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Aujourd'hui, c'est au tour de Pierre Chasseray, délégué général de "40 millions d'automobilistes", de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:00RMC face aux grandes gueules.
00:04Et je vous rappelle que RMC vous donne la carte interactive des carburants, de la hausse en temps réel, des
00:09prix en temps réel.
00:11Et si vous voulez savoir précisément où on en est dans votre région, dans votre ville, dans votre département,
00:15là si vous êtes devant RMC Story avant de prendre la voiture, par exemple, vous avez un QR code qui
00:20vous permet d'accéder directement à la carte.
00:22Sinon, via votre téléphone, vous regardez sur l'appli RMC et vous la retrouvez.
00:26Et bien évidemment, nous sommes avec Pierre Chasseret. Pierre Chasseret est délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes.
00:31Bonjour Pierre.
00:32Bonjour.
00:32Merci d'être avec nous parce qu'on a eu votre communiqué hier. C'est pour ça qu'on vous
00:35a fait venir, parce que vous dénoncez, Pierre Chasseret,
00:39le hold-up fiscal, cette hérésie qui asphyxie la France à propos de la hausse des prix de l'essence.
00:46Oui, c'est une lettre ouverte. Je suis allé un petit peu plus loin, même j'en ai mis un
00:49petit peu plus.
00:49Parce qu'en fait, on est en train de commettre une grave erreur.
00:52On est en train de regarder un prix qui s'envole avec un impact d'un pourcentage qui est la
00:57TVA.
00:57C'est une évidence, 20% de TVA. Forcément, vous renforcez, vous amplifiez les hausses quand elles ont lieu.
01:03Et on est en train de couper le pouvoir roulé des Français, de leur couper du pouvoir d'achat.
01:07Les Français s'inquiètent. J'ai été stupéfait de voir dans les médias, les médias dire
01:11« Les Français ont peur de la pénurie, ils vont faire le plein ».
01:13Non, pas du tout. Ils n'ont pas peur de la pénurie, les Français.
01:15Ils ont juste peur que les prix augmentent tellement que derrière, ça leur prenne de l'argent pour rien.
01:18Donc, ils font le plein avant. C'est des réflexes assez naturels.
01:22Je suis assez abasourdi, en fait, de voir un gouvernement qui ne réagit pas,
01:27qui essaye de sauver un peu la face, de dire « Regardez, on a convoqué les distributeurs
01:32qui pèsent pour 18 centimes dans le prix, alors que l'État pompe à 1,20 euro. »
01:36Donc, on a quand même un souci.
01:38Je trouve que c'est marrant le côté Arsène Lupin qui vient convoquer les autres.
01:44Déjà, est-ce qu'il y a une explication rationnelle à cette hausse ?
01:47Parce que nous, on en parle depuis lundi.
01:49Depuis lundi, vous connaissez l'émission.
01:51Tous les jours, on a des auditeurs qui sont là à nous dire
01:54« Voilà, ça a pris tant de centimes.
01:56On a eu du 1,99, du 2,10, du 2,30,
02:00et personne ne comprend. »
02:01Et ceux qui nous ont dit effectivement « On fait le plein »,
02:04c'est juste du plein de prévention.
02:06Comme vous le dites, ce n'est pas du plein de panique,
02:07c'est du plein de prévention en disant
02:09« Vu ce qui se passe, je n'ai pas envie de payer encore plus cher la semaine prochaine. »
02:14Alors, quelle est l'explication de la hausse du prix, Pierre ?
02:17Alors, l'explication, on l'a tous vu.
02:19On a la guerre en Iran qui a un impact,
02:22notamment, il n'y a pas que le détroit,
02:24il y a aussi tout simplement l'impact géopolitique
02:26d'un pays producteur, de pays producteurs
02:28qui sont touchés sur l'importation.
02:30Ça pèse pour 20%,
02:31mais ça crée une tension internationale et des incertitudes.
02:34Je ne défends pas du tout les distributeurs, attention.
02:36Mais dans un marché, quand il y a une tension géopolitique,
02:40ça crée une crainte de la part des industriels
02:41qui ont tendance à commencer à appliquer la hausse,
02:45en prévision peut-être,
02:47derrière d'une amplification beaucoup trop forte.
02:49Je ne dis pas que c'est bien, je ne suis pas du tout d'accord avec ça.
02:51Je ne suis pas du tout d'accord avec la politique,
02:53mais l'explication, c'est celle-là.
02:54Ils n'ont jamais l'air rassurés, parce qu'ils ne baissent jamais les prix.
02:57Ils ont toujours l'air inquiets.
02:58Ça, Barbara, c'est incroyable,
02:59parce que la baisse, on l'attend toujours.
03:01Là, par contre, on a du mal à les rassurer.
03:03Mais je ne suis pas du tout en train de dire
03:05que les distributeurs, ce qu'ils font, c'est bien.
03:07Je sais très bien que dans tous les contextes de crise,
03:09dans tous les contextes de crise,
03:11on en rajoute et on fait des profits.
03:13Donc certes, il y a des profits qui sont effectués.
03:16Voilà l'explication.
03:18Moi, je ne l'aime pas, mais c'est l'explication.
03:20Par contre, pendant ce temps-là,
03:21je vous dis, il y a un ministère de l'économie et des finances
03:23qui convoque et qui continue à prendre de plus en plus.
03:25Et alors, le ministère de l'économie et des finances,
03:28on est uniquement à dire aux Français,
03:30on a du stock, pas de panique.
03:32C'est l'espèce de rhétorique que l'on entend.
03:36Je voudrais aller plus loin.
03:38J'ai entendu Maude Bréjon,
03:40la porte-parole du gouvernement,
03:41qui nous dit,
03:42qui nous dit, non, non,
03:44l'État ne s'enrichit pas sur une crise pétrolière,
03:46c'est faux, etc.
03:47OK.
03:48On va faire deux scénarios de l'absurde.
03:50Le premier scénario,
03:52100 euros le litre de carburant,
03:5499 euros de taxes.
03:56Si vous faites ce scénario,
03:57les Français,
03:58on va prendre l'exemple de Monique,
04:00Monique est parbossée pour payer les taxes,
04:02pour aller bosser,
04:03pour payer les taxes.
04:04Bref, elle ne paye que son carburant.
04:06À 100 euros le litre,
04:07l'économie française est morte.
04:09Morte, tuée.
04:10Il n'y a plus d'économie.
04:11Prenons l'exemple inverse.
04:13Autre scénario de l'absurde,
04:15zéro taxe sur les carburants.
04:16Le litre est donc à 80 centimes.
04:19Tout le monde fait le plein.
04:21On regagne du pouvoir d'achat.
04:23Ce pouvoir d'achat se traduit par
04:24de la confiance des ménages.
04:26Derrière, on fait travailler l'argent.
04:28Monique, elle va acheter son pain au chocolat,
04:29elle va faire ses courses,
04:30elle va prendre son café,
04:31elle va consommer.
04:32Elle va donc faire des économies.
04:33À la fin, elle va acheter un plus beau cadeau
04:34à sa fille.
04:35J'en sais rien.
04:36Mais en tout cas,
04:37est-ce que l'économie française est morte ?
04:39Pas du tout.
04:39Donc ce scénario de l'absurde
04:41nous démontre quoi ?
04:43Qu'une fiscalité beaucoup trop forte
04:46sur les carburants,
04:47comme certains nous disent.
04:48Vous savez,
04:48les hommes paléolithiques,
04:49de l'économie,
04:51qui vous expliquent.
04:52Ah mais non,
04:52mais comment on va faire
04:53pour se passer de 42 milliards ?
04:54De toute façon,
04:55il va falloir apprendre,
04:55parce que si la voiture est électrique,
04:56il faudra se passer des 42 milliards
04:58des taxes carburants.
04:59Non mais,
05:00il va falloir apprendre.
05:01Donc dans tous les cas,
05:02il faut comprendre
05:03qu'une surfiscalité
05:04sur les carburants,
05:05et on le voit bien
05:06avec ce scénario de l'absurde,
05:07est une erreur,
05:09mais fondamentale,
05:11économique,
05:12pour relancer le pays,
05:13puisque les indices économiques,
05:14c'est la croissance,
05:15la croissance,
05:15c'est le PIB,
05:16c'est la consommation.
05:18C'est QFD.
05:18Vous dites très bien
05:19dans votre tribune,
05:20c'est de l'argent mort.
05:21C'est de l'argent mort.
05:22C'est de l'argent qui sert
05:23à boucher le panier percé de la dette.
05:26Mais ils continueront.
05:27Ils ne la descendront même pas
05:29à 5%
05:30parce que ça ne les intéresse pas.
05:31Ce qui les intéresse,
05:32c'est de continuer
05:33à fonctionner sur cette prédation,
05:35parce que cette prédation,
05:36ils l'exercent sur qui ?
05:37Ils l'exercent sur la France périphérique
05:38et la France rurale.
05:40Pas sur la France des métropoles.
05:41Mais ils ne l'exercent pas
05:42sur la France des métropoles
05:43qui les a élues.
05:44La Macronie,
05:45elle a été élue
05:45par la France des métropoles
05:46qui voyage en métro
05:47et en trottinette.
