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  • il y a 6 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va maintenant revenir à la politique française et on va regarder précisément ce qui se passe à droite.
00:06Le maire de Cannes, David Lissnard, qui était l'invité d'RMC et BFM TV ce matin,
00:11a annoncé son départ de la famille Les Républicains au lendemain du bureau politique du parti.
00:16Est-ce qu'il refuse l'option de la primaire ?
00:18On écoute David Lissnard, on en débat avec l'ancien Premier ministre Michel Barnier et avec Charles Consigny.
00:23Depuis le vote de confiance à François Bayrou, depuis l'abandon de la réforme des retraites,
00:28depuis les ambiguïtés sur le gouvernement, participer ou pas,
00:31je pense qu'il n'y a aucune lisibilité, aucune cohérence, aucune constance.
00:35Ce qui s'est passé hier est un non-sens, un non-sens absolu, un délire.
00:38Oui, bien sûr, où on propose un vote biaisé.
00:41Pour vous, c'est carrément un scandale, c'est truqué.
00:43Un scandale, je ne sais pas.
00:44Vous voyez bien que ce n'est pas honnête.
00:45Vous savez côté comme moi, vous divisez par trois.
00:47Donc vous n'avez plus rien à faire chez LR ?
00:49Oui, je pense, oui.
00:50Vous quittez LR ?
00:51Je le dirai d'abord à Bruno Retailleau.
01:03Bonsoir Charles Consigny.
01:04Les tontos flingueurs pour la réponse.
01:06Bien sûr, bonsoir Monsieur le Premier ministre Michel Barnier.
01:08C'est la droite dispersée façon puze là ?
01:11Et c'est David Lysnard qui vient d'ouvrir le feu ?
01:13Écoutez, je comprends la position de Lysnard.
01:19J'ai observé qu'au bureau politique des Républicains hier,
01:22les participants qui étaient là, étaient déjà là il y a 20 ans.
01:27Pécresse, Christian Jacob, Michel Tabarro, Nadine Morano,
01:32Roger Carucci, Laurent Wauquiez, etc.
01:34Laurent Wauquiez.
01:35Donc je comprends une certaine exaspération.
01:39Moi j'aime bien Michel Barnier, il le sait.
01:43J'aime bien sa manière de faire de la politique de façon positive.
01:46Je pense que ça change un peu de beaucoup de gens qui sont très négatifs.
01:50Mais j'observe que LR, c'est quand même poussif avant de faire émerger des nouvelles idées,
01:56de faire monter des nouveaux profils.
01:59Il y a un côté politique de bureau sous Brejnard.
02:03Donc David Lysnard, il a raison de dire, écoutez, vous vous fatiguiez, vous m'en avez.
02:06Je pense qu'il a raison de mettre un coup de pied dans la fourmilière.
02:09Et je pense que ce parti dont les idées pourtant, on l'a vu au municipal,
02:15sont majoritaires dans le pays, je pense,
02:18cale sur le fait que ça reste un parti très fermé.
02:21Et d'ailleurs, je termine par là,
02:22ce qui a été décidé sur la modalité de désignation du candidat
02:27avec une espèce de truc où...
02:29C'est très verrouillé.
02:30En gros, on comprend que ça va rester extrêmement verrouillé.
02:32Pour Bruno Retailleau ?
02:34Sans doute pour Retailleau.
02:35Moi, je pense que ce qui ferait du bien à ce parti,
02:38ce serait de faire la primaire la plus ouverte possible.
02:41Aussi bien pour les candidats que pour les votants.
02:44Et j'ai l'impression que ce n'est pas ce vers quoi il se dirige.
02:46Michel Barnier, le départ de David Lysnard, vous le regrettez ?
02:50Bien sûr que je le regrette.
02:51Parce que David Lysnard est une personnalité,
02:53le président des maires de France, importante.
02:55Il vient d'être élu à Cannes.
02:57Et donc tout départ.
02:58Vous disiez, M. Consigny, les gens étaient là il y a 20 ans.
03:01Ça prouve qu'ils n'ont pas trahi.
03:03Ça prouve que...
