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  • il y a 10 heures
Ce jeudi 30 avril, Olivier Gayno, directeur des investissements de HSBC Asset Management, et Étienne Gorgeon, responsable de la Gestion Obligataire chez Sanso Longchamp Asset Management, ont échangé leur point de vue sur la décision de la FED de maintenir ses taux, ainsi que sur les nouveaux records inscrits par le Nasdaq et le S&P 500, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Avec en plateau ce matin, Olivier Guénaud, directeur des investissements de HSBC Asset Management.
00:06Bonjour Olivier.
00:07Bonjour.
00:07Merci de nous accompagner en compagnie de Étienne Gorjon, responsable de la gestion obligataire
00:11chez Sanso Longchamp Asset Management.
00:13Bonjour Étienne.
00:14Merci à tous les deux de nous accompagner.
00:15Bon, beaucoup de publications d'entreprises comme on le voit depuis le début de cette émission.
00:18Et puis également les banquiers centraux qui sont au rendez-vous.
00:21Tout à l'heure la BCE, hier soir la Fed, avec des banquiers centraux qui doivent faire face
00:26à un conflit géopolitique comme les entreprises, pas évident.
00:29Et puis surtout une remontée des prix lorsqu'il faut parler d'inflation.
00:33Pour l'instant c'est un choc de prix, mais en tout cas c'est un numéro d'équilibriste pas
00:36simple.
00:36Qu'est-ce que vous retenez vous de cette réunion de la Fed, Olivier Guénaud ?
00:39Tout ce qui... c'est effectivement toute la question de savoir si cet envolée des prix sera durable ou pas
00:46et comment la Fed notamment va y réagir.
00:50Ce que je retiens c'est que l'orientation reste quand même à la baisse d'après les déclarations des
00:56membres de la Fed
00:57et que ça nous conforte effectivement plutôt dans un scénario, je dirais, d'inflation passagère,
01:04bien que évidemment tout soit ouvert.
01:08En attendant, hier, on l'a vu, les membres de la Fed, les membres votants se sont montrés prudents,
01:13au point même, Étienne Gorgion, que sur les 12 membres, vous avez 4 membres qui n'ont pas suivi,
01:19n'ont pas la décision, c'était pas une histoire de remonter ou baisser les taux en dehors de Stéphane
01:23Miran,
01:23mais sur le ton qui a été donné.
01:25On a des membres de la Fed qui ne veulent pas trop s'emballer sur « oui, on va baisser
01:30les taux ».
01:30Ils sont quand même très prudents aujourd'hui et 4 votes contre sur 12,
01:34ce n'était pas arrivé depuis plus de 30 ans, depuis 1992.
01:37Ce n'était pas arrivé depuis 1992, moi je trouve que c'est une série fantastique,
01:41c'est Powell contre l'administration Trump.
01:44Et hier, on avait une bataille qui était extrêmement intéressante,
01:47donc on a eu 4 personnes qui n'ont pas suivi le consensus,
01:51effectivement, ce n'était pas arrivé depuis un certain temps.
01:53Moi, je pense que ça va être plus la règle que l'exception,
01:57c'est-à-dire que la Réserve fédérale va probablement évoluer à un moment ou à un autre,
02:01plus comme la Banque d'Angleterre, où les dissensions sont monnaie courante,
02:06c'est leur fonctionnement, alors que la Réserve fédérale, c'est plutôt le consensus.
02:10Mais une fois que j'ai dit ça, il s'est quand même passé quelque chose,
02:12encore une fois dans cette série, il s'est passé quelque chose d'assez incroyable,
02:16c'est que Jay Powell dit « je reste au board ».
02:20Et ça, ça n'a pas été trop publicisé,
02:22mais ça a quand même pas mal d'implications.
02:23La première, c'est que normalement, s'il reste au board,
02:25puisqu'on ne peut pas avoir plus de 7 membres au board,
02:28ça veut dire que Miran sort.