05:49Elle n'a pas été élue
05:50par la France périphérique
05:51des Gilets jaunes
05:52ou par la France rurale
05:53des agriculteurs
05:53de Jérôme Bayle
05:54qu'on a reçu mardi,
05:56mercredi.
05:57Non mais,
05:57ça peut paraître simpliste
05:58la façon dont je le dis,
05:59mais c'est la vérité.
06:00Il y a une déconnexion
06:01de la France qui travaille,
06:03la France éloignée
06:04des centres-villes.
06:06Donc,
06:06aujourd'hui,
06:07le combat,
06:08c'est de leur faire
06:08prendre conscience de ça.
06:09Ce n'est pas seulement
06:10la TV à 5%,
06:12c'est qu'ils ne comprennent
06:13déjà pas
06:13que l'essence,
06:15aujourd'hui,
06:15c'est la farine de 1789.
06:17Oui.
06:17C'est tout,
06:18c'est vital
06:18pour beaucoup de gens,
06:19pour au moins
06:2140 millions de Français.
06:22D'ailleurs,
06:22votre association,
06:23c'est 40 millions de...
06:23Ça, je crois qu'après avoir
06:23eu les Gilets jaunes,
06:24ils le savent.
06:25Mais bon,
06:26le problème des taxes sur l'essence,
06:27il n'est pas lié à la Macronie.
06:29Il existait bien avant.
06:30Il a quasi toujours existé.
06:31Ça fait très longtemps.
06:33Ça a été amplifié, là ?
06:35Oui.
06:35Sous Sarkozy,
06:36on prenait en France
06:37à peu près,
06:38à peu près,
06:39je n'ai plus les chiffres,
06:41aux alentours de 25 milliards
06:42d'euros annuels
06:43de taxes
06:43sur les carburants.
06:44Sous Sarkozy,
06:45c'est 25 milliards.
06:46Aujourd'hui,
06:46on est à 42-43.
06:48Bon,
06:49il n'y a pas match.
06:50Là,
06:50on a assister les Français.
06:52Tout est scandaleux
06:53dans ce problème.
06:54Je veux dire,
06:54tout le monde sait
06:55que quand tu as une guerre
06:57qui est au niveau
06:58des pays producteurs,
06:59on sait très bien
07:00que les prix vont augmenter.
07:01On sait que le delta
07:02à peu près d'impact,
07:03il est de 7 jours.
07:04Là,
07:04ça a commencé à augmenter
07:05bien avant les 7 jours.
07:07Alors,
07:07vous nous avez dit,
07:08il prévoit,
07:09il y a 3 mois de stock aussi,
07:10donc on pourrait très bien attendre.
07:12C'est une évidence,
07:12mais ce n'est pas fait.
07:13Et puis,
07:14vous comprenez,
07:14ils sont tellement pauvres,
07:16la grande distribution
07:17et tout ça,
07:18qui ont beaucoup de pompes à essence.
07:19Ce ne sont pas des gens
07:20qui gagnent de l'argent.
07:21Ils n'ont pas de fric,
07:21ceux-là.
07:22Ils sont tous dans la peine.
07:24dans la peine.
07:25Donc,
07:25quand je vois,
07:26mais excusez-moi,
07:26mais quand je vois Leclerc,
07:28quand je vois...
07:28C'est 3 centimes la marge
07:29chez Leclerc.
07:29Oui,
07:29mais d'accord,
07:29mais même,
07:30je suis désolé,
07:31c'est pour le principe.
07:32Ces gens,
07:32ils mangent l'argent,
07:33comme dirait Zellig,
07:34quoi.
07:34Je veux dire,
07:35ils sont bourrés de thunes,
07:36quoi.
07:36Et on augmente tout de suite,
07:38tout de suite,
07:38vite,
07:38vite,
07:38parce qu'on en manque.
07:40Jérôme,
07:40t'as raison,
07:41mais 3 centimes.
07:42Et ces taxes pour revenir à l'État,
07:44ces taxes que prend l'État
07:48qui sont les taxes
07:54ceux qui ont beaucoup de moyens.
07:55Et en général,
07:56ceux qui ont peu de moyens,
07:57ils ont besoin de leur bagnole
07:58pour se déplacer,
07:59comme tu le dis,
07:59c'est la France périphérique,
08:00etc.
08:01Ils ont besoin,
08:01mais ça ne gêne personne.
08:03Mais je veux dire,
08:03nous, en médecine,
08:04faisons pareil.
08:05Si lors de la pénurie,
08:06ça augmente les prix,
08:07mais on manque de médecins,
08:08on n'a qu'à doubler,
08:08nous aussi,
08:09nos actes.
08:10Ah, mais là,
08:10dès l'instant où on dit
08:11secteur de l'autre,
08:11c'est inégalitaire,
08:13vous ne pouvez pas faire ça,
08:14c'est inégalitaire.
08:14Et les mêmes qui nous disent ça
08:16te prennent 20% sur l'essence
08:18et font de la taxe sur de la taxe
08:19sur de la taxe
08:19et de l'impôt sur de l'impôt
08:20sur de l'impôt sur de l'impôt.
08:21À un moment,
08:22il faut arrêter,
08:22il faut être un peu logique.
08:23Est-ce qu'on peut jouer sur les taxes ?
08:24Parce qu'il y en a deux de taxes.
08:26Il y a à la fois la TVA,
08:26c'est ce que demande
08:27le Rassemblement National
08:28à qui on a opposé
08:29une fin de non-recevoir.
08:30Parce que c'est de la politique.
08:32C'est-à-dire,
08:33c'est la TICPE,
08:34il faut expliquer,
08:35et puis il y a la TVA.
08:37J'ai un coup de gueule énorme
08:38parce qu'il y a un truc
08:39dans ce pays
08:39qui commence à me rendre marteau.
08:41Mais vraiment,
08:42vraiment dingue.
08:43Quand il y a une idée,
08:44si elle arrive du Rassemblement National,
08:46même si elle est bonne,
08:47on ne l'écoute pas.
08:48Et puis chacun adapte
08:49sa propre idée.
08:50Du coup,
08:51elle est fille à son idée.
08:52La droite républicaine
08:53à son idée.
08:53Donc je vais vous faire
08:54un panel politique.
08:55On a une droite qui va dire
08:56il faut supprimer la TVA
08:58sur la TICPE.
09:00Bon, ok.
09:01On a le RN qui dit
09:02il faut baisser la TVA
09:03de 20 à 5,5.
09:04Ok,
09:05je suis plutôt d'accord avec ça.
09:06Il y a les prix bloqués.
09:09De mémoire,
09:10du côté de la gauche,
09:11on parle de prix bloqués.
09:12Au final,
09:13personne ne fait rien.
09:15Parce qu'en fait,
09:16personne ne veut voter
09:17la mesure qui est proposée
09:18par l'autre.
09:19L'important est dans l'annonce.
09:20Donc,
09:21mettez-vous d'accord les gars.
09:23Parce que pendant ce temps-là,
09:24pendant qu'Emmanuel Macron
09:26il est en Falcon,
09:27il ne se préoccupe pas trop
09:28de celui qui est en dessous de lui
09:29et 1000 mètres en dessous
09:30en train de faire son plein.
09:31Donc j'entends l'image de la France,
09:33mais l'image de la France
09:33elle n'est pas jolie jolie.
09:35Quand on a des Français
09:36qui,
09:36je reprends Monique,
09:38un jour j'aimerais la rencontrer,
09:39mais Monique
09:40qui prend sa voiture
09:41en payant ses taxes carburant
09:43pour aller au boulot,
09:44pour payer ses taxes,
09:45pour aller au boulot,
09:47ce serpent qui se mord la queue,
09:48franchement,
09:49c'est le tonneau des Danaïdes,
09:51je ne vois pas l'intérêt.
09:52On est dans un pays
09:53qui n'a rien compris
09:53à son économie,
09:54qui plombe son économie
09:56en asphyxiant les Français
09:57par des prélèvements directs
09:59et en créant
10:00une cassure monumentale en France
10:02entre la France des villes
10:03qui peut se passer de sa voiture,
10:04pour certains,
10:05pas pour tous.
10:06Et puis une France des régions,
10:07la France chère à Jean-Pierre Pernault,
10:09que je regrette tellement
10:10et qui faisait tellement de bien
10:11à la télévision,
10:14eh bien Jean-Pierre
10:14qui donnait
10:16ce regard
10:17sur cette France des régions,
10:18qui ne vit qu'à travers sa voiture,
10:19parce que sans voiture,
10:20on n'est plus rien
10:21dans la France des régions,
10:22eh bien ça commence
10:23à me débecter.
10:23Alors,
10:24c'est le coup de gueule
10:25de Pierre Chasseret,
10:26président de l'association
10:2640 millions d'automobilistes
10:28qui est avec nous.
10:28Antoine,
10:28je te donne la parole
10:29dans un instant,
10:29mais je voudrais
10:30qu'on passe par le 30 de 16,
10:32on va y retourner
10:32dans un instant,
10:33j'ai un petit souci
10:34avec mon écran,
10:35je suis désolé,
10:36donc vas-y Antoine,
10:36puis on y revient.
