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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Maintenant, on va s'intéresser à la gauche, dans le signé qu'on signe, qui va arriver dans une seconde.
00:05La gauche en ordre dispersé, la gauche avec un candidat qui, lui, est en tête dans les sondages,
00:11mais dont le Parti Socialiste ne veut pas, c'est Jean-Luc Mélenchon, il suffisait d'écouter Olivier Faure.
00:15Écoutez, il est candidat permanent depuis des décennies, donc je ne vois pas très bien ce qui a changé.
00:20Il est le plus mauvais candidat pour la gauche au second tour.
00:24Il est celui qui permet à toutes les droites et l'extrême droite de se coaliser,
00:28et donc, quand on observe simplement les enquêtes d'opinion, qui valent ce qu'elles valent à cette époque de
00:32l'année.
00:33Mais ce que l'on voit, c'est qu'il est celui qui, vraisemblablement, serait le plus sèchement battu par
00:40l'extrême droite.
00:43Cette gauche, elle va être le thème du signé qu'on signe, avec Charles Consigny, bien sûr. Bonsoir.
00:48Bonsoir.
00:48Avec François-Olivier Gisbert, qui est avec nous, éditorialiste, auteur de La France est-elle un pays communiste ?
00:53C'est votre livre qui vient de sortir aux éditions Plombe. Bonsoir, François-Olivier.
00:56Bonsoir.
00:57La gauche est désunie, un candidat devant Jean-Luc Mélenchon, elle ne veut pas, elle a déjà perdu la présidentielle,
01:04la gauche, ou pas ?
01:06Alors, sur le plan tactique, oui, je pense, sauf à ce que François Hollande nous gratifie d'une remontada complètement
01:15inattendue.
01:16Je crois qu'il s'organise, il me semble qu'avoir lu qu'il avait déposé aujourd'hui les statuts
01:21de l'association Les Jeunes avec Hollande.
01:24Donc, tout a un programme. Moi, je pense que ce qui fait obstacle aujourd'hui à la réélection d'un
01:31pouvoir de gauche, c'est justement ce que dit François-Olivier Gisbert dans cet excellent livre
01:36qui se demande si la France est un pays communiste, c'est tout simplement les faits et la situation des
01:43Français qui vivent déjà dans un régime très à gauche.
01:46Donc, on est déjà gouverné par la gauche, si je veux dire.
01:50Et qui, à mon avis, voudrait en sortir, aurait voulu en sortir avec Macron et se rendre compte là, avec
01:56Lecornu, qu'on est revenu au socialisme.
01:59Comme une espèce de névrose obsessionnelle.
02:01Parce que Sébastien Lecornu a eu besoin d'Olivier Faure du Parti Socialiste pour ne pas être censuré.
02:06Et nous faire un budget socialiste.
02:09Donc, je pense que c'est plus ça qui va les empêcher de gagner qu'autre chose, parce que nous
02:14sommes un pays communiste.
02:16Mais quand vous posez la question France, la France est-elle un pays communiste ?
02:19Vous avez déjà la réponse. La réponse, c'est oui dans votre livre.
02:22Un peu.
02:23Je ne dis pas oui, oui, oui, parce que, attendez, le communisme, c'est quand même le goulag.
02:28Et puis moi, j'ai été, parce que j'avais l'âge, j'étais dans les pays communistes, quand j
02:32'étais jeune journaliste.
02:33Vous avez vu de près.
02:33C'était quand même, j'ai vu de près, c'était à trois, c'est pas la France quand même,
02:36c'est pas vrai.
02:37Les rues vides, puis la peur aussi, la santé, la peur au ventre, il suffisait d'aller dans l'Allemagne
02:42de l'Est,
02:43avec toutes ces espèces de polices politiques, on n'est pas là-dedans.
02:46Mais on est dans un système, Charles Conseillé l'a bien dit, qui glisse peu à peu, avec de plus
02:52en plus de fonctionnaires.
02:5522%, par exemple, des travailleurs en France aujourd'hui, ils travaillent pour le service public.
