00:04On va continuer de regarder à la loupe les négociations, les tractations, les prises de parole dans cet entre-deux
00:10-tours des élections municipales.
00:12On a bien regardé ce qui s'était passé à Nice notamment. On n'a pas fini avec la droite
00:15parce qu'on va retrouver Sophie Dupont.
00:17Sophie Dupont, elle suit le meeting entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Nous sommes du côté de Chalon-en
00:22-Champagne.
00:23Et il y est question justement Sophie de cette main tendue du RN à la droite et main tendue qui
00:29est refusée par la droite.
00:33Oui, premier meeting en commun de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, les deux leaders du RN qui nationalisent
00:39le scrutin.
00:39Meeting national ce soir. Le candidat RN ici à Chalon-en-Champagne n'aura pas la parole même s'il
00:45est arrivé deuxième dans un mouchoir de poche dimanche.
00:48Et cette ville n'a pas été choisie au hasard car le maire sortant est un ancien ministre.
00:52Benoît a paru que le RN entend déloger le parti de pénis qui fait le constat que ça va être
00:57compliqué de remporter des grandes villes dimanche
00:59parce que les listes de droite, elles se sont maintenues ou elles ont fusionné pour empêcher une victoire du Rassemblement
01:05national.
01:06Malgré, vous l'avez dit Alain, la main tendue de Jordan Bardella, dès dimanche soir, le président du RN qui
01:11échoue à fracturer la droite.
01:14La digue tient toujours, elle ne cède pas. C'est le comportement de la droite que les deux leaders du
01:18RN vont donc dénoncer ce soir lors de ce meeting.
01:20Tout comme les accords à gauche entre le Parti Socialiste et la France Insoumise, ça les décrédibilise.
01:27C'est du carburant pour nous, veut croire un proche de Marine Le Pen.
01:30Marine Le Pen qui va aussi appeler à la mobilisation alors qu'elle fait le constat que la moitié de
01:35ses électeurs de 2022 ne se sont pas déplacés dimanche pour voter.
01:39Gros appel à la mobilisation donc ce soir. Marine Le Pen et Jordan Bardella qui ne devraient pour l'heure
01:45pas se rendre à Toulon et à Marseille dans la dernière ligne droite de cette campagne pour soutenir leurs candidats.
01:50Aller dans ces villes, c'est le risque d'activer une réaction locale de barrage confiant proche des deux leaders
01:56du RN.
01:57Voilà, Sophie Dupont en direct du meeting Marine Le Pen, Jordan Bardella à Champagne.
02:03On a fait le tour de la droite. Si on s'intéressait maintenant un petit peu à ce qui se
02:06passe à gauche, à gauche c'est vrai que ce qui marque les esprits, c'est l'accord, comment on
02:10dit, la fusion technique.
02:11C'est ça, c'est l'expression.
02:13Les accords locaux.
02:13Voilà, les accords locaux. Pas d'accords nationaux mais des fusions techniques locales.
02:17C'est des accords locaux mais partout.
02:18Entre le Parti Socialiste et la France Insoumise. Voilà ce qu'en disait Jean-Yves Le Drian, figure du Parti
02:26Socialiste. Je vous laisse l'écouter, il emploie un terme. Naufrage.
02:31Je suis consterné. Je suis consterné de voir que presque partout, à part Marseille-Rennes, les socialistes sont en train
02:39de s'allier avec la France Insoumise alors qu'ils étaient en opposition totale sur les valeurs.
02:45C'est un naufrage politique et moral. C'est à la fois l'alliance du sectarisme et de l'opportunisme.
02:52En même temps, c'est facile quand on n'est pas candidat et qu'on n'est pas maire en
02:56danger. La maire de Nantes, effectivement, Johanna Roland, numéro 2 du PS, avait dit il y a quelques jours, pas
03:01d'alliance avec les fibres.
03:03Finalement, elle fait une alliance mais elle est en danger et on pourrait, les exemples se multiplient à Brest, à
03:08Clermont-Ferrand. C'est aussi la réalité du terrain.
03:11C'est vrai. Sauf à Marseille où Benoît Payan a quand même pris un gros risque en ne voulant pas
03:15s'associer avec la France Insoumise mais sinon, il y a un principe de réalité qui s'est toujours appliqué
03:20à gauche.
