- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va revenir nous à la politique française et au fameux rapport à l'oncle sur l'audiovisuel public
00:05après 5 mois de débat, 5 mois de polémique, 5 mois d'audition.
00:09Le rapport sera publié lundi prochain puisque les députés l'ont voté.
00:1312 voix contre 10, Marine Le Pen y voit une opportunité de continuer à parler du service public, de ses
00:19enjeux et de son financement.
00:21Sauf à considérer que l'Assemblée nationale effectue des commissions qui ne servent strictement à rien.
00:26L'objectif bien entendu d'une commission et du rapport qui en est la conséquence, c'est qu'il effectue
00:32des préconisations
00:33et qu'il faut évidemment à tout prix que le gouvernement se penche sur ces préconisations.
00:38D'autant qu'un certain nombre de très lourds dysfonctionnements sont apparus au cours de cette commission d'enquête
00:44qui a donc été très utile pour l'information de nos compatriotes dont je rappelle que 4 milliards de leurs
00:51impôts
00:53servent précisément à financer le service public.
00:57– On va l'évoquer dans le signé Consigny ce soir avec Charles Consigny, l'avocat et séise, bonsoir.
01:03– Bonsoir.
01:04– Avec Erwann Balanant, député des Démocrates, député Modem, membre de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
01:10Vous êtes absolu, bonsoir monsieur le député.
01:12– Oui, bonsoir.
01:12– Et vous allez présenter un contre-rapport.
01:14– Oui.
01:15– Pourquoi ?
01:15– Contre-rapport, le mot est peut-être galvaudé, l'idée c'est de contre-expertiser toutes les propositions,
01:22de prendre le temps de les expliquer, de regarder celles qui éventuellement peuvent être retenues,
01:27et puis d'avoir, nous, nos propositions, propositions sur l'audiovisuel public,
01:32qui doit effectivement sans doute évoluer parce que le monde évolue.
01:36– Mais il y a des contre-rapports sur la base des auditions que vous avez eues ?
01:40– Sur la base des auditions ?
01:41– Non, non, on ne va pas recommencer les auditions, on auditionnera peut-être un certain nombre de personnes,
01:46on fera des compléments et on verra un certain nombre d'experts qui n'ont pas été auditionnés.
01:51Il y a pas mal d'angles morts dans cette situation.
01:54– Mais c'est ce qui vous dérange dans ce rapport ?
01:56Si vous deviez lui trouver un qualificatif, quel serait-il ?
02:00– Un qualificatif ?
02:03– Moi, je trouve que ça rate, c'est pas un qualificatif, ça rate beaucoup des enjeux.
02:09Les enjeux autour du numérique, les enjeux autour des spectateurs et des téléspectateurs,
02:15c'est quand même un petit sujet.
02:16– Parce qu'on a entendu à gauche dire, c'est ni fait ni à faire, c'est de la
02:19daube, c'est ce que disait hier…
02:21– Jamais, moi, je n'aurais ce genre de propos, c'est un scandale, c'est le rapport d'un
02:28arriviste…
02:29– Moi, je n'aurais pas ces propos-là, je n'aurais pas ces propos-là.
02:32– Et on dit qu'il est passé à côté de son objectif ?
02:34– Moi, je considère qu'il est vraiment… il rate complètement sa cible,
02:38et j'ai envie de dire tout ça pour ça, alors que l'intuition initiale n'était pas illégitime,
02:44c'était de se poser des questions sur l'audiovisuel public en France.
02:47– Donc il nous faut un contre-rapport maintenant sur le confinier.
02:49– C'est amusant quand on ne pose pas les bonnes questions, quand on ne trouve pas les bonnes réponses,
02:56c'est-à-dire quand on ne pose pas les questions et les réponses qui conviennent à une certaine doxa
03:01de gauche,
03:02on se trompe, on a loupé le coche…
03:05– Oui, oui, bah si, si, si, je crains que vous soyez vous-même irrigués par ce phénomène,
03:12et c'est pour ça que je parle de doxa, c'est parce que c'est une idéologie qui s
03:17'est répandue partout dans la société.
03:19– Quelle idéologie ?