03:00Et vous avez eu un chiffre absolument à dingue l'année dernière, où c'est le lycée qui a sorti
03:07ça,
03:07donc c'est tout ce qu'il y a de plus sérieux, qui expliquait qu'il y avait maintenant une
03:13progression du service public,
03:17enfin des fonctionnaires, alors qu'il y avait une baisse de l'emploi dans le secteur privé.
03:24Là, vous voyez, donc ça, c'est vraiment le signe qu'on file un mauvais coton.
03:29Alors on file un mauvais coton, mais ça veut dire que, ce qui est paradoxal, la gauche ne peut pas
03:33gagner la présidentielle ?
03:36Sur le papier, moi je suis tout à fait d'accord, la gauche ne peut pas.
03:39En même temps, on a toujours des surprises en politique, on ne sait pas ce qui va se passer.
03:42Il peut y avoir, par exemple, une crise financière, on peut maintenant, avec tant d'entêtements,
03:47on risque que c'est à tout moment, et cette crise financière, évidemment, elle changerait un peu la donne de
03:51la...
03:51Enfin, à mon avis, la gauche...
03:53Ou une crise sanitaire avec le nouveau virus.
03:55Oui, oui, on peut avoir n'importe quoi.
03:56C'est-à-dire que ça, la crise financière favoriserait la gauche ?
03:59À voter par correspondance ?
04:01Je ne sais pas, je ne veux pas dire ça, parce qu'en même temps, on ne sait pas.
04:04Mais je veux dire, un an avant, souvenez-vous quand même, le nombre de pronostics bidons faits par nos chaisons
04:10frères
04:10sur, je ne sais pas, Baladur qui serait élue, c'était...
04:13Donc vous êtes devenu un sage, maintenant, vous ne prenez pas de risque.
04:15Non, mais c'est parce que je n'ai jamais pris de risque, parce que j'ai vu depuis longtemps
04:18que c'était comme ça.
04:19Parce qu'un an avant, six mois avant, moi, je fais des pronostics.
04:22Après, je roule pour personne, je dis en général toujours après pour qui je vote,
04:26mais là, c'est vrai qu'on est dans une situation aujourd'hui, où le jour où on est,
04:30c'est évident que la gauche n'a aucune chance.
04:34Ce qui peut faire...
04:34Vous mettez Mélenchon à gauche, et de quelle gauche vous parlez ?
04:38Je vais vous dire de manière provocatrice que je vois deux manières pour la gauche de gagner.
04:43Un, l'élection de Bardella.
04:45Parce que pour moi, le Rassemblement National est un parti qui, sur les questions économiques et sociales,
04:51est en réalité un parti de gauche.
04:52Vous mettez Bardella à gauche aussi, c'est original.
04:55Oui, sur les questions économiques et sociales, oui.
04:57Je mets le RN.
04:58Qui n'est pas à gauche pour vous charme ?
05:00Non, mais toute la droite, mais sinon, le Rassemblement National,
05:03je le mets à gauche sur ces questions-là,
05:05parce que précisément sur la question du travail,
05:08sur la question des retraites, du système social, etc.,
05:13le Rassemblement National, il est dans cette forme, il soutient à mort
05:16ce que François-Olivier Gisbert appelle la collectivisation de l'ordre.
05:19Vous ne voyez pas les gens de Bardella aussi sur la question de la sécurité, de l'immigration ?
05:21Oui, mais c'est pour ça que je dis que je fais sur le temps un peu d'approvocation,
05:26mais je pense malgré tout que si le RN gagnait, on ne sortirait pas du communisme, pas du tout.
05:31Et je suis désolé, Jean-Philippe Tanguy, Marine Le Pen, Sébastien Chenu et tous leurs conseillers,
05:38ce n'est pas exactement des libéraux.
05:39Mais l'autre possibilité, c'est si, vu que tout le monde visiblement veut se présenter à cette élection,
05:46François-Olivier Gisbert va nous annoncer bientôt sa candidature.
05:50Non, je ne vais pas faire ça en français, c'est une catastrophe pour le pays.
05:54Et donc dans ce cas-là, qu'est-ce qui peut se passer ?
05:56Il peut y avoir un second tour, je vous dis n'importe quoi, Hollande-Bardella.
06:00Et dans ce cas-là, Hollande peut gagner, par exemple.
