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  • il y a 5 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Dès l'identification du virus, le gouvernement agit immédiatement.
00:05Les cinq ressortissants français, encore à bord, ont été rapatriés dans le cadre d'une opération sanitaire sécurisée.
00:13A leur arrivée, ils ont été pris en charge dans des établissements hospitaliers de référence,
00:18placés en isolement dans des chambres à double flux et soumis à une surveillance médicale étroite.
00:24– On va en discuter maintenant dans le signe et consigny.
00:30Bonsoir Charles Consigny. – Bonsoir.
00:32– Bonsoir Monsieur le député Thomas Ménager, député Rassemblement National du Loiret.
00:36C'est vrai qu'on a tous en tête le Covid.
00:39Là on était dans la même salle que lors des conférences de presse au plus fort de l'épidémie.
00:43Le gouvernement réagit, réagit vite, informe, il est à la hauteur ?
00:47– On a tous en tête le Covid et j'ai senti une certaine lassitude chez le président Macron
00:54à reparler de cas contacts, de mesures, je me suis dit qu'il était vraiment au bout de quelque chose
01:01et que maintenant il avait peut-être un peu envie de changer d'air.
01:06De toute façon, nous n'avons pas les moyens de nous payer une nouvelle pandémie comme le Covid
01:12puisque nous avons vidé les caisses avec le premier quoi qu'il en coûte.
01:16Donc il faut espérer qu'au moins sur le plan financier pour la France,
01:21ce virus soit moins contagieux que le Covid.
01:25C'est à peu près tout ce qu'on peut espérer puisqu'il est a priori beaucoup plus dangereux
01:28et beaucoup plus mortel.
01:30Donc tout ce qu'on peut espérer c'est qu'il soit moins contagieux.
01:33Il semblerait, d'après ce que j'entends de ce que dit la ministre
01:36et de ce que j'ai pu lire ici et là,
01:38qu'effectivement le gouvernement ait pris des mesures très strictes
01:41pour confiner, ça me paraît terrible de réutiliser ce terme,
01:46mais pour placer à l'isolement le plus possible et le plus strictement possible.
01:51Notamment des cas contacts qui sont en bonne santé.
01:53Les patients et les cas contacts,
01:54notamment à cause de cette histoire de période d'incubation longue.
01:58Et donc bon, si cette chose-là est faite, tant mieux.
02:01Après, le problème c'est qu'il n'y a pas que cette patiente,
02:06c'est qu'à contact qui ont été exposés à ce virus.
02:09Il y a tous les gens qui étaient sur ce bateau,
02:10qui vont eux-mêmes voyager,
02:12qui vont rencontrer d'autres gens, etc.
02:15Donc on est peut-être à l'aube d'une apocalypse.
02:18Ce qui me fait me dire qu'on n'y est peut-être pas quand même,
02:21c'est que ce virus, il a déjà existé.
02:24Ça a été le cas en Argentine,
02:26où il a fait 34 malades et dont 11 morts
02:29dans un petit village de Patagonie.
02:31Et néanmoins, il ne s'est pas répandu à toute l'Argentine
02:34ni à toute la planète.
02:35Donc peut-être qu'il n'y a pas lieu de surprenner.
02:38La situation est sous contrôle.
02:39C'est ce qu'a dit le président de la République, monsieur le député.
02:41Ça vous rassure ?
02:42Alors une fois des pas de coutume,
02:43je vais être d'accord avec tout ce qu'a pu dire Charles Consigny,
02:45comme quoi tout est possible.
02:46C'est l'intérêt de ce débat sur l'antavirus.
02:49Pour le moment, nous, on est sur une position responsable, non polémique.
02:53C'est-à-dire qu'il semblerait que le gouvernement
02:55prenne les bonnes décisions.
02:56C'est-à-dire qu'il y a eu un serrage de vis assez rapide.
02:59Dans un premier temps, il y avait un peu de confiance,
03:01un peu de laxisme en disant
03:02« Non, on va laisser un confinement, un autoconfinement ».
