00:00Bismarck
00:12Bien dans son job pour parler d'un sujet dont on parle beaucoup sur ce plateau,
00:16les défaillances d'entreprises, les entreprises en difficulté qui connaissent aujourd'hui des difficultés,
00:22crise économique bien sûr, et puis la crise internationale avec l'Iran évidemment.
00:27On en parle avec vous Marc Canaple, ravi de vous accueillir.
00:30Merci de me recevoir.
00:32Responsable de l'OCD, de l'Observatoire des entreprises en difficulté au sein de la CCI Île-de-France.
00:37D'abord un petit mot, on va revenir évidemment sur vos chiffres qui corroborent les chiffres de la Banque de
00:43France.
00:43D'abord concrètement votre mission c'est quoi vous au sein de l'OCD ?
00:47Alors avec l'OCD on a deux missions, une première mission qui est une mission d'observation économique et statistique,
00:53donc on suit depuis maintenant 30 ans les données en France et en Île-de-France des défaillances.
00:59Donc on a maintenant un recul assez important.
01:01Et puis la deuxième mission c'est de faire des études et d'essayer de faire évoluer le cadre réglementaire
01:07pour que les entreprises en difficulté puissent mieux se rétablir, voire même mieux anticiper ces fameuses difficultés.
01:13Oui parce qu'il faut préciser que le chef d'entreprise n'a pas de chômage.
01:16Quand il ferme son entreprise, en général il est endetté.
01:20Effectivement, il est endetté parfois sur ses biens personnels qu'il a mis en garantie
01:24et il n'a pas d'assurance chômage sauf à avoir pris une assurance privée personnelle.
01:29C'est ça, et qu'il soit payé lui-même son chômage, son indemnité.
01:33Vos chiffres 69 000, ce sont les chiffres de défaillance ?
01:36Effectivement, 69 000 ce sont les chiffres de la Banque de France.
01:40Entreprises qui ont mis la clé sous la porte ?
01:41Alors entreprises qui sont soit en procédure de redressement judiciaire,
01:44donc qui ont peut-être encore une chance de redresser la barre,
01:47ou entreprises qui ont été directement liquidées et donc là qui vont disparaître.
01:52L'OCDE a une visibilité, on voit qu'évidemment la crise économique, la crise iranienne,
01:57et je dirais le contexte international n'est pas favorable.
01:59Vous voyez une accélération, vous avez une granulométrie aussi importante
02:02pour voir là en ce moment une augmentation peut-être du nombre de difficultés ?
02:06Alors ce que l'on voit c'est qu'effectivement tout au long de l'année 2025,
02:09le nombre de défaillances continuait à augmenter, mais beaucoup moins vite qu'en 2023-2024.
02:15En 2024 on est sur des croissances à deux chiffres, à des 30-40% sur 12 mois.
02:20Bonne nouvelle ?
02:21Bonne nouvelle, en 2025 on a fini l'année sur des plus 4.
02:24Voilà.
02:25Sur ce premier trimestre on est à plus 4,6.
02:27Ce qu'on commence à voir sur début 2026, c'est que ça réaccélère.
02:33Altares nous explique notamment que sur le premier trimestre il y a eu 19 000 défaillances sur les 3 premiers
02:39mois,
02:39le mois de mars étant particulièrement fort, donc on attend les chiffres de la Banque de France sur ce mois
02:43de mars.
02:44Il commence à y avoir un signal qui n'est pas très optimiste.
02:47On va parler de l'accompagnement très concret que vous faites, qui est gratuit, il faut le préciser,
02:50c'est pour ça que vous êtes sur ce plateau, mais vous avez une ventilation des activités des entreprises.
02:55Quel secteur est le plus infecté aujourd'hui ? Le commerce ?
02:59Alors, traditionnellement, le commerce, le petit commerce, effectivement,
03:03le transport est un secteur qui souffre beaucoup aussi,
03:06et les entreprises de l'information et de la communication.
03:10Par ailleurs, il y en a certaines qui commencent à sortir du marasme.
03:14La construction, sur ce dernier trimestre, et donc sur ce dernier 12 derniers mois,
03:19la construction est à moins 2% de défaillance.
03:21Donc là on est sur une décroissance du nombre de défaillance, donc ça va un peu mieux.
03:26Des régions sont plus à la peine, Bourgogne-Franche-Comté, le Val-de-Loire.
03:30L'Île-de-France s'en sort plutôt pas mal.
03:33Alors il y a toujours des difficultés, mais on est un peu en deçà de la moyenne.
03:37L'accompagnement concret, ça marche comment ?
03:40Je suis chef d'entreprise, je sens que ça ne va pas,
03:41parce que ce que vous dites, et c'est votre message,
03:43n'attendez pas d'avoir vu le banquier qui vous dit qu'il faut déposer,
03:47c'est trop tard, la maladie est trop avancée.
03:49C'est bien ça le sujet.
