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  • il y a 20 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Robert Bourgi, ex-conseiller officieux de Jacques Chirac, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:05Robert Bourgi est avec nous. Comment est-ce qu'on vous présente, Robert ? Bonjour.
00:10Homme d'affaires, flingueur en chef...
00:14Ni flingueur, ni homme d'affaires.
00:16J'ai été avocat, j'ai été le lien pendant...
00:21Porteur de valise, escroc, je sais pas...
00:26Intermédiaire, intermédiaire.
00:27Il me faut un pétard, là, il me faut un pétard.
00:29Joueur de tam-tam.
00:32Alors, vous êtes qui aujourd'hui, Robert Bourgi ?
00:34Je suis un retraité qui ne supporte pas les imposteurs, les ingrats, les méchants.
00:44Et si j'ai décidé de jeter l'anathème...
00:48Mettez-vous bien devant le micro, s'il vous plaît.
00:50...sur Dominique de Villepin, c'est parce que la danse qu'il pratique depuis deux ans,
00:57aux côtés de Mélenchon, de Rima San, de la gauche la plus radicale,
01:03n'a rien à voir avec le Villepin, que j'ai tant aimé, que j'ai tant admiré, et que
01:11j'ai tant respecté.
01:12Donc vous réglez...
01:13C'était un vrai gaulliste, et maintenant c'est une dérive totale, qui baigne dans la démagogie la plus totale,
01:23et il se renie.
01:25Complètement. Je ne le supporte pas.
01:28D'accord, mais depuis vos accusations, Dominique de Villepin a décidé de rendre les statuettes
01:33qu'il avait reçues en cadeau, donc il va les rendre au Quai d'Orsay.
01:37Il conteste d'ailleurs toujours la valeur que vous avez annoncée.
01:40Ces deux statuettes, si je comprends bien, l'une a été offerte par l'ancien président
01:45burkinabé, Blaise Compaoré, pour 75 000 euros,
01:48et l'autre par un industriel italien pour 50 000 euros.
01:50Alors il conteste cette somme, enfin il reconnaît qu'il avait ces deux statuettes,
01:54il les rend au Quai d'Orsay, c'est un bon geste ?
01:56Il y a les factures à l'appui, hein ?
01:58Merci madame.
02:01J'ai produit les factures, je suis allé acheter les deux bustes,
02:10le galeriste m'a fait payer 75 000 euros pour le bronze offert par le président Compaoré,
02:20et 50 000 euros pour le bronze offert par Giannangelo Perrucci.
02:26Il y a la facture.
02:28Et maintenant il conteste le prix.
02:30C'est un cadeau, c'est pas un pot de vin, ça sera un pot de vin s'il les
02:32avait revendus,
02:32mais là c'est un cadeau.
02:36Je dirais...
02:37Plus un pot de vin qu'un cadeau.
02:38Bah non, il les a pas revendus.
02:40S'il les avait revendus, je dirais ok, il a utilisé le cadeau pour faire des espèces sonnantes et trébuchantes.
02:46D'abord j'ai une chose à vous dire.
02:49J'aurais souhaité que ces deux bustes de l'empereur soient rendus, restitués, si tu veux,
03:01rendus au musée Fèche à Ajaccio, la ville natale de l'empereur.
03:05Oui, merci de le dire.
03:06Que tu connais bien, n'est-ce pas ?
03:07Oui, oui, oui, je suis d'accord là-dessus.
03:09Et Ajaccio, bien sûr que tu connais.
03:13Et il rend ça au Quai d'Orsay.
03:15Mais dites-moi, si ces bustes, comme je l'ai lu dans les tweets de ses partisans,
03:24étaient de peu de valeur,
03:26je vois pas pourquoi ces bustes seraient restés en majesté dans son bureau
03:31pendant tout son exercice au Quai d'Orsay.
03:37Pourquoi ?
03:38Il les a gardés 20 ans.
03:39Tout d'un coup, il dit 10 000 euros.
03:42Mais c'est nullissime.
03:44C'est à l'image du bonhomme.
03:45Mais vous dites, parce que vraiment vous réglez vos comptes avec lui,
03:49vous dites le talon d'Achille de Demique de Villepin,
03:51c'est l'argent, le luxe et l'aisance.
03:53Vous étiez d'ailleurs venu ici même, sur le plateau des Grandes Gueules.
03:56Parlez de tout ça.
03:57Vous aviez écrit un livre.
03:58Et déjà, à l'époque, vous nous aviez raconté
04:00que les valises d'argent qui transitaient d'Afrique,
04:04puisque vous étiez le spécialiste des relations franco-africaines de Jacques Chirac,
04:08que Demique de Villepin en avait profité.
04:10Vous l'avez dit, tout ça.
04:11Pourquoi revenir quelques années plus tard, médiatiquement,
04:17redire ce que vous aviez déjà dit,
04:18parce que vous ne voulez pas qu'il soit candidat avec son présidentiel ?
04:21Je sais où vous voulez en venir.
04:23Moi, j'ai une chose à vous dire.
04:25J'entends dire, j'écoute, j'entends, je lis,
04:29qu'il y aurait Sarkozy derrière moi.
04:31C'est faux.
04:34Faux, archi-faux.
