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  • il y a 5 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Réaction d'Emmanuel Grégoire et Marine Tondelier.
00:05Ça y est, c'est officiel, donc il y a un accord entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel.
00:10Il y aura donc une fusion. Votre première réaction micro de BFM.
00:13D'abord que ce n'est pas vraiment une surprise, puisqu'on sait que les tractations...
00:16Et puis Pierre-Yves Bournazel a l'habitude d'être extrêmement ferme pendant la campagne
00:20et au dernier moment faire exactement l'inverse de ce qu'il avait dit avant.
00:23Il a pour lui évidemment sa conscience et la gravité des mots qu'il a prononcés contre Rachida Dati.
00:30Ce n'est pas du tout une surprise pour nous et ça ne nous empêchera pas de gagner.
00:35Donc on va continuer à travailler, à convaincre les Parisiennes et les Parisiens
00:38qu'il y a deux choses qui sont importantes en politique.
00:41C'est d'abord de faire ce qu'on dit et la deuxième chose, c'est de le faire sur
00:45une base programmatique précise.
00:48Je rappelle que Pierre-Yves Bournazel disait que le projet de Rachida Dati, c'était un projet de régression pour
00:54Paris.
00:54Eh bien, je lui souhaite la bienvenue dans ce projet de régression pour Paris.
00:58Et je pense qu'il sera très lourdement sanctionné par cela.
01:03Marie-Anton Delier, vous êtes alliée d'Emmanuel Grégoire ici à Paris.
01:06Là aussi, je vous demande votre réaction.
01:08Une alliance entre Pierre-Yves Bournazel, le bloc central et Rachida Dati.
01:11Qui aurait pu prédire, j'ai envie de vous dire.
01:14Ça fait combien de semaines qu'on s'en parle et qu'on sait que ça arrivera.
01:16Donc il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
01:18Et nous, vous nous voyez là en train de faire une petite pause.
01:21Et on ne voit pas les gens passer parce que vous êtes devant nous.
01:23Mais on a déambulé toute cette rue.
01:25On a distribué beaucoup de tracts.
01:26Et c'est ce qu'on va continuer à faire jusqu'à la fin de la campagne vendredi soir pour
01:29gagner dimanche.
01:29C'est ça notre programme à nous.
01:31La question, c'est est-ce que ça peut ce soir vous mettre en difficulté ?
01:34Rachida Dati va donc gagner des voix.
01:35Elle est en retard de 12 points par rapport à vous.
01:38Là, elle va gagner donc forcément des voix.
01:39Est-ce que ces voix-là peuvent vous faire perdre la semaine prochaine,
01:43sachant que vous, vous n'élargissez pas votre alliance ?
01:45Alors d'abord, arithmétiquement, ça ne suffit pas à nous mettre en difficulté.
01:49Et je suis convaincu qu'un très grand nombre des électeurs de Pierre-Yves Bonazel
01:53vont se sentir ce soir trahis.
01:56Quand on a quelqu'un en qui on a placé sa confiance,
01:59qui a passé son temps à dire les mots les plus durs sur Rachida Dati
02:03et qui se range en quelques minutes pour un plat de lentilles,
02:07je pense que c'est ces électeurs qui vont d'abord être déçus.
02:10Et je suis convaincu qu'un grand nombre d'entre eux viendront vers nous.
02:13Pourquoi ? Parce que je sais que dans la motivation du vote pour Pierre-Yves Bonazel,
02:17il y avait ce qu'il prétendait incarner,
02:19c'est-à-dire une forme d'exigence morale.
02:22D'exigence morale vis-à-vis de la brutalité des méthodes,
02:25vis-à-vis évidemment de la corruption,
02:27puisque sa nouvelle amie est renvoyée en correctionnelle pour corruption.
02:30En septembre prochain, c'est rappeler que la constance
02:34n'est pas forcément la vertu la plus partagée.
02:36Et je suis convaincu que ces électeurs vont le sanctionner de cela
02:39et n'iront jamais, jamais voter pour Rachida Dati.
02:43Et nous serons très heureux de les accueillir
02:45en soutien du vote de l'Union de la Gauche et des écologistes dimanche.