03:20– L'idéologie de la gauche caviar, voilà, qui irrigue aujourd'hui l'audiovisuel public,
03:28l'université française, la haute fonction publique, la magistrature…
03:33– Audiovisuel public, lébiscité par plus de 70% des Français, je crois que les partis de gauche…
03:37– Je pense qu'il y en a beaucoup qui aimeraient bien faire des économies aussi.
03:41– Ils disent qu'on en a besoin, qu'il est utile pour la démocratie,
03:44ça n'exclut pas le fait qu'il puisse y avoir une réflexion sur l'audiovisuel public, si c'est
03:48le sondage.
03:49– Et ça, moi je suis entièrement d'accord, évidemment,
03:52à partir du moment où il y a un euro d'argent public,
03:55il faut évidemment contrôler, regarder.
04:00– L'une des propositions, ce serait la fusion France 2, France 5, France Info, France 24,
04:06c'est-à-dire deux chaînes généralistes, deux chaînes info,
04:09ça ferait une économie d'un milliard, qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
04:12– Ça, ça ne fait pas une économie d'un milliard.
04:14– C'est ce qui est dit dans le rapport ?
04:15– Non, ce qui est dit dans le rapport, c'est l'ensemble de toutes les économies, de toutes les…
04:19– Est-ce que vous seriez pour des fusions de chaînes ?
04:21– Moi non, je pense qu'on regarde comment les chaînes peuvent évoluer,
04:24comment on invente un certain nombre de choses autour.
04:28– Mais non, mais non, par exemple, il y a des enjeux.
04:30– Là, je suis désolé, mais quand on dit…
04:31– Regardez, M. Charles Consigny, aujourd'hui, on a un enjeu majeur,
04:35c'est qu'il ne vous aura pas échappé que notre rapport à l'information a complètement changé.
04:41C'est-à-dire que vous avez, vous, les chaînes d'information,
04:43il y a quelques années, il y en avait qu'une, deux, il y en a beaucoup aujourd'hui,
04:46et surtout, on a un autre phénomène, c'est qu'on a l'ère du numérique,
04:50avec les réseaux sociaux, de l'information qui n'est pas la source de votre travail journalistique,
04:57et tout ça, ça doit poser des questions.
04:58Et en quoi l'audiovisuel public n'aurait pas sa tâche à avoir là-dessus ?
05:04– Et si on fusionne France 2 avec France 5, France 24 avec France Info ?
05:07– Oui, en fait, on ne fait qu'une chaîne.
05:09– On ne remplit pas cet office ?
05:10– Ce n'est pas en fusionnant.
05:12– La preuve, la preuve, prenons la preuve, votre groupe BFM,
05:17vous avez BFM TV, vous avez BFM Business, et vous avez même fait des chaînes…
05:22– C'est un groupe privé, c'est de l'argent privé.
05:25– Oui, mais n'empêche que, vous voyez bien que même si c'est de l'argent privé,
05:27la logique de chaîne existe, vous avez même fait des chaînes délocalisées,
05:35je crois que vous avez Lyon, Bordeaux et Marseille.
05:37– C'est pour ça qu'il serait très bon à loi d'avoir France 3 pour les régions,
05:42pour ce que vous appelez les chaînes délocalisées,
05:45France 2 et France 5 pour l'aspect civique, politique, historique,
05:50– C'est un peu ce qui se passe.
05:51– Oui, mais en même temps, il n'y a pas besoin d'avoir deux chaînes.
05:55Moi, franchement, je veux bien que…
05:56– Pourquoi vous avez BFM Business ?
05:59– Mais on a une chaîne généraliste, une chaîne économique.
06:02– Mais ça n'en fait pas 10 !
06:03– Vous voyez la différence entre France 2 et France 5 ?
06:07– Mais il n'y en a pas 10 !
06:08– Aujourd'hui, il y a France 2, France 3, France 4, France 5,
06:12France Slash, là, Slash, je ne sais pas quoi…
06:14– Non, ce n'est pas une chaîne sur l'air tienne,
06:16mais c'est quand même un truc qui coûte…
06:17– C'est une chaîne numérique ?
06:17– Oui, mais ça coûte de l'argent aux Français.
06:20Ça fait déjà 5 chaînes, France Info, France 24, on est à 7,
06:25on sera pas loin des 10.
06:26– Il y a une réflexion pour s'adapter aux enjeux du monde,
06:31mais moi, je suis entièrement d'accord,
06:32et je le dis, c'est une des cibles ratées de ce rapport.