04:35Nicolas ne savait même pas,
04:37il ne savait même pas qu'il y avait ce film qui se préparait.
04:43Je n'ai pas vu Nicolas Sarkozy depuis des semaines.
04:47Ah, des semaines.
04:48Des semaines.
04:49Pas beaucoup.
04:49Ça veut dire que vous n'êtes pas sans être en contact avec lui.
04:53Je suis en contact, mais je ne l'ai pas vu.
04:55Et il vous a vu ?
04:56Robert, regardez Villepin, faites ce que vous voulez,
05:00mais je ne veux plus en train de parler.
05:02Dites-moi, je suis un homme libre.
05:05Je proclame haut et fort que je suis un homme libre.
05:09Je ne dois rien à Chirac que j'ai côtoyé pendant 30 ans.
05:13Je ne dois rien à Sarkozy que je côtoie depuis 1982.
05:18Je ne leur dois rien.
05:19Je suis un homme libre.
05:20Alors, Sarkozy ne savait pas qu'il y avait un film en préparation.
05:25Il ne savait pas.
05:26Quel film ?
05:27Le complément d'enquête.
05:28Vous voulez parler du complément d'enquête, d'accord.
05:29Le complément d'enquête.
05:31Mais, par contre,
05:34ce que je n'ai pas supporté venant de la part de Villepin,
05:39c'est une intervention qu'il a faite
05:44chez un de vos confrères
05:47ou une de vos consoeurs, je ne sais pas comment on dit,
05:51il lui pose la question de savoir ce qu'il pensait
05:54de l'incarcération de Nicolas Sarkozy.
05:58J'étais devant l'écran
06:00et il a dit
06:02« Pourquoi voulez-vous que je m'en émeuve ? »
06:07Nicolas Sarkozy est injusticiable comme un autre.
06:12Je ne l'ai pas supporté.
06:14J'ai le droit.
06:15Je ne l'ai pas supporté.
06:16Parce que ce n'est pas injusticiable comme un autre ?
06:18Non, non, non, non.
06:19C'est que lui en est un aussi.
06:19Ce jour-là, j'ai décidé
06:22que je freinerai
06:25je ferai tout pour freiner
06:26la route de Villepin
06:29vers la présidence.
06:30Vous l'avez fait avec Fillon.
06:31En 2017, vous avez fait exactement la même chose
06:34avec François Fillon
06:35en révélant la fameuse histoire
06:37des costumes.
06:38Alors, François Fillon était déjà
06:40embourbé dans son affaire
06:41avec sa femme assistante parlementaire.
06:44Mais enfin, ça n'a pas aidé les costumes
06:45et ça l'a peut-être empêché
06:47d'être président de la République.
06:48C'était le grand favori
06:49de la présidentielle de 2017.
06:50Alors, Villepin est loin d'être
06:52le favori de la présidentielle de 2027
06:54si j'en crois les sondages.
06:55Mais en fait, vous refaites le coup.
06:56C'est-à-dire que tous ceux
06:57qui à un moment donné
06:58se sont opposés à Nicolas Sarkozy,
07:00vous voulez les flinguer ?
07:00Non, non, non.
07:02François Fillon m'a manqué.
07:04Je suis un Méditerranéen.
07:07Je suis un Oriental.
07:09J'affirme haut et fort
07:11que je suis un Oriental.
07:13Je suis français, bien évidemment,
07:15d'éducation.
07:17J'adore le drapeau.
07:18Mais d'origine libanaise.
07:19D'origine libanaise.
07:22Fillon m'a manqué.
07:24Le respect.
07:25On se croirait dans le parrain.
07:26Il m'a manqué.
07:26Non, non, mais dites-moi,
07:27Monsieur le philosophe.
07:27Film de la matière, là.
07:28Il m'a manqué.
07:29Il m'a manqué.
07:30Toi, tu auras des ordres de lit.
07:31Il m'a manqué.
07:31Il m'a manqué.
07:32Et ça, je ne l'ai pas supporté.
07:34C'est une question d'honneur.
07:35Non, c'est une question d'honneur.
07:37Film de mafia.
07:38Et de dignité.
07:39Non, mais quand t'as pas
07:39les fesses propres, tu te tais.
07:41Vocabulaire mafieux.
07:42Excusez-moi, vocabulaire mafieux.
07:43Je ne sais pas.
07:44Vocabulaire mafieux.
07:45Vocabulaire, à l'instant,
07:46ce n'est pas un jugement général sur vous.
07:48À l'instant, vous venez d'employer
07:49« Il m'a manqué ».
07:50C'est des termes qu'on voit
07:51dans les films de Coppola
07:52ou de Scorsese.
07:54Le terme, ce n'est pas un jugement général sur vous.
07:55Mais pas dans les livres de philo.
07:57« Il m'a manqué.
07:58Donc, je me venge. »
08:00C'est exactement.
08:00Alors, moi, je tiens à préciser,
08:02quand même, j'ai été témoin,
08:03que ni Alain ni Olivier,
08:05ce matin, n'ont reçu de cadeaux de vous.
08:07Ce que je trouve, ni moi,
08:09parce que je trouve que...
08:11Moi, je l'ai regretté.
08:12Que recevoir des cadeaux de vous,
08:13ça peut être sympathique sur le moment,
08:15mais c'est en fait un peu dangereux,
08:17M. Bourgie.
