- il y a 13 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01R.M.C. Face aux grandes gueules
00:06Notre invité c'est Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne.
00:09Bonjour Jérôme Guedj.
00:10Bonjour.
00:10Qu'est-ce qu'on fait des profits de Total alors ?
00:13D'abord la préoccupation c'est qu'est-ce qu'on fait pour l'ensemble des Français
00:16qui voient les prix flamber sur les totems devant les stations-service.
00:22Ça fait des semaines et des semaines qu'on dit au gouvernement
00:24on ne peut pas rester inerte face à une explosion des prix.
00:29Rendez-vous compte on est 2,30€, 2,40€ pour du gazole, pour du sans-plomb
00:35et depuis le début de la crise, fin février, début mars
00:40on nous dit oui ça va bien se passer, ça va bien se passer.
00:42Et hier vous parlez des profits de Total, il tombe 5,8 milliards, 50% d'augmentation
00:49alors que dans le même temps 40% d'augmentation des prix à la pompe.
00:52Donc il peut y avoir un lien, bon pas de cause à effet, mais c'est quand même assez évident.
00:56Donc on ne peut pas rester inerte.
00:59Donc on taxe ?
01:00C'est le seul outil disponible.
01:02Moi ce n'est pas mon outil préféré.
01:04Parce que...
01:06Vous avez vu ce qu'a répondu Total au Premier ministre.
01:08Elle a dit nous la manière de redistribuer les richesses
01:12c'est on cap les prix à la pompe en 99 et 2,09€.
01:16C'est pour ça, pourquoi je vous explique ?
01:17C'est l'outil pour provoquer le débat qu'on met sur la table,
01:20c'est la proposition de loi qu'on a déposée.
01:23Et vous avez entendu mon ami Philippe Brun, député de l'Eure,
01:27qui a été à la manœuvre pour la rédaction de ce texte.
01:29Parce que c'est le seul aiguillon qu'on peut avoir pour provoquer quelque chose.
01:35Moi j'ai d'autres outils.
01:37Est-ce qu'on joue sur le niveau des taxes ?
01:39Il y avait eu la taxe flottante du temps de Jospin.
01:42Est-ce qu'on joue sur les marges des entreprises pétrolières ?
01:45Est-ce qu'on peut les plafonner ?
01:47C'est ce qu'avait fait en 1990 Michel Rocard quand il avait déjà eu la première guerre en Irak,
01:52entre l'Irak et le Koweït.
01:54Là, l'idée c'est de dégager des ressources pour les finances publiques,
01:58mais pas pour les mettre dans la poche de l'État,
02:00mais pour augmenter le soutien qu'on va faire à ceux qui en ont le plus besoin.
02:03Parce que pour l'instant c'est des mesures trop spécifiques qui sont mises sur la table.
02:06Les gros rouleurs, les entreprises, la pêche, des agriculteurs,
02:11des professions un peu spécifiques comme les aides-soignantes, les infirmières libérales.
02:15Mais ça ne touche pas la grande majorité des Français.
02:18Donc, à travers cette proposition, moi je vais vous dire,
02:21l'idée c'est d'en appeler au patriotisme économique d'une grande boîte comme Total.
02:25Moi je suis fier d'une boîte comme Total.
02:26On peut avoir des accords ou des désaccords, mais c'est une grande boîte française.
02:29On n'entend pas beaucoup ça, à gauche, dire qu'on est fier de Total.
02:31C'est assez dissonant.
02:33Moi, il y a des moments où il faut dire les choses comme elles sont.
02:35On ne peut pas dire, on veut avoir des grandes entreprises françaises de l'influence,
02:38et quand il y en a une qui existe, dire, vous êtes des profiteurs de guerre.
02:42S'ils le sont, il faut leur dire, on en appelle à votre patriotisme économique.
02:45Et le patriotisme économique, ils ont commencé à le faire,
02:48ils plafonnent, je crois qu'ils plafonnent à 1,99€.
02:50Oui, c'est 1,99€ et 2,09€ le diesel.
02:52Bon, mais le problème que j'ai...
02:54Donc déjà, peut-être qu'ils peuvent aller plus loin dans le plafonnement,
02:57et donc renier sur leur marge importante qu'ils font aujourd'hui,
03:00et de se dire, pendant une période transitoire,
03:02nous on accepte, plutôt que de se faire pomper par une fiscalité spécifique,
03:07eh bien, d'immédiatement le donner en pouvoir d'achat préservé pour les uns et les autres.
03:12Mais après, il ne faut pas qu'on se focalise que sur Total,
03:14parce que Total, ce n'est pas la totalité de la distribution d'essence dans le pays.
03:19Il y a les grands distributeurs, la grande distribution.
03:23Oui, mais c'est marginal chez eux, l'essence.
03:25C'est un produit d'appel et ils font à peine 0,3 de marge de flux.
03:29Je le sais bien, mais là aussi, en appeler à tous sur une forme de patriotisme économique,
03:34dans la période, le patriotisme, c'est ce qui va nous permettre de faire nation.
03:38Voilà, un patriotisme fiscal, un patriotisme au regard de l'amour de ce pays.
03:43Voilà, c'est un beau mot, patriotisme, ça me va bien.
03:45Donc vous demandez à toutes ces entreprises qui se portent bien
03:48de renier un peu sur leur marge et de baisser les prix ?
03:50Oui, dans la période, mais parce que sinon, on va leur dire,
03:53l'effort va être imposé par la puissance publique,
03:55et on va vous demander de la fiscalité.
03:57Et en plus, il faut être tout à fait honnête,
03:59même si le texte qu'on a préparé, il vole, il tient la route,
04:02c'est très compliqué à mettre en œuvre.
04:03Parce que, qu'est-ce qu'on taxe ?
04:04Est-ce qu'on taxe les bénéfices qui sont faits en France ?
04:06Ou est-ce qu'on taxe les bénéfices mondiaux ?
04:08Il n'y en a pas beaucoup en France.
04:09Comment on constate l'augmentation par rapport aux années précédentes ?
