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  • il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va revenir à la politique française maintenant.
00:03Politique française avec cette tension que l'on perçoit aujourd'hui dans le pays.
00:08On a vu les passations de pouvoir qui ont été compliquées.
00:11On a eu aussi ce qui s'est passé à Fresnes.
00:13On n'est pas loin d'un sentiment pré-révolutionnaire électoral.
00:18C'est ce que dit Gérald Darmanin, le ministre de la Justice.
00:22C'est ce qu'il a dit dans Le Parisien ce dimanche.
00:25Ceux qui arrivent le plus à parler à ce peuple aujourd'hui, dit-il,
00:28sont le RN et la France Insoumise.
00:31Et il y a aussi chez les électeurs qui ont voté massivement pour les extrêmes
00:35une sorte de contestation qu'on pourrait comparer à celle des sans-culottes.
00:39Alors on va en débattre maintenant dans le signé Consigny avec Charles Consigny.
00:43Bonsoir.
00:44Bonsoir.
00:45Avec Raquel Garrido, bonsoir.
00:47Ancienne députée France Insoumise, cofondatrice du mouvement L'Après.
00:50Est-ce que vous partagez cette analyse, Charles ?
00:53Est-ce qu'on est dans un sentiment pré-révolutionnaire en France ?
00:56Peut-être. Peut-être aussi que Gérald Darmanin prêche pour sa propre paroisse,
01:02parce qu'il a besoin politiquement de dire ça.
01:07En même temps, je pense que les dernières années, le deuxième mandat d'Emmanuel Macron
01:12a grandement érodé l'estime que les Français ont pour leurs responsables politiques.
01:20C'est parfois injuste parce que certains font des boulots d'élus difficiles,
01:24mais c'est hélas parfois fondé, comme on l'a vu avec les débats sur le budget,
01:29qui ont montré que pour sauver leur place, ils étaient en gros prêts à à peu près tout.
01:34Et là, on les voit de nouveau prêts à à peu près tout pour se rassembler derrière un seul candidat.
01:40J'ai regardé quelques chiffres.
01:42Selon le Cevipof, c'est une enquête de cette année,
01:4678% des Français disent ne pas faire confiance à la politique.
01:50Donc c'est un chiffre qui est considérable,
01:51qui est plus important d'ailleurs que dans d'autres pays.
01:54Moi, je pense qu'on a besoin d'alternance politique.
01:59Je pense que c'est la politique qui permet de donner de l'air à tout ça,
02:02au-delà des réformes elles-mêmes pour améliorer la vie des gens.
02:06Et je suis assez inquiet de voir cette classe politique essayer de continuer à faire la sourde oreille
02:13pour se reconduire comme si de rien n'était.
02:15Je pense qu'il faut qu'on fasse un choix de société collectif en France
02:19et que ça ne peut pas être encore un demi-choix avec encore 5 ans identiques aux 10 ans dont
02:25on sort.
02:26Il y a des sans-culottes en France, Raquel Garrido ?
02:28Oui, bien sûr, il y a une autre tradition de contestation.
02:32Mais je ne pense pas que ce soit révélé par les soirées électorales.
02:35D'ailleurs, je pense que cette caractérisation qui est faite de la soirée électorale
02:40comme étant la soirée de tous les dangers est un contresens total.
02:43En réalité, il y a presque 28 millions de personnes qui sont venues voter.
02:48Et par essence, il n'y a rien de plus pacifique qu'une journée de vote.
02:52Ce qui est d'ailleurs assez peu pour les municipales.
02:5357% de participation, donc c'est moins qu'avant, bien sûr.
02:55C'est un taux recul.
02:57Mais c'est quand même 28 millions de Français.
02:59C'est quand même beaucoup de monde.
03:00Donc c'est des gens qui croient encore au système électoral, qui ne sont pas à bord de la révolution.
03:03Du moins qu'ils y viennent.
03:05Plus on rajoute à ça ceux qui ont tenu les bureaux de vote, ceux qui ont fait les dépouillements, etc.
03:08C'est des centaines de milliers de personnes, les gens qui ont candidaté.
03:10Il y a quelque chose de profondément pacifique dans le fait de se présenter à une élection et profondément républicain.
03:16Les sans-culottes sont peut-être ceux qui ne sont pas allés voter et qui sont en colère.