08:17Parce qu'on peut recevoir
08:19un cadeau de Robert Bourgie
08:20et si 25 ans après,
08:21on a le malheur de dire du mal
08:23de votre ami Sarkozy
08:25ou de vous manquer,
08:26de manquer ou par un Bourgie,
08:28alors là, ça explose.
08:29La fête Fillon n'a rien à voir
08:30avec Sarkozy.
08:31Je l'ai dit à l'époque.
08:32Le cadeau est un peu
08:33un cadeau empoisonné quand même.
08:35Nicolas Sarkozy.
08:36Il n'y avait pas Nicolas Sarkozy
08:38derrière moi.
08:38Ni pour Fillon,
08:40ni pour Villepin.
08:41Pas du tout.
08:42Très bien.
08:43Mais est-ce que vous reconnaissez ?
08:44Mais vous dites vous-même
08:44que c'est les propos de Dominique
08:45de Villepin contre Nicolas Sarkozy
08:47qui vous ont mis en colère.
08:48M. le philosophe.
08:49M. Bonami.
08:51J'ai eu comme prof de philo
08:53au lycée Vanvaux à Dakar,
08:55M. Gélibert,
08:57qui a fini comme professeur
08:58au Collège de France.
09:00J'ai été bien formé,
09:01mais vous n'étiez pas né.
09:06Et...
09:09Oui.
09:10Fillon m'a manqué.
09:12Et vous dites que recevoir...
09:13Vous avez aussi M. Corleone
09:14comme professeur, visiblement.
09:15Laissez-moi parler.
09:16Vous dites que recevoir
09:18un cadeau de Robert Bourgie
09:19est dangereux.
09:20Cadeau empoisonné.
09:20J'ai dit hier
09:22sur le plateau de Pascal Praud
09:25que si je devais être
09:28bavard,
09:30prolixe,
09:31méchant à outrance,
09:33il y aurait eu
09:34peu de candidats.
09:37peu de candidats
09:39à la présidentielle,
09:40peu de candidats
09:41aux législatives.
09:42Mais ça, c'est pas normal.
09:43Ça, c'est pas normal
09:44que vous soyez sélectif.
09:45Alors, dites-nous tout.
09:46Moi, je suis prêt à l'entendre.
09:48Fillon m'a manqué.
09:49Expliquez-nous
09:50comment se passaient
09:50les relations francs.
09:51que, vu la présidence
09:53de M. Macron,
09:54j'en suis venu à regretter
09:57d'avoir parlé
09:58de ses costumes.
10:00Voyez.
10:02Attendez, ça, c'est intéressant.
10:03Robert, c'est intéressant.
10:05Aujourd'hui, vous regrettez
10:06d'avoir entaché Fillon.
10:08C'était en 2017, rappelons-le.
10:09Non, vu la présidence
10:10de M. Macron,
10:12je tiens à le préciser.
10:13Vous auriez préféré
10:14que François Fillon
10:15gagne la présidentielle.
10:16J'ai pas dit ça.
10:17Que Macron la perde.
10:19Non.
10:20Macron gagne aussi
10:21parce que Fillon...
10:22J'ai voté pour Macron
10:23en 2017.
10:25J'ai voté pour Macron
10:27en 2022,
10:28bien qu'il m'ait enlevé
10:30la Légion d'honneur
10:32pendant cinq ans.
10:33Parce que j'avais prononcé
10:34un mot très grave
10:35sur le plateau
10:36de Jean-Jacques Bourdin.
10:38Je l'avais N.
10:43Alors, Mourad Boudjilal.
10:44Moi, j'entends ce que vous dites.
10:46Je pense que vous avez
10:47eu une vie passionnante
10:49dans les relations
10:49France-Afrique.
10:50Je pense que c'était
10:52une époque
10:53où la morale
10:55était quelque chose
10:56qui était devenue
10:57un gros mot.
10:59Mais alors, vous dites,
11:00oui, si je dis
11:00tout ce que je sais.
11:02Et moi, c'est un peu
11:02ce que j'ai à vous reprocher.
11:03Je dis que
11:04c'est pas à vous
11:05de sélectionner
11:06les hommes politiques.
11:08Soit vous nous dites
11:09effectivement,
11:10voilà ce qu'a été
11:11la classe politique
11:12ou voilà ce qu'elle est aujourd'hui.
11:13Mais voilà ce qu'a été
11:13la classe politique
11:14et je pense que les Français
11:15sont prêts à l'attendre
11:15parce qu'ils ne se font pas
11:16beaucoup d'illusions quand même.
11:17Je ne peux pas vous dire
11:17qu'on ne se fait pas
11:18beaucoup d'illusions
11:18sur cette période-là
11:20et de façon à ce qu'on ne jette
11:21pas l'opprobre sur quelqu'un
11:22alors que peut-être
11:23que son voisin
11:23a fait dix fois pire
11:24mais que vous n'avez pas
11:25envie de le révéler.
11:26Voilà.
11:27Donc moi, j'ai envie
11:27que ce soit...
11:28Vous avez dit qu'après,
11:29j'espère pour vous
11:30le plus tard possible.
11:31Vous avez dit
11:31que de mon vivant,
11:32je n'écrirai pas
11:32tout ce que je sais
11:33et que vous attendrez.