02:49Et je veux leur dire aussi qu'on en tiendra compte.
02:51C'est-à-dire qu'on sait bien que les circonstances sont particulières du vote.
02:54Nous, on a toujours dit qu'on voulait être l'équipe
02:56de toutes les Parisiennes et les Parisiens.
02:58On veut plaider la réconciliation et l'apaisement.
03:01Et j'ai un petit rictus en me remémorant
03:04que c'était les mots de Pierre-Yves Bournazel
03:06qu'il nous avait repris d'ailleurs d'une certaine manière.
03:09Et je pense qu'honnêtement,
03:10ce n'est pas très glorieux et ce n'est pas très digne
03:13ce que fait Pierre-Yves Bournazel.
03:14Je sais pourquoi il le fait.
03:16Il le fait parce qu'il veut peut-être survivre.
03:18Il y a parfois plus de beauté
03:21à perdre avec honneur
03:22qu'à perdre avec déshonneur.
03:24Voilà ce que j'ai à lui dire.
03:25Merci beaucoup.
03:26Merci Marine Tondinier.
03:26Merci Emmanuel Grégoire d'avoir réagi au micro de BFM TV.
03:28Je vais manger un petit cante-panadas pour me remettre.
03:31Merci.
03:32Voilà, des dernières informations.
03:33La liste commune d'Athibour-Nazel.
03:35Merci à Jocelyn Azo.
03:36Oui, Jocelyn Azo, c'est lui qui nous a confirmé cette information.
03:38Réaction, Charles Consilier.
03:40Sachant que Sophia Chikirou sera chez Marc Fauvel tout à l'heure
03:43à partir de 19h.
03:45Il ne passe plus les portes, Emmanuel Grégoire.
03:48C'est Jean Moulin là, tout à coup.
03:51Il donne des leçons de morale.
03:53Il est trop sûr de lui ?
03:54Oh, il y a plus d'honneur à perdre avec déshonneur.
03:57Je ne sais pas quoi.
03:58Pour qui se prend-il ?
04:00On a l'impression d'avoir tout à coup une grande figure de la République
04:04qui s'exprime depuis sa terrasse de café avec Marine Tondelier.
04:08Je trouve ça curieux.
04:10Si Rachida Dati a été plus efficace à convaincre Bournazel qu'Emmanuel Grégoire,
04:15Emmanuel Grégoire ne peut s'en prendre qu'à lui-même.
04:17C'est peut-être parce qu'il a un programme extrémiste
04:20et un bilan catastrophique
04:22que Bournazel a pensé
04:23et que Horizon a pensé
04:25que c'était mieux
04:26de rejoindre la liste de Rachida Dati.
04:30Raquel Garrido,
04:31ce rapprochement Dati-Bournazel
04:34à Paris,
04:37c'est-à-dire que Dati tourne le dos à Saracnafo aussi,
04:39puisqu'il y avait aussi peut-être...
04:41En revanche, Emmanuel Grégoire refuse
04:43de faire alliance avec
04:45la candidate LFI,
04:47Sofia Chikirou.
04:49Les électrices, les électeurs
04:51du nouveau Front populaire,
04:52on va les appeler comme ça,
04:54la dernière fois qu'on s'est mobilisés,
04:55c'était donc en juin 2024
04:57et on était tous ensemble.
04:58Souvenez-vous,
04:59on a fait 9 millions de voix,
05:00ça a cartonné.
05:01Là, cette fois-ci,
05:02il y avait en gros,
05:04pour schématiser,
05:04deux offres sur la table.
05:06Une offre solo,
05:07qui était celle de la France insoumise,
05:08et une offre plus unitaire
05:09avec des périmètres différents,
05:11à vos souhaits,
05:13qui, au final,
05:15l'emportent très largement.
05:16Et c'est vraiment le cas à Paris,
05:18mais aussi à Marseille,
05:19où la proposition unitaire
05:21est très, très loin devant,
05:24au détriment d'une France insoumise
05:26qui, du coup,
05:26ne retrouve même pas ses voix,
05:28par exemple, des européennes.
