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  • il y a 17 heures
Ce jeudi 30 avril, Nicolas Lasry, gérant actions chez Mandarine Gestion, et Yannick Lopez, directeur des gestions Taux et Solutions de Trésorerie Chez OFI Invest, se sont penchés sur l'annonce de la BCE sur la maintien de ses taux directeurs, la petite détente sur les marchés obligataires, les anticipations des marchés sur une hausse de taux en juin, le nouveau statu-quo de la Banque d'Angleterre, et le statu de valeur refuge du dollar depuis le conflit au Moyen-Orient, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Évidemment, c'est un de nos autres gros titres du jour,
00:08indécidément actu très chargé aujourd'hui,
00:10mais c'est le rendu de décision de la BCE,
00:13de la Banque Centrale Européenne.
00:14Alors, on l'a vu tout à l'heure,
00:16les taux statu quo, ça ne bouge pas.
00:19Mais finalement, on assiste à une petite détente
00:23sur les marchés obligataires.
00:24Est-ce que le message qui a été délivré par Christine Lagarde,
00:27qui n'est pas plus détaillé que ceux de Jérôme Powell
00:29hier soir ?
00:30C'est-à-dire que globalement, l'horizon est archi flou.
00:32On va essayer de détailler ça,
00:33mais enfin, globalement, il n'y a pas grande visibilité.
00:37Mais justement, peut-être de quoi déceler
00:39quelques mots intéressants dans le domaine de l'action monétaire,
00:43à tel point que ça provoque une petite détente
00:45sur les taux d'intérêt.
00:46Les anticipations de hausse de taux
00:47à laquelle on avait pu assister,
00:49notamment peut-être pour le mois de juin,
00:51sont en train de baisser sur les marchés.
00:53On est à 3,7% sur la dette française 10 ans.
00:56On est à 3,05% sur la dette allemande
00:59de même échéance.
01:00Donc, globalement, on perd 6, 7 points de base
01:03depuis les indications d'un petit peu plus tôt ce matin.
01:06Alors, pour en parler de ce rendu de décision de la BCE,
01:09Nicolas Lasserie demande à Rine Gestion,
01:10qui est avec nous en plateau.
01:11Et puis, Yannick Lopez d'Ophi Invest qui est avec nous en vidéo.
01:16Messieurs, est-ce que vous sentez ce biais un petit peu plus accommodant
01:20que prévu, en fait, de Christine Lagarde ?
01:24Ou est-ce que ça reste de l'ordre vraiment de la nuance, Nicolas Lasserie ?
01:27Je pense qu'on est dans la nuance, clairement.
01:30Je ne vois pas vraiment de gros changements.
01:318 points de base, on est dans la nuance, oui.
01:33Oui, et puis, je ne vois pas de changements dans le discours
01:36et dans le wording de la BCE,
01:39qui est dans une incertitude totale.
01:42Le vrai sujet, c'est est-ce que la guerre va durer ou pas ?
01:45Et comment on va évaluer le prix du pétrole ?
01:47Est-ce que le Détroit va se débloquer ?
01:48Et la Banque centrale, comme nous, n'en sait rien.
01:52Donc, aujourd'hui, on est dans l'incertitude.
01:54Peut-être qu'on peut voir le fait que des plus hauts ont été atteints
01:58aux États-Unis sur le 30 ans, qui est le niveau des 5 ans.
02:02Donc, ça a été atteint ce matin.
02:03Et généralement, c'est une barrière psychologique
02:06où généralement, Donald Trump change un peu de discours
02:09et met un peu d'eau dans son vin,
02:11comme ça a été le cas au cours du mois de mars,
02:13quand les taux ont atteint 5 %.
02:14Donc, c'est peut-être ça qui peut peut-être entraîner
02:18des revirements et des achats sur les taux.
02:22Mais à part ça, je ne vois pas vraiment de changements.
02:25Oui, il n'y a pas de gros changements dans le discours.
02:29Il y a Nick Lopez, Tophie Invest,
02:30donc peut-être des mouvements davantage techniques que fondamentaux.
02:33Cela dit, je me rappelle, il y a encore quelques mois,
02:35on disait, non seulement Christine Lagarde était en train de nous dire
02:38qu'on s'acheminait vers un choc des prix,
02:41et notamment des prix de l'énergie jamais vus
02:44et qu'on n'y était peut-être pas assez préparés,
02:46quasiment que les marchés étaient un petit peu complaisants.