03:04Ça c'est vrai.
03:04Oui, mais ça prouve qu'il y a une certaine continuité,
03:07une certaine loyauté.
03:08Il y en a d'autres qui sont partis ici ou là.
03:12Nous restons un parti dont les convictions, les valeurs, les idées
03:16correspondent au centre de gravité de ce que souhaitent les Français aujourd'hui.
03:19Vous l'avez très bien dit.
03:20La preuve, permettez-moi de le dire au lendemain des municipales,
03:23c'est que partout en France, au-delà de quelques échecs,
03:26des villes qu'on n'a pas gagnées,
03:28de quelques villes qu'on a perdues, Nîmes,
03:30dans la quasi-totalité des départements,
03:33on a des communes moyennes,
03:35ou plus ou moins importantes,
03:37qui sont maintenant gérées par des unions de la droite républicaine,
03:40notre parti, et du centre droit.
03:43Je crois qu'il y a près de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants
03:47qui sont gérées ainsi par des gens, des républicains, des élus,
03:51auxquels moi je veux rendre hommage.
03:52Et tous ces élus qui vont gérer leur commune de manière compétente,
03:58qui les ont déjà gérées,
04:00nous donnent une leçon, si je puis me permettre,
04:02puisque vous parliez de ce qui s'est passé au bureau politique,
04:04où je me trouvais,
04:06je garde le calme des vieilles troupes en ce qui me concerne,
04:09parce que je pense qu'il faut garder son sang-froid,
04:12tous ces élus nous donnent une leçon.
04:14Une leçon d'unité,
04:16une leçon de proximité,
04:19et moi j'aimerais bien que les cuirassiers,
04:22ceux qui sont sur le terrain,
04:24qui se sont battus,
04:25soient entendus et écoutés par les états-majors.
04:28Vous êtes d'accord avec le mode de désignation du candidat à LR ?
04:31Non, les statuts de notre parti politique
04:33qui ont été rénovés avec Bruno Rotaillot,
04:36prévoient un vote des militants.
04:37C'est la démocratie des militants,
04:39auquel d'ailleurs je rends hommage.
04:41Il y a combien de militants chez la LR ?
04:42Nous sommes le parti le plus nombreux,
04:44plus de 100 000 militants aujourd'hui.
04:46Donc ce sont eux qui choisiront ?
04:48C'est eux qui choisiront,
04:48et c'est ce qui est président du parti.
04:50Alors, comme l'a dit M. Consigny,
04:51où est-ce qu'on fait une primaire
04:53entre les militants seulement qui votent ?
04:55Est-ce qu'on ouvre pendant deux mois
04:57à des adhésions nouvelles ?
04:59Ou est-ce que c'est le président du parti ?
05:01Moi je souhaite un vote le plus ouvert possible.
05:03Une primaire entre tous ceux qui seront candidats,
05:06la plus ouverte possible.
05:07Mais ce n'est pas le moment, si je puis dire.
05:09Le moment, il est à tirer les leçons des municipales,
05:12nous venons de le faire,
05:12avec un bon résultat qui nous oblige.
05:16Il est à l'unité entre la droite républicaine
05:19que nous représentons,
05:20là où nos élus ont été clairs,
05:23droit dans leur botte,
05:24fiers d'être eux-mêmes.
05:25Ils ont gagné en sachant tendre la main
05:28et travailler avec des élus du centre droit
05:29et parfois au-delà.
05:31Et puis la priorité, elle est au projet.
05:33La leçon que nous recevons,
05:35c'est que ces élus ont travaillé sur la proximité,
05:37sur les problèmes des Français,
05:39la sécurité, la mobilité.
05:40Et j'aimerais bien qu'on donne une priorité aujourd'hui
05:44dans ce qui nous concerne.
05:45J'allais y venir.
05:46Aux problèmes des Français.
05:47Aux idées.
05:47Oui, j'allais y venir.
05:48Parce qu'il y a les problèmes des Français.
05:51Ça, c'est...
05:51Oui, c'est ce sur quoi vont d'ailleurs...