06:36Et la question du numérique est absente du rapport,
06:41et je pense que c'est un vrai problème.
06:42– Mais là, ce n'était pas forcément son sujet ?
06:44– Bah si, son sujet, c'était à partir…
06:47En plus, il l'a dit, d'ailleurs…
06:50– En fait, ce qui vous gêne, c'est que…
07:01Il y a l'étude, ce qui a voté pour le rapport, d'ailleurs.
07:02Mais c'est qu'il soit membre d'un parti qui s'appelle l'UDR,
07:06relié au Rassemblement National ?
07:08C'est ça qui vous gêne dès le départ ?
07:09Et qui lui-même prône la privatisation du service public ?
07:13C'est ça qui vous gêne, qui vous embête ?
07:14– Non, parce que chaque parti, chaque groupe parlementaire
07:18a un droit de tirage, il choisit ses commissions d'enquête,
07:21on en a droit une par session,
07:23et il y en a de tous les types et de tous les groupes
07:26des commissions d'enquête,
07:27mais jamais elles ne se sont déroulées de cette manière.
07:31Charles-Henri Alloncle a voulu faire de cette commission d'enquête
07:34son tremplin, bon, voilà, on ne va pas lui en vouloir,
07:39j'ai envie de dire, c'est le jeu.
07:43Mais il l'a fait dans un cadre qui sort, à mon avis,
07:47de ce que l'on doit faire,
07:49de la façon dont on doit mener des commissions d'enquête.
07:51Parce que je le dis, un rapporteur de commissions d'enquête,
07:54j'ai été moi, j'ai fait les deux fonctions,
07:56j'ai été président et j'ai été rapporteur d'une commission d'enquête.
08:00Rapporteur d'une commission d'enquête, c'est beaucoup de pouvoir,
08:02et donc ça demande une certaine responsabilité
08:05et une éthique face à ce pouvoir,
08:06et c'est d'ailleurs ça que je regrette.
08:08Moi, je l'ai dit hier,
08:09et quand le compte-rendu de la réunion d'hier sortira, vous verrez,
08:12moi je lui ai dit, monsieur Charles-Henri Alloncle,
08:14vous faites les propositions que vous voulez, vraiment.
08:15Par contre, vous ne pouvez pas manipuler des chiffres,
08:19vous ne pouvez pas avoir dans votre rapport des sources
08:24qui sont des sources illégales, des enregistrements secrets,
08:27par exemple, ça ne peut pas exister dans un rapport parlementaire,
08:29à mon sens.
08:30Et donc c'est ça qu'on lui reproche.
08:32Mais après, c'est normal d'avoir un débat quand même.
08:37Monsieur Alloncle n'arrête pas de parler de la liberté d'expression,
08:40voilà, et bien, ayons ce débat.
08:42Et d'ailleurs, c'est pour ça que j'ai souhaité
08:44que le rapport soit publié pour cela.
08:46On peut quand même remarquer
08:49que rarement une commission d'enquête
08:51a déclenché de telles crispations.
08:53Et rarement une commission d'enquête s'est déroulée de cette façon-là.
08:55Oui, on a eu plein des commissions d'enquête,
08:57je suis désolé, elles ne sont pas...
08:59Oui, mais pas de cette manière.
09:01Pas sur ce show permanent, sur ces inverties.
09:03Mais quel show !
09:03Tout ça parce qu'il mettait ses questions sur Twitter,
09:06tout le monde s'est mis en toupie
09:08pour s'énerver contre lui.
09:09Dans ce qu'il a mis au jour,
09:11moi, je suis désolé,
09:12il y a des choses qui sont choquantes.
09:14D'abord, que les uns et les autres
09:16refusent de donner le montant de leur rémunération.
09:18Ça ne vous a pas choqué, ça, par exemple ?
09:20Non, ça ne me choque pas.
09:21Ça ne vous choque pas.
09:21Ils sont payés par l'État,
09:22mais les gens n'ont pas à savoir.
09:25Ils ne sont pas payés par l'État.
09:26S'ils sont payés par l'État,
09:27ils sont payés par France Télévisions.
09:29France Télévisions, ce n'est pas que de l'argent de l'État,
09:31c'est aussi un certain nombre de recettes publicitaires.