03:20C'est-à-dire que quand il s'agit d'aller gagner, la gauche est prête à faire des alliances
03:25et ce depuis des décennies. Ce n'est pas extrêmement surprenant.
03:28Le PS faisait la même chose avec les communistes et pourtant les deux se tapaient dessus à longueur de journée.
03:32Complètement. Là, ce qui est quand même, en tout cas dans le phrasé du Parti Socialiste, ce qui est surprenant,
03:39c'est que bien souvent, c'est au nom de la défense des principes contre l'extrémisme, la droitisation.
03:45Mais en fait, c'est souvent contre des maires de droite bon teint bon genre, pas du tout contre l
03:50'élection possible d'un maire du Rassemblement National que la gauche est en train de s'allier.
03:55Et après tout, ça clarifie les choses à gauche aussi parce qu'il y a ces fameuses deux gauches irréconciliables.
04:01Jean-Yves Le Drian qu'on vient d'entendre, François Hollande, Jérôme Gage, Bernard Cazeneuve et d'autres qui disent
04:07que jamais il ne faut que le PS à l'avenir s'associe avec la France Insoumise.
04:12Eh bien, ils auront quelque chose à porter à l'élection présidentielle. On verra avec Raphaël Glucksmann aussi le poids
04:17de cette gauche.
04:17Quand François Hollande se présente à la députation, il a l'étiquette « Nouveau Front populaire avec la France Insoumise
04:23».
04:23C'est vrai. Et puis là-dessus, Bernard Combes, le maire dont il est très proche, a aussi fait une
04:27alliance avec la France Insoumise.
04:28Et puis, il y aura cette gauche portée aujourd'hui par Olivier Faure qui est toujours prête quand il le
04:32voit à faire des élus.
04:33Ce qui est curieux, c'est que la seule personne au PS qui risque d'être exclue, ce ne sont
04:38pas ces élus qui ont pactisé avec les Insoumis,
04:41mais c'est Catherine Trottmann, parce que Catherine Trottmann, elle, elle a fait une alliance avec le candidat Horizon à
04:46Strasbourg.
04:47Et c'est grave. Olivier Faure est en train de devenir le faux soyeur de la gauche républicaine.
04:52Moi, je me mets à la place des électeurs de gauche républicaine. Il en reste quelques-uns dans le pays.
04:55Et Olivier Faure est en train de détruire la gauche républicaine.
04:59Il nous explique alors que c'est des fusions techniques, des accords locaux. Dimanche, il y aura 3 millions de
05:03Français,
05:043 millions de Français qui iront voter dans une commune où il y a un accord entre la gauche et
05:08LFI.
05:083 millions de Français. À partir de combien c'est national ? À partir de combien c'est un accord
05:12national ?
05:13Il faut qu'Olivier Faure arrête de nous raconter des histoires. Il est en train de mettre en place un
05:17accord national avec LFI.
05:203 millions de Français iront voter dimanche dans une commune où il y a un accord entre la gauche et
05:24LFI.
05:25Et c'est grave ce qui est en train de se passer. Il préfère s'allier à un parti ouvertement
05:29antisémite.
05:30Il va exclure Catherine Trottmann, qui est quand même une sociale démocrate, une pro-européenne, une figure de la gauche
05:35républicaine, universaliste, sociale.
05:37Et il n'exclut pas, il ne condamne pas des alliances avec LFI.
05:41Alors heureusement, il reste encore quelques candidats de gauche pour refuser ces alliances mortifères, comme à Marseille ou à Paris.
05:46On parlait de Strasbourg, justement, dans tous les cas. Jean-Philippe Vetter, qui est le candidat LR-UDI, il savoure
05:54ce qui est en train de se passer. Il suffit d'écouter.
05:57On est dans une dynamique extrêmement positive. On est passé de 16 à 19 dans les sondages et maintenant 25
06:04dans les urnes.
06:06Effectivement, c'est une dynamique extrêmement forte. Et dans une campagne, ce qui compte, c'est vraiment la dynamique.
06:11Et on voit même qu'avec Mme Trottmann, les courbes sont en train de s'inverser.
06:16Ça montre une chose, c'est qu'en fait, les Strasbourgeois, maintenant, ils veulent du changement.
