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  • il y a 2 jours
Aujourd'hui, c'est au tour de Robert Ménard, maire de Béziers, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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00:01— Notre invité, c'est le maire de Béziers. Réélu ! Bonjour, monsieur le maire !
00:06— Et avec un joli score, vous avez remarqué. — Oui. Combien ?
00:09— Un peu plus de 65% des voix. — C'est Lysnard qui a fait mieux que vous.
00:13— Eh ouais. — Alors justement, tiens, une mise au point.
00:16Parce qu'on a vu sur les réseaux sociaux hier que vous alliez rejoindre David Lysnard.
00:21— Mais bien sûr que non. — C'était un poisson d'avril.
00:23— C'était un poisson d'avril. Ce qui m'a exaspéré, c'est qu'Apathy le reprenne sans le
00:28vérifier.
00:29Je l'appelle pour lui dire « C'est une connerie ». Il me dit « Oh, mais c'était
00:32pas si mal que ça, comme idée ».
00:35Voilà. J'ai dit « Qu'il aille se faire voir ».
00:36— Mais est-ce que justement, ça fait naître chez vous une idée d'aller rejoindre David Lysnard ?
00:41— Mais non, je suis trop libre. J'ai pas envie dans un parti. Qu'est-ce que je foutrais
00:45dans un parti ?
00:46— Est-ce que vous avez votre candidat ou votre candidate pour 2027 ? Ça pourrait d'ailleurs être vous.
00:51— Non, non, non. On a le temps. On a un an pour se poser cette question-là. Mais il
00:55va falloir se la poser.
00:56En tout cas, je pense que les partis, sur cette qui pourrait être sérieux,
00:59je pense que les partis sont le principal obstacle aujourd'hui en France pour que la France en sorte.
01:05J'en suis intimement perdu. — Pourquoi ?
01:07— Parce que ça produit des solidarités, des contraintes, une langue de bois, une façon d'être qui a un
01:15problème.
01:15Vous voyez bien. Moi, j'aime bien tout un tas de gens, mais dans leur parti, tu étouffes.
01:20Moi, j'ai envie de... J'ai pas demandé à quelqu'un ce que je vais vous répondre là. J
01:24'ai pas envie.
01:25Je sais pas encore, d'ailleurs, vos questions.
01:26— Oui, mais Robert Ménard, c'est bien d'être seul. Mais un parti, ça permet aussi d'avoir une
01:30équipe, de l'argent.
01:32— Mais t'es pas seul.
01:33— Et puis aussi des militants et une organisation.
01:35— On peut se permettre d'être seul quand on est Napoléon ou De Gaulle, mais sinon, après...
01:39— Comment ? Mais non.
01:40— On a qu'énin aujourd'hui.
01:41— Mais non. Ça, c'est autre chose. Je crois pas qu'on est seul. On est seul avec qui
01:45? Dans un parti, t'es seul.
01:46Moi, je me sens pas seul dans ma ville. Moi, je viens de gagner. Alors, c'est qu'une petite
01:50ville. Je sais.
01:51Je viens gagner. D'un côté, j'avais le Rassemblement National. De l'autre côté, trois parties de gauche.
01:56Et voilà, le Rassemblement National, il est à moins de 9%. La France Insoumise à moins de 4%. Je suis
02:01assez content.
02:02Et je pense qu'il y a quelque chose à attirer de ces enseignements.
02:06— Il y a des maires qui sont... Il y a des maires. Moi, je m'entends bien avec Lysnard.
02:10C'est un copain.
02:11J'ai remarqué qu'il y avait des journalistes qui sont dans un certain nombre de villes. Je sais pas
02:15si vous avez remarqué.
02:16— Oui. Notamment à Avignon. — Olivier Galzé.
02:18— Oui, oui. J'ai travaillé avec lui à Itélé, à l'époque, et tout ça.
02:22Non, il y a quelque chose. Je pense qu'on peut imaginer autre chose. Je suis persuadé.
02:27— Mais en attendant, on a un petit problème, là, avec la crise de l'énergie.
02:31Est-ce que le gouvernement soutient suffisamment les automobilistes ?
02:35— Attends. C'est juste... La réponse démago, et on y a droit à peu près tout le monde,
02:40c'est quand même, on peut pas accepter que les gens payent tellement leur essence.
02:46Et moi, je peux le dire d'autant plus que je suis dans des villes... Enfin, vous connaissez Béziers.
02:50À Béziers, t'as pas le métro, le RER. Tu prends ta bagnole.
02:53— On est dépendant de sa voiture.
02:54— Ouais. Attends. T'habites à... Il y a, je sais pas combien de milliers...
02:57Il doit y avoir 20 000 personnes qui rentrent chaque matin à Béziers pour venir travailler et tout.
03:01Ils viennent tous en bagnole. Quand tu veux venir, tu vas pas venir en vélo.
03:04Il faut être... Il faut habiter ici pour penser que tu vas prendre le vélo.
03:07— On peut faire du vélo à Béziers aussi. Non ?
