles
26:27de la libération,
26:28de la Kabylie,
26:29etc.,
26:29qui revendiquent
26:30tout ça.
26:32Pardonnez-moi,
26:32je ne sais pas
26:33si c'est choquant
26:33ce que je dis ou pas
26:34mais tu prends
26:35par exemple
26:36aujourd'hui
26:37Israël,
26:38Palestine,
26:38ceux qui revendiquent
26:39l'indépendance
26:41de la Palestine.
26:42C'est vrai,
26:43la reconnaissance
26:43à la Palestine,
26:44etc.
26:44Il y a des journalistes
26:45aujourd'hui
26:46qui vont sur le terrain,
26:47que ce soit en Palestine
26:47ou en Israël,
26:48qui vont pour apporter
26:51une vision des choses
26:51au monde.
26:53Qu'ils aillent en Palestine
26:54ou en Israël,
26:55aujourd'hui,
26:55on ne les fout pas en tôle
26:57parce qu'ils vont...
26:58Alors,
26:58qu'est-ce qui est différent ?
26:59Moi,
26:59j'essaie de comprendre
27:00avec mes yeux extérieurs.
27:02Il y a un passif colonial
27:03français qui existe,
27:04l'organisation Luma
27:04qui est hébergée par la France,
27:06protégée par la France,
27:07il n'y a pas
27:07de convention d'extradition
27:09entre l'Algérie et la France.
27:10Et quand un journaliste
27:12arrive là-bas,
27:14il faut arrêter de draper
27:14tout le monde
27:15de toutes les vertus,
27:16il y a un jeu formidable
27:17à l'époque
27:17qui s'appelait
27:18La chasse au trésor,
27:19dont un type était journaliste
27:21qui s'appelait
27:21Philippe de Dieu-le-Veux.
27:22Et un jour,
27:23il est mort au fleuve Congo,
27:25aux Aïa.
27:25Et on s'est rendu compte,
27:26le malheureux Philippe,
27:27qu'il était un agent
27:28de la DST.
27:29Voilà.
27:30Donc, c'est une réalité,
27:31ça arrive,
27:31ça ne veut pas dire
27:31que c'est le cas,
27:32mais ça arrive.
27:33Ensuite,
27:33de dire que
27:34c'est pas normal
27:35qu'un président...
27:35J'ai pas dit tout à l'heure
27:36que le président
27:44mais je rappelle
27:44que c'est une prérogative
27:45présidentielle
27:45qu'on a en France.
27:47Juste comme ça,
27:47est-ce que Jacques Chirac
27:48doit être condamné
27:49parce qu'il a accordé
27:50une grâce à un homme
27:52que tout le monde connaît ?
27:53Et on n'utilise pas
27:53dans chaque procès,
27:54on n'utilise pas
27:55des grâces présidentielles
27:56par des journalistes.
27:58Un homme qui avait été condamné
28:01pour le meurtre
28:01de Guylaine Maréchal,
28:03qui a été injustement condamné,
28:05tout le monde le sait,
28:06c'est Jacques Chirac
28:06qui a pris cette prérogative.
28:07Il peut arriver
28:08qu'un président soit touché
28:09par une situation
28:10et le fasse
28:10et c'est parfaitement normal
28:11et honorable.
28:12Mais quand tu dis tout à l'heure
28:13en début d'émission,
28:14tu nous dis
28:16le président,
28:17en gros,
28:17si j'explique bien les choses,
28:19il est un peu vénère
28:20parce qu'on y est allé
28:21un peu au forcing,
28:22parce qu'on a mal parlé,
28:25les représentants,
28:26donc Retailleau,
28:27a mal parlé,
28:27a fait du forcing
28:29contrairement à
28:29Ségolène Royal
28:30qui va y aller
28:31avec plus de tact,
28:32etc.
28:32Ça veut dire qu'aujourd'hui
28:33la vie d'un homme
28:34est en jeu
28:36entre guillemets
28:37par rapport aux égaux
28:38des uns et des autres
28:39que ce soit la France
28:40ou l'Algérie.
28:41C'est ça qu'en fait,
28:41moi je comprends.
28:42Moi de mon point de vue
28:43externe,
28:46c'est-à-dire que
28:48est-ce qu'aujourd'hui
28:51Christophe Gleize
28:51n'est pas un peu
28:52la victime
28:53des politiques
28:54finalement
28:55françaises
28:56ou algériennes ?
28:57Est-ce que c'est pas ça
28:58le problème ?
28:58Parce que moi je vois pas,
28:59j'arrive pas à comprendre,
29:00j'arrive pas à déceler
29:01dans aucune explication
29:01et dans aucun article
29:02de presse que j'ai lu,
29:04j'arrive pas à déceler
29:05ce qu'il a fait
29:06de dramatique
29:06pour mériter
29:07sept ans de prison.
29:08C'est le fait de rentrer
29:10dans un pays
29:11en disant une chose
29:12et en faisant autre chose,
29:13c'est-à-dire qu'il prend
29:13un visa de tourisme.
29:14Oui mais ça,
29:14ayant vécu à Dubaï,
29:15non mais attends,
29:15moi j'ai vécu à Dubaï,
29:17à Dubaï,
29:17t'as pas le droit de rentrer,
29:18à Dubaï,
29:19moi je te le dis,
29:19tu n'as pas le droit de rentrer,
29:22faire un reportage
29:23sans prévenir
29:23le gouvernement d'Ouvaïot,
29:25etc.