11:35J'espère pour vous
11:36le plus tard possible.
11:37Mais je trouve ça
11:37un peu dommage.
11:38Si je peux me dire...
11:40Vous savez,
11:42je l'ai dit, redit
11:43et vous le...
11:44Les Français le savent.
11:46Ils le regrettent.
11:48La classe politique française
11:50n'est pas à envier.
11:53Elle est corrompue.
11:54Elle est corrompue,
11:54ça veut dire.
11:55Vous savez,
11:57Mourad,
11:57on est là pour se dire
11:59les choses.
11:59Oui.
12:00Quelquefois,
12:01il y a des endroits
12:02ou des restaurants
12:03où je vais souvent.
12:05Je suis un retraité,
12:06j'ai du temps à perdre
12:07et je vais...
12:08J'aime bien le confort.
12:10Je l'aime.
12:10Ce n'est pas un défaut.
12:11Je vais quelquefois
12:13dans les restaurants
12:15où je vois
12:16d'anciens ministres,
12:18des ministres actuels,
12:20des députés actuels,
12:21des sénateurs et autres.
12:23Je vous assure
12:24que lorsque je rentre
12:25dans ces endroits,
12:27les élus,
12:28les personnalités
12:31sont gênées
12:32de me voir
12:33parce qu'ils savent
12:35que je sais tout.
12:37Parce qu'ils savent...
12:38Vous nous dites
12:39que la classe politique
12:40est corrompée.
12:41Oui,
12:41je le regrette beaucoup.
12:43Mais je veux
12:44une France belle,
12:45une France propre
12:49pour mes enfants.
12:50vu le rôle
12:51que vous avez joué.
12:52Pour mes enfants...
12:52Non,
12:53dites-moi.
12:53Moi,
12:54j'ai une chose
12:54à vous dire.
12:55Vous dites que vous savez tout
12:55et maintenant,
12:56vous dites que vous voulez
12:56une France propre.
12:57Laissez-moi parler.
12:59On dit que la France
13:00est en perte de vitesse
13:01en Afrique.
13:02Je le constate
13:03et je le regrette.
13:04mais on met tout cela
13:06sur le dos
13:06de la France-Afrique.
13:07Mais j'ai une chose
13:08à vous dire.
13:09Si Robert Bourgie
13:10pouvait remonter
13:11l'horloge du temps
13:13et revenir 30 ans en arrière,
13:16les Turcs
13:17n'existeraient pas en Afrique.
13:18Les Chinois
13:19n'existeraient pas en Afrique.
13:21Les Russes
13:21n'existeraient pas en Afrique.
13:23Ça, je ne doute pas
13:23de votre efficacité
13:24au service du pays.
13:25Alors, pourquoi ils existent ?
13:27Pourquoi ils existent ?
13:28Pardon ?
13:29Pourquoi ils existent ?
13:30Où s'est-on loupé en Afrique ?
13:32Pardon ?
13:33Où s'est-on loupé en Afrique
13:34pour avoir perdu notre influence
13:36sur l'avance ?
13:37Parce qu'on n'a plus
13:38de relations
13:40suivies.
13:41On a essayé
13:42de leur rendre
13:42le wokisme,
13:43c'était pas la meilleure idée.
13:44Affectueuse.
13:45Je peux partir,
13:46moi,
13:47moi,
13:48le dernier des Mohicans
13:49de la France-Afrique.
13:50Le parangon
13:52de la France-Afrique.
13:53Je peux partir,
13:54monsieur,
13:54de Nouakchott
13:56jusqu'à Badolité-Ozaïr,
13:58enfin,
13:58en RDC,
14:00République démocratique
14:01du Congo.
14:02Toutes les portes
14:04du pouvoir
14:06et des oppositions
14:07me sont ouvertes.
14:08Vous n'avez pas besoin
14:09d'aller aussi loin.
14:10Je crois,
14:11il y a plusieurs centaines
14:12d'appartements
14:13dans les grands quartiers parisiens
14:14qui appartiennent
14:15à des anciens dictateurs africains.
14:17Donc, vous pouvez aussi
14:17en profiter.
14:18Non, mais,
14:19en 2011,
14:20lorsque j'ai révélé
14:22l'histoire
14:22des mallettes,
14:24j'avais appelé
14:25à ce que cela cesse.
14:26Et j'ai toujours dit
14:27qu'il fallait que la France
14:30se mette en tête
14:32qu'elle a les moyens
14:34d'empêcher les dictateurs
14:36encore présents en Afrique
14:38de poursuivre
14:42leur pouvoir.
14:44Robert Bourgi,
14:45vous restez avec nous.
14:45On a encore des questions
14:46à vous poser
14:46qui sont de Laura Barton-Martinez,
14:48de Mourad Boudjellal
14:49et de Jean-Loup Bonami.
14:51A tout de suite
14:52avec Robert Bourgi,
14:53l'homme d'affaires,
14:54l'homme qui ne veut pas arriver,
14:55l'homme qui ne veut pas voir
14:57Dominique de Villepin
14:58se lancer dans l'élection présidentielle.
15:00On reprend nos discussions
15:01avec Robert Bourgi.
15:03Laura Barton-Martinez,
15:04question à M. Bourgi.