09:34C'est de l'argent de l'État.
09:35C'est à peu près 2,5 milliards de dotations publiques.
09:39Oui, c'est ça.
09:39Oui, donc 2,5 milliards de dotations publiques,
09:42c'est beaucoup.
09:42On a quand même le droit de savoir ce qui en est fait.
09:44Et donc, effectivement, ça doit être efficace.
09:46Mais est-ce que...
09:47Mais comment ça, ça doit être efficace ?
09:49Est-ce que les gens ont le droit de savoir
09:50combien sont payés ?
09:51Ou alors pas ?
09:52Non, mais vous n'avez qu'à dire...
09:54Vous pouvez considérer que c'est secret.
09:55Pour moi, ce n'est pas le principal sujet.
09:58Par contre, le sujet...
09:59Mais attendez, il y a des intuitions très bonnes
10:01dans son travail,
10:02c'est-à-dire de savoir si on peut rationaliser,
10:05si on peut améliorer,
10:06si on peut faire...
10:07Moi, je considère que...
10:09Si on doit faire travailler des sociétés de production privées...
10:11Oui, mais vous savez très bien,
10:12même vous qui êtes une télévision privée,
10:15vous avez des prestataires privés.
10:17Quand on connaît un peu l'audiovisuel,
10:18on sait que souvent,
10:20ça revient moins cher.
10:21Mais monsieur...
10:22Ça revient moins cher d'avoir des prestataires
10:24que d'avoir un interne.
10:25Bah si, vous savez.
10:27Je pense qu'ici,
10:29faisons venir le producteur de cette émission,
10:31demandons...
10:33Ici, c'est quasiment tout effet en interne.
10:35Oui, l'émission de plateau.
10:36Oui, l'émission de plateau,
10:37il est reportage.
10:38Vous n'allez pas faire croire...
10:38Là, je ne comprends pas, d'ailleurs.
10:40Je dois dire que je suis assez stupéfait
10:43par ce que vous dites
10:43et je me demande ce qui anime ce discours.
10:47Vous ne pouvez pas faire croire aux Français
10:49que France Télévisions avait recours
10:51à des sociétés de production privées
10:53pour faire des économies, quand même.
10:54Mais on participe.
10:55Mais non, mais enfin non.
10:57Mais écoutez, non.
10:58Moi, j'ai déjà participé
10:59à des émissions du service public.
11:00Ce n'étaient pas des émissions
11:01qui étaient faites à l'économie.
11:03Quand vous produisez, par exemple,
11:04les victoires...
11:04Quand vous prédisez
11:05les victoires de la musique...
11:06Mais non, mais je les ai faites,
11:07les émissions.
11:08Vous pouvez me dire ce que vous voulez.
11:09Je les ai faites.
11:10Je les ai faites comme chroniqueurs.
11:12Je les ai faites comme invités.
11:13Ça n'était pas des émissions
11:14faites à l'économie.
11:16On peut considérer
11:17que c'était des bonnes émissions.
11:18Mais on ne va pas me faire croire
11:19qu'on faisait des économies.
11:20On vous envoie un taxi
11:22qui fait 6 mètres de long
11:23pour y aller.
11:24J'ignorais que vous étiez
11:25réalisateur de l'émission télévision.
11:26Mais non, mais j'y ai participé.
11:28J'ai vu ce que c'était.
11:28J'ai vu ce qu'il y avait
11:29dans la loge.
11:30J'ai vu l'ambiance.
11:32Excusez-moi,
11:32on était en pleine gauche caviar.
11:34Il faut dire les choses
11:34comme elles sont.
11:35Arrêtez de vous cacher.
11:36Mais pourquoi vous vous cachez
11:37dans votre petit doigt ?
11:38Il y a 10 000 salariés
11:40à France Télévisions.
11:41Ils commandent quand même
11:42pour un milliard
11:43de sociétés privées.
11:45Oui, un milliard.
11:46Ah, je croyais que vous alliez
11:50commande à des boîtes privées.
11:51Je suis désolé.
11:52Quand vous avez 10 000 salariés
11:53dans une boîte,
11:54vous pouvez quand même
11:55faire une émission
11:56sans avoir besoin
11:57de commander pour un milliard
11:58à d'autres prestataires.
11:58Mais M. Consigny,
11:59ne vous énervez pas.