29:26Quand bien même
29:26c'est arrivé,
29:27parce que c'est arrivé,
29:28je te le dis,
29:28j'ai connu des journalistes
29:29français qui sont passés
29:30et voilà,
29:31ils ont pas du tout
29:32fait de prison.
29:33La différence c'est qu'un reportage
29:36fait pour aller filmer
29:37les cocotiers,
29:38c'est pas la même chose
29:38que d'aller voir un type
29:39qui fait du sport,
29:40qui est entraîneur
29:41et lui parler quand même
29:42d'une organisation terroriste.
29:43Ensuite,
29:44deuxième chose,
29:44il y a une réalité,
29:45il y a un pendant français
29:46parce que c'est bien de dire
29:47que l'Algérie est une jatte,
29:48donc la France est une jatte.
29:49Je rappelle qu'il y a un homme
29:50qui actuellement est dans les jôles
29:51puisqu'on utilise les termes
29:52outrances et on y va.
29:53On appelle ça prison
29:54dans la démocratie.
29:55En France,
29:55les prisons sont un peu
29:56trop confortables.
29:57Non, c'est une jôle aussi,
30:02mais bon,
30:03mettons ça de côté.
30:04Il y a un homme
30:04qui travaille pour le consul algérien,
30:08d'accord,
30:08parce que son téléphone
30:09n'était bipé pas loin
30:10d'un influenceur algérien
30:13sous l'imposant politique,
30:14à mire des aides,
30:15cet homme aujourd'hui
30:16croupit dans les jôles françaises.
30:17On dit quoi sur ça ?
30:18Non, je suis d'accord,
30:19on devrait l'expulser.
30:20Non, non, pas l'expulser.
30:20Ces gens-là n'ont rien à faire en France.
30:22Attends, tu peux nous réexpliquer
30:22cette histoire ?
30:23Cet homme fait parler
30:24du personnel diplomatique
30:26qui a des conventions
30:26qui sont signées à Vienne,
30:28je le rappelle,
30:28où on ne touche pas
30:29les diplomates,
30:29la France marche dessus,
30:31mais un homme...
30:32Une personne comme moi
30:33qui ne comprend pas
30:33et je ne connais pas cette histoire.
30:34Est-ce que tu peux nous expliquer
30:35vite fait cette histoire ?
30:36Il y a un jeune
30:37qui s'appelle Amir Desaides
30:38qui se prétend opposant politique,
30:39c'est juste un influenceur,
30:40d'accord ?
30:41Outrancier,
30:43qui prétend avoir été enlevé,
30:44c'est ce que nous a sorti
30:45du chapeau M. Rotaillot
30:46avant de partir,
30:47la boule puante de départ,
30:49il aurait été enlevé
30:50par un groupe de personnes
30:51pendant 24 heures
30:52après ce qu'il dit,
30:53puis relâché.
30:54Et il y aurait
30:55une intervention de l'Algérie.
30:56Bon, c'est un truc,
30:57c'est une affaire rocambolaise
30:57qui est ridicule,
30:58qui ne va mener nulle part.
30:59Et donc Rotaillot
31:00s'est saisi cette affaire
31:01au moment où la France
31:01se rapproche de l'Algérie
31:02parce qu'il y avait
31:02un rapprochement
31:03avec Jean-Noël Barreau.
31:04Il s'avonne la planche,
31:05il nous sort ce dossier bidon
31:06qui a un an en plus,
31:07un vieux dossier,
31:09et ils interpellent
31:10un membre de l'ambassade
31:11du consulat algérien,
31:13donc un personnel diplomatique,
31:14on ne parle pas de...
31:15Il y a quand même
31:16une certaine immunité,
31:17qui va être interpellé
31:18parce que son téléphone
31:19a bipé du côté
31:26normal de mettre
31:26un diplomate en prison.
31:27On respecte la loi,
31:28en l'occurrence ?
31:28J'aimerais bien savoir.
31:29Bah oui, non,
31:30mais si cette personne
31:32a effectivement commis
31:33ce genre de barbouserie
31:34sur le territoire français,
31:35elle n'a rien à faire là,
31:35qu'il soit diplomate ou non.
31:37Je veux dire,
31:37quand on se comporte
31:38comme un voyou
31:39et qu'en plus on est justement
31:40représentant d'un gouvernement étranger,
31:41on n'a rien à faire ici.
31:42Dans un état de droit,
31:43est-ce qu'on doit faire
31:43une enquête avant de condamner ?
31:45Là, c'est une condamnation
31:46avant de l'enquête.
31:47Est-ce qu'il aurait fallu
31:47faire une enquête
31:48et respecté ses droits ?
31:49Est-ce qu'il n'a pas
31:49encore été condamnés ?
31:50Non, il est en prison.
31:50Il est en prison.
31:52Il n'y a pas de jôles en France.
31:53Je pense que ce monsieur
31:55est dans une bien meilleure
31:56condition chez nous,
31:57malheureusement,
31:58que Christophe Gleize
31:59en Algérie.
32:00Il a été super bien traité,
32:02apparemment, sans salier.
32:03Il l'a dit lui-même
32:04sur TF1.