15:04Oui, alors j'aimerais déjà,
15:06si vous me le permettez,
15:07réagir un petit peu
15:08à tout ce qui s'est dit
15:09en face de moi.
15:10Donc pour la première chose,
15:11oui, ce sont des pots de vin.
15:12C'est-à-dire que s'il n'y avait pas eu
15:13le fameux complément d'enquête,
15:14ces fameux bustes
15:15n'auraient jamais été restitués.
15:17Ils auraient été donnés
15:18à ces enfants
15:18qui en auraient fait
15:19ce qu'ils en voulaient.
15:20Et un cadeau
15:21qu'il n'a pas utilisé
15:22de façon pétuniaire.
15:22Ce sont des pots de vin.
15:23Point.
15:24Suivant.
15:24Ensuite,
15:25mon cher monsieur Bonami,
15:27mon Jean-Loup,
15:29j'ai l'impression que parfois
15:30vous vivez dans un monde candide,
15:32tout beau, tout mignon.
15:34Moi, ce que je déblore,
15:35c'est que depuis quand
15:36les relations géopolitiques
15:37et démocratiques
15:39diplomatiques
15:42sont en train
15:43de s'effriter
15:44et de devenir
15:45une gamgée monumentale,
15:46c'est depuis
15:47l'essor des réseaux sociaux.
15:49Je pense
15:49qu'il y a des choses
15:51qui, entre les chefs d'État,
15:52doivent rester
15:53entre chefs d'État.
15:54Je suis désolée.
15:55Pour moi,
15:55la diplomatie,
15:56ça se fait dans un bureau
15:57fermé,
15:58à huis clos
15:58entre deux présidents
16:00de la République,
16:02deux dirigeants.
16:02Ça, encore une fois...
16:04Là, on ne parle pas
16:04de diplomatie.
16:05On parle de corruption.
16:06On ne parle pas
16:06de diplomatie.
16:07On parle de l'argent,
16:07de malin,
16:08de pot de vin.
16:09C'est ce qu'il a dit.
16:09J'y viens,
16:10j'y viens,
16:11s'il vous plaît.
16:11J'y viens.
16:12Et vous m'avez fait perdre mon fil.
16:14C'est insupportable
16:14d'être avec vous en émission.
16:15C'est très compliqué.
16:17Ensuite,
16:19ce que je voudrais poser
16:20comme question,
16:22moi, je comprends
16:23pourquoi pas de ville parle.
16:24Petite anecdote.
16:25Quand j'étais apprentie
16:26au Ritz à Paris,
16:27à l'Espadon,
16:28M. de Villepin
16:29était quelqu'un
16:30de presque libidineux.
16:31C'est-à-dire qu'à l'époque,
16:32j'avais 17 ans
16:33et il m'appelait
16:34sa petite sucrerie.
16:36Donc non,
16:36je ne veux pas
16:36une personne comme ça
16:38à la tête de mon pays.
16:38Est-ce que tu n'as pas connu
16:39des SKR ?
16:40Peu importe,
16:41mais en tout cas,
16:41celui-ci,
16:42il est en train
16:42de se présenter
16:43et moi,
16:43ce que je ne supporte pas,
16:44c'est ça.
16:45Et enfin,
16:46dernière chose,
16:46sur le pourquoi du comment,
16:48monsieur ne dit pas tout le monde.
16:50Comme je dis
16:51que la diplomatie
16:52doit être à huis clos,
16:53quand tu es capable
16:55de cracher sur quelqu'un
16:57alors que tu as profité
16:58de l'argent,
16:58ça en dit long
16:59sur qui tu es.
17:01Et monsieur,
17:02ma question est la suivante.
17:05si vous voulez bien y répondre.
17:07J'estime,
17:08moi,
17:08de mon point de vue,
17:09bien que ça doit rester
17:11sous le sceau du secret,
17:12que l'histoire des tam-tams
17:14avec l'argent caché dedans,
17:15il y a eu corruption.
17:16Pour moi,
17:17la France-Afrique
17:18a été un échec
17:19à ce niveau-là.
17:20Et vous n'avez pas peur
17:22de représailles,
17:23j'ai envie de dire,
17:24judiciaires ?
17:24Parce que malheureusement,
17:25vous avez baigné dedans.
17:26Vous avez fait partie
17:28de toute...
17:28C'est prescrit, non ?
17:31J'ai une chose à vous dire.
17:33Il n'y a jamais eu
17:35de diffamation
17:36de la part
17:38du président Chirac
17:39comme de la part
17:41de Dominique de Villepin.
17:43J'ai une chose à vous dire.
17:45C'est Jean-Marie Le Pen
17:46qui vous a attaqué.
17:47Pardon ?
17:47C'est Jean-Marie Le Pen
17:48qui vous a attaqué.
17:49Oui.
17:50Attendez,
17:50il m'a attaqué.
17:52Il a gagné.
17:54Mais son monsieur Afrique
17:56a porté plainte
17:57contre son patron,
17:59contre Jean-Marie Le Pen
18:00pour les mêmes choses,
18:01les mêmes faits,
18:02et Jean-Marie Le Pen
18:04a été reconnu coupable
18:06au tribunal de Versailles.