03:09— Enfin pas. Tu vas pas 15 bornes pour aller faire... En plus, Béziers, c'est pentu comme ça.
03:14Tu le fais pas. Donc, la réponse, c'est oui, il faudrait faire des efforts.
03:18Mais enfin, c'est les mêmes qui, si le gouvernement faisait des efforts, là, en disant
03:21« Tain, on va faire une ristourne et tout », ils diraient « Ouais, mais c'est le retour... »
03:25— Marine Le Pen voudrait qu'on baisse la TVA, par exemple.
03:27— Ouais, attendez. Ça veut dire que ça fait moins d'argent pour l'État.
03:31Et si tu... Moi, je... Très bien. Et où on fait des économies ?
03:35Tu peux pas... Non, mais c'est ça, la démagogie. Tu peux pas à la fois redire.
03:39Il faut baisser l'essence. Bien sûr, on est tous d'accord.
03:42On va faire des économies sur le train de vie de l'État. Très bien.
03:45Où on les fait ? Où on les fait ? Sur qui ? Quelles économies on fait ?
03:49— Il va falloir en faire, parce que le pays est très endetté.
03:51On a un déficit quasiment record en Europe.
03:54De toute manière, il va falloir faire des économies, à un moment donné.
03:56— C'est à moi que vous le dites. Je suis bien d'accord avec vous.
03:59— Alors, en ce moment, on tourne autour du pot, parce qu'il n'y a pas de majorité,
04:02parce que là, on dit que c'est la présidentielle qui va devoir trancher,
04:05mais il va falloir, à un moment donné, dire la vérité aux Français.
04:07— Attendez.
04:09Chaque fois, on te dit, par exemple... Je prends un truc très précis.
04:12Il faut qu'il y ait moins de fonctionnaires.
04:14Je trouve que c'est une bonne idée.
04:16À l'État.
04:17J'attends la question que vous posez, où ils répondent jamais.
04:21Où ? Alors, pas là, pas là, pas là, pas là, pas là.
04:24Qu'est-ce qu'il reste ? Bercy ?
04:26Parce que là, Bercy, tu peux dire qu'il faut réduire.
04:28Tout le monde est d'accord, c'est le seul endroit.
04:30C'est de la démagogie.
04:31Moi, je l'ai vu dans la campagne électorale chez moi,
04:34mais nationalement, c'est le règne de la démagogie,
04:36des promesses que les mecs savent qu'ils ne tiendront pas.
04:39Vous savez ce qu'ils feront, tous ces gens-là ?
04:41C'est souvent des promesses de dépenses supplémentaires.
04:43C'est vraiment des promesses de réduction de dépenses.
04:45Et le jour où ils arrivent au pouvoir, ils te disent
04:47« Ah, mais on va faire un audit ! »
04:48Et là, l'audit étant le truc de faux cul par excellence,
04:52« Ah, on ne savait pas que la situation était aussi difficile. »
04:54Surtout que les audits, on les a quand même, déjà.
04:56Tu ne vas rien découvrir ?
04:57Non, mais ça permet de dire après « On a découvert que ça va être terrible,
05:01donc on ne va pas se faire tout ce qu'on avait dit. »
05:03Non, ça va, ça va.
05:05Aujourd'hui, c'est assez désabusé, quand même.
05:06Pas du tout.
05:07Si, quand même, sur constat.
05:09Donc, les partis, ça ne sert à rien.
05:11Les candidats sont des démagos, ils racontent n'importe quoi.
05:15Finalement, vous rejoignez ceux qui disent qu'aujourd'hui...
05:18Et d'ailleurs, Edouard Philippe l'a dit.
05:19Quelle expression il a utilisé, Alain ?
05:21« Ralaquan ».
05:21Oui, « Ralaquan des politiques ».
05:23« Ralaquan des politiques, en fait. »
05:25Non, moi, attendez.
05:26Non, je ne dis pas que c'est de la démagogie journalistique,
05:30mais j'ai deux doigts de vous répondre à ça.
05:32Non, je suis optimiste.
05:34Je pense qu'on a besoin de quelqu'un qui ne fasse pas de promesses,
05:37que les gens peuvent entendre qu'on ne leur promet pas tout,
05:41qui ne disent pas « je sais tout et je vais répondre à tout et j'aurai toutes les solutions
05:44».
05:45Personne ne croit ça.
05:46Le dernier qui nous a dit qu'il savait tout, à peu près,
05:49c'est Emmanuel Macron.
05:50Vous savez, il est arrivé, il était jeune,
05:52il allait prendre à droite et à gauche et il savait tout.
05:55On tire le bilan dix ans plus tard.
05:57Peut-être qu'on peut parler aux gens comme à des adultes.
05:59Comme à des adultes.
06:00Alors, question à Robert Ménard.
06:02En fait, si Robert était avec nous, c'est pour ce livre « Lettres à Clara »
06:05aux éditions Télémax et à votre fille, c'est ça ?