32:05C'était quand ça ?
32:06Quand il est sorti
32:07de prison en Algérie,
32:08j'étais très bien prêté,
32:09super bien soigné.
32:10Voilà ce qu'il a dit.
32:10On m'a soigné mon cancer,
32:11donc ça va pour la torture.
32:12Non, je parle de la personne
32:15qui est en prison
32:16aujourd'hui en France.
32:17Oui, c'est l'année dernière.
32:17Juste avant que Rotaillot
32:18ne quitte ses fonctions,
32:19parce qu'il était éconduit
32:20et tant mieux,
32:21il a mis un peu d'huile
32:22de feu quasiment à la baraque
32:24parce qu'il y avait
32:25un vrai rapprochement
32:25des signatures de contrat.
32:26Ça s'arrangeait
32:27entre le gouvernement légitime
32:29français,
32:29donc Jean-Noël Barraud
32:30et l'Algérie.
32:31Et monsieur Rotaillot
32:32a trouvé que ça m'a eu l'idée
32:32de sortir ce petit dossier pourri
32:34qui avait un an d'avant.
32:35C'était une affaire
32:36qui avait plus d'un an
32:37et pour laquelle
32:37il n'y avait aucune matière.
32:38Et il s'est dit
32:39on va même faire prisonnier
32:40à un personnel diplomatique
32:41parce qu'on ne respecte pas l'Algérie.
32:43C'est une question de respect.
32:44Il y a un rapport détestable.
32:45On manque de respect
32:46à une nation aussi grande
32:46que l'Algérie
32:47et ça c'est indigne
32:48et Macron l'a dit récemment.
32:49Ceux qui veulent les embrouiller
32:50entre la France et l'Algérie
32:50sont, ils utilisent
32:51un terme arabe,
32:52des maboules.
32:53Ce qui est honteux d'ailleurs.
32:54Il a raison.
32:54Non, parce que
32:55quand on en est à justement
32:57vouloir l'apaisement
32:58à tout prix,
32:59moi je sais une différence
33:00de méthode.
33:00Moi je suis partisan
33:02du rapport de force.
33:03Je ne supporte pas
33:04ce que fait la France
33:05depuis la décolonisation.
33:07C'est-à-dire avec
33:08toutes les anciennes colonies
33:09essayer de justement
33:11d'apaiser à tout prix
33:12même quand on est face
33:13à des gouvernements
33:14comme on l'a vu d'ailleurs
33:15au Mali ou ailleurs
33:16qui nous piétinent complètement.
33:17On cherche constamment
33:18à se dire
33:19bon, qu'est-ce qu'on peut tirer
33:20de positif de tout ça
33:22en essayant justement
33:23de garder quelques contrats,
33:24quelques machins
33:25sans être dans le rapport de force.
33:27Alors que
33:27quand on est une nation
33:29comme la France
33:29et qu'on est une nation européenne
33:30pour moi c'est tout l'inverse
33:31qu'il faut faire.
33:32C'est-à-dire qu'il faut d'abord
33:33mettre en place
33:33le rapport de force
33:34rappeler au pays
33:35qu'on a en face de nous
33:36ce qu'ils doivent
33:38et aussi
33:38ce qu'ils doivent
33:41et aussi
33:42aujourd'hui
33:43ce qu'ils valent
33:44et qu'en fait
33:45en termes de rapport de force
33:46que fait aujourd'hui
33:47les Etats-Unis typiquement
33:47ce qu'ils ont fait au Venezuela
33:48c'est-à-dire qu'aujourd'hui
33:49le gouvernement
33:50ce qu'ils ont fait
33:51ce qu'ils ont fait au Japon
33:52à la fin de la seconde guerre mondiale
33:53vous auriez dit peut-être
33:54à l'époque
33:56je trouve que c'était
33:56une très bonne décision
33:57ça a mis fin à la guerre
33:59on a économisé
34:00on a sauvé des millions
34:01de soldats
34:02ça c'est un mythe
34:05il faut revoir l'histoire
34:06ils ont mis deux bombes atomiques
34:07pour stopper les russes
34:08c'est tout
34:08c'est juste parce que
34:08les russes étaient les russes
34:09Kamal laisse parler
34:10et après je te donne la parole
34:12et en attendant
34:13on a eu la paix
34:15et les américains
34:16ont installé
34:17au Japon
34:18un gouvernement
34:19pacifique
34:20qui était
34:20pro-américain
34:21pro-occidental
34:22qui aujourd'hui
34:23est un pays
34:24critique
34:25et allié
34:26de l'occident
34:27et voilà
34:28ça s'est très bien passé
34:28donc à un moment
34:29il faut faire du rapport de force
34:31parce que eux
34:32ne se gênent pas non plus
34:32pour le faire
34:33c'est-à-dire que
34:34tous les pays
34:36il n'y a pas que l'Algérie
34:37mais tous les pays
34:38toutes nos anciennes colonies
34:38ne se gênent pas
34:39tous les pays du sud
34:39tous les pays africains
34:42le font
34:43et à un moment
34:44on est obligé aussi
34:45de taper du point
34:46et ce qu'a fait Retailleau
34:47moi je souscris pas
34:48à tout ce qu'il a fait
34:49je pense que c'était
34:50une volonté de montrer
34:51qu'il y avait un début
34:52de prise de conscience
34:53un début de réaction
34:55effectivement
34:55il y avait peut-être aussi
34:56parfois la volonté
34:57de plaire
34:58à un certain électorat
34:59je ne dis pas le contraire
35:00mais justement
35:01moi ce que je regrette
35:02c'est que
35:02in fine dans le fond
35:03ça n'a pas été suffisant