05:29Puisque Sofia Chikirou fait moins
05:31que Manon Aubry
05:33en juin 2024,
05:35Sébastien Delogu aussi
05:36fait beaucoup moins
05:37que Manon Aubry,
05:38et puis je ne compare même pas
05:39à la présidentielle de 2022,
05:40parce que là,
05:41c'est vraiment la fonte des glaces.
05:43Donc, c'est un message
05:44qui a dû,
05:45enfin, comment dire,
05:45qui a été envoyé, je pense,
05:47et qui doit être entendu
05:475 sur 5 par tout le monde.
05:49Alors, du côté des unitaires,
05:51c'est bien de prendre le point.
05:52Il a raison, Emmanuel Grégoire,
05:54de prendre le point.
05:55Maintenant, après,
05:56il faut transformer l'essai.
05:57Parce qu'à quoi ça sert ?
05:58D'avoir convaincu...
05:59Il faut qu'il soit élu dimanche prochain.
06:00C'est ça.
06:00Sinon, tout ça,
06:01c'est ça.
06:02Exactement.
06:02Donc, on en revient, finalement,
06:04un peu à la situation...
06:05Il est plutôt en balotage favorable
06:06comme Benoît Payon à Marseille.
06:08Donc, il a besoin de Sofiane Chikirou.
06:10Bien sûr,
06:10parce que les électeurs parisiens,
06:12ils ont une boussole
06:13et ils savent très bien
06:14où ils habitent,
06:14y compris les électeurs insoumis.
06:16Parce que,
06:16je ne sais pas si vous avez remarqué,
06:17mais dans les arrondissements,
06:20les électrices
06:20et les électeurs insoumis
06:21ont plus voté insoumis
06:23que Chikirou.
06:24Vous voyez,
06:24Sofiane Chikirou fait moins de voix,
06:25je ne sais pas si vous voyez
06:26ce que je veux dire,
06:27au niveau du Conseil de Paris
06:28qu'au niveau des arrondissements.
06:29Ça veut dire
06:30qu'il y a même eu un vote utile
06:31dans l'électeur insoumis.
06:36par rapport à une ligne
06:39mélenchoniste très dure
06:39qui s'est développée à Paris
06:40et qu'on n'a pas vue,
06:41par exemple,
06:42à Toulouse ou à Roubaix.
06:44D'accord, Raquel,
06:45mais quand on quitte Paris
06:46et Marseille,
06:47ailleurs,
06:47on voit ces alliances
06:48qui ont été annoncées aujourd'hui
06:49à Toulouse,
06:50à Clermont-Ferrand,
06:51à Limoges,
06:53à Lyon,
06:53à Strasbourg.
06:54Ça vient d'être fait.
06:56Donc, en fait,
06:57ce sont des gens
06:58qui s'insultent,
06:59qui s'invectivent
07:00et qui, finalement,
07:01quand il s'agit quand même
07:02de garder...
07:03Parce que c'est souvent
07:04des mères socialistes
07:05en difficulté, par exemple,
07:06qui font alliance.
07:09Eh bien, dans ce cas-là,
07:09à Brest, par exemple,
07:10dans ce cas-là,
07:10on fait alliance
07:11avec les Insoumis
07:12qu'on avait traité
07:13de tous les noms avant.
07:14Moi, ce que je trouve dingue,
07:15c'est la rhétorique
07:16de la gauche depuis hier
07:18puisqu'ils parlent
07:20d'un front antifasciste
07:23consistant à lutter
07:24contre l'extrême droite
07:25et la droite extrémisée.
07:27C'est leur verbatim.
07:29Et pour ce faire,
07:30ils n'hésitent pas
07:31à s'allier
07:32avec la France insoumise
07:33qui est un parti
07:34au débordement fasciste.
07:36Je ne dis pas
07:37que c'est un parti fasciste
07:38en tant que tel,
07:38mais quand je vois
07:40le soutien appuyé
07:41qui est apporté
07:42à la jeune garde,
07:43qui est un mouvement
07:44qui s'est quand même
07:45rendu coupable
07:45d'un meurtre
07:46il y a quelques semaines
07:47à peine,
07:48avec des collaborateurs
07:50parlementaires...
07:50Il y a eu un meurtre,
07:51en tout cas.
