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  • il y a 13 minutes
Les clefs d'une vie de Patrick Zard

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-02-16##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Au théâtre, vous avez à peu près tout joué
00:07et assuré des mises en scène dans des univers très différents.
00:11Vous êtes en quelque sorte un pompier de service
00:13et pas seulement parce que vous dirigez une salle baptisée Laurie Flamme.
00:17Bonjour Patrick Zard.
00:18Bonjour Jacques.
00:19Alors, votre parcours est étonnant.
00:21Bon, on va évoquer votre actualité tout à l'heure avec deux pièces à Paris
00:24et d'autres à Avignon, chères à Sud Radio.
00:28Et on va évoquer ce parcours à travers des dates clés.
00:30C'est le principe des clés d'une vie.
00:31Car vous avez fait un parcours de comédien et de metteur en scène assez varié.
00:36Alors, la première date que j'ai trouvée, je ne la connaissais pas.
00:39Le 24 septembre 1980, votre première télé.
00:42Écoutez ce générique.
00:47Passez-moi de me voir de Philippe Bouvard.
00:49Oui, car c'est votre première télé.
00:51Oui.
00:51Et vous vous êtes présenté sous le nom de Zard et pas de Patrick Zard.
00:54Oui, tout à fait.
00:55Un sketch délirant où vous présentez le journal télévisé à votre manière.
01:01Oui, c'est ça.
01:02Vous vous en souvenez ?
01:03Oui, oui, très très bien.
01:04Oh là là, mon Dieu, je crois que je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie.
01:07Ah bon, pourquoi ?
01:08Parce que première émission de télé.
01:11En direct.
01:12Guilux, en direct.
01:13Non, c'était Bouvard.
01:14Bouvard.
01:15C'était Bouvard.
01:16Ah, c'était Bouvard, ce n'était pas Guilux ?
01:17Non, c'était Bouvard avant.
01:18Ah, bah oui.
01:19Et Guilux, c'est venu après.
01:21Oui.
01:21Et vous faites un sketch où vous bafouillez en lisant le journal télévisé.
01:26Vous vous en souvenez de ce sketch ? C'est extraordinaire.
01:28Mais non.
01:29Eh bien, voilà.
01:30C'est pour ça que je confonds avec Guilux, parce que je pense à un autre sketch que j'ai
01:33fait,
01:33le premier que j'ai fait chez Guilux.
01:35Oui, voilà.
01:35Et là, c'est un sketch totalement délirant.
01:37Vous avez fait un second, d'ailleurs, un peu plus tard, où vous faites un débat publicitaire
01:43en faisant essayer des produits.
01:44Oui, ça, je me souviens.
01:45Voilà.
01:46Et le premier, vous vous bafouillez, vous dites n'importe quoi dans le journal télévisé,
01:51un peu comme Pierre Repp, qui a été le roi du bafouillage, et dont le bafouillage correspondait
01:56à des contrepétris.
01:57Et Bouvard vous félicite en disant que vous avez un avenir.
01:59Eh bien, voilà.
02:01Au baptême.
02:02Voilà.
02:03Alors, en fait, cette télé est passée au moment où sort un film, Les Soudoués,
02:09qui a marqué vos débuts au cinéma.
02:10Tout à fait, c'est le premier film que j'ai tourné, et on m'en parle encore toutes
02:16les semaines, pratiquement.
02:17Ah bon, pourquoi ?
02:17Parce qu'ils passent tout le temps à la télé, et je suis très très étonné que
02:21des jeunes qui ont l'âge, j'allière de mes enfants, mais même pas, de mes petits-enfants
02:26presque, me disent, ah c'est mon film culte.
02:29Vous êtes le grand dadé.
02:30Le grand dadé, oui.
02:32Il y a deux films, Les Soudoués et Les Soudoués en vacances.
02:35Oui.
02:35Vous êtes dans les deux.
02:36Je suis dans les deux, on a été très peu dans les deux.
02:38Et en même temps, vous n'êtes pas crédité dans le premier au générique, mais vous
02:41êtes dans le second.
02:42Oui.
02:43En fait, j'avais été engagé par Claude Zidi comme figurant.
02:47C'était Mamad, qui était une grande dame du casting à l'époque, qui m'avait repéré
02:50au café-théâtre.
02:52Elle m'avait fait faire des essais, et j'avais été pris pour être figurant.
02:56En fait, je n'étais pas comédien, c'est pour ça que je suis pas au générique.
02:58J'ai été pris pour être figurant.
02:59Et un jour, il y a un des comédiens, un des jeunes qui avait été vraiment engagé
03:03pour faire un élève, un comédien, des Soudoués, qui était systématiquement en
03:09retard sur le tournage.
03:10Tous les matins, il arrivait avec une heure de retard.
03:12Et un jour, Claude Zidi a piqué une colère noire.
03:15Il a dit, c'est pas possible.
03:17Et il m'a appelé.
03:17Il m'a appelé.
03:19Patrick, viens ici.
03:20Tu reprends la scène de...
03:22Et c'est comme ça que vous avez démuté.
03:24En fait, il faut savoir que Claude Zidi sortait de plusieurs bides, et donc il a tourné
03:29les Soudoués pour payer ses impôts, en n'imaginant absolument pas que ça marcherait.
03:33Tout à fait.
03:34C'était son premier film en tant que producteur.
03:36Exactement.
03:37Et d'ailleurs, la suite, au départ, c'était les Soudoués à New York, mais il n'y a
03:40pas eu le budget.
03:41Je ne sais pas si vous le savez.
03:42Ah, ça c'est dommage.
03:43Voilà, vous en avez pu partir à New York.
03:45Alors, il se trouve qu'effectivement, tout ça débute parce que le théâtre, c'est
03:50né pour vous, je crois, très jeune, dans les kermesses de fin
03:53d'année à l'école, Patrick Sardes.
03:55Oui, c'est ça.
03:58En fin de primaire, je dirais, j'ai commencé à faire mes premiers sketchs de fin d'année.
04:03Ça s'est poursuivi au collège, et puis ensuite, ça a enchaîné sur du théâtre
04:07amateur à un niveau un petit peu plus haut.
04:10Alors, c'est dans la banlieue parisienne, je crois que vous êtes né à Mecnes au départ.
04:13Je suis né au Maroc, par hasard, parce que mon père avait été envoyé pour son boulot,
04:18et il avait été envoyé trois ans au Maroc.
04:20Qu'est-ce qu'il faisait ?
04:20Je suis né à ce moment-là.
04:21Il était géologue, il travaillait pour...
04:24Alors, c'est devenu ELF, mais à l'époque, ça s'appelait l'ERAP, je crois, l'entreprise
04:28de recherche et d'activité pétrolière.
04:30Et donc, vous êtes dans la région parisienne, et qu'est-ce que vous jouiez comme théâtre
04:34pour ces kermesses ?
04:36En fait, c'était des sketchs qu'on écrivait nous-mêmes, déjà.
04:41Et ensuite, là où vraiment j'ai commencé à faire du théâtre en banlieue, j'habitais
04:45Saint-Germain-en-Laye, et il y avait une troupe de comédie musicale amateur au PEC, à côté
04:51de Saint-Germain, et j'avais un copain qui jouait dedans, il jouait un spectacle qui s'appelait
04:55Nous les marionnettes.
04:57Il se trouve que vous n'oubliez pas d'aller voir le spectacle, parce que le titre ne vous
05:01attirait pas.
05:02Exactement.
05:02Je me disais, mais qu'est-ce que c'est que ce titre nul, c'est un spectacle pour enfants.
05:06Et puis un jour, ce garçon part au service militaire, et il me dit, Patrick, je sais
05:11que tu aimes bien faire le pitre, que tu fais souvent des sketchs et des choses comme
05:14ça, je pars au service militaire, j'ai ma place dans nous les marionnettes.
05:18Je lui dis, mais c'est quoi ? Ça ne m'a jamais tenté d'aller voir ça.
05:21Il me dit, va voir, et si ça te plaît.
05:23Alors là, j'ai adoré. C'était une espèce de, c'était la mode de Fugain et du Big
05:29Bazaar, c'était une espèce de Big Bazaar amateur, et je suis rentré là-dedans avec
05:33un enthousiasme fou.
05:35Et je crois que les rires et les applaudissements sont devenus une drogue à ce moment-là, Patrick
05:39Zard.
05:39Ça a été, c'est une drogue dure.
05:42C'est-à-dire ?
05:42À la première prise, j'étais fait au patte.
05:46J'ai trouvé ça tellement magique d'entendre des gens rire, d'entendre des gens applaudir,
05:50c'est-à-dire de voir des gens ravis, qui crient bravo à la fin du spectacle.
05:54On n'a qu'une envie, c'est que ça recommence.
05:56Le problème, c'est qu'il y avait le bac.
05:58C'est ça.
05:59Voilà.
06:00Et pourtant, c'était avant de tourner le film, bien avant.
06:03Il y avait le bac.
06:03Il y avait le bac et donc, ma première année de terminale, je faisais pratiquement plus
06:09que de la comédie musicale.
06:10Je m'occupais très peu du bac.
06:11Je l'ai donc raté.
06:13Et j'ai dit à mon père, écoute, si tu veux que j'ai le bac, vraiment, ça ne m
06:18'emballe
06:18pas, mais il faut me mettre en pension.
06:22Sinon, je vais refaire la même année que cette année.
06:24Et vous avez eu le bac.
06:26Et ensuite, vous êtes directement passé au cours Florent.
06:29Oui.
06:30Qui était un cours à l'époque très célèbre, qui bougeait très fort.
06:32Oui, oui, oui.
06:33J'étais très, très intimidé d'aller.
06:35D'ailleurs, je me suis trompé la première fois.
06:37C'est-à-dire qu'il n'y avait pas Internet, il n'y avait pas les réseaux sociaux.
06:39Donc, j'ai cherché bêtement dans l'annuaire l'adresse du cours Florent.
06:44Et on m'a donné une adresse qui était une ancienne adresse.
06:47Qui était, je me souviens très bien, au 38 rue des Saules dans le 18ème.
06:50J'arrive au 38 rue des Saules, mort de trou.
06:53J'osais à peine rentrer, frapper à la porte.