10:37Moi je suis d'accord
10:38avec tout ce qui a été dit
10:39sur la baisse des taxes,
10:41des taxes arrêtées
10:42de prendre l'argent aux Français,
10:43mais en réalité,
10:44nos élus ne sont pas
10:45en mesure de le faire
10:46tout simplement
10:46parce qu'il y a
10:47un puissant fonds de dépenses
10:49qui sont obligés
10:50de continuer à combler.
10:51S'ils baissent les taxes,
10:53personne n'est en mesure
10:54de quantifier,
10:56de chiffrer l'impact.
10:57Si, si Antoine,
10:58on peut le quantifier,
10:59mais ça n'a pas de sens.
11:01La baisse,
11:01la taxe,
11:02c'est l'impôt direct,
11:03c'est l'argent mort,
11:04c'est l'argent
11:04qui ne travaille pas.
11:06Il faut,
11:06si je prends ton portefeuille
11:08et que je t'enlève le pognon
11:09pour le mettre
11:09sur le compte de l'État,
11:10ça ne marche pas.
11:11Il faut que tu consommes
11:13pour créer de l'économie.
11:14Je suis entièrement
11:15d'accord avec ça,
11:15mais là aujourd'hui,
11:17personne n'est en mesure
11:18de chiffrer à Bercy
11:19l'impact sur la consommation,
11:21le nombre de litres
11:22de carburant
11:22qui pourraient être consommés
11:24en moins
11:24s'il y a une hausse du prix
11:25et donc personne ne veut
11:27prendre le risque
11:28de baisser la fiscalité
11:29parce que ça pourrait créer
11:31un trou dans le budget de l'État.
11:32Et je ne dis pas
11:33que c'est légitime,
11:34au contraire,
11:34moi je dis qu'on a
11:35beaucoup trop de dépenses.
11:35Il y a combien ?
11:36Il y a 7 milliards en jeu quand même.
11:37Je dis qu'on a beaucoup
11:38trop de dépenses
11:39et qu'on pourra baisser
11:41les taxes sur le carburant
11:42quand on aura enfin
11:43fait le travail de fond
11:44de couper les dépenses de l'État.
11:46C'est-à-dire que...
11:47J'ai un petit loulou...
11:47C'est ça le sujet.
11:48J'ai un petit loulou,
11:49il a 6 ans,
11:49il a compris.
11:50Donc normalement,
11:51je pense qu'au sommet de l'État...
11:52C'est ton fils alors ?
11:53Oui, c'est mon fils.
11:54Je pense qu'au sommet de l'État
11:55au ministère de l'Économie
11:56et des Finances,
11:57il pourrait comprendre.
11:57Si Clément a compris,
11:59on peut tous comprendre.
12:00La dette française,
12:023 000 milliards.
12:03L'épargne française,
12:046 000 milliards.
12:06C'est-à-dire que l'épargne
12:07des Français
12:07est suffisante
12:08à combler la dette.
12:09Qu'est-ce qui se passe en France ?
12:10Non mais,
12:11qu'est-ce qui se passe en France ?
12:11Il n'y a pas de confiance ?
12:13Non, il n'y a pas de confiance.
12:15Je ne veux plus d'un pays
12:17qui taxe.
12:17On est le champion de la taxe
12:18de toute catégorie.
12:19En France,
12:19on sait interdire
12:20et faire des taxes.
12:22Il faut redonner
12:23de la confiance aux Français,
12:25du pouvoir d'achat aux Français,
12:27leur donner confiance
12:28dans l'avenir,
12:28y compris sur la voiture,
12:30dans le choix de la voiture,
12:31qu'on arrête de tordre le bras
12:32en disant
12:32tu vas rouler en électrique
12:34parce que c'est comme ça.
12:35Il faut leur donner confiance.
12:36Ces mêmes Français
12:37acceptent qu'on coupe
12:38dans les dépenses publiques.
12:39C'est parce qu'ils ne veulent pas
12:40voir le service public modifié,
12:42qu'ils ne veulent pas voir
12:43telle aide supprimée
12:45qu'on a des taxes.
12:46On va aller dans les Landes
12:48retrouver Hélène
12:49qui est du côté de Cap-Breton.
12:51Bonjour Hélène,
12:51bienvenue sur RMC.
12:54Comment vous faites
12:55vous dans les Landes ?
12:55Est-ce que vous avez regardé
12:56les prix à la pompe
12:57en ce moment ?
12:57Dites-moi.
12:58Oui, plutôt parce que
12:59nous, nous sommes à une heure
13:01de l'Espagne.
13:01Vous m'entendez bien ?
13:02Oui, très bien.
13:04Nous, on est allés
13:04à une heure de l'Espagne
13:05donc régulièrement,
13:06on va chercher notre essence
13:07en Espagne.
13:08Il y a 1,40.
13:09En ce moment,
13:10elle est à 1,40.
13:11Quelquefois,
13:11elle descend à 1,35, 1,36.
13:14Et puis là,
13:15tout d'un coup,
13:17on est à 1,96 ce matin
13:19à Cap-Breton.
13:20Là, on est sur l'autoroute,
13:21on remonte nos petits-enfants
13:23et donc on a fait le plan
13:25en Espagne, heureusement.
13:26On a complété un petit peu
13:27à 1,96 ce matin
13:29à Cap-Breton.
13:31Et on n'en peut plus.
13:32On est scandalisés.
13:34En Espagne,
13:35vous avez dit 1,40 en Espagne,
13:37c'est ça ?
13:37Un petit peu plus.
13:39Qu'est-ce qu'il peut expliquer
13:41quand en Espagne,
13:42il soit à 1,40
13:43et nous,
13:44que tout de suite,
13:45il se gave dessus,
13:46il saute dessus
13:47pour remonter
13:48le prix de l'essence ?
13:50On n'en peut plus.
13:52Je me permets
13:53de vous interrompre,
13:54Hélène,
13:54pour un point,
13:55parce que vous avez raison,
13:56mais vous savez,
13:56dans le « il se gave »,
13:57il faut savoir qui.
13:59Parce que ce n'est pas
14:00parce que notre ministre
14:01de l'économie et des finances
14:02convoque trois pélos
14:04dans son bureau
14:05que derrière,
14:06il est en dehors
14:07de toute accusation.
14:08La réalité,
14:09c'est quoi ?
14:10C'est que l'Espagne
14:11n'a pas les mêmes taux
14:12de fiscalité
14:13sur les carburants.
14:14Il y a,
14:15en Europe,
14:16des minimas fixés
14:17par l'Europe
14:18sur les taxes
14:19imposées sur les carburants.
14:20C'est de l'ordre
14:21de 37 centimes par litre
14:22sur la TICPE.
14:23En France,
14:24on est à 80
14:25et des poussières.
14:26J'ai bien écouté
14:27votre débat.
14:28Oui, oui, oui.
14:29J'ai bien écouté
14:30ce que vous aviez dit.
14:32On est complètement
14:32d'accord avec vous.
14:34Mais Hélène,
14:35justement,
14:35attendez,
14:36Hélène,
14:36je vous pose une question.
14:37Est-ce qu'en Espagne,
14:38vous voyez des gens
14:39de chez vous,
14:40des Landes,
14:41y aller avec des jerrycans
14:43pour faire des réserves ?
14:44Mais dès qu'il y a
14:45une hausse d'essence,
14:47les gens se précipitent
14:49avec des jerrycans,
14:50ce qui est dangereux
14:51d'ailleurs,
14:52parce que rouler
14:52avec des jerrycans
14:53plein d'essence,
14:54nous,
14:55on ne le ferait pas.
14:55Mais je comprends
14:57que des gens soient
14:59un peu désespérés
15:00quand vous travaillez,
15:01quand vous êtes
15:02un petit entrepreneur.
15:03Moi,
15:04j'ai mon fils
15:05qui habite dans l'heure,
15:06qui est à son compte,
15:07qui fait beaucoup
15:07de routes toute l'année.
15:09Et bien là,
15:09ça va avoir
15:10une répercussion terrible
15:11sur son budget.
15:13Et derrière,
15:14il ne pourra pas
15:15le répercuter
15:16sur ses prix
15:16parce que sinon,
15:17il ne sera pas compétitif.
15:19Au moins,
15:19il ne sera plus compétitif.
15:20parce que ceux
15:21qui nous gouvernent
15:22ont fait beaucoup
15:23beaucoup d'études.
15:24Ils ont fait
15:25qui l'ENA,
15:26qui HEC,
15:27qui McKinsey,
15:28qui machin.
15:29Tout ça,
15:29ce n'est pas des petits
15:30profs de collège
15:31comme m'a dit
15:33l'auditeur tout à l'heure.
15:34C'est des grands intellectuels
15:35et c'est des Mozart
15:36de la finance.
15:38Excusez-moi,
15:38ils ne comprennent pas
15:39le B.A.B.
15:39de l'économie
15:40que comprendrait n'importe qui.
15:41Et si on leur dit ça ?
15:42Non, mais c'est trop complexe.
15:43Vous êtes populiste,
15:44vous êtes démago,
15:45vous ne comprenez pas.
15:45C'est beaucoup plus complexe
15:47que ça,
15:47c'est la pensée complexe.
15:48Non, ce n'est pas
15:49la pensée complexe,
15:50c'est on s'en met plein
15:51les poches
15:51parce que la France
15:52ne sait faire que ça.