02:30Si Miran sort, alors on a 4 personnes qui sont plutôt dans le camp indépendance
02:37de la Réserve fédérale, farouchement attachées à l'indépendance,
02:39et en infériorité, 3 pro-Trump,
02:42donc avec le nouveau gouverneur Kevin Warsh.
02:45Ce qui veut dire que le board ne pourra pas changer les 5 autres membres des fêtes régionales.
02:52Ce qui veut dire que l'indépendance de la Réserve fédérale,
02:54grâce au fait que M. Powell reste,
02:57est probablement préservée pour un certain temps.
03:01Et ça, c'est relativement intéressant.
03:03Et c'est d'autant plus intéressant que,
03:06j'ai envie de dire, ce courage politique qu'a eu M. Powell hier
03:08est probablement symétrique à la douleur exprimée par le président américain
03:13dans ses différents tweets, en expliquant que...
03:17– Jérôme, too late Powell veut rester à la fête
03:18parce qu'il ne trouve pas d'emploi ailleurs, personne ne veut de lui.
03:21– Exactement, donc dans la mesure qu'on connaît chez le président américain,
03:28ça montre bien à quel point cette bataille a été gagnée par Powell
03:32et probablement ceux qui sont farouchement attachés
03:35à l'indépendance de la Réserve fédérale.
03:38Moi, le deuxième point que je comprends,
03:40c'est que dans cette configuration,
03:43le risque que le biais passe plutôt au quiche n'est pas nul
03:49parce que simplement les cinq gouverneurs des banques régionales
03:53n'aiment pas l'inflation.
03:55Il y a un vrai sujet d'inflation aux États-Unis.
03:56Ça va être un job très compliqué pour Kevin Warch
03:59puisqu'il a été élu quelque part,
04:01il a été choisi pour faire baisser les taux
04:04et que l'inflation est quand même au-dessus de trois
04:09et depuis un certain temps
04:10et qu'il va se retrouver à gérer une réserve fédérale
04:13qui est probablement beaucoup moins accommodante
04:15qu'il aurait pu espérer.
04:17– Mais hier, il n'y a pas eu de grande réaction sur les marchés.
04:19Alors le marché actions, attendez les GAFAM,
04:21on en a parlé précédemment, sur la partie obligataire,
04:25les rendements ont un petit peu progressé,
04:27mais bon, en ce moment, ce n'est pas un sujet, la Fed ?
04:30– Si, je pense que c'est le pétrole
04:32et puis ce contrat futur qui arrive à échéance
04:35sur le mois de juin, je pense,
04:37et une grande partie des mouvements avaient été faits auparavant.
04:40Il y a quand même des mouvements assez intéressants,
04:42c'est-à-dire que pour l'instant,
04:43les anticipations d'inflation à long terme restent ancrées,
04:45les cinq ans dans cinq ans, que ce soit aux États-Unis,
04:47en Europe, restent ancrées.
04:48Cependant, à un an, ça commence quand même à déraper.
04:51On a la Banque centrale cet après-midi,
04:53c'est peut-être un sujet que vous voulez aborder.
04:56Il va y avoir quand même des discussions
04:57assez intéressantes à gérer.
05:00Pour l'instant, ça reste à peu près normé,
05:03mais on est vraiment dans les hauts de range
05:05qu'on avait vus il y a un mois.
05:07Et donc, on est plutôt dans une situation
05:08où, en général, le président tweet pour l'apaisement.
05:13On verra.
05:14– On verra comment ça se passe
05:15et puis comment l'arrivée de Kevin Ward,
05:18va se dérouler du côté de la Banque centrale américaine.
05:21Olivier Guénaud, vous suivez les marchés tous les jours,
05:23d'heure en heure.
05:24C'est vrai qu'en ce moment, la Fed,
05:25ce n'est pas vraiment un sujet.
05:27C'était à l'agenda de la semaine,
05:28mais ce n'était pas le rendez-vous le plus attendu.
05:31– Non, mais effectivement,
05:32ce n'était pas le rendez-vous le plus attendu,
05:34en tout cas pour ses résultats.