04:13Nous, on a mis un mécanisme qui, normalement, tient la route,
04:15puisqu'il s'inspire de ce qui avait été fait au moment de la crise en Ukraine.
04:18Il y avait déjà eu une forme de taxation des super profits,
04:21mais il y avait des trous dans la raquette,
04:22ce qui fait que le rendement avait été beaucoup plus faible.
04:24Je crois que c'était moins de 100 millions d'euros,
04:26la taxe sur les super profits qui avait été faite au moment du début de la guerre en Ukraine,
04:29alors qu'on espérait presque dix fois plus.
04:31Donc, franchement, soit on infantilise,
04:35je dis ça devant Charles Consigny,
04:36soit on infantilise et on dit,
04:38il y a des taxes qui viennent vous taper sur les doigts et vous corriger,
04:41soit à un moment, il y a des gens qui disent,
04:43écoutez, ok, nous, on participe à l'effort.
04:46Et dans le même temps, il y a le comportement que les uns et les autres peuvent avoir.
04:49Peut-être qu'il faut un peu moins prendre sa bagnole quand on peut s'en passer.
04:52J'ai dit à peu près la même chose sur le patriotisme, etc.
04:55Je pense que Total fait le boulot pour l'instant
04:57et qu'en fait, les uns et les autres essaient politiquement...
05:00Oui, il faut aller plus loin, Jérôme Ghiadji.
05:01Il appelle les entreprises privées être responsables et baisser leur prix,
05:04baisser leur marge.
05:06Oui, mais franchement, je crains que Total ne serait pas Total
05:10s'il raisonnait comme ça en permanence, si vous voulez.
05:12C'est des boîtes qui deviennent des mastodontes internationaux
05:15parce que ce sont des entreprises très dures
05:19et qui pensent avant tout à rentabiliser leur activité.
05:24Total, ce n'est pas Naturalia.
05:26Ce n'est pas un éco-système solidaire du canal Saint-Martin.
05:32C'est une énorme entreprise, extrêmement brutale,
05:34implantée partout dans le monde, très agressive,
05:36avec des gens qui bossent comme des dingues dedans.
05:38Le dernier PDG en est mort.
05:40Vous voyez ce que je veux dire ?
05:41Ce n'est pas une entreprise que Raphaël Glucksmann pourrait présider.
05:47Ce n'est pas exactement l'ambiance.
05:49Il y a plein de choses que Raphaël Glucksmann pourrait présider.
05:52Heureusement, philosophiquement, je ne suis pas contre l'idée,
05:54mais je pense qu'ils font déjà le boulot dans la limite.
05:57D'accord, mais ça, c'est le laisser-faire, laisser-aller du marché.
06:01Donc moi, je veux bien se dire...
06:03Ça ne leur a pas trop mal réussi.
06:05Non, mais encore une fois, je ne suis pas en train de vous proposer la nationalisation de Total.
06:10Vous avez mesuré que je peux mettre de la nuance.
06:12Par ailleurs, dans votre raisonnement, il manque les 60% de taxes sur l'essence.
06:15Mais si, je l'ai mentionné, j'ai dit qu'il y a d'autres leviers qui peuvent être activés,
06:19qui est, est-ce qu'on baisse les taxes temporairement ?
06:23On réintroduit une sorte de taxe flottante,
06:26comme l'avait mis en place Lionel Jospin à l'époque.
06:28Alors, pourquoi on ne le ferait pas, ça ?
06:30Non, mais je pense qu'il y a plusieurs leviers qui peuvent être mobilisés.
06:34Moi, je me mets à la place des actionnaires de Total.
06:36Moi, je fais un effort, comme vous le dites,
06:37parce que je suis complètement en ligne avec ce que vous venez de dire,
06:39enfin, ce que vous avez dit en avant-propos sur le patriotisme des entreprises.
06:42Mais pardon, moi, demain, je suis à la tête d'une grosse entreprise comme ça,
06:45qui a un réel impact sur le quotidien des Français.
06:49Pourquoi, moi, je vais perdre de l'argent quand l'État ne bouge pas le petit doigt
06:52et me remet tout sur ma tronche ?
06:53À un moment donné, c'est pas...
06:54Mais ça veut dire quoi que l'État bouge le petit doigt ?
06:56Alors, je suis d'accord.
06:56En baissant les taxes ?
06:58Eh bien, vous savez quoi ?
06:59Je pense que si l'État baisse les taxes,
07:01ce sera déjà un peu plus audible de redemander encore un effort à Total.
07:04Eh bien, vous savez quoi ?
07:04On va faire la plus belle chose, là, sur ce plateau,
07:06qui devrait se faire à l'échelle du pays.
07:08On va faire un compromis.
07:09Le deal, pour moi, en effet, est là.
07:11Le deal, c'est l'État dit, je baisse les taxes, même temporairement,
07:16soit les droits d'assises, soit la TVA,
07:19avec l'effet qui est que ça bénéficie à tout le monde,
07:21mais c'est plus simple à mettre en œuvre.
07:23Le gros rouleur, avec son SUV, qui gagne beaucoup d'argent,
07:26il va en bénéficier.
07:28Mais en même temps, celui, le SMICAR,
07:30qui a besoin de sa bagnole pour aller au boulot à 4h du matin,
07:34lui, il ne se posera pas la question, ça le verra.
07:36Et que dans le même temps, il y a le patriotisme économique
07:38et les grandes entreprises.
07:40Si on est capable, dans ce pays, de faire ça,
07:42alors on se portera mieux.
07:43C'est-à-dire, l'État et la puissance privée,
07:45à un moment, qu'ils se disent,
07:46on mobilise nos outils au service d'un intérêt commun,
07:48qui est le soutien au pouvoir d'achat,
07:50qui est la grosse priorité,
07:51et à travers ce soutien au pouvoir d'achat,
07:53c'est aussi le soutien à l'économie du pays.
07:55Donc, il doit être gagnant-gagnant.
07:56– Juste, je voudrais ajouter,
07:57c'est marrant que vous nous proposiez un compromis,
07:59parce que Jordan Bardella,
08:00il a été interrogé sur la même question que vous,
08:01et il a répondu à, je ne sais pas,
08:03peut-être, il faut demander aux socialistes.