15:53C'est taxer, taxer, taxer, taxer.
15:55Et le peuple français
15:56ne fait qu'obéir,
15:57obéir, obéir.
15:58Et ça vaudrait aussi
15:59pour les auto-entrepreneurs
16:00et pour tous les petits entrepreneurs.
16:01Et à un moment donné,
16:02il faudrait dire à l'URSSAF
16:03stop,
16:04parce que l'URSSAF aussi,
16:05elle étouffe
16:06l'entrepreneuriat dans ce pays.
16:07Hélène, je vous remercie
16:08de votre exemple.
16:09Dans un instant,
16:09on sera avec Ludovic.
16:10Il est routier,
16:11il est du côté de la Moselle.
16:12Il aura un exemple
16:12à nous donner
16:13avec une enseigne Leclerc.
16:15Pierre Chasseret,
16:16reste avec nous.
16:17La discussion continue.
16:18La hausse des carburants,
16:19est-ce que c'est
16:19le hold-up fiscal ?
16:20Vous venez nous raconter
16:21précisément ce que vous voyez
16:22comme évolution des prix
16:23autour de vous.
16:25Pierre nous l'a dit,
16:26le problème en France,
16:27c'est les taxes.
16:28Ce sont les taxes
16:29et à ça,
16:30c'est notre État
16:31qu'on doit réformer
16:32si on veut baisser les taxes.
16:34Ça, c'est aussi
16:34du courage politique.
16:35Il est 10h20,
16:36restez avec les grandes gueules.
16:50On continue notre discussion
16:51avec Pierre Chasseret,
16:53le délégué général
16:54de l'association
16:5540 millions d'automobilistes
16:56qui dans un communiqué
16:57a poussé des coups de gueule
16:58et c'est ce qu'il vient de faire
16:59dans les Gégés,
17:00dans les grandes gueules
17:01contre la fiscalité
17:02du gouvernement,
17:03le hold-up fiscal
17:04avec la hausse
17:04du prix de l'essence.
17:05On va continuer
17:06de discuter avec Pierre,
17:07avec Antoine,
17:08avec Barbara,
17:08avec Jérôme
17:09et c'est Ludovic
17:09qui veut intervenir.
17:10Ludovic est en Moseille,
17:11il est routier.
17:12Bonjour Ludovic.
17:13Bonjour à vous.
17:14Bonjour les grandes gueules.
17:15Vous avez l'exemple
17:16de votre enseigne Leclerc,
17:18c'est ça ?
17:18Oui, une enseigne Leclerc
17:19au-dessus de Metz,
17:20au nord de Metz.
17:21Alors lundi,
17:22il était 1,68€,
17:24mercredi,
17:24il est passé à 1,80€
17:25et j'y suis passé à côté avant
17:27à 1,99€.
17:29Voilà,
17:29il manque d'argent,
17:30c'est Leclerc.
17:33Vous pouvez me passer
17:34le coup de fil,
17:34le numéro du Leclerc,
17:35je vais les appeler,
17:36ça va me plaire
17:37avec l'association,
17:38je vais m'amuser un petit peu,
17:39je n'ai pas grand-chose
17:40à faire en début d'après-midi,
17:41je vais leur passer
17:41un coup de fil.
17:42Non mais c'est anormal,
17:43oui, là c'est un hold-up.
17:45Et alors là,
17:45là, ça veut dire
17:46que sur la marge,
17:47si on est vraiment passé
17:48sur les chiffres que vous dites,
17:49je n'ai aucune raison
17:50d'en douter Ludovic,
17:51si c'est vraiment le cas,
17:53ça veut dire qu'on marge
17:53à 30 centimes,
17:55là où la grande distribution,
17:56normalement,
17:56en fait un prix d'appel
17:57et marge à 1,
17:582 ou 3 centimes.
18:00Là, c'est un braquage en règle.
18:02Ludovic,
18:02est-ce que vous avez vu
18:03des files d'attente
18:04vers chez vous ou pas du coup ?
18:06Alors, chez nous, oui,
18:07il y en a un peu
18:08dans les magasins,
18:08au début de semaine,
18:10là, ça s'est beaucoup calmé,
18:11mais au Luxembourg,
18:12c'est une folie.
18:13Ah oui,
18:13alors au Luxembourg,
18:15c'est beaucoup moins cher
18:16au Luxembourg ?
18:17Là, à l'heure actuelle,
18:18il est à 1,68€ le gasoil.
18:20C'est déjà cher pour le Luxembourg ?
18:22En fait, là, il y a beaucoup cher.
18:23J'aime bien parce qu'il ne faut pas
18:25non plus nous berner derrière
18:26parce que j'ai entendu
18:27un responsable politique dire
18:29« Vous voyez, maintenant,
18:30il y a moins de monde,
18:30le message est passé. »
18:31Mais non, ce n'est pas
18:31qu'il y a moins de monde,
18:32c'est que les gens,
18:33surtout pour beaucoup,
18:34ils ont fait leur plein de prévention.
18:36Et encore une fois,
18:37ce n'est pas la crainte de pénurie.
18:39Non, c'est le prix.
18:40C'est le prix, Ludovic.
18:41Parce que là...
18:42Oui, c'est le prix.
18:42Moi, j'ai fait la même chose ce week-end.
18:44J'ai fait mon plein de la voiture
18:45parce que j'ai 100 bornes
18:46pour aller au boulot.
18:48Il me faut la voiture.
18:49Et si j'ai vu que je t'allais demander
18:51ce week-end,
18:51non, je n'ai pas de choix.
18:53Moi, la voiture,
18:53c'est la France qui n'a pas de choix.
18:55Donc, je suis obligé
18:57d'avoir ma voiture.
18:57Mais Ludovic,
18:58il risque de se passer.
18:59On verra comment la guerre
19:00se développe, bien évidemment.
19:02Ce qui se passe,
19:02mais ce qu'il faut voir,
19:04c'est les conséquences
19:05sur le pouvoir d'achat,
19:06le porte-monnaie,
19:07mais sur les entreprises aussi.
19:09Sur les petites entreprises
19:11de livraison,
19:11sur les boîtes
19:12qui ont besoin de leur véhicule.
19:13Mais ce pays adore taxer le travail.
19:15Et si tu veux,
19:15là, derrière,
19:16c'est un impact chez nous.
19:17Si jamais on n'a d'ordre
19:18taxer le travail.
19:19Oui, c'est ça.
19:19Et derrière,
19:20qu'est-ce qui se passera ?
19:23Parce qu'il y a 3, 4, 5 employés
19:25parce que le coût de l'essence,
19:26là, je ne peux pas.
19:27Il faudrait percuter.
19:27Bien sûr,
19:28on crée de l'inflation
19:29et on y retourne.
19:30Mais pourquoi c'est la facilité ?
19:31Rajoute aussi l'augmentation
19:32du gaz,
19:33de l'électricité.
19:33C'est ça qui va arriver aussi.
19:34Pourquoi c'est la facilité ?
19:36C'est la facilité
19:37parce qu'en face,
19:38vous avez de la docilité.
19:40Ça s'appelle
19:41la servitude volontaire.
19:43Excusez-moi,
19:43mais Étienne Laboessi,
19:45il a expliqué
19:45il y a bien longtemps.
19:46C'est-à-dire que
19:47quand un pouvoir
19:47a en face de lui
19:48une population
19:49qui se soumet,
19:50qui accepte,
19:51qui a intériorisé
19:52complètement cette docilité
19:54qui est que
19:54je n'ai pas le choix,
19:56je dois payer,
19:57etc.,
19:57ce pouvoir-là,
19:58il est tyrannique.
19:59Aujourd'hui,
19:59vous avez un pouvoir
20:00en France
20:01qui est fiscalement tyrannique
20:03parce qu'en face de lui,
20:04il a des moutons
20:05qui sont dans le système
20:07de la servitude volontaire.
20:08Donc, encore une fois,
20:09libérez-vous,
20:11arrêtez de servir
20:12et vous serez libre.
20:13C'est ce que disait Laboessi,
20:14arrêtez de servir
20:14et vous serez enfin libre.
20:15Donc, aujourd'hui,
20:16il faut qu'il y ait peut-être
20:17un mouvement citoyen
20:19qui dit
20:19« Maintenant,
20:20on ne paye plus ! »
20:21On ne paye plus !
20:22Là, en avril,
20:22je crois qu'il y a
20:23la déclaration des impôts.
20:24Une jacquerie.
20:25Mais tu fais
20:25qu'on fait une immense grève
20:27de la déclaration des impôts.
20:28Je suis désolée.
20:29Ils vont venir.
20:31Tu dis qu'ils vont venir,
20:33mais si c'est un vrai mouvement citoyen,
20:34ce n'est pas parce qu'ils nous savent
20:35éclatent à la source,
20:36etc.
20:37Il en reste toujours à grappiller.
20:38Eh bien, on ne paye plus.
20:39On a un exemple concret à prendre encore.
20:40On a surtout des municipales
20:41qui arrivent
20:42qui vont faire que ce problème
20:42va se produire très vite.
20:43On a un gérant
20:44de Société de Carburant
20:45qui est avec nous.