06:20Après trois mandats de suite, avec les écologistes et les socialistes, eh bien, ils veulent une respiration démocratique.
06:27Ils veulent un nouveau maire pour Strasbourg. Ils veulent des nouveaux visages.
06:29En 2020, j'ai fait ce type d'alliance de deuxième tour.
06:33Les Strasbourgeois ne comprennent pas parce qu'en fait, tout ça ressemble à des négociations d'arrière-boutique pour des
06:39postes.
06:39Et donc, j'ai pris un engagement parce que j'ai tiré le leçon aussi de cette erreur en disant
06:45que j'allais réunir le plus largement possible,
06:49rassembler le plus largement possible au premier tour.
06:52Résultat, on a créé une grande alliance de la droite, du sang, la société civile, les sociodémocrates.
06:57Et du coup, ça nous permet aujourd'hui de nous montrer tels que nous sommes en clarté, en sincérité auprès
07:02des Strasbourgeois.
07:05– Du coup, ce qui se passe là aujourd'hui du côté de la gauche, c'est quoi ?
07:11Ce sont les accords de la honte dont ils ne se relèveront pas ?
07:15Et c'est la grande voie pour Jean-Luc Mélenchon ?
07:17– Non, non, non, c'est une grande voie pour Jean-Luc Mélenchon parce que ce qui arrive à démontrer
07:20Jean-Luc Mélenchon,
07:21c'est qu'il peut faire tous les excès, toutes les outrances, etc.
07:23Il peut se faire taper sur les doigts par les autres partis de gauchos tant qu'il voudra.
07:26À la fin des fins, lorsqu'il y a une élection et qu'il y a une menace que la
07:29droite ou l'extrême droite l'emporte,
07:30Jean-Luc Mélenchon sera suivi par le reste de la gauche.
07:32Ça, c'est une belle démonstration de force.
07:34Maintenant, ça a toujours, et là je rejoins ce que disait Amandine, ça a toujours été dans l'histoire de
07:37la gauche.
07:37La droite ne le comprend pas, ça, mais ça fait partie de la philosophie politique de la gauche.
07:41C'est-à-dire que la gauche veut gagner face à la droite, point.
07:44On se bouche le nez, on s'allie avec le sulfuron, on s'allie avec qui on veut,
07:47celui qui n'a pas la même ligne, Mitterrand 81 avec les communistes,
07:49ce n'était absolument pas la même ligne, ils passaient leur vie à se tirer dessus.
07:53– Sauf que les deux faisaient lourd à l'époque.
07:56Là, aujourd'hui, il y en a un, petit à petit, il est écrabouillé, quoi, en fait, le Parti Socialiste.
08:00– Étonnamment, au premier tour, les socialistes ont fait beaucoup plus de voix que les insoumis.
08:05– Portation locale.
08:05– Et c'est ça qui est assez intéressant, c'est que je crois que le nombre d'électeurs insoumis
08:10au premier tour,
08:10c'est autour de 600 000, entre 600 000 et 700 000, c'est plusieurs millions pour le Parti Socialiste.
08:14Et pourtant, on a l'impression que c'est Jean-Luc Mélenchon qui est à la manœuvre,
08:18qui est le meilleur stratege et qui impose ses vues.
08:22– C'est une particularité de ce scrutin municipal,
08:25et c'est commenté par ceux qui ont pris le temps de bien analyser tous les résultats.
08:29À la fois le Parti Socialiste, mais aussi un peu les Républicains,
08:33ils ont bien résisté dans beaucoup de villes moyennes.
08:36C'est ce que Victor expliquait tout à l'heure, ce côté, avec cet ancrage local qui reste très fort,
08:42là où, dans les bureaux politiques parisiens, ça commence à être plus compliqué
08:47parce qu'il y a des nuances dans les lignes qui sont choisies.
08:50Mais certains élus qui sont bien implantés ont plutôt bien résisté.
08:54Et c'est vrai que lorsque l'on regarde la totalité des voix,
08:57et le PS et les Républicains n'ont pas à rougir de ces résultats.
09:02Et de la même façon, alors qu'on focalise beaucoup sur le Rassemblement National et la France Insoumise,
09:08on remarque que dans ces deux familles politiques, là aussi, il y a des nuances.
