00:00Il y a deux objectifs en fait. Le premier, il l'a reconnu lui-même, c'est de pousser, forcer
00:06l'Iran à aller à la table des négociations.
00:08Pourquoi ? Parce qu'il y a enfin un deal sur la table.
00:11C'est la troisième ou quatrième version de ce fameux mémorandum préliminaire qui a été soumis aux Iraniens et dont
00:18on attend toujours la réponse.
00:20Les Américains se plaignent de la lenteur des Iraniens à répondre, mais en même temps cette lenteur a été provoquée
00:25parce que le régime a été décapité
00:26et que donc c'est plus difficile aujourd'hui d'avoir accès au guide suprême. Il faut une dizaine de
00:30jours en moyenne selon les services d'enseignement
00:32pour que le message lui parvienne et pour qu'il le retourne.
00:35La deuxième raison, c'est qu'il y a maintenant une volonté de Donald Trump de ne pas apparaître trop
00:41faible à la fois vis-à-vis de l'Iran,
00:44mais aussi vis-à-vis de la communauté internationale. On a l'impression qu'effectivement, à force de vouloir un
00:49accord à tout prix,
00:50il est prêt à céder ou à lâcher du lest. Et ça, il y a des cordes de rappel qui
00:55existent et qui s'appellent Pitexet,
00:56le ministre de la guerre au Pentagone, Marco Rubio au département d'État et le chef d'État-major des
01:03armées,
01:03le général Keynes, qui lui disent « Attention, monsieur le Président, vous ne pouvez pas mettre les États-Unis en
01:09position de faiblesse
01:10avec des Iraniens qui aujourd'hui disent même pas peur. Vous nous demandez une fois, deux fois, trois fois, ça
01:15ne sert à rien.
01:16C'est nous qui déciderons lorsque nous viendrons à la table des négociations. »
01:20Et donc, c'est dans ce décalage-là qu'il essaye précisément d'imposer sa volonté.
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