08:05– Non, mais le problème de Jordan Bardella et du RN,
08:08c'est qu'ils ne savent pas où ils habitent.
08:09Parce que dans la même journée hier,
08:10j'ai entendu Jean-Philippe Tanguy,
08:12Marine Le Pen et Jordan Bardella
08:14dire des choses totalement différentes.
08:16– C'est pour ça, je vais juste aller au bout de ma question,
08:17vous, vous êtes député,
08:18donc vous les voyez à l'Assemblée,
08:19vous les côtoyez dans l'hémicycle,
08:20et il se trouve qu'il y a beaucoup de nos auditeurs
08:22et des automobilistes qui votent pour eux.
08:25Comment vous expliquez qu'ils votent pour eux
08:26alors qu'ils ne savent pas où ils habitent,
08:28et qu'ils disent tout et son contraire sur la question,
08:30la question essentielle de l'essence et du prix à la pompe ?
08:32– Parce que, pardon de le dire,
08:34mais nous, on le voit depuis des mois
08:35et des mois à l'Assemblée nationale,
08:36– Une question difficile.
08:37– Qui navigue à vue.
08:40– C'est Jordan Bardella qui la pose,
08:42c'est pas moi.
08:42– Non mais il faut regarder les choses telles qu'elles sont.
08:44– Pour vous dire pourquoi,
08:45au moins, ce sont des branques.
08:47– Non, c'est Jordan Bardella qui dit
08:48qu'il faut demander aux socialistes.
08:50– Je demande aux socialistes,
08:51je pense la parole de Jordan Bardella.
08:53– C'est un peu branquignol,
08:54pardonnez-moi l'expression,
08:56le fait d'être incapable,
08:57mais c'est pas que sur ce dossier,
08:59c'est-à-dire sur plein de dossiers
09:00sur la question du pouvoir d'achat,
09:01c'est les mêmes.
09:02Quand ils disent,
09:03il faut soutenir le pouvoir d'achat
09:04de ceux qui travaillent,
09:05ils font un revenu digne,
09:06quand on propose l'augmentation du SMIC,
09:07ils ne sont pas au rendez-vous.
09:08Donc, il y a une espèce de grand écart permanent,
09:11on le voit de plus en plus
09:12entre Jordan Bardella et Marine Le Pen.
09:14Jordan Bardella qui va déjeuner
09:15avec le patronat
09:17et qui veut avoir son soutien
09:19et sa connivence.
09:20Et Marine Le Pen qui a encore l'intuition
09:22de se dire,
09:23mais moi je ne peux pas me couper
09:24de ces classes populaires
09:25qui croient naïvement
09:26que le RN est la bonne solution
09:28à toute leur crise.
09:29Et là, ce qui est en train de se passer,
09:30c'est assez intéressant,
09:31c'est que ça pète à la figure,
09:33un, l'amateurisme,
09:34l'incohérence des propositions
09:36qui sont faites
09:36et désormais les dissensions
09:38à l'intérieur du RN
09:39entre ceux qui veulent gagner
09:40une ligne populaire
09:41et ceux qui se disent
09:42si on veut gagner le pouvoir,
09:44il faut qu'on ait le soutien
09:45du fameux établissement
09:46qu'on dénonçait auparavant.
09:48Sur la proposition du SMIC
09:49à 1 600 euros,
09:51moi par exemple,
09:52j'aurais dit non aussi
09:53dans l'état du texte,
09:54j'aurais dit non aussi
09:57parce qu'en fait,
09:58on ne baisse pas les charges
09:58sur les entreprises.
10:00Moi, si on baisse
10:01les charges d'une entreprise,
10:02vous allez voir
10:02que le SMIC net
10:05va augmenter.
10:06Il n'y a plus de charges
10:07au niveau du SMIC.
10:09Il n'y en a plus en France.
10:09Ah bon ?
10:10Le patron n'a pas de charges ?
10:11Au niveau du SMIC,
10:12un patron,
10:13il paye 73 euros
10:14de cotisation.
10:15Vraiment, je vous assure,
10:17on est arrivé
10:18à quelque chose
10:19qui est mis en place
10:19et qui a marché
10:20et sur lequel
10:21je ne veux pas revenir.
10:21Ça a commencé en 1993.
10:24Ça s'appelait
10:24les allégements Fillon.
10:25Au niveau du SMIC...
10:26Elle n'a pas de charges patronales,
10:28elle n'a pas 27% d'imposition.
10:29Au niveau du SMIC,
10:30un salarié au SMIC,
10:31je vous assure,
10:32il n'y a plus de cotisation
10:34patronale
10:35au niveau du SMIC,
10:36quasiment plus.
10:37Mais il n'y a pas que ça,
10:38comme je me disais.
10:38Je voudrais qu'on revienne
10:39simplement sur la situation du jour.
10:41Je parle des cotisations salariales
10:43sur le coût du travail,
10:43il n'y en a plus.
10:44On a,
10:45aujourd'hui,
10:45on a plusieurs chiffres
10:46qui se télescopent.
10:47C'est-à-dire,
10:48on a le prix à la pompe
10:49qui va sûrement
10:50continuer d'augmenter,
10:51même si Total,
10:52pour le moment,
10:52le cap,
10:53mais ils ne disent pas
10:54jusqu'à quand.
10:55On a l'inflation,
10:562,2%.
10:57On a les prix de l'énergie
10:59plus 14%
11:00à cause notamment
11:01de ce qui se passe
11:02dans le golf
11:02et à les mutuelles
11:04qui augmentent aussi
11:05de 106 euros
11:06en moyenne.
11:08Tous les prix,
11:09aujourd'hui,
11:09on voit bien qu'ils bougent
11:10quand on fait nos courses,
11:11etc.
11:12Donc comment on va faire
11:13pour ça ?
11:13Comment est-ce qu'on va
11:14contrer cette hausse généralisée
11:16qui aura des répercussions
11:18bien évidemment
11:19sur la vie de tous les jours,
11:20sur les entreprises
11:20qui ne pourront pas répercuter ?