03:04Et là, il y a eu une reprise en main,
03:06peut-être face à un danger peut-être plus important que prévu,
03:09avec un confinement strict à l'hôpital.
03:13Parce que j'ai entendu ce qui a pu être dit sur le plateau.
03:15Oui, il y a des enfants,
03:16oui, il y a des personnes qui vont être bloquées pendant quelques semaines.
03:18Mais ça peut être le pays tout entier.
03:21Si demain, il serait bloqué d'un point de vue sanitaire,
03:24avec une mortalité importante,
03:25et avec d'un point de vue économique.
03:27Ce qui est certain, c'est que oui,
03:28le quoi qu'il en coûte et une deuxième pandémie,
03:30il y a un deuxième Covid,
03:31aujourd'hui, on ne pourrait le supporter.
03:33Ça serait fatal pour la France,
03:34pour les finances publiques de la France.
03:35On ferait un emprunt européen,
03:37les Allemands le paieraient.
03:39Non, mais à vrai dire,
03:40si on se parle franchement,
03:41s'il y avait aujourd'hui une nouvelle pandémie,
03:44telle que le Covid,
03:45les caisses publiques françaises
03:46ne pourraient pas la supporter.
03:48En revanche, vous pouvez être sûrs
03:50que Macron irait gentiment voir l'Europe
03:52en disant qu'il faut faire un grand emprunt européen,
03:55et donc ce seraient les Allemands
03:56qui finiraient par payer notre deuxième coéquilibre.
03:58Ce qui est certain, ce ne serait pas la fin du monde,
04:00vu l'histoire de notre pays,
04:01mais ce serait quand même une situation qui...
04:04Vous avez été rassurés tous les deux
04:06sur la question des stocks stratégiques,
04:08et notamment les masques.
04:10Madame Riste dit que ces stocks sont prêts,
04:13sont renouvelés,
04:14il n'y a pas de soucis de ce côté-là.
04:15La Cour des comptes était plus critique.
04:17C'est ça le vrai débat.
04:18Moi, j'avais écouté Stéphanie Riste
04:19il y a 48 heures,
04:21chez vos confrères de France Inter.
04:22On lui demandait une question très simple,
04:24combien il y en a,
04:25et a dit « j'ai demandé l'état des lieux ».
04:28Donc, on a des craintes.
04:29C'est la raison pour laquelle moi j'ai saisi hier soir,
04:31et vous aviez auparavant Frédéric Valtou,
04:32qui a répondu favorablement
04:33à la demande du groupe Rassemblement National,
04:35que j'avais sollicité en tant que vice-président
04:37de la Commission des Affaires Sociales,
04:38une audition très stricte,
04:40très précise, très technique,
04:41c'est-à-dire pas polémique,
04:42mais combien il y a de masques,
04:43où sont-ils,
04:44combien il y a de blouses.
04:45On ne peut pas revoir,
04:46même si on n'en est pas là,
04:48des soignants avec des sacs poubelles,
04:50des soignants qui sont en première ligne
04:51avec très peu de matériel,
04:54parce que j'ai entendu Frédéric Valtou,
04:57le président de notre Commission,
04:58dire « on a tiré les enseignements,
05:01les leçons du Covid ».
05:02Il y a quelques minutes ici.
05:03Pourquoi vous en doutez ?
05:05Je suis désolé,
05:05mais sur un tas de sujets,
05:06on va parler de la pénurie
05:08de soignants à l'hôpital,
05:09les tensions à l'hôpital,
05:10les grèves qui existent à l'hôpital.
05:12Moi, je le vois sur Montargis,
05:14sur l'Ami,
05:14sur l'agglomération montagroise
05:15où je vis,
05:17dont je suis le député,
05:18sur l'hôpital,
05:19il manque une grosse partie des soignants,
05:20il manque des aides-soignantes,
05:21il manque des infirmières
05:22et des infirmiers.
05:24Donc l'hôpital est toujours aussi fragile ?
05:26Oui, l'hôpital est toujours aussi fragile.