05:35Mais ce qui est important,
05:37c'est, comme on l'a dit,
05:38c'est la courbe,
05:40ce qui va se passer,
05:41quelles sont les attentes qui sont sur la Fed prochainement,
05:43savoir s'ils vont baisser les taux ou pas.
05:45Ce que je note quand même aux États-Unis,
05:47c'est qu'il y a une espèce d'alcalmie des salaires
05:48et qu'il y a tout de même une petite crainte sur la croissance,
05:53que ce soit d'ailleurs aux États-Unis ou dans la zone euro.
05:56– Les marchés américains continuent d'être sur des niveaux records.
06:01Ils ignorent ces sujets-là ?
06:03– Non, mais je voulais rebondir sur ce que disait Olivier.
06:05Moi, je pense que c'est trop,
06:08juste parce qu'on est dans un face-à-face
06:09et c'est toujours intéressant d'échanger,
06:11mais je trouve que c'est trop dangereux pour des banques centrales,
06:14à ce niveau d'inflation,
06:16de prendre le risque de ne pas prendre un biais au quiche,
06:18parce que quand on est au-dessus de trois,
06:21en fait, on est dans cette phase
06:22où les comportements des intervenants,
06:28consommateurs, etc.,
06:28deviennent moins linéaires,
06:30donc plus compliqués à anticiper.
06:32C'est-à-dire que quand on est à deux et demi,
06:33comme c'est le cas en Europe,
06:34on peut prendre un tout petit peu de temps,
06:35mais quand on dépasse les trois,
06:36comme c'est le cas aux États-Unis…
06:37– Sur l'inflation ?
06:38– Sur l'inflation.
06:39Vous vous retrouvez dans une zone où,
06:40en réalité, je pense que la Réserve fédérale
06:42aurait intérêt à avoir un ton beaucoup plus au quiche.
06:46Moi, mon sentiment, c'est que je ne serais pas surpris
06:49que la Réserve fédérale change de ton
06:50dans les prochaines semaines, dans les prochains mois,
06:52parce que le sujet principal en ce moment aux États-Unis,
06:55ils n'appellent pas ça l'inflation,
06:56c'est un gros mot en ce moment,
06:57ils appellent ça le pouvoir d'achat.
06:58Et le pouvoir d'achat, c'est vraiment le sujet central,
07:00d'autant plus que le prix à la pompe
07:02est deux fois supérieur par rapport au moment
07:05où Trump est arrivé au pouvoir.
07:08Autre symbole, si vous regardez Polymarket,
07:11pour ce que ça vaut,
07:13mais si vous regardez Polymarket,
07:14ce qui était totalement impensable il y a encore quelques semaines,
07:17le Sénat pourrait être perdu au moment des mid-termes
07:19par les Républicains,
07:20ce qui paraissait totalement improbable
07:23pour la configuration,
07:25simplement pour le fait que
07:27c'est surtout des États démocrates
07:29où il y a un renouvellement.
07:32Autant de sujets à avoir en tête,
07:34mais décidément, comme je le disais précédemment,
07:36Olivier Guénaud,
07:37actuellement ce n'est pas le sujet pour les marchés.
07:39Non, effectivement,
07:41les marchés d'action aujourd'hui
07:43continuent à bien progresser,
07:45les bénéfices des sociétés sont plutôt bons,
07:47on l'a vu en moyenne,
07:48et on est effectivement,
07:52pour l'instant,
07:52sur un phénomène
07:53où les marchés n'ont pas baissé,
07:57malgré tous les événements géopolitiques,
08:00et en fait,
08:01les valorisations des marchés
08:02se sont même plutôt améliorées,
08:04et on voit aujourd'hui des valorisations
08:06qui sont bien plus favorables
08:07qu'il y a un ou deux mois.
08:09Parce que vous avez des profits
08:12qui ont été revus à la hausse
08:13de la part du consensus,
08:15ce qui fait que la « cherté » du marché
08:17a baissé,
08:18ou en tout cas,
08:18elle a été neutralisée avec la hausse des indices.