06:09Clara, c'est ma fille qui a 24 ans.
06:1124 ans, simplement, c'est une espèce de dialogue…
06:14Il ne pense pas comme vous.
06:15… pour lui expliquer certaines positions ou des faits qui se passent dans le pays aussi.
06:19Oui, c'est un constat, mais je suppose que je ne suis pas le seul à avoir des enfants ici.
06:25Moi, j'aime ma fille par-dessus tout.
06:28Je crois qu'elle-même, si j'en juge au « je t'aime » de ces SMS qui les
06:32ponctuent et tout,
06:35avec ma femme, c'est la personne qui compte pour moi, qui compte vraiment.
06:39Donc, il y a ça et puis je constate, je suppose comme d'autres parents,
06:44à quel point on réagit tout le temps différemment.
06:47Mais pas sur des trucs, les élections et tout.
06:51Oui, les élections aussi, d'ailleurs.
06:52Mais des choses plus importantes que ça.
06:54Vous savez, les questions essentielles, je ne sais pas, moi, sur le féminisme,
06:58ma fille, dès que je dis un mot, enfin, il rigole, mais il ne faut pas rigoler.
07:03Non, non, mais on connaît ça à la maison.
07:04Voilà, c'est ça, sur la famille.
07:08Ce n'est pas simplement comme ça, à chaque génération,
07:12il y a toujours une fracture générationnelle.
07:13Et non, je ne veux pas dire ça, parce que ça réduirait ce désaccord
07:18à quelque chose, au fond, que les années résorberont.
07:22En gros, tu es un peu con quand tu as 20 ans,
07:25tu verras, la vie va t'apprendre des choses
07:27et tu vas penser un peu plus qu'au moi quand tu es à 40.
07:29Je ne veux pas lui dire ça, parce que je trouve que c'est dévalorisé.
07:32Et surtout, ce n'est pas écouter une partie de ce qu'ils disent.
07:35Parce que je pense, oui, je pense que j'ai raison sur un certain nombre de choses,
07:40mais j'apprends de ma fille, enfin, je connais assez pour savoir qu'on a des enfants.
07:46Je veux dire, moi, je sais que Clara, elle a plus pesé que n'importe qui
07:51sur mon évolution de vie.
07:52Sur quoi, par exemple ?
07:53Sur quoi ? Par exemple, moi, j'ai beaucoup manifesté contre le mariage pour tous,
07:59pas parce que je ne suis pas homosexuel, je ne suis pas homophobe,
08:03enfin, en plus, dans ma famille, on a toutes les raisons de ne pas l'être,
08:05donc ce n'est pas ça, mais parce que je pensais que c'était problématique
08:09pour l'évolution des familles et tout, enfin, je n'ai pas rentré.
08:12Elle, elle était, vous vous en doutez, absolument.
08:14Et je me dis que, je raconte dans le livre, je me suis retrouvé il y a quelques semaines
08:19ou quelques mois avec un couple de filles qui étaient gendarmes
08:23et qui me demandaient de les marier parce qu'elles pensent un peu comme moi.
08:28Et je me suis dit, mais je m'en suis sortie parce qu'elles n'habitaient pas à Béziers,
08:32donc je ne pouvais pas les marier.
08:33Et je vous raconte, je dis, j'aurais été emmerdé de leur dire non.
08:38Alors qu'il y a dix ans, je l'aurais assumé parce que quand je suis arrivé à la mairie,
08:41j'ai dit, on marie les couples homosexuels à Béziers, évidemment,
08:45mais moi, je ne ferais pas de mariage personnellement.
08:47Et je pense que j'aurais changé.
08:48Et je lui raconte ça pour lui dire, écoute, ma puce,
08:52oui, les choses, tu me changes.
08:55Et donc maintenant, vous êtes pour le mariage homosexuel ?
08:58Je me pose des questions que je ne me posais pas.
09:01Il n'y a pas plein de questions, vous n'avez pas les réponses.
09:04Moi, je n'ai pas les réponses à tout.
09:07Je n'ai pas les réponses à tout.
09:09Je l'écoute.
09:10J'ai envie d'être attentif.
09:12Et en même temps, je suis troublé, comme beaucoup de parents,
09:14sur ce gouffre qui nous sépare.
09:16Alors qu'une fois de plus, on a toutes les raisons de se parler.
09:20Nous, à table maintenant, parce qu'on a trois garçons,
09:23les deux plus jeunes, tu sais, tu commences par évacuer
09:26tous les sujets que tu ne vas pas aborder,
09:29parce qu'on se voit à Noël et chacun a sa vie.
09:32Tu vois, tu ne veux pas gâcher, mais en fait, ça ne vous arrive pas,
09:34tu ne veux pas gâcher le repas de famille.
09:37Et tu dis, alors, on ne va pas parler de ça,
09:39on ne va pas parler de ça, on ne va pas parler...
09:41Tu sais, parce que tu as juste envie que ça se passe bien.
09:43Et tu te dis, mais on ne va plus parler de rien du tout.