07:51Avec des collaborateurs
07:53parlementaires
07:53d'un député
07:55de la France insoumise
07:56qui est d'ailleurs
07:57toujours en poste.
07:58Et c'est quand même
07:59un parti dont
08:01le secrétaire général,
08:02enfin je ne sais pas
08:03ce qu'il est d'ailleurs,
08:03Jean-Luc Mélenchon,
08:04au sein de cette
08:06alliance bolivarienne,
08:08mais il ironise
08:10sur des non-juifs.
08:11On n'avait quand même
08:12pas vu ça
08:12depuis fort longtemps
08:14et c'est assez déplorable
08:17de voir que,
08:18somme toute,
08:18parce qu'il est de gauche,
08:19ça passe.
08:20Et ce sont ces gens-là
08:21qui donc cognent
08:23des jeunes dans la rue
08:25et font des vannes
08:26antisémites
08:27qui viennent traiter
08:29les autres de fascistes,
08:31y compris ceux
08:32qui sont,
08:32somme toute,
08:33d'une droite républicaine.
08:34Puisque, je suis désolé,
08:35faire un front antifasciste
08:37contre Rachida Dati,
08:38pardon,
08:39ça me paraît ridicule.
08:40Contre Jean-Luc Moudin
08:41qui est à Toulouse.
08:42Contre Jean-Luc Moudin
08:43qui est à Toulouse.
08:43C'est un centre de droite.
08:44Contre je ne sais quel candidat,
08:46contre Jean-Michel Aulas,
08:47par exemple,
08:48à Lyon.
08:49Et pareil,
08:50puisque, effectivement,
08:51les accords ont lieu
08:52à Lyon, à Toulouse,
08:53à Besançon, à Lille,
08:54à Limoges,
08:54à Avignon.
08:55Donc, je pense qu'il y a là,
08:56et je termine par là,
08:57une espèce d'inversion
08:59rhétorique
09:00qui est habile,
09:00qui est l'habileté
09:02classique de la gauche.
09:03Mais moi,
09:03ce que je pense profondément,
09:04c'est qu'à notre époque,
09:06en 2026,
09:07le fascisme,
09:07il est à gauche.
09:08Et on l'a vu
09:09à la fois
09:10par ce que je viens de décrire
09:11et par tout un tas
09:12d'autres comportements.
09:13Une haine de la liberté
09:14d'expression,
09:15une détestation
09:16des bourgeois,
09:17des blancs,
09:18des occidentaux,
09:18etc.
09:19J'en passe,
09:19et des méthodes autoritaires.
09:21En quel garideau ?
09:23Il y a toute présence
09:24à l'égard des Insoumis.
09:26Je pense que vous
09:27vous méprenez
09:28sur le sens
09:29du vote
09:30des électeurs de gauche.
09:31En réalité,
09:32les résultats
09:33assez mitigés
09:34de la France Insoumise
09:35sur le territoire
09:37montrent que,
09:37probablement,
09:39Jean-Luc Mélenchon
09:39et sa conduite
09:41a coûté des points
09:42à la France Insoumise.
09:43Et c'est vrai
09:44que,
09:45quand les Insoumis
09:46performent mieux,
09:47par exemple,
09:48à Limoges
09:48avec Damien Maudet,
09:49qui d'ailleurs
09:50était en unité
09:51avec les écologistes
09:52ou Picmal à Toulouse,
09:54on voit bien
09:54que c'est une autre facture,
09:56c'est une autre tonalité.
09:57Donc,
09:58moi,
09:58c'est ce que je dis,
09:59et je le dis
09:59depuis que,
10:00même à l'époque
10:00où j'étais à la France Insoumise,
10:02une autre France Insoumise
10:03est possible,
10:04si vous voulez.
10:04Il ne faut pas tout
10:05mélenchoniser.
10:06Ils ne se sont jamais
10:07désolidarisés de Mélenchon.
10:09Écoutez,
10:09moi,
10:10j'ai écouté François Picmal
10:11tout à l'heure.
10:12Il a surtout insisté
10:13sur le fait
10:13que Jean-Luc Mélenchon
10:14s'était excusé
10:15sur son jeu de mots
10:18sur Glucksmann.