18:08Quand moi,
18:08je perds à Paris,
18:11l'autre,
18:11Lorrain de Sainte-Afrique,
18:13son monsieur Afrique,
18:14a gagné à Versailles
18:16pour la même chose.
18:17Mais,
18:17j'ai une chose à vous dire.
18:20Fort heureusement,
18:21madame,
18:21vous avez raison,
18:23fort heureusement,
18:26ces choses-là,
18:28en espèces,
18:29il n'y a pas de preuves.
18:31heureusement qu'il y a eu
18:33un chef d'État
18:34en exercice à l'époque
18:37qui est venu sur le plateau
18:39de télévision
18:40et dans un livre
18:42confirmé
18:43qu'il avait remis
18:453 millions de dollars
18:47à Jacques Chirac,
18:49c'est le président
18:50Laurent Gbagbo
18:51de Côte d'Ivoire.
18:52Il l'a confirmé.
18:54Il l'a dit
18:55haut et fort
18:57dans une...
18:58À quoi servait cet argent ?
19:00Il finissait où
19:00ces actions ?
19:01C'était pour financer...
19:02C'est bien cette émission
19:04des grandes gueules.
19:05Je vais dire des choses
19:06que je n'ai jamais dites.
19:07Ah ben, on accepte.
19:08Les chefs d'État,
19:10les...
19:11J'étais conseiller politique
19:12et personnel
19:14dans le même temps,
19:15je dis bien
19:15dans le même temps,
19:16ça ne s'est jamais vu
19:17et ça ne se reverra jamais.
19:19De 11 chefs d'État,
19:20j'ai assuré le lien
19:22entre 11 chefs d'État
19:23et le président Chirac
19:25et le président Sarkozy.
19:27Les chefs d'État,
19:29à commencer par Omar Bungon-Dimba,
19:32le doyen des chefs d'État,
19:33me disaient à chaque fois
19:35mais fiston,
19:36comme il m'appelait,
19:37mais Jacques,
19:38qu'est-ce qu'il fait
19:39de cet argent ?
19:41Il passe son temps
19:42à demander de l'argent
19:44à ton père,
19:45parce que je l'appelais papa,
19:46à mon beau-père,
19:48Sassoon Guesso,
19:49au président Idriss Déby,
19:51au président Compaoré,
19:53au président Gbagbo,
19:55mais que fait-il
19:56de son argent ?
19:57Alors,
19:58je leur ai dit,
19:58écoutez,
19:59le seul que je vous veillais,
20:00c'était Omar Bungon,
20:02je leur disais,
20:03demandez-lui à Jacques Chirac
20:05ce qu'il fait
20:05de cet argent
20:06et un jour,
20:08un jour,
20:09j'ai pris mon courage
20:12à deux mains
20:12et j'ai dit à Dominique
20:14de Villepin,
20:16Dominique,
20:16moi,
20:17j'arrête,
20:18j'arrête
20:19d'être le lien
20:20d'accompagner
20:22les émissaires africains
20:23auprès de vous
20:24comme auprès du président
20:25de la République.
20:26J'en ai assez
20:28parce que
20:29c'est de l'argent
20:30dont ils auraient besoin
20:32pour faire des hôpitaux,
20:35pour faire des dispensaires.
20:36Mais c'est vrai !
20:37Mais c'est vrai !
20:39La moitié du Trésor national
20:40est sorti dans ces pays !
20:41Je suis dans une émission,
20:43je lis
20:43les grandes gueules
20:44et moi,
20:45je suis connu
20:46pour avoir une grande gueule
20:47et pour avoir
20:48un langage cash.
20:50Parce que je suis...
20:51Robert répondait à la question
20:53à quoi servait cet argent ?
20:54C'était pour financer
20:55des campagnes ?
20:56C'était pour financer
20:57aussi un train de vie personnel ?
20:59Franchement,
21:00je ne le sais pas.
21:01Une fois,
21:01j'ai dit au président Bongo
21:03Ondimba,
21:04au père d'Ali,
21:05je lui ai dit
21:06« Papa,
21:07je vais être présent
21:09au prochain entretien
21:10dans le bureau de Dominique,
21:12secrétaire générale
21:13de l'Élysée.
21:14Est-ce que vous pourriez
21:15poser la question
21:17moi-présent ?
21:19et Bongo
21:20qui n'avait peur de personne,
21:22le père Bongo.
21:23On était dans le bureau
21:25de Villepin,
21:26il y avait Villepin,
21:27le président Bongo
21:29qui est arrivé
21:30avec Jacques Chirac,
21:31il déjeunait
21:32en tête à tête
21:33avec Chirac
21:34et votre serviteur
21:36et Pascaline Bongo,
21:38l'ombre portée
21:39de son père,
21:40était dans le bureau
21:41de Dominique.
21:42Arrivent les deux chefs d'État,
21:43on se lève,
21:45« Ça va Robert ? »
21:46Je lui dis
21:46« Mais respecte,
21:47monsieur le président.
21:48le président Bongo
21:49m'embrasse et tout,
21:50on s'assoit,
21:51on s'assoit. »
21:52Et je m'étais mis d'accord
21:54avec Bongo,
21:56j'ai fait ça.
21:57Il lui a dit
21:58« Mais Jacques,
22:00je voudrais te poser
22:01une question.