08:20Elle a même plus que neutralisée,
08:24les valorisations de marché
08:25en termes de prix sur bénéfice
08:28sont beaucoup plus bas
08:29que ce qu'ils étaient en janvier
08:30ou en février.
08:31Grâce notamment au secteur technologique,
08:33on l'a vu dire avec les GAFAM,
08:34mais aussi avec le secteur énergétique,
08:36forcément,
08:37ce baril à 100 dollars.
08:38Comment vous,
08:39aujourd'hui,
08:39chez HSBCAM,
08:41vous arrivez à juguler
08:42tous ces éléments ?
08:43Parce que c'est vrai que ce n'est pas évident,
08:44d'autant plus que le mois d'avril
08:46a été quand même un mois très dynamique
08:47pour le marché américain.
08:48Absolument.
08:50La façon dont on regarde les événements,
08:53c'est plutôt d'essayer
08:55de ne pas avoir de biais directionnels
08:57extrêmement forts
08:58sur un secteur ou un autre,
08:59mais plutôt dans chaque marché
09:01ou dans chaque secteur,
09:02aller essayer de trouver les sociétés
09:04là où elles sont un peu plus décotées.
09:06Par exemple,
09:07sur l'intelligence artificielle,
09:08tout ce qui est fabrication
09:10de semi-conducteurs,
09:12malgré la hausse récente
09:13des marchés coréens et taïwanais,
09:15on trouve encore beaucoup de valeurs là-bas,
09:16beaucoup plus intéressantes
09:18et c'est plus là
09:19dans le domaine de l'intelligence artificielle
09:21qu'on voit de la valeur
09:22plutôt qu'ailleurs.
09:23Et est-ce que depuis le début
09:24de ce conflit,
09:25il y a des secteurs
09:25que vous avez abandonnés
09:27ou réduits ?
09:28Comment vous avez traversé
09:29un petit peu cette période ?
09:31Sachant que,
09:32comme ça a été dit précédemment,
09:33Wall Street a retrouvé
09:34ces niveaux d'avant-conflits,
09:36mais ce n'est pas encore
09:36le cas de l'Europe.
09:37Absolument.
09:38Alors,
09:38les secteurs cycliques
09:39qu'on avait déjà commencé
09:41à un petit peu délaisser
09:42en début d'année
09:43ont été de plus en plus
09:45je dirais sous-pondérés
09:47parce qu'il y a
09:48une vraie question
09:51sur la valorisation
09:52de ce secteur cyclique
09:53qui s'est envolé
09:54en 2025
09:56et face à,
09:58je pense,
09:59quelque chose
09:59qui est de l'ordre
10:00d'un possible
10:01ralentissement économique,
10:02en tout cas,
10:03c'est ce que prévoient
10:03les marchés
10:04dans la zone euro.
10:06Il nous semblait
10:06que les cycliques,
10:07effectivement,
10:07c'est quelque chose
10:08qu'on a plutôt tendance
10:09à sous-pondérer en ce moment.
10:10Et ça se voit très clairement
10:11sur l'Eurostox 50.
10:12C'est quand même
10:13assez frappant
10:13de voir que depuis
10:15le 15 avril,
10:17on n'a eu qu'une seule séance
10:18dans le vert.
10:20Étienne Gorjon,
10:21l'Europe,
10:21aujourd'hui,
10:22baisse de jour en jour.
10:23J'exagère en disant ça,
10:24mais bon,
10:25on est quand même
10:25sous les 8000 points
10:26sur le CAC 40.
10:28L'Eurostox baisse
10:29depuis une dizaine de jours
10:30à chaque séance
10:30ou presque,
10:31alors que dans le même temps,
10:32Wall Street achète
10:34de jour en jour
10:34les GAFAM.
10:35C'est cette phrase
10:37de Talleyrand.
10:37Quand je me regarde,
10:38je me désole,
10:38quand je me compare,
10:40malheureusement,
10:40quand on se compare
10:41en Europe,
10:41on se désole également.
10:42C'est ça qui est un peu triste
10:44parce qu'on n'a pas de GAFAM.