05:53Les Français votent aux municipales
05:56pour quelque chose
05:57qui prenne en charge vraiment leur quotidien.
05:59On voit bien, c'est un vote
06:00vers lequel on va,
06:02vers ceux auxquels on fait le plus confiance.
06:05Mais moi, je pense que la France,
06:08elle est aujourd'hui dans une situation telle
06:10que ce n'est pas seulement les problèmes des Français
06:12au sens des problèmes quotidiens des Français,
06:14c'est les problèmes de la France
06:15auxquels les partis doivent apporter une réponse.
06:18Et pour l'instant,
06:19que ce soit à droite ou ailleurs,
06:21parce que pour le coup,
06:22les Républicains ne sont pas les seuls,
06:24le travail programmatique,
06:25il est quand même très court
06:27partout dans le monde politique
06:28par rapport aux grands enjeux.
06:29Je veux dire,
06:30on voit bien que la Chine
06:31est de lancer dans une conquête
06:34incroyable de la planète entière
06:35pour dominer cette planète.
06:37Les États-Unis mettent les bouchées
06:38doubles, triples, quadruples
06:40pour essayer de rester dans la course.
06:41Et nous, en Europe,
06:43on a tendance quand même
06:44à regarder tout ça,
06:46à commenter beaucoup tout ça.
06:47Je suis consigné.
06:48Et on n'est pas en train de s'armer
06:49pour faire le nécessaire.
06:51Je suis très heureux
06:51pour les auditeurs de BFM
06:53qui viennent d'écouter un débat
06:54très intéressant sur ce qui se passe
06:56en Iran et au Liban
06:57et au Proche-Orient et Moyen-Orient.
06:59Je suis très heureux
07:00que vous abordiez la question
07:02des prochaines échéances françaises
07:04sous cet angle-là
07:04parce que c'est ça la question.
07:06On doit relever la ligne d'horizon.
07:08On ne peut pas parler
07:08de nos problèmes nationaux,
07:10strictes censures entre nous,
07:12comme si ce qui se passe
07:13en Europe ou dans le monde
07:13ne nous concernait pas.
07:15On voit bien que ce conflit
07:15terrible en Iran
07:17a des conséquences
07:17sur la vie quotidienne.
07:18Vous parliez de la Chine.
07:20L'autre jour,
07:21j'étais à Laval
07:22pour rencontrer une entreprise
07:24de machine outil
07:25dont le patron me disait
07:26si ça continue comme ça
07:28et que les importations chinoises
07:30à tout va,
07:31nous serons les derniers en Europe.
07:33L'industrie allemande
07:34de la machine outil
07:34aura disparu
07:35dans trois ans
07:36ou quatre ans.
07:37Voilà la réalité.
07:38Quant à en parler
07:39de M. Trump
07:40qui nous agresse tous les jours
07:41et qui essaie de détruire
07:43par tous les moyens
07:43le projet européen.
07:45Moi, je ne me suis pas engagé
07:47en politique
07:47et je ne suis pas réengagé
07:48en politique
07:49comme député de Paris
07:49aujourd'hui
07:50pour que mon pays
07:52devienne sous-traitant
07:53et sous-influence
07:53de la Chine
07:54et des États-Unis.
07:55C'est ça qui nous menace.
07:56Voilà pourquoi
07:56il faudra que le prochain président
07:57de la République
07:58ait de la compétence,
08:00de la ténacité
08:01et du courage
08:01y compris le courage
08:02d'être un populaire.
08:03Mais on pèse encore
08:03par exemple
08:04sur la scène internationale
08:05il y a une guerre en Iran
08:07on est spectateur
08:08de cette guerre.
08:09Non, on n'est pas
08:11franchement spectateur.
08:12Ah bon ?
08:12M. Trump
08:13ne nous a pas demandé
08:14notre avis.
08:14Non.
08:15Ce qui se passe
08:16au prochain Éirene
08:16c'est notre problème
08:17et c'est sa guerre.
08:19C'est la guerre
08:19des États-Unis
08:20et d'Israël.
08:21En revanche
08:22nous avons du moyen
08:24d'agir.