09:46Et puis, je pense que l'écriture,
09:49le fait de mettre noir sur blanc,
09:51enfin, vous, vous faites de la radio.
09:53Moi, j'ai beaucoup fait de la radio.
09:55Je pense que l'écriture, c'est une espèce de film
09:57qui fait que tu peux dire des choses que je ne lui dirai pas.
10:00Le livre, ce sont des petits chapitres
10:03qui commencent à chaque fois par une question,
10:05une interpellation de votre fille,
10:07et puis derrière, il y a le développement de la réponse.
10:09Alors, Barbara, Sandrine, Abel,
10:12qui se lance pour le dialogue avec Robert ?
10:14Allons-y.
10:14Moi, juste deux remarques.
10:15La première, c'est qu'en fait, je suis tellement habituée à votre voix
10:18qu'en fait, vous voyez quand...
10:19Parce que ça fait longtemps que vous faites partie de l'échiquier politique,
10:22que vous êtes médiatisé.
10:23En fait, quand je lisais votre livre,
10:25j'avais le sentiment que c'était vous qui me lisiez finalement le livre.
10:28Donc, tellement, en fait, votre voix résonnait.
10:29Vous êtes fatigant.
10:29C'était assez bluffant.
10:30Non, non, c'était plutôt...
10:31Vous écrivez comme vous parlez, c'est vrai.
10:33Oui, mais en plus, vraiment, ça doit résonner dans ma tête.
10:36Deuxième chose, je préfère vous le dire.
10:37Au départ, j'étais en attente.
10:39Peut-être parce que vous avez le prénom de mon défunt père, Robert,
10:43et du coup, donc, je me disais, c'est beau sur le papier,
10:45c'est un père qui écrit à sa fille,
10:47qui essaye de renouer le dialogue,
10:49de dépasser les désaccords,
10:50d'essayer de vouloir la comprendre.
10:52Et en plus, vous écrivez même dans votre livre
10:54que vous ne voulez pas la convaincre.
10:56Non.
10:56Je vais lui expliquer mes positions.
10:58Oui, mais quand j'ai lu votre livre,
10:59finalement, pour moi, c'est totalement l'inverse.
11:01À chaque page que je tournais,
11:03j'avais l'impression que vous argumentiez vos points de vue
11:07et que, en fait, c'est presque comme si Clara n'était pas là
11:10et c'était un prétexte.
11:11Du coup, je me suis posé la question, légitime ou pas,
11:13mais en tout cas, c'est mon ressenti,
11:14et je sais très bien que c'est difficile d'écrire un livre,
11:17mais vraiment, est-ce que finalement,
11:18c'est une lettre que vous avez écrite à votre fille
11:20ou est-ce que ce n'est pas, quelque part,
11:22une tribune politique qui est déguisée entre vous et nous ?
11:26Parce que, vous ne faites pas de vos doutes.
11:28Et d'ailleurs, pardonnez-moi, je rebondis sur ça,
11:30parce que vous parliez du mariage homosexuel,
11:32mais dans votre livre sur, justement, les deux gendarmes,
11:35vous avez aussi donné la solution,
11:37à savoir que vous, vous ne célébreriez pas le mariage homosexuel.
11:41En revanche, dans votre mairie, oui.
11:42Mais vous, vous n'avez pas évolué sur ça.
11:43Attendez, attendez.
11:44Non, non, vous l'avez un peu malu,
11:46parce que je dis exactement le contraire.
11:48Non, non, attendez.
11:49Pardon, j'ai juste écrit, quand même.
11:51Je sais ce que j'écris.
11:52En tout cas, c'est ce que vous dites, vous dites.
11:53Non, non, je dis que...
11:56J'ai une réponse qui était la réponse
11:58« Je ne marie pas moi-même d'un couple homosexuel »,
12:02mais que cette fois-ci, j'aurais été troublé
12:04parce que c'est des gens qui venaient me voir et tout ça.
12:07Vous pouvez penser ça.
12:08Vous savez, la réponse à la remarque que vous faites,
12:12c'est la réponse de ma fille, à la fin.
12:15C'est juste ça qui comptait.
12:19Initialement, on devait le faire à deux.
12:21Et puis, elle ne s'est pas sentie à le faire.
12:23Et je le comprends, c'est compliqué de dialoguer.
12:25Avec moi, j'ai plus de facilité qu'elle sur ce terrain-là.
12:29C'est juste mon métier de faire ça.
12:31Voilà.
12:31Et la seule chose que j'attendais d'elle,
12:34je suppose que vous avez regardé les 15 lignes qu'elle consacre,
12:37c'est, elle me dit, la seule chose qui me touche,
12:40elle constate qu'elle est d'accord,
12:41elle me dit « Je t'aime ».
12:42C'est la seule chose que j'avais envie d'entendre d'elle.
12:47Je t'aime.
12:48C'est tout.
12:49Mais alors, vous avez des points communs, quand même.