02:48Et là, dans le discours, on a des propos peut-être
02:51quand même un tout petit peu plus mesurés.
02:53Alors, détente effective sur les taux 10 ans,
02:56c'est du technique, c'est du fondamental ?
02:59Quel est votre avis là-dessus ?
03:02Sur la détente des taux, c'était un statu quo aujourd'hui,
03:07c'était attendu, il n'y avait aucune probabilité anticipée
03:10par le marché d'une hausse aujourd'hui.
03:12Et avant la réunion, il y avait 100% de probabilité
03:15qu'il y ait une hausse en juin.
03:18La porte, elle est assez grande ouverte pour que ça se produise,
03:22effectivement.
03:23Finalement, la détente des taux aujourd'hui,
03:26je pense qu'elle est plus technique,
03:28effectivement, elle est plus après les 7 ou 8 sessions
03:34de hausse de taux, une forme de prise de bénéfice,
03:36si je veux dire, pour ceux qui étaient dans ce sens-là.
03:39Mais au final, je suis quand même assez surpris,
03:42quelque part, malgré tout, de cette baisse de taux
03:46qui, on va voir si elle tient, si elle tient pour l'instant,
03:50parce que, comme je viens de le dire,
03:52Madame Lagarde a quand même expliqué que,
03:54même si la décision a été prise de manière unanime,
03:56il a été clairement discuté d'une possibilité de hausse de taux.
04:02Et pourquoi ils n'ont pas fait de hausse de taux,
04:04mais pourquoi ils ouvrent la porte pour la faire en juin,
04:07c'est parce qu'elle a dit que, clairement,
04:09il y avait un impact direct sur les prix de ce choc pétrolier.
04:16Mais c'est un impact direct.
04:17Pourtant, les impacts de second tour,
04:19et c'est ceux-là qui sont extrêmement importants à suivre pour la BCE,
04:22pour l'instant, ils ne les voient pas.
04:24Ils ne les voient pas, et on l'a vu dans la publication de l'inflation ce matin,
04:27l'inflation cœur est ressortie à 2,2 %.
04:32Donc, je pense qu'il ne faut pas trop s'enflammer
04:35sur la baisse des taux aujourd'hui de 10 points de base sur la partie courte de la courbe.
04:40C'est juste que le marché était de toute façon positionné sur ce scénario-là.
04:45Madame Lagarde ouvre la porte.
04:48C'est probable que ça se passe en juin.
04:52Mais en tout cas, elle n'a pas mis d'huile sur le feu.
04:54Et c'est, je pense, pour ça que le marché recule un petit peu en taux.
04:58Voilà, c'est peut-être ça, ce léger changement de ton,
05:02c'est qu'elle n'appuie pas là où ça fait mal,
05:04comme elle a pu le faire par ailleurs, hors décision sur les taux.
05:07Je remarque aussi, Nicolas Lassery,
05:10qu'elle parlait il y a quelques semaines de tendance inflationniste
05:15qui était vraiment très très bien installée.
05:16Et là, elle a passé quand même son temps à dire,
05:18pour le moment, voilà, on reste autour des 2 %,
05:20même si l'horizon est flou et qu'on peut prévoir quand même plus à l'avenir.
05:25Mais elle a vraiment mis l'accent là-dessus.
05:26Alors, peut-être que ça correspond aussi à cette légère détente sur les taux.
05:32C'est-à-dire qu'on se donne le temps, on tape sur le coup d'après et basta.
05:37Juin, à votre avis, c'est aussi le bon timing pour remonter légèrement ?
05:42Tout dépendra de l'évolution de la situation géopolitique
05:45et de l'évolution des prix du pétrole.
05:48Bon, si on reste dans le scénario actuel
05:51où on a un prix du pétrole au-delà des 100
05:54et une hausse des prix de l'énergie
05:58avec des répercussions sur certains prix de matières premières chimiques
06:02et également probablement des répercussions dans les prix de l'alimentation,
06:06oui, le mois de juin semble être une bonne fenêtre pour augmenter les taux.
06:14Bon, même si, quoi qu'il en soit,
06:18même si ce n'est pas la première mission de la BCE
06:20d'avoir un focus sur la croissance.
06:25Elle en parle beaucoup.