10:45Quand on voit
10:45les bénéfices records
10:47qui sont capables
10:48de sortir sur trois mois,
10:50ceux de Google,
10:51enfin d'Alphabet,
10:52c'est spectaculaire.
10:5365 milliards.
10:54Il y a des effets exceptionnels,
10:55mais bon, quand même.
10:56Oui, il y a des effets exceptionnels,
10:57mais même Samsung.
10:59Bref,
11:00il y a un certain nombre
11:01de sociétés
11:01qui sortent des choses
11:02et ça,
11:02on n'a pas en Europe.
11:04Donc, c'est troublant.
11:08Je ne sais pas trop
11:09quoi dire d'autre
11:10à part le fait
11:10que c'est troublant.
11:11Mais il n'y a pas
11:11que les semi-conducteurs
11:12dans la vie.
11:13Dans vos maisons respectives,
11:14vous ne pouvez pas mettre
11:14tout l'argent de vos clients
11:16dans le secteur
11:16des semi-conducteurs.
11:17Est-ce que vous trouvez,
11:18alors vous êtes
11:18sur la partie obligataire,
11:19mais vous gérez également
11:21des portefeuilles actions
11:22chez Sonso Longchamp
11:23Asset Management.
11:24Etienne Gorgon,
11:24il n'y a pas des secteurs
11:25où là, vous dites,
11:25ça a trop baissé
11:26depuis la guerre,
11:27où là, il y a des opportunités.
11:28Non, non,
11:28mais le marché va un peu loin.
11:30Bien sûr,
11:31quand on aime
11:31les boîtes de qualité,
11:33il y a toujours
11:33des opportunités
11:34à les saisir
11:35sur les bancaires.
11:38En particulier,
11:39il y a des choses
11:40intelligentes à faire.
11:41Mais c'est vrai
11:41qu'on n'a pas
11:43ces blockbusters.
11:46On peut faire
11:46plein de choses
11:47et on peut faire
11:48des très, très belles performances.
11:49Nous, on a
11:50notre fonds Action
11:51qui est à plus 7
11:52depuis le début de l'année.
11:53On fait des très, très belles choses.
11:54Il y a vraiment
11:54du stockpick
11:55à aller chercher.
11:57Simplement,
11:58on observe
11:58qu'on n'a pas
11:59ces blockbusters.
12:02Tout bêtement.
12:03Et on est dans un marché
12:04qui est très même tome aussi.
12:05En plus,
12:06Olivier Guénaud,
12:06c'est vrai qu'il y a 2-3 ans,
12:07on aurait parlé du luxe
12:08quasiment tous les jours
12:09sur ce plateau.
12:10Aujourd'hui,
12:10le luxe,
12:11plus personne n'en veut.
12:12L'automobile,
12:12plus personne n'en veut.
12:13Il y a plein de secteurs phares
12:14comme ça en Europe
12:15qui sont totalement délaissés.
12:17Oui, alors,
12:18c'est des secteurs
12:18qui sont peut-être
12:19un peu moins glamour,
12:20mais qui sont quand même
12:21très intéressants.
12:22Je vous rejoins.
12:24Il y a des secteurs
12:26value et des secteurs
12:27de qualité défensive
12:28dans la distribution.
12:30Alors,
12:30ce n'est pas aussi glamour
12:31que les GAFAM,
12:32mais effectivement,
12:33ça permet de réaliser
12:34des très belles performances
12:36sur des fonds actions
12:36de la zone euro.
12:37Et puis,
12:37sur la partie obligataire,
12:39on a des rendements courts
12:40qui progressent
12:41avec les anticipations
12:43de hausse de taux
12:43de la part de la BCE.
12:45Alors,
12:45ça s'est un petit peu calmé,
12:46Étienne Gorgeon,
12:46mais ça n'empêche
12:48qu'on peut trouver aujourd'hui
12:49sur du 2 ans
12:50des rendements
12:50qui frôlent les 3 %
12:51sur certains souverains.
12:53Ça vous intéresse,
12:54ça, j'imagine ?