20:46C'est Laurent
20:46qui est du côté de l'Hérault.
20:48Bonjour, Laurent.
20:49Oui, bonjour.
20:50Vous êtes gérant
20:50de Société de Carburant.
20:51C'est-à-dire,
20:52vous revendez ?
20:52Je suis une petite société
20:54indépendante.
20:55Je suis tout seul.
20:56Et vous revendez, oui.
20:58Oui, je revende, tout à fait.
20:59Et au niveau des tarifs
21:01que moi,
21:02j'achetais
21:02chez mes fournisseurs
21:04vendredi.
21:07Et aujourd'hui,
21:07la différence,
21:08c'est de 40 centimes.
21:09C'est-à-dire que
21:10vous revendiez
21:11vendredi dernier,
21:12vous revendiez combien ?
21:12Je revendais,
21:13je donne un exemple,
21:141,20€ le litre
21:16de fil domestique.
21:17Aujourd'hui,
21:17je le revends 1,60€.
21:19Et ça veut dire
21:19que vous l'achetez plus cher ?
21:21Je l'achete plus cher.
21:21Oui, il t'a dit 40 centimes.
21:23Moi, je parle
21:24à marge égale, bien sûr.
21:25Bien sûr.
21:25D'accord.
21:26Oui, on a parlé
21:26beaucoup de carburant,
21:27mais il y a le fioul aussi.
21:28Je vais faire un point
21:29juste sur les prix
21:29des carburants ce matin.
21:31Et puis,
21:31on en reparlera lundi.
21:32Là, on est à 1,90€
21:34en gros,
21:35sur le 100 plom 98
21:36en moyenne.
21:371,90€ pareil.
21:39Et 1,85€
21:40sur le 100 plom 95.
21:42Il y a un carburant
21:43qui ne bouge pas trop,
21:44c'est l'éthanol.
21:45D'ailleurs,
21:45si vous avez une voiture
21:46à l'essence,
21:47vous pouvez la convertir
21:48à l'éthanol.
21:48Vous faites des économies
21:49en un an.
21:50Le bazar,
21:50il est rentabilisé.
21:51Ça vaut quand même
21:52le coup d'y aller.
21:52On est à 1,90€.
21:54Qu'est-ce qui va se passer
21:54ce week-end ?
21:55On a les Français
21:55qui sont en vacances.
21:57Pour certains,
21:57dans certaines zones,
21:58ils ont besoin de leur voiture.
21:59C'est le retour des vacances.
22:00Ils vont faire le plein.
22:01Il n'y a pas le choix.
22:01Donc, eux,
22:02ils vont se faire braquer
22:03à la station service.
22:04Et sur l'autoroute,
22:05n'en parlons pas.
22:06Oui, alors,
22:06on n'en parle pas.
22:08Allez-y, allez-y.
22:09Oui, voilà.
22:10Aussi,
22:10au niveau du gasoil,
22:13hier,
22:14j'ai chargé du gasoil.
22:15Mon prix d'achat
22:18TTC,
22:201,99€.
22:22À l'achat ?
22:23Avant même
22:24la marge du distributeur ?
22:25C'est ça.
22:26Donc, lundi...
22:26Sans la marge.
22:27Waouh !
22:28Donc, lundi,
22:29on se fait exploser.
22:30Lundi,
22:31il faut le dire aux Français.
22:332,10€.
22:34Ludovic est en train
22:34de nous le dire.
22:35Il faut le dire aux Français.
22:37Laurent est en train
22:38de nous le dire.
22:39On va le dire
22:39à tous les automobilistes.
22:40Oui, la semaine prochaine,
22:42si Maude Bréjon
22:43et tous ses amis
22:44du gouvernement
22:46continuent
22:47à prendre l'association
22:4840 millions d'automobilistes
22:49pour des imbéciles,
22:51on va avoir
22:51un sérieux problème
22:52dans notre nation.
22:53Parce que quand on touche
22:54à la voiture,
22:55quand on touche au carburant,
22:56on touche à la mobilité,
22:57on touche à notre...
22:59C'est une fiscalité
23:00pour aller au boulot.
23:01Et puis, je voudrais...
23:02Tiens, et ça, Jérôme le sait.
23:03J'ai fait une petite enquête
23:04dans mon fichier
23:0540 millions d'automobilistes.
23:06On n'est pas beaucoup.
23:07J'ai 3,5 millions de personnes
23:09dans le fichier.
23:09C'est pas mal.
23:11J'ai envoyé un petit...
23:12Juste une question.
23:13J'ai voulu savoir
23:13quelle était l'utilisation
23:15sur laquelle leur voiture
23:16leur était absolument essentielle ?
23:18La santé.
23:19La santé.
23:19Bien sûr.
23:20C'est-à-dire qu'on est en train
23:21de taxer
23:22celui qui doit aller
23:23à l'hôpital
23:24qu'à son médecin
23:26à Saint-Marc-la-Brière
23:27ou je ne sais pas où
23:28où il n'y a plus
23:29de médecin dans la ville.
23:30Il est obligé
23:31d'aller plus loin
23:31pour se soigner.
23:33C'est la double peine.
23:34C'est la triple peine.
23:35Et les soignants
23:36parce que tu as
23:36des professions de santé
23:37qui se déplacent.
23:38Je pense aux infirmières
23:38notamment.
23:39Les infirmières payées
23:40au lance-pierre.
23:41Qui se font taxer complètement
23:42et qui en plus
23:43n'ont pas de passe-droit
23:44pour aller faire le plein.
23:45Les ambulanciers,
23:46les samus...
23:47L'infirmière payait 5 euros
23:48l'acte
23:49et qui est obligée
23:50de faire 40 kilomètres.
23:51D'accord ?
23:51Ça, et bien voilà.
23:52Et la sécu derrière,
23:53bling bling.
23:53Je remercie Laurent
23:57d'avoir été avec nous
23:58parce qu'il nous a donné
23:59un bon exemple
24:00en tant que petit revendeur
24:01justement
24:02de comment il a acheté
24:04avant la marge
24:04du distributeur ensuite.
24:06Et c'est pire.
24:07La petite station service locale
24:09qui revend son carburant
24:10et qui ne sera pas
24:11en capacité de lutter
24:12contre la grande distribution
24:13qui va faire des opérations
24:14à prix coûtant
24:15dans les jours à venir.
24:16On les voit venir.
24:16Gros comme une maison.
24:18Et bien le petit commerce local,
24:20lui qui te fait ton plein
24:22à Saint-Larry-Soulan
24:23ou autre,
24:24lui il est foutu.
24:25C'est-à-dire que derrière
24:26il ne va pas être en capacité
24:27de se voir.
24:29On devrait demander
24:30ce week-end
24:31à tous ceux
24:31qui vont prendre l'autoroute
24:32et qui vont se fournir
24:34à l'autoroute
24:34de prendre des photos
24:36parce que je pense
24:36que sur les autoroutes
24:37on va monter
24:38à les 2,50-2,60.
24:40Barbar.
24:41Mais là,
24:41on a chiche.
24:42On a chiche.
24:43La grande distribution
24:44ils ont beaucoup monté
24:45et puis là ils vont entrer
24:46Jérôme.
24:47Après ils vont dire
24:47on a baissé de 10 centimes.
24:49On a Anne-Sophie
24:49qui est avec nous
24:50de Réloir
24:51et qui est femme de ménage
24:52à son compte.
24:53Bonjour Anne-Sophie.
24:55Oui, bonjour.
24:55Donc j'imagine que dans le Réloir,
24:57femme de ménage à votre compte,
24:59la voiture c'est votre outil de travail.
25:00J'imagine bien.
25:01C'est devenu une catastrophe
25:03parce que c'est ce que j'expliquais.
25:05Vendredi dernier,
25:06je fais mon plein à A60
25:07et ce matin j'y vais à A99.
25:10Quelle enseigne ?
25:12Chez Intermarché.
25:14J'ai 11 clients à ne pas faire
25:15dans la semaine
25:16donc je fais plus de 300 kilomètres
25:18donc j'ai besoin de ma voiture
25:19parce que j'habite en dehors de Chartres
25:22et puis j'ai mes enfants
25:23parce que j'ai mes enfants à l'école
25:24donc il faut les emmener.
25:25Les cours, tout ça,
25:26c'est devenu invivable.
25:28Et vu que je suis à mon compte,
25:29je ne peux pas demander à mes clientes
25:31d'augmenter mon heure
25:34pour compléter le carburant.
25:35Et je vais aller plus loin.
25:36Est-ce que vous acceptez
25:37de nous dévoiler
25:40pour combien vous bossez justement
25:42en tant que femme de ménage ?
25:42Là, je suis à 15 euros de l'heure net.
25:46Donc je suis à peu près
25:47à 1 600, 1 700 tous les mois.
25:49Mais en carburant,
25:50donc là je suis passée
25:51de 50 à 80 euros par semaine.
25:53C'est quand même
25:54une bonne partie de mon budget.
25:55Voilà, 1 600 euros
25:56et vous dépensez 320 euros par mois
25:58juste pour avoir le droit
26:00d'aller bosser,
26:01de payer vos taxes.
26:02Oui, et mon conjoint,
26:02c'est pareil.