03:19Alors de la colère, il y en a dans notre pays.
03:21Et à juste titre, je rappelle quand même que le mouvement des gilets jaunes,
03:25qui est pour moi la dernière fois où il y a eu l'expression de cette colère très forte.
03:30C'était des sans-culottes, les gilets jaunes ?
03:31Mais pour moi, sans-culottes, c'est positif.
03:33Attention.
03:33Non, mais quand je dis ça, moi aussi, c'est un référence historique.
03:36Oui, c'est ça, c'est-à-dire, c'est quand même le fondement de notre République,
03:41c'est la Révolution française, c'est la création de la notion de souveraineté.
03:46La souveraineté, c'est quoi ?
03:48C'est la caractéristique de celui qui n'a pas de maître.
03:50Sauf que la Révolution, souvent, ça termine dans un bain de sang, c'est ça le problème.
03:53Alors, comment dire ?
03:56Et oui, il y a des gens qui sont contre-révolutionnaires depuis 230 ans
03:59et qui pensent que la Révolution française a surtout créé de la violence.
04:02Mais la Révolution française a créé les droits de l'homme,
04:04la déclaration des droits de l'homme et des citoyens,
04:06la devise républicaine,
04:08et ce bleu-blanc-rouge qui est celui qui, aujourd'hui,
04:11est sain sur le poitrail d'un certain nombre d'élus,
04:14dont les visages semblent choquer certaines belles personnes.
04:18Moi qui suis d'une famille de Vendéens,
04:21chouant, je ne vais pas faire l'éloge de la Révolution française.
04:25Mais ce qui m'intéresse dans ce que dit Darmanin,
04:27c'est qu'il parle de sentiments pré-révolutionnaires électoraux.
04:30Il précise électoraux.
04:32C'est-à-dire, il ne craint pas que les Français prennent des faux et des pioches
04:39et se présentent devant l'Assemblée nationale, le Sénat ou l'Élysée ou les ministères.
04:45Il craint l'alternance, en fait.
04:48Et moi, c'est ça qui me...
04:48L'alternance qui irait soit vers Mélenchon, soit vers Bardella.
04:51Oui, mais...
04:52C'est ça qu'il craint.
04:53Oui, mais ce que je trouve hallucinant,
04:55c'est à quelle logique ils en sont arrivés dans ce truc,
04:59encore une fois, que je trouve stupide et mortifère du Bloc central,
05:02qui est que tout ce qui représenterait autre chose qu'eux,
05:06c'est devenu à leurs yeux la Révolution.
05:08C'est-à-dire, ils sont tellement sur deux,
05:11tellement enquistés dans leurs machins,
05:12que l'idée qu'on puisse se tourner vers telle ou telle autre formation politique qu'eux,
05:18ça les met en PLS, comme disent les jeunes,
05:20en position latérale de sécurité.
05:22Mais je pense que vous avez tout à fait raison.
05:23Et ça, je trouve ça sidérant.
05:26Je pense que...
05:27C'est dangereux, même, de penser ça.
05:29Mais bien sûr.
05:29Moi, je pense qu'il faut...
05:30D'ailleurs, tout le monde, ils sont là, s'exciter déjà,
05:33sur le premier tour qui est dans un an.
05:35Je veux dire, tout peut arriver d'ici là.
05:37On peut être envahi par les Russes.
05:38On peut être reconfiné après je ne sais quel virus.
05:43Enfin, il peut se passer quand même beaucoup de choses d'ici à un an.
05:46L'idée que, déjà maintenant, ils soient tous à se dire
05:49qu'il faut absolument qu'on ait un seul candidat,
05:51sinon on ne sera pas au second tour.
05:52Moi, je trouve en plus que ça tue la logique de la Ve République,
05:56qui est que, normalement, il y a un premier tour
05:58qui permet l'expression de beaucoup de sensibilité.
06:01Et c'est ensuite, au second tour, qu'on se rassemble
06:03derrière telle ou telle sensibilité.
06:05Sensibilité, je suis assez frappé de voir qu'il faut déjà des petits calculs.
06:08Dans la tripartition de la vie politique, ça marche moyen.
06:11Oui, mais la tripartition, elle n'est pas immeuble.
06:14Elle n'est pas inéluctable.