10:19Voilà.
10:19qui était une récidive
10:21quand même
10:21par rapport à Epstein.
10:22Mais vous avez été
10:23vous-même victime,
10:23Raquel Garrido,
10:24des méthodes
10:26de la France Insoumise
10:27puisque vous avez été purgée
10:28comme on le faisait
10:29dans les régimes soviétiques.
10:31Et c'est même pire que ça.
10:32Je me suis désistée,
10:34moi,
10:34d'accord,
10:35à l'entre-deux-tours
10:35quand j'étais derrière
10:37le candidat
10:38que Jean-Luc Mélenchon
10:39avait choisi.
10:40Donc,
10:41je suis l'incarnation
10:43de la preuve
10:43qu'on est capable
10:45de surmonter
10:46Donc, c'est la résilience.
10:47évidemment,
10:48parce que c'est ça.
10:49Parce que, pardonnez-moi,
10:49vous allez trouver ça
10:50peut-être très drôle
10:51mais moi,
10:51je trouve qu'il y a
10:52une certaine noblesse
10:53à garder le cap.
10:55On est le nouveau
10:56front populaire
10:56si nous voulons
10:57battre l'extrême droite
10:58en 2027
10:59parce qu'en 2027...
11:00Voilà,
11:00ce n'est pas l'extrême droite
11:00Jean-Luc Moudinck,
11:02Jean-Michel Lola,
11:03ce n'est pas l'extrême droite.
11:03C'est là où Charles
11:04n'a pas tort de dire
11:05qu'il y a quand même
11:07une petite manipulation
11:08dans les mots.
11:09il y a l'extrême droite
11:10comme à Marseille.
11:10Là, c'est tout à fait vrai.
11:12Et puis,
11:13on a quand même
11:15le droit de s'unir
11:15pour battre la droite,
11:16non ?
11:16Ou c'est interdit ?
11:17Oui, mais vous,
11:17ça n'est pas présent.
11:18Mais vous dites
11:18les fronts antifascistes.
11:20Non, mais je parle
11:21de 2027.
11:22Je parle tendanciellement
11:23de ce qui se joue là
11:24dans cette élection
11:25qui est à un angle
11:26de la présidentielle.
11:27Et ce qui se joue,
11:28c'est la capacité
11:29de la gauche
11:30à avoir une offre
11:32unitaire
11:33susceptible...
11:33La gauche arrive toujours
11:34à s'unir contre la droite.
11:35C'est ce qu'il le faut.
11:36Et c'est très important
11:37que lors de ces élections
11:38municipales,
11:39la ligne
11:40plus jamais PS
11:40qui a été développée
11:41par Jean-Luc Mélenchon,
11:43Chiquirou et d'autres,
11:43a été en fait défaite
11:45dans les urnes,
11:46très clairement.
11:46Tout comme la ligne Glucksmann.
11:48La ligne Glucksmann
11:49a été défaite.
11:49Glucksmann est parti
11:50à Limoges
11:51le dernier jour de campagne.
11:53Il a raconté
11:53sur tous les temps
11:54que jamais de la vie
11:55de la France Insoumise
11:55serait devant à Limoges.
11:57Et résultat,
11:57je pense qu'il a plutôt
11:58aidé Damien Modell
11:59à autre chose.
12:00À Paris et à Marseille,
12:01ce sont des candidats
12:02qui sont plutôt
12:03sur une ligne à la Glucksmann
12:04qui arrivent en tête.
12:05Je veux dire,
12:05Emmanuel Grégoire
12:06et Benoît Payon...
12:07Pas du tout.
12:08Emmanuel Grégoire
12:08il est soutenu
12:09par une alliance
12:09très large
12:10et concrète.
12:10Il est même
12:11sous la domination
12:16de Kmervers
12:17qui, bien sûr,
12:18David Béliard
12:20et autres personnages
12:22tout à fait démocrates
12:24et respectueux
12:24des citoyens de ce genre.
12:24Donc 38% des Parisiens,
12:25pour vous,
12:26sont des Kmervers ?
12:27Non, je pense que Grégoire
12:28il est l'otage,
12:29si vous voulez,
12:30de gens extrémistes.