35:05pour on va dire
35:07changer le cours des choses
35:08et qu'il faut pour moi
35:10aller beaucoup plus loin
35:10et avec tous nos partenaires
35:13ce que fait
35:13de toute façon
35:14on est dans un monde
35:14en conflit
35:15même vous
35:16vous le disiez
35:16vous êtes en interne
35:17en conflit
35:19et que malheureusement
35:21si on veut défendre son peuple
35:23on est obligé
35:23d'instaurer
35:24au bout d'un moment
35:24un rapport de force
35:25et rappeler
35:26où se trouve la puissance aussi
35:27et que tout le monde a intérêt
35:29à ce que ça se passe bien
35:30et que notre voix
35:31soit à nouveau respectée
35:32parce qu'on l'a bien vu
35:33en tout cas en Centrafrique
35:34tous les pays
35:36où on était présent
35:36et où on s'est montré
35:37trop dans l'apaisement
35:39trop dans
35:40on fait de l'influence
35:41on essaye d'installer
35:42des gouvernements
35:43en soum soum
35:44qui sont plutôt
35:45pro-France
35:46et puis au final
35:47on se retrouve avec
35:49des gouvernements
35:50fantoches
35:50qui nous la mettent à l'envers
35:52donc en fait
35:52il faut arrêter
35:53et il faut tout simplement
35:54parler
35:55et moi
35:55quand je dis ça
35:56c'est pas manquer de respect
35:57c'est parler justement
35:58avec respect
35:59comme vous disiez
36:00d'homme à homme
36:00et rappeler ce que chacun
36:02a gagné dans la relation
36:03ou à perdre
36:04au cas échéant
36:04si on veut piétiner la France
36:06et que
36:06piétiner la France
36:07piétiner la France
36:08et que je pense que la France
36:09s'est laissée piétiner
36:10depuis bien trop longtemps
36:11et je pense qu'on n'est
36:12qu'au début d'une prise
36:13de conscience de ça
36:14par
36:15et aussi en interne
36:16par certaines diasporas
36:17et que
36:18il y a un moment
36:19où il faut
36:20à l'intérieur
36:21comme à l'extérieur
36:22faire comprendre
36:23en fait
36:24défendre le peuple français
36:25faire comprendre
36:26que tout le monde
36:27a intérêt
36:27à ce que ça se passe bien
36:28et que si
36:29certains veulent
36:29que ça ne se passe pas bien
36:30ils vont payer très cher
36:32et aujourd'hui
36:32ce n'est pas le cas
36:33c'est-à-dire que
36:33tout le monde nourrit
36:34nourrit à la face
36:36le monde entier
36:36nourrit à la face
36:37parce que justement
36:38on s'est montré
36:39et toutes les nations européennes
36:40c'est le cas
36:40et la France
36:41en tête
36:42on s'est montré
36:43trop faible
36:43on a courbé les Chines
36:44et on a montré
36:45qu'on pouvait cracher
36:46à la France
36:46sans qu'il se passe
36:47quoi que ce soit
36:48et que justement
36:49le rapport diplomatique
36:50c'était forcément
36:51l'apaisement
36:52et les contrats
36:54on va dire
36:54les réseaux souterrains
36:56les réseaux cachés
36:58de ces passeurs
36:59même de valises
37:00de ces passeurs
37:01de contrats
37:02au détriment
37:03de tous les peuples
37:04moi je suis désolé
37:05mais la France-Afrique
37:06elle existe encore
37:07malheureusement
37:08et ces réseaux-là
37:09qui sont tout sauf
37:11officiels étatiques
37:12c'est des réseaux
37:13qui font énormément de mal
37:14à la fois l'Afrique
37:15et à la fois la France
37:16parce que justement
37:17on n'est pas dans un rapport
37:18public de diplomatie
37:20ou rapport de force
37:21si un conflit
37:21on est dans un rapport
37:22où il y a des gens
37:23qu'on ne connait pas
37:25qui ne sont pas visibles
37:26et qui justement
37:27font la pluie et le beau temps
37:28entre ces gouvernements
37:29et je pense que malheureusement
37:30avec la Macronie
37:31on est encore là-dedans
37:32c'est-à-dire qu'on pense
37:33qu'on peut dealer
37:34avec les pays d'Afrique
37:36et les anciennes colonies
37:36comme ça
37:37c'est-à-dire avec des réseaux
37:38on va dire
37:39qui ne sont même plus
37:40France-Afrique
37:40parce que le rapport de force
37:41s'est inversé
37:42c'est Afrique à France
37:43puisque c'est aujourd'hui
37:44Mais est-ce que c'est nécessaire
37:45aujourd'hui
37:46de parler de rapport
37:47en fait
37:47est-ce qu'aujourd'hui
37:48on doit vivre forcément
37:49dans un rapport de force
37:50c'est ça
37:51aujourd'hui
37:51vivre juste normalement
37:52c'est l'histoire de l'humanité
37:53c'est l'histoire de l'humanité
37:54c'est l'histoire des nations
37:55mais c'est dur
37:55comme histoire d'humanité
37:56moi j'ai pas envie
37:56d'y voir avec un rapport de force
37:58ça c'est typiquement
37:59je suis isolé
37:59mais ça c'est discuté
38:00les amis restez avec nous
38:01sur Sud Radio
38:02on revient juste après
38:03cette pause
38:04pour que Gamal Abina
38:05puisse répondre
38:06je vois
38:06il saute partout là
38:07Gamal
38:07il écoute Antonin Ferreira
38:09il saute dans tous les sens