08:24On a un moyen d'agir
08:26peut-être sur le détroit
08:27d'Hormuz
08:27lorsque le calme
08:28sera un peu plus présent.
08:30On a un moyen d'agir
08:31pour soutenir le Liban
08:33les Libanais
08:33l'armée libanaise
08:35pour démilitariser
08:35le Hezbollah.
08:37On a un moyen d'agir
08:38Pardon Michel Barnier
08:39mais le président Macron
08:41en a fait sa priorité
08:42depuis bientôt 10 ans
08:43et on voit
08:44dans quel état
08:45est le Liban aujourd'hui.
08:46On n'a pas
08:47des moyens colossaux
08:48non plus.
08:48Ce n'est pas le président Macron
08:49qui est responsable
08:49de ce qui se passe au Liban.
08:51Nous sommes solidaires
08:52et la situation
08:53est extrêmement grave
08:54et nouvelle
08:54avec des déplacements
08:55de population
08:56par centaines de milliers
08:58devoir de solidarité humanitaire
09:00devoir de soutien militaire
09:01et d'accompagnement
09:02de l'armée libanaise
09:03et puis soutien
09:04et solidarité
09:04avec les pays
09:05avec lesquels nous avons
09:06des accords
09:06de coopération militaire.
09:07Oui mais ça on le fait
09:08avec les pays du Golfe etc.
09:09Non je dis ça
09:10pour dire que nous ne sommes pas
09:11spectateurs.
09:11Je pense que les Français
09:13sous Macron
09:14ont pris conscience
09:15de leur déclassement.
09:17On s'est rendu compte
09:18qu'on était devenus pauvres
09:20beaucoup plus pauvres
09:21qu'avant.
09:22Les Français sont
09:2425e
09:25en termes de PIB
09:27par habitant.
09:27On est aujourd'hui
09:28moins riches
09:30que 24 autres peuples
09:32sur cette planète.
09:38Ce que je me demande
09:43c'est ce que va proposer
09:45mais ça faisait du bien
09:46d'ailleurs.
09:47C'était une bonne séquence
09:47que moi j'avais saluée
09:48à l'époque.
09:49Je me demande
09:50ce que va proposer
09:51la droite
09:51pour redresser ce pays.
09:52Vous prenez l'exemple
09:53de ces machines-outils.
09:55Moi je prends
09:55un autre exemple.
09:56J'étais récemment
09:57je le dis en une minute
09:59dans la ville de Dôle
10:00dans le Jura
10:01un dimanche à 17h
10:03j'essaye de visiter
10:04cette ville.
10:05Tout était fermé.
10:07Tout !
10:08Il n'y avait pas
10:09le moindre café
10:10le moindre magasin
10:11le moindre restaurant ouvert.
10:13Pourquoi ?
10:14Parce qu'en France
10:14aujourd'hui
10:15on est devenu un pays
10:16où travailler
10:17est devenu optionnel
10:18tellement l'État-providence
10:20est gargantuaise
10:20quand vous ne payez pas
10:21votre santé
10:22votre école
10:22votre logement
10:23etc.
10:23Il y a plein de gens
10:24qui n'ont plus vraiment
10:25besoin de travailler
10:25et un pays
10:26où il est devenu impossible
10:27de faire travailler quelqu'un
10:29tellement ça coûte cher.
10:31Quel est le discours
10:31de la droite là-dessus ?
10:32Est-ce que la droite
10:33va défendre
10:34une ligne
10:35dure sur ce sujet
10:36en disant aux gens
10:37maintenant
10:38si on ne veut pas
10:38se faire bouffer
10:39par la Chine
10:40il faut peut-être
10:41qu'on se retrousse les manches
10:42ou est-ce qu'on va rester
10:43dans un truc
10:44non quand même
10:45vous comprenez
10:46la droite sociale
10:48etc.
10:48Je vais prendre un peu plus
10:49d'une minute
10:49pour vous répondre.
10:51Je vous ai dit moi-même
10:52que le prochain président
10:53devrait être courageux
10:54y compris avoir le courage
10:55d'être impopulaire
10:56pour ne pas être irresponsable.