06:02Mais vous êtes d'accord avec ça, le RN, c'est le nouveau parti communiste,
06:04c'est ce que dit Charles un peu par provocation ?
06:07Non, je suis sur l'analyse plutôt de Nicolas Sarkozy, quand il dit qu'il y a deux RN aujourd
06:10'hui,
06:11il y a le RN de Marine Le Pen, qui a une tradition économique de gauche,
06:15et le RN de Bardella, bon, après ils peuvent s'arranger les deux,
06:18qui lui est plutôt libéral, on le voit très bien d'ailleurs.
06:21C'est le RN du Sud et le RN du Nord, quoi, en fait, c'est ça.
06:24Voilà, exactement, c'est-à-dire le RN du Sud étant un peu…
06:26Le RN des Nimbomont et le RN des Alparitimes.
06:29Il est plus libéral dans le Sud, comme vous le savez, et puis en même temps, il est, c'est
06:33vrai…
06:34Parce que je suis du Sud.
06:35Ben oui, il est du Sud, le monsieur, il est de Nice.
06:37Donc c'est-à-dire qu'il y a aussi des t-shirts d'entreprises qui votent RN
06:40et qui sont effectivement plus dans l'idée, il faut de la droite, du libéralisme,
06:44et des ouvriers qui votent RN parce qu'ils votent les droits de l'élection.
06:48Mais après, attendez, tout ça se sert aussi, parce que le RN est devenu,
06:52bon, c'est un grand parti maintenant, c'est un parti attrape-tout,
06:55et donc voilà, il prend un peu partout.
06:56Oui, mais justement, pour revenir au point de départ de notre discussion aussi,
07:00il y a un élément que vous n'avez pas évoqué, c'est lorsque le président de la République a
07:04dissous
07:04et que le Front, alors le Rassemblement National était très fort,
07:07la gauche a su se rassembler et faire le NFP.
07:09C'est-à-dire, il se mettait sur la figure avant et ensuite il disait,
07:12« Ah, attention, le fascisme est à nos portes, NFP. »
07:14Pourquoi est-ce que ça ne se reproduirait pas à la prochaine présidentielle ?
07:18C'est-à-dire, si Bardella dans les sondages au mois de janvier et février est vraiment très très haut,
07:22vous allez voir qu'ils vont tous se retrouver.
07:23Je pense qu'ils vont le faire.
07:25C'est-à-dire que là, ils vont le faire.
07:27Et donc la gauche aura ses chances.
07:28Pour l'instant, malheureusement, chacun a le droit d'apprécier,
07:32mais moi je pense que, compte tenu justement du constat qu'on fait,
07:36du constat de la France d'aujourd'hui, je ne pense pas que ce soit des mesures
07:41telles que préconisées, que ce soit par la gauche dite social-démocrate
07:46ou par la gauche mélenchoniste, qui soient bonnes pour sauver ce pays du déclin.
07:50Il y a dans ce livre des chiffres très intéressants,
07:52notamment sur le fait que la France s'appauvrit de manière continue depuis trois ans
07:59par rapport au reste de l'Union Européenne.
08:02C'est très intéressant.
08:03C'est-à-dire qu'on est quand même vraiment sur une espèce de pente...
08:05D'appauvrissement des Français.
08:06Oui, parce que le communisme, c'est la pauvreté, c'est le malheur et c'est la pauvreté.
08:09C'est-à-dire, et cet appauvrissement, on le sent quand on parle des mots qu'on entend souvent,
08:14quand même, la tyrmondisation.
08:16C'est le communisme de 2026 ou vous êtes encore dans le communisme des années 70 ?
08:20Ouah, c'est une espèce de...
08:22Est-ce que Fabien Roussel, c'est le Parti communiste, c'est Fabien Roussel ?
08:25Non, non, mais attends, il était très sympathique.
08:26Mais d'ailleurs, il faut dire les communistes, autrefois, étaient d'ailleurs très sympathiques.
08:30Autant de l'Union Soviétique.
08:31Mais la réalité, c'est ce que j'appelle le communisme mou.
08:35C'est un communisme mou, c'est un communisme, mais il est mou.
08:38Voilà.