38:11à tout de suite
38:13Magali Berda
38:14Sud Radio
38:15on vit pas dans la même France
38:17Magali Berda
38:18sur Sud Radio
38:18il est 20h43
38:19on parle d'un sujet
38:20qui divise beaucoup
38:23la détention
38:24du journaliste
38:26glaise
38:26en Algérie
38:27Christophe Glaise
38:28qui est détenu
38:29depuis 2025
38:30après avoir été arrêté
38:31en mai 2024
38:32lors d'un reportage
38:33sur le club de foot
38:34de Kabylie
38:35les autorités
38:36l'accusent
38:37d'apologie
38:38du terrorisme
38:39parce qu'il a eu
38:39des échanges
38:40avec un membre du MAC
38:41le MAC
38:41c'est l'organisation
38:43qui revendique
38:44l'indépendance
38:46de la Kabylie
38:47il a été condamné
38:48à 7 ans de prison
38:49il a vu sa peine
38:50confirmée en appel
38:52là
38:53et aujourd'hui
38:54la situation évolue
38:56il a renoncé
38:57à un recours
38:57en cassation
38:58parce qu'il espère
38:59avoir une grâce présidentielle
39:00du président algérien
39:01donc on reçoit ce soir
39:03Gamal Abina
39:03qui est franco-algérien
39:04qui connaît
39:05qui est chroniqueur
39:06sur plusieurs radios
39:07chaînes de télévision
39:08étrangères
39:09notamment Beurre FM
39:10qui est consultant
39:12pour toutes ses chaînes
39:14et ses radios
39:14tu connais le gouvernement
39:16et l'Algérie par cœur
39:20c'est vraiment ton domaine
39:22et tu débats ce soir
39:24avec Antonin Ferreira
39:25qui est conseiller municipal
39:26UDR
39:26qui est totalement contre
39:28alors toi tu penses
39:29que l'Algérie
39:29n'est carrément pas
39:30un gouvernement
39:31c'est un régime
39:32bref
39:34tu veux un rapport de force
39:35tout est régime
39:37avec l'Algérie
39:38moi quand j'écoute ça
39:39de mon point de vue extérieur
39:40moi qui ne suis pas concernée
39:42vraiment
39:43par le sujet
39:44et c'est dommage d'ailleurs
39:45mais en fait ça me fait de la peine
39:46parce que je me dis
39:46finalement
39:47vous êtes dans un rapport de force
39:48on a l'impression
39:49les uns et les autres
39:50vous voulez absolument
39:51un rapport de force
39:51quand j'entends
39:53toi Antonin
39:54tu dis qu'il faut
39:55que la France s'impose
39:56qu'il faut que la France
39:56tape du poing sur la table
39:57parce qu'on n'est pas respecté
39:59par l'Algérie
40:00toi Gamal
40:01tu dis qu'effectivement
40:01la France ne respecte pas l'Algérie
40:03dans sa manière de parler
40:04etc
40:04donc vous avez un peu
40:05le même discours
40:06tous les deux finalement
40:07mais opposé
40:09mais quelque part
40:10vous dites un peu la même chose
40:11vous parlez de respect
40:12vous parlez de force
40:14au milieu
40:14il y a un homme
40:15et c'est ça qui est triste
40:17c'est qu'au milieu
40:17il y a un homme aujourd'hui
40:19Christophe Glez
40:19qui est journaliste
40:20et qui
40:22lui
40:22alors il est accusé
40:23par l'Algérie
40:24mais
40:25qui lui dit
40:25par les juges d'Algérie
40:27qui lui dit
40:28qu'il n'a rien à voir
40:29il est juste allé faire
40:30un reportage
40:30là-bas sur un club de foot
40:31il vient d'un journal
40:32d'ailleurs
40:34qui s'appelle
40:34SoFoot
40:35qui n'a jamais eu
40:36de problème
40:36de terrorisme
40:38oui j'entends
40:39mais ce que je veux dire
40:40c'est qu'on a l'impression
40:41que cet homme là
40:42il est au milieu
40:42d'un gros bordel
40:44d'égo
40:45d'égo
40:45on dirait que c'est un gros
40:46pardon
40:46j'essaie de résumer ça
40:48avec mes mots à moi
40:49et c'est pour ça
40:50que cette émission
40:51est là
40:52et on ne vit pas
40:52dans la même France
40:53et c'est par l'on vrai
40:54c'est qu'on essaie
40:54de décrypter
40:55les situations politiques
40:56d'une manière
40:57la plus simple possible
40:58donc j'essaie de résumer
40:59la situation
41:00et mon ressenti
41:01à moi
41:01ce n'est que mon ressenti
41:03c'est que finalement
41:03cet homme là
41:04est au milieu
41:04d'une grosse guerre d'égo
41:05d'une grosse guerre politique
41:07entre l'Algérie
41:08et la France
41:08et c'est trop triste
41:11en final
41:11parce que l'Algérie
41:12c'est un pays
41:13bah oui
41:14c'est un pays de droit
41:15qui est l'Algérie
41:17et qu'on doit respecter
41:18la France est aussi
41:19un pays de droit
41:19qu'on doit respecter
41:20donc finalement
41:21on se dit
41:21qu'est-ce qui se passe
41:23comment on va pouvoir
41:23apaiser la situation
41:24entre l'Algérie et la France
41:25qui est un sujet
41:26parce qu'on le voit
41:27c'est un sujet
41:28aujourd'hui tout le temps
41:29l'Algérie
41:29la France
41:30enfin voilà
41:31comment on va faire
41:31pour arranger les choses
41:32Gamal
41:33est-ce que le président
41:34il peut libérer
41:36ce prisonnier
41:37est-ce qu'il va le libérer
41:38à ton avis ?