06:26Elle en parle peut-être un peu plus qu'avant,
06:28mais ce serait une mauvaise décision,
06:32à notre sens, pour la croissance économique
06:34et pour la santé de l'Union européenne.
06:37Et puis, il ne faut pas oublier qu'il y a quand même des facteurs déflationnistes
06:39qui sont quand même assez puissants qui sont à l'œuvre.
06:42On parle beaucoup d'IA, mais l'IA, c'est une source de déflation.
06:46On le voit encore peu, mais ça va se matérialiser probablement
06:49dans les années qui viennent.
06:51Elle parle aussi d'un ralentissement de la hausse des salaires.
06:54Oui, le marché de l'emploi, clairement,
06:56on n'est pas du tout dans la situation de 2022
06:58où le marché de l'emploi était saturé,
07:01où il y avait des hausses très fortes de salaires.
07:03Donc là, cette spirale et cette courroie de transmission
07:05n'est pas à l'œuvre.
07:06Donc, espérons que la situation demeure
07:10et que des hausses d'autos ne soient pas nécessaires pour la BCE.
07:15Mais quoi qu'il en soit, on ne pense pas que ce soit une très bonne chose.
07:18Yannick Lopez, si on fait un petit peu une cartographie
07:22des banques centrales et de leur biais,
07:24depuis le début de la semaine, on a eu la Banque du Japon,
07:27on a eu la Fed, on a eu la BCE,
07:29pas oublier la Banque d'Angleterre aussi aujourd'hui
07:31qui ne veut pas monter ses taux.
07:34Grosse majorité, 8 gouverneurs contraints.
07:36Il y en a quand même un qui voulait monter les taux.
07:38Alors que le 10 ans anglais a quand même dépassé les 5 %,
07:42ce qui est quand même une sacrée cote d'alerte.
07:44Si on ferme un petit peu la cartographie
07:47des grandes banques centrales et des biais,
07:48on a l'impression finalement
07:50que la plus agressive dans son discours
07:52et dans son orientation,
07:56ce serait finalement la Banque du Japon.
07:57Ce qui peut paraître assez étonnant dans le contexte actuellement.
08:02Ce n'est pas la même situation au Japon.
08:05Ils sont très en retard dans leur normalisation
08:08de politique monétaire 0,75,
08:11alors que l'inflation est au-dessus de leur target.
08:15Madame Takashi est quelqu'un qui préférait
08:17ne pas voir monter les taux d'intérêt.
08:21Je pense sincèrement qu'il ne faut pas prendre
08:23la Banque du Japon comme un leading indicator,
08:26si je peux dire, sur le reste des banques centrales.
08:30C'est un peu comme les banques d'Australie.
08:33Vous voyez, ce sont des banques qui ont à gérer
08:36des situations domestiques assez particulières.
08:39dans une moindre mesure,
08:40mais quand même, la Banque d'Angleterre,
08:42c'est un peu pareil.
08:45Alors que j'ai envie de dire que la Banque européenne
08:48et la Réserve fédérale américaine,
08:50c'est peut-être des banques qui sont un peu plus globales
08:55dans leur approche.
08:56Alors que le Japon, l'Australie
08:58et dans une moindre mesure Angleterre,
09:00il y a des spécificités domestiques
09:03qui font que leur position, on va dire,
09:07peuvent être un petit peu divergentes
09:10ou leurs propos peuvent être effectivement perçus
09:12comme un petit peu divergentes
09:13par rapport à ce que Mme Lagarde vient de faire, par exemple.
09:18Alors, impact sur les taux, on le redit,
09:20légère détente sur les dettes court terme,
09:23même un petit peu sur les 10 ans.
09:25On est à 1,1696 sur l'euro-dollar
09:28qui n'a que très peu bougé par rapport à ce matin,
09:31après le discours de Christine Lagarde.
09:33Nicolas Lasserie, l'euro-dollar,
09:35ça va rester un enjeu pour cette fin d'année.
09:38On sent dans les nombreux résultats d'entreprises
09:41qui abondent depuis quelques jours,
09:45ce n'est pas pour l'instant,
09:47comme ça a pu l'être par le passé,
09:49un enjeu pour beaucoup d'entreprises.
09:52Ça ne leur pose pas problème pour le moment.
09:54Ce niveau 1,17, il a l'air d'arranger tout le monde.
09:57Maintenant, est-ce que le biais
09:59pourrait poser problème à l'avenir ?