08:39Un peu souriant, mais en même temps, les résultats elles-mêmes,
08:42c'est-à-dire collectivisation générale, toujours avancée de l'État, des prélètes...
08:47Oui, mais pardon, mais depuis 10 ans, on n'a pas un communiste à la tête de l'État.
08:50On a Emmanuel Macron.
08:51Donc alors, depuis 10 ans, Emmanuel Macron n'a pas inversé cela.
08:55Non, mais vous connaissez la réponse quand vous posez la question.
08:58C'est que, justement, c'est qu'il n'a pas eu le courage de prendre un certain nombre de
09:01décisions.
09:01Donc le nouveau Georges Marché est derrière vous, alors ?
09:03C'est Jean-Luc Mélenchon.
09:06Je ne dirais pas ça, parce que lui, il y a une autre dimension par rapport à Georges Marché.
09:10Il y a quelque chose de...
09:11C'est un parti qui est à la fois joue le jeu démocratique et qui est à la fois un
09:14parti révolutionnaire.
09:16Le parti communiste, il n'était pas dans la stratégie révolutionnaire.
09:19Le parti communiste d'avant.
09:21Et je veux dire, là, on a un parti nouveau, c'est-à-dire qui est un ovni un peu
09:25en politique.
09:26Mais mélangeons pas tout.
09:27Oui, mélangeons pas tout.
09:27Emmanuel Macron, puisque vous dites que la France, c'est un pays communiste.
09:30Enfin, depuis 10 ans, c'est Emmanuel Macron, bientôt 10 ans, qui est aux manettes.
09:33C'est Sébastien Lecornu qui vient de la droite.
09:35La plupart des ministres d'Emmanuel Macron sont venus de la droite, notamment ceux qui avaient les postes importants.
09:40C'est bien la preuve que tout ça est terriblement enquisté dans le pays.
09:44Et qu'en fait, on est atteint d'une espèce de mal extrêmement profond.
09:48Puisque, effectivement, moi, je pense que les Français eux-mêmes, quand ils votent pour Emmanuel Macron en 2017,
09:54ils votent clairement pour, justement, essayer de sortir de cette situation de sur-étatisation, etc.
10:00Ils se disent, et je pense même qu'ils prennent peur par rapport à leur image à l'étranger.
10:05Ils se disent, il ne faut pas qu'on ait l'air indéfiniment d'un bastion de la CGT.
10:09Et d'ailleurs, ça marche un petit peu, puisque si on peut reconnaître un mérite à Emmanuel Macron,
10:12c'est qu'il a rendu la France de nouveau attractive pour les investissements étrangers.
10:16Donc, il a quand même fait deux, trois choses.
10:18– Oui, oui, d'accord, mais il a fait une réforme quand même du droit du travail, etc.
10:24Bon, bref, des choses qui allaient…
10:25– Ça avait commencé souvent.
10:26– Il y avait toute une politique très pro-business.
10:28Le problème qui s'est passé ensuite, c'est que les Gilets jaunes l'ont complètement inhibé dans la réforme.
10:35Et ensuite, pendant son second quinquennat, on le voit bien, c'est en fait un quinquennat pour rien.
10:40C'est pour ça qu'il y a beaucoup de gens, y compris très sérieux, qui appelaient à sa démission.
10:44C'est qu'en fait, on ne fait rien et on se retrouve pris dans des tactiques politiciennes.
10:48– Ce que je voulais dire, c'est que depuis dix ans, il y a eu des premiers ministres de
10:50droite,
10:51ou venus de la droite, on a eu Emmanuel Macron, donc plutôt libéral.
10:54Et vous dites quand même, France, on est toujours un pays communiste.
10:57Donc en fait, finalement, notre destin est de rester un pays communiste, si je vais dans le cas.
11:02– Moi, je pense qu'il faut une paix restroïque.
11:04– Je pense qu'effectivement, pour l'instant, on ne voit pas trop ce qui pourrait arrêter ce mouvement.
11:10Avec quand même des embauches de fonctionnaires, on bat tous les records.
11:14Pas les records de la Norvège, on a 90 fonctionnaires pour 1 000 habitants en France,
11:19la Norvège, c'est le double.