26:03Bah, c'est mieux houtre.
26:03Du coup, c'est pareil.
26:05Lui, il roule au 95, pareil.
26:08Et il est cuisinier,
26:09donc des allers-retours pareils
26:11en maison de retraite
26:12parce qu'il travaille
26:12en maison de retraite.
26:13Et c'est devenu invivable
26:15à gérer deux voitures.
26:16Et du coup,
26:18ce sont des voitures
26:19qui sont quoi ?
26:20Des petites urbaines ?
26:22Ce sont des hybrides ?
26:23Ou pas du tout ?
26:23Ah non, pas du tout.
26:24C'est vraiment des voitures
26:27normales, quoi.
26:27On n'a pas les moyens
26:28de passer à l'électricité.
26:29Vous avez quoi comme voiture ?
26:29Non, mais vous pouvez le dire,
26:30Anne-Sophie,
26:31vous avez quoi comme voiture
26:31et votre conjoint ?
26:32Ah oui, moi,
26:33j'ai une Renault Laguna
26:34qui a plus de 20 ans
26:36qu'on essaye d'entretenir
26:38malgré tout
26:38parce que les voitures
26:39sont hors de prix.
26:40Et moi, j'ai une Renault Laguna diesel.
26:43Alors, là,
26:45vous avez touché
26:46un autre point
26:47qui est intéressant.
26:48C'est-à-dire
26:50le problème
26:50pour changer de voiture.
26:51Mais quand j'ai le problème,
26:52c'est le problème financier.
26:53C'est-à-dire qu'on dit
26:53changer de voiture,
26:54passer à l'hybride
26:55ou passer à l'électrique.
26:56Il faut pouvoir,
26:57mon bon monsieur.
26:58Deux voitures neuves,
26:59ça fait 37 et 37.
27:01Si on vous donne 70 000 euros,
27:02je pense que vous les prenez.
27:04Et qu'il n'a pas forcément
27:05les moyens d'absorber
27:06un autre crédit en plus.
27:07Et puis Anne-Sophie,
27:08elle fait 300 km par semaine
27:09et elle va prendre une électrique.
27:10Ce n'est pas possible.
27:11Ou alors,
27:11elle prend une Tesla.
27:12Anne-Sophie,
27:13vous savez ce qu'on va faire ?
27:15Je ne sais pas,
27:15Pierre Chasseret,
27:16vous avez encore
27:1710 minutes devant vous ?
27:18J'ai tout le temps
27:18que vous voulez.
27:19Voilà,
27:19parce que vous imaginez,
27:20alors là,
27:21c'est vraiment,
27:21c'est toute la France
27:22qui nous appelle encore
27:23au 32-16 comme avant-hier.
27:25Donc,
27:26on va continuer d'en parler.
27:27On va continuer
27:27notre tour de France
27:28avec vous,
27:29bien évidemment.
27:30La hausse des carburants,
27:31le hold-up fiscal.
27:32Vous avez la carte interactive
27:34des RMC
27:34qui est à votre disposition,
27:35soit via le QR code.
27:37Si vous êtes devant
27:38un RMC Story,
27:39vous le scannez
27:39avec votre téléphone,
27:40soit vous avez
27:41la carte interactive
27:42directement sur l'appli RMC.
27:44Ce sont les...
27:44En temps réel,
27:45on met à jour
27:46le prix des carburants
27:47dans les villes,
27:48dans les départements
27:49et dans les régions.
27:50Il y a encore pas mal
27:51de questions
27:52à poser à Pierre
27:53parce qu'effectivement,
27:54on est à la veille
27:55d'un week-end
27:56de retour de vacances.
27:58Donc,
27:58les Français vont être
27:59en voiture,
28:00ils vont revenir du ski,
28:01ils vont faire le plein,
28:02le plein sur l'autoroute,
28:03le plein sur les nationales
28:04parce que ça va être la course.
28:05Et puis,
28:05on n'a rien compris en France.
28:06Pour savoir,
28:08les départementales aussi,
28:09pour savoir
28:09à quel endroit
28:10tu vas trouver
28:11le meilleur prix.
28:12Donc,
28:12on continue de discuter
28:13avec vous.
28:14Je remercie Anne-Sophie
28:15d'avoir été des nôtres
28:16du côté de l'Or et Loire,
28:17que la France continue
28:18d'appeler les grandes gueules
28:20carburants,
28:21le hold-up fiscal.
28:22A tout de suite
28:22avec les GG,
28:23il est 11h25.
28:24RMC.
28:25Alain Marshall.
28:26Olivier Truchot.
28:28Les grandes gueules.
28:291, 2, 3, 4.
28:37Allez,
28:38c'est de nouveau
28:38la France
28:38qui appelle les GG,
28:39qui appelle les grandes gueules
28:40pour parler du prix de l'essence
28:42en pleine guerre
28:43en Iran.
28:44La hausse des carburants,
28:45le hold-up fiscal,
28:46c'est dans un pays
28:47qui est boursouflé
28:48par la taxe.
28:49C'est ce que nous dit
28:50Pierre Chasseret
28:50qui est incapable,
28:51le président de l'association,
28:52enfin le délégué général
28:53de l'association
28:5340 millions d'automunistes
28:54et qui est incapable
28:56aujourd'hui
28:56de se réformer
28:57et de voir que
28:58l'essence,
28:59c'est le carburant
29:00de l'économie.
29:01C'est le carburant
29:01du français
29:02qui se lève,
29:03qui prend sa voiture,
29:04qui va bosser,
29:05qui va se soigner
29:05et que ça risque d'avoir,
29:07si ça continue de monter,
29:08un véritable impact
29:09et provoquer
29:10une explosion sociale.
29:11On va continuer
29:11d'en discuter
29:12mais j'ai Valérie
29:13qui vient d'arriver.
29:14Tiens,
29:14on est de nouveau
29:15en Nord-et-Loire,
29:15elle est vendeuse
29:16en fruits et légumes.
29:16Bonjour Valérie.
29:18Oui, bonjour.
29:19Bienvenue Valérie.
29:20De votre côté,
29:21qu'est-ce que vous avez
29:22constaté alors ?
29:22Dites-moi.
29:23Alors là,
29:24j'ai pris l'autoroute
29:24à 10 pour les Seringis
29:25et j'ai vu une première...
29:27Alors j'ai deux stations
29:28entre...
29:28Je suis juste après
29:29Orléans-Artenay
29:30jusqu'à Paris,
29:32Seringis
29:32et la première
29:33était à 2,46.
29:34Alors je n'ai pas
29:35le nom en tête
29:36de la station.
29:38Arnacoyle.
29:38C'est total
29:39et c'était 1,71.
29:422,46 ?
29:432,46 ?
29:44Non, voilà.
29:45Si, si, si,
29:45je vois très bien
29:46où c'est en plus.
29:47Voilà, vache !
29:48Et après Artenay,
29:49enfin entre Artenay
29:50et le péage de Saint-Arnoux.
29:51C'est avant
29:52le péage de Saint-Arnoux en fait.
29:53Mais 2,46 en temps normal,
29:55c'est à combien ?
29:55Parce que les autoroutes
29:56c'est toujours plus cher.
29:57En moyenne, 2 euros.
29:58Cette station en moyenne
29:59elle est à 2 euros,
30:002,02,
30:011,95,
30:021,99.
30:03Elle a mis la gomme.
30:04Alors vous,
30:05vous êtes vendeuse
30:05en fruits et légumes.
30:06Si j'ai bien compris,
30:07vous allez sur Rungis.
30:09Donc comment vous allez faire
30:11avec l'essence qui augmente alors ?
30:12Bah écoutez,
30:13ça va me coûter
30:13entre 150 et 200 euros
30:14de plus par mois.
30:15Sachant qu'avec l'autoroute,
30:16ça coûte déjà 700 euros
30:17d'aller travailler.
30:19Donc je vais monter
30:20à 850, 900 euros.
30:23Que vous ne pourrez pas
30:24répercuter bien sûr
30:25sur vos prix.
30:26Ah bah non.
30:26Par contre,
30:27les impôts,
30:27ils se servent.
30:28Il n'y a pas de problème.
30:28Moi, ma paie,
30:29les impôts,
30:30ils ne me déduisent pas.
30:31Parce que en fait,
30:32vu que j'ai le droit
30:35que...
30:3560,
30:36donc en fait,
30:37le surplus,
30:37il est pour ma pomme quoi.
30:39C'est-à-dire que je suis...
30:40Voilà,
30:40je ne gagne pas d'argent
30:42avec mes kilomètres quoi.
30:43Valérie,
30:44je vous remercie
30:44d'avoir été avec nous.
30:45il y a des gens
30:46qui préfèrent rester chez eux
30:47que de travailler
30:47parce qu'avec toutes les aides,
30:48les RSA,
30:49cumuler aux allocations,
30:50machin.
30:50Pourquoi tu vas bosser ?
30:51Parce que là,
30:53on a...
30:53Tu sais,
30:54la somme qu'on donne
30:56toujours en exemple,
30:57c'est...
30:58Vous allez voir
30:59quand ça va être
30:59à 2 euros.
31:01On tourne autour des 2 euros.
31:02Là,
31:02on nous tape 2,46 euros.