10:02En fait, cela fait maintenant un an
10:05que le gros changement de la parité a eu lieu,
10:08ce qui fait qu'il y a un effet de base
10:09qui commence à jouer
10:10et les entreprises ne sont plus pénalisées
10:13par la hausse de l'euro
10:14qui a eu l'année dernière
10:15et la baisse du dollar.
10:17Donc, elles n'en parlent plus
10:18parce que finalement,
10:19ça n'impacte pas les évolutions de bénéfices.
10:22Ça ne va plus impacter
10:23à partir du deuxième trimestre
10:24ou beaucoup moins
10:24les publications de résultats.
10:28Donc là, maintenant,
10:28le risque, ce serait toujours
10:29le renchérissement de l'euro
10:31qui proviendrait d'une banque centrale européenne
10:34plus restrictive.
10:36Ça peut être un facteur de hausse de l'euro
10:38par rapport au dollar.
10:39Donc, c'est vrai que c'est un point de vigilance.
10:41Donc, il faut le suivre.
10:42Et c'est une des raisons
10:44qui fait qu'on pense
10:46que si la BCE monte ses taux
10:48et est plus restrictif que les autres,
10:50ça peut être vraiment négatif
10:51pour l'économie européenne.
10:52Oui, et pour l'instant,
10:54l'avantage compétitif
10:55est plutôt toujours du côté des États-Unis.
10:57Oui, donc ça, c'est...
11:00Yannick Lopez, c'est votre avis aussi ?
11:01Pour l'instant,
11:02cette paire de change euro-dollar
11:03n'est pas exactement un enjeu ?
11:09Un enjeu pour la Banque centrale européenne ?
11:11Oui, oui, bien sûr.
11:16Enfin, c'est quelque chose
11:17qu'elle dit ne pas suivre
11:19tout en le suivant.
11:21Mais je pense que pour le coup,
11:24là, on est quand même
11:24sur quelque chose
11:25d'un petit peu secondaire
11:27par rapport à la problématique
11:29qu'elle a l'heure aujourd'hui,
11:31de savoir si le conflit va durer,
11:33le choc des prix énergétiques,
11:37donc impact direct sur l'inflation,
11:39va avoir des effets
11:40de second tour derrière.
11:43Je pense que c'est surtout ça
11:45qui les anime dans leur analyse.
11:48C'est pour ça qu'ils ont besoin
11:49de davantage de données.
11:52C'est pour ça qu'elle a insisté
11:55assez lourdement sur le fait
11:56qu'ils s'éloignaient
11:58du scénario central
11:59et qu'ils étaient en train
12:00d'aller vers le scénario adverse,
12:03voire sévère,
12:04mais qu'ils avaient besoin
12:04de données supplémentaires en juin.
12:07Ce sera l'objet
12:08de nouvelles projections.
12:12Voilà, je pense que c'est surtout ça
12:13qui va les guider à très court terme
12:16plutôt que la parité de change.
12:20C'est assez marrant parce qu'elle en parle
12:22et chacun joue son rôle.
12:24Elle, elle est dans la gestion monétaire
12:27au quotidien et elle dit
12:28la principale solution à tous nos problèmes
12:31maintenant, c'est la diplomatie.
12:33C'est qu'on débouche le détroit d'Hormuz
12:35une bonne fois pour toutes
12:36et elle le dit dans son discours,
12:38ce qui est assez inhabituel.
12:41Maintenant, il y a aussi une considération
12:44qui n'apparaît plus et pour cause
12:48dans les déclarations de Christine Lagarde
12:50et dans le compte-rendu de la BCE,
12:52c'est toutes les questions budgétaires.
12:54Dans le sens où, voilà,
12:56on a des États qui vont devoir
12:57chacun à leur manière
12:58trouver des solutions
12:58pour essayer de soutenir
13:00un petit peu la croissance,
13:00pour essayer que les prix du pétrole
13:02ne débordent pas trop.
13:03Alors chacun a sa solution.
13:04Nous, en France,
13:05c'est des aides ciblées.
13:06Du côté de l'Italie,
13:07c'est un plan un petit peu plus général,
13:09un petit peu plus...
13:10avec un montant un petit peu plus volumineux.
13:14Il y a un moment où,
13:16malgré la situation géopolitique,
13:18cette question budgétaire
13:19va se poser à nouveau
13:21à l'aune de ce que peut faire
13:22la BCE, Nicolas Lasserie ?