05:27Et sur la question aussi
05:27de notre souveraineté industrielle
05:29et pharmaceutique,
05:30est-ce qu'on a vraiment réindustrialisé
05:32pour fabriquer des masks,
05:33des blouses en quantité
05:34quand on est dans un espace mondialisé
05:36et que les Chinois nous rendiront
05:37peut-être niètes
05:38si d'autres les achètent
05:39à prix plus important ?
05:40Et de la même manière,
05:41sur les principes actifs,
05:42aujourd'hui,
05:43on le voit aussi dans la tension
05:44dans les médicaments,
05:45dans n'importe quelle pharmacie,
05:46on dépend encore de l'Inde,
05:50s'il y a des tensions mondiales.
05:52Charles ?
05:52Non, moi j'aimerais bien d'abord
05:53que Sibeth Enzia
05:55nous explique comment on met un masque
05:56parce que je ne sais toujours pas
05:58comment on met un masque.
05:59Est-ce qu'on doit le mettre
05:59sur la tête ?
06:00Est-ce qu'on doit le mettre
06:01à la verticale ?
06:02Non, mais j'aimerais bien
06:04voir son témoignage
06:05parce que je crois qu'elle refait
06:06quelques interviews
06:07ces derniers temps.
06:08Ça m'intéresserait.
06:10Ensuite, le problème de ces masques,
06:12ce que je lis,
06:13c'est qu'on a quand même
06:13un stock très important de masques.
06:16On a plus de 1,350,000,000 de masques,
06:19si je comprends bien.
06:20Donc c'est quand même colossal.
06:22Le problème, c'est qu'ils se périment.
06:24C'est ce que dit la Cour des Contes.
06:25Et que certains masques en 2026
06:27seront peut-être déjà périmés.
06:28Et donc, il faut recommander des masques.
06:31Bon, franchement,
06:32je me demande quand même un peu
06:34si on ne joue pas à se faire peur.
06:35Après, c'est très bien de...
06:37Voilà.
06:37Un vrai sujet, en revanche,
06:38c'est l'hôpital, effectivement.
06:40Parce que, d'après les chiffres que j'ai,
06:42on a continué à fermer des lits
06:44après la pandémie du Covid,
06:46malgré les engagements pris
06:47et malgré le fait qu'on constatait
06:49qu'on avait un problème.
06:49On n'a pas vraiment plus de place
06:51qu'avant en réanimation.
06:53Or, ce qu'on sait médicalement
06:55sur ce virus,
06:56c'est qu'on va très vite
06:58vers une situation
06:59où on est en réanimation,
07:01à tuber, etc.
07:02Et donc, en fait,
07:02peut-être qu'on n'est pas du tout prêt
07:04à affronter cette crise.
07:07Mme Rist a dit, par exemple,
07:08qu'il y avait suffisamment de place
07:09pour accueillir à Bichat
07:11les cinq croisiéristes,
07:13et notamment, bien sûr,
07:15celle qui est très, très malade.
07:16On est content de pouvoir en accueillir cinq.
07:17Les 22 cas contacts,
07:18en fait, le protocole est là.
07:20Enfin, il n'y a pas de problème.
07:21On n'est pas à chercher des lits.
07:22Oui, si on a cinq et vingt,
07:24oui, heureusement qu'on a quelque part
07:26où les mettre.
07:27Souvenez-vous que pendant le Covid,
07:28on ne savait plus où mettre les gens,
07:30quand même.
07:30Et on en était à faire du tri de patients.
07:34On verra peut-être qu'il y a
07:35une espèce de permanence historique française
07:37à ne jamais se préparer.
07:39Souvenez-vous que,
07:40quand la Deuxième Guerre mondiale est arrivée,
07:42on n'était pas préparés du tout.
07:44On était complètement aux fraises.
07:46Parce qu'on ne voulait pas revivre ça,
07:48si ça se trouve.