11:22Et tout ça
11:22avec zéro de croissance ?
11:24Avec zéro de croissance,
11:25sur les chiffres d'affaires,
11:26etc.
11:26On va avoir un hiver économique
11:27en plein été.
11:29Ça s'appelle
11:29un risque de récession.
11:32Et là où vous avez raison,
11:33c'est qu'il ne peut pas y avoir
11:33un discours de l'impuissance.
11:34Là on dit,
11:35écoutez,
11:35il y a une guerre,
11:36on en subit les conséquences.
11:38On nous a dit,
11:38moi j'étais la semaine dernière
11:39à Bercy,
11:40Grande-Messe,
11:41avec tous les ministres,
11:42comité d'alerte
11:42des finances publiques.
11:43La guerre coûte
11:446 milliards d'euros
11:46aux finances publiques françaises,
11:50essentiellement
11:50par renchérissement
11:51du coût de la dette,
11:52des taux d'intérêt.
11:54Et donc il faut trouver
11:556 milliards
11:55pour équilibrer,
11:56donc 4 milliards d'économies,
11:58du côté du budget de l'État,
12:002 milliards du côté
12:00du budget de la sécurité sociale.
12:02Mais il y a un peu
12:02une forme de discours
12:03de l'impuissance,
12:04un peu de spectateur.
12:05Moi je pense qu'il faut
12:06prendre ces sujets
12:06un par un
12:07et de regarder à chaque fois
12:08comment on peut agir.
12:10On vient peut-être
12:11construire le compromis
12:12sur ce plateau,
12:13sur ce que ça pourrait être
12:14s'agissant du prix des carburants.
12:15Et vous avez mentionné
12:16un sujet,
12:16et merci de l'évoquer
12:18parce que moi
12:18c'est mon cheval de bataille
12:19depuis des années.
12:21Tout le monde s'en fout
12:22mais on a en France
12:23un système,
12:24on a la sécurité sociale
12:25qui rembourse
12:2770% d'une consultation médicale,
12:29vos dépenses à l'hôpital
12:30ou vos dépenses de médicaments
12:32et à côté
12:33on a des organismes complémentaires
12:34d'assurance maladie,
12:35des mutuelles
12:36pour un peu plus de la moitié
12:37et des assureurs privés aussi,
12:39des gros assureurs privés,
12:40AXA,
12:41Generali,
12:42les banques,
12:42etc.
12:43Or qu'est-ce qu'on voit
12:43ces dernières années ?
12:45Et ça,
12:45moi dans ma permanence à Massy,
12:46tout le monde me parle de ça.
12:4825% d'augmentation
12:49des tarifs des mutuelles
12:50ces trois dernières années.
12:51Voilà.
12:52Et est-ce que c'est une fatalité ?
12:54Pourquoi on continue comme ça ?
12:55Pourquoi on a ce système ?
12:56Moi j'ai mis
12:58un grand coup
12:58dans la fourmilière,
12:59j'ai fait voter
13:00à l'Assemblée nationale
13:01en décembre dernier
13:02un amendement
13:03qui a été voté
13:05par tous les parlementaires,
13:06la loi a été promulguée
13:07qui dit en 2026
13:08il doit y avoir un gel
13:09des cotisations
13:10des organismes complémentaires maladie.
13:12Et là on a d'abord
13:12un scandale démocratique,
13:13c'est que les organismes concernés
13:15n'appliquent pas cette loi
13:16et c'est l'enquête
13:17que vient de faire l'UFC
13:17Que Choisir
13:18et qui montre que 92%
13:19des gens ont vu
13:20leur cotisation augmenter
13:22alors que la loi
13:22prévoit le contraire
13:23et au-delà.
13:24Donc déjà ça c'est
13:25un problème démocratique
13:26quand le Parlement vote
13:27que la loi est promulguée
13:28et qu'elle n'est pas censurée
13:29par le Conseil constitutionnel
13:30normalement ça doit s'appliquer.
13:31On a le gouvernement
13:32qui dit
13:33je ne sais pas comment l'appliquer
13:34je saisis le Conseil d'État
13:35pour avoir un avis.
13:36Et derrière ce cas particulier
13:38il y a le sujet plus global
13:39pourquoi on continue
13:41à avoir ce système
13:42à double tête
13:43si j'ose dire ?
13:43Vous voulez interdire les mutuelles ou pas ?
13:45Vous voulez interdire les mutuelles ?
13:46Je ne sais pas
13:46interdire les mutuelles
13:48je veux la sécurité sociale intégrale
13:50c'est-à-dire un seul financeur
13:51pour couvrir la totalité du risque.
13:54D'ailleurs ça marche bien
13:55la sécurité sociale.
13:56Et bien oui
13:56ça marche bien la sécurité sociale
13:58dans notre système
13:59mais ça ne coûte pas cher
13:59et ça ne coûte pas cher
14:00en gestion.
14:01Mais non mais monsieur
14:02Elle est même bénéficiaire
14:03la sécurité sociale.
14:04Non mais lui
14:04c'est un grand défenseur du privé
14:06et je vais...
14:07Laissez-moi deux minutes
14:08un chiffre.
14:08Oui mais les hebdos
14:10il y a un truc
14:10qu'on appelle les marronniers
14:11et parmi les marronniers
14:13vous savez ces sujets
14:14qui font la une
14:14des hebdomadaires
14:15toutes les trois semaines
14:17il y a le trou de la sécu
14:18par exemple
14:18et ça fait à peu près 40 ans
14:20qu'on nous parle du trou de la sécu
14:22donc qu'est-ce qu'on va faire ?
14:23On va faire une sécu intégrale
14:24qui sera encore plus déficitaire.
14:25Eh bien non
14:26vous me laissez deux minutes
14:27pour faire une démonstration
14:28aux libérales que vous êtes
14:30pour gérer la sécurité sociale
14:32pour vous verser vos remboursements
14:33avec la carte vitale
14:34ça coûte 2 à 3%
14:36de frais de gestion
14:37c'est-à-dire 7 milliards par an
14:38sur les 250 milliards
14:39qui sont remboursés.