10:58Ça veut dire
10:58qu'il va falloir
10:59redresser ce pays.
11:00J'ai eu pendant les quelques mois
11:02à Matignon
11:03l'occasion de dire
11:04l'importance de réduire
11:06le déficit.
11:06On parle de politique
11:07pour la jeunesse
11:08pour les nouvelles générations
11:09et moi j'aimerais bien
11:10qu'on s'occupe davantage
11:11de la prochaine génération
11:12que de la prochaine élection.
11:14La meilleure politique
11:15pour la jeunesse
11:16c'est de réduire le déficit
11:17d'éviter ces dettes
11:18qui s'accumulent
11:19et qu'on met sur les épaules
11:20des plus jeunes en France.
11:22revaloriser le travail
11:24remonter le niveau de vie
11:25et le pouvoir d'achat
11:26en diminuant les charges
11:28qui pèsent sur le travail
11:29aussi bien sur le plan social
11:30que sur le plan patronal.
11:32Donc il y a plein de choses
11:33qui exigeront du courage
11:34de la continuité.
11:35Mais qui sera le courageux ?
11:36Vous ?
11:37Nous verrons bien
11:38qu'il sera le courageux.
11:38Mais Michel Barnier ?
11:39Vous ?
11:39Non mais c'est une question
11:41moi j'ai pas l'intention
11:43de mettre mon nom
11:44comme ça sur la table
11:45vous ne trouvez pas
11:46qu'il y a suffisamment
11:46de candidatures ?
11:47Justement il va peut-être
11:48falloir qu'il y en a un
11:49qui sorte du lot.
11:50Le moment n'est pas venu
11:51pour savoir qui portera
11:52cette unité
11:54de la droite
11:55et du centre.
11:56Je veux tenu
11:58qu'on donne la priorité
11:59pour respecter les français
12:00au projet.
12:01Mais quand ça sera
12:01le bon moment alors ?
12:02Ça sera le bon moment
12:03je pense après l'été
12:04lorsqu'on aura vu
12:05décanter les choses
12:06et qu'on aura travaillé
12:07sur le fond.
12:07En attendant
12:08Est-ce qu'il y a trop
12:08d'ambitieux ?
12:09Je suis sûr d'une chose
12:10il y a des ambitions
12:11qui sont légitimes
12:12j'aimerais bien que
12:13toutes les ambitions
12:15ou tous les ambitieux
12:16fassent d'abord passer
12:17l'intérêt national
12:18l'intérêt du pays
12:19avant leurs propres ambitions.
12:21Le risque c'est que
12:23la droite
12:23ne soit pas qualifiée
12:24pour le deuxième tour.
12:25C'est exactement le risque.
12:27Ce risque est sérieux
12:28d'avoir un duel
12:29entre les deux extrêmes
12:30Madame Le Pen
12:31ou M. Bardella
12:32Comment l'empêche cela alors ?
12:34En ayant un seul candidat
12:35de la droite
12:36et du centre
12:37et du centre droit.
12:38C'est ça l'objectif.
12:39Et donc ce à quoi
12:40nous devons travailler
12:40maintenant c'est...
12:41Oui mais là
12:42moi c'est un autre sujet
12:43de désaccord
12:44que j'ai avec vous
12:45c'est que je pense
12:46que si la droite
12:48et le centre
12:49se mettent d'accord
12:50c'est-à-dire
12:50y compris les sortants
12:52y compris cette macronie
12:53que les français
12:54il faut lire les sondages
12:56ne peuvent plus voir
12:56en peinture
12:57il faut dire les choses
12:57comme elles sont
12:58il y a un certain nombre
12:59de profils aujourd'hui.