12:50Parce que, par exemple, vous êtes végétarien, comme elle.
12:52Pourquoi ? Parce que c'est votre amour des animaux,
12:56vous dites « Je ne peux pas les manger, en fait, tout simplement ».
12:59Ouais, parce que je raconte,
13:00parce que je suis très copain avec un garçon
13:02qui s'appelle Michel Picmal,
13:03et si vous regardez les bibliothèques de vos enfants,
13:07vous verrez qu'il y a des livres de lui,
13:08mais on ne retient pas forcément le nom,
13:09vous savez, des auteurs de livres pour enfants.
13:11Il n'en écrit pas, c'est mon copain,
13:13on était en terminale ensemble et tout.
13:14Il écrit aussi des livres pour les adultes,
13:16et puis il m'envoie tous ses livres,
13:17je lis tous ses livres, parce que c'est mon ami.
13:20Et il y avait une petite nouvelle,
13:21et à la fin de la nouvelle,
13:22j'ai dit « Plus jamais je ne mangerai un animal ».
13:25Et ça me coûte tous les jours.
13:27Depuis combien de temps ?
13:28Sept ou huit ans.
13:29D'accord.
13:30Mais pourquoi, en fait ?
13:31Je donne la référence, vous n'avez qu'à le lire.
13:33Il ne va pas le faire.
13:34Le lâche.
13:35C'est pour ceux qui nous écoutent.
13:36Non, mais pour ceux qui nous écoutent,
13:37parce que c'est un débat.
13:39Ici, autour de la table, par exemple,
13:40Barbara est animaliste, c'est son combat.
13:43Elle aussi ne mange pas d'animaux.
13:45Ah ben lui, en revanche,
13:46il mange de la viande matin, midi et soir.
13:49Non, mais ça m'a profondément troublé,
13:52et ça me coûte tout le temps.
13:54Et vous soulevez d'ailleurs dans le livre
13:55la contradiction, me semble-t-il,
13:57et c'est cette contradiction que vous essayez
13:59d'expliquer à votre fille,
14:00comment peut-on être végétarien,
14:02c'est-à-dire aimer suffisamment les animaux,
14:04ou en tout cas,
14:05c'est pas une question d'aimer les animaux.
14:06C'est considérer que les animaux sont des êtres vivants,
14:09doués de sensibilité,
14:10et qui, comme nous, ont droit à une vie,
14:11qui sont les sujets d'une vie,
14:13mais que dans le même temps,
14:14vous soutenez la corrida.
14:17Oui, mais c'est une vraie contradiction.
14:20Il y a beaucoup de paradoxes dans ce moment.
14:21Mais attendez, vous n'avez pas...
14:24Vous, vous n'avez aucun paradoxe.
14:26Non, mais la corrida,
14:29c'est quand même le lieu de l'exposition
14:31à la fois de la mise en scène
14:33d'un rapport de l'humain à l'animal,
14:36qui est un rapport d'hyperdomination,
14:37et c'est la cruauté absolue
14:41de l'humain envers l'animal,
14:43la corrida.
14:43Comment est-ce que vous pouvez expliquer que,
14:46oui, vous avez raison,
14:48tuer des animaux par milliards
14:49pour les manger,
14:50ça devient des actes de cruauté
14:53et non plus seulement des actes
14:54de ressources alimentaires.
14:56On est aujourd'hui avec l'industrialisation
14:58depuis deux siècles
14:59dans la cruauté pure et simple
15:01sur les animaux.
15:02Et dans le même temps,
15:03la mise en scène de la cruauté humaine
15:05sur les animaux,
15:06vous trouvez que c'est un spectacle ?
15:07Non, non, je pense que
15:08ce n'est pas tout à fait ça,
15:09que vous êtes un peu caricatural.
15:10Je ne vous dis pas
15:11d'aller voir une corrida
15:12parce que vous n'irez pas la voir,
15:13parce que moi,
15:14je vais les voir
15:15et j'ai toujours,
15:16je vous le dis,
15:17une espèce de distance et tout.
15:19Je la défends
15:20parce qu'elle est une dimension
15:22essentielle de ma ville,
15:23pour ceux qui connaissent le sud.
15:25Ça ne vous fâche pas
15:26avec vos électeurs ?
15:26Vous seriez élu maire d'Angers,
15:28vous ne seriez pas pour la corrida ?
15:29Ça, c'est une grosse connerie
15:30parce que même chez moi,
15:32je ne préfère pas interroger les gens
15:35parce que je crains
15:36que cette jeune femme ait raison
15:37et que même dans les villes du sud,
15:39la majorité de la population
15:40sont contre.
15:41Robert Ménard reste avec nous.
15:42C'est une apportation espagnole
15:44qui a été faite
15:44pour faire venir
15:45à la pératrice génie.
15:47Ce n'est même pas
15:48une tradition française.
15:49Eh bien, discussion avec sa fille
15:50sur la politique,
15:51sur la société,
15:53aux éditions Téléma.
15:54Question qui continue,
15:55Robert Ménard reste avec nous.