03:50On est d'accord, le sujet c'est de repérer les signaux faibles,
03:53et de très en amont pouvoir anticiper des procédures qui vont remettre l'entreprise à flot.
03:58Jacques, la première porte d'entrée chez nous, c'est un outil en ligne qui s'appelle « Comment va
04:02ma boîte ? ».
04:03Ça permet donc, avec une série de questions,
04:06de pouvoir faire un autodiagnostic de sa propre situation économique.
04:11Le seul risque, c'est qu'à l'issue du diagnostic,
04:15s'il y a un diagramme qui vous dit qu'effectivement, là, il y a un problème,
04:20il ne faut pas se dire « il y a un problème » et faire l'autruche.
04:23C'est un peu la difficulté du chef d'entreprise.
04:26Je ne veux pas voir.
04:27Je ne veux pas voir.
04:29Admettre que je suis défaillant dans mon activité,
04:33et le prendre pour soi, alors qu'il y a certainement tout un tas de raisons extérieures à cette situation.
04:38Et donc, passer le cap de venir nous voir,
04:41de demander un rendez-vous à l'issue de cet autodiagnostic,
04:44un rendez-vous téléphonique, un rendez-vous physique,
04:46d'aller dans ces CCI départementales pour rencontrer des conseillers
04:49qui sont formés à l'accompagnement de l'entreprise en difficulté.
04:52Donc, vous nous dites que la plus grande difficulté,
04:54c'est d'accepter de franchir le seuil du résultat informatique
04:58et de se dire « bon, j'y vais ».
05:00J'y vais.
05:00Parce qu'une entreprise, c'est un guerrier.
05:02Il n'a pas envie de reconnaître son échec.
05:03C'est ça.
05:03Et puis, on est attaché presque amoureusement à son entreprise, à son bébé.
05:09Et de se dire qu'on risque de le perdre,
05:12parfois, ça fait peur et on ne veut pas voir l'arrêt l'État en face.
05:15Accompagnement, donc, dans toutes les CCI de France.
05:18Oui, tout à fait.
05:19Comment va ma boîte ?
05:20C'est un programme national, effectivement,
05:22qu'on décline, nous, au niveau régional.
05:24Les conseillers dans les CCI départementales
05:27sont aussi sur le territoire français.
05:29Marc, avant de nous quitter,
05:30c'est quoi le signe avant-coureur qui va me pousser à ouvrir votre site ?
05:32Qu'est-ce qui fait que je me dis que je vais l'ouvrir ?
05:35C'est quoi les éléments qui font que je vais...
05:38C'est quoi les signaux qui vont faire que je vais ouvrir votre site
05:41et essayer de tenter de savoir si ça va bien ?
05:43Un des signaux les plus fréquents,
05:45c'est l'incapacité à régler une échéance URSAF
05:49ou une échéance fiscale.
05:50Ça, c'est un signe.
05:51Ça, c'est un vrai signe.
05:52Je ne suis pas en mesure de le faire.
05:53Effectivement.
05:54Je ne suis plus, je ne peux pas honorer mes obligations légales
05:58à l'égard de l'État.
05:59On peut toujours trouver un arrangement avec un fournisseur
06:01qui sera compréhensif, qui accordera un délai.
06:03URSAF ?
06:04L'État, non.
06:05Et là, c'est un vrai premier signe.
06:08Merci Marc Canap d'être venu nous rendre visite
06:10pour aussi nous parler de cette pédagogie
06:11que fait la CCI au-delà du drame
06:13que peuvent vivre des chefs d'entreprise
06:15lorsqu'ils mettent la clé sous la porte.
06:16C'est souvent un moment douloureux.
06:18Allez pousser.
06:19D'abord, ouvrez votre ordinateur.
06:21Comment va ma boîte ?
06:22Et puis allez rencontrer les professionnels de la CCI.
06:24Merci Marc, responsable de l'OCED,
06:26l'Observatoire des entreprises en difficulté
06:28avec des datas et des données.
06:30Merci de nous avoir rendu visite.
06:33On tourne une page.
06:33C'est le débat d'actu.
06:35Aujourd'hui, comme chaque semaine,
06:36pour s'intéresser à leur tient,
06:37c'est un débat au carrefour de la politique et de l'économie,
06:40la régularisation des sans-papiers
06:42ou des personnes en situation irrégulière
06:44avec le débat Deliveroo et Uber
06:46qui sont attaqués par des travailleurs à vélo,
06:49notamment pour travail clandestin.
06:52On va y revenir avec nos invités.
06:54C'est le débat d'actu.
06:55Je les accueille.
06:56Ils sont là.
06:56C'est le débat d'actu.
06:56C'est le débat d'actu.
06:56C'est le débat d'actu.
06:56C'est le débat d'actu.
06:56C'est le débat d'actu.
06:56C'est le débat d'actu.
06:57C'est le débat d'actu.
06:57C'est le débat d'actu.
06:57C'est le débat d'actu.
06:57C'est le débat d'actu.
06:57C'est le débat d'actu.
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