41:38c'est une prérogative présidentielle
41:40tous les 5 juillet
41:40il libère des prisonniers
41:41c'est un truc classique
41:42en Algérie
41:43qui se fait comme d'ailleurs
41:43dans tous les pays du monde civilisé
41:45moi j'ai entendu
41:46beaucoup de choses tout à l'heure
41:47qui m'ont fait délirer
41:47alors déjà je ne pensais pas
41:48entendre un jour
41:49dans ma vie
41:49courte vie
41:50que quelqu'un puisse faire
41:51l'apologie de la barbarie américaine
41:53à Hiroshima et Nagasaki
41:54qui je rappelle
41:55sont deux sites
41:56civils et pas militaires
41:57et que c'est bon
41:57tu parles d'Antonin
41:59qui disait tout à l'heure
41:59je rappelle les auditeurs
42:00qui disaient tout à l'heure
42:01que les Etats-Unis
42:03se sont imposés
42:04en matière de
42:04en force
42:06pour se faire respecter
42:07en décisant la force
42:08alors c'est pas ce qu'ils ont fait
42:09et que la France
42:09devait revendre pareil
42:10non pas du tout
42:11c'est pour ça
42:11moi j'entends même
42:12France-Afrique
42:13j'explique ce que dit Antonin
42:14j'entends bien
42:14France-Afrique
42:15devient Afrique-France
42:16donc un rapport
42:16toujours de domination
42:17là c'est du darwinisme social
42:19dans ce qu'il y a de pire
42:20et ça on connait très bien
42:21le discours des nazis
42:22qui était pareil
42:22le plus fort de l'emporter
42:23sur le faible
42:24on va écraser tout le monde
42:25on a vu le résultat
42:26maintenant il faut être très clair
42:27sur un point
42:27d'abord quand on dit
42:28alors c'est gravissime
42:29sur le Japon
42:29j'ai même pas relevé
42:30c'est du délire
42:31la guerre s'est pas arrêtée
42:32parce qu'ils ont mis
42:33deux bombes atomiques
42:33ce pays se rendait
42:34avant la bombe atomique
42:35il faut le savoir
42:35ils n'avaient plus les moyens
42:36de faire la guerre
42:36c'est pour stopper les russes
42:37qui étaient déjà
42:38dans le nord du Japon
42:38c'est que pour faire peur aux russes
42:40donc c'est pas du tout
42:41pour économiser des vies
42:42ça sert à huit
42:42on a eu la paix pendant 80 ans
42:43c'est pas la paix pendant 80 ans
42:44c'est faux
42:45c'est la bombe atomique
42:46non il y a le Vietnam
42:47la Corée c'est faux
42:47l'Irak, la Somalie
42:48on peut y aller c'est faux
42:49on n'a pas eu de guerre mondiale
42:50depuis la seconde guerre mondiale
42:51pour l'instant
42:52il y avait une guerre nazie
42:54contre le Japon
42:54pas contre le monde entier
42:55les américains voulaient détruire le Japon
42:57après ils ont fait la guerre
42:58en Corée de 50 à 53
43:00après ils ont fait le Vietnam
43:00de 65 quasiment à 75
43:02donc c'est pas la paix
43:04c'est faux
43:04la bombe atomique ne garantit pas la paix
43:05elle garantit l'équilibre de la terreur
43:07entre deux grandes puissances nucléaires
43:08je crois pas que les russes
43:09aient fait la guerre aux américains
43:10il me semble pas
43:10maintenant il faut être un peu sérieux
43:12si les rapports de force
43:13c'est de dire
43:13on veut pas de France-Afrique
43:14mais on veut pas d'Afrique-France
43:15c'est minable
43:16moi je pense que les rapports
43:18qui doivent s'instaurer
43:19entre deux pays
43:19c'est du respect
43:20or la France en Afrique
43:21prenons l'exemple du Niger
43:22ils ont foutu dehors
43:23un coup de pompe
43:24et c'est les militaires
43:24qui ont pris le pouvoir
43:25en dégageant Bazoum
43:26l'ancien président élu
43:27pourquoi ils ont foutu dehors ?