22:02Où va l'argent ? »
22:03Je t'ai connu conseiller
22:05chez Pompidou
22:07qui, un mois,
22:08il m'a dit
22:09« Tu étais son bulldozer. »
22:10Mais cet argent
22:11qu'on te donne
22:13par millions,
22:14par millions,
22:16qu'est-ce que tu en fais ?
22:17Alors,
22:18qu'est-ce qu'il en fait ?
22:18Et Chirac
22:19de lui dire
22:20« Tu sais,
22:21Omar,
22:22les campagnes législatives
22:24coûtent cher,
22:25les campagnes présidentielles
22:26coûtent cher,
22:27regarde celle de 2002. »
22:29Donc,
22:29ça finançait
22:30les campagnes électorales.
22:31« Ça va me coûter très cher. »
22:32Il lui a dit
22:33« Mais pourquoi ? »
22:33Il lui a dit
22:34« Mais tu oublies
22:34que je suis en cohabitation. »
22:36Et quel était votre intérêt à vous ?
22:36Lionel Jospin a mis la main
22:38sur les fonds secrets.
22:40On ne peut plus
22:40mettre la main
22:41sur les fonds secrets.
22:42Et votre intérêt à vous ?
22:43Donc, j'ai besoin d'argent.
22:44Quel était votre intérêt
22:45à faire tout ça ?
22:46Quoi ?
22:47Quel était votre intérêt
22:48à faire ce...
22:48Parce que vous êtes en train
22:49de dire que justement
22:50vous ne serviez plus
22:51qu'à rapporter de l'argent
22:53à M. Chirac.
22:53Non, mais je faisais autre chose, madame.
22:55C'est la question
22:56que je vous pose, du coup.
22:56Madame, je vais répondre.
22:58Quand j'officiais
23:01auprès de Jacques Chirac
23:02et de Sarkozy,
23:05demandais à tous
23:06les grands patrons
23:08du CAC 40
23:09qui travaillent en Afrique
23:11s'ils ont perdu
23:12un seul appel d'offre.
23:14Vous étiez un intermédiaire.
23:15Un intermédiaire.
23:17Je me rappelle
23:17que Jacques Chirac
23:18me faisait venir
23:20toujours dans le bureau
23:21de Dominique.
23:23Il était plus à l'aise
23:24dans le bureau de Dominique
23:25parce qu'il avait
23:27un tel respect
23:28pour le général.
23:30Ces choses-là
23:31ne se faisaient pas
23:31dans le bureau du général.
23:33Dans le bureau de Dominique.
23:35Il me disait
23:35Robert,
23:36j'ai reçu le patron
23:37de la CFAO.
23:38J'ai reçu le patron
23:40d'Elf.
23:40J'ai reçu le patron
23:42de ceci.
23:42Il y a un appel d'offres.
23:44Il y a un marché.
23:44Il faut qu'ils aient les marchés
23:45et c'est vous qui interveniez.
23:47Robert, vous avez parlé
23:49de Dominique.
23:50Non.
23:50Je n'ai jamais reçu
23:52un sou de l'État français.
23:53Non, mais il y a les chefs
23:55d'État africains
23:57qui me payent.
23:58Mais parce que l'on parlait
23:59des deux statuettes
24:00de Dominique de Milpin,
24:01il y a eu d'autres choses
24:01à Dominique de Milpin ?
24:02Vous lui avez donné
24:02de l'argent liquide ?
24:04Il y a eu...
24:05Qu'est-ce qu'il y a eu d'autre ?
24:06Je n'ai jamais...
24:07Qu'est-ce qu'il y a eu d'autre ?
24:07Les émissaires ont remis
24:09de l'argent à Dominique.
24:11Je ne lui ai jamais rien remis.
24:12Par contre,
24:13j'ai offert
24:15de la part
24:16de certains chefs d'État,
24:18je dis bien
24:19certains chefs d'État,
24:20des statuettes africaines
24:22à Dominique de Milpin.
24:23De l'autre alors ?
24:24Donc il y en a d'autres statuettes ?
24:25Oui, il y a eu des statuettes.
24:27Il y a eu quoi d'autre ?
24:28Il y a eu des livres.
24:29Il y a eu des livres.
24:31Et l'argent,
24:32pas vous directement,
24:33mais des émissaires ?
24:34Quand vous dites des émissaires...
24:35J'accompagnais
24:36toujours les émissaires.
24:37Les émissaires, c'est quoi ?
24:38C'est des représentants
24:39des pays africains ?
24:40Des chefs d'État.
24:40J'ai investi.
24:42Mais c'était pour lui personnellement ?
24:44Non, c'était pour Jacques Chérenc.
24:46D'accord.
24:47Ce n'était pas pour Dominique de Villepin.
24:48Personnellement,
24:49il n'y a pas eu d'enrichissement.
24:50Il y avait des intermédiaires.
24:51Les statuettes.
24:52Et l'argent,
24:53c'était pour Chérenc.
24:55Et les livres.
24:56Et les livres rares.
24:57Les livres rares.
24:58On avait Marc.
24:59Marc qui est avec nous.
25:00Marc du Finistère.
25:01Bonjour.
25:02Oui, bonjour.
25:03Bonjour.
25:04Vous vouliez intervenir
25:04dans la discussion, Marc.
25:05Allez-y.