31:04Je vais être très clair.
31:07Si on continue comme ça,
31:09il faut arrêter
31:09avec le 2 euros.
31:10Quand j'entends
31:11la porte-parole du gouvernement
31:12nous parler de 2 euros,
31:14elle est à côté
31:14de la plaque encore.
31:15C'est 3.
31:17Il va falloir
31:17s'attendre à 3 euros
31:18s'il ne se passe
31:20strictement rien
31:21du côté du gouvernement
31:22qui pompe,
31:24le mot est très désapproprié,
31:26qui pompe aujourd'hui
31:28plus d'1,20 euros
31:30sur votre litre
31:31de carburant.
31:32Et je ne parle même pas
31:33dans les cas
31:33où c'est à 2,40
31:35parce que la TVA
31:35étant imputée
31:36sur l'intégralité
31:37du prix,
31:38c'est un massacre fiscal
31:40sur les Français
31:41qui vont bosser.
31:42Alors,
31:42je me souviens
31:42d'une phrase,
31:43notamment d'Edouard Philippe,
31:44qui avait dit
31:45« Moi,
31:46je ne veux pas taxer le travail,
31:47je veux taxer la pollution. »
31:49Alors,
31:49en fait,
31:50il va falloir sortir
31:51de ces scénarii
31:52totalement écolo-bobo,
31:55à la con,
31:55pardonnez-moi,
31:56mais qui sont
31:58datées ?
31:58Et les Français
31:59entendent ça
31:59en se disant
32:00« Mais à qui ils parlent ? »
32:01Parce qu'en fait,
32:02la réalité,
32:03c'est que notre voiture,
32:04c'est l'outil
32:05pour aller au boulot,
32:06pour avoir du temps social.
32:07C'est important
32:08de voir ses proches,
32:09ses parents,
32:09sa famille.
32:10C'est important de bouger.
32:11La mobilité,
32:12c'est quoi à l'inverse ?
32:13C'est le confinement.
32:14On a envie de leur vivre ?
32:16Moi, pas.
32:16C'est quoi à l'inverse ?
32:17C'est la société Amazon.
32:19On se fait tout livrer
32:20sur le bord de la fenêtre.
32:22C'est ça qu'on veut ?
32:23On nous a fait croire
32:23que le problème de la France,
32:27avec la taxe à 2 euros ?
32:28Non, c'est pas ça le problème.
32:29Le problème,
32:30c'est que vous sortez
32:30votre bagnole,
32:31l'assurance a augmenté,
32:32vous vous faites matraquer.
32:33Ensuite,
32:34vous faites votre plein d'essence,
32:35vous vous faites matraquer.
32:36Vous allez en ville,
32:37vous avez un écolo-bobo
32:39qui a transformé
32:40le stationnement
32:40et qui vous fait payer
32:41le stationnement
32:42au prix d'un kilo d'uranium.
32:45Et au final,
32:47on se retrouve
32:47avec une voiture
32:48qui est tellement taxée
32:49qu'on fait quoi ?
32:50Eh bien, on ne va plus bosser.
32:51On reste à la maison
32:51et on se fait livrer.
32:52Je voudrais juste...
32:53Attends, parce que j'ai un copain
32:54qui vient de m'envoyer une photo,
32:55Barbara, je suis dans la parole.
32:55Ah oui, il faut en faire des photos.
32:56C'est Édouard Doudou,
32:58je l'embrasse.
32:59Il est en Espagne en ce moment
33:00et il m'envoie la photo
33:01de la pompe.
33:021,60 et 1,63.
33:031,61 et 1,63.
33:05Voilà.
33:06Mais surtout,
33:06Pierre Chasserey,
33:07quand vous nous dites
33:08ça viendra à 3 euros,
33:09quand ce sera à 3 euros,
33:10j'espère bien
33:11que toute la clique
33:12qui nous gouverne
33:13ne viendra pas nous dire
33:13c'est la faute à Trump
33:14et c'est la faute à Netanyahou
33:16parce que le baril de Brent...
33:17Non, le baril de Brent,
33:18il n'est même pas encore...
33:20Si encore le baril de Brent,
33:21il était à 200 dollars,
33:22je veux bien.
33:23Mais le baril de Brent,
33:24il est toujours à 85 dollars.
33:25Allez, 88 dollars.
33:27Il est bas.
33:27Il est historiquement bas.
33:29Au début de la guerre en Ukraine,
33:30il était déjà à 147
33:31et il a encore gonflé après.
33:33Donc là, vous allez voir.
33:34Non mais vous verrez.
33:35Je vous fiche ma bille
33:36que dans 15 jours,
33:37ils nous disent
33:37c'est la faute à Trump
33:38si le prix de l'essence augmente.
33:40Non, non,
33:40c'est la faute des taxes françaises.
33:42On va aller en Moselle.
33:43Pardon Pierre,
33:44on va aller en Moselle.
33:44On a Olivier
33:45qui est technicien
33:46dans l'audiovisuel
33:47et lui, il est frontalier
33:48à Moselle avec, avec, avec, avec.
33:49Le Luxembourg.
33:50Le Luxembourg.
33:51Bien joué.
33:52Oui, bonjour les grandes gueules.
33:53Salut Olivier.
33:54Alors, comment ça se passe ?
33:55Dites-moi.
33:55Eh bien écoutez,
33:56là, le 95 aujourd'hui,
33:57c'est 1,52.
33:58Le 98, 1,64.
34:00Et le diesel, 1,69.
34:01Le diesel a pris 20 centimes.
34:02C'est vrai, hier.
34:03Maintenant, j'aimerais comprendre
34:04quand même quelque chose.
34:05On a toujours eu
34:06à peu près 25 centimes d'écart
34:07entre la France et le Luxembourg.
34:09Là, maintenant,
34:09on atteint les 40 centimes.
34:10Donc, j'aimerais bien comprendre
34:12ce qui se passe.
34:13C'est complètement stupide.
34:15C'est pareil.
34:16En fait, cet effet d'aubaine en France,
34:18ça devient insupportable.
34:20On revient au...
34:21Pierre Chasseret parlait tout à l'heure
34:22des voitures électriques.
34:23En Europe, on a fait ce choix.
34:24Pas de problème.
34:25Le seul pays d'Europe
34:26qui a ajouté un malus aux voitures,
34:28c'est la France.
34:29Cette surtaxe a quoi comme conséquence ?
34:31Plus personne n'achète de voiture.
34:32C'est ça.
34:33En France.
34:33Alors qu'au Luxembourg,
34:34Belgique, en Allemagne,
34:35ça va un peu mieux.
34:35C'était progressif.
34:37Moi, je connais des gens
34:37qui roulent en électrique,
34:38qui rendent l'Europe en arrière
34:39et tant mieux pour eux.
34:40Mais c'est un choix personnel.
34:41Arrêtez de nous taxer.
34:42C'est incroyable.
34:43Tous les pays d'Europe
34:44qui font le choix
34:45de moins taxer en règle générale,
34:47ces pays-là vont mieux.
34:50Je vous rappelle
34:51que le gouvernement
34:52le sait très bien
34:52puisqu'il crée des zones franches
34:54pour que les entreprises
34:55s'y installent.
34:56Donc, le même gouvernement
34:57qui crée des zones franches,
34:58c'est-à-dire en supprimant
34:59des impôts,
35:00en se disant
35:00je supprime des impôts,
35:01donc les gens vont investir,
35:02ils vont s'installer,
35:03c'est le même
35:03qui vous surtaxe à côté.
35:04On est dans une espèce
35:05de comportement.
35:06Bien sûr.
35:07Et si on est dans un pays
35:08où il y a 600 niches fiscales,
35:10ce qui provient
35:10qu'il y a un problème
35:11avec la fiscalité.
35:12Il n'y a qu'une solution
35:12à Fuera.
35:14C'est ça la solution.
35:15Après, juste une réflexion.
35:18Après, il faut quand même rappeler,
35:19il y a des taxes
35:20et il faudrait, moi je prônerais
35:21qu'il n'y ait pas de taxes
35:22sur l'essence,
35:23mais ce n'est pas le gouvernement
35:24qui prend la décision
35:25d'augmenter les prix quand même.
35:26La taxe, elle suit
35:27l'augmentation des prix.
35:28L'augmentation des prix,
35:29c'est quand même
35:29les gens qui vendent l'essence
35:30qui la font.
35:31La taxe, je ne suis pas
35:32l'augmentation des prix.
35:33J'ai quand même connu
35:33une époque où le baril
35:34était à 120 dollars
35:35et on ne payait quand même
35:36pas autant l'essence
35:37aussi chère.
35:38Oui, c'est vrai.
35:38À un moment donné,
35:39je veux bien...
35:39Alors oui, effectivement,
35:40il y a des pays
35:41qui taxent un peu mieux,
35:42l'Espagne, le Luxembourg, etc.
35:43Mais c'est quand même dingue.
35:44Je veux dire, au Luxembourg,
35:45on a la station essence
35:46qui a le plus haut débit d'Europe.
35:50Si tout le monde arrête ça,
35:51c'est qu'il y a bien une raison.
35:51Et à un moment donné,
35:52il gagne de l'argent en Luxembourg.