06:15Pour le moment, les élections municipales n'ont pas montré
06:18qu'on en était sorti.
06:20La droite a écrasé le centre.
06:23Est-ce que je peux me permettre ce qui me choque le plus,
06:25moi, dans ce que vous explicitez là ?
06:28C'est-à-dire, à la fois, d'une part,
06:29le manque d'éthique démocratique,
06:31c'est-à-dire la criminalisation de l'alternance.
06:34Je suis d'accord avec vous, c'est gravissime.
06:36Mais deuxièmement, l'idée d'effacer un scrutin.
06:39Je viens de le dire, 28 millions de personnes qui viennent voter.
06:42Et qu'est-ce qu'on entend ?
06:43Ah, il y a un sondage.
06:44Et le sondage sur la présidentielle qui vous donne un nouveau résultat.
06:47Et plouf, M. Philippe qui sort de terre,
06:49il a fait 26 000 voix au Havre,
06:51mais ça se transforme en 20 points dans un sondage.
06:54Il y a une dynamique derrière lui.
06:55Et les 28 millions de personnes qui viennent de voter,
06:57pardon, est-ce qu'on ne peut pas juste,
06:58par décence démocratique,
07:00regarder ce qu'ils ont voté ?
07:01Est-ce qu'ils ont voté Horizon ?
07:03Est-ce qu'ils ont voté ?
07:04Ça dépend des endroits.
07:05Et à gauche, là où les sondages,
07:08cela dit, à mon avis, donnent une alerte,
07:11c'est vrai que la gauche, si elle est divisée,
07:13c'est vrai qu'elle court le risque de ne pas être au concours,
07:17comme c'était le cas les deux fois d'avant.
07:19Anne Hidalgo avait été réélue à Paris
07:21avant de faire 1, je ne sais combien de pourcent à la présidentielle.
07:25Donc, les municipales ne donnent pas forcément le ton de la présidentielle.
07:29Non, mais il y a des indications.
07:30Ce n'est pas l'élection présidentielle en elle-même
07:32qui m'intéresse particulièrement.
07:35Qu'est-ce que tous ces gens proposent aux Français ?
07:38Qu'est-ce que c'est leur projet pour la France ?
07:40Et je trouve que pour l'instant,
07:42ils sont un peu courts là-dessus.
07:43Les deux plus lisibles, on connaît le projet,
07:45que ce soit du côté de Jean-Luc Mélenchon,
07:46Pourquoi vous dites Jean-Luc Mélenchon ?
07:48Jean-Luc Mélenchon, je sais que vous êtes fan club,
07:51mais la vérité, c'est que ce qui sort des urnes,
07:53c'est des périmètres d'union de la gauche
07:56qui sont loin devant la France insoumise.
07:58Et en termes programmatiques, pour l'instant,
08:02personne n'a fait mieux que le programme du Nouveau Front Populaire.
08:04Le Nouveau Front Populaire existe.
08:07Mais il n'y a plus, personne ne le défend.
08:08Mais on parle programme.
08:10Mais qui le défend ce programme ?
08:11Moi, je défense le programme
08:12et nous sommes très nombreux à défendre ce programme.
08:14Ça n'existe plus, le Nouveau Front Populaire.
08:16défendre ce programme et les militants défendent ce programme.
08:19Mais oui, mais là, on parle d'un truc...
08:20Bon, ben, c'est pas rien, parler de la taxe Zuckman.
08:22Vous allez ressusciter la Njoubs ?
08:24Aussi, tout ça, ça n'existe plus.
08:27Mais bien sûr que ça existe.
08:27La taxe Zuckman, etc.
08:29Je pensais que vous vouliez parler du fond.
08:30La taxe Zuckman, vous ne pensez pas
08:31qu'on va avoir une controverse puissante
08:34au moment de la présidentielle sur la taxation des riches ?
08:36Ah bah si, bien sûr, puisqu'on est en France.
08:38Donc ça va forcément être un sujet très polarisant.
08:41Non, mais moi, je pense que ce sera...
08:42On a quelque chose à dire.
08:43On a de l'ordre de 20 milliards d'euros par année
08:45à aller chercher dans la fiscalité
08:46pour la remettre dans les services publics.
08:48Ça serait bien que ce soit ça, oui.
08:50Il n'y a pas assez de fiscalité.
08:51Il n'y a pas assez de fiscalité en France.