06:56Et un homme assez distingué se présente à moi.
06:59Il dit, oui, bonjour, vous venez.
07:00Je dis, je viens pour le cours Florent m'inscrire.
07:03Et alors, le cours Florent n'est plus ici, mais j'ai moi-même mon propre cours.
07:07Je me présente, André Lambert.
07:09Bienvenue, venez ici.
07:11Et j'ai suivi le cours André Lambert pendant un an.
07:14Parce que de trouille, quoi.
07:18Et puis au bout d'un an, je me suis dit, c'est quand même pas terrible.
07:22Et là, j'ai trouvé l'adresse de Florent.
07:24Et je suis allé chez Florent un an plus tard.
07:26Et Florent était à l'époque le plus célèbre professeur de théâtre.
07:29Il avait démarré grâce à René Simon, autre professeur de théâtre.
07:32Et surtout, il a dirigé un théâtre à Paris, comme professeur, grâce à celle qui avait été nommée à la
07:39tête de ce théâtre,
07:40qui était Franca Berger, la sœur de Michel Berger.
07:43Ah oui ?
07:43Oui, c'est grâce à elle qu'il a débuté comme professeur, véritablement.
07:47Ah, je ne savais pas ça.
07:47Et il y a eu un autre professeur qui a compté pour vous, c'est Yves Lemoyne.
07:51Oui.
07:51Qui est un comédien peu connu, mais qui a travaillé avec Huster, je crois.
07:55Beaucoup. C'était un grand ami de Francis Huster.
07:59Et il a joué avec lui plusieurs fois.
08:01Et il était professeur au cours Florent.
08:03Et j'ai suivi ses cours pendant plus d'un an.
08:06C'était un professeur extraordinaire.
08:09C'est vraiment, outre François Florent, qui était un pédagogue remarquable.
08:14Remarquable.
08:14Mais Yves Lemoyne, c'est vraiment lui qui m'a formé.
08:17Et il avait...
08:19Il a toujours, parce qu'il n'est pas mort, je pense.
08:21Non, il va très bien.
08:22Il avait une espèce de tic avec la bouche qui part en arrière
08:28et avec des onomatopées très fortes.
08:31Et si tu veux, je vais te montrer...
08:33Je vais te montrer...
08:35Et quand il montait sur scène pour nous donner une indication,
08:39il n'y avait plus rien.
08:40Le silence, le regard, l'écoute.
08:42Il balançait la réplique.
08:44Nickel et tout.
08:45Et il redescendait.
08:45Et il fait ta...
08:46Compris.
08:48Mais c'est fou.
08:49Francis Perrin bégayait dans la vie au quotidien.
08:53Et sur scène, il ne bégayait plus.
08:54C'est quelque chose de très particulier.
08:57Alors, vous auriez pu faire le conservatoire après ?
09:00Alors, je n'ai jamais pu...
09:03Je n'ai jamais réussi à passer le conservatoire.
09:06Une fois, j'étais malade.
09:07Une fois, je ne sais plus.
09:08Il y avait un deuil dans ma famille.
09:09Par contre, j'ai passé la rue Blanche avec une certaine régularité.
09:12Je l'ai passé trois ans de suite.
09:13Et je l'ai eu la troisième année.
09:14L'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre.
09:17Voilà.
09:17Et là, vous avez eu votre formation complémentaire.
09:20Oui.
09:21Sauf que je jouais déjà.
09:24Et que de revenir à l'école m'a paru assez difficile.
09:29Donc, j'ai fait six mois, je crois.
09:32Et j'ai quitté la rue Blanche.
09:34Et vous avez été repéré par Catherine Anglade à la télévision.
09:37Il y avait une émission totalement oubliée qui s'appelle Mise en boîte.
09:40Présentée par Jean Berthaud et Jacques Maillot.
09:43Et à chaque fois, vous faites des petits sketchs.
09:44Oui.
09:45Avec Amarande et quelques autres.
09:46Voilà.
09:47Ça aussi, c'est aussi une autre façon de débuter.
09:50Oui.
09:51Et c'était déjà avec mon complice, qui a été mon complice de toujours.
09:55C'est Jean-Noël Fenwick que j'ai rencontré en sortant du cours de théâtre.
09:59En fait, un jour, arrive au cours Florent.
10:02J'ai trouvé au cours Florent depuis trois mois.
10:05On nous met une petite affiche dans les couloirs du cours Florent.
10:09« Metteur en scène recherche comédien pour le Festival d'Avignon ».
10:12C'est bien, il y a des metteurs en scène qui viennent ici, qui cherchent des comédiens et tout.
10:16Je suis vraiment au bon endroit.
10:19Et donc, arrive une jeune femme qui avait mon âge et qui assiste au cours et qui vient me voir
10:25à la fin.
10:25« Bonjour, je me présente. Je m'appelle Charlotte de Turquem.
10:29Je sors du cours Périmony.
10:33Et avec mon mari, Jean-Noël Fenwick, on va monter un spectacle, notre premier spectacle, le bonbon magique à Avignon.
10:41Et on cherche un comédien qui a une drôle de tête pour faire le fou.
10:44Et je trouve que vous avez une drôle de tête. »
10:47Et c'est comme ça que ça a débuté.
10:48Ça a débuté comme ça.
10:49À Avignon et à Paris ensuite.
10:50Et à Paris ensuite.
10:51Car ça a très bien marché.
10:53C'était au café.
10:54C'était au café de la gare.
10:55Au café de la gare.
10:57Soutenu par Coluche qui a été le premier en croire en vous, non ?
10:59Totalement soutenu par Coluche.
11:00Parce qu'en fait, on avait démarré dans un café de théâtre qui a brûlé après la Cour des Miracles.
11:04Oui.
11:04On avait démarré à Paris à la Cour des Miracles pendant un mondial de football.
11:09Oui.
11:09Donc on n'avait personne.
11:11Et au bout d'un mois, le directeur du diable nous dit « Écoutez, je vais être obligé de vous
11:15mettre dehors parce qu'il n'y a personne. »
11:17Et donc on est allé à Europe 1 attendre Coluche à la sortie d'Europe 1.
11:21Il faisait son émission quotidienne.
11:23Il était une star à l'époque.
11:26Et on a réussi à attirer son attention.
11:29Ça l'a amusé qu'une noble vienne vers lui pour lui demander un coup de main.
11:33Charles Dutourquem, ça l'a intrigué.
11:35Et du coup, il a dit « Moi, je ne vais pas venir voir le spectacle parce que si je
11:38suis dans la salle, les gens vont me regarder. »
11:39Moi, ils ne vont pas regarder.
11:41Il a dit « Je vais vous envoyer mon meilleur ami. »
11:44Il nous a envoyé Gérard Lanvin.
11:45Il n'était pas connu du tout à l'époque.
11:47Gérard a adoré.
11:49Il a dit à Coluche « Ils sont drôlissimes ces jeunes. »
11:51Le lendemain, il a envoyé sa femme, Véronique.
11:54Véronique a dit « Ils sont super ces jeunes. »
11:55« C'est formidable et tout. »
11:57Il a dit « Je n'ai pas besoin de voir le spectacle. »
11:58« Je vous aide. »
12:00Il nous a payé deux mois de location d'avance du Café de la Gare.
12:04Il nous a fait de la pub sur Europe 1.
12:05On était bourrés à craquer.
12:07Ça, c'est Coluche.
12:08Coluche qui nous manque, qu'on ne connaît pas assez.
12:11En revanche, on va mieux vous connaître avec une autre date importante dans votre parcours.
12:15le 19 septembre 1989.
12:18A tout de suite sur Sud Radio avec Patrick Zard.
12:20Sud Radio, les clés d'une vie.
12:22Jacques Pessis.
12:23Sud Radio, les clés d'une vie.
12:25Mon invité Patrick Zard, comédien, metteur en scène.
12:28Nous évoquerons votre actualité tout à l'heure.
12:30On a évoqué vos débuts à la télévision.
12:32Et Coluche qui vous a soutenu.
12:34Et justement, Jean-Noël Fenwick, avec qui vous travaillez à cette époque-là,
12:38va également vous reprendre dans une pièce qui débute le 19 septembre 1989.
12:44Je suis bloqué, monsieur le directeur.
12:46Ok, comment ça a bloqué ?
12:48Mon appareil fonctionne avec tous les métaux, sauf un.
12:51Lequel ?
12:51Uranium.
12:52Voilà.
12:53Avec l'uranium en électromètre.
12:55Comment vous vous êtes retrouvé dans cette pièce au départ, Patrick Zard ?
12:58Grâce à Jean-Noël.
12:59Il avait proposé une autre pièce, Calamity Jane, à Gérard Caillot, qui était directeur du Théâtre des Maturins.
13:09Et Gérard trouvait que Jean-Noël avait beaucoup de talent, mais le sujet de Calamity Jane n'inspirait pas.
13:16Et il a soufflé l'idée de...
13:17Il dit, ça serait bien de faire une pièce sur Pierre et Marie Curie.
13:20Est-ce que...
13:23Et Jean-Noël s'est engouffré dans la brèche.
13:25Il a écrit cette pièce qu'il a proposée à Gérard, que Gérard a tout de suite prise.
13:29Il lui a fait faire quelques modifications, etc.
13:31Il a fait un casting, et il y avait un rôle pour lequel il n'avait pas d'idée.
13:36C'était Bémon, Gustave Bémon, qui était un collègue de Pierre Curie, avec qui il travaillait dans son laboratoire.
13:43Et tout de suite, Jean-Noël s'est engouffré en disant, mais j'ai mon ami Patrick Zard qui serait
13:48absolument parfait pour le rôle.
13:50J'ai donc fait une lecture chez Gérard Caillot au Théâtre des Maturins, qui m'a aussitôt ouvert la porte.
13:57Et il vous a ouvert la porte, et vous êtes avec une barbe et une blouse blanche, comme un vrai
14:01chimiste.
14:02Car il faut savoir que cette pièce, c'est vraiment Pierre et Marie Curie qui racontent leurs travaux de la
14:07recherche du radium.
14:08Oui, oui, c'est ça.
14:09Alors, cette pièce démarre donc, et puis le problème, c'est qu'elle ne marche pas au début.