35:53On nous parle de paradis fiscal,
35:54tout ça, mais ce n'est pas vrai.
35:56On est moins taxés.
35:56À partir du moment où on est moins taxés,
35:57on a plus de pouvoir d'achat.
35:58C'est ça.
36:00Si les frontaliers,
36:01nous ici en Moselle,
36:02on a des mobiliers un peu chers,
36:04etc.
36:05Mais les magasins tournent,
36:05etc.
36:06C'est grâce au Luxembourg.
36:07Il faut arrêter de se dédier
36:08et se dire le contraire.
36:09On a un pouvoir d'achat
36:09un peu plus supérieur.
36:11Eh bien, on consomme.
36:12Moi, aujourd'hui, en France,
36:12j'achète cette voiture,
36:13c'est fini.
36:14Je changeais de voiture
36:14tous les 4 ans.
36:16Je veux dire,
36:16maintenant, j'arrête.
36:17Ça ne sert à rien.
36:17De toute façon,
36:18on ne peut même plus acheter
36:18une voiture à l'étranger
36:19puisque maintenant,
36:20si on l'importe en France,
36:21on se fait taxer à mort.
36:23Donc, ce n'est même plus possible.
36:24Donc, la voiture...
36:25Ah oui, c'est la circulation des personnes,
36:26mais ce n'est pas la circulation des biens.
36:28Ça, on a bien fait.
36:29Moi, j'ai acheté un véhicule
36:33il y a 3 ans
36:34qui était un peu malussé.
36:35On a encore changé la règle.
36:36Aujourd'hui,
36:37si j'immatricule mon véhicule en France
36:38parce que c'était une loi
36:39et je voulais leur acheter ce véhicule,
36:40donc ce n'est plus possible,
36:41j'arrête.
36:42Ma carte 10 me coûterait 17 000 euros.
36:44Je vais me débarrasser de mon véhicule,
36:46je vais acheter une petite occasion
36:47et puis ça s'arrêtera là en France.
36:48C'est terminé.
36:4917 000 euros, la carte 10 000 euros.
36:50Mais on a une fiscalité européenne.
36:53Nous, on y gagnera.
36:54Les autres vont y perdre un peu,
36:55mais nous, on va y gagner beaucoup.
36:56Olivier, il nous reste 3 minutes.
36:58On va terminer par un nouvel exemple.
37:00C'est Antoine qui est du côté de l'Allier.
37:02Il est chauffeur poids lourd.
37:03Antoine, bonjour.
37:04Bonjour.
37:06Alors, Antoine,
37:07j'ai hâte que vous nous donniez votre exemple.
37:09Tout le monde va écouter.
37:10Faites-nous pleurer, Antoine.
37:11Allez, allez-y.
37:13Hier matin,
37:13moi, j'attaque mon poste à 6 heures du matin.
37:17Je me rends au boulot à 6 heures moins le quart.
37:20Je passe à la station,
37:21donc un carrefour,
37:23donc 1 72.
37:25Jusque-là, tout va bien.
37:26Je reviens de mon premier tour
37:27pour recharger mon camion à 11 heures.
37:31Le gazole était passé à 2 0 2.
37:34En 5 heures de temps.
37:35En 5 heures de temps.
37:371 72 2 0 2.
37:39Un exemple qu'on m'a évoqué aussi,
37:41c'est effectivement le gazole
37:42qui augmente encore plus vite
37:43que le sans-plomb.
37:44Est-ce qu'on a une explication là-dessus ?
37:47Par contre, le sans-plomb 95,
37:48lui, j'ai l'impression
37:49qu'il n'augmente pas trop.
37:50Il a pris 12 centimes.
37:52Il y a une explosion sur le gazole
37:53qui est beaucoup plus fort.
37:54On dit la même chose à Dunkerque.
37:55On tape mieux la France
37:56qui travaille le gazole
37:57parce que le gazole,
37:58justement,
37:58c'est les Français
37:59qui n'ont pas toujours les moyens
38:00de se payer des voitures à essence,
38:02qui prennent des gasoiles
38:03parce que c'est un peu moins cher.
38:04Oui, mais l'augmentation du prix,
38:06elle n'est pas décidée
38:07par le gouvernement.
38:08Allez-y.
38:08Par les distributeurs.
38:09Les prix sont libres.
38:10On ne peut pas gâcher les prix.
38:12Il faut rappeler ça.
38:13J'ai un petit exemple
38:14par rapport à l'auditeur
38:16qui était juste avant
38:17par rapport aux voitures
38:18qui viennent de l'étranger.
38:19Moi, justement,
38:19demain,
38:20je vais chercher une voiture neuve
38:21que j'ai achetée
38:21via un mandataire en France.
38:24Un Dacia Duster,
38:25un hybride,
38:26donc électrique essence.
38:28La voiture,
38:29je gagne quand même
38:29par rapport à l'achat en France,
38:31je gagne 8 000 euros
38:32sur la voiture.
38:32Vous vous rendez compte
38:338 000 euros
38:34sur la même voiture
38:35que j'aurais commandé en France.
38:37C'est énorme quand même.
38:38C'est pas rien.
38:40Antoine,
38:41merci de cet exemple.
38:42Merci d'avoir été avec nous
38:44dans les Gigi,
38:44dans les Grandes Gueules.
38:45Alors,
38:46ce que l'on entend,
38:47la petite musiquette,
38:48c'est de dire
38:48oui, mais c'est de l'anticipation.
38:49D'abord,
38:49pour les Français
38:50qui font le plan d'anticipation
38:51et surtout,
38:51c'est de l'anticipation
38:53parce que comme à l'achat,
38:55notamment ceux qui ont des réserves
38:57comme les grandes surfaces,
38:58ils disent
38:58oui, mais on va le payer plus cher.
39:00Donc,
39:01c'est normal
39:01que les prix montent
39:02et puis c'est pas nous,
39:04c'est des franchisés aussi
39:05qui font ça
39:05parce qu'ils vont acheter
39:06le gasoil
39:07et ils vont acheter
39:07l'essence plus chère
39:08la semaine prochaine
39:09ou dans 15 jours
39:10ou dans 3 semaines.
39:11Alors,
39:11c'est pas faux
39:12mais il ne faut pas
39:12se tromper de cible.
39:13Encore une fois,
39:15l'essence est un prix d'appel
39:16notamment pour la grande distribution.
39:18Ils n'ont pas d'intérêt.
39:19Ils n'ont pas d'intérêt aujourd'hui
39:21à faire plus de bénéfices
39:22que prévu de leur côté.
39:24Il y en a qui en profitent
39:25parce qu'ils anticipent
39:25leurs opérations
39:26à prix coûtant.
39:27C'est tout à fait ça.
39:32Mais ce n'est pas là
39:32que se situe le problème.
39:33L'essentiel du problème,
39:34c'est une taxe
39:35qui va nous faire nous envoler
39:36gentiment vers les 3 euros le litre.
39:38On les passera
39:39les 3 euros le litre
39:40s'il n'y a pas de décision.
39:42Je le prends.
39:43S'il n'y a pas de décision
39:44gouvernementale forte.
39:46Si on continue
39:47à me prendre
39:48pour un imbécile,
39:50je veux quand même
39:50faire un petit rappel
39:51de l'histoire.
39:52Quand on a fait
39:52le 80 km heure,
39:54il y a un gars
39:55qui était en France
39:55et tout de suite
39:57qui a pris son téléphone
39:58pour appeler Edouard Philippe
39:59parce que j'ai bossé avec lui.
40:00Je lui ai dit
40:00ne fais pas ça.
40:02Au final, il l'a fait.
40:03On a vu ce qui s'est passé derrière.
40:04On ne m'a pas écouté.
40:05On m'a tourné en dérision
40:06dans tous les médias
40:07en disant
40:07Pierre Chasserey, il est idiot.
40:09A 80, il y a moins d'accidents.
40:10Évidemment, le mur est moins dur.
40:11Au final, j'avais raison.
40:12Il n'y a pas moins de morts.
40:13Il y en a toujours plus.
40:14On a eu les gilets jaunes.
40:16Tout de suite,
40:16on a lancé une opération
40:17à l'époque
40:18où on appelait les Français
40:19à envoyer leur ticket de carburant
40:20au président de la République.
40:21Qu'est-ce qui s'est passé ?
40:22On a eu raison.
40:23Cette fois-ci,
40:24j'annonce le 3 euros le litre
40:25si on ne fait rien.
40:26Je n'ai pas envie d'avoir raison.
40:27Je n'ai pas envie
40:28d'avoir la France dans la rue.
40:29Je n'ai pas envie
40:29que mon pays parte encore en sucette.
40:31Alors, s'il vous plaît,
40:32du côté du gouvernement,
40:33s'il vous plaît,
40:34monsieur le président,
40:35monsieur Lecornu,
40:36madame Bréjon,
40:37par pitié,
40:38écoutez ce qu'on dit
40:39parce que nous,
40:39la connexion avec les Français,
40:40on l'a.
40:41Et si on ne fait rien,
40:42ça va très mal se passer.
40:43Merci Pierre Chasserey,
40:44délégué général
40:45de l'association
40:4640 millions d'automobilistes
40:47et merci à tous.
40:47Merci Pierre Chasserey,
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