08:53Il faut qu'on crée de la nouvelle fiscalité.
08:55Ça dépend pour qui, aujourd'hui.
08:56Les gens qui payent le plus les impôts,
08:57c'est les...
08:57Monsieur le même, tout le monde, avec la TVA.
08:59On se débrouille.
09:00Et nos milliardaires ne veulent pas payer
09:01même 2% de leur patrimoine.
09:02Ceux qui payent le plus les impôts,
09:04mais ça va être les débats de la présidentielle,
09:06ceux qui payent le plus les impôts,
09:08c'est 10% des Français.
09:09C'est 10% des Français qui s'acquittent
09:11de 70% de l'impôt sur le revenu, par exemple.
09:14La France, c'est devenu un système
09:15dans lequel une minorité de Français,
09:17classe moyenne, classe moyenne supérieure,
09:19porte sur ses épaules le fardeau
09:21de tous un système qui ne se réforme pas.
09:23C'est ça.
09:24Ça, ça va effectivement être un sujet
09:25au-delà de la taxation des riches
09:27qui bénéficient de niches fiscales
09:29qu'il faut sans doute corriger
09:32pour qu'ils payent leur juste part,
09:34comme disait Joe Biden.
09:35Eh bien, je signe.
09:36Parce que si vous me dites
09:37qu'il y a une injustice
09:38à l'égard des très hauts revenus,
09:40notamment, qui payent,
09:42c'est vrai, proportionnellement...
09:42On est loin de la révolution,
09:43pardon, tout ça, là.
09:44Ah, ben, on est d'accord.
09:45Non, mais parce que Gérard Armanin,
09:46lui, il dit qu'il y a des sans-culottes
09:47qui sont prêts, donc,
09:48à faire la révolution.
09:49Oui, mais parce que...
09:50Là, on fait un débat.
09:51Après, s'ils ne veulent pas lâcher le pouvoir,
09:53comme ils n'ont pas voulu...
09:54Parce que, pardon,
09:54à un moment donné...
09:56Non, mais je veux dire...
09:57S'ils ne veulent pas lâcher le pouvoir,
09:58ça veut dire quoi ?
09:59C'est des signaux.
10:00Ce que dit Charles Consignier
10:01sur le fait qu'ils ont même intégré
10:03qu'au fond, l'alternance
10:04était quelque chose
10:05qui n'était pas acceptable.
10:06C'est une marque
10:07de ce qu'on appellerait aujourd'hui
10:08l'illibéralisme.
10:10Des gens qui ont perdu
10:11l'élection législative,
10:12comme la dernière fois,
10:13les macronistes,
10:13et qui se maintiennent au pouvoir,
10:15c'est quand même une alerte
10:15pour un républicain sincère.
10:17Donc, il y a un risque
10:18que le résultat soit volé,
10:19en quelque sorte ?
10:20Non, la vérité,
10:21c'est que je pense que
10:22quand il y aura
10:23le second tour de la présidentielle
10:24et il y aura
10:25une élection législative derrière,
10:27et je pense bien
10:28que même Darmanin
10:30reconnaîtra
10:30l'issue du scrutin.
10:32Je ne les vois pas
10:33s'accrocher
10:34à Éliseu Amatignon.
10:35Quand Bardella
10:36aura battu Mélenchon
10:37à 80 %,
10:38mais en tout cas,
10:39moi, ce qui me frappe
10:40beaucoup,
10:41c'est que ce monde politique,
10:44peut-être,
10:46si elle sort victorieuse
10:47de la primaire du 11 octobre,
10:49ça peut être très grave.
10:49Ce qui me frappe,
10:50c'est à quel point
10:51le monde politique
10:52est quand même,
10:53pardon d'être un peu obsessionnel,
10:54mais quand même,
10:55singulièrement,
10:56le Bloc central
10:56ne parle plus au français.
10:59ils se parlent entre eux,
11:00beaucoup.
11:01Moi, je veux bien faire
11:02une alliance avec un tel,
11:03moi, mes limites,
11:04elles vont d'un tel à un tel,
11:06etc.
11:06Ils s'organisent beaucoup
11:08entre eux,
11:09ils lisent une presse
11:10qui parle d'eux,
11:12qui est devenue
11:13presque une presse professionnelle,
11:15où on se lie entre politiques,
11:16entre éditorialistes,
11:17on se commente les trucs,
11:18etc.