12:31Mais ce que je trouve dingue
12:31c'est que, regardez,
12:32à Paris,
12:34Sarah Knafo
12:35fait des appels du pied
12:36à Rachida Dati
12:37pour la rejoindre.
12:38Pourquoi ?
12:38Parce qu'elle veut être
12:40l'héroïne de l'union des droites.
12:41Bon, finalement,
12:42le score qu'elle fait
12:43ne correspond pas
12:44à la mayonnaise
12:45qu'elle nous avait montée
12:46ces dernières semaines
12:48et donc,
12:49elle a moins de légitimité
12:50à le faire
12:51et Rachida Dati
12:52peut plus facilement
12:53écarter ça.
12:53Mais il n'empêche que
12:54Rachida Dati tient bon là-dessus.
12:56C'est-à-dire qu'elle dit non
12:56à l'extrême droite.
12:57Alors que ce que je vois,
12:59moi, à gauche,
13:00c'est que la gauche
13:01ouvre grand ses bras
13:02à l'extrême gauche
13:03et les débordements
13:04que je viens de citer
13:05qui ne sont pas
13:06des petits débordements,
13:07la jeune garde,
13:08les blagues antisémites,
13:09ce genre de choses,
13:10ça n'effraie pas du tout
13:11la gauche
13:12et vous-même,
13:12vous avez une manière
13:13de le présenter
13:15très bonne nuit les petits,
13:17ah bah oui,
13:17mais non,
13:18mais c'est bien,
13:18mais on s'allie,
13:19etc.
13:19Il n'y a pas de problème.
13:20Vous enrobez ça
13:21d'une espèce de douceur
13:23qui, excusez-moi,
13:24ne correspond pas
13:25aux coups de poing
13:26qui sont donnés
13:26dans les rues
13:27par les gens
13:28de la jeune garde.
13:29Donc, je trouve
13:29qu'il y a en réalité
13:31de la part de gens
13:31qui font la morale
13:33toute la journée
13:35à leurs concurrents,
13:36à leurs adversaires
13:37de droite
13:37et même aux citoyens
13:38et aux médias d'ailleurs
13:40parce que Mme Chikirou,
13:42elle traite carrément
13:43les éditorialistes
13:44de nazis,
13:45etc.
13:45Bon, bref,
13:46il y a une espèce
13:47de complaisance
13:48parce que c'est la gauche
13:50finalement,
13:51on peut tous permettre,
13:52y compris quand on fait
13:53la morale à tout le monde,
13:54on peut soi-même
13:54commettre défauts de morale.
13:55Et d'ailleurs,
13:56je termine par un point
13:57qui m'intéresse,
13:57c'est que sur le plan
13:59programmatique,
14:00effectivement,
14:01gauche et extrême-gauche
14:01en réalité sont sur la même ligne
14:03et c'est pour ça
14:04qu'Emmanuel Grégoire
14:05a pu faire ce qu'il a fait.
14:06J'ai lu,
14:07il faut,
14:08je me suis infligé ça,
14:09j'ai lu une interview
14:10de Lucie Castet
14:11tout à l'heure
14:11dans la presse.
14:13Lucie Castet explique
14:14que quand elle lit
14:14les programmes,
14:15elle est sur la même ligne
14:15que la France insoumise.
14:17Donc pour moi,
14:19la gauche et l'extrême-gauche
14:20sont main dans la main
14:21d'une manière
14:22que je trouve
14:22assez honteuse.
14:24Mais pardon,
14:24vous semblez découvrir
14:25la Lune.
14:26le nouveau Front Populaire,
14:28c'est 9 millions de personnes
14:29qui sont agglomérées
14:30sur un programme
14:31de redistribution massive
14:32des richesses,
14:33un texte Zuckmann,
14:35de lutte contre
14:36le changement climatique,
14:38de lutte pour l'approfondissement
14:40de la démocratie
14:40dans ce pays.
14:42Il y a peut-être,
14:42évidemment,
14:43il y a des nuances,
14:43bien entendu.
14:44Il y a des...
14:45La gauche ne s'y retrouvait pas,
14:46notamment la gauche
14:46social-démocrate.
14:47Oui, je ne sais pas.