43:28parce que Niger est le pays
43:29où il y a 50% de la population
43:31qui sait pas les réécrire
43:32où quasiment pas d'électrification
43:33et c'est le pays
43:34dans lequel la France
43:35prenait généreusement
43:36servait comme pas possible
43:37de l'uranium nigérien
43:39même la gauche
43:40même la gauche française
43:41reconnaît même François Hollande
43:42je suis pas de gauche
43:42oui vous êtes représenté l'Algérie
43:44mais même en France
43:45même la gauche
43:46n'ose pas dire
43:46des énormités pareilles
43:49vous pensez
43:50que ce Chirac
43:50la France est servée
43:51de l'uranium
43:52sans en contrepartie
43:54ce qui aurait été le minimum
43:55on le paye au-dessus
43:56du prix du marché
43:56donc c'est un mensonge
43:57non c'est faux
43:58mais c'est pas grave
43:59on aurait pu l'ajouter au canasta
44:01on va revenir au-dessus
44:02la France se servait de l'uranium
44:04et le pays ne bénéficie pas
44:05de l'énergie française
44:06mais on va revenir là-dessus
44:07c'est vrai que les français
44:08sont généreux
44:08ils se servent pas
44:09donc on va être très clair
44:10sur un point
44:10si le rapport d'état à état
44:12c'est des rapports de force
44:13c'est que vous aimez la guerre
44:13et j'ai bien vu que vous êtes
44:14un gros militariste
44:15il faut un deuxième porte-avion
44:17toutes ces imbécilités
44:17je vous rappelle
44:18que les Etats-Unis
44:18viennent se faire mettre
44:19à l'amende en Iran
44:20là d'accord
44:20ils jouaient les malins
44:21c'est facile le Venezuela
44:22c'est un tout petit pays
44:23de rien de tout
44:23et c'est le précarat américain
44:25au Moyen-Orient
44:25c'est un autre rapport de force
44:26parce que la guerre a changé
44:28maintenant c'est les guerres
44:28des drones
44:29des missiles longues portées
44:29et les occidentaux
44:30sont très en retard
44:31sur les missiles hypersoniques
44:32mais vendre la guerre
44:33comme ça
44:34vendre les rapports de force
44:35jouer les gros bras
44:36quand on n'a pas fait l'armée
44:36j'imagine
44:37c'est trop facile
44:38il faut savoir ce que c'est
44:41que la mort
44:42vous êtes un militariste
44:43qui aimait la mort
44:44non j'aime la paix
44:45on peut éviter de savoir
44:46ce que c'est la mort
44:46ça serait cool
44:47je n'ai pas vraiment envie
44:49de savoir la paix
44:49c'est la pire des choses
44:50moi je suis pour le rapprochement
44:51quand je vois
44:52j'ai vu De Villepin à Alger
44:54qui est un homme
44:54qui n'est pas pro-arabe
44:55il est juste équilibré
44:56c'est tout
44:56De Villepin il est équilibré
44:58il aime l'argent
44:58à l'extrême droite
45:00c'est vrai qu'il n'aime pas
45:01l'argent ce tir
45:02bref
45:03il n'a pas été condamné
45:05il n'a pas été condamné
45:06on sait
45:07on sait
45:07bref
45:08ceci où il est le pauvre
45:09il a rien d'avoir
45:09c'est son pote
45:10ils ont le même parti
45:11mais ce qu'il veut dire
45:12c'est que quand De Villepin
45:13va Alger
45:13on doit apaiser
45:15quand de gauche
45:16Ségolène va Alger
45:17elle dit on doit apaiser
45:18comme mon amie Sabrina Sebailly
45:20elle ne va pas vous plaire
45:21elle est verte
45:21elle va Alger
45:22on doit apaiser
45:22quand Aklim Elouli
45:24pareil sénateur
45:25dit on va Alger
45:26il va apaiser
45:27vous vous êtes pour le rapport de force
45:28vous voulez quoi
45:29comme rapport de force
45:30rappeler
45:30comme je l'ai dit tout à l'heure
45:31alors Gamal laisse répondre
45:32s'il te plaît
45:33je t'en supplie
45:33ça c'est une idée
45:35c'est une fausse bonne idée
45:37qui est très récurrente
45:38dans les discours de gauche
45:40c'est l'idée qu'on est militant
45:41pour la paix
45:42ça veut rien dire
45:43être militant pour la paix
45:44être militant
45:44c'est ce qu'on entend
45:45par exemple Israël-Gaza
45:46une fois que la guerre
45:47elle est là
45:47se dire quoi être militant
45:48pour la paix
45:49c'est à dire qu'on se désarme
45:50on se laisse s'envahir
45:50on se laisse agresser
45:51on se laisse tuer
45:52c'est ça que vous ne comprenez pas
45:55quand je parlais du Japon
45:56c'est que
45:57je ne dis pas
45:59que c'est bien de tuer des gens
46:00je dis que justement
46:00c'est bien de mettre
46:02un rapport de force
46:02pour avoir la paix
46:03et que justement
46:04ce qui a garanti la paix
46:05aujourd'hui dans le monde
46:06depuis 1945
46:07c'est la suprématie militaire
46:09occidentale
46:10c'est l'OTAN
46:10c'est ensuite
46:11la construction européenne
46:13c'est la garantie de la paix
46:15ah bon ?