11:20Mais alors, eux, ils ont du pétrole, nous, on n'a pas de pétrole.
11:23– C'est vrai qu'on a du lithium, on n'a pas de pétrole.
11:24– C'est l'un des plus gros fonds souverains au monde.
11:25– Oui, oui, bien sûr.
11:28– Vous regardez les dirigeants, mais vous ne regardez pas les Français.
11:32Les Français, ils sont libéraux, ou les Français, ils sont attachés à l'État ?
11:35Et eux-mêmes, ils sont un peu communistes.
11:37– Justement, moi, je pense que ce sont des communistes qui se...
11:39– Je pense que c'est un peu en train de changer.
11:44Ils sont attachés à un certain modèle social, une certaine égalité,
11:49et sur quelques sujets, à ce que tout le monde soit traité à la même enseigne,
11:53la santé, l'école, la sécurité, ce genre de choses,
11:58ils ne veulent pas trop de différences sur ces sujets-là.
12:01Moi, je pense d'ailleurs qu'ils ont raison sur ce plan.
12:03mais ils se rendent compte que la machine est allée trop loin,
12:06et qu'on devient en effet une espèce de RDA avec sa nomenclatura qui se...
12:11Mais oui, mais c'est la vérité !
12:13Mais regardez-les, regardez la manière...
12:17On est à la fois une espèce de pays communiste et une espèce de monarchie,
12:20c'est-à-dire on recase les gens indéfiniment,
12:23on leur fournit des systèmes où ils ont des traitements élevés,
12:27des chauffeurs, des résidences secondaires aussi.
12:29Regardez tous nos ministres qui ont...
12:31Il y a Dacia !
12:31Ils ont comme des Dacia, exactement.
12:33Et la haute fonction publique, c'est la nomenclatura.
12:35Le ministre des Affaires étrangères, il a sa Dacia près de Paris.
12:37Le Premier ministre, il a sa Dacia près de Paris.
12:39Le Président, il a sa Dacia près de Paris.
12:42Ils ont tout un système.
12:43Mais c'est une réalité.
12:44Regardez Clément Beaune, on ne savait pas quoi en faire.
12:46On lui a donné un truc bidon qui lui permet d'avoir un chauffeur et un salaire.
12:49Je veux dire, ça on le voit partout.
12:51Et quand quelqu'un...
12:52Et pardon, mais quand quelqu'un essaye de changer ça,
12:54je ne veux pas revenir sur un sujet qu'on a beaucoup traité ces derniers temps,
12:58mais moi, ça m'a quand même intéressé, cette commission d'enquête,
13:00notamment sur l'audiovisuel public,
13:02qui est un des bastions communistes de notre pays.
13:05Regardez quelle résistance ça rencontre,
13:08alors que ça rencontre un fort soutien populaire.
13:11Et moi, c'est ça qui m'intéresse.
13:12Je pense que les Français en ont quand même ras-le-bol de ce système
13:15et aimeraient bien qu'on passe deux, trois coups de tronçonneur.
13:19Je suis d'accord à 100% pour une raison très simple.
13:22C'est que c'est vrai, on est tous attachés d'ailleurs.
13:23Nous tous ici, autour de la table, à l'État-providence,
13:29la redistribution, tout ça, c'est très bien.
13:31Bien sûr, la santé, on est tous d'accord là-dessus.
13:34Il y a simplement un problème.
13:35Et on s'en est rendu compte d'ailleurs.
13:36Et c'est fou parce que ce débat était affreux.
13:39D'ailleurs, on a déroulé un tapis rouge.
13:42C'est comment dire...
13:43C'est un peu de clown, il faut bien dire.
13:46Zuckman et Piketty, quand ils nous ont expliqué
13:48qu'on allait s'en sortir en taxant tous les super-riches et milliardaires de 2%.
13:54C'est assez populaire, la taxe de Zuckman en France.
13:56C'est pas assez populaire.
13:58C'est très populaire.
13:59C'est très populaire en France.
13:59C'est très populaire.
14:00Et ça, si vous voulez, il y a une petite musique quand même qui commence à rentrer chez les gens
14:04quand même.
14:05Vous avez raison, ils sont pour ça.