12:00C'était géré n'importe comment
12:01cette boîte.
12:02Il faut dire les choses
12:02comme elles sont.
12:03Est-ce que je suis en train
12:04de vous dire
12:05que tout est parfait ?
12:06Est-ce que je suis en train
12:07de vous dire
12:07qu'il ne faut pas regarder ?
12:09Je suis en train
12:10de vous dire le contraire.
12:11Il a regardé
12:12et ça ne vous va pas.
12:13Nous regardons à la manière
12:14de M. le député Balanant.
12:16Non, pas à la manière de...
12:18C'est parce que vous allez
12:18faire un contre-rapport.
12:19Tout simplement.
12:21Il sortira quand ?
12:22On va essayer de faire ça
12:22avant l'été.
12:23D'accord.
12:24Vous avez vu qu'en lançant,
12:25en commençant cette émission,
12:26on a écouté la réaction
12:27de Marine Le Pen.
12:28C'est plutôt une contre-expertise.
12:29Contre-expertise.
12:30Si vous voulez un contre-rapport,
12:32ça me va très bien.
12:32Vous avez vu qu'en commençant,
12:34on a écouté la réaction
12:34de Marine Le Pen.
12:35Je voulais qu'on sorte
12:36un peu du dossier
12:37audiovisuel public
12:38sur les quelques minutes
12:39qui nous restent
12:40pour nous intéresser
12:41justement à ce que dit
12:41Marine Le Pen
12:47Voilà ce qu'elle dit
12:47dans cet entretien
12:48de confrères
12:49de l'agence France Presse.
12:50Elle souhaite, Marine Le Pen,
12:51un second tour
12:52face au bloc central
12:53pour avoir, dit-elle,
12:54la force d'une élection
12:55de choix
12:56plutôt qu'une élection
12:57de rejet
12:58en cas de duel
13:00face à Jean-Luc Mélenchon.
13:01Qu'est-ce que vous en pensez ?
13:02Elle est maligne
13:03parce que c'est une manière
13:05de se positionner
13:06comme principale opposante
13:08à ce bloc central
13:09que les Français, je pense,
13:10commencent à rejeter
13:11assez massivement.
13:12Moi, je suis opposé
13:14à cette idée
13:14de bloc central.
13:15Je pense que c'est
13:16une connerie
13:17et je pense qu'il y a
13:18des différences
13:19entre les gens.
13:20Et si le bloc central
13:21sait se serrer les coudes
13:23pour se faire reconduire
13:25à quoi qu'il en coûte,
13:27je ne serais pas surpris
13:28que les Français
13:29choisissent autre chose
13:30que le bloc central.
13:31Donc moi, je trouve que...
13:32Donc, elle désigne
13:33son meilleur adversaire,
13:34finalement, ce serait
13:35Édouard Philippe.
13:35Réaffirmer ses convictions,
13:37défendre des projets
13:38de société,
13:39elle précise,
13:40elle dit dans cette configuration,
13:42Édouard Philippe
13:42a un certain nombre
13:43de qualités mathématiques.
13:44Il est en même temps
13:44issu de la droite,
13:45ancien Premier ministre macroniste.
13:46Il plaît la gauche,
13:47en tout cas.
13:47Il ne la dérange pas.
13:49Qu'est-ce que vous en pensez ?
13:50Moi, je partage
13:52ce que dit Charles Consigny,
13:53c'est-à-dire que
13:54chaque famille politique
13:55doit aujourd'hui,
13:56le travail qu'elle doit faire,
13:57c'est poser des idées
13:58sur la table,
13:59faire l'inventaire aussi
14:00de nos responsabilités.
14:03Non, je ne sais pas.
14:04Moi, je considère que non.
14:05Je considère qu'on a encore
14:06des choses à faire.
14:07Ce n'est pas simple.
14:09Tout n'est pas parfait.
14:10Tout n'a pas été parfait.
14:11Nous avons eu des oppositions
14:14à certains moments
14:14sur un certain sujet.
14:15Je parle de la famille démocrate.
14:17On continuera à l'avoir.
14:19Et surtout,
14:20je crois qu'aujourd'hui,
14:21plutôt que de réfléchir au casting,
14:25réfléchissons aux idées
14:26et aux sujets
14:27qui sont des vraies préoccupations
14:28pour les Français.