13:01Mais non mais
13:02moi ce que je me dis
13:03c'est que ce candidat unique
13:04en réalité
13:06si c'est juste
13:07une espèce d'aggloméré
13:08de tous les gens
13:09qui vont essayer
13:10de se sauver
13:12et que ça devient
13:13une espèce de radeau
13:13de la méduse
13:14où tout le monde
13:15se colle
13:15on se met tous
13:17derrière Edouard Philippe
13:18parce qu'il faut
13:18qu'il y ait un seul candidat
13:19et c'est comme ça
13:20qu'on gagnera
13:21contre Bardella
13:22ou Mélenchon
13:23moi je trouve
13:24qu'il faut recréer
13:25de l'adhésion
13:25ne faisons pas de caricature
13:26il faut donner envie
13:27aux français
13:27ne faisons pas de caricature
13:29moi j'ai travaillé
13:29comme premier ministre
13:30et j'ai bien travaillé
13:30avec des partis politiques
13:32Renaissance, Horizons,
13:33L'Homo-Dem
13:34les LR
13:35et on a
13:36dans cet esprit commun
13:37j'ai parlé de socle commun
13:38tenté de corriger
13:40et de redresser ce pays
13:43je pense qu'il faudra
13:44une rupture
13:44je pense qu'il faudra
13:45une rupture
13:46et il faudra
13:47avoir du courage
13:47pour prononcer
13:48cette rupture
13:49dans la manière
13:49de gouverner
13:50de réduire le déficit
13:52de redresser ce pays
13:52donc forcément
13:53avec ceux qui n'ont pas
13:54incarné pendant 10 ans
13:55le pouvoir
13:55quand j'entends
13:56madame Pannier-Runacher
13:57dire
13:57mon spectre
13:59va de Xavier Bertrand
14:01à Gabriel Attal
14:03excusez-moi
14:04moi mon spectre
14:05au contraire
14:05il va sans les uns
14:07ni les autres
14:08vous voyez ce que je veux dire
14:08je me dis
14:09on ne peut pas repartir
14:10avec les mêmes
14:11pendant encore 5 ans
14:12il faut faire aussi un travail
14:13LR par exemple
14:14je trouve
14:14va peu vers la société civile
14:16il faut s'ouvrir
14:17à la société civile
14:18aux patrons
14:19aux artisans
14:20aux avocats
14:20à tous ces types
14:23qui ont des idées
14:23et qui ont de l'expérience
14:24je comprends votre véhémence
14:26j'entends vos conseils
14:27je suis encouragé
14:28tous les élus locaux
14:29qui viennent d'être élus
14:30par dizaines de milliers
14:32les maires
14:33dans toutes les villes
14:34que j'évoquais
14:34ils ont travaillé
14:35avec la société civile
14:35dans beaucoup de communes
14:37et y compris des gens
14:38comme
14:39M. Foulk-Chombard
14:40à Nantes
14:42qui n'a pas gagné
14:43et ces gens-là
14:44ils ont donné un exemple
14:45c'est pourtant pas quelqu'un
14:46qui est proche du centre
14:47mais il a travaillé
14:48avec tout le monde
14:48y compris avec beaucoup
14:49de gens
14:50dans la société civile
14:50la même chose
14:51pour Jean-Luc Mouding
14:52à Toulouse
14:53qui a gagné
14:53donc j'observe un peu
14:55partout
14:55y compris à Paris
14:56dans les arrondissements
14:58dont je suis le député
14:59qu'on sait travailler
15:00avec la société civile
15:00simplement vous n'avez pas
15:01effacé tout le monde
15:03– Vous êtes le seul député LR de Paris ?
15:04– Oui je suis le seul député
15:05et j'espère
15:06que ça va changer
15:07qu'il y en aura d'autres
15:07dans l'avenir
15:09la question c'est
15:10d'écouter tout le monde
15:11on ne va pas
15:13faire un table rase
15:14du passé
15:15il faut tirer
15:16les leçons du passé
15:16et effectivement
15:17prononcer une rupture
15:18– Chez les LR
15:19c'est un parti
15:19qui est plutôt caporaliste
15:20quand il y avait un grand chef
15:21Jacques Chirac
15:22il était allé à la présidence
15:23quand il y a eu
15:24Nicolas Sarkozy
15:25il était allé à la présidence
15:26là est-ce que
15:27finalement
15:27est-ce que ce ne serait pas
15:28plutôt retaillot
15:28pour aller à la présidence ?