16:12Les Gigi et les Grandes Gueules
16:13avec notre invité aujourd'hui,
16:14Robert Ménard.
16:15Robert Ménard
16:16avec ce livre de discussion politique
16:18avec sa fille.
16:18Mais enfin,
16:19c'est sous forme de questions
16:20de votre fille
16:22et puis de réflexions
16:23que vous avez pu avoir ensemble
16:24et explications.
16:25Ensuite, lettres à Clara
16:26aux éditions Téléma.
16:28Alors, Barbara Lefebvre,
16:30Abel Boyi, Abel.
16:31Alors, moi, votre livre,
16:33je l'ai trouvé à la fois touchant
16:35parce que vous ouvrez votre cœur
16:36comme jamais.
16:38Gênant à la fois aussi.
16:39Et j'ai décidé d'en faire
16:41une sorte d'expérience sociale.
16:42Je l'ai lu deux fois.
16:43La première fois en tant que père
16:45qu'à une fille
16:46qui vient d'être majeure
16:47et la deuxième fois
16:48en tant que fils.
16:50En tant que père,
16:50je me suis un petit peu reconnu
16:52parce que je me dis
16:54peut-être que moi,
16:54demain avec ma fille,
16:55je peux aussi sentir une distance.
16:57Je peux avoir ce sentiment
16:58de père de mon bébé
16:59un peu comme vous l'exprimez.
17:01Et puis,
17:02quand j'ai lu en tant que fils,
17:03ah, vous êtes chiant.
17:05Je parle cash
17:06parce que vous parlez très cash.
17:08Bougon, voilà.
17:09Mais la question
17:10que je me posais,
17:11j'enlève les caricatures politiques
17:13qui ont été faites sur vous.
17:14Vous êtes passé quand même
17:15de l'homme,
17:16monsieur reporter,
17:17son frontière
17:18et vous êtes passé
17:19par une case quand même
17:20de l'homme
17:20qui a cherché
17:21à être un trait d'union
17:22entre Éric Zemmour
17:23et Marine Le Pen.
17:25Il y a des gens
17:26qui vous ont caricaturé
17:27mais je pense qu'il y a des gens
17:28qui ont vraiment été blessés,
17:29qui n'ont pas compris la démarche
17:31parce que vous avez représenté
17:33la quintessence
17:34de la dignité
17:34de l'action humanitaire
17:35et ne pensez-vous pas
17:37que votre fille,
17:38qui est une fille 2
17:39et on sait comment
17:40c'est difficile
17:40de protéger nos enfants
17:42lorsque l'on est exposé
17:43comme ça,
17:44n'a pas été
17:44la première blessée
17:46par ce changement
17:47puisque vous dites
17:48justement
17:48vous l'avez toujours
17:49impliqué dans vos actions
17:50de reporter
17:51son frontière
17:52et quand elle a vu ça
17:53comment elle a réagi ?
17:54Est-ce que ça n'a pas été
17:55une fissure
17:56dans votre relation ?
17:59Je ne sais pas.
18:00En même temps
18:01ce que vous dites
18:02ça renvoie à une vision
18:04et c'est ce que j'essaie
18:05de lui dire,
18:06de lui expliquer
18:07des défenseurs
18:08des droits de l'homme
18:08qui est une caricature
18:09elle-même.
18:10Moi j'étais très à droite
18:11quand j'étais le patron
18:12de reporter
18:13son frontière.
18:14Vous je vous ai répondu
18:15à tous les deux
18:15comme patron
18:16de reporter son frontière
18:17mais jamais personne
18:18à ce moment-là
18:21aucun journaliste
18:21pouvait imaginer
18:22que tu défendes
18:23les droits de l'homme
18:23en étant de droite.
18:24Tout le monde pensait
18:25qu'il était de gauche Robert.
18:25J'étais de gauche
18:26mais je n'étais pas de gauche.
18:27Vous n'étiez pas...
18:28Certains ne sont toujours
18:28pas remis en boue.
18:29Je ne finis pas la réponse.
18:31Je dis d'abord
18:31la première chose
18:32dans la tête des gens
18:33que tu défends
18:33les droits de l'homme
18:34tu es contre la pauvreté.
18:36Vous avez commencé à gauche
18:37vous écrivez aussi
18:38dans le bouquin.
18:39D'abord c'était
18:40que tu étais de gauche.
18:42Merde, j'étais de droite.
18:43C'était un vrai problème.
18:45Ensuite oui
18:47j'ai changé.
18:47Je le dis dans le livre.
18:49Moi j'ai changé.
18:49Ce qui m'a fait changer
18:50c'est le fait d'être maire.
18:52Le fait d'être maire
18:53entre...
18:53Chaque fois que je fais
18:54une connerie à la mairie
18:55c'est simple.
18:56C'est quand je prends une idée
18:58et que je l'applique
18:59alors que je ne regarde pas
19:01les choses sur le terrain.
19:03Et c'est ça
19:04c'est ce qui m'a fait changer.