13:24Le problème, c'est qu'on n'a plus
13:25vraiment de marge de manœuvre,
13:27ne serait-ce que la France.
13:29L'Allemagne en a,
13:31mais bloquée par une bureaucratie politique
13:33qui fait que le plan de relance
13:34finalement prend du temps à infuser.
13:38ce qui d'ailleurs est un élément
13:40plutôt favorable
13:41pour la stabilité des prix,
13:45vu que ce plan de relance
13:46qui était quand même assez massif
13:48pour l'instant ne se matérialise pas.
13:49Donc un retard pourrait aider un petit peu
13:53et contenir davantage l'inflation.
13:56Mais pour l'instant,
13:57on n'est pas du tout dans une optique
13:59où les États veulent,
14:01à partir des mesures extrêmement ciblées,
14:04soutenir la consommation.
14:06Oui, et puis de toute manière,
14:07on n'est vraiment pas dans cette situation-là.
14:09Yannick Lopez a un dernier mot
14:11justement sur ces questions budgétaires.
14:13Là aussi, ça s'est mis de côté
14:15le temps que la situation géopolitique se tasse.
14:19Alors, moi j'ai le sentiment
14:20que la BCE est plutôt,
14:22j'allais dire, satisfaite
14:23avec la réponse actuelle,
14:25la réponse politique actuelle,
14:27c'est-à-dire de ne pas faire grand-chose.
14:30C'est infime ce qui a été fait.
14:32Je crois qu'en termes de contribution au PIB,
14:35c'est l'Espagne qui a fait le plus
14:36pour l'équivalent de 0,3% de leur PIB.
14:40Et il se trouve que c'est l'économie qui va le mieux.
14:42Donc, elle pouvait se le permettre.
14:44Mais sinon, sur l'ensemble des autres économies,
14:46c'est infinitésimal
14:49le soutien fiscal à la situation économique.
14:52Alors qu'il faut se remettre en 2022,
14:54on parle de points de PIB.
14:56En moyenne, en Europe,
14:58c'est 3% de PIB
14:59qui ont été mis sur la table
15:00pour soutenir les ménages,
15:03les entreprises.
15:04Donc, je pense qu'au final,
15:06la BCE est relativement contente,
15:08quelque part,
15:09qu'il n'y ait pas de dépenses fiscales
15:13somptuaires, si je peux dire.
15:15C'est aussi pour ça, d'ailleurs,
15:16qu'elle insiste souvent sur…
15:18il faut que ce soit ciblé,
15:20calibré et temporaire,
15:21et 3T,
15:22comme elle le dit en anglais.
15:25Mais voilà,
15:25je pense que c'est un élément
15:26qui est plutôt positif.
15:27De toute façon,
15:28le marché obligataire,
15:29aujourd'hui,
15:29il n'est pas en capacité
15:32à absorber des informations
15:33comme quoi les pays
15:35devraient émettre davantage.
15:36On l'a vu hier,
15:37l'Union européenne
15:38a annoncé qu'elle allait devoir
15:40lever 20 milliards d'euros de plus
15:41cette année
15:41que ce qui était prévu.
15:42En début d'année,
15:43elle a dit qu'elle leverait
15:44160 milliards,
15:45finalement,
15:45elle va lever 180 milliards.
15:47Et quand elle l'a annoncé
15:48en fin de journée,
15:49qu'est-ce qui s'est passé ?
15:49Les taux d'intérêt
15:50se sont tendus
15:51de quelques points de base.
15:53Donc, on sent
15:53qu'il y a une incapacité,
15:54là, pour l'instant,
15:55au marché obligataire
15:56d'absorber ce genre
15:56d'informations.
15:58Il va falloir y être
15:59très vigilant,
15:59effectivement,
16:00parce que ça reste
16:00un des ingrédients,
16:01justement,
16:02de cette tension continue
16:03sur les taux,
16:03et notamment des taux européens.
16:05Yannick Lopez d'Ophi Invest,
16:06merci infiniment
16:07d'avoir été en ligne avec nous.
16:09Et Nicolas Lasserie,
16:09Mandarine Gestion,
16:11merci d'avoir été avec nous
16:12pour commenter
16:13cette décision de la BCE,
16:14et surtout tous les commentaires
16:15de Christine Lagarde
16:16sur la croissance,
16:17la politique monétaire.
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