11:19Et les Français restent
11:20sur le bas-côté
11:21de ces discours.
11:23Moi, c'est ça
11:23qui me fait halluciner.
11:25Et je ne pense pas,
11:26si on doit s'attarder
11:27sur le résultat des municipales,
11:29je ne pense pas
11:29que le résultat des municipales
11:30ait montré
11:31que les Français
11:32avaient envie
11:32de continuer
11:33dans ce soi-disant dépassement,
11:35dans cette alliance
11:36des clivages,
11:37etc.
11:37Au contraire,
11:38ils ont voté
11:38très majoritairement
11:40à droite,
11:41ils ont voté
11:41pour une droite
11:42somme toute
11:43assez tranquille,
11:46ils n'ont pas voté
11:46ni pour Reconquête,
11:47ni pour l'UDR,
11:48sauf pour Ciotti,
11:49etc.
11:50Bon, voilà.
11:50Et assez peu
11:51pour le RN.
11:52Ils n'ont pas beaucoup
11:53voté à gauche,
11:54sauf dans les grandes métropoles.
11:55Et donc, moi,
11:56je pense que les Français
11:57sont en demande
11:58d'un changement
11:59vers la droite.
12:00Mais là,
12:00ce qui est en train
12:01de se dessiner,
12:02on verra ce qu'il va faire,
12:03le jeune Philippe,
12:04peut-être qu'il va nous surprendre.
12:05Mais ce qui est en train
12:06de se dessiner,
12:07c'est quand même
12:07qu'on continue
12:09K1-Ka
12:09avec un truc.
12:10Bon, et si on prend son bilan,
12:12pour moi,
12:13ça n'a pas été
12:14particulièrement
12:14un Premier ministre de droite.
12:15Quand vous abaissez
12:17la circulation
12:18à 80 km heure,
12:19ça n'est pas
12:20une mesure de droite.
12:21Quand vous portez
12:24le bilan,
12:24le premier bilan de Macron,
12:25il n'y a pas eu
12:25énormément de réformes
12:27de droite.
12:27Donc, voilà,
12:28je m'inquiète un peu
12:30de cette surdité
12:31de plus en plus persistante
12:33d'un monde politique
12:33qui vit de plus en plus
12:34en autarcie.
12:35En tout cas,
12:36je pense que parmi
12:37les milieux d'affaires
12:38qui, aujourd'hui,
12:40cooptent des candidats
12:41de la droite,
12:41il y a une tension
12:42entre ceux
12:43qui voudraient passer
12:44toutes armes et bagages
12:45vers l'extrême droite
12:46et soutenir
12:47Jordan Bardella
12:48en se disant
12:48que c'est une nouvelle génération
12:49à l'extrême droite.
12:50Le candidat du business,
12:51c'est Édouard Philippe.
12:52Et maintenant,
12:53il y a Édouard Philippe.
12:53Alors, l'électorat,
12:55il dit quoi, lui ?
12:55L'électorat,
12:56on l'a vu au municipal,
12:57quand même,
12:58qu'il était assez poreux
12:59entre droite et extrême droite.
13:00C'est-à-dire,
13:01les reports
13:01de la droite
13:02vers l'extrême droite
13:03et inversement
13:03de l'extrême droite
13:04vers la droite
13:04pour faire barrage à la gauche
13:05ont quand même été...
13:13Et à droite, c'est mal ?
13:15L'union entre la droite
13:16et l'extrême droite,
13:17oui, c'est un bouleversement
13:18du scénario politique
13:19de l'après-guerre,
13:19bien sûr.
13:21Pendant 80 ans...
13:22Il n'y a pas d'union
13:22entre la droite
13:23et l'extrême droite.
13:24Il y a quelques électeurs
13:25qui ont voté
13:26extrême droite
13:26au premier tour
13:27qui se seraient reportés
13:28éventuellement,
13:29mais il n'y en a pas eu beaucoup.
13:30Oui, oui, si, si,
13:30c'est quand même
13:31ce que montrent
13:31les résultats du second tour.
13:33C'est ce que veulent
13:34les électeurs.
13:35Regardez à Marseille,
13:37Alizio,
13:38le candidat du RN
13:39aurait gagné
13:39si Mme Vassal
13:40s'était retirée.