09:11Il y a des nuances, il y a de bons résultats, parfois le sentiment que des fiefs ont pu être
09:17consolidés,
09:18que des choses ont pu être transformées, mais ce n'est pas non plus,
09:22notamment du côté du Rassemblement National, ce n'est pas non plus, par exemple,
09:25la percée que certains imaginaient dans les grandes villes.
09:26Bon rapide, Guillaume Carillon.
09:27Vous êtes pour l'union de la droite, donc quand il y a l'union de la gauche en face,
09:31ça vous va ?
09:32Non, parce que nous, on a des points de convergence avec le Rassemblement National sur à peu près tout.
09:35Sur la gestion des comptes publics, sur la gestion des comptes publics, sur la question de la sécurité, sur la
09:40question migratoire.
09:41La gauche dit à longueur de journée, la gauche dite PS, républicaine,
09:46que le parti de Jean-Luc Mélenchon est quasiment un parti entre ses bits.
09:49C'est ce qu'Olivier Fort nous a dit, ses dernières déclarations, c'est il y a une semaine.
09:53Et là, ils sont prêts à toutes les compromissions, à toutes les trahisons pour sauver leur mandat.
09:58Et au fond, ce n'est pas nouveau.
09:59Souvenez-vous, 2024, le nouveau Front populaire qui se constitue en une nuit de tractation
10:04pour sauver leur peau.
10:06La différence avec 2024, c'est que la dernière fois, c'était parce qu'il y avait un risque de
10:11l'extrême droite au pouvoir.
10:13Là, c'est pour empêcher Jean-Luc Moudinck, sangliste, d'être réélu maire de Toulouse.
10:18Donc preuve en est que c'est une alliance uniquement pour gagner,
10:22parce que la gauche a cet héritage, cette tradition de vouloir toujours gagner
10:25et est prête à toutes les compromissions.
10:27Merci à vous pour cette discussion.
10:30Et le rendez-vous, ce soir, ne pas rater sur BFM TV, parce qu'on parlait de la gauche.
10:33Le pari, le débat, ce soir, à 21h.
10:37Sophia Chikirou, Rachida Dati, Emmanuel Grégoire.
10:39Ce sera animé par Apolline de Malherbe.
10:41Et c'est Loïc Besson qui est sur le plateau, qui est en train de se mettre en place,
10:46juste ici, pour ce débat ô combien animé, on l'espère.
10:50Et très attendu, c'est ici que tout va se dérouler dans moins de trois heures maintenant.
10:55Confrontation inédite de cette campagne capitale.
10:59Ce sera d'ailleurs la seule et l'unique.
11:00Pour la première fois, les trois candidats en finale de ces élections municipales à Paris
11:05vont pouvoir se confronter.
11:07Oubliez les attaques lancées par médias interposées.
11:10Ils seront cette fois les uns face aux autres pour s'interpeller,
11:14pour se répondre, pour se demander des comptes aussi.
11:17C'est inédit.
11:18Un grand moment en perspective d'affrontement politique.
11:21Alors rien n'a été laissé au hasard.
11:23Tout a été tiré au sort avec les équipes de campagne, bien sûr,
11:25concernant les premières prises de parole, concernant les positionnements.
11:28Vous les voyez.
11:29Vous voyez bien sûr le décompte qui est déjà prêt pour une stricte égalité de temps de parole.
11:35Vous aurez donc au centre Emmanuel Grégoire, le candidat de l'Union de la gauche,
11:39qui est arrivé en tête au premier tour.
11:41Oui, mais voilà, qui doit faire face à l'insoumise.
11:43Sofia Shikiru, qui n'entend pas lui faire de cadeau.
11:46Et face à eux, il y aura aussi bien sûr Rachida Dati,
11:49qui a réussi quand même à faire plier ses concurrents,
11:52celui du centre, mais aussi à sa droite.
11:55Un grand moment déterminant dans cette campagne qui va se jouer.
11:59Ce soir, on va le vivre ensemble avec Apolline de Malherbe,
12:01bien sûr, qui sera là aussi pour arbitrer tout ça.
12:04Rendez-vous donc à 21h en direct sur BFM TV.
12:07Loïc Besson, merci avec Adrien Fache.
12:10On sera au rendez-vous 21h de ce débat.
12:12Sofia Shikiru, Rachida Dati, Emmanuel Grégoire.
Commentaires