07:49On est dans le même phénomène
07:50où on n'a tellement pas envie
07:52de revivre un Covid,
07:53qu'on n'est pas du tout prêts
07:54à vivre cette nouvelle maladie respiratoire.
07:58Mais bon, il faut quand même espérer
08:00que ce soit moins contagieux
08:01et plus contrôlé.
08:02Est-ce que vous n'êtes pas déjà
08:02en train un peu de jouer avec les peurs
08:04et de faire un coup politique
08:05sur l'antavirus,
08:06alors qu'on n'en est qu'au prémice,
08:08au début,
08:08qu'il y a une femme
08:10qui est effectivement en réanimation
08:11et qu'il est trop tôt ?
08:13Et puis là, vous êtes en train
08:14de créer une polémique politique,
08:16monsieur le député.
08:17Objectivement, non.
08:17Même si on a refusé
08:18de faire une question au gouvernement,
08:19d'en faire un moment de spectacle,
08:21on a juste dit
08:22c'est le boulot du Parlement
08:24de contrôler l'action du gouvernement,
08:26d'être certain qu'on est prêt.
08:28Dans tous les cas,
08:29même s'il n'y avait pas eu de pandémie
08:30ou de possible pandémie
08:31ou de débat sur une possible pandémie
08:32avec un nouveau virus,
08:34je pense qu'on n'a jamais réellement
08:35pris le temps de se dire
08:37au Parlement,
08:38à l'Assemblée nationale,
08:39est-ce qu'on a réellement
08:40les capacités...
08:40Sur le bilan du Covid, quoi, en fait.
08:42On ne l'a pas fait.
08:43Parce que malheureusement,
08:43je pense qu'il y a aussi
08:44une forme de protection,
08:45de déni,
08:46de se dire on se protège,
08:47on n'a pas envie de reparler
08:51mais qu'il n'y a pas forcément...
08:53Souvenez-vous de la perquisition
08:54du bureau d'Edouard Philippe ?
08:56Non, mais ça, c'est une enquête pénale.
08:57Bien sûr, autre chose.
08:58Ce n'est pas le boulot des parlementaires.
08:59Mais derrière,
09:00il y a aujourd'hui quand même
09:02une inquiétude sur une forme de...
09:04Il y a des besoins financiers,
09:05ça a été dit.
09:06Il y a besoin de renouveler les masques,
09:07il y a besoin de mettre l'argent
09:08sur cette préparation.
09:10Et tant qu'on ne reverra pas
09:11notre modèle social aussi
09:12en faisant des économies,
09:14on n'arrivera pas à investir
09:15pour la santé.
09:16Vous faites de la politique.
09:17Tout est politique.
09:18Il faut revoir le modèle social
09:21Désolé, mais de vous dire...
09:22Votre programme n'est pas
09:23de revoir le modèle social français.
09:25Je veux dire,
09:25ce n'est pas honteux
09:26de faire de la politique.
09:26Oui, on est des personnalités politiques,
09:28on est des élus,
09:29on fait de la politique.
09:30Tout est politique.
09:31Et donc, oui,
09:32il faut faire des choix,
09:33des choix budgétaires,
09:33des choix politiques
09:34pour se préparer.
09:35Donc, après,
09:36il y a faire de la politique,
09:38être là pour mener
09:39cette contrôle de l'action
09:39du gouvernement
09:40et le faire en jour sur les pères.
09:41Aujourd'hui, très clairement,
09:43je dis aux Français
09:44et qu'aujourd'hui,
09:45le gouvernement
09:45semble avoir pris
09:46les bonnes décisions,
09:47les bonnes mesures,
09:48avoir une politique
09:49très ferme
09:50de confinement
09:51et de protection.
09:51Mais on ne sera pas les seuls.
09:52Le problème qu'il y a,
09:53on est dans un espace mondialisé
09:55avec d'autres pays
09:56qui, eux,
09:57on ne sait pas
09:57s'ils vont prendre
09:58les mêmes mesures
09:58et on sera députés
09:59dans le silence.
09:59Mais inversement,
10:00certains peuvent dire
10:00qu'on en fait trop.