15:33– Exactement
15:33– Il est temps de taper
15:34du poing sur la table
15:35– Il y a eu toujours
15:36des décisions
15:37– Moi je ne me plains pas
15:38qu'il y ait des ambitions
15:39qu'il y ait des compétences
15:40– Oui mais les ambitions
15:41c'est le foutoir
15:42M. Barnier
15:44– Non c'est le foutoir
15:44si on ne trouve pas
15:45une méthode
15:46pour discuter entre nous
15:46et pour se respecter
15:47il faudra que
15:48toutes ces ambitions
15:49s'expriment
15:49et que ceux qui les portent
15:51sachent faire passer
15:52l'intérêt du pays
15:53avant leur propre intérêt
15:54voilà ce qui est en cause
15:55aujourd'hui le moment
15:56est de travailler
15:57sur le fond
15:58et sur le projet politique
15:59c'est une manière
15:59de respecter les citoyens
16:00et moi je veux
16:03– Charles régulièrement
16:04porte ici l'idée
16:05qu'il faut à la droite
16:06une droite qui soit
16:08ambitieuse
16:09et qui soit un peu
16:10sur un modèle
16:10milleille argentin
16:11c'est-à-dire
16:12à la tronçonneuse
16:13il faut y aller fort
16:14sur les impôts
16:15il faut les baisser
16:16il faut réformer l'état
16:18à la tronçonneuse
16:19– Parce que je pense
16:19que c'est ce que
16:20les français demandent moi
16:22je ne crois pas du tout
16:23à cette idée
16:23selon laquelle
16:24serait les français
16:24– C'est la droite
16:25qui bouscule alors
16:26– Moi je ne crois pas
16:26que les français
16:27soient réfractaires
16:28au changement
16:28je pense qu'au contraire
16:29ils attendent le changement
16:31et c'est la classe politique
16:33tampon entre l'envie
16:34de changement des français
16:35et le changement
16:36c'est la classe politique
16:37qui fait qu'on ne supprime
16:38pas un certain nombre
16:39de choses
16:40un certain nombre
16:40de dépenses
16:41regardez la commission
16:42d'enquête
16:42sur France Télévisions
16:43par exemple
16:44il y a quand même
16:45des exemples édifiants
16:46le conseil économique
16:47et social
16:48est toujours debout
16:49il y a un certain
16:50nombre de dépenses
16:51comme ça
16:51qui restent
16:54indéfiniment
16:55enquistées dans notre pays
16:56alors que les français
16:56eux ils attendent
16:58ce changement
16:58– Je sais que les français
16:59attendent le changement
17:00je vous ai parlé moi-même
17:01à trois reprises
17:01d'avoir du courage
17:02pour gouverner ce pays
17:03il en faudra
17:04et du temps aussi
17:05pourquoi il faudra
17:06une majorité absolue
17:07pour accompagner le président
17:08et aller vite
17:09maintenant
17:11j'aime bien
17:12et je vous écoute
17:12avec toujours
17:13beaucoup d'attention
17:13monsieur Gossini
17:14il faut éviter
17:14le populisme
17:15et les slogans
17:16– Je ne suis pas d'accord
17:17– Ce pays est fragile
17:19non non
17:20ce pays est fragile
17:21il y a beaucoup
17:22d'inquiétude
17:23beaucoup de sentiments
17:24d'injustice
17:25dans ce pays
17:25et je pense qu'il faut
17:26y faire attention
17:27– On ne peut pas le bousculer
17:27– On peut bousculer le pays
17:29le président doit
17:30donner l'orientation
17:32et il devra
17:33je vous le répète
17:33avoir un discours
17:35de rupture
17:36de redressement
17:37et de rassemblement
17:37– Javier Milley
17:38qui a supprimé
17:39un tiers des postes
17:40de hauts fonctionnaires
17:41par exemple en Argentine
17:42quand il est arrivé
17:43– J'aimerais bien
17:43que vous ne compariez pas
17:44l'Argentine et la France
17:46– Il y a quelques points
17:47de comparaison
17:48il était seul contre tous