14:16Moi, je me souviens des premières, les critiques étaient dits hirambiques, mais personne dans la salle.
14:19Il n'y avait personne. Il y avait deux rangs, et puis la semaine d'après, il y en avait
14:22trois.
14:23Puis la semaine d'après, ça a mis deux mois.
14:2670 représentations pour que ça commence.
14:28Normalement, une pièce, quand ça ne marche pas, à 30 représentations, on arrête.
14:33Et Gérard Caillot a décidé de continuer.
14:35Oui, il y avait un tel engouement autour de cette pièce.
14:37On a été très, très soutenus par tout le métier. Vraiment.
14:40Que ce soit les journalistes, les comédiens, les metteurs en scène qui venaient, ils se disaient
14:44« C'est pas possible que cette pièce ne marche pas. Si ça, ça ne marche pas, c'est très,
14:48très grave. »
14:50Il y a eu une espèce de mobilisation. Roland Giraud, je sais, entre autres, ils ont été très nombreux.
14:55Tous ceux qui venaient prenaient « Fête et cous pour la pièce, il faut que ça continue. »
14:58Comme Gérard était aussi metteur en scène, initiateur du projet, directeur du Théâtre des Maturins,
15:04c'est aussi ça qui l'a poussé.
15:05Oui, et je crois que même le monde scientifique vous a soutenu, Patrick Sard.
15:09Oui, oui, on a eu les héritiers de Pierre et Marie Curie qui sont venus.
15:12C'était une émotion terrible pour nous.
15:14Alors, il se trouve que donc, au bout de 70 représentations, ça démarre
15:17et ça ne va plus arrêter pendant 1500 représentations, ce qui est un cas unique.
15:22Oui, je l'ai moi-même joué 1300 fois.
15:25On a fait la même distribution, les 6 mêmes comédiens, pendant 1000 représentations, ce qui est très rare.
15:31Oui, c'est extraordinaire. Alors, comment vous avez vu vraiment les salles se remplir ?
15:36Comment ça a évolué tout ça ?
15:37Alors, au bout de deux mois et demi, on a commencé à remplir nettement, à ne plus être déficitaire,
15:43puis à remplir, puis être pratiquement plein.
15:46Et à ce moment-là, il y a eu les nominations au Molière 1990, donc.
15:52Et là, il y a eu 11 nominations.
15:5511 nominations, et là, du jour au lendemain, on a été complets tous les jours.
16:01Et après, il y a eu 4 Molières.
16:04Et après ces 4 Molières, on était plaints deux mois à l'avance.
16:07C'est fou.
16:08Oui.
16:08Ce qui fait qu'on a passé, c'était quoi ? La guerre du Golfe ?
16:10Je ne sais plus l'événement qu'il y a eu où l'été a traité vide à Paris pendant
16:13un mois.
16:13La guerre du Golfe, oui.
16:14Mais comme nous, on avait deux mois d'avance, on n'a pas vu la différence, on a été plaints
16:17tout le long.
16:18Alors, Gérard Caillot, il faut savoir qu'il a été la comédie française avant de diriger le salle des Maturins,
16:22et que ceux et celles qui regardent la télévision le connaissent bien,
16:26parce qu'il a été le supérieur hiérarchique du capitaine Bonaventure pendant 10 ans dans SœurThérèse.com.
16:31Oui, tout à fait.
16:33Qui est une chose très différente.
16:34Donc, vous allez jouer cette pièce pendant 6 saisons.
16:37Moi, je me souviens des fêtes qu'il y avait pour la 1000ème, pour la 1200ème.
16:40Régulièrement, il y avait des fêtes.
16:41Il y avait des fêtes, tout le temps.
16:42Oui, oui, c'était très joyeux.
16:44Mais c'est une chose qu'on ne peut plus imaginer aujourd'hui, une pièce qui se joue comme ça
16:47pendant...
16:48Oh, si, ça se joue.
16:49Il y a Edmond qui marche très fort, mais voilà.
16:51Oui, oui.
16:52Oh, il y en a.
16:53Il y a quoi ? Il y a Dernier Coup de Ciseau qui se joue depuis 14-15 ans maintenant.
16:59Mais cette pièce, c'est une histoire extraordinaire.
17:00Je crois qu'elle a été adaptée dans 21 pays.
17:02Oui.
17:03Et vous l'avez jouée au Québec.
17:05Non.
17:06Le Québec a monté.
17:08Je suis allé un jour, on s'arrêtait deux mois l'été en général.
17:12On a arrêté genre un 3 juillet.
17:13Le 4 juillet, j'ai pris l'avion, je suis allé voir la pièce au Québec,
17:16avec les Québécois qui étaient très impressionnés d'avoir un comédien de la création.
17:21Mais comment on explique ce succès, Patrick Zard ?
17:25Pierre et Marie Curie sont mondialement connus.
17:28Oui.
17:29Donc, une comédie sur la découverte du radium, c'était une gageur folle quand même.
17:36Parce que c'est un sujet extrêmement austère et les gens pleuraient de rire.
17:41Donc, ça a fait un triomphe partout.
17:43Ça a fait un triomphe au Japon.
17:44Ça a été joué à Madrid pendant trois saisons.
17:47Ça a été un carton partout.
17:49Je n'ai pas eu d'exemple d'un pays où ça n'est pas marché.
17:53Ça a marché partout.
17:54Et Pierre et Marie Curie étaient joués par Sonia Volreau et Stéphane Hillel.
17:58Sonia Volreau était célèbre pour une pub qu'elle avait faite par les Chamallows à l'époque.
18:01Oui, c'est vrai.
18:02Et Stéphane Hillel a débuté.
18:04Il a été ensuite plus grand-fois directeur de théâtre.
18:05Mais ça a vraiment marqué leur carrière aussi.
18:08Il se trouve que cette pièce a bien marché.
18:11Et qu'en même temps, il y a eu l'adaptation au cinéma dans laquelle vous n'êtes pas.
18:15Eh oui.
18:17Pourquoi ?
18:18J'allais dire qu'il faut demander à l'auteur.
18:20Malheureusement, on ne peut plus lui poser la question.
18:23C'est Claude Pinotto.
18:24qui a réalisé le film et qui, voilà, pour des questions, ça arrive souvent.
18:32En revanche, il a dans ce film engagé pour un rôle deux prix Nobel de physique de 91 et 92
18:38qui étaient Pierre-Gilles de Gênes et Georges Charpak.
18:40Voilà.
18:41Et le film a moins bien marché avec la pièce, il faut être clair.
18:43Oui, oui, beaucoup moins.
18:44Alors, le cinéma, je vous en avais fait.
18:47Et moi, je me souviens d'un tout petit rôle dans un film qui est culte,
18:50un réceptionniste dans le concert.
18:52Oh, que j'ai adoré ce film.
18:54Ce film que personne ne voyait au départ.
18:57Oui.
18:57Les gens sont venus et sont restés trois, quatre fois dans la séance.
19:01De Radou Milaïl, Biaïlé à nous.
19:03Voilà.
19:04Comment vous êtes arrivé dans cette aventure ?
19:06Par mon agent qui m'a aiguillé sur le casting et voilà.
19:12C'est un film culte aujourd'hui.
19:13Oui, oui, oui.
19:15J'en suis très fier.
19:16Moi, je crois que j'en fais partie de ceux qui le regardent régulièrement
19:19parce qu'il y a une séance finale,
19:22une séquence finale au Châtelet
19:24où la comédienne joue du violon
19:28et elle pleure naturellement.
19:31Oui, oui.
19:32C'est fou.
19:32Ah, c'est très, très beau.
19:33C'est très, très beau.
19:34Et ça, c'est étonnant.
19:35Alors, il y a eu aussi un autre film étonnant
19:37car vous avez tourné Patrick Zart sous la direction de Woody Allen, je crois.
19:41Exactement.
19:42C'est même ma dernière prestation au cinéma et c'était très impressionnant.
19:48On tournait au Casino de Menton.
19:51Comment vous êtes arrivé là-dedans ?
19:53Eh bien, pareil.
19:55On n'était que deux comédiens français dans le film.
20:00Alors, ça y est, le nom du deuxième va pas lui.
20:01Le film, c'était Magic in the Moonlight.
20:03Oui.
20:03L'histoire d'un magicien qui déteste les médiums, en gros.
20:06Oui, c'est ça, oui.
20:06Et vous aviez quel rôle ?
20:08J'avais le rôle d'un journaliste.
20:10Oui.
20:10Et voilà, donc, il y avait une séance d'interviews et c'était très impressionnant.
20:17On m'avait dit aux essais, surtout, ne sois pas étonné.
20:20Woody Allen ne dirige pas les comédiens.
20:22S'il t'a pris, c'est que ce que tu as fait aux essais, c'est exactement ce qu
20:26'il veut.
20:26D'accord.
20:27Sinon, il va te parler.
20:28S'il ne te parle pas, c'est qu'il veut que tu refasses exactement ce que tu as fait
20:30aux essais.
20:31Sauf que j'avais fait les essais, genre, six mois plus tôt.
20:33Donc, je me suis dit, oh là là, qu'est-ce que j'ai fait aux essais ?
20:36Mais ça s'est très bien passé.
20:38Woody Allen ne m'a pas dirigé du tout.
20:40Et à la fin de la journée, il est venu vers moi et m'a dit, merci beaucoup, monsieur.
20:44C'était très bien, c'était exactement ce que je voulais.
20:46Extraordinaire.
20:47Il ne vous a pas dit autre chose.
20:49Il était dans son coin.
20:51Woody Allen a une particularité qui m'a beaucoup marqué.
20:53Il écrit tous ses films sur une machine à écrire, la même depuis l'âge de 16 ans.
20:58Et les scénarios sont tout à fait calibrés sur cette machine.
21:02Il est incapable d'avoir un ordinateur.
21:04Et puis, il y a eu quand même autre chose, c'est que les pâmes de M. Schultz,
21:07vous y êtes revenu, mais comme metteur en scène, Patrick Sard.
21:10Oui, c'est ça.
21:12C'était en 2013.
21:14Je me suis dit, mais cette pièce qui a tellement marché,
21:17ça fait quand même 20 ans qu'elle n'a pas été jouée.