10:01On en fait déjà trop
10:02sur cet antivirus
10:04qui concerne très peu de cas,
10:06qui est peu contagieux
10:07et qui, pour l'instant,
10:09n'a inquiété personne
10:11et que c'est une façon aussi
10:12d'oublier le reste,
10:14la crise des carburants,
10:16les difficultés économiques
10:17de la France.
10:19Attention aussi
10:20que le gouvernement
10:21ne profite pas
10:22pour, entre guillemets,
10:23endormir tout le monde.
10:24On l'entend déjà,
10:25notamment des auditeurs
10:27lorsqu'ils nous appellent
10:28le matin sur RMC.
10:30Non, mais en tout cas,
10:31il faut espérer
10:32que les stocks
10:32n'aient pas à passer
10:33par le détroit d'Hormuz,
10:34déjà.
10:34Si on doit importer
10:35des marchandises nécessaires
10:37pour lutter contre la pandémie,
10:39il faut espérer
10:39que ça n'ait pas à passer par là.
10:41Non, un truc intéressant,
10:42c'est qu'en fait,
10:43on s'aperçoit aussi
10:44qu'on n'a pas du tout
10:45fait l'examen
10:46de notre action collective
10:48du Covid.
10:49C'est-à-dire qu'on ne sait pas
10:51vraiment aujourd'hui
10:52si on a pris
10:54les bonnes mesures,
10:55si toutes ces dépenses
10:56pharaoniques
10:57l'ont été à bon escient.
10:58Il n'y a eu aucun examen
11:01de ce qui a été fait
11:02et qui permettent
11:03de se projeter
11:04sur une éventuelle autre pandémie.
11:08Parce qu'en fait,
11:08la classe politique française,
11:10je le dis,
11:11sans populisme,
11:12n'est pas du tout
11:13une classe politique mature.
11:15En France,
11:15on n'est pas du tout mature.
11:17On ne gère pas la France
11:19comme est géré Singapour,
11:20les Émirats Arabes Unis
11:21ou même la Chine
11:22où ils font des planifications
11:23à 50 ans.
11:24La France,
11:25ça reste aujourd'hui,
11:27malheureusement,
11:28une espèce de...
11:29En tout cas,
11:29l'espace politique français
11:30reste un lieu d'affrontement
11:32parfois très artificiel
11:34et très politicien.
11:36Et donc,
11:36ça ne laisse pas
11:37beaucoup de place au sérieux.
11:38Moi, je pense
11:38que ce serait intéressant
11:39de faire un audit complet
11:41de la manière
11:42dont on a géré cette crise
11:43d'accepter de voir
11:44qu'on a fait
11:45beaucoup de bêtises.
11:46Moi, je me souviens quand même
11:47de beaucoup d'obligations
11:51qu'on mettait aux gens
11:51qui étaient grotesques
11:52quand il y a eu
11:54des hélicoptères de gendarmerie
11:55pour vérifier que les gens
11:56ne marchaient pas
11:57dans les sentiers de campagne,
11:59quand on envoyait des policiers
12:00sur les plages
12:01pour interdire aux gens
12:02de rester assis sur la plage
12:04en expliquant
12:04qu'on avait le droit
12:05d'aller à la plage
12:05mais que si on s'y déplaçait.
12:06Plage dynamique.
12:07Quand on a colorié des ronds
12:10sur les quais de gares
12:12pour que chacun reste
12:13dans son rond
12:14et qu'on ne soit pas trop proche
12:16quand on a mis des jauges
12:17du nombre de personnes.
12:18Bref, l'essence de circulation
12:21dans les couloirs du métro,
12:22c'était quand même exceptionnel.
12:23Donc, toutes ces conneries
12:24qu'on a faites.
12:25Des biens essentiels,
12:26non essentiels
12:26dans les supermarchés.