17:49contre un système
17:50qui était très coalisé
17:51entre plein de gens
17:52dépendants de l'État
17:53d'une manière ou d'une autre
17:54qui refusaient toute réforme
17:55depuis des années
17:56il a fait
17:58les propositions
17:59qu'il a faites
18:00il les soutenus massivement
18:01par les Argentins
18:02il a coupé très très clair
18:03dans les dépenses
18:04il était taxé
18:05de populistes
18:06de bas étage
18:07par tous les observateurs
18:08du monde
18:08et notamment par notre
18:10classe politique
18:10qui vraiment le taxait
18:12d'être le pire
18:12de l'extrême droite
18:13etc
18:13il a aujourd'hui
18:156 points de croissance
18:15en Argentine
18:16– Je vous recommande
18:17de ne pas comparer
18:18la France et l'Argentine
18:19je ne vous accuse pas
18:20de populisme
18:21de bas étage
18:22même si ça y ressemble
18:23un peu
18:24je vous dis
18:25qu'il faudra réduire
18:28les dépenses publiques
18:29et notamment
18:30donner de l'efficacité
18:31à la dépense publique
18:32je pense qu'il y aura
18:33des mesures courageuses
18:35on aurait d'ailleurs
18:35bien fait de ne pas
18:36reporter un certain nombre
18:37de mesures
18:37comme les retraites
18:39parce que ce rendez-vous
18:40on va l'avoir
18:40sur les retraites
18:41comme on l'aura
18:42sur le déficit
18:42on va avoir
18:43à affronter
18:44je l'ai dit
18:45pendant que j'étais
18:46Premier ministre
18:46et M. Béroud
18:47après moi
18:48à affronter
18:49le mur
18:50de la dette
18:50oui mais la droite
18:51au pouvoir
18:53pardon mais il y a
18:54une partie des députés
18:55LR
18:55qui ont voté
18:57la suspension
18:57de la réforme
18:58des retraites
18:59donc la droite
19:00dans l'opposition
19:01dit il va falloir
19:01tout changer
19:02et puis une fois
19:03qu'elle veut
19:04conserver le pouvoir
19:05elle est quand même
19:06capable souvent
19:07de renoncer
19:07à ses propres convictions
19:08c'est peut-être
19:08d'ailleurs pour ça
19:09que le dernier président
19:11de droite
19:11c'était Nicolas Sarkozy
19:12et c'était en 2012
19:13et on est en 2026
19:14donc ça fait
19:14Oui mais il a quitté
19:16le pouvoir en 2012
19:16donc depuis 14 ans
19:18la droite
19:19n'est plus au pouvoir
19:20Ne me rendez pas comptable
19:20si je puis dire
19:21ni responsable
19:22de tout ce qui s'est
19:22bien ou mal fait
19:23avant moi
19:24je vous dis simplement
19:25que nous sommes devant
19:26une feuille blanche
19:27qu'il va falloir remplir
19:28avec des mesures courageuses
19:30et pas seulement
19:30sur l'autorité de l'Etat
19:31la maîtrise de l'immigration
19:33la justice
19:34le travail
19:35le mérite
19:35qui doit être davantage
19:36le travail récompensé
19:38que la cistana
19:39je pense aussi
19:40à des sujets
19:40que la droite
19:41ne doit pas laisser de côté
19:42comme celle
19:43d'une croissance écologique
19:44l'environnement
19:45comme la question
19:45de l'Europe
19:46il va y avoir un débat
19:48y compris dans mon propre parti
19:49moi je suis passionnément
19:50patriote
19:51et très définitivement
19:52européen
19:53parce que je pense
19:53que dans le monde d'aujourd'hui
19:54qui est un monde dangereux
19:56instable
19:56injuste
19:57si on n'est pas ensemble
19:58avec nos voisins
19:59en changeant
20:00ce qui doit être changé
20:01à Bruxelles
20:02on est foutu
20:02on est foutu
20:03on sera sous influence
20:05américaine et chinoise
20:06Merci monsieur le premier ministre
20:07Michel Barnier
20:08merci Charles Consigny
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