19:06Et ces changements
19:07elle les a vécu
19:07en même temps que nous.
19:09Oui bien sûr
19:10que c'est compliqué d'être...
19:11Attends Emmanuel...
19:13Moi je vais vous raconter un truc.
19:15Quand Emmanuel, ma femme
19:16a été candidate
19:18et a été élue comme députée
19:19Clara elle l'a mal vécu.
19:21Elle avait déjà
19:22son père comme mère
19:23sa mère comme députée.
19:25Et quand t'es petite
19:26que t'es à l'école
19:27t'as pas envie
19:28t'as juste envie
19:29qu'on te remarque pas
19:31et on te dit
19:32c'est la fille du maire
19:33c'est la fille du député.
19:34Bien sûr
19:35que ça
19:36ça a été difficile.
19:37Nous on l'a mis
19:38dans des conditions difficiles.
19:40quand t'es jeune
19:41t'as souvent envie
19:43d'anonymat
19:44tu vois qu'au milieu
19:44de tes copains
19:45on te renvoie pas
19:46sans arrêt
19:47à tes parents.
19:48En plus dans une ville
19:49t'imagines
19:50en plus dans une ville.
19:51Puis moi je suis à la télé
19:51donc tout le monde me connaît
19:53enfin tout le monde
19:53dans ma ville
19:54oui tout le monde me connaît
19:55me reconnaît et tout
19:56bien sûr
19:56mais moi j'en suis...
19:57Pour elle ça a dû être dur
19:58quand même d'être la fille
19:59de celui qui voulait
20:01être très d'union
20:01entre Zemmour et Le Pen.
20:02Oui bien sûr
20:03bien sûr
20:04en plus elle n'aime ni l'un
20:05ni l'autre
20:06pour dire les choses.
20:06Oui j'imagine bien.
20:07Barbara.
20:08Votre fille
20:09comment est-ce qu'elle se positionne
20:10par exemple
20:10sur les questions
20:11notamment de laïcité
20:13et de par exemple
20:14le fait que vous avez
20:15continué à mettre
20:16une crèche
20:18dans votre mairie
20:20en dépit
20:21de l'excitation
20:22d'un certain nombre
20:24d'élus
20:25et de préfets
20:26etc.
20:27Non là-dessus
20:28il n'y a pas de problème
20:29parce que la crèche
20:30est à la maison
20:31parce que
20:33pour aller à la messe
20:35honnêtement
20:35on la traîne
20:36enfin surtout
20:37Emmanuel ma femme
20:38elle la traîne
20:39parce qu'une fois
20:39qu'elle a fait Noël
20:41elle pense qu'elle a donné
20:42pour le bon Dieu
20:43ce qu'elle devait faire
20:44c'est le prix à payer
20:45de la crèche
20:46à la mairie
20:46je parle
20:47Non non
20:47je pense qu'elle le comprend
20:48mais vous savez
20:49à Béziers
20:49tout le monde est d'accord
20:50Oui oui non mais
20:51Tout le monde est d'accord
20:52c'est pas à la droite
20:53qui est d'accord
20:53Non mais dans Béziers
20:55tout le monde
20:55t'as 65 000 personnes
20:57qui viennent à la crèche
20:58qui viennent la voir
20:59t'as des femmes voilées
21:00ceux qui viennent
21:01avec leurs enfants
21:02à la crèche
21:02c'est un fantasme
21:04de je sais pas qui
21:05de type
21:06qui vit
21:06d'association
21:07qui vivent de ça
21:08ces trois associations
21:10qui
21:10non justement
21:11parce que ça va nous amener
21:12aux deux questions d'actualité
21:13là il nous reste trois minutes
21:14première question d'actualité
21:15puis je vous parlais
21:15des femmes voilées
21:16Laurent Nunez
21:17dit qu'il ne veut pas
21:18être le ministre de l'Intérieur
21:19qui va interdire le voile
21:20aux filles mineures
21:22dans l'espace public
21:23d'accord avec ça ou pas ?
21:25Qu'à la fac par exemple
21:27on interdise le voile
21:28je suis absolument pour
21:29qu'on l'interdise
21:30dans tout
21:31l'espace public
21:32je pense que c'est
21:33pour les mineurs
21:34il parle des enfants
21:35il parle des petits
21:36il a dit
21:37à la grande mosquée de Paris
21:39il y a trois semaines
21:39pendant un iftar
21:40il a dit
21:41qu'il ne sera pas
21:42sur les mineurs
21:42pardon
21:44il refusait absolument
21:46l'interdiction
21:46dans l'espace public
21:47du voilement
21:48des filles
21:49et des jeunes filles
21:50des filles et des jeunes filles
21:51donc il a vraiment
21:52parlé clairement des mineurs
21:53je suis profondément
21:55troublé
21:55choqué
21:56quand je vois des gamines
21:57dans ma ville
21:58qui sont
21:59ceux qui sont voilés
22:00à 10 ou 12 ans
22:01ça me hérisse
22:02le poil
22:02ça me hérisse le poil
22:04absolument
22:05vous non ?