12:27Voilà, toutes ces conneries
12:28ou même le crédit
12:29qu'on a accordé
12:30et c'est vrai qu'il était séduisant
12:31à l'époque,
12:31le professeur Raoult,
12:32je me souviens de Jordan Bardella
12:34déclarant que le professeur Raoult
12:35était à la médecine,
12:36ce que vous étiez à la politique.
12:38Bon ben, moi aussi,
12:39j'ai bien aimé le professeur Raoult,
12:40je ne vous jette pas la pierre
12:41parce qu'on n'avait qu'une envie,
12:43c'était de croire dans son truc.
12:45Il a dit sur d'autres sujets
12:46un certain nombre de vérités.
12:47C'est reste un scientifique
12:48et au moment,
12:49on avait tous envie
12:50de croire dans son truc.
12:50Ce serait un homme politique
12:51merveilleux, Raoult.
12:53Et c'est vrai
12:53qu'il nous inspirait
12:54plus confiance que Véran.
12:56C'est vrai.
12:56Il avait un côté vieux druide.
12:58Ça, c'était le vieil inconscient.
13:01Non, surtout,
13:05c'était quand même quelqu'un
13:06qui avait pilon sur rue,
13:07qui était reconnu,
13:08qui publiait au Lancet.
13:09Il paraît qu'il enseigne
13:10la parole ce soir.
13:11Il va être de retour.
13:12Bon, on va les retourner.
13:14Par exemple,
13:14il expliquait très sérieusement,
13:15je m'en souviens,
13:16que le Covid était
13:17un virus manuporté,
13:18que c'était un virus
13:19qui se transmettait
13:20par le toucher.
13:21Oui, mais il soutenait
13:23que c'était plus un virus
13:24qui se transmettait
13:25par le toucher
13:26que par la respiration.
13:28Donc, en fait,
13:29il se trompait quand même.
13:31Il était très séduisant.
13:32La liste des personnes
13:32qui se sont trompées
13:33sur le Covid,
13:34malheureusement,
13:35est très...
13:35Oui, mais ça n'a rien à voir
13:36parce que là,
13:36on a un virus qu'on connaît.
13:38D'ailleurs,
13:38on ne connaît pas tout,
13:39notamment de ce variant,
13:41enfin, ce virus des Andes
13:43puisqu'il se transmet dans Maho.
13:44Mais néanmoins,
13:45on a entendu quand même
13:45des spécialistes
13:46qui ne se contredisaient pas,
13:47qui étaient d'accord
13:48pour dire à peu près
13:48la même chose.
13:49Ils étaient plusieurs
13:50sur scène tout à l'heure.
13:51La seule chose raisonnable
13:52à faire, je pense,
13:53c'est d'être quand même
13:54très maximaliste
13:55dans les précautions
13:56qu'on prend
13:57avec les gens
13:57qui sont de près ou de loin
14:00exposés à ce virus.
14:01C'est intéressant,
14:01ce président dit
14:02que la situation
14:03est sous contrôle
14:03et qu'il faut
14:04une vraie coordination européenne.
14:06Voilà ce qu'il dit,
14:07le chef de l'État.
14:08Vous êtes d'accord
14:08avec ça aussi ?
14:09Oui, enfin, européenne...
14:10Comme quoi,
14:11l'Europe,
14:11c'est pas mal.
14:12Non, mais en fait,
14:13il y a une limite,
14:14c'est mondial.
14:15Parce que je veux dire,
14:15il y a des Américains,
14:16il y a des Australiens
14:17qui sont concernés
14:18et donc on aura beau faire
14:19tout ce qu'on veut en Europe
14:20à un moment...
14:21Mais nos frontières communes
14:22sont européennes.
14:23Nos frontières,
14:24mais c'était le débat
14:25qu'il y avait eu pendant le Covid.
14:26C'est-à-dire qu'à un moment,
14:27à quel moment,
14:27on doit faire confiance
14:28aussi aux pays européens
14:30qui n'auront pas
14:31les mêmes protocoles.
14:32On l'a vu déjà aux Pays-Bas, là.
14:33Il y en a qui vous font confiance ?