14:07Et comme d'ailleurs, ils sont d'accord aussi quand presque le cornu le fait,
14:11ce qui est quand même un truc de fou par rapport à n'importe quel autre pays,
14:14ils criminalisent les bénéfices.
14:15Les bénéfices de Pouyanné, c'est pas bien.
14:17Alors que ce sont des bénéfices qui sont faits à l'étranger,
14:20on pourrait se dire, allez, la bonne soupe, on va fiscaliser tout ça.
14:24Vous voyez ?
14:25Et si vous voulez, le sujet, c'est que les Français sont...
14:28Il y a un économiste de gauche qu'on n'a pas beaucoup entendu
14:32parce que c'est un prix Nobel, le prix Nobel 2024, Philippe Aguillon,
14:36il est de gauche.
14:37Et bon, on ne l'a pas entendu parce qu'il ne pensait pas bien ou il disait...
14:40Et il dit quelque chose quand même qui est tellement vrai,
14:42et c'est ça le vrai sujet, et c'est le sujet du livre aussi,
14:45c'est qu'il faut en finir avec ce système,
14:47il faut quand même commencer à penser à créer de la richesse
14:50si on veut continuer à redistribuer.
14:52Parce qu'on veut continuer à redistribuer, on n'a pas de sous,
14:54alors donc on emprunte, on emprunte pour redistribuer,
14:57ce qui est dément, ça veut dire que ce sont nos arrière-petits-enfants
15:00qui vont continuer à payer ça,
15:01et penser que déjà en 2029, il y a 100 milliards qui vont accruer,
15:05il faut payer la charge de la dette,
15:07mais c'est de la folie, c'est du délire.
15:08– La taxe Zuckman, c'est très intéressant parce que même...
15:11– Le maire de New York a demandé à Gabriel Zuckman
15:14de l'aider à mettre en place une taxe des milliardaires new-yorkais.
15:18– On se donne rendez-vous à ce que sera New York dans 5 ans, on verra.
15:21– C'est très intéressant la taxe.
15:22– Ce sera une poubelle.
15:22– La taxe Zuckman parce que même pour ses défenseurs,
15:26elle rapporte au mieux fourchette haute,
15:2825 milliards d'euros par an, tranchette haute.
15:32– Je crois que le financement de la protection sociale,
15:36si on met tout ensemble, on n'est pas très loin des 1 000 milliards d'euros.
15:39Donc on est très loin des 25 milliards de la taxe Zuckman.
15:42Donc en fait, la taxe Zuckman, elle ne sert pas à grand-chose.
15:44Or, la gauche...
15:45– Elle sert à faire partir les riches, parce qu'il y a quand même ce truc...
15:48– Ah oui, mais attends.
15:49– Donc ça rapportera voir.
15:50– Alors, la gauche la dégaine sur tous les sujets.
15:53C'est-à-dire, le prix de l'essence augmente,
15:55on va financer avec la taxe Zuckman.
15:57On doit financer les retraites, on va financer avec la taxe Zuckman.
16:00On n'a pas assez d'argent pour l'école, pour les quartiers, pour nanan,
16:04on va faire la taxe Zuckman.
16:05Sauf que la taxe Zuckman, au mieux, c'est 25 milliards, en vrai c'est moins.
16:08Mais je pense qu'il y a un autre sujet quand même important,
16:11qui pour le coup n'est pas vraiment abordé dans ce livre,
16:13mais qui me paraît majeur,
16:14c'est que les vrais riches, malgré tout en France,
16:18ils arrivent à se dépêtrer de cette situation.
16:21C'est-à-dire qu'ils se démerdent pour ne pas être fiscalisés
16:24comme les Français, comme les classes moyennes,
16:26les classes moyennes supérieures,
16:27pour échapper à tout ça
16:28et pour se voir appliquer une fiscalité à peu près tranquille.
16:33Le vrai sujet pour les Français,
16:34dans les sondages sur la présidentielle de 2027,
16:37c'est le pouvoir d'achat.
16:38C'est éternellement en fait le premier sujet.
16:40– D'où la création de richesses.
16:40– C'est combien on gagne, combien on est payé.