13:41Elle ne s'est pas retirée.
13:42Et les électeurs
13:43de Martine Vassal
13:44n'ont pas à 100%
13:45voté Alizio.
13:47Donc ce que vous dites...
13:48Encore heureux !
13:48En revanche, à gauche,
13:50là, c'est différent
13:51parce que là,
13:51on a joyeusement, par contre,
13:52fait des alliances.
13:53Mais la gauche...
13:54Après avoir dit contraire...
13:56Après avoir dit
13:57qu'on n'en faisait pas...
13:57La gauche est un bloc,
13:58mais il se trouve que parfois
13:59on a la gauche
14:00la plus bête du monde
14:01qui, au lieu de se comporter
14:02comme un bloc en conquête
14:03pour gagner,
14:05cherche à créer
14:06des adversités en son sein.
14:08Et pas grave,
14:08l'alliance entre la gauche
14:09et l'extrême-gauche.
14:09Parce que l'extrême-droite
14:11est de nature différente,
14:12en tout cas.
14:13Pourquoi Jacques Chirac ?
14:15Historiquement.
14:15Pourquoi à droite ?
14:15Historiquement,
14:16la droite,
14:16c'est jamais allié à l'extrême-droite.
14:17Oui, mais historiquement,
14:18l'extrême-gauche,
14:19elle a quand même du sens
14:20sur les mains.
14:21À peu près autant
14:21que l'extrême-droite.
14:22C'est vrai.
14:23Historiquement,
14:24l'extrême-gauche...
14:24Non, la gauche française
14:25n'a pas de sens sur les mains,
14:26pardon,
14:26à part Gauchon-Henri,
14:27je ne dois pas trop vous parler.
14:28Le parti communiste français
14:29a quand même été
14:29l'un des plus staliniens
14:30d'Europe, de l'Ouest.
14:31Et il y avait effectivement
14:32une alliance entre le PS
14:33et le CSE.
14:34Non, mais là, franchement,
14:35c'est un peu ce que vous dites,
14:36c'est caricatural.
14:37D'abord, les communistes français,
14:39ce n'est pas les communistes
14:40d'Union soviétique,
14:41quand même, merci.
14:41Les communistes des années 70
14:43défendaient le bilan de l'URSS,
14:45l'invasion de la Galistan.
14:47Et plein d'intellectuels.
14:47On peut retrouver les archives.
14:49C'est ça votre simple aujourd'hui ?
14:49Vous avez peur de ça ?
14:50Non, mais à l'époque,
14:51ça ne choquait pas.
14:52Un communiste...
14:53Mais oui,
14:54mais moi, je vais vous dire,
14:55moi, je trouve tout à fait...
14:56Tiens, vous prenez le programme
14:57du Nouveau Front Populaire.
14:58C'était un programme
14:59tout à fait totalitaire.
15:00Moi, je l'ai regardé, bien sûr.
15:02Totalitaire.
15:02Moi, je l'ai regardé, bien sûr.
15:04Donc, en fait, s'allier
15:05à gauche, ça, c'est un problème.
15:08Oui, oui, oui.
15:08L'extrême-droite,
15:08ce n'est pas un problème,
15:09mais totalitaire.
15:10Allez-moi, je suis contre
15:11les alliances entre droite
15:12et extrême-droite.
15:13Soyons précis, quand même.
15:13Mais en revanche,
15:14je pense que les alliances
15:15entre gauche et extrême-gauche
15:16sont tout à fait équivalentes
15:18aux alliances entre droite
15:20et extrême-droite.
15:21Et effectivement,
15:21je pense que l'extrême-gauche
15:24française est totalitaire
15:26et il n'y a qu'à regarder
15:26pour ça le programme
15:27du Nouveau Front Populaire.
15:28Merci, Raquel Garrido.
15:29L'éthique démocratique,
15:31ça s'applique aussi à la gauche
15:32et développer la haine de la gauche,
15:35c'est quelque chose
15:35qui va finir par devenir dangereux.
15:37Il va falloir s'habituer,
15:39en fait, tout simplement,
15:40à l'existence
15:40de cette gauche française
15:42telle qu'elle est aujourd'hui.
15:43Merci, Raquel Garrido.
15:44Merci, Charles Consigny.
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