21:20Il y a un nouveau public à conquérir.
21:23Entre temps, j'étais passé à la mise en scène.
21:25J'ai eu envie de revisiter un petit peu la pièce, mais en collaboration avec Gérard.
21:30J'ai tenu à ce qu'on co-signe la mise en scène avec Gérard Caillot.
21:35Et je l'ai remonté au Théâtre Michel.
21:37Chez Didier Caron ?
21:38Chez Didier Caron.
21:39Que vous connaissiez bien.
21:40Vous aviez tourné avec lui au cinéma.
21:42J'avais joué sa pièce, Un vrai bonheur, au Théâtre Fontaine,
21:45puis au Théâtre Héberto.
21:47Et il y avait eu l'adaptation au cinéma.
21:49Et là, les comédiens de la pièce avaient été repris dans le film.
21:52Et c'est vrai que reprendre cette pièce, c'était quand même un souvenir fabuleux.
21:56L'affaire de l'autre côté du rideau.
21:58Oui.
21:59Mais ça a été...
22:01J'adore diriger les comédiens.
22:03Je me demande si maintenant, en vieillissant,
22:05parce que j'ai fait un...
22:06C'est pas que j'ai fait le tour.
22:07On n'a jamais fait le tour.
22:09Là, récemment, on m'a fait faire des rôles que je n'avais jamais joués.
22:11Quand on me fait découvrir une nouvelle facette du métier d'acteur, c'est formidable.
22:15Quand on me redemande de refaire les mêmes choses,
22:17les mêmes choses...
22:18Notamment, j'ai fait beaucoup de comédie.
22:19Je ne renie pas du tout.
22:20J'adore faire rire.
22:21Mais si on me redemande de faire des choses que j'ai déjà faites 20 fois,
22:24je suis moins motivé.
22:26Alors qu'à la direction d'acteur,
22:28là, c'est un monde qui me fascine
22:32parce qu'il n'y a pas une seule manière de diriger les acteurs.
22:36Qu'il faut s'adapter à chaque acteur, chaque actrice.
22:39Trouver les ressorts qui vont les faire basculer vers ce qu'on a envie qu'ils donnent de meilleurs.
22:43Et vous ne dirigez pas que les acteurs.
22:45Et on va l'évoquer à travers une autre date, le 6 juillet 2022.
22:49A tout de suite sur Sud Radio avec Patrick Zard.
22:52Sud Radio, les clés d'une vie. Jacques Pessis.
22:55Sud Radio, les clés d'une vie.
22:57Mon invité, Patrick Zard.
22:58Vous connaissez son nom, son visage,
23:00mais il fait tellement de choses qu'on finit par se demander
23:02dans quelle direction il se trouve.
23:04On a évoqué vos débuts, on a évoqué les pâles de M. Schultz.
23:07Et puis, on évoquera tout à l'heure l'actualité théâtrale du moment.
23:12Et si je parle du 6 juillet 2022,
23:15c'est une inauguration officielle d'un nouveau théâtre à Avignon
23:19qui s'appelle L'Oriflamme.
23:20Et ce théâtre, vous en êtes à l'origine.
23:23Exactement.
23:24C'est un lieu que j'ai la chance de diriger maintenant
23:27avec mon ami et associé,
23:30Julien Cafaro,
23:32avec qui j'ai partagé les scènes depuis...
23:34Ça fait 40 ans qu'on a joué au moins 8 spectacles ensemble.
23:38On s'entend merveilleusement bien
23:39et sur scène et dans la vie.
23:41Et c'est lui qui m'a entraîné dans cette folle aventure.
23:43Oui, parce qu'au départ,
23:44il y a un restaurant en ruine, je crois,
23:46à Avignon, dans une rue nouvelle.
23:49Et il nous dit, tiens, sinon on en faisait un théâtre.
23:51C'est ça.
23:52C'est-à-dire qu'en fait,
23:53Julien Cafaro me dit,
23:54il faut qu'on achète un théâtre à Avignon.
23:56Donc, on est allé faire quelques repérages.
23:58On avait vu une première salle qui nous plaisait bien.
24:00Finalement, ça ne s'est pas fait.
24:01Et d'un seul coup, l'agence immobilière
24:03vers qui on s'était tourné pour chercher un lieu
24:05nous dit, écoutez,
24:06il y a un ancien restaurant qui est à l'abandon
24:08depuis quelques années.
24:10À mon avis, on peut faire quelque chose.
24:11On est allé là-bas.
24:12C'était un champ d'horruines.
24:14C'était Beyrouth après la guerre.
24:17Et il a fallu vraiment se projeter
24:19pour imaginer ce qu'on pourrait en faire.
24:21Mais il était tellement bien placé
24:23en plein cœur d'Avignon
24:25qu'on s'est dit, ça vaut peut-être le coup.
24:27Ça veut dire d'immenses travaux ?
24:29Oui.
24:30Immenses travaux.
24:31C'est-à-dire ?
24:32C'est-à-dire qu'on est allé voir un architecte
24:35en lui disant,
24:36il nous dit, quel est votre budget pour les travaux ?
24:37On lui dit, écoutez, on a prévu 150 000 euros.
24:40Et à l'arrivée, ça a été le triple.
24:41Voilà.
24:42Et c'est une salle de 93 places, je crois.
24:45Bravo.
24:4691.
24:47Alors, il se trouve que ça s'appelle Loriflamme.
24:50Pourquoi Loriflamme ?
24:51Alors, parce que la sortie du théâtre
24:54se fait rue de Loriflamme.
24:55Et cette rue, l'histoire du nom de cette rue
25:00nous a paru sympathique.
25:02Il paraît, ce n'est pas certifié,
25:05il paraît que quand Jean Villard
25:08a fait son premier festival,
25:09c'était juste après la guerre,
25:11il n'y avait pas d'argent,
25:13et donc il n'avait pas les moyens
25:15de faire construire des décors
25:16pour les spectacles qu'il voulait jouer.
25:18Et il s'est dit, tiens,
25:19je vais faire ça avec des oriflammes.
25:22Il est allé voir une couturière
25:23qu'on lui a indiquée,
25:24qui habitait une petite rue d'Avignon,
25:26qui avait, pendant la guerre,
25:28compilé plein de pièces de tissu,
25:29toutes les pièces de tissu
25:30qu'elle pouvait trouver.
25:31Il lui dit, écoutez,
25:32il me faudrait 40 oriflammes
25:34pour les spectacles que je vais monter
25:35cet été à Avignon.
25:37Elle lui a fait les 40 oriflammes,
25:38il lui reste un peu de tissu,
25:39elle en a fait un 41,
25:41qu'elle a planté sur sa fenêtre,
25:44qui donnait dans cette rue,
25:46et à sa mort,
25:47on a rebaptisé la rue,
25:49rue de l'oriflamme,
25:50à cause de ça.
25:51Donc cette espèce de connexion
25:52à Jean Villard,
25:53je la trouvais très belle.
25:54D'autant plus qu'on oublie toujours
25:56que Jean Villard venait de Sète,
25:57et que les premiers tableaux,
26:01les premiers décors de Jean Villard
26:03sont inspirés des joutes de Sète.
26:05Ah oui.
26:05Alors il se trouve que vous avez ce lieu,
26:07si vous avez choisi d'ouvrir un théâtre,
26:09c'est que vous considérez qu'à Paris,
26:10c'est de plus en plus difficile
26:11de faire du théâtre, Patrick Sartre.
26:14C'est compliqué.
26:15C'est compliqué parce que,
26:17c'est ce qui nous a poussés avec Julien,
26:18à chercher à avoir un lieu à nous,
26:20c'est-à-dire que quand on avait des projets,
26:22on essaie de les monter,
26:23on fait une distribution,
26:25il faut des vedettes,
26:26pour que les théâtres privés,
26:27puisqu'on est nous dans le circuit
26:28du théâtre privé,
26:29pour que un théâtre privé s'y intéresse,
26:31il vaut mieux avoir une vedette,
26:32etc.
26:32On fait des lectures,
26:33ça plaît, ça ne plaît pas,
26:34après, il faut faire venir des coproducteurs,
26:36puis d'un seul coup,
26:37si un théâtre dit,
26:37oui, la vedette n'est pas libre
26:38parce qu'elle a un tournage,
26:40et on s'est dit,
26:40au moins,
26:41si on a un lieu à nous,
26:42à Avignon,
26:43on ne demandera plus rien,
26:44on ne demandera plus de vedettariat,
26:45on monte les pièces
26:46qu'on a envie de monter,
26:48et voilà,
26:49on sera nos propres patrons.
26:50Et il y avait aussi
26:51une envie peut-être,
26:53comme on est quand même
26:54plutôt sur la fin
26:55de notre parcours artistique,
26:57peut-être une envie
26:57de transmission aussi,
26:58et d'aller chercher,
26:59découvrir
27:00les jeunes talents de demain.
27:02Je crois que de ce côté-là,
27:02on est assez doué.
27:04Voilà.
27:04Alors, il se trouve aussi
27:05que ça a été très compliqué
27:06parce qu'il y a eu une chose
27:07qui s'appelait le Covid.
27:08Eh oui.
27:09Eh oui.
27:11L'Oriflam devait ouvrir en 2020.
27:14Annulation du festival.
27:16Donc, déjà,
27:17perte d'un an.
27:19On s'est dit,
27:19bon, ça sera pour 2021.
27:212021,
27:21on était en sortie de Covid.
27:23Donc,
27:24le festival a repris,
27:25mais avec moins de spectacles,
27:28moins de craines horaires,
27:29d'énormes
27:30de sécurité sanitaire drastiques.
27:32Et du coup,
27:34on a fait passer
27:35la visite de sécurité
27:36avec les pompiers
27:37qui sont venus,
27:37la mairie, etc.
27:38Ils ont tous trouvé ça
27:39tout à fait conformes.
27:40Mais,
27:42la mairie nous a donné
27:43l'autorisation d'ouvrir
27:45une fois que toutes les interceptions
27:46au festival étaient passées.
27:47Donc,
27:47on n'a pas pu faire
27:48le festival 2021.
27:49Donc,
27:49en fait,
27:49on n'a pas pris un an,
27:50on a pris deux ans
27:51dans les dents.