14:35Moi, je ne veux pas non plus
14:36faire ce qu'on a critiqué
14:38pendant des mois
14:38sur les plateaux
14:39avec des gens.
14:40Moi, je ne suis pas un spécialiste.
14:41À un moment,
14:41il faut essayer
14:42d'être très modeste.
14:43Il ne faut pas non plus
14:43aussi faire peur.
14:44Mais malgré tout,
14:45ce petit raté au début
14:47dans le protocole aux Pays-Bas
14:49laisse à penser
14:50que même si on serait
14:51très heureux
14:51de faire confiance,
14:52avoir une confiance aveugle
14:53totalement
14:56sur la question
14:57de toutes les marchandises
14:58qui arrivent dans notre pays
14:59et qui passent par
15:00les droits de l'étranger.
15:00Mais si on veut un protocole
15:01commun à l'Europe,
15:02il faut donc plus d'Europe.
15:03C'est là où c'est un peu...
15:05Non, mais je n'ai pas dit
15:05que je voulais un protocole
15:06commun européen.
15:08Non, je vous dis
15:09qu'il y ait une coordination
15:10et qu'on essaie
15:11d'avoir les mêmes pratiques
15:12au niveau mondial.
15:14Sauf, voilà,
15:15il y a dans tous les cas.
15:16Sauf si on met
15:17dès demain des tests
15:18et une interdiction
15:20aux frontières
15:21pour les personnes
15:22qui viennent d'Australie,
15:23d'Asie, d'Afrique,
15:25de tout ce qui est
15:26en dehors de la zone européenne,
15:28ça n'a pas de sens
15:28parce qu'on aura pu
15:29faire tout ce qu'on veut.
15:30Il y a des échanges
15:31de marchandises
15:32de personnes
15:33qui vont continuer
15:33et aujourd'hui,
15:34il n'y a aucune raison
15:35d'aller vers cela.
15:36On va voir ce qui va se passer
15:37dans les six prochaines semaines.
15:39Je pense qu'il faudra
15:39avoir un peu de recul.
15:40Qui serait votre ministre
15:41de la Santé au RN,
15:42par exemple,
15:43si vous accédiez
15:44aux responsabilités ?
15:45C'est pas moi
15:46qui vous donnerais...
15:47Non, mais qui vous avez
15:48comme spécialiste
15:49de ces questions ?
15:49On a énormément
15:50de personnalités
15:51qui sont moins...
15:52Est-ce que vous êtes
15:53dans le showbiz ?
15:55C'est propre à vous.
15:55Dans une version médiatique.
15:57Mais par exemple,
15:59qui vous avez ?
16:00De médecins qui sont...
16:00Le professeur Raoult ?
16:01Non, mais il y a
16:02un certain nombre
16:02de médecins qui siègent
16:03en commission des affaires sociales
16:04à mes côtés.
16:05Mais qui sont des médecins
16:07RN députés ?
16:09Ben oui, ça existe.
16:10Qui seraient donc
16:10ministre de la Santé ?
16:11Il faut forcément
16:11un médecin au ministre
16:12de la Santé ?
16:13Non, mais il y a un certain
16:14nombre de spécialistes...
16:16Je le dis sans malice.
16:17Ça m'intéresse de savoir
16:18qui serait votre spécialiste
16:19du sujet.
16:19Ça sera Jordan Bardella
16:20en tant que Premier ministre
16:21qui fera le casting.
16:22Ah bon ?
16:22Vous n'êtes pas président ?
16:23Non, ce n'est pas une surprise,
16:25ce n'est pas un scoop.
16:26Ça sera Marine Le Pen
16:26qui ira et on ne va pas
16:28vous répéter ce qu'on vous a
16:29déjà régulièrement expliqué.
16:31Éventuellement,
16:32si jamais le 7 juillet
16:33la décision était défavorable,
16:34Jordan Bardella serait
16:35président de la République
16:36à la place candidat du moins
16:38de Marine Le Pen.
16:39Merci Thomas Ménager.
16:40Merci Charles Consigne.
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