14:29La santé, le logement,
14:30le devoir de vie.
14:31Vous avez eu 10 ans
14:32pour y réfléchir.
14:34Pendant ces 10 ans,
14:35on a agi.
14:36Je veux bien que les Français...
14:38Et c'est normal.
14:38Et je suis prêt à entendre
14:39que les Français
14:40ne sont pas contents,
14:41surtout.
14:41Mais il y a plein de sujets
14:42sur lesquels on a avancé.
14:44Le chômage a reculé
14:45par rapport à 2012.
14:48Je ne vais pas faire
14:50tous les sujets
14:51parce qu'on n'a pas le temps.
14:52Mais l'économie s'est libérée.
14:57Je pense qu'il y a des sujets
15:00qui n'ont pas été.
15:01Je pense que la question
15:03de la fiscalité,
15:05du sentiment d'injustice
15:06de certains Français
15:07vis-à-vis des gens
15:08qui ont beaucoup plus gagné
15:09que d'autres,
15:09c'est un sujet
15:10qu'on n'a pas bien porté.
15:11Voilà.
15:12Toutes ces questions-là,
15:14nous, le groupe démocrate,
15:15on va les poser
15:15sur la table tranquillement
15:16et puis on verra.
15:18Non, non, mais continuez comme ça.
15:20Je suis sûr que ça va très bien marcher.
15:22Je suis en train de vous dire...
15:23Non, je ne sais pas
15:23comment vous dire,
15:24monsieur le député,
15:24mais vous...
15:24Je sais, monsieur Consigny,
15:25vous êtes dans le rôle
15:26de celui qui veut
15:28laisser penser que tout est mal,
15:30que vous de votre...
15:32Droite triomphante,
15:33vous auriez toutes les solutions.
15:35Je le vis,
15:36ce merdier invraisemblable
15:38que nous laisse le Bloc Central.
15:39Excusez-moi de vous le dire.
15:41Donc moi,
15:41France Télévisions,
15:42les conneries de France Télévisions,
15:44je les paye
15:44comme contribuables,
15:46vous voyez ?
15:46Et donc,
15:46j'en ai ras-le-bol.
15:48Eh bien,
15:48je ne veux pas les donner.
15:49Vous ne voulez pas de télévision.
15:51Parce que ça m'emmerde,
15:52effectivement,
15:53que la direction de France Télé
15:55dorme dans des chambres
15:56à 1 800 euros la nuit
15:57au festival de Cannes.
15:58Ça m'emmerde.
15:59Ça m'emmerde.
16:00Les 4 millions d'euros
16:01de frais de taxi,
16:02effectivement,
16:03ils m'emmerdent.
16:04Eh oui,
16:04allez, continuez, continuez.
16:05Les 16 000 euros par mois,
16:07les 16 000 euros par mois,
16:10les 30 dirigeantes de France Télé
16:12qui sont payées
16:12plus de 16 000 euros par mois,
16:13ça m'emmerde.
16:14Je considère qu'il faut
16:14des réformes dans ce pays.
16:16Et je suis désolé,
16:17vous ne pouvez pas arriver
16:18au bout de 10 ans
16:19de macronisme
16:20où la France est quasiment
16:22effacée de la table du monde,
16:23où plus personne ne nous écoute,
16:25où le président peut dire
16:26ce qu'il veut,
16:27tout le monde s'en fout.
16:28La Chine s'en fout,
16:29les États-Unis s'en foutent,
16:30les pays d'Afrique
16:31nous ont tous dégagés.
16:32On n'a plus voix
16:33au chapitre nulle part.
16:34Je vous entendais tout à l'heure
16:36déplorer ce que fait
16:37l'armée israélienne au Liban,
16:38mais les Israéliens,
16:39ils ne nous prennent
16:40même pas au téléphone aujourd'hui.
16:41C'est ça le bilan
16:42de 10 ans de macronisme.
16:43Donc moi, je suis désolé,
16:44il faut arrêter,
16:45il faut qu'on choisisse
16:46une direction dans ce pays quand même.
16:48Et ce n'est pas avec
16:50ce positionnement
16:51qu'on le fera.
16:53Allez, vous avez 10 secondes
16:54parce qu'après,
16:54j'ai une petite pépite pour vous.