27:52C'est dur, ça.
27:52C'est dur.
27:53C'est dur, oui.
27:54Alors,
27:54l'ouverture s'est faite
27:56en référence
27:57à un classique du cinéma.
27:59Toine,
28:00si Frédéric s'en va d'ici
28:02sans qu'il lui soit arrivé malheur,
28:05si tu me veux...
28:06Naïs,
28:07inspirée d'après Emile Zola,
28:09Naïs Mikoulin,
28:10adaptée à sa façon
28:12par Marcel Pagnol.
28:13Oui.
28:13Et ça,
28:14c'est non seulement un film
28:14qui vous a marqué,
28:16mais ça a été le début
28:17de Laurie Flamme.
28:19Ça a été le début de Laurie Flamme.
28:20C'est pratiquement,
28:20c'est le premier spectacle
28:21qu'on a pris.
28:22C'est le premier spectacle
28:23qui a ouvert Laurie Flamme
28:24puisqu'il jouait à 10h du matin.
28:26Ils avaient pris l'horaire de 10h
28:28parce que c'était l'horaire
28:28le moins cher.
28:30Donc,
28:30ils sont venus Laurie Flamme.
28:32Moi,
28:32j'avais reçu
28:33une captation vidéo
28:35d'une avant-première
28:37qu'ils avaient faite à Paris.
28:38Ils avaient mis une caméra,
28:39ils avaient fait une petite captation.
28:41Alors,
28:41il y avait un metteur en scène
28:42quand même que je connaissais,
28:43Thierry Harcourt,
28:45qui est un metteur en scène
28:46que je respecte beaucoup,
28:47qui a fait des choses très belles.
28:49Et je découvre cette vidéo
28:51de pas très bonne qualité
28:53et je tombe,
28:54mais fou amoureux
28:55de ce spectacle.
28:56Bon,
28:56je connaissais le film
28:57de Pagnol,
28:57évidemment,
28:58que j'aimais beaucoup.
28:59J'ai trouvé l'adaptation magnifique,
29:01j'ai trouvé les comédiens superbes.
29:02Ils sortaient de course,
29:03ils n'avaient jamais rien fait.
29:04Et j'ai dit à Julien,
29:05je lui dis,
29:05regarde ça,
29:06il faut qu'on prenne ça,
29:07il faut qu'on ait ça Laurie Flamme.
29:08Et c'est comme ça
29:09que ça a débuté.
29:09Il faut savoir que le film
29:11Naïs,
29:12Fernandel joue,
29:13il va jouer ensuite
29:14Toto Paz,
29:15mais après il va se fâcher
29:16pendant 10 ans
29:17avec Pagnol,
29:19parce qu'il a refusé
29:20de jouer dans
29:20Manon des Sources,
29:21je crois,
29:22et ils déjeunent ensemble
29:23et je crois que Pagnol
29:25a été très désagréable.
29:27Ils se sont jetés
29:30des mots à la figure
29:31épouvantables.
29:32Oui,
29:32j'ai entendu parler de ça,
29:33oui.
29:33Ça a été quelque chose
29:34et il l'a traité,
29:35je crois,
29:35de Grimacier,
29:36vous voyez,
29:37c'est pas terrible.
29:38Et c'est vrai que Pagnol
29:38vous avez toujours été fan
29:40depuis l'enfance.
29:40Ah oui.
29:41Oui, oui, absolument.
29:42J'ai dévoré
29:45la trilogie de Pagnol,
29:46La Gloire de mon Père,
29:47Le Château de ma Mère,
29:48Le Temps des Secrets,
29:49c'était des livres de chevet
29:50que j'ai lus plusieurs fois.
29:51Voilà.
29:52Et donc,
29:52adapter Naïs
29:54et le maître
29:55au théâtre,
29:56c'était une évidence pour vous.
29:57Oui,
29:57c'était une évidence.
29:58En plus,
29:59Thierry Harcourt a fait
29:59une chose magnifique,
30:01il n'y a pas de décor,
30:02il y a une chaise.
30:04Il a eu un prix récemment
30:05pour la scénographie,
30:06alors qu'il m'a dit
30:07je ne pensais pas avoir
30:09une récompense de décor
30:10pour une chaise.
30:11Mais vraiment,
30:12on voit la Provence,
30:13on entend la Provence,
30:14on voit la mer,
30:14on voit la Garrigue.
30:16Et d'ailleurs,
30:17la pièce était reprise
30:17à Paris au Lucernet
30:18et vous avez joué dedans,
30:20Patrick Zarr.
30:21Oui,
30:21oui,
30:21j'ai eu cette grande chance,
30:22le comédien qui jouait
30:24le père de Naïs,
30:25le méchant Micoulin.
30:27En plus,
30:27ses rôles de méchant,
30:28je n'en ai pas eu beaucoup
30:28dans ma vie,
30:29c'est très drôle
30:29de jouer les méchants.
30:30Et donc,
30:31il m'a demandé
30:32de jouer Micoulin,
30:32on a joué Domo à Lucernet,
30:34on a refait
30:34un festival d'Avignon,
30:36on est en tournée
30:36depuis deux ans,
30:37on a pas mal de dates encore,
30:39jusqu'au mois d'août.
30:40Comme quoi,
30:40il suffit d'une petite troupe
30:41qui a du talent
30:42pour faire du théâtre
30:43et on n'a pas besoin
30:43de grandes vedettes.
30:44Non.
30:45D'autant plus qu'il y a
30:46quelques années,
30:47quelques décennies,
30:47plutôt Jacqueline Maillan
30:49et quelques autres jouaient
30:50pendant trois saisons
30:51et maintenant,
30:52une star,
30:52au bout de 60 représentations,
30:53on a plutôt assez.
30:55Souvent.
30:56C'est un problème.
30:57Oui,
30:57c'est un problème.
30:57C'est un problème de production.
30:58Alors,
30:59il se trouve que
31:00ce festival d'Avignon et Naïs,
31:01vous a donné envie,
31:03Patrick Zard,
31:03d'aller plus loin
31:04et d'ouvrir le théâtre
31:05toute l'année,
31:06ce qui n'est pas évident à Avignon.
31:07Non,
31:08ce n'est pas facile.
31:09Ce n'est pas facile.
31:09On est encore en phase
31:11de développement,
31:13mais il y a des cours
31:14de théâtre toute l'année.
31:16Il y a des résidences d'artistes
31:17avec des comédiens
31:18qui viennent répéter un spectacle
31:19qui souvent donnent
31:20une ou deux représentations
31:21le week-end à la fin
31:22pour restituer leur travail.
31:24On a fait pas mal
31:25de concerts de jazz
31:26pendant une époque
31:27qu'on espère reprendre prochainement
31:29parce que ça marchait très très bien.
31:31Et puis,
31:31on s'est mis en partenariat
31:32avec une compagnie locale
31:33pour essayer de développer
31:34des actions,
31:35y compris des actions auprès.
31:36On va démarrer une action
31:38avec le CCAS d'Avignon
31:39pour inclure des personnes
31:42en difficulté d'Avignon,
31:44pour les faire monter sur scène,
31:45chanter, jouer.
31:46C'est d'autant plus courageux
31:48que vous n'avez pas de subvention
31:49à l'inverse d'autres théâtres,
31:51Patrick Zardin.
31:51Non,
31:52c'est un théâtre entièrement privé.
31:53C'est vraiment 100%
31:56Julien Cafort et moi
31:57qui avons mis nos économies
31:58et fait un emprunt
32:00pour quelques années encore.
32:02Mais c'était une envie,
32:03c'était une obligation pratiquement.
32:06Ah,
32:07c'est peut-être pas une obligation.
32:08Mais un bonheur.
32:09Un bonheur,
32:10oui,
32:10c'est un bonheur.
32:10Une obligation morale.
32:11On ne regrette pas.
32:12Non,
32:12mais en plus,
32:13vous arrivez à un moment
32:14où vous êtes les derniers artisans
32:15car aujourd'hui,
32:16il faut savoir
32:17que les grandes salles de théâtre
32:18et celles et celles qui nous écoutent
32:19ne le savent peut-être pas
32:20ont été repris
32:21par des gros groupes
32:22qui espéraient faire
32:22des investissements financiers
32:24réussis
32:25et que c'est exactement
32:26le contraire qui se passe.
32:27C'est ça.
32:27On regrette l'époque
32:28où les théâtres
32:29étaient dirigés par des artistes,
32:31Jean-Claude Briali,
32:32Jean-Paul Belmondo
32:32et quelques autres.
32:34Mais vous,
32:35vous le dirigez
32:36en tant qu'artiste ?
32:37Oui,
32:37complètement.
32:38Complètement.
32:38Et je crois que c'est aussi
32:39ce qui plaît aux comédiens
32:40qui viennent à l'Henri Flamme,
32:41c'est qu'ils sont bien reçus
32:42et ils ont envie de revenir.
32:43Et il y a beaucoup
32:44de jeunes troupes
32:45aujourd'hui en France
32:46et de jeunes comédiens
32:48qui justement
32:49cherchent ce genre de plan.
32:51Ah mais oui.
32:51Oui,
32:54ouvre les portes chaque année.
32:55Chaque année,
32:55on a au moins
32:56deux, trois spectacles
32:57comme ça de jeunes
32:58dont c'est le premier spectacle
32:59qui sortent de cours
33:00et qui sont pleins d'envie
33:01et pleins de talents.
33:02Et justement,
33:03comment on peut conseiller
33:03ces compagnies
33:04parce que souvent,
33:05elles existent,
33:07elles crèvent de faim parfois.
33:09Qu'est-ce qu'il faut leur dire
33:09justement,
33:10vous qui les défendez
33:11et qui êtes un des rares
33:12à les défendre,
33:13Patrick Sardin ?
33:15Que leur dire que...
33:17Parce que c'est vrai
33:17que la période en plus
33:18est difficile,
33:19plutôt anxiogène.
33:20On est à la baisse
33:21des subventions
33:22de toutes sortes,
33:23y compris les aides
33:24au théâtre privé.
33:25On parle du fonds PEPS,
33:26de choses comme ça.
33:27Enfin, c'est des choses
33:27que les gens ne connaissent pas bien.