14:40Pour vous verser
14:41vos prestations
14:43à votre mutuel
14:44ou à votre assureur privé
14:46ça coûte entre 14 et 20%
14:49de frais de gestion
14:49Pourquoi ?
14:50Parce que c'est concurrentiel
14:51ils doivent faire de la publicité
14:53ils doivent faire du sponsoring
14:54ils doivent avoir des courtiers
14:56etc.
14:56Et ça ça coûte 8 milliards d'euros
14:58donc moi je vous fais une proposition
14:59d'économie
15:00en internant
15:01en intégrant à la sécurité sociale
15:04cette gestion
15:05c'est la sécu
15:05qui vous rembourserait totalement
15:06vous n'auriez plus l'hésitation
15:08qui est
15:08ah bah quel mutuel je choisis
15:10c'est quoi le bon tarif
15:11vous n'auriez plus l'inégalité
15:12qui fait que quand vous êtes salarié
15:13et que vous passez à retraiter
15:14vous avez une explosion
15:16des coûts de vos complémentaires
15:17vous aurez un système simple
15:18et vous savez quoi ?
15:19Ça marche
15:20Vous savez où ça marche ?
15:21Ça marche depuis 80 ans
15:22dans un bout de France
15:23qui s'appelle l'Alsace-Moselle
15:24en Alsace-Moselle
15:25la sécurité sociale
15:27rembourse quasiment à 100%
15:28parce que c'est héritier du système
15:30qui avait été mis en place
15:31par l'Allemagne
15:32quand le territoire avait été occupé
15:34donc on a en France
15:34un système en Alsace-Moselle
15:36qui est géré par les salariés
15:38qui est excédentaire
15:39écoutez monsieur Consigny
15:40en Alsace-Moselle
15:41l'assurance maladie
15:42fait 500 millions
15:43oui mais parce que
15:44c'est un dossier
15:44qui n'est pas assez sur la table
15:45et moi
15:46comme candidat à l'élection présidentielle
15:48je veux que ce soit
15:48une mesure concrète
15:49qui soit mise au débat
15:51qui soit reprise
15:51par les autres candidats
15:53qu'on ait cette discussion
15:54je ne suis pas contre les mutuelles
15:55elles sont utiles
15:56sur les actions de prévention
15:57sur toute une série de choses
15:58mais pour le remboursement
15:59mais pour le remboursement
16:01de l'assurance maladie
16:02c'est redondant
16:03qu'elles se mettent
16:04sur des sujets
16:04qui ne sont pas occupés
16:05par la sécurité sociale
16:06on pourrait parler
16:07de la perte d'autonomie
16:08pour les personnes âgées
16:09ou de la prévoyance
16:10accident, décès, invalidité
16:11pour les salariés
16:12ça ce n'est pas bien couvert
16:13par la sécu
16:14et donc peut-être que ceux-là
16:15on peut leur confier
16:16cette mission-là
16:17mais pour la sécu
16:18faisons une sécurité sociale intégrale
16:20qui est l'objectif initial
16:22des gaullistes
16:23et des communistes
16:24en 1945
16:24ça me fait penser
16:25au socialisme intégral
16:26vous savez
16:27qui était la grande expression
16:29soviétique
16:29mais moi
16:31pourquoi pas
16:32je suis très sépulé
16:33mais je crois
16:33vous ne connaissez pas le dossier
16:34je vous assure
16:34et comme plein de gens
16:35mais ce n'est pas un reproche
16:36ce n'est pas un reproche
16:37il n'est pas assez connu
16:38ce que je connais en revanche
16:40c'est les charges que je paye
16:41pour éponger
16:42le trou de la sécu
16:43et je crains quand même
16:44qu'avec un système
16:46où on élargit le spectre
16:47de ce qui est remboursé
16:48par la sécurité sociale
16:50on se retrouve avec
16:51un déficit
16:51encore plus important
16:53qu'il faudra continuer
16:54à éponger
16:55les mutuelles
16:56il y a 5 à 1 milliard
16:57à récupérer
16:58les mutuelles
17:01elles ne sont pas en déficit
17:02on se retrouve dans un instant
17:03avec Jérôme Guedj
17:04député socialiste de l'Essonne
17:05il est face au GG
17:06à tout de suite
17:13à tout de suite
17:36je l'illustre
17:36pourquoi je suis candidat
17:38parce que je pense qu'il y a
17:38une gauche républicaine
17:39dans ce pays
17:40il y a aussi une gauche sociale
17:41qui doit mettre des sujets
17:42sur la table
17:42et l'histoire des mutuelles
17:43ce n'est pas une obsession
17:44l'histoire des complémentaires
17:45ça ça touche à la vie
17:46de tous les français
17:4793% ont une complémentaire
17:50et ils voient bien
17:50que le système
17:51ne fonctionne pas
17:52de manière satisfaisante
17:53donc parlons des sujets
17:53de préoccupation
17:54de nos concitoyens
17:55François Hollande
17:55qui se prépare
17:56Bernard Cazeneuve
17:57qui y réfléchit
17:58Manuel Vaz
17:59qui dit pourquoi pas
18:00c'est ils se moquent du monde
18:01les trois là ou pas ?
18:03écoutez chacun est libre
18:04c'est pas moi
18:04qui vais vous dire
18:05le contraire
18:05est-ce qu'ils ont raison
18:07d'y réfléchir
18:07ou est-ce que ça
18:08ils se moquent des français
18:09ils se moquent du monde ?
18:10ça n'a de sens
18:11que si c'est au service
18:12d'un projet collectif
18:13moi quand j'ai déposé
18:14ma candidature
18:14annoncer ma candidature
18:15c'est de dire
18:16ça sera dans un cadre
18:17avec tous les autres
18:18parce qu'on ne va pas
18:19multiplier des candidatures
18:20qui ne vont pas au bout
18:21vous voyez bien
18:26et bien chacun dit
18:27je suis disponible
18:27c'est plutôt une bonne nouvelle
18:28mais à condition de dire
18:30je ne peux pas avoir raison
18:31vous êtes sûr que c'est une bonne nouvelle
18:32vous êtes sûr que les français
18:33prennent ça comme une bonne nouvelle
18:34pour la démocratie ?