46:16et bien sûr
46:17on était dans un monde
46:18à partir du moment
46:19les dominants se sont dominés
46:20au partir du moment
46:21où on a eu
46:22une suprématie militaire
46:24américaine
46:24et occidentale
46:26avec l'OTAN
46:26les Russes
46:28les Chinois
46:29aujourd'hui
46:29attend Gamal
46:30je t'en supplie
46:31de laisser finir
46:31pourquoi on rentre dans un monde
46:32en conflit aujourd'hui
46:33parce que cette suprématie là
46:34elle est remise en cause
46:35qu'on a des puissances ascendantes
46:36comme la Chine
46:37qui évidemment
46:38tente de rivaliser
46:40et la Russie
46:41c'est différent
46:41c'est une puissance déclinante
46:42qui essaye de restaurer
46:44un petit bout de splendeur
46:46et qui se livre à des massacres
46:47pour justement
46:48essayer de récupérer
46:49un tout petit bout de territoire
46:50et avoir un rôle géopolitique
46:51mais dans le fond
46:52dans le fond
46:53c'est la suprématie militaire
46:54occidentale
46:55et l'OTAN
46:55et la paix
46:57justement
46:57la paix américaine
46:58qui est remise en cause
46:59et que justement
47:00aujourd'hui
47:01ces puissances
47:01et ces pays
47:02même du tiers monde
47:03se disent
47:04ah ben c'est notre moment
47:05aujourd'hui
47:05c'est le moment
47:06de prendre notre revanche
47:07c'est le moment
47:07ils sont faibles
47:08ils se sont affaiblis
47:09ils ont diminué
47:10leurs effectifs
47:11on voit même
47:12qu'en interne
47:13en Europe
47:14ça se passe mal
47:14aux Etats-Unis
47:15ça se passe mal
47:15c'est notre moment
47:16aujourd'hui
47:16pour reprendre le lead
47:17et donc on va rentrer
47:18dans un monde
47:19qui est malheureusement
47:20et ça
47:20personne ne le souhaite
47:21personne ne souhaite la guerre
47:22quand on nous mène la guerre
47:24quand on commence à nous
47:25qui a attaqué la France
47:26on est obligé de se défendre
47:27on est obligé de
47:28qui a attaqué la France
47:29il faut répondre à ces questions
47:30où la France est attaquée
47:31nulle part
47:32il n'y a pas justement
47:33la guerre c'est la poursuite
47:35de la politique
47:36par d'autres moyens
47:36on connait la musique
47:38quand on commence
47:39il y a les discours
47:40puis après il y a les actes
47:41puis après il y a la guerre économique
47:43il y a la guerre informationnelle
47:44il y a la guerre psychologique
47:45même il y a la pression
47:46et bien on va répondre à ça
47:47d'abord la France est attaquée nulle part
47:48vous mentez
47:49partout en Afrique
47:50c'est pas en France
47:51on a des attentats en France
47:52l'Afrique c'est pas en France
47:53l'Afrique c'est en Afrique
47:54les français qui sont en Afrique
47:55ne sont peut-être pas les bienvenus
47:56non c'est les anciennes colonies
47:57on est même attaqué par la Russie
47:59ah bon où ?
47:59on est visé
48:00on est visé
48:00on est dans une guerre
48:01justement de renseignement
48:03dans une guerre de stabilisation
48:04on est parti sur la guerre de renseignement
48:06ça s'appelle
48:06un rapport de force normaux
48:08l'Amérique
48:09a espionné la France aussi
48:10c'est une guerre de renseignement
48:10c'est l'Occident
48:11donc c'est pas un argument valable
48:12votre problème à vous
48:13c'est que vous voulez un rapport
48:14de force de domination
48:15l'Occident
48:16tout simplement
48:16non c'est juste de mon pays
48:17la France
48:17vous avez dit l'Occident
48:19laissez-moi finir
48:20vous avez dit l'Occident
48:21vous avez dit l'Occident
48:22c'est d'abord la France
48:23et ensuite l'Occident
48:23oui donc l'Occident
48:24moi je suis contre ça
48:25et ce qui vous fait mal
48:26c'est quoi ?
48:26c'est pas le fait que les pays du Sud
48:27commencent à monter
48:28c'est que le retard technologique
48:29qui est imposé par l'écrasement colonial
48:31a été comblé par la Chine par exemple
48:33qui est de loin super militairement à l'Occident
48:34loin
48:35ils ont des armes
48:36on n'en peut finir
48:36ils maîtrisent les drones
48:38même des chiens tueurs
48:39ils maîtrisent tous les Chinois
48:40ils vous dominent sur le plan économique
48:42ils vous dominent sur le plan militaire
48:43et sur le plan effectivement numérique
48:44donc la Chine a la grande puissance gagnante
48:46et économiquement en 2030
48:47c'est le numéro un
48:48donc ce qui vous fait peur
48:49c'est votre déclin
48:50non je n'ai pas peur
48:50moi justement je veux gagner
48:52mais non vous avez peur
48:54je ne tremble pas
48:54vous savez pourquoi des déclins ?
48:56parce que vous avez une population
48:56qui vieillit
48:57il y a moins ou moins de jeunes
48:58ils ne sont pas intéressés par la guerre
49:00contrairement à vous
49:00et que les pays du Sud sont jeunes
49:02et ils sont ambitieux
49:03vous ne voulez pas
49:04que les pays du Sud
49:05qui a une...
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