33:29Mais effectivement,
33:30c'est plutôt anxiogène.
33:31On parle de crise
33:32de la diffusion.
33:33Les régions,
33:34le budget de la culture
33:35se diminue.
33:35Les régions diminuent
33:36leur budget de la culture.
33:38Les départements,
33:39les mairies.
33:41Donc, c'est compliqué.
33:44Et il y a tellement
33:45de jeunes talents
33:46qui sont là,
33:47prêts à éclore
33:48qu'on les accompagne
33:50le plus possible.
33:51Quand on le peut,
33:52on fait des coréalisations
33:53et non pas des locations,
33:55on essaye de les aiguiller
33:56sur les bonnes personnes
33:57pour les aider,
33:57sur les bons attachés
33:59de presse,
33:59les bons chargés
34:00de diffusion
34:01pour essayer
34:01de vendre leur spectacle.
34:03Ce n'est pas facile,
34:04mais la passion
34:05et le talent sont là,
34:06donc il ne faut surtout
34:07pas les décourager.
34:08Et ça ne vous empêche
34:09pas de jouer.
34:10Les derniers mois de 2025,
34:12il y a eu une tournée,
34:13vous avez joué
34:13dans une comédie
34:14à Paris,
34:15aux Gémeaux parisiens,
34:16Ma famille en or.
34:17C'est un petit théâtre
34:18encore une fois
34:19et ça a fonctionné
34:20avec un public
34:21qui est venu tous les soirs.
34:22Oui.
34:23Ma famille en or,
34:24c'est un spectacle
34:25qui a démarré à Avignon.
34:26C'est écrit par Joseph Gallet
34:28et Elodie Wallace.
34:28Joseph Gallet,
34:29il a déjà plusieurs succès
34:30à son actif,
34:34dont...
34:35Il y a le mot famille aussi,
34:36ça se joue au Café Lagarde
34:36depuis sept ans.
34:39Et donc,
34:39Ma famille en or,
34:40c'était une pièce
34:40un petit peu différente pour lui
34:41parce qu'il restait complètement
34:44dans le ton de la comédie,
34:45mais il y avait un petit peu
34:46d'émotion
34:47et de touche
34:48et les gens s'y sont retrouvés.
34:50Est-ce que ça veut dire aussi
34:52que ces grandes salles
34:53dont on parlait
34:54et qui n'affichent pas toujours complet
34:55ont été remplacées
34:56par ces petites salles
34:57et ces jeunes troupes
34:58qui sont un peu
34:59votre adrénaline ?
35:01J'espère.
35:02Alors, remplacer, non,
35:03parce que le théâtre privé
35:05marche encore quand même
35:06beaucoup aux védétariats.
35:07Les grandes salles
35:09arrivent à s'en sortir
35:11avec du védétariat.
35:13Malheureusement aussi,
35:13parfois,
35:14avec des gens
35:14qui ne sont pas comédiens
35:15mais qui sont influenceurs
35:16ou qui ont un autre métier
35:17et qui d'un seul coup
35:18des boules en tête d'affiche
35:19au théâtre.
35:20Ça, ça agace un peu
35:21les comédiens,
35:21je ne vous cache pas.
35:22Mais vous,
35:23vous continuez,
35:24justement,
35:24vous retrouvez dans cette salle
35:25le Théâtre des Gémeaux Parisiens
35:27à faire une tournée.
35:28C'est un bonheur absolu
35:29de jouer comme ça
35:30avec des troupes de jeunes.
35:31Ah oui, complètement.
35:32J'ai joué une autre pièce
35:33aux Gémeaux Parisiens.
35:34J'ai fait l'inauguration
35:36des Gémeaux Parisiens
35:36l'année dernière
35:37avec un spectacle
35:37qui s'appelait
35:37Belle de Seine.
35:39Et voilà.
35:41Et puis,
35:46dans des petites salles
35:47qui sont des petits lieux
35:48qui ont moins besoin
35:49de védétariés
35:50que les grandes salles.
35:51Eh bien, justement,
35:52vous faites l'enchaînement
35:52à ma place.
35:53On va évoquer ces spectacles
35:54à travers la date
35:55du 17 janvier 2026.
35:57A tout de suite
35:58sur Sud Radio
35:58avec Patrick Zard.
36:00Sud Radio,
36:01les clés d'une vie.
36:02Jacques Pessis.
36:03Sud Radio,
36:03les clés d'une vie.
36:04Mon invité Patrick Zard.
36:06On a évoqué
36:06votre parcours
36:08absolument étonnant
36:09qui va
36:09des pâmes de M. Schuss
36:10à des spectacles
36:11que vous dirigez
36:12et que vous proposez
36:13à l'Oriflam à Avignon
36:15et au cinéma.
36:16Et puis,
36:17vous êtes à l'affiche
36:19à Paris,
36:19effectivement,
36:19vous l'avez dit,
36:20avec deux pièces.
36:21Deux pièces que vous avez
36:22mises en scène.
36:23D'abord,
36:24il y a le 17 janvier 2026
36:25à débuter
36:26l'Hôtel du Pain Sylvestre.
36:29Une histoire
36:30qui se déroule
36:30dans les années 60
36:31et qui est au théâtre
36:33Calabru à Paris.
36:34Et c'est une histoire
36:35étonnante
36:35car c'est un théâtre musical
36:37qui part d'un tableau.
36:38Un tableau
36:39qui est dans le hall
36:41d'un hôtel,
36:42l'hôtel du Pain Sylvestre.
36:44Voilà,
36:44un tableau
36:45totalement hideux.
36:46Oui.
36:47très très moche
36:48mais la propriétaire
36:49est persuadée.
36:50C'est son aïeul
36:52qui l'a peint
36:53il y a une centaine d'années
36:54et elle est persuadée
36:56que ça vaut des milliards
36:57et tout le monde
36:58trouve ce tableau
36:59absolument épouvantable.
37:00Or,
37:01il se trouve que
37:02l'hôtel redémarre,
37:04il a été fermé
37:04pour des causes
37:05un peu bizarres.
37:06Il y a eu des travaux.
37:07Ils réouvrent.
37:08Quand la pièce démarre,
37:10le théâtre
37:10est en train de réouvrir.
37:11ils accueillent deux premiers clients
37:13et la première nuit
37:15qui se passe,
37:16le tableau est volé.
37:17Et on va chercher
37:20qui a volé le tableau.
37:21C'est totalement un prétexte.
37:23On se fiche totalement
37:24de l'histoire.
37:25C'est juste matière
37:27à rire,
37:27à chanter.
37:28C'est 100% chanté.
37:30Tout est chanté.
37:31C'est-à-dire ?
37:32C'est pas une alternance
37:33de texte et de chanson.
37:34C'est-à-dire que
37:35toutes les répliques
37:36sont chantées.
37:37Tout est chanté.
37:38Mise en musique.
37:39Mise en musique
37:40avec un pianiste
37:41qui joue de la vraie musique
37:42en direct.
37:42Et des musiques originales.
37:43C'est des musiques originales.
37:45Un texte original
37:45que des musiques originales.
37:48Le texte a été écrit
37:49par Sarah Nardon
37:50et Marie Nardon.
37:51Et les compositions
37:52sont de Sarah Nardon
37:54et Alexandre Logier.
37:55Et c'est drôlissime.
37:58Et comment vous vous êtes retrouvés
37:59dans cette aventure ?
38:00Comment ?
38:01Oui, exactement.
38:02Comment vous êtes arrivés
38:02là-dedans ?
38:04Oh, je vais le dire.
38:05Sarah et Marie Nardon
38:06sont mes filles.
38:07D'accord, voilà.
38:09Donc, mes papas
38:10ont dirigé
38:11avec attention.
38:13C'est Sarah
38:13qui est le maître d'œuvre
38:15du projet,
38:15qui a composé
38:16la plupart des musiques.
38:17Elle est musicienne
38:18à la base.
38:18Elle s'est formée aussi
38:19comme comédienne,
38:20mais elle est chanteuse.
38:21Elle a un très beau parcours
38:22aussi en lyrique.
38:24Et là,
38:24elle a voulu s'amuser
38:25et faire une espèce
38:26de farce musicale.
38:27C'est très rythmé.
38:28Les gens pleurent de rire
38:29et ils ont joué
38:31à Avignon
38:31à l'Oriflam
38:32l'été dernier,
38:33en 2025.
38:35Et c'était complet.
38:36Ça marchait très, très bien.
38:36Le problème,
38:37c'était de trouver
38:38un tableau suffisamment laid.
38:40On l'a fait faire.
38:41Et alors ?
38:42Qu'est-ce qu'il y a de suite ?
38:42C'est réussi.
38:43Oui, oui.
38:44L'hôtel du pain sylvestre,
38:46c'est donc un pain sylvestre
38:47qui est représenté.
38:48C'est vraiment très vilain.
38:49Vous savez qu'il y avait
38:50un amateur comme ça
38:51de tableaux
38:51et de tout ce qui était laid ?
38:52C'était Jean Carmet.
38:53Dès qu'il avait chez lui
38:55une gondole lumineuse,
38:57il avait un confessionnal
38:59de campagne
39:00et son grand jeu
39:01avec Pierre Tchernia,
39:02c'était le jeu des gâteaux.
39:03Il passait devant une pâtisserie
39:04où les gâteaux
39:05étaient épouvantablement laids.
39:07Il rentrait,
39:08il demandait à goûter,
39:09il dégustait
39:10en savourant,
39:11en disant c'est délicieux
39:12et il partait
39:13en félicitant
39:14la patronne
39:15qui ne comprenait pas
39:15ce qui se passait.
39:16C'était un jeu
39:17qu'il adorait.
39:18Ça ne m'étonne pas de lui.
39:19Il se trouve que
39:20la comédie musicale
39:21et l'opérette
39:21c'est quand même
39:22des genres
39:22pas si faciles
39:24à mêler aujourd'hui.
39:25Non, c'est vrai.
39:26L'opérette,
39:27on sait que ça existait
39:27dans les années 30, 60,
39:29ça s'est terminé
39:30avec Luis Mariano
39:31et surtout avec W,
39:33je ne sais pas
39:33si vous venez de ce spectacle,
39:34qui était un spectacle
39:35au Châtelet
39:36écrit par Jean-Jacques Vital
39:37qui était une catastrophe
39:38et qui a mis fin
39:39à l'opérette.