18:35François Hollande
18:36Bernard Cazeneuve
18:37c'est quoi la situation inverse
18:39de dire le PS
18:40est dans tel état
18:41dans un tel état
18:41qu'il n'y a pas quelqu'un
18:42qui est préparé depuis des années
18:44et dont on sait de manière évidente
18:45qu'il est candidat
18:45à l'élection présidentielle
18:46Raphaël Glucksmall
18:47est dans le paysage
18:48il a fait des bons scores
18:49aux dernières élections européennes
18:51pour l'instant
18:51il n'annonce pas
18:52de candidature
18:54il s'y prépare lui aussi
18:55moi je veux être autour de la table
18:56avec tout cela
18:57en disant à chacun
18:58les gars on va arrêter l'immaturité
18:59on va juste se poser la question
19:01qu'est-ce qu'on propose concrètement
19:02qui fait un
19:03qu'on évite
19:03que Jordan Bardella
19:05devienne président de la République
19:06ou que Jean-Luc Mélenchon
19:07devienne président de la République
19:08et pour cela
19:09la plus grande chance
19:11de succès
19:11de Jordan Bardella
19:13c'est s'il se retrouve
19:13au deuxième tour
19:14face à Jean-Luc Mélenchon
19:15et donc pour empêcher
19:18Bardella
19:18il faut contenir Mélenchon
19:19et avoir une ligne
19:20qui est celle d'une gauche
19:22authentiquement attachée
19:23aux questions sociales
19:24mais qui est républicaine
19:25qui est clean
19:26sur la conception
19:27de la démocratie
19:28du débat démocratique
19:30parce que
19:31c'est dramatique
19:31mais Mélenchon
19:33et la France insoumise
19:34sont devenus
19:34le plus grand repoussoir
19:35de la vie politique
19:36aujourd'hui
19:37donc ce ne serait pas
19:37une bonne chose
19:38pour la France
19:38que Jean-Luc Mélenchon
19:39soit président de la République
19:40non mais
19:40ma question elle est directe
19:42mais je vais vous dire
19:42il ne peut pas être
19:43président de la République
19:43s'il est au deuxième tour
19:44de l'élection présidentielle
19:45les sondages
19:46valent ce qu'ils veulent
19:47mais moi j'en ai vu un
19:48hier ou avant-hier
19:49deuxième tour
19:50Bardella
19:50Mélenchon
19:51Mélenchon fait 28,5%
19:53donc je veux bien
19:54que le sondage se trompe
19:55même de 20%
19:56ou de 30%
19:57mais on est assuré
19:58Mélenchon
19:59et ça il ne peut s'en prendre
20:00qu'à lui-même
20:01est devenu le plus grand
20:02repoussoir de la vie politique
20:03et en cas de deuxième tour
20:04donc moi
20:05parce que mon objectif
20:06c'est d'éviter Bardella
20:07et l'imposture
20:08qu'on évoquait tout à l'heure
20:09avec Flora
20:09il faut dans une première étape
20:11qu'il n'y ait pas Mélenchon
20:12face à lui
20:12pour qu'il n'y ait pas Mélenchon
20:13il faut qu'il y ait une gauche républicaine
20:14qui soit crédible
20:15solible
20:16qui soit rassemblée
20:17et qui puisse se hisser
20:18au deuxième tour
20:19de l'élection présidentielle
20:20en ayant en tête quand même
20:21et ça il faut aussi
20:22je vous parlais de compromis
20:23tout à l'heure
20:23que celui qui sera au deuxième tour
20:25face à Bardella
20:26et bien il ne gagnera
20:27que si le camp d'en face
20:28vote pour lui
20:29c'est-à-dire que la droite républicaine
20:31vote pour la gauche républicaine
20:32ou si c'est l'inverse
20:33que la gauche républicaine
20:34vote pour la droite républicaine
20:35c'est-à-dire que les gens
20:37comprennent
20:37qu'on va devoir
20:39se mettre d'accord
20:40à un moment donné
20:40dans l'intérêt du pays
20:41ça recrée
20:44le macronisme
20:45ou en même temps
20:46et non
20:46on ne croirait plus
20:47qu'il faut arriver
20:48avec ses convictions
20:48et construire les français
20:49non mais
20:51moi je vous ai dit tout à l'heure
20:52la politique c'est l'art du coup
20:53on sent bien
20:53qu'aujourd'hui
20:54tout sauf le RN
20:55ça les fatigue
20:56je suis bien d'accord
20:56c'est pour ça que moi
20:57je n'ai pas le slogan
20:57que je mets sur la table
20:58c'est répondre
21:00au sujet
21:02de relégation
21:02de ressentiment
21:03de mépris
21:03qui font qu'une partie
21:04de nos concitoyens
21:05vote pour le rassemblement national
21:06en disant à tous les autres
21:08partis politiques
21:08je vote pour eux
21:09parce que vous êtes nuls
21:10parce que vous ne répondez pas
21:11à mon problème
21:12de pouvoir d'achat
21:13parce que c'est un désert médical
21:14sur l'immigration par exemple
21:16j'ai pas entendu
21:16est-ce que vous êtes pour
21:17la commission d'enquête
21:18proposée par Ciotti
21:19sur l'immigration
21:19moi je suis pour
21:21aborder la question
21:22de l'immigration
21:23sans aucun tabou
21:24sans aucun tabou
21:25c'est une politique publique
21:27comme les autres
21:27qu'on doit juger
21:28évaluer
21:29et regarder ce qui marche
21:30et regarder ce qui ne marche pas
21:32ne pas être dans l'angélisme
21:33ni le catastrophisme
21:34l'angélisme c'est quoi
21:35c'est une partie de la gauche
21:37qui dit
21:37il n'y a aucun problème
21:38il n'y a aucun sujet
21:39ouvrons les frontières
21:40à tout le monde
21:40ce n'est pas ma position
21:41et le catastrophisme
21:43de Ciotti
21:44ou du RN