22:06mais est-ce qu'il faut
22:07l'interdire ?
22:08parce qu'en fait
22:08Laurent Nunes dit
22:09si on l'interdit
22:10on va les stigmatiser
22:11on ne va pas demander
22:12aux policiers
22:12d'aller voir les enfants
22:13et Laurent Nunes a appuyé
22:14son propos en disant
22:15je parle ici aussi
22:16en soutien du président
22:18de la république
22:19monsieur Macron
22:19qui tient à
22:20je cite
22:21monsieur Nunes
22:22à développer
22:23et faire connaître l'islam
22:24je ne savais pas
22:24que c'était le rôle
22:25du président de la république
22:26non mais là
22:26attendez mais là
22:27c'est l'hymme
22:28on en parlait juste
22:29hors micro et tout
22:30c'est une espèce de gens
22:32qui ont toujours besoin
22:34de montrer pas de blanche
22:35quand ils sont de droite
22:36à la gauche
22:36aujourd'hui à l'islam
22:38attend l'islam
22:39et l'islamisme
22:39c'est pas la même chose
22:40moi j'ai aucun problème
22:42avec les musulmans
22:42si j'avais un problème
22:43avec les musulmans
22:44dans ma ville
22:44honnêtement je ne serais pas
22:45élu comme je suis élu
22:46est-ce que le voilement
22:47des petites filles
22:48c'est le signe
22:49de l'islam politique ?
22:50bien sûr
22:51monsieur Nunes pense que non
22:54deuxième question
22:55d'actualité
22:55est-ce que vous êtes
22:56choqué par le retour
22:57de Raphaël Arnaud
22:58député de la France Insoumise
22:59à l'Assemblée Nationale ?
23:03Monsieur Romain
23:04j'essaie de réfléchir
23:05pour ne pas vous faire
23:06une réponse
23:07toute faite comme ça
23:09profondément
23:10je pense que
23:11ce garçon
23:12qui a eu autant de
23:13combien ils étaient
23:14deux ou trois
23:15de ses collaborateurs
23:16au milieu
23:17trois de ses collaborateurs
23:19impliqués
23:20honnêtement
23:20qu'est-ce que tu vas
23:22intervenir ensuite
23:23à l'Assemblée Nationale ?
23:24parce qu'ils ont un devoir
23:25de toute exemplarité
23:26ben oui mais ils ne l'ont pas
23:27il ne l'a plus
23:28il ne l'a plus
23:29et ce n'est pas
23:30trois
23:30combien
23:31quatre semaines
23:32de silence médiatique
23:33un mois et demi
23:34monsieur Ménard
23:35il a été élu
23:36pour ne pas être exemplaire
23:37quand vous élisez
23:38quelqu'un qui a créé
23:39la jeune garde
23:40qui est un militant radical
23:41on l'élit précisément
23:43pour qu'il ne soit pas exemplaire
23:44c'est ça l'objectif
23:45attendez
23:45vous croyez que je ne le sais pas
23:47vous croyez que je me
23:48vous savez pourquoi
23:49je suis content
23:49chez moi
23:50pour les élections
23:50parce que j'ai réduit
23:52la France Insoumise
23:53à moins de 4%
23:54dans ma ville
23:55vous savez ce que c'est
23:55moins de 4%
23:56dans une ville
23:57où les deux tiers
23:58des enfants des écoles publiques
23:59sont issus d'immigration
24:01et pour la plupart musulmans
24:02ça veut dire quoi
24:03ça veut dire
24:03qu'on peut imaginer
24:06une façon de parler
24:07aux gens
24:08sans les renvoyer
24:10à ce qu'ils sont
24:12la liste à Béziers
24:14chez moi
24:14quand vous regardez
24:15la liste
24:16il y a l'idée
24:17dessus
24:17plus je mets
24:19de nom
24:20arabo-musulman
24:21plus les arabo-musulmans
24:23en location
24:23vont voter pour moi
24:24et c'est pas vrai
24:25les gens sont pas comme ça
24:27il y a une minorité
24:28de connards
24:28qui sont comme ça
24:29mais l'immense majorité
24:30ils ont juste envie
24:32ils ont les mêmes problèmes
24:33que nous
24:33ils ont envie
24:34c'est déjà complété
24:35de s'intégrer
24:36de s'intégrer bien
24:37et moi je suis content
24:38de réduire
24:39à ce peu de choses
24:40la France Insoumise
24:41je suis d'accord avec vous
24:42ils vivent de la transgression
24:44oui mais la transgression
24:45ça te fait dire
24:46des saloperies
24:47blesser les gens
24:48ce qui fait que
24:49c'est un second tour
24:50qui est possible
24:51dans un an
24:51entre Mélenchon
24:52et Bardella
24:53vous votez pour qui ?
24:54Bardella
24:54mais je ne souhaite pas
24:56arriver à ce soir-là
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