39:40Ah oui.
39:40Voilà.
39:41Et vous,
39:41vous faites partie des gens
39:42qui aiment l'opérette.
39:43J'aime l'opérette
39:45et ce spectacle
39:46L'Hôtel du Pincileste
39:47est à la frontière
39:49entre l'opérette
39:50et la comédie musicale
39:52à tel point
39:53qu'il y a une taxe
39:54sur le spectacle vivant
39:55que tous les spectacles
39:57doivent payer
39:57un pourcentage
39:59de la recette
39:59et que soit
40:01c'est donné
40:02à l'Association
40:03du soutien
40:03pour le théâtre privé
40:04soit au Centre National
40:05de la Musique.
40:06Je ne savais pas
40:07à laquelle des deux
40:08organisme
40:09il fallait payer la taxe.
40:10Je les ai appelés
40:11et ils m'ont dit
40:11mais c'est une opérette
40:13ou une comédie musicale.
40:14Je dis justement
40:15c'est pile entre les deux.
40:17Ah, monsieur
40:18va vouloir choisir.
40:19Si c'est une opérette
40:20vous payez ça
40:20à l'Association
40:21du soutien
40:21du théâtre privé.
40:22Si c'est une comédie musicale
40:23c'est au Centre de la Musique.
40:24Ah !
40:25Et vous avez trouvé
40:26une solution.
40:27Mais non,
40:27ça a été très loin.
40:28Ils ont fait une commission
40:29mixte paritaire
40:30entre le CNM
40:31et la STP
40:32pour savoir
40:33de qui ça relevait.
40:34Voilà.
40:34Et vous jouez
40:35le samedi
40:37à 21h30
40:38au théâtre
40:39Bombard de Galabru.
40:40En fait ce théâtre
40:41il faut savoir
40:41que Michel Galabru
40:42l'a acheté pour ses enfants.
40:43Oui.
40:44Vous l'avez connu Galabru ?
40:45Oui, absolument.
40:46Vous l'avez connu
40:47parce que Julien Cafaro
40:48a joué avec lui
40:48dans La Femme du Boulanger
40:50et il m'avait présenté Michel
40:51on avait passé une soirée ensemble.
40:53C'était un comédien extraordinaire
40:54qui racontait justement
40:55ses débuts difficiles
40:56en disant
40:57vous vous rendez compte
40:58j'ai débuté
40:58dans une panière
41:00en attendant
41:01pendant des heures.
41:02Il avait un phrasé
41:03extraordinaire.
41:03Ah, formidable.
41:04Alors,
41:05il se trouve aussi
41:05que ce spectacle
41:06c'est un autre
41:08de vos talents
41:08car vous êtes chanteur
41:10aussi Patrick Zard.
41:12Alors,
41:13non,
41:13je ne suis pas chanteur.
41:14Merci Jacques
41:15mais je chante.
41:16Je suis un comédien
41:17qui chante,
41:18qui sait chanter
41:19peut-être parce que
41:20j'ai commencé par
41:20la comédie musicale
41:21donc j'avais aussi
41:22des cours de chant
41:22à cette époque-là.
41:24J'ai continué
41:24à me former en chant
41:25tout au long de ma vie
41:26et j'ai joué
41:27effectivement
41:28quelques spectacles musicaux.
41:30Le premier
41:30je crois que ça a été
41:31Secret Défense
41:31de Jean-Paul Farré.
41:32Oui.
41:33Alors Jean-Paul Farré
41:34c'est un fou total
41:35moi je me souviens
41:35de sa première télévision
41:37il arrivait avec
41:38des bouts de tuyaux
41:38mis bout à bout
41:39il expliquait
41:40que c'était le bug d'huile.
41:41Je ne sais pas si vous vous souvenez
41:41de ça.
41:42Oui, oui, si, si.
41:43Et comment vous avez trouvé
41:44dans Secret Défense ?
41:46Je me suis trouvé
41:46dans Secret Défense
41:47parce que Jean-Paul Farré
41:49et moi avions le même agent
41:50et il a dit à son agent
41:51le comédien qui joue
41:52De Gaulle m'a lâché
41:53donc il me faut un grand
41:55bon comédien
41:56et qui a une voix de baryton
41:57et qui sache chanter.
41:58Et notre agent
41:59quand même a dit
42:00mais Patrick Zard
42:01je crois qu'il chante
42:02et je crois qu'il est baryton.
42:03Voilà, et vous êtes
42:04devenu De Gaulle.
42:05Et je suis devenu De Gaulle.
42:06Dans un spectacle
42:06où il y a Jeanne d'Arc
42:07et Napoléon.
42:08Voilà, Jean-Paul Farré
42:09était Napoléon.
42:11Et en fait
42:12c'était une comparution
42:13en musique
42:14ce qui était
42:15totalement délirant.
42:16C'était un spectacle
42:17aussi 100% chanté
42:19et 100%
42:20à 4 voix différentes
42:21je n'ai jamais autant
42:22travaillé de ma vie.
42:23Et c'était
42:24de l'être
42:24Sorano
42:25Daniel Sorano
42:26de Vincennes.
42:27On a oublié
42:27mais Daniel Sorano
42:28a été celui
42:29qui a fait la première
42:30grande audience
42:30de la télévision
42:31un 25 décembre 60
42:33avec Cyrano.
42:34Ça a été un événement.
42:36Il est mort malheureusement
42:37deux ans plus tard.
42:38C'était un immense comédien.
42:40Ah oui.
42:40Et puis il y a eu
42:41les choristes
42:42de la comédie musicale aussi.
42:44Comment vous êtes arrivé
42:44là-dedans Patrick Zard ?
42:46Eh bien c'est mon agent
42:47qui m'a
42:48qui m'a aiguillé
42:49sur ce spectacle
42:50et j'ai rencontré
42:52Christophe Baratier
42:54chez lui.
42:56Il n'était pas question
42:57de chanter d'ailleurs
42:57à l'époque.
42:58On a parlé.
43:00Il m'a fait faire
43:01deux-trois
43:02improvisations.
43:03Il m'a embarqué
43:04dans l'aventure.
43:05Et puis
43:06en cours de répétition
43:08il y a un comédien
43:09qui jouait
43:10le rôle
43:11du méchant
43:11Rachin
43:12qui est interprété
43:13par François Berléand
43:14dans le film.
43:17Christophe Baratier
43:18s'est dit
43:18ça ne va pas le faire.
43:19On va dans le mur.
43:20Ça va être une catastrophe.
43:22Et une semaine
43:23avant la première
43:24il m'a dit
43:25Patrick
43:25est-ce que tu serais
43:25prêt à reprendre le rôle ?
43:27Quand je parle
43:28de mon pied de service
43:28je ne me trompe pas trop.
43:30Et donc
43:31vous avez repris
43:32le rôle en une semaine.
43:33J'ai repris le rôle
43:33en une semaine
43:34et dans ce rôle-là
43:35il y avait une chanson
43:36en solo
43:37et donc je me suis retrouvé
43:38à chanter en solo
43:39sur la scène
43:40des Folies Bergères
43:40à 60 ans.
43:43Et en même temps
43:44Patrick Zart
43:44vous avez été hué
43:45et applaudi en même temps.
43:47Ah oui.
43:48Ça m'a fait très drôle
43:49le jour de la première
43:50comme Rachin
43:51c'est le méchant.
43:52Les choristes
43:53il y avait forcément
43:53beaucoup d'enfants
43:54dans la salle
43:55tous les jours
43:55tous les soirs
43:56et il y avait
43:5715 enfants sur scène
43:58qui jouaient les choristes
43:59qui étaient merveilleux
43:59d'ailleurs.
44:00C'est un souvenir magnifique.
44:03Et au moment
44:04où les comaniers
44:05viennent saluer
44:06quand c'était mon tour
44:07toute la salle
44:08s'est mise à faire
44:09ouuuuh
44:11le premier soir
44:12ça m'a un peu chagriné
44:13et puis je m'y suis fait
44:14ça m'a amusé
44:15et après
44:16j'ai été hué
44:16tous les soirs
44:17et il y a un soir
44:18où je n'ai pas été hué
44:19j'ai dit
44:20merde
44:20je n'ai pas dû être
44:21très bon ce soir.
44:23Et en plus
44:23vous avez fait
44:24les Zéniths de France
44:25passer des petites salles
44:26aux Zéniths de France
44:27c'est quand même
44:27très différent
44:28Patrick Zard
44:29Ah oui
44:29mais voilà
44:30ça c'est un cadeau
44:32c'est un cadeau du ciel
44:32de se retrouver à 60 ans
44:34à chanter
44:34dans un Zénith
44:35devant 5000 personnes
44:36j'ai compris
44:39évidemment
44:39à 60 ans
44:41on garde la tête froide
44:42et on sait ce qu'on vaut
44:42mais je me dis
44:43c'est vrai qu'un jeune
44:44de 20 ans
44:45qui se met à chanter
44:46devant des salles
44:47comme ça
44:47des foules entières
44:48en délire
44:49je comprends
44:49qu'il y en ait certains
44:50qui perdent la tête.