14:48Oui, oui,
14:49c'est vrai,
14:50c'est vrai que Zuckmann,
14:51Hollande,
14:51ils ne s'y retrouvaient pas.
14:52C'est tout à fait vrai.
14:52Mais sauf qu'aujourd'hui,
14:53leur ligne à eux,
14:56qui est de dire
14:57cordon sanitaire
14:58autour de la France insoumise,
14:59on va y arriver tout seul,
15:00ça ne marche pas.
15:00Ça ne marche pas.
15:01Ça ne marche pas.
15:02Et l'électeur ?
15:04Et l'électeur,
15:05il sait très bien où il est,
15:06il a sa boussole.
15:06Est-ce qu'il n'est pas un peu paumé,
15:07là, l'électeur ?
15:07Non, je pense que l'électeur de gauche,
15:09par les accords locaux,
15:09qu'il n'a pas forcément de monde.
15:10Pardon, l'électeur de gauche,
15:11l'électeur de gauche,
15:13lui, il sait que l'extrême droite
15:14monte dans ce pays
15:14est à 35-40%,
15:16que c'est comme ça
15:17que la déflagration
15:18s'organise d'ici 2027
15:19et qu'on n'a pas
15:20d'autre chemin
15:21que d'être unis.
15:22Oui, mais là,
15:23vous organisez
15:23le duel Mélenchon-Bardella,
15:24en fait.
15:24Mais c'est l'inverse.
15:25Si, vous le validez.
15:27Votre rêve à vous,
15:28c'est absolument
15:28qu'il y ait Mélenchon ici,
15:29qu'il y ait Glucksmann là.
15:30Non, non,
15:31Mélenchon-Bardella.
15:32Là, le duel Mélenchon-Bardella
15:33est en fait
15:34de l'union derrière Glucksmann.
15:35Pardonnez-moi.
15:36Là, moi, je suis d'accord
15:36avec ce que vous dites.
15:37Faisons juste un peu
15:38d'arithmétique
15:39et d'information électorale.
15:42C'est ce que disaient
15:42les cadres de la France Insoumise
15:44hier soir
15:44par des journalistes
15:45qui étaient présents
15:46et qui disaient
15:46tout cela nommé
15:47sur de bons rails
15:47pour 2027.
15:48Le socle est mobilisé.
15:50La stratégie est validée.
15:51Alors, c'est totalement faux.
15:52C'est un narratif
15:54qui vient du siège
15:55de la France Insoumise
15:56mais qui est totalement
15:57contredit par les faits
15:58puisque les listes
15:59d'union de la gauche
16:00font en général
16:01trois fois plus
16:02que les listes insoumises.
16:04D'accord ?
16:04Donc, à partir de là,
16:06la seule option
16:07aujourd'hui à gauche
16:08qui a pris un peu
16:09de leadership
16:10et encore,
16:10ce n'est pas suffisant.
16:11Vous parlez de Paris-Marseille,
16:12mais ailleurs.
16:13Non, non.
16:13Partout, partout,
16:15l'union de la gauche
16:16est devant.
16:16Sauf exception
16:17exceptionnelle,
16:18si vous voulez.
16:18Ça se compte sur les doigts
16:19d'une main,
16:20les endroits
16:21où la France Insoumise
16:21est devant.
16:23Là où je vous rejoins,
16:24c'est qu'effectivement,
16:25ce qu'on voit,
16:26c'est que la gauche unie
16:27dans toutes ses nuances
16:29de rouge,
16:31effectivement,
16:32fait des scores,
16:32etc.
16:33Et moi, je pense
16:34que les électeurs de gauche,
16:35en réalité,
16:36s'en foutent un peu
16:37de voter pour une espèce
16:39de mixture
16:40dans laquelle il y a
16:41à la fois extrême gauche
16:42et gauche
16:42ou de voter pour
16:44la gauche sociale-démocrate
16:45ou la gauche extrémiste.
16:46Ils veulent juste
16:47voter à gauche.
16:49Ça, je vous rejoins
16:50tout à fait.