21:44qui est de dire
21:45immigration zéro
21:46parce que ça
21:47ce n'est pas réaliste
21:47et ce n'est pas crédible
21:48moi je suis pour une immigration
21:50je vais vous dire
21:51je suis favorable
21:53à
21:54je vais lâcher un gros mot
21:55à gauche
21:56qui n'est pas habituel
21:56à une immigration planifiée
21:58c'est-à-dire
21:59on définit
22:00ce dont nous avons besoin
22:01pour le pays
22:02et quelles sont les conditions
22:03d'intégration
22:04qui peuvent être
22:05offertes
22:06pour que justement
22:06à la manière canadienne
22:07c'est ça
22:08un peu à la manière canadienne
22:09avec un permis à point
22:10comme le dit Gabriel Attal
22:11avec des critères précis
22:12avec le fait
22:14qu'on accueille
22:15des populations
22:16dont on est certain
22:16qu'on va pouvoir
22:17les former en français
22:18avoir un travail
22:20avoir un logement
22:21parce que si c'est pour
22:23justement être
22:23dans des conditions
22:24de précarité
22:25c'est pas bon
22:26pour les personnes
22:26qui arrivent sur le territoire
22:27et c'est pas bon
22:28pour le pays
22:28parce qu'il a le sentiment
22:29et bien que
22:31il ne va pas de l'avant
22:32donc assumer
22:33de manière dépassionnée
22:35pas dire que c'est le sujet central
22:36regardez encore une fois
22:38dans les enquêtes d'opinion
22:38le sujet premier
22:39de préoccupation
22:40des français
22:40c'est la question
22:41de la santé
22:41de très très loin
22:43ça c'est quelque chose
22:44qui unifie
22:45et depuis des années
22:46or c'est le sujet
22:46dont on parle le moins
22:47c'est quoi la politique de santé
22:48comment on réforme la santé
22:50et il y a le pouvoir d'achat
22:51gagner de l'argent
22:51et gagner de l'argent
22:52tiens justement
22:53demain on est le 1er mai
22:54oui
22:55demain vous arrivez
22:55président de la république
22:56est-ce que vous touchez
22:57au 1er mai
22:58pour que ceux qui veulent travailler
23:00puissent travailler ou pas
23:01mais je pense pas
23:02que ce soit le sujet
23:02là aussi central
23:03et prioritaire
23:04vous avez quelques entreprises
23:07qui ont des salariés
23:08des fleuristes
23:08des boulangers
23:09parfois industriels
23:10etc
23:11ça fonctionne
23:12vous trouvez du pain
23:13le dimanche
23:14vous en trouvez
23:15dans votre coin
23:16et vous achetez du muguet
23:17ou des fleurs
23:17et vous en trouvez
23:18donc franchement
23:19tous les fleuristes sont ouverts
23:20mais je vous assure
23:21l'argent
23:21vous savez
23:22l'argent que vous dépensez
23:24le 1er mai
23:25vous l'avez pas
23:26pour le 2 mai
23:27le 3 mai
23:27le 4 mai
23:27donc l'idée selon laquelle
23:29ça va booster la croissance
23:30et en ouvrant le 1er mai
23:32on va avoir plus de consommation
23:33c'est une substitution
23:36c'est un symbole
23:38et dans les symboles
23:39dans les symboles
23:39pardon de le dire
23:40vous savez quoi
23:40je vais citer Gérald Darmanin
23:42il paraît qu'hier
23:43en conseil des ministres
23:43il a fait une petite sortie
23:44sur le sujet
23:45il a dit
23:46et je reprends ses termes
23:47il a dit
23:48moi dans sa région
23:49à Tourcoing
23:50dans le nord
23:50là-bas
23:50il dit
23:51le 1er mai
23:51c'est le Noël
23:52au printemps
23:53pour les salariés
23:54c'est une journée
23:55allez
23:56c'est la journée historique
23:57de repos des travailleurs
23:58franchement
23:59ils toucheront pas
24:00les mobilisent en marche
24:00rien ne l'arrêtera
24:01oui mais monsieur
24:02mais qu'est-ce que vous voulez ouvrir
24:04le 1er mai
24:04vous avez envie d'aller à la FNAC
24:06vous avez envie d'aller
24:07à chez Carrefour
24:08etc
24:09ça va servir à quoi
24:10vous n'allez pas plus
24:11mais il n'y a pas de pouvoir d'achat
24:13donc le magasin il est ouvert
24:14si vous allez le 1er mai
24:15vous n'irez pas
24:16le lendemain
24:17et le dimanche aussi
24:18si parce que c'est là
24:19que vous êtes à gauche
24:21oui mais c'est là
24:22vous n'êtes pas toute seule
24:23sur ce plateau
24:24j'ai pas ouvert la boule depuis
24:25moi j'ai rien dit non plus
24:26au jeune Gage
24:27mais là ça m'intéresse
24:28ce qu'il dit
24:30moi je suis pour tout ouvrir
24:31parce que c'est le problème
24:32de la gauche
24:33c'est que vous continuez
24:34à penser que les choses
24:36sont figées
24:36si les commerces
24:37sont ouverts le 1er mai
24:39s'ils sont ouverts le dimanche
24:40qu'est-ce que ça fait ?
24:41ça crée de l'activité
24:42ça fait que par exemple
24:43le 1er mai
24:44il faut payer un salarié
24:45pour ouvrir la boutique
24:46pour tenir la boutique
24:47on va le payer même trip
24:48je crois le 1er mai
24:50bon avec son salaire
24:51qu'est-ce qu'il va faire lui-même
24:52le dimanche
24:53quand les magasins seront
24:53voilà monsieur Consigny
24:54qui devient keynésien
24:56il devient keynésien
24:57le pouvoir d'achat
24:58soutient la demande intérieure
25:00et donc la croissance
25:02c'est surtout au niveau du message
25:04c'est pas de l'argent public
25:04en l'occurrence
25:05l'activité crée de l'activité
25:07j'ai le droit de parler ou pas ?