25:06Oui, tout à fait.
25:07Parce que moi,
25:07je soutiens Dominique de Villepin.
25:09Et je vais le voir d'ailleurs
25:10en Rennes demain.
25:11Donc, à tous les Bretons,
25:14Dominique de Villepin
25:14est à Rennes demain.
25:15Donc, voilà.
25:16Bon, je voulais noter
25:18que M. Bourgui
25:19était effaré
25:20par la corruption
25:21dans ce pays.
25:22Il a bien raison.
25:23Et puis, je trouve
25:24qu'il devrait plutôt
25:25soutenir M. Sarkozy
25:26puisqu'en ce moment,
25:27M. Sarkozy
25:28est au tribunal
25:28pour une affaire
25:29de corruption.
25:31Donc, ça,
25:32c'est la première chose.
25:33Et je note aussi
25:34que M. Sarkozy
25:34a été quand même
25:35condamné deux fois
25:37définitivement
25:37dans des affaires
25:38de corruption.
25:39Bref.
25:40Ensuite,
25:42quel M. Bourgui
25:43a-t-on à faire ?
25:44M. Bourgui
25:44qui était ami
25:45avec Dominique de Villepin
25:46en 2002
25:47lorsqu'il a offert
25:48ses statuettes ?
25:49M. Bourgui
25:50qui a déculpé
25:51M. de Villepin
25:52dans une vidéo
25:53que l'on peut voir
25:55sur Internet
25:55où il dit
25:56« Dominique de Villepin
25:57ne s'est pas enrichi »
25:58ou M. Bourgui
25:59qui ne cesse
26:00de faire le buzz
26:01depuis une semaine
26:03sur les activités
26:04de Dominique de Villepin.
26:05Moi, je pense
26:06que M. Bourgui
26:06est un affabulateur,
26:08est un compteur,
26:09tout à fait le buzz.
26:10et qu'il n'y a qu'un but,
26:12c'est pour instaurer
26:13le doute
26:13et le discrédit
26:14dans la tête des Français.
26:16Rien de plus.
26:17Je note aussi
26:17que M. Dominique de Villepin
26:19a rendu ce matin
26:19les statuts
26:21et donc franchement...
26:23Donc, il existait bien.
26:24Ce qui prouve
26:24qu'elles étaient
26:24quand même un peu gênantes.
26:26Ça veut dire
26:26qu'il montre
26:26qu'il ne les a pas vendus
26:27en 23 ans.
26:28Il ne les a pas vendus,
26:28c'était pas pour l'argent.
26:29Il ne les a pas manayés
26:30en 23 ans.
26:31Est-ce que tu reçois
26:33une statuette
26:33d'un président
26:34d'un pays étranger
26:35quand tu es toi-même
26:36secrétaire général ?
26:37C'est même interdit
26:37et il peut y avoir
26:39des poursuites judiciaires.
26:39En tout cas,
26:40tu crois qu'il ne les a pas
26:41monnayés.
26:41C'est pas ça la question.
26:42Robert Bourgi,
26:43est-ce que vous êtes
26:44un affabulateur ?
26:45Vous racontez n'importe quoi
26:46pour tuer Villepin ?
26:47Monsieur,
26:48je vous ai écouté
26:49avec beaucoup d'attention
26:51mais vous m'avez amusé.
26:53Vous aimez Villepin
26:55comme je l'ai aimé
26:56il y a 20 ans.
26:57Oui, oui.
26:57Mais j'ai une chose
26:59à vous dire.
26:59On vous connaît,
27:00M. Bourgi.
27:00Attends,
27:01laissez lui répondre, Marc.
27:02S'il vous plaît.
27:06des bustes de l'Empereur,
27:08j'ai produit
27:10les factures
27:13qui attestent
27:14que je ne disais pas
27:15de bêtises.
27:18Le galeriste lui-même,
27:20Pierre-Édouard de Souzy,
27:22a confirmé
27:24aux journalistes
27:26les factures
27:28et la destination
27:29de ces bustes
27:30puisque c'est le galeriste
27:32lui-même
27:33qui a livré
27:34au Quai d'Orsay
27:35les deux bustes
27:36de l'Empereur.
27:38Et je ne vois pas
27:39en quoi je suis
27:39un affabulateur.
27:41Un.
27:42Deuxièmement,
27:43pour les remises
27:44d'argent, monsieur,
27:45vous devriez,
27:46vous qui êtes
27:48internet,
27:49passionné d'internet
27:51et compagnie,
27:51vous devriez aller voir
27:53l'interview
27:54qu'a donnée
27:55le président,
27:55l'ex-président
27:57de la Côte d'Ivoire,
27:58Laurent Gbagbo,
27:59à un journaliste
28:00africain,
28:01Alain Foka,
28:02le président Gbagbo,
28:04lui-même,
28:05a confirmé
28:06qu'il avait remis
28:07à Jacques Chirac
28:08et Villepin
28:093 millions de dollars.
28:12Si ça,
28:12c'est de la fabulation,
28:14alors je ne m'y connais plus.
28:16– Merci, Robert Bourgie.
28:17Merci, réponse à Marc
28:18qui a été avec nous.
28:19Merci de venir vous expliquer,
28:20Robert Bourgie.
28:21– Merci, merci bien.
28:22
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