16:50Donc, effectivement,
16:51je pense qu'ils ne craignent
16:53en réalité absolument pas
16:55de se ranger derrière
16:57celui qui s'imposera
16:58à gauche,
16:58à mon avis,
16:59Mélenchon,
17:00parce que les autres,
17:00quand même,
17:01malgré tout,
17:01ne font pas le poids.
17:02Je ne vois pas qui.
17:02Comment une personne
17:03qui fait 11
17:04peut s'imposer
17:05par rapport
17:05à la personne
17:05qui fait 30 ?
17:06Expliquez-moi,
17:07vous verrez
17:07qu'à la présidentielle
17:11de 2027,
17:12ce n'est pas Mélenchon
17:13qui va se ranger
17:14derrière Raphaël Gluckman.
17:15Non, mais ça,
17:16c'est le rêve
17:16de nos adversaires.
17:17Je vais vous dire,
17:18moi, à la limite,
17:19que peu importe
17:20la tête de Pont,
17:21ce qui m'intéresse
17:22effectivement,
17:22c'est le programme.
17:23Je me souviens
17:23que j'avais regardé
17:25dans le détail
17:25le programme
17:26du Nouveau Front Populaire
17:27et c'était un programme
17:28dans lequel la gauche
17:29sociale-démocrate,
17:30elle avait complètement
17:31paumé son tout ascendant
17:34sur ce programme
17:35puisque c'était
17:35un programme très extrême
17:37en réalité
17:37que vous défendiez
17:38sous la bannière
17:39du Nouveau Front Populaire
17:40et c'est ce que vous allez
17:41défendre en 2027.
17:42Mais non,
17:42il ne faudra pas vous plaindre
17:43si les Français votent RN
17:45parce qu'ils ont peur,
17:46ils auront peur
17:47de votre truc extrémisé.
17:49Pour vous,
17:49ça fait le jeu
17:50du Bardella finalement ?
17:51Bien évidemment,
17:52je veux dire,
17:53ils osent parler
17:54de droite extrémisée
17:55mais là,
17:56ce que nous décriera
17:57Raquel Garrido,
17:57c'est en réalité
17:58le laboratoire
17:59de la gauche extrémisée.
18:00Et donc,
18:01ce qu'on va avoir en 2027,
18:02c'est une gauche extrémisée
18:03qui, à mon avis,
18:05à Paris,
18:06depuis Moscou,
18:06votre narratif.
18:07Tout à fait.
18:08La vérité,
18:08c'est que quand on défend
18:09la taille Zuckman,
18:10la taille Zuckman
18:12c'est très gentil
18:14comme mesure la taille Zuckman.
18:16Vous avez un milliardaire,
18:17un centimillionnaire,
18:18on lui demande 2%,
18:19je veux dire,
18:21d'impôts sur son patrimoine,
18:22c'est en réalité light.
18:24Donc,
18:24vous n'allez pas essayer
18:25de nous reprendre
18:26dans la taille Zuckman.
18:27Et nous,
18:27nous l'appliquerons.
18:28Et nous l'appliquerons
18:29et effectivement,
18:30l'électorat et l'électorat
18:33populaire qui vote
18:33à l'extrême droite,
18:34il devra choisir entre nous
18:35qui allons chercher l'argent
18:37chez les milliardaires
18:38ou Marine Le Pen
18:39et Bardella
18:40qui est du côté
18:40des oligarques.
18:41Et je veux juste dire
18:42pour terminer
18:43qu'il me semble
18:43que le vote d'hier soir
18:45confirme la stratégie
18:47qui a été mise en oeuvre
18:48justement par Lucie Casté
18:49d'organiser une primaire
18:51à gauche.
18:53Puisque précisément
18:54le chemin solo
18:56de la France Insoumise
18:57vient de se refermer
18:58avec un score
18:59qui est quand même
19:00très décevant
19:01à commencer par celui
19:01de Sofia Chiquirou
19:02à 11%
19:03alors qu'elle aurait pu faire
19:0415, 16 ou 18%.
19:05La France Insoumise
19:06devient faiseur de roi
19:08dans des dizaines de villes.
19:09Et Glucksmann aussi
19:09qui finalement est dédié.
19:11Merci à vous.
19:12Merci Raquel Garrido.
19:13Merci Charles Consigny.
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