12:54Le souverain
12:55nous intéresse,
12:57nous réintéresse.
12:59C'est vrai que
13:00la France,
13:01par exemple,
13:01a 10 ans
13:02qui se rapproche
13:02des 4 %,
13:03ça commence à redevenir
13:04extrêmement intéressant.
13:05Sur la partie très courte
13:06de la courbe,
13:07c'est là où on a probablement
13:08un peu plus de visibilité.
13:09Nous,
13:09on pense qu'une fois
13:11que la visibilité reviendra
13:13avec la réouverture probable
13:15à un moment ou à un autre,
13:16on ne sait pas quand,
13:16mais à un moment ou à un autre
13:17du détroit d'Ormouz,
13:18les courbes devraient
13:19continuer à se quantifier.
13:20Donc,
13:20le 2 ans performé
13:21par rapport à la partie
13:23un peu plus longue
13:24de la courbe,
13:24donc il y aura des choses
13:25à faire,
13:25il y a déjà des choses
13:26à faire.
13:27Ce qu'on trouve intéressant,
13:28si vous voulez,
13:30pour un fonds
13:31qui mélange du crédit
13:32et des taux,
13:33vous êtes à 2 ans
13:34sur des rendements
13:35de 4,5,
13:37avec des portefeuilles robustes.
13:39Et ça,
13:40c'est vrai que c'est...
13:40Et vous mettez quoi dedans
13:41pour trouver ce type
13:42de rendement ?
13:42C'est du crédit.
13:43On mélange,
13:44nous,
13:44ce qu'on appelle
13:44dans le jargon
13:45le crossover,
13:45donc ce sont des entreprises
13:48où on mélange
13:49qualité investissement
13:50de type orange,
13:52par exemple,
13:53avec des sociétés
13:54dites plus
13:54aux rendements
13:55comme Tereos
13:56ou Eramet.
13:58Donc on mélange,
13:59en pondération moyenne,
14:00ça fait des portefeuilles
14:01investissement,
14:02donc de qualité robuste,
14:03et on arrive à générer
14:04des rendements
14:05qui sont désormais
14:06extrêmement attractifs.
14:07Moi,
14:07j'avais l'habitude de dire
14:09il y a 2-3 mois,
14:09enfin en début d'année,
14:10mon Dieu,
14:11qu'est-ce qu'on va offrir
14:11à nos clients
14:12qui ont un besoin
14:13récurrent de rendement
14:13et on le ressent vraiment
14:14à chaque fois,
14:15ce besoin récurrent de rendement,
14:16qu'est-ce qu'on va leur offrir ?
14:21Bon,
14:21Olivier Guénaud,
14:22c'est vrai que si le marché
14:22action,
14:23sur certains indices,
14:24a retrouvé ses niveaux
14:25d'avant-conflit,
14:26ce n'est pas le cas
14:26du marché obligataire.
14:27Vous trouvez aussi
14:28qu'il y a des opportunités ?
14:29Vous les trouvez où,
14:30vous,
14:30chez HSBCAM ?
14:31Oui,
14:32tout à fait,
14:32nous on les trouve
14:32sur la partie moyenne
14:34de la courbe,
14:35plutôt sur les qualités
14:37de rendement
14:38un peu plus hautes,
14:39car encore une fois,
14:40on est,
14:40je dirais,
14:41on est un peu prudent
14:42sur les obligations
14:44au rendement,
14:45notamment les plus dégradées,
14:47donc on va plutôt
14:48effectivement trouver ça
14:49sur la partie moyenne
14:50de la courbe,
14:50crédits de bonne qualité
14:52sur lesquels on a
14:53des taux de portage
14:54intéressants.
14:55Je ne pense pas
14:55qu'il faille s'attendre
14:56à des gains en capital
14:58qui soient extraordinaires,
15:00mais ces taux de portage
15:01sont effectivement intéressants
15:02comme on l'a décrit.
15:03Donc c'est dans une logique
15:04d'aller jusqu'à la fin
15:06de cette obligation.