16:42Et moi je pense que le problème c'est que…
16:44– Mais salaires qui sont jugés trop bas.
16:45– La situation de la France, c'est que c'est un pays
16:47où le système se mord la queue.
16:49C'est-à-dire, à force d'avoir voulu aider les plus faibles, etc.,
16:52ce qui part toujours d'une bonne intention,
16:54on a créé un système où il y a plus de 1000 allocations
16:57sur le possible en matière d'allocations publiques.
17:00Tout ça, on fait la retraite à 62 ans,
17:02la pénibilité, le ceci, le cela.
17:04Tout ça finit par coûter, pour paraphraser,
17:07pour citer les grands auteurs, un pognon de dingue.
17:09Et il faut bien aller le chercher quelque part.
17:11Donc où est-ce qu'on va le chercher ?
17:12Sur les salaires des gens qui sont comprimés.
17:14Et donc finalement, ce système,
17:16mais comme dans tous les systèmes d'inspiration collectiviste,
17:19il finit par appauvrir les Français.
17:21– Mais c'est tellement vrai ça, les Français,
17:23on voit, ils en parlent.
17:25– C'est un débat plein de contradictions.
17:27– En province, les gens, ils en parlent.
17:29Ils voient bien que les cotisations sociales
17:31ne cessent d'augmenter sur leur fiche de paye.
17:33C'est-à-dire qu'on a une espèce d'État-providence
17:36broché avec des grandes dents qui ont toujours faim, etc.
17:38Et on fait n'importe quoi,
17:40comme d'ailleurs on l'a fait dans le dernier budget,
17:42pour faire entrer les sous.
17:43Mais ça ne pourra pas continuer.
17:44– Là, on est tous dans un paradoxe,
17:46parce qu'effectivement, il y a une grande différence
17:47maintenant entre le brut et le net de nos salaires.
17:49On se demande pourquoi.
17:50Et en même temps,
17:52dès qu'il y a des réformes un peu difficiles à faire,
17:54notamment réforme des retraites,
17:55il y a des millions de gens qui descendent dans la rue
17:56en disant, pas question de travailler plus.
17:58– Oui, mais là, en France, c'est la spécialité française.
18:00On a des dirigeants qui cannent,
18:02qui ont peur, qui cèdent.
18:04– Macron n'a pas cédé.
18:05– Il a fini par cédé à l'Assemblée,
18:07mais il a cédé sur les retraites.
18:11Regardez, De Gaulle n'a pas cédé,
18:13quand il a fait ses réformes,
18:14il y avait des millions de personnes.
18:15Schröder, social-démocrate, n'a pas cédé,
18:18il y avait des millions de personnes.
18:19La conservatrice Thatcher en Grande-Bretagne.
18:21Reagan aussi pareil.
18:23Enfin, Reagan, il y a moins de manifestations,
18:24traditionnellement, aux États-Unis.
18:25Mais enfin, Reagan, il a eu énormément de difficultés.
18:28Et attendez, ils pensaient que c'était la bonne politique.
18:30– Donc, il nous faut une Thatcher ?
18:31– Ils l'ont fait et ça a marché.
18:34– Oui, moi, je pense.
18:34– Il faut du courage.
18:36– Il faut la péristroïque.
18:37– Est-ce que la Thatcher existe
18:38dans la vingtaine de candidats déclarés ?
18:41– Il nous faut Gorbatchev ?
18:42– C'est qui ?
18:42– Ah non, non, non, il y en a plein.
18:44Non, si vous voulez, quand vous allez en région,
18:48vous le faites tous les deux,
18:49vous voyez bien, il y a des maires partout,
18:52des gens qui ont de l'énergie,
18:53qui font des choses, etc.
18:55C'est là-dedans, il faut aller les chercher.
18:56On n'est pas obligés de le prendre parmi les clowns,
19:00comme l'autre, qui dirigent un parti avec quatre personnes.
19:03– Ça paraît de qui ?
19:03– Le croque mort, comment il s'appelle ?
19:06Olivier Faure, c'est tout.
19:07– Le croque mort, bien.
19:08– Il sera content si nous écoutons.
19:09– Il sera content.
19:10– Merci François-Olivier Gisbert, merci Charles Consigny.
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