16:56Vous avez eu 75%
16:57du temps de parole
16:57depuis le début de l'Ébiscard.
16:58On a eu le moment consigné,
17:00toujours modéré.
17:02Allez-y, monsieur Valanant.
17:02Mais non, mais dire que tout va bien,
17:05est-ce que c'est ce que je vous ai dit ?
17:06Non.
17:06Un petit peu.
17:07Dire que tout a été raté,
17:08ce n'est pas ce que je dirais non plus
17:09parce qu'il y a des sujets
17:10sur lesquels nous avons permis
17:12aux Français, par exemple,
17:14de retourner vers l'emploi,
17:16même s'il y a encore
17:16trop de chômage aujourd'hui
17:17et il faut continuer.
17:18C'est un des sujets.
17:19Je disais, pour terminer,
17:21j'ai une petite pépite pour vous.
17:22C'est tiré d'un portrait
17:24dans le quotidien Libération
17:25qui est paru hier.
17:27Un portrait qui est consacré
17:29à Hélène Merci-Arnaud,
17:30l'épouse du patron d'AlVMH.
17:32Madame Arnaud vit dans sa bulle.
17:33Au dernier dîner Noël,
17:34elle a annoncé
17:35qu'il fallait choisir
17:35entre les deux extrêmes.
17:37Entre les extrêmes, pardon,
17:38elle voterait Jean-Luc Mélenchon.
17:40Qu'est-ce que ça vous inspire ?
17:41Elle a le droit de le penser.
17:43Je crains que ce soit un peu
17:45imprégné d'un certain dandy
17:49fascisme qui consiste
17:50dans un dîner parisien
17:51à afficher une préférence
17:54pour le grand timonier
17:55de la gauche radicale.
17:56Ça fait bien.
17:57Vous passez pour quelqu'un de bien
17:59quand vous dites ça.
18:00Si vous dites autre chose,
18:01vous ne passez pas
18:02pour quelqu'un de bien.
18:02C'est pour un fasciste à ce moment-là.
18:04Je pense que c'est une manière
18:05d'avoir le beau rôle.
18:08Dans Libération ?
18:09Moi, je n'ai pas de commentaire
18:10à avoir sur les intentions de vote
18:13de Mme Arnaud.
18:14Entre les extrêmes,
18:15vous diriez la même chose ?
18:16Vous choisiriez le même camp ?
18:17Moi, je ferais tout
18:19pour qu'il n'y ait pas cette solution,
18:21enfin, qu'il n'y ait pas
18:22cette configuration.
18:23Si elle arrive ?
18:23Eh bien, on se posera la question
18:24au moment où elle arrivera.
18:26Vous ne la posez pas maintenant.
18:27Vous donnez encore
18:28un peu de temps de réflexion.
18:29Entre temps, moi,
18:29je me bagarre
18:30pour qu'on évite
18:32cette montée des radicalités
18:36qui sont souvent issues
18:38de ce genre de diatribes
18:39que vient se faire monsieur...
18:40C'est moi qui fais monter
18:41les radicalités.
18:42Bah si, parce que...
18:43Bien sûr.
18:44Le fait qu'on soit
18:45le pays le plus fiscalisé du monde,
18:47ça ne fait monter
18:47aucune radicalité.
18:49Mais on est aussi
18:49le pays où il y a la couverture...
18:50L'insécurité partout
18:52et tout le temps,
18:52ça ne fait monter
18:53aucune radicalité.
18:54C'est de ma faute
18:55les radicalités.
18:56Le fait qu'il n'y ait pas
18:57un service public
18:57qu'on puisse joindre au téléphone,
18:59c'est indifférent.
19:01Les gens, ça n'a rien à voir.
19:03Merci monsieur le député
19:04et merci Charles Consigny.
19:06Merci d'avoir été à demain.
19:09Merci beaucoup monsieur le député Balanon.
19:10Soyez candidat monsieur Consigny.
19:12Mais peut-être.
19:13Soyez candidat.
19:13Consigny 2027.
19:14Les autres, je n'explique rien.
19:17Consigny 2027.
19:18Je me prépare.
19:19La droite libérale au pouvoir.
19:20Mais vous seriez surpris.
19:21Merci.
19:22Vous seriez surpris par le score.
19:23C'est fini.
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