44:51Alors à l'affiche à Paris
44:53il y a l'hôtel du Pain Sylvestre
44:54donc le samedi
44:55à 21h30
44:55au Tate Montmartre-Galabru
44:57mais il y a aussi
44:59un autre spectacle
45:00dont voici la bande-annonce
45:06Les enfants du diable
45:08qui est je crois
45:10au studio Héberto
45:11les lundi à 19h
45:12et mardi à 21h
45:13et ça c'est une aventure
45:15qui vous tient à coeur
45:16et qui a également
45:17débuté à Avignon
45:17Patrick Sard
45:18Oui
45:18
45:19un immense merci
45:21à l'attaché de presse
45:22du théâtre
45:23Dominique Lotte
45:23qui m'a fait
45:24ce cadeau inestimable
45:26un jour elle me dit
45:27elle m'avait déjà envoyé
45:28m'emmener voir
45:29un spectacle
45:30de Clémence Baron
45:31un seul en scène
45:32que j'avais trouvé
45:33très drôle
45:34je lui ai dit
45:34elle est prometteuse
45:36la jeune femme là
45:37et elle me dit
45:38écoute
45:38elle a écrit une pièce
45:41très touchante
45:42bouleversante même
45:43j'aimerais que tu la lises
45:45et elle me fait lire
45:46Les enfants du diable
45:48et j'ai eu un coup de coeur
45:51immédiat
45:51comme artiste
45:53comme metteur en scène
45:54comme comédien
45:54j'ai adhéré
45:55comme humain
45:56j'ai adhéré tout de suite
45:58à cette pièce magnifique
45:59qui raconte une histoire
46:01de sa famille
46:02parce que
46:04ça se passe
46:05ça se passe
46:06à l'époque de
46:07Chaochescu
46:07à l'époque
46:07où on a découvert
46:08les orphelinats
46:10mouroirs
46:10bon seuls les plus anciens
46:11s'en souviennent
46:12les jeunes de 30 ans
46:13malheureusement
46:14ça leur dit rien
46:14et
46:16j'ai été bouleversé
46:18par cette pièce
46:18il y a une intensité
46:20dramatique
46:21formidable
46:21il y a aussi
46:22des choses plus légères
46:23ça parle
46:24de
46:25de résilience
46:26ça parle de fratrie
46:28de relations entre frères
46:29et sœurs
46:29c'est bouleversant
46:31à tout point de vue
46:32et parfois
46:32parfois même
46:33dans le drame
46:34c'est souriant
46:35et c'est drôle
46:35et vous avez
46:36en tant que directeur
46:37hésité à la monter
46:39par le zard
46:39le metteur en scène
46:40s'est dit
46:42il faut que je monte ça
46:44et le directeur
46:45de théâtre
46:45s'est dit
46:45mais
46:46qui va venir
46:47voir ça
46:48j'interroge mes filles
46:49qui ont une trentaine
46:50d'années
46:51connaissent même pas
46:52le nom de Chaochescu
46:53je me dis
46:53bon bah c'est raté
46:54on va avoir quelques vieux
46:55ça va être vide
46:56il n'y aura personne
46:57et puis
46:58après l'artiste a dit
47:00non mais c'est pas possible
47:01il ne peut pas passer
47:01à côté de ça
47:03donc on a dit
47:03allez
47:03on la monte à l'oriflamme
47:05Julien m'a dit
47:05banco
47:06on le fait
47:07et on a mon
47:08alors
47:09c'est pas du tout
47:10du favoritisme
47:10j'ai engagé le fils
47:12de Julien
47:12Antoine Cafaro
47:13qui est comédien
47:14j'ai fait des auditions
47:15et avec l'autrice
47:16avec l'assistante
47:17mise en scène
47:18on a été plusieurs
47:19à faire les auditions
47:20et on s'est dit
47:21le meilleur
47:21c'est Antoine Cafaro
47:23donc
47:23il y a Antoine
47:24dans la distribution
47:26et
47:29Miracle Avignonnet
47:29je sais pas
47:31ça a été plein
47:32en quelques jours
47:33pourtant c'était
47:34l'édition 2024
47:34du festival
47:35qui était tronqué
47:36qui était avancé
47:37il y avait
47:37les Jeux Olympiques
47:38il y avait
47:40la démission du gouvernement
47:41il y avait des élections
47:42législatives
47:42en plein festival
47:43c'était pas un festival
47:44très porteur
47:45et pourtant
47:45en quelques jours
47:46c'était plein
47:47c'est encourageant
47:48ça veut dire que les jeunes
47:49s'intéressent beaucoup plus
47:49à l'histoire
47:50qu'on ne le pense
47:51oui
47:52je sais pas
47:52s'ils s'intéressaient
47:53à l'histoire
47:53je crois que
47:54on sort de là
47:55on est bouleversé
47:56le nombre de gens
47:58que je trouve
47:59en larmes
48:00à la sortie du théâtre
48:01ils ont ressenti des choses
48:02ils ont eu des émotions
48:03donc
48:04c'est universel
48:05comme histoire
48:05c'est pas de l'histoire
48:07c'est une histoire
48:08magnifique
48:09et magnifiquement racontée
48:11magnifiquement écrite
48:12et magnifiquement jouée
48:13et c'était donc
48:14vous l'avez reprise
48:15à Paris
48:16au studio
48:16je crois donc
48:17les lundis et mardis
48:1819h-21h
48:20et Paris
48:21c'est pas évident non plus
48:22parce que là aussi
48:23c'est des horaires compliqués
48:24et ça marche
48:25et ça marche
48:25ça marche
48:26la magie
48:27de ce spectacle continue
48:29le bouche-oreille
48:30est formidable
48:30et ça ne fait que monter
48:32depuis le début
48:33et ça veut dire
48:35qu'il y a une forme de théâtre
48:36qui touche
48:36un large public
48:37et qui est lié à l'histoire
48:39oui
48:40je crois que
48:40quand les gens sont touchés
48:42que ce soit pour rire
48:44pour pleurer
48:45pour apprendre
48:46quand on est touché
48:48quand on ressort
48:49d'un spectacle
48:50et qu'on se sent
48:51un petit peu transformé
48:52en ayant ressenti des choses
48:54on n'a qu'une envie
48:55c'est de dire à ses amis
48:56mais fonce
48:57fonce voir ça
48:58fonce voir ça
48:59et c'est donc le bouche-à-oreille
49:00la pièce est jusqu'au 24 mars
49:01à Paris
49:02et elle va continuer après
49:03ah bah j'espère
49:04parce que vous allez faire une tournée
49:05vous allez
49:06oui oui oui
49:07alors on a déjà des dates de tournée
49:08qui sont prévues
49:10il était fortement question
49:12qu'on reprenne la pièce
49:13à Avignon
49:14au prochain festival
49:15mais
49:16je crois que
49:17l'autrice a des projets personnels
49:20plus
49:21plus importants
49:22plus importants
49:23et donc
49:23on va faire une pause
49:24pour 2026
49:26mais
49:26il y a fort à parier
49:27qu'on repartira avec
49:28en 2027
49:29oui
49:29et vous avez d'autres projets
49:30de comédiens
49:31et parmi vos projets
49:32il y a une pièce
49:33vous avez connu
49:34il y a genre une pièce
49:35qui s'appelle
49:36la dernière fois
49:36que j'étais gentière Marielle
49:37oui
49:38qu'est-ce que c'est que ça ?
49:39c'est Stéphane Biéry
49:42le fils d'Étienne Biéry
49:44le frère de Marion
49:46Stéphane Biéry
49:46qui est comédien
49:47qui a fait plein de choses
49:48qui est metteur en scène également
49:49sous la direction
49:49de qui j'ai joué
49:51et Stéphane a écrit une pièce
49:54qui s'appelle
49:55la dernière fois
49:56que j'étais
49:56Jean-Pierre Marielle
49:58il m'a invité
49:58à venir voir une lecture
49:59au théâtre de Lucerne
50:00je ne faisais pas partie
50:02de la distribution
50:03il y avait trois comédiens
50:05j'ai adoré ce spectacle
50:07et il se trouve que
50:08bon
50:08de fil en aiguille
50:10il y a des comédiens
50:11qui n'étaient plus libres
50:12quand ça a dû se monter
50:12etc
50:13il a fait appel à moi
50:14pour un des rôles
50:15et ça m'a comblé
50:16de bonheur
50:17et
50:19on a fait une lecture
50:20publique à Paris
50:21normalement
50:22par superstition
50:23je n'irai pas où
50:24mais ça devrait
50:24voir le jour
50:25très prochainement
50:26vous avez connu
50:27Jean-Pierre Marielle ?
50:28je n'ai pas connu
50:29Jean-Pierre Marielle
50:30mais
50:32sa femme est venue
50:33assister à la lecture
50:35qui était au théâtre
50:36de la Huchette
50:37le mois dernier
50:38et
50:39il y a un des comédiens
50:40qui joue avec nous
50:42Stéphane
50:43Caillé Bisson
50:44Olivier Bisson
50:45Stéphane Olivier Bisson
50:46qui
50:46a la voix
50:47de Jean-Pierre Marielle
50:48et c'est extraordinaire
50:50c'est impressionnant
50:51quand on l'entend
50:52et à la fin
50:53de la lecture
50:55la femme de Jean-Pierre Marielle
50:56vient nous voir
50:57et elle nous dit
50:58c'est formidable
50:58qu'est-ce que
50:59il faut que ce spectacle
51:00se joue
51:01c'est magnifique
51:01c'est un hommage
51:02extraordinaire à Jean-Pierre
51:03et à la fin
51:04quand elle a dit
51:05au revoir à Stéphane
51:06Olivier Bisson
51:06elle lui dit
51:07vous pouvez me dire
51:08au revoir
51:08avec la voix de Jean-Pierre
51:09c'est magnifique
51:11alors donc pour l'instant
51:12ça c'est pour plus tard
51:13pour l'instant
51:13je rappelle que
51:15celles et ceux
51:15qui nous écoutent
51:16doivent se précipiter
51:17le samedi à 21h30
51:19au théâtre Montmartre-Galabru
51:20pour rire
51:21avec ce théâtre musical
51:23que vous avez créé
51:24et puis
51:26il y a le studio
51:27Héberto
51:27lundi à 19h
51:28et les mardis à 21h
51:29avec les enfants du diable
51:31qu'il est aussi indispensable
51:32de voir
51:33et tous vos projets
51:34vous n'avez jamais fait
51:35une carrière
51:35comme tout le monde
51:36Patrick Zard
51:37j'aime bien l'éclectisme
51:39j'aime bien
51:40découvrir des choses nouvelles
51:41et c'est vrai
51:42qu'il n'y a pas plus différent
51:42que l'hôtel du bain sylvestre
51:44et les enfants du diable
51:45voilà
51:45et bien nous aussi
51:46on aime vous avoir découvert
51:48aujourd'hui
51:49continuez ainsi
51:49ne changez rien
51:50merci Jacques
51:51merci
51:51les clés d'une vie
51:52c'est terminé
51:52pour aujourd'hui
51:53on se retrouve bientôt
51:54restez fidèles
51:55à l'écoute de Sud Radio
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