25:09l'activité crée de l'activité
25:10donc je constate que
25:12vous êtes en réalité
25:13aux fraises à gauche
25:14vous sucrez les fraises
25:16comme jamais
25:17Hollande il est là
25:18avec son gros truc de sucre
25:19et il en met des tonnes
25:20sur ses fraises
25:21vous avez des idées
25:22parfois un raisonnement
25:23par l'absurde permis
25:24donc vous avez des idées
25:26qui sont complètement tâtées
25:27est-ce qu'il faut ouvrir
25:28les magasins toute la nuit ?
25:29oui
25:297 jours sur tête
25:3020 jours sur Charles
25:32comme dans tous les grands pays
25:33qui tournent
25:34et qui sont en train
25:35de nous bouffer
25:35la FNAC ouverte toute la nuit
25:36parce qu'à 2h du matin
25:37il faut aller acheter
25:38le dernier bouquin
25:39de monsieur Consigny
25:40la Corée du Sud
25:41la Chine
25:42les Etats-Unis
25:43les Émirats arabes
25:44les idées
25:45elles sont néolidérales
25:46elles sont des années 80
25:47et nous on est en train
25:49de s'écrouler
25:49on y reviendra
25:49sur le 1er mai
25:50tout à l'heure à 11h
25:51puisque vous êtes en train
25:52de nous écouter
25:52est-ce que vous voulez ouvrir
25:53est-ce que vous voulez fermer
25:54on a du mal un peu à comprendre
25:56rendez-vous tout à l'heure à 11h
25:57je voudrais juste
25:57qu'on termine avec vous
25:58Jérôme Guet
25:58sur une guerre de deux mères
26:00vous appellez la guerre
26:02de Master Poulet
26:02c'est Karim Bouamran
26:05qui ne veut pas
26:05l'ouverture de Master Poulet
26:07à Saint-Ouen
26:08et qui lui a répondu
26:10Bagali Bakayoko
26:11le maire LFI
26:13de Saint-Denis
26:14dans une vidéo
26:17il faut même
26:20de la loco
26:20merci de l'accueil
26:22c'est gentil
26:22il y en a qui veulent
26:24les restaurants étoilés
26:26Master Poulet
26:27un coup
26:28KO
26:30Bali Bagayoko
26:31qui a donc dit
26:31Master Poulet
26:32un coup
26:33KO
26:33à la direction
26:34de Karim Bouamran
26:35qui lui ne veut pas
26:35l'ouverture de Master Poulet
26:36il dit
26:36c'est de la malbouffe
26:38j'ai déjà suffisamment
26:39de fast-food
26:41dans ma ville
26:41vous êtes dans quel camp
26:42alors finalement
26:43moi je trouve que la position
26:43de Karim Bouamran
26:44qui est un maire
26:45qui s'occupe
26:46de la manière
26:49dont sa ville évolue
26:50et qui en plus
26:50met sur la table
26:52des questions
26:54en effet de malbouffe
26:55etc
26:56je ne trouve pas ça débile
26:57de la part d'un maire
26:58voilà
26:58donc il faut qu'on concilie
26:59il y a des problèmes
27:00de pouvoir d'achat
27:01qui fait que des gens
27:01vont dans ces chaînes
27:03de fast-food
27:04très low cost
27:05comme il y a des gens
27:05qui vont sur Chine
27:06pour s'habiller
27:07mais ça n'a pas
27:09dans le bon sens
27:10pour l'ensemble du pays
27:11ces gens-là
27:11ils font venir
27:12100%
27:13de leur poulet
27:15en dehors
27:16de la France
27:17donc je trouve
27:18qu'il y a quand même
27:19une contradiction
27:19j'ai vu
27:19il y a des grossistes
27:20de l'Union Européenne
27:21qui eux-mêmes
27:22font venir peut-être
27:23au Brésil
27:23de Brésil
27:24donc on ne peut pas
27:27à un moment
27:27la politique
27:27c'est de la cohérence
27:28on ne peut pas
27:29je voyais M. Coquerel
27:30qui est député LFI
27:31de ce territoire
27:32qui soutient ça
27:33et c'est les mêmes
27:34qui signent des propositions
27:35de loi à l'Assemblée nationale
27:36pour limiter
27:37les fermes-usines
27:38en France
27:39d'installation
27:40de batteries
27:41de poulet
27:42pour justement
27:42produire plus de poulet
27:43en France
27:44donc il y a quand même
27:44des grosses contradictions
27:46je trouve qu'un maire
27:47il a raison
27:48d'essayer de chercher
27:49l'équilibre
27:49dans sa ville
27:50voilà
27:50après le sujet
27:51est parti dans les tours
27:52le sujet a été monté
27:53en épingle
27:54c'est une bataille LFI-PS
27:55c'est la suite
27:56d'une bataille LFI-PS
27:58parce que tout ça
27:59a commencé
27:59dès l'instant
28:00où LFI a décidé
28:01d'en faire un sujet
28:02pour fragiliser
28:03Karim Boimbran
28:04qui a été élu
28:05et bien réélu
28:06maire de Saint-Ouen
28:08et qui vient
28:08avec un projet
28:09qui est clair
28:09il dit ça doit être
28:10la ville pour tout le monde
28:10donc des kebabs
28:12des friteries
28:14des fast-food
28:15il y en a dans sa ville
28:16mais il dit
28:17je ne veux pas
28:17qu'il y en ait trop
28:17je ne veux pas
28:18qu'il y ait des nuisances
28:19je ne veux pas
28:20et je préférerais
28:21qu'on puisse manger
28:23correctement
28:23et en face
28:24on a des gens
28:25qui disent
28:25au nom du pouvoir d'achat
28:27on peut manger n'importe quoi
28:28y compris de la merde
28:29pardonnez-moi l'expression
28:30je ne parle pas de ça
28:31en particulier
28:32je ne sais pas ce que
28:32c'en est
28:33mais pardon
28:33on ne peut pas valoriser
28:35tout et n'importe quoi
28:36il y a des enjeux d'équilibre
28:37merci d'avoir été avec nous
28:39Jérôme Gued
28:39député socialiste de l'Essonne
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