15:08Aujourd'hui,
15:08ce marché obligataire
15:10a repris des couleurs,
15:12en tout cas les rendements
15:12ont progressé
15:13parce que le marché
15:14se dit qu'avec l'inflation,
15:15la BCE va devoir
15:16remonter ses taux.
15:17Est-ce que vous pensez
15:18que la BCE va remonter
15:19ses taux cette année
15:20chez Samson-Lonçon
15:21et à cette maladie
15:21de Christiane Gorjon ?
15:22Alors moi,
15:23je pense qu'elle n'a
15:24aucune bonne décision,
15:26elle ne peut prendre
15:26aucune bonne décision,
15:27ça c'est la première chose,
15:28c'est-à-dire qu'elle est
15:29dans une situation compliquée.
15:30La bonne nouvelle,
15:31c'est qu'on a eu
15:32le chiffre d'inflation
15:34harmonisé hier,
15:35elle gagne,
15:36elle a un tout petit peu
15:37de temps devant elle
15:38et donc elle a deux options.
15:40Soit elle regarde
15:42l'inflation s'installer
15:43et elle va devoir réagir
15:44de manière un peu plus forte,
15:46soit elle décide
15:46d'y aller par palier
15:48et probablement,
15:49comme le marché l'anticipe,
15:50on commence déjà
15:53en juillet
15:54avec deux hausses,
15:55jusqu'à partir de fin juillet
15:56avec deux hausses de taux
15:57et à la fin de l'année
15:57avec quatre hausses de taux.
15:59Moi, je ne pense pas
15:59qu'il y en aura autant
16:00mais je pense qu'elle a...
16:01Vous en voyez combien là
16:02en 2026 ?
16:04Moi, mon sentiment,
16:05c'est qu'elle a plutôt
16:05intérêt à y aller,
16:06à remonter les taux
16:07progressivement.
16:08Effectivement,
16:09une à deux hausses de taux
16:10en tout cas d'ici
16:10la fin de l'année,
16:11ça ne me choque pas.
16:14Ça serait un choc
16:15sur la croissance,
16:16quitte à revenir en arrière.
16:17Je pense qu'elle a intérêt
16:18à faire du stop and go
16:19plutôt que se retrouver
16:20dans une situation
16:21à la 2022
16:21où elle va courir
16:22derrière l'inflation
16:24avec des réactions
16:25de marché là
16:25qui, pour le coup,
16:26seraient...
16:27Si ce scénario se concrétise,
16:28ça va bouger sur les marchés.
16:30Vous partagez aujourd'hui
16:30ce calendrier
16:31chez HSBCM,
16:32Olivier Guénaud ?
16:33Alors, il est pour nous
16:35absolument impossible
16:36de savoir
16:38quel est le nombre
16:39de hausses de taux
16:39que va faire la BCE
16:40éventuellement cette année.
16:42Ça va dépendre totalement
16:43de la durée du conflit actuel.
16:46Mais ce qu'il faut garder
16:47en tête,
16:48c'est que si la BCE
16:49ne monte qu'une fois
16:51les taux,
16:52ce sera un signal
16:53extrêmement positif
16:54et extrêmement doviche
16:55sur les marchés
16:55puisqu'en fait,
16:56comme on l'a dit,
16:57la BCE,
16:58aujourd'hui,
16:58les marchés estiment
16:59que la BCE
17:00va monter de 3 à 4 fois.
17:01Donc, entre guillemets,
17:03si la BCE n'augmente
17:04ses taux qu'une fois
17:05et revient éventuellement
17:06en arrière,
17:07ce sera effectivement
17:08un signal assez positif
17:09par rapport aux attentes de marché.
17:11Et on aura bien sûr
17:12l'occasion de reparler
17:13de tous ces sujets
17:13dans les prochaines semaines.
17:15Merci beaucoup Olivier Guénaud,
17:16directeur des investissements
17:17de HSBC Asset Management
17:18et Étienne Gorgon,
17:19responsable de la gestion
17:20obligataire de
17:21Sansolanchant AM.
17:22Merci à